Petites manipulations de cours à l’usage des honnêtes politiciens

Tiens, je tombe sur des graphiques intéressants …

Petits graphiques qui illustrent fort bien le décalage entre le discours actuel de certaine ministre, marquise du Touvabien, et la réalité, plus crue, et un peu moins rose.

Tout part de cette petite nouvelle, passée inaperçue : l’euro ne dégringole pas face au dollar. Mieux, sa courbe subit parfois des pics étranges, dont on pourrait dire qu’ils ressemblent à de la grosse manipulation bien velue.

Cours EUR/USD, 24 juin 2010

(La source anglophone est ici)

En réalité, il s’agit bel et bien d’interventions plus ou moins massives des banques centrales pour corriger les cours. Rappelez-vous : dans le discours actuel, le marché est trop libre, il faut le réguler, et faire intervenir les banques centrales et les états pour corriger ses méfaits. La pratique, c’est que le marché (des devises ici, mais l’or, l’argent, et d’autres) est constamment bricolé, régulé, bidouillé par les états et les banques centrales.

Plus ils bidouillent, régulent, interviennent et bricolent, plus les sautes d’humeurs sont violentes. Non seulement, les interventions ne résolvent rien, mais elles ajoutent à l’hystérie ambiante.

Et si je parle d’hystérie, ce n’est pas pour rien. Alors que notre président, tout tendu, s’est lancé à l’assaut de la Courneuve et de la refonte des instances footballistiques françaises, la Hongrie peine de plus en plus à émettre de la dette.

Tirez-en les conclusions que vous voulez.

La mienne est déjà faite et vous la connaissez :)

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Commentaires17

  1. Heimdal

    Etonemmment, pour avoir le graphique sous les yeux, cette « intervention » n’aura servi à rien puisque nous sommes de retour sur 1.2280…

    1. Oui, tout à fait. On avait observé les mêmes agitations étranges sur le cours EUR/CHF, avec interventions masquées de la BNS. Pour rien.

  2. Yul

    La BCE n’est pas sensée, grâce à son indépendance, éviter de se livrer à ce genre de manipulations aussi inutiles que désespérées ? Y aurait-il du Sarko sous roche ?

  3. darius

    Moi ce qui m’etonne c’est que les taux des emprunt francais ne se soient pas envolés.
    Je veux bien imaginer des interventions, mais vu que les caisses sont vides et que c’est par l’emprunt que l ‘etat se finance, comment fait il pour a la fois vendre des oat(emprunter) et en acheter(soutenir les cours)

    1. Le « flight to quality » explique en partie cet état de fait, au moins pour le mois de Mai : certains fonds de gestion doivent absolument avoir du AAA dans leur panier, ce qui veut dire que lorsqu’une note est dégradée pour un pays, ces fonds revendent massivement de la dette de ce pays pour acheter de la dette d’un pays encore AAA (comme la France, p. ex), faisant baisser son taux (ou le conservant faible).

      Mais en pratique, l’écart des bunds (allemands) et des OAT (français) se creuse à présent depuis début juin : http://www.trader-forex.fr/actualite-forex/news-Obligations-le-Bund-plus-que-jamais-valeur-refuge-l-OAT-en-berne-100608161513.mgnb8851

      Bref : ils ne s’envolent pas, mais ils grimpent. Doucement. Comme le lait sur le feu. Lent d’abord, puis prflrprplfrpl, ça déborde.

  4. achat d or

    Je suis trés étonné par toute ces remarques qui illustre parfaitement la situation actuelle qu’on peut résumer en un mot : incertitude. Les rouages de la finance sont devenus tellement complexes qu’il est difficile de s’y retrouver. En tout cas cet article est remarcablement documenté et permet de se faire plus facilement une idée de la situation réelle.

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