Cette autre délinquance impunie

En France, le plus difficile, lorsque vous avez un problème, n’est pas de trouver une solution. C’est de supporter sans broncher que d’autres s’en sortent mieux que vous. Heureusement, pour égaliser les têtes qui dépassent, on a un truc génial : les syndicats. Moyennant quelques vigoureuses distributions de baffes, ils s’empresseront de rabattre rapidement le caquet des gens qui s’en sortent. L’égalité pour eux, c’est quand tout le monde échoue pareillement.

Vendredi, j’avais évoqué une forme particulière de corporatisme : celui de certains éditeurs qui, à l’instar des mammouths laineux du multimédias, préfèrent enfoncer tout le monde dans la boue collante dans laquelle ils s’enlisent eux-mêmes plutôt que trouver une solution à leur bévue.

Cette compulsion pénible de certaines personnes se traduit par un appel à l’Etat, en deux modes possibles, pour que ce dernier frappe d’un bras séculier et d’un glaive vengeur les petits cons qui réussissent mieux qu’eux.

Le premier mode, c’est l’option lacrymogène : on l’a vu vendredi et il consiste à s’épancher longuement devant de gros micros mous tendus complaisamment par des journalistes dont l’esprit critique n’ira jamais jusqu’à l’impudence de demander pourquoi les plaignants ne se remettraient pas un peu en cause…

Le second mode, c’est l’option colérique. Il nécessite de façon impérative l’encadrement par un syndicat qui apportera la force (et la bêtise) du groupe à la revendication, toujours identique, d’une intervention musclée de l’Etat. Intervention que les syndicalistes-plaignants devanceront d’ailleurs bruyamment, en détruisant l’objet du courroux.

En gros, il s’agit de montrer comment faire pour qu’un concurrent ferme sa grande g. Et c’est relativement simple : il suffit d’être plus nombreux que lui et de cogner plus fort ou de ruiner méthodiquement son travail.

Pour illustrer, regardons ensemble cette photo.

Émeutes en Banlieue

Oh. Pardon. Il s’agit d’une photo d’une émeute en banlieue, ça n’a aucun rapport.

Je disais donc, pour illustrer, regardons ensemble cette photo.

Le feu au Parlement de Bretagne

C’est le Parlement de Bretagne, à Rennes. Il a brûlé à la suite d’une pacifique confrontation de marins pêcheurs et des forces de polices locales. On se rappellera aussi les aventures des ouvriers de Continental.

Saccages des Contis

L’air de ressemblance de ces photos est purement fortuit. Il y a des vidéos disponibles aussi, mais ce serait abuser.

Bref, glissons.

L’idée générale à retenir est qu’à partir du moment où, en France, des concurrents sont meilleurs que vous, ou que votre situation est périlleuse, la bonne méthode pour alerter l’opinion publique consiste à faire appel à un ou plusieurs syndicats, puis à saccager consciencieusement quelques édifices ou à ruiner la production des méchants rivaux.

Notez l’importance du syndicat, ici. Sans lui, vous n’aurez pas le sésame de la Juste Lutte et de la Saine Colère (qu’une Ségolhaine ne renierait pas). Tout comme les Saccageurs Volontaires d’Etudes Scientifiques, vous ne vous en sortirez qu’avec l’adoubement d’un syndicat ou d’une association un minimum médiatique.

Exemple concret : vous êtes producteur de fruits français. Vos charges, que l’Etat vous impose, sont de plus en plus élevées. Vous croulez sous les impôts auquel l’Etat vous assujettit. Vous vous noyez dans une paperasse dense, complexe et inutile que l’Etat vous contraint à remplir tous les jours pour bien vérifier que vous n’êtes pas en train de le truander. Bref : votre marge de manœuvre est extrêmement restreinte.

Et là, quand vous essayez de vendre votre production, vous voyez arriver des fruits pas français moitié moins chers que les vôtres. Une seule solution : courir dans les jupons de l’Etat pour lui demander de l’aide ! Après tout, il s’occupe déjà tant et si bien de vous !

Et comme ça ne va pas assez vite, vous allez bousiller les fruits pas français d’abord. Si ces producteurs étrangers ont des cotisations salariales plus basses, s’ils ont moins de soucis, s’ils s’en sortent mieux, c’est leur faute et ils doivent donc payer !

Mieux : puisqu’après tout, l’Etat Français doit vous aider, autant que ça en vaille la peine ! Le mieux pour se faire entendre est de saccager ce qui est autour des produits litigieux. Un supermarché fera bien l’affaire.

Eh oui ! Salaud de propriétaire du supermarché qui tente, petit bourgeois lamentable qu’il est, de vendre les produits les moins chers au lieu des vôtres ! Après tout, si votre pouvoir d’achat se prend une claque, il faut que celui des autres Français dégringole aussi, non ?

Les choses sont claires :

On ne peut plus accepter les distorsions de concurrence en Europe qui font que le travailleur espagnol est payé 4 euros contre 11 euros chez nous ».

Et la solution est simple :

  1. détruire les produits moins chers. Le peuple français doit payer. Salauds de pauvres qui n’ont pas les moyens.
  2. demander de l’aide à l’Etat. L’Etat français doit aider. Il le fait si bien partout ailleurs.
  3. tout faire pour que les coûts de production des concurrents atteignent, eux aussi, ceux des Français. Non au nivellement des prix par le bas !

Mais je le rappelle : si vous désirez obtenir quelque chose, vous ne pourrez pas vous passer d’un syndicat. La destruction de biens privés, ça ne s’improvise pas.

Sinon, ce serait du hooliganisme, enfin, voyons.

J'accepte les BCH !

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Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
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Commentaires90

  1. zeus

    Bonjour,

    L’inconvénient c’est que le travailleur Français ne paie pas pour travailler.
    La France serait ainsi beaucoup plus compétitif que l’Espagne.

    1. gem

      Mais si, il paie ; il paye même cher. C’est plus rentable de rien faire que de faire le manœuvre agricole, et il faut saluer les consciencieux qui préfèrent travailler quand même.

  2. Pascale

    La haine du riche et de celui qui réussi est pathologique chez les socialo-gauchistes. Si tous ces gens là vivaient leur niveau de vie actuel et que tout le monde étaient à ce niveau là, gageons qu’ils trouveraient cela normal. L’envie te la jalousie les motivent. Et l’État est là pour nourrir leurs rancœurs.
    Le socialisme c’est le nivellement par le bas comme l’expliquait si bien Margareth Thatcher
    http://youtu.be/Ah3xj1ZXapU
    Au passage : quel charisme !

  3. Rémy

    Comme toujours excellent.
    Je crois pourtant profondément que les syndicats sont une nécessité dans une saine économie.
    Mais les syndicats français sont tout sauf des syndicats. La seule chose qu’ils défendent sont leurs propres intérêts et leur droit à casser impunément le travail des autres.
    Ce pays est bel est bien foutu…

    1. « les syndicats sont une nécessité dans une saine économie. »
      Oui, bien sûr. Si l’on regarde les syndicats allemands (et des pays nordiques en général), par exemple, ils ont une autre culture, une autre tenue, une autre classe.

      1. Waren

        Le nombre de conflits sociaux est généralement inversement proportionnel à la pénétration des syndicats dans la vie économique d’un pays. En Autriche, où quasiment tout le monde est syndiqué, il n’y a pratiquement jamais de grève.

        J’ai aussi l’impression que plus l’action d’un syndicat est faible, et plus il pousse à la grève: il faut bien exister.

    2. Kuing Yamang

      Oui Rémy, au passage, la France est le pays où il y a le plus faible taux de syndicalisation per capita ou plutôt par travailleur en Europe (2002, mais ça na pas dû beaucoup changer depuis ^^)
      –>
      http://www.istravail.com/IMG/jpg/graph_1-5.jpg
      Et l’évolution de ce taux depuis 1949:
      http://brises.org/UserFiles/Images/la_syndicalisation_en_france_depuis_1949.jpg

      Une petite page à charge (j’adore ^^):
      http://www.danielmartin.eu/Syndicats/Syndicats-Utiles.htm

      Et pi après toute cette lecture, une petite récréation bien méritée:

  4. infraniouzes

    Votre article est intéressant mais, à mon avis, mal illustré. Le problème des producteurs de fruits est aigu et toujours d’actualité et leur position intenable. Je revois ces images diffusées il y a peu sur France Télévision où un malheureux arboriculteur arrêtait, la mort dans l’âme, sa production de poires et devait même arracher tous les poiriers à cause des maladies qui infestent les cultures non entretenues. Et il y a plus longtemps, c’était un producteur de cerises qui avait dû abattre tous ses arbres pour pouvoir toucher le retraite des vieux travailleurs (honnêtes) tandis que les politiciens (malhonnêtes) se gavent de retraites après des années de mauvais et félons services.
    Ces deux exemples m’avaient frappé car ils concernent les fruits que j’aime le plus !
    Pour parler du syndicalisme qui pourrit tout, parlez-nous du syndicat du livre qui, lentement mais sûrement, en 60 ans, a tordu le cou à la presse française, une des plus ancienne et des plus brillante du monde (avant guerre).

    1. Ce que vous expliquez est exact, mais ce n’est pas en détruisant la production d’autres travailleurs honnêtes qu’on règle le problème.
      Les coûts de main d’œuvre trop élevée, des impôts qui galopent, des charges sociales en folie, ce n’est pas l’Espagne ou l’Italie. Ce n’est même pas l’Europe. C’est l’Etat Français, point.
      Les gens veulent des protections et des zackis zsociaux à tire larigot, mais ne veulent pas les conséquences attachées…

      1. Harald

        Outre le problème du coût de la main d’oeuvre, ce qui met les producteurs hexagonaux en colère c’est que la grande distribution joue un jeu particulièrement vicieux. La production fruitière française est ainsi faite que les produits doivent correspondrent à des calibres précis pour pouvoir être commercialisés. Or une énorme partie de ce qui arrive d’Espagne ou d’ailleurs ne correspond pas à ces calibres mais se retrouve sur les étals des hypermarchés.

        Honnêtement il y a de quoi péter les plombs.

        Maintenant, il est clair que les producteurs se trompent de cible. Plutôt que les camions de produits ils devraient se livrer à des jacqueries contre l’Etat : préfectures, perceptions, etc., bâtiments qui brûlent bien parce qu’emplis de paperasse inutile.

        1. « la grande distribution joue un jeu particulièrement vicieux. »
          Une question me traverse l’esprit depuis des années : pourquoi les producteurs ne se distribuent pas eux-mêmes, ne mettent pas les structures idoines pour le faire, et ne boycottent-ils pas complètement les enseignes de supermarchés qui ne jouent pas leur jeu ?

          Oh, je pense deviner qu’il doit y avoir des douzaines de lois et d’enquiquinements administratifs qui font que distribuer soi-même ses pêches et ses raisins est total verboten.

          (A part ça, je suis d’accord avec le commentaire)

        2. Arkh

          En partie, le fait de ne pouvoir ouvrir une grande surface en ville comme on veut ne doit pas les aider. De plus les coopératives ont déjà plutôt mal tourné donc proposer aux agriculteurs de se regrouper pour créer un système de distribution alternatif risque d’être dur.
          On y ajoute le fait que la plupart sont assez cons pour acheter du matos et des terres à crédit histoire d’augmenter leur CA tout en baissant leur bénéfices parce qu’ils ne font pas la différence entre les deux (bah oui, arriver à produire 10 tonnes de plus que le voisin c’est la classe) et on se retrouve vite avec une classe de citoyens qui ne surnage que grâce à la PAC. Les rendant totalement dépendant des désiderata de quelques bureaucrates et lobbys.

        3. channy

          probleme de main d oeuvre les agriculteurs usent largement des ouvriers du magrheb payes moitie moins cher que la main d oeuvre hexagonale..
          Bon je vais vous donner du factuel, dans le Dia ou je bossais dernierement les marges sur les fruits et legumes frais etaient de 30 pour cent, sur les legumes cela allait souvent jusqu a 50 pour cent..ces prix etaient les prix payes la centrale d achat..j ignore les prix payes au producteur. et je parle de 30 pour cent de marge pour des magasins dit hard discount..dans un hyper classique les marges doivent etre de l ordre de 40 pour cent ..les prix payes aux producteurs relevent souvent du secret d etat.

      2. waynes

        les producteurs de fruits et legumes sont muselés par leurs syndicats pourris.donc pas d’action possible auprès des politiques,c’est verouillé.qu’est ce que tu veux qu’ils fassent?une action publicitaire ,ça ne tue pas grand monde de détruire UN camion espagnol(assuré) de temps en temps devant les caméras,ça leur permet juste d’etre un peu plus ecoutés et de crever un peu plus tard.on est un pays dans lequel le role des syndicats est de canaliser et calmer,pas de réformer. je soutiens les producteurs,et je soutiens toutes leurs actions anti supermarché.et les zackis zsociaux c’est pas pour eux ,ils bossent et ils produisent en investissant leur propre blé.pas comme ceux qui viennent toucher une retraite a 60 ans sans avoir cottisé dans le cadre du regrouppement familial.la retraite des producteurs sera bien plus faible.fallait pas etre un connard de cottisant,fallait pas jouer le jeu de la société

        1. Ah voilà qu’on se démasque : détruire des biens, ce n’est pas mal, c’est « une action publicitaire ».
          Tu parles.
          Le jour où des gens viendront faire « une action publicitaire » chez toi, tu vas trouver ça tout drôle.

    2. Fryer

      J’ajouterais que l’argent qui ne partirait pas dans les impôts/taxes pourraient servir pour souscrire à des assurances qui dédommagerait les pertes liées aux conséquences climatiques et autres. Après, c’est clair qu’il faut que l’offre des assurances soit également intéressante pour le producteur de fruits et légumes.

      1. Nicolas B.

        A priori, le créateurs des restaurants Bufallo Grill va financer des circuits de distribution à égalité avec les producteurs de fruits et légumes français…. Comme quoi, l’initiative privée finit toujours par percer!

  5. kelevra

    vous vous dites liberaux et vous me faites rire avec vos assurances, vos agriculteurs qui travaillent mais ne s en sortent pas et bla bla bla
    l agriculture est un business. qd le produit n est pas adapte au marche, il ne se vend pas, c est pas plus complique que ca.
    prenez l exemple de la nouvelle zelande, depuis la suppression des aides, les agriculteurs se sont remis en question, depuis ils gagnent de l argent et meme beaucoup. 1er producteur mondial de mouton, 1er producteur mondial de lait en poudre (excellent reportage sur france 2 il y a quelques mois sur la NZ, un article aussi sur contrepoint.org)
    pour se plaindre des champions comme le reste de la population d ailleurs, il suffit de se rappeller cette annee 2011, en mai ca se plaint que les recoltes vont etre catastrophiques a cause de la chaleur, tiens depuis il a plut, les recoltes ont a peine baisser en quantite, par contre tiens le prix du ble +60% la on les entend plus
    meme les vignerons viennent pleurnicher mais ils ont eu droit aux primes a l arrachage puis pour replanter…..
    quant au producteur de poires qui est passe sur toutes les chaines de tv et de radio se plaindre que ces fruits ne se vendaient pas, c est un extreme gauchiste soutien de jose bove deja pour fixer le personnage, il plante des poiriers il y a 6 ou 7 ans sur un marche sature et decroissant, normal que ca se vende pas.

    1. Pascale

      + 1.
      C’est exactement la réflexion que je me suis faite.
      On est libéral et quand on l’est on ne se met pas sur un marché saturé, sauf si on veut bosser pour perdre de l’argent et du temps et de l’énergie. Donc si on est maso.

    2. douar

      « par contre tiens le prix du ble +60% la on les entend plus » Faux, le prix rendu Rouen est à 196 euros/t contre en moyenne 240 euros l’an passé. Le printemps a été exceptionnellment sec, heureusement, l’été a permis de sauver les meubles en céréales et autres cultures fouragères. Ceci étant, cet épisode sec du printemps a remis à jour l’idée de se prémunir contre les épisodes de sécheresse, c’est à dire stocker l’eau quand elle est en excès, comme le font les espagnols, portugais. (et en France, dans le Sud Est dans la vallée de la Durance). Mais la réglementation française est devenue tellement absurde, avec les études d’impact couteuses et à n’en plus finir, sans compter les associations et collectifs « pas de ça chez nous, mais chez les autres » qu’on ne peut plus avancer. dans un sens, le fait qu’il n’y ait plus d’argent dans les caisses va pouvoir faire avancer les choses, encore faut il que les législateurs revoient leurs copies.

      1. gem

        Ouais, enfin, 200 € la tonne, c’est énorme, même quand on a déjà vu « mieux » (pour le vendeur ; l’acheteur, lui… bref).
        Le prix dit d' »intervention », à partir duquel l’Europe peut acheter et avec lequel le baucereon gagne encore sa croute, est environ 100 €/tonne.

    3. Harald

       » en mai ca se plaint que les recoltes vont etre catastrophiques a cause de la chaleur, tiens depuis il a plut, les recoltes ont a peine baisser en quantite, par contre tiens le prix du ble +60%  »

      Sécheresse en Russie, inondations en Australie. Normal que les cours soient à la hausse, d’autant que nous exportons une partie non négligeable de notre production et que importons pour satisfaire une partie de nos besoins.

  6. Pascale

    S’ils n’arrivent pas à écouler leurs productions pourquoi restent-ils dans ce secteur ? Il est certain que l’intervention de l’État pourrit tous les secteurs qu’il touche, mais la responsabilité de chacun voudrait qu’on arrête de bosser dans un secteur non rentable.

    1. Kuing Yamang

      Exactement, de plus en tant que consommateur, je ne vois pas pourquoi je payerais deux fois plus cher une pêche française qu’une pêche espagnole à goût égal uniquement pour faire plaisir aux agriculteurs français.
      Je préfère m’acheter deux pêches espagnoles ou alors une pêche espagnole ET aller boire un café en faisant vivre mon cafetier français (aller boire tous les matins un café en Espagne en vivant dans l’ouest de la France, ça reste assez compliqué).
      L’argent en plus que je donne à l’agriculteur français vs l’espagnol, c’est l’argent en moins que je donne à mon cafetier français.

      1. Kuing Yamang

        Enfin je ne sais pas exactement combien coûte une pêche, sûrement plusieurs fois moins qu’un café, mais vous m’aurez compris ;-))

        1. channy

          Kuing Yamang
          oubliez vos liens fumeux agrapresse tenez allez ici un lien dont je me servais quand je bossais sur ce type de rayon
          http://www.terre-net.fr/outils/cours_marches/fruits_legumes.asp?typ=FL
          vous y verrez qu actuellement..
          PÊCHE chair jaune Espagne cat.I A : le kg coute au prix de gros 0.90 a 1 euro
          PÊCHE chair jaune France cat.I A : le kg de 1.10 a 1.30
          0.20 de difference au kilo a la production vous voyez 0.20 de difference entre peche espagnole et francaise ou 1 euro voir plus dans votre hyper ?
          laisser madame acheter les fruits et legumes et comparer votre ticket de caisse et vous y verrez combien de cafe votre hyper ou super vosu empeche de boire en vous disant les fruits francais sont trop cher

          donc maintenant demandez vous qui fout la merde et empoche la difference entre prix de revient et prix de revente…quand je vous dit que la grande distribution francaise fout la merde je sais de quoi je parle..vous ajoutez que cette annee il y a surproduction que fait du climat le decalage habituel de quelques semaines n a pas eu lieu..ajouter qu il y a 285 cooperatives qui font des peches et n arrivent jamais a s accorder pour vendre leur production..
          #je change de job et d’activité, je fais autre chose qui marche.#
          ben vous etes en france mon cher et vous ne faites pas ce que vous voulez si vous souhaitez recevoir vos aides en tout genre…desole mais c est ainsi en france que cela vous plaise ou pas.
          perso je sais que quand un concentre de tomate de marque distributeur hard discount contient 10 pour cent de tomate et le reste en sucre,sel et autres saloperies au nom scientitique incomprehensible pour l immense majorite des consommateurs le produit est tout sauf sain pour la sante.
          quand on balance du glucose au lieu de sucre de canne dans les sodas votre poids va decoller car le glucose n est pas reconnu comme sucre par votre organisme..vous en voulez encore? je peux vous en ecrire un livre apres 15 ans d experience en distribution (et le bio fait rire egalement au passage)
          mais bon il faudrait etre fou pour depenser plus? pas vrai?

      2. channy

        ouh lalala vous etes mur pour le hard discount mon cher kuing yamang…si je le pouvais je vous inviterais a travailler avec moi , vous verriez a vu d oeil la difference entre une tomate francaise,espagnole et hollandaise..quant au gout je n en parle meme pas, si la difference vous semble inexistante avec la peche essayez l an prochain avec les fraises comparez une fraise espagnole et une fraise francaise guariguette..vous verrez si le gout est identique..
        #L’argent en plus que je donne à l’agriculteur français vs l’espagnol, c’est l’argent en moins que je donne à mon cafetier français.#
        appliquez votre concept au hard discount , la on ne parle plus de salaire( concernant les couts de production des produits hard discount) cela n est plus le critere essentiel..vous aurez juste davantage d ameliorant, d emulsifiant,sel,sucre colorant etc…ce que vous venez d economiser vous le paierait plus tard en frais medicaux pour soigner votre diabete, cancer, caries ou obesite.
        Vous n imaginez meme pas les methodes de chantage auxquels se livrent la grande distribution sur les producteurs
        toutefois comme il est souligne plus loin il est temps que la filiere se reorganise..chaque annee c est la meme chose les producteurs pleurent, denonce la grande distribution qui dit c est faux on fait jouer la concurrence c est tout et au final il pleut des aides de la part du gouvernement
        ps les cafes sont une des plus fortes marge des cafetiers francais en 2002 quand j etais barman le cafe nous revenait a 0.10 euros et on le vendait 1.50 euros.

        1. « les methodes de chantage auxquels se livrent la grande distribution »
          C’est donc un problème vis à vis des distributeurs. Pas des producteurs. Je ne vois donc pas l’intérêt d’aller saccager les productions concurrentes.

          D’autre part, si le goût était vraiment déterminant, les gens continueraient d’acheter les produits qui en ont le plus (français, donc). Ce n’est pas le cas. Qu’en déduisez-vous ?

        2. Kuing Yamang

          Même question qu’h16 et je rajouterai que les agriculteurs français n’ont pas un don qui leur permettrait de produire de meilleurs fruits ou de meilleures choses que les Espagnols faut arrêter le chauvinisme. Un jour vous allez nous dire que les sushis français sont meilleurs que les sushis japonais car ils sont fait par des français. C’est quoi ce délire ? Quand c’est français, c’est forcément meilleur ?? Voyagez un peu alors.. ^^
          Plus haut j’ai dit à « goût égal », à partir de là, le consommateur est assez grand pour faire son choix. Perso il m’arrive de manger des fruits espagnols (pas plus de 5 par jour quand même, hein !) hé ben je les trouve très bons.

        3. Mendoza

          J’ai passé mes vacances en Espagne. Là-bas, les tomates étaient charnues et goutues. En France, elles sont blettes et fades. Idem pour les pêches. Ne m’en voulez donc pas si je préfère les légumes des producteurs ibères.

        4. Kuing Yamang

          Et en plus ! La valeur gustative des fruits français n’est pas au rendez-vous !
          Faudrait être vraiment très con pour acheter des fruits français dégueulasses deux fois plus cher.
          Faut aussi être très bête-et-méchant pour détruire de bons fruits espagnols quand on produit soi-même de la merde.

          Bilan pour la CLCV : « l’embellie annoncée n’a pas eu lieu », « la qualité des pêches et des abricots demeure très aléatoire » et « l’origine « France » n’est pas un gage de qualité gustative ».

          ici:
          –> http://www.agrapresse.fr/qualite-des-fruits-d-ete-une-grande-loterie-selon-la-clcv-art311257-22.html

        5. Kuing Yamang

          channy: « vous aurez juste davantage d ameliorant, d emulsifiant,sel,sucre colorant etc…ce que vous venez d economiser vous le paierait plus tard en frais medicaux pour soigner votre diabete, cancer, caries ou obesite.

          Pourquoi ? Les sucres des fruits espagnols donnent le diabète et pas ceux des fruits français ?
          Les fruits donnent souvent un diabète ainsi que le cancer ? Le sel donne le diabète et le cancer ?
          Pour les caries, je vous conseille de prendre une bonne habitude, laver-vous les dents ! Vous n’aurez ainsi pas de frais dentaires.
          Et lavez-les vous avec une brosse à dent et du dentifrice (avec des émulsifiants ) après les repas, votre partenaire et votre entourage vous remercieront.
          Vous devriez publier dans des revues médicales, si vous arrivez à démontrer vos théories, vous aurez sûrement du succès tant elles sont inattendues et exotiques par rapport à l’EBM.

        6. channy

          message a Kuing Yamang

          Plus haut j’ai dit à « goût égal », à partir de là, le consommateur est assez grand pour faire son choix. Perso il m’arrive de manger des fruits espagnols

          parce que bien sur quand vous achetez une peche vous verifiez tout l etiquettage et vous etes un pro pour reconnaitre les qualites gustatives des 300 varietes de peches differentes..vous sur d acheter toujours la meme variete de peche d un jour a l autre?

          que veux dire #gout egal# rien du tout , vous vous fiez a votre palais point barre ce qui est plutot subjectif.

          Peu importe, c’est lui qui paye. C’est lui qui décide vers quelles pêches ira son pognon. Il a peut-être un goût de merde, mais c’est celui-là. Vous voulez lui imposer les vôtres, parce qu’ils sont meilleurs, c’est ça ?

          et je n ai pas besoin d ecrire dans des revues medicales, j ai juste 15 ans de distribution derriere moi ,10 dans le commerce de gros et 5 dans la grande distribution , plus une experience d agreur chez pomona je suis un gland quoi?
          et puis merci je voyage 6 ans d asie et j y vis actuellement

          Arguments d’autorités creux. Vous voulez le n° dans les stratagèmes de Schumpeter ?

          Vous melangez tout dans ce que je vous ai dit…je dis que premierement la qualite cela se paye.la france est autant capable de produire de la merde que du top qualite mais on est plutot dans la qualite..

          Peut-être mais cette qualité, les gens ne veulent pas la payer et préfèrent la pêche espagnole. Vous faites quoi, concrètement ? Vous leur pétez la gueule, à ces consommateurs idiots ?

          l espagne fait surtout dans du fruits et legumes pas cher sans trop se soucier de la qualite, selon les exploitations il y a du bon et du moins bon comme en france ,mais souvent du moins bon, les hollandais qui font aussi de l agriculture sous serre vous sortent de meilleurs produits avec une qualite plus constante, 20 pour cent plus cher ..la qualite se paye point barre ,meme si parfois de bonnes surprises ont lieu.

          « Y’a du bon, du moins bon, et tout se termine en chansons. » Le bistrot ouvre ses portes, dirait-on.

          n oubliez pas non plus que souvent les fruits et legumes francais arrivent plus tardivement sur le marche que ceux d espagne, italie,maroc forcement les premieres recoltes sont rarement de qualite..car souvent due a des imperatifs financiers

          Ah tiens, on revient vaguement sur le sujet.

          ah bon? vous avez vu des emulsifiants, conservateurs etc dans les fruits vous? quel sens de l humour ahahaha relisez moi bien je parlais de transposer votre raisonement a un produit manucfacture de hard discount et un produit de marque nationale aux qualites gustatives comparables….j ai toujours adore les clients qui me sortent qu une confiture lidl au sucre de betterave ou aux edulcorants est aussi bonne qu une confiture bonne maman..bizarement ils font bien la difference pour les cola ou pate a tartiner type nutella,

          Et pas pour les fruits. Ca vous enquiquine sauvagement, mais ça, c’est un fait. Après, on peut tordre les faits ou s’adapter. Vous choisissez la torsion. Attention au claquage.

          pour h16

          si le goût était vraiment déterminant, les gens continueraient d’acheter les produits qui en ont le plus (français, donc). Ce n’est pas le cas. Qu’en déduisez-vous

          vous devez distinguer deux marches celui de la grande distribution et celui du rhf( prenez pomona, la bas vous avez la plateforme grande distribution et une multitude de d autres plus petite pour la rhf on ne melange les qualites et aussi les profits) ..dans le rhf on donne dans la qualite car un fruits ou legumes de qualite moindre c est un client de moins dans votre restaurant..pour le rhf le prix est important certes mais la qualite l emporte.

          Je m’en fiche. Le consommateur, lui, choisit le prix. Conclusion ?

          Ensuite viens la grande distribution..la vous avez de tout du bobo qui veut sa tomate bio a celui qui veut sa tomate a un euro le kilo d ailleurs dans un rayon vous trouverez de la tomate a 1 euro , une autre a 2 et une autre a 4 souvent de qualite et de varietes differentes..et un client pour qui une tomate est une tomate, une peche est une peche..d ailleurs pour les petits fruits rien ne vous empeche de gouter pas vrai..le raisin va arriver vous n allez pas vous en priver. vous critiquerez l acidite, la peau impossible a macher, les pepins trop gros avant de faire votre choix..et enfin vosu regarderez l etat de vos finances.( influencer par la politique tarfifaire du magasin)

          Non. D’abord on regarde le prix, et ensuite on regarde le reste. Si le prix est trop élevé, la vente ne se fait pas. Point. Si vous avez le luxe de regarder le reste, c’est que le prix est convenable pour votre bourse. Et ne dites pas non, puisque là encore, il s’agit de faits constatés même par les producteurs puisque PRECISEMENT, ils n’arrivent pas à vendre leurs fruits A CAUSE DU PRIX.

          ensuite vous faites un prix d appel et vous vous rattrappez sur les autres en clair la tomate a 1 euro marge a 5 pour cent au lieu de 30 mais vouc compensez vos marges avec les autres tomates .
          bon ensuite comme un lecteur l a dit plus loin je pense aussi qu il est temps que l agriculture francaise se reforme pronfondement au lieu de blamer les productions espagnoles responsables de leur malheurs. toutefois cela passe par un accord avec la grande distribution pour cesse les pratiques honteuses qui ont cours..du style ecoute coco tes fraises je les veux a 2 euros le kilo..mais ecoutez elle me reviennent a 2.5 euro le kilo..je m en tape j ai de la fraise espagnole a 2 euros tu t alignes ou tu fous tes fraises a la benne et te demmerdes avec ton banquier, tes employes etc..le meme scenario aura lieu avec le producteur espagnol, italien, hollandais.le tout bien aide par les differences de climats qui font que les productions arrivent toutes avec une petit decalage qui fait que quand les productiosn espagnoles sont a leur sommets arrivent celles d italie par exemple, puis un peu apres celles francaises du pain benni pour la distribution
          le seul objet des attaques contre les fruits made in espagne c est d obtenir du fric.et cela va une nouvelle fois marcher

          Eh oui, ce que vous décrivez se reproduit partout dans le monde et partout, la même constatation : faite le meilleur au plus bas prix et vous vendrez, sinon poubelle. Partout dans le monde, les gens s’adaptent. Et en France, ils cassent les étals, bousillent un camion et pleurnichent à l’Etat. Efficace.

        7. Kuing Yamang

          Réponses:

          — « parce que bien sur quand vous achetez une peche vous verifiez tout l etiquettage et vous etes un pro pour reconnaitre les qualites gustatives des 300 varietes de peches differentes. »

          Non, mais mon épouse le fait très bien, elle a un don pour ça (entre autres ). Moi je ne fais jamais ce genre de courses, je vais plutôt directement aux rayonx des vins, des fromages et de la viande. Chacun sa spé pour choisir.

          — « Vous melangez tout dans ce que je vous ai dit…je dis que premierement la qualite cela se paye. »

          Non, je dis via un lien plus haut sur le CLCV que les agriculteurs français font payer plus cher les produits pas bons (quand le CLCV dit « que la qualité n’est pas au rendez-vous », c’est une façon gentille de dire que c’est carrément dégueulasse. Je suis moins langue de bois qu’eux.)

          — « et je n ai pas besoin d ecrire dans des revues medicales, j ai juste 15 ans de distribution derriere moi »

          Ce qui vous permet donc de parler médecine et nutrition de cette façon (style forum ma-santé-au-féminin-avant-l’été ).

          — « ah bon? vous avez vu des emulsifiants, conservateurs etc dans les fruits vous? quel sens de l humour ahahaha relisez moi bien je parlais de transposer votre raisonement a un produit manucfacture de hard discount »

          Relisez-moi bien, je parlais d’émulsifiant (non nocifs pour la santé ) dans le dentifrice !

          — « le seul objet des attaques contre les fruits made in espagne c est d obtenir du fric.et cela va une nouvelle fois marcher »

          Au moins un point où l’on est d’accord. ^^
          Ils produisent avec des aides.
          Ils détruisent la production de leur collègue.
          Ils râlent en plus.
          Moi si je fais un business et que ça ne marche pas, que je n’arrive pas à faire des bénéfices tout seul, par moi-même, je n’emmerde pas les autres en détruisant leur production et en pleurant devant les journaleux: je change de job et d’activité, je fais autre chose qui marche.

  7. Pascale

    C’est sûr que pour se mettre à son compte il faut avoir des cojones. Donc, si tous les geignards faisaient comme H16 le suggère, à savoir organiser eux-mêmes, leurs circuits de distributions, au lieu de réclamer sans cesse la protection de l’État, ce seraient de véritables entrepreneurs au sens noble du terme.

    1. Glam

      ‘à savoir organiser eux-mêmes, leurs circuits de distributions’

      c’est bien joli mais je ne sais pas si vous avez deja essaye, mais en fRance organiser soit meme sa distribution c’est affronter la pegre, litteralement.Dans presque tous les secteurs c’est lynchage assure.

      1. waynes

        oui d’accord avec glam a 100 pour cent pour la pègre.vous avez tous le ventre bien plein,vous oubliez que l’agriculture est un domaine spécial et protégé(l’autosuffisance alimentaire).certains pays se servent meme des cereales pour etendre leur influence politique.la bouffe c’est pas un business comme les autres,pas comme les fringues les autos ou les portables.les agriculteurs sont une profession indispensable,le marché doit etre organisé,il ne peut pas etre libéral pour l’agriculture(et il ne l’est dans aucun pays)et je doute que les exportations néo zelandaises ne soient pas protégées.sans compter sur le desastre ecologique d’importer des pommes qu’on peut produire tout près,seulement a cause d’un dumping fiscal.je précise que je suis violament anti syndicats dans leur etat actuel mais je trouve ridicules les theories libérales exposées ici:si du jour au lendemain on libéralisait le marché des céréales vous auriez du mal a trouver du pain et vous envisageriez d’acheter de la terre pour faire votre blé

        1. « si du jour au lendemain on libéralisait le marché des céréales vous auriez du mal a trouver du pain et vous envisageriez d’acheter de la terre pour faire votre blé »

          WTF ?
          C’est précisément parce que l’agriculture a été grandement libéralisée que tu as de quoi te nourrir.
          http://www.contrepoints.org/2011/06/11/29458-il-faut-mettre-fin-a-la-commission-canadienne-du-ble
          http://www.thefreemanonline.org/columns/free-market-farming/

          « je doute que les exportations néo zelandaises ne soient pas protégées »

          Tu peux douter tout ce que tu veux, n’empêche que la NZ n’a pas de PAC. Et s’en sort bien.
          http://www.senat.fr/ga/ga-027/ga-027.html

        2. gem

          « c’est pas un business comme les autres », elle est bien bonne celle là. Qu’on me cite un seul bizness « comme les autres », pour rire.
          OK, bouffer c’est indispensable et c’est bien pourquoi la première chose que font les truands qui tienne l’état ou ceux qui veulent prendre leur place, c’est de prendre le contrôle de la bouffe, quitte à faire crever un max de concitoyens si c’est nécessaire. Mais ça ne justifie pas toutes ces conneries. Tout au plus ça pourrait justifier un système d’obligation de stock stratégique ou d’assurance obligatoire, mais nullement ce vaste foutoir réglementaire qui fait que, notamment, il est interdit de devenir agriculteur (et oui, au delà de surface très symbolique, c’est interdit ! il faut un permis pour ça : code rural L331-2)

        3. Flo

          « Pas un buisness comme les autres »?
          Mais comme l’écrit justement gem il n’y a pas de business comme les autres :
          Agriculteur, pêcheur, éleveur : c’est entendu, ps comm les autres.
          La santé? pas comme les autres!
          La défense, la sécurité, le justice, mince! pas comme les autres.
          L’enseignement? Oh là mon bon Monsieur pas comme les autres.
          Conducteur d’avion, de train, de bus, de navire, de poids lourd? Eh non pas comme les autres.
          Acteur, chanteur, journaliste, banquier, sportif professionnel, intermitent, liseur de marc de café, vous n’y pensez pas!
          Même vous et moi, obligés que nous sommes de recourir volontairement ou non à tous ces services rendus par tous ces businessmen pas comme les autres sommes contraints pour les rémunérer de rendre quelques menus services à la société sous forme de travail.
          Rien que pour ça, nos business ne sont pas non plus « comme les autres ».

        4. waynes

          h16,l’agriculture n’est pas libéralisée en europe puisqu’il y a la pac.demande aux africains ce qu’ils pensent de la liberalisation de l’agriculture européene.la france a suffisament de ceréales pour se nourrir parce que les céréaliers beauçois sont grassement sponsorisés par la pac.mets les en concurrence avec la russie et on verra combien de temps ils tiennent.les usa,premier payslibéral est celui qui subventionne le plus ses céréaliers il me semble.enfin pour repondre au point « ce n’est pas un business comme les autres »:je peux me passer de bagnole,de consultants et de la cgt,pas de bouffe ou pas de l’hopital si je suis malade.donc il y a des business prioritaires,indispensables qui doivent etre sanctuarisés.cela ne veut pas dire qu’il faut que ce soit la gabegie des subventions.vous avez le ventre plein vous ne vous rendez meme plus compte de l’oppulence dans laquelle on vit en france.j’apprecie quand meme vos reactions meme si je ne suis pas d’accord,je suis la pour m’enrichir de vos contradictions

          1. « h16,l’agriculture n’est pas libéralisée en europe puisqu’il y a la pac »
            Allons, va pas trop vite en besogne. La PAC a gangrené l’agriculture européenne, mais le reste du monde n’est pas sous ce régime. Et avant ça, si les rendements ont explosé, c’est bel et bien parce qu’un certain nombre de principes libéraux de bases ont été appliqués, ne t’en déplaise. Ceux qui ne les ont pas appliqués ont eu droit à la famine (Russie soviétique, Chine, etc…).

            Bref. J’ai donné des liens & exemples précis. Ce serait bien de les lire.
            Et pour ta gouverne, toute la filière des boulangeries n’est pas sous le contrôle de l’état, et pourtant tout le monde a du pain. Les réflexions sur le mode « oui mais ce marché là est différent tu comprends, c’est stratégique ceci et ça doit être protégé cela », c’est juste le slip que se taillent les joueurs de pipeaux étatistes.

            Si tu veux aider des gens qui en ont vraiment besoin, tu supprimes la PAC. Ca aide les Africains, ça obligera (violemment) les agriculteurs européens à s’adapter et se spécialiser, et ça libéralisera le marché agricole en Europe. Et tout le monde y trouvera son compte. Produire en quantité, on sait faire : personne ne mourra de faim. Par contre, y’aura pas mal de types qui devront s’adapter et les branleurs souffriront le plus.

            Tiens, un autre lien pour ta gouverne (et si, y’a un lien) : http://www.framablog.org/index.php/post/2011/08/22/risible-industrie-du-copyright

        5. waynes

          @gem et flo,je suis commerçant et je paye ce qui remplace la taxe professionelle pour avoir le droit d’exercer,je paye la dime:en face il y a des gens qui font le meme boulot au black pendant leurs heures légales de boulot,et sans soucis administratifs parce que non déclarés.donc je n’aime pas non plus cet etouffement administratif stupide.et je peux vous dire que mon business n’est absolument pas indispensable a la société,pas comme un medecin ou un producteur de blé.si je disparais personne n’en soufrira(je vends des instruments de musique anciens)

          1. Mais pourquoi veux-tu que l’agriculture disparaisse ?
            Y’a plein plein de gens qui sont prêts à payer pour manger. Tous les jours !
            Si on n’empêche personne de planter, de semer, de récolter et de vendre, y’aura toujours des gens pour acheter. Toujours.
            Alors, où est le pb ?

        6. waynes

          @h16″Si on n’empêche personne de planter, de semer, de récolter et de vendre, y’aura toujours des gens pour acheter ».sans doute dans l’absolu.mais voila on est dans des societés ou monsanto et d’autres empechent de semer de planter et de vendre…alors comment on fait pour s’en débarasser?moi je n’ai pas la réponse.merci pour les liens,ça prouve que le sénat n’est pas la bande de branleurs qu’on soupçonne.pourquoi ne pas essayer d’appliquer ce qui semble marcher a l’etranger?problème de suffisance française?

          1. « sans doute dans l’absolu » : stratagème 33 de Schopenhauer (en théorie vous avez raison mais en pratique non). Désolé, ça s’est vu.

            Dans l’absolu ET dans la pratique, les gens mangent. Plusieurs fois par jour. Et quand ils ne mangent pas, ils meurent. Ergo, « Si on n’empêche personne de planter, de semer, de récolter et de vendre, y’aura toujours des gens pour acheter », parce que c’est comme ça que ça marche depuis 10.000 ans. Alors maintenant, vous pouvez triturer l’argument comme vous voulez, vous n’y arriverez pas.

            Et Monsanto ne vous colle pas un flingue sur la tempe pour acheter ses produits.

        7. waynes

          « stratagème 33 de Schopenhauer « h16 tu crois pas que tu me surestimes un peu la?moi j’ai des doutes,ça serait bien que d’autres en aient aussi…

  8. Pascale

    Oui, et c’est le rôle de l’État de faire respecter les personnes et les biens publics ou privés.

    Ceci dit, si le secteur est réellement gangrené par la mafia, raison de plus pour le fuir…. et se lancer, par exemple, dans le secteur de la sécurité ….

    1. Harald

      Mafia ? Allons donc ! Laissons la parole à M. Franco, ancien maire de Saint-Maritin Vésubie (à propos de la filière ovine): « le pastoralisme n’est pas indispensable au Mercantour. […]Des modes de commercialisation archaïques permettent la vente indirecte sous le manteau d’une grande part de la production. Ces phénomènes sont bien connus, ce qui arrive aux abattoirs est ridicule. Au moins la moitié de la filière est détournée. »

      Ceci dit, comme Kelevra, on peut évoquer la Nouvelle-Zélande, rêver que tout va se résoudre magiquement parce que des libéraux vont arriver au pouvoir. Seulement voilà, nous ne vivons pas dans un pays anglo-saxon somme toute assez jeune dépourvu de réelle tradition et qui n’a pas vu ces dernières corrompues ou supprimées par la raie publique prétendue démocratique. Nous vivons dans un pays qui a fait l’objet d’une prise d’otage de la part de bourgeois envieux qui se sont servis de l’alibi du peuple pour asseoir leur pouvoir, qui se sont empressés d’abolir toutes les vieilles solidarités (corps intermédiaires) qui contrebalançaient le pouvoir central (faible à l’époque). La réalité du pouvoir républicain c’est la clientèle. C’était vrai à Rome malgré les lois cosmétiques réglementant la brigue, ça l’est encore plus aujourd’hui. Partage du gateau, organisation de la sujétion féodale (au sens donné de nos jours – malheureusement), maintien d’une partie de la population sous dépendance. Le tout organisé à travers un mille-feuille invraisemblable de lois, de décrets, de circulaires, etc.

        1. Harald

          Pour aller vers quoi ?

          Pour ma part, je ne crois pas à la démocratie telle qu’elle est comprise aujourd’hui, pas plus que je ne crois à la république qui porte en elle tous les germes du pourrissement. Je ne crois plus au libéralisme non plus d’ailleurs. L’émancipation est au mieux un projet adolescent.

          Saurons-nous retrouver notre ancienne civilisation organique ? J’en doute.

      1. Tabilore

        Harald a dit:

        « Je ne crois plus au libéralisme non plus d’ailleurs. »

        Comme le temps passe…

        « Saurons-nous retrouver notre ancienne civilisation organique ? J’en doute. »

        Qu’entendez-vous par là?

        1. Harald

          Ce que j’entends par là ? C’est assez simple. Une société où l’homme n’est pas un atome côtoyant d’autres atomes sans véritables liens (enfin autres que l’intérêt). Une société où les hommes s’inscrivent dans une série de corps : famille, communes, régions, jurandes, etc. Une société d’ordres.

        2. Harald

          « et le Rock’n’roll dans tout ca? »

          L’un n’empêche pas l’autre. Globalement il n’y a pas plus conservateur et réactionnaire qu’un rocker. Je ne parle pas des énergumènes chevelus qui martyrisent leurs guitares, mais du vrai rock and roll (de « rocket 88 » jusqu’au retour de l’armée d’Elvis).

    2. Tabilore

      A Harald:

      On peut être libéral et attaché à l’idée de communauté d’êtres humains. Ce n’est pas incompatible. L’homme vit en société. Il y a des regroupements. On peut très bien avoir un sentiment d’appartenance (ville, quartier, famille, famille étendue, pays) et être libéral tout de même.
      On avoir ce sentiment qu’aujourd’hui tout est « séparé », « chacun dans son coin », mais la même chose peut être ressentie différemment par chacun.
      D’accord, le monde actuel est clairement orienté ainsi, mais c’est que la puissance publique a quasi monopolisé la solidarité entre les gens. C’est ainsi que disparait ce sentiment d’appartenance. Si l’Etat s’occupe de mes proches, voisins, ma famille, mon quartier, ma ville… quel raison aurais-je de m’en occuper moi-même?
      Le problème est encore ce pouvoir public omniprésent. Sans lui, je suis sûr qu’on en reviendrait plus facilement au sentiment d’appartenance cité plus haut.

    3. Tabilore

      Harald a dit:

      « Ce que j’entends par là ? C’est assez simple. Une société où l’homme n’est pas un atome côtoyant d’autres atomes sans véritables liens (enfin autres que l’intérêt). Une société où les hommes s’inscrivent dans une série de corps : famille, communes, régions, jurandes, etc. Une société d’ordres. »

      Je suppose que vous comprenez le mot « intérêt » comme argent gagné?
      Mais en fait, c’est bien l’intérêt qui guide les relations humaines MAIS cet intérêt n’est pas nécessairement l’argent. Heureusement. L’amour, l’amitié que je porte à mon prochain sont aussi des intérêts. Le fait qu’ils appartiennent à la même communauté que moi, qu’ils aient les mêmes goûts (ou des goûts différents), qu’ils habitent près de chez moi, que je me sente proche d’eux sont aussi des intérêts. Il y a aussi des intérêts inconscients. La nature humaine est complexe et je peux avoir ces intérêts pour un nombre incalculable de gens, choses…

      L’intérêt n’est pas que financier. Et on le vérifie tous les jours avec ses proches.

      1. Harald

        Non, je ne comprends pas nécessairement le terme intérêt comme vous semblez le croire. Seulement, force est de constater que l’individualisme libéral laisse plus souvent la place à l’égoïsme et la rapacité, et pas seulement dans notre belle république démocratique.

        Pour un Buffet ou un Gates, combien de capitaines d’industries, de banquiers internationaux entassent des fortunes imbéciles sans participer au Bien Commun en finançant des universités, des bibliothèques, des centres sociaux, des dispensaires ? La vertu civique est morte avec la WWII, la marche vers la globalisation.

        Quant au sentiment d’appartenance que je regrette il a commencé à mourir sous les coups de boutoirs de la soi-disant révolution, il est passé à l’agonie avec la séparation de l’Église et de l’État, tombé dans le coma avec l’américanisation de notre mode de vie et est définitivement mort avec le regroupement familial.

        Que voulez-vous, on ne change pas un vieux réac austère, royco de surcroît. La patrie, la culture, la religion, le peuple sont des choses qui me parlent et qui sont pour moi plus précieuses qu’un compte en banque, que le consumérisme, l’hédonisme, etc.

        1. Tabilore

          Si les vertus civiques (non, je ne dis pas « citoyennes ») déclinent,(encore qu’on peut trouver des exemples du contraire)c’est que le pouvoir de l’Etat est grandissant. Explication simpliste me direz-vous, mais on assiste depuis la WW2 à une monopolisation, une quasi prise de monopole par l’Etat de la solidarité officielle. Si les hommes étaient laissés « seuls » comme des grands, ils redécouvriraient cette idée de la vraie solidarité. Je ne pense pas que cet égoïsme soit une conséquence de l’individualisme et du libéralisme, si tant est qu’ils soient à ce point développés.

          Vous semblez ne pas aimer cette tournure que prennent les choses. Dites-vous que ce n’est qu’une étape avant autre chose. C’est ce que je me dis parfois. La vie sur Terre en a encore pour longtemps et on peut être sûr que de nombreux changement vont survenir. La vie n’est pas figée. L’histoire de l’homme est très récente. Mais nous ne connaitrons pas la suite.

          Vous êtes déçu par le libéralisme? En tant qu’idée, ou en tant qu’application en France? Parce qu’on ne peut pas dire que la France soit très libérale. Le monde, en revanche, se développe, et on voit se dégager certains mouvements globaux de recul de la misère.

          Moi non plus, voir tout ce consumérisme et cette « folie d’acheter », avoir pour avoir, ça ne me correspond pas. Mais je laisse les autres faire. Je n’ai aucun droit de leur interdire de faire ce qu’ils veulent. Et ça ne remet pas en cause mon libéralisme. Le monde est ce que les gens en font. Je me fais une raison. J’ai réussi à me faire une raison; je devenais fou. Il faut savoir relativiser.

        2. Harald

          Tabilore,

          Je me suis détourné du libéralisme parce que je vois ce qu’il a produit. Pour ma part je préfère me penser comme quelqu’un qui préfère s’intéresser à la défense des libertés plutôt qu’à LA liberté, perspective abstraite et au final destructrice. Au final, il y avait plus de libertés dans la France d’Ancien Régime qu’après la si merveilleuse révolution conduite par les naïfs libéraux qui se la sont faite confisquer ensuite. Au final il y avait plus de libertés, de morale, de vertus publiques lorsque la France était catholique. D’ailleurs Tocqueville a montré que l’homme nouveau né de la révolution en abandonnant les vieilles solidarités traditionnelles, en se détournant du principe de subsidiarité qui existait sous l’Ancien Régime – quoi que puissent en dire les soi-disant historiens officiels de la république – s’est abandonné à l’État et à ses chaînes.

  9. Théo31

    Ce qui m’énerve le plus, ce sont ces connards de pecnos qui se disent défenseurs des pauvres et qui détruisent de la nourriture. Ils méritent le même qualificatif que ceux pour qui ils votent. Hontectomie…

  10. Pascale

    @ waynes

    «  » »donc il y a des business prioritaires,indispensables qui doivent etre sanctuarisés. » » »

    Quel est le dogme qui énonce que ce qui est indispensable (ce qu est déjà de l’ordre du relatif) doit être sanctuarisé, c’est à dire rendu sacré, c’est à dire confié à l’État-dieu ? y-a-t-il une loi universelle en ce sens ?

    Je crois plutôt qu’au lieu de subventionner ce qui ne fonctionne pas, il vaudrait mieux laisser tout le monde prendre ses responsabilités et s’orienter vers des marchés porteurs. Ce n’est pas au contribuable de payer parce qu’un type s’est lancé dans la culture des pommes et qu’il n’arrive pas à les vendre.

    Moi ce que je vois c’est que les producteurs de fruits français tirent la langue parce que leur production ne se vend pas, ce qui signifie que leur production n’est pas indispensable, et que donc ils doivent abandonner cette production.

    1. waynes

      pascale,combien de temps tu crois qu’on sera encore assez riches pour faire venir nos pommes du chili et nos broccolis de chine?tant que l’euro sera fort ET qu’on sera dans l’euro.le jour ou on reviendra a notre juste valeur(bien en dessous)on sera bien obligés de se retrousser les manches et de reproduire nous memes ce dont on a besoin.tu as raison ,on subventionne trop ce qui ne marche pas.et je pense plutot au rafale de dassault qu’a l’hopital.le jour ou tu seras bien malade tu seras ravie de trouver un medecin conventionné pres de chez toi et a un tarif abordable parce que la cnam lui paye ses charges sociales.ou sinon tu mettras en concurrence les medecins grecs et bulgares et tu prendras l’avion pour te faire soigner a l’autre bout du monde a tes frais.quant aux producteurs de fruits français ils sont coincés entre une concurrence qui n’a pas les memes boulets sociaux(espagnols allemands)et la grande distribution qui a su tres bien s’organiser pour les racketter.la ou tu as raison c’est qu’ils ne sont pas toujours capables de se remettre en question,mais il faut voir les boulets qu’ils trainent en france!c’est simple j’ai de la sympathie pour tous les gens qui produisent en france parce qu’ils sont en minorité et que leur nombre baisse régulièrement.par contre le nombre de boulots de branleurs (trader ,coach,consultant ,communicants,voyants)ne cesse d’augmenter.c’est pour cela qu’on est en train de se planter en france

      1. aiolia

        Et bien le jour où importer des pommes coutera plus cher que de les produire nous même, on les produira à nouveau. C’est la logique du marché.

  11. HussardBleu

    Vous me surprenez, et me decevez à la fois : j’avais l’habitude de débats de plus haute tenue, avec des arguments rationnels et étayés. Là, on est un peu au Café du Commerce : « avoir des opinions » ? quelle vulgarité…

    Pour en revenir à l’agriculture et plus largement à tout ce qui touche à la nourriture, puis-je vous rappeler que nous sommes 7 millards d’humains, et que, sans l’assistance massive (et suicidaire)de l’agriculture chimique, les famines ravageraient déjà cette petite planète ?

    L’agriculture sera ou non « sanctuarisée » mais elle est d’ores et déjà « stratégique »….

  12. estienne

    La science économique a fait d’immenses progrès, malheureusement 99% des gens raisonnent dans ce domaine comme il y a 2 siècles, cela malgré les avancées théoriques et surtout malgré l’enseignement des faits !!
    Nous refusons la « destruction créative », nous avons par conséquent la destruction du progrès économique,
    avec en prime le gouvernement des fainéants et de leurs amis syndicalistes et politiques.

    1. Pascale

      @ estienne

      Vous avez parfaitement raison d’évoquer la notion de « destruction créatrice » qui s’applique parfaitement dans le contexte de l’agriculture en France. L’État refuse de s’adapter à l’évolution et s’arc-boute (sans doute pour des raisons clientélistes) sur des situations obsolètes.

  13. Harald

    Oui, 7 milliards. Ce qu’on oublie par trop souvent de dire c’est que ce chiffre aberrant a pu être obtenu par l’envoi de nourriture, de médicaments, de pesticides, etc. dans des contrées incapables de supporter une telle population. L’Afrique est passée en un siècle de 220 millions à 1 milliard d’habitants de manière totalement artificielle, d’autant plus artificielle qu’elle est incapable de nourrir tout ce petit monde.

    La bonne question plutôt que celle de l’assistance massive à certaines populations serait celle de la pertinence d’une telle assistance. 50 ans après l’accession à l’indépendance, l’Afrique est plus que jamais incapable de s’assumer.

    1. Kuing Yamang

      « L’Afrique est passée en un siècle de 220 millions à 1 milliard d’habitants de manière totalement artificielle.. »

      Ils ont fait des FIV ?

    2. Alex6

      Harald tout de meme, pas Malthus maintenant…
      Il me semble qu’en Afrique les famines sont principalement causees par des evenements politiques forcant les populations a partir et a vivre la ou il n’y a rien. Autrement, et quand les pays sont stables politiquement, je n’ai pas souvenir de famines devastatrices. Peut-etre avec certaines epidemies mais je n’en suis pas certain.
      Contrairement a ce que la pensee commune voudrait faire croire, il est plutot facile de faire pousser des cereales en Afrique, les conditions y sont bien meilleures que dans une majorite d’endroit en europe (Irlande, Nord de l’europe etc…)

      1. Pascale

        Il me semble pourtant qu’avec l’agriculture planifiée du système très stable de Mao en Chine, les famines étaient dévastatrices.

      2. Harald

        Sur le fond je pourrais être d’accord, cependant il faut tenir compte de tous les paramètres. L’instabilité politique ne tient-elle pas au caractère tribal des sociétés africaines ? Il m’apparaît illusoire de vouloir considérer ce paramètre à l’aune de nos standards occidentaux. N’oublions pas non plus certains paramètres comme la différence d’intelligence. La lecture des ouvrages de Richard Lynn, James Dewey Watson, John Philip Rushton, Richard J. Herrnstein et Charles Murray sont particulièrement éclairants. Ce n’est certes pas politiquement correct mais la réalité est là. Comme la réalité est que si l’occident ne s’était pas mêlé, sous l’impulsion universaliste socialiste, d’aller dans ces contrées pour en retirer ensuite une culpabilité imbécile, ces pays auraient certainement trouvé leur voie propre. Au lieu de cela, l’envoi de médicaments, les campagnes de démoustiquation, aux frais du contribuable, l’envoi de masses colossales de fric contribuent à fausser le jeu et enferrent ces pays dans l’irresponsabilité.

    3. Sur l’assistance, je suis d’accord.
      Sur « elle est incapable de nourrir tout ce petit monde », je dis non : la terre africaine est parfaitement capable de nourrir ces gens. Des pays avec une densité de population plus grande et des conditions moins favorables (en Asie, et en Europe notamment) s’en sortent correctement, voire très bien. En revanche, le marasme politique et économique (directement lié à l’assistance, du reste) provoque clairement une utilisation catastrophique des ressources disponibles.

      A ce sujet, je recommande « L’Aide Fatale » de Dambisa Moyo ( cf http://www.amazon.fr/Laide-fatale-nouvelles-solutions-lAfrique/dp/2709633604 ) .

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