Une presse qui ne fait pas le poids

Les lecteurs les plus sagaces de ce blog auront noté que je parle parfois, dans un moment d’égarement, de la finesse de la presse fraônçaise. J’en ai même fait une rubrique, « Les Pignouferies de La Presse ».

Il s’avère en effet que, à chaque fois que je feuillette rapidement les exercices de style pénibles de nos scribouillards hexagonaux, je tombe sur des monuments élevés à la gloire d’Ubu. Parallèlement, on aura noté que les grands quotidiens français, s’ils sont toujours aussi quotidiens, sont cependant de moins en moins grands : plus le temps passe, moins il s’en vend.

Et comme on notera aussi que cette même presse reçoit des torrents de subventions et d’aides diverses, on pourra se demander si le premier constat (le piqué torride du zinc Presse Française vers le plancher des vaches) n’est pas lié au second constat (la perfusion de subvention sous 150 bars de pression).

Et je suis tombé sur ce petit graphique qui, comme souvent, résume bien mieux ma pensée de 1000 mots par billet en quelques aplats de couleurs :

Prix de la presse au Kg

En substance, il s’agit du poids physique du quotidien comparé à son prix. Et l’analyse est assez bien troussée dans l’article où j’ai trouvé l’illustration et peut se résumer à ces deux points :

  • La presse française offre moins de contenu que certains titres étrangers (par exemple, les très copieux Washington Post et New York Times)
  • La presse française est plus chère que la presse étrangère.

Et le plus intéressant, dans tout ça, est que si les journaux américains (et étrangers, pour tout dire) n’ont pas forcément la vie facile avec le développement des informations « gratuites » sur le Net, en tout cas, ils sont beaucoup moins chers et offrent beaucoup plus de contenu que la presse française tout en ne recevant pas autant (ou pas du tout) de subventions.

Si l’on ajoute le traitement quasi-comique de certains sujets dans la presse française (quelqu’un, au fond, a susurré « Climategate » ?) et son étonnante connivence dans un style répulsion/attraction avec le pouvoir, on commence à comprendre que les difficultés qui la touchent ne risquent pas de s’arrêter.

Dresser le parallèle avec d’autres industries qui se sont littéralement fait monter un cathéter pour s’enfiler plus facilement du subside et de l’allocation en intraveineuse serait hardi (j’ai encore entendu « Majors du Cinéma et de la Musique » dans le fond – un peu de calme, svp), et puis, ce n’est pas le genre de la maison.

Bien entendu, je suis ouvert à toute autre analyse.

On ne sait jamais : la presse française a peut-être simplement joué de malchance… ces 30 dernières années.

Non ?

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