Le bateau coule, parlons chiffons.

Oups, c’est vraiment ballot : apparemment, des banques européennes ont largement sous-estimé les pertes qu’elles pourraient faire si la Grèce faisait défaut. Si l’on ajoute les déclarations moites et paniquées de Christine Lagarde sur le besoin urgent de recapitalisation de ces banques, déclarations qui ont tourneboulé la pauvre Laurence Parisot, on se dit que la situation est tendue comme un élastique qui ne demande qu’à claquer en allant cogner un oeil ou deux. C’est pourquoi nous allons parler natalité et orientation sexuelle dans les manuels de classe.

Parce qu’en effet, pour Bruno Julliard, l’actualité du moment, c’est la petite polémique politicienne d’un petit groupe de députés (80, tout de même…) qui se lance à l’assaut de manuels scolaires qui dégenrent.

Bruno Julliard, c’est ce frétillant et perpétuel étudiant qui aura mené de hautes luttes contre les méchantes poussées ultranéolibérales dans l’Édulcoration Nationale lors du combat contre le Contrat Première Embauche et qui avait alors reçu le soutien logique d’un certain Nicolas Sarkozy bien décidé à l’époque à avoir la tête de Villepin.

Depuis notre brave Bruno a réussi le transfuge parfait de poseur étudiant à glandeur élu en évitant méticuleusement tout contrat de première embauche et tout travail afférent. C’est donc tout naturellement qu’il a été accueilli à bras ouverts au sein du Parti Officiellement Socialiste pour y jouer le rôle fondamental de secrétaire national pour les questions d’Education.

Et comme c’est bientôt la rentrée et qu’on avait quitté les classes, en juin dernier, sur le douloureux, l’épineux, l’essssentiel problème du Genre dans les manuels scolaires, il était plus que temps que les députés s’agitent à nouveau sur cette question et que, symétriquement, les journalistes fassent leur travail en propulsant leurs gros micros mous au nez du Bruno.

Et ça ne loupe pas, Bruno leur répond, et ce d’autant plus facilement qu’il estime que « Le ministre de l’Education ne doit pas céder à ses pressions et doit se saisir de tout urgence de cette question importante. » ! Eh oui, aborder la théorie du genre dans les manuels scolaires, c’est une question importante, qui mérite amplement que le ministre s’en saisisse de toute urgence !

Parce que, voyez-vous, « Il faut quand même rappeler que le taux de suicide des jeunes homosexuels est sept fois plus élevé que dans le reste de la population » hein n’est-ce pas.

Oui, je sais, ça n’a qu’un rapport très très timide avec le sujet, mais Julliard improvise un peu. Que voulez-vous, il doit absolument répondre quelque chose, là, voilà, regardez, tous ces micros mous qui pleurnichent pour avoir une bonne phrase un peu moelleuse à se mettre sous la dent !

Julliard et le syndrome du gros micro mou

Pour Bruno, donc, s’il faut absolument aborder la question du genre dans les manuels SVT, c’est parce que le taux de suicide des jeunes homosexuels est plus grand que dans le reste de la population. Avec le même raisonnement parfaitement crétin, on pourrait aussi noter que le taux de délinquance est supérieur chez les populations d’origine étrangère en France, et donc aborder la question de la race dans les manuels SVT.

Si vous venez de bondir à la lecture de la phrase précédente sur la race, c’est normal. Et vous comprendrez aussi pourquoi on peut aussi bondir à la déclaration du Bruno en mode « gros micro mou ». Mais pour lui, c’est une polémique déjà dépassée puisqu’en fait, il devient absolument nécessaire d’aborder tous ces concepts, toutes ces théories (dont au passage tout indique qu’il s’agit de fumisteries de première bourre) le plus tôt possible histoire de « contribuer à l’éducation et la formation des futurs citoyens« .

Il a raison : c’est effectivement le but réel de l’Education Nationale, et non, comme certains pourraient le croire, de fournir avec les impôts des parents un savoir de base à l’élève et une capacité à se trouver du travail. Que nenni : il s’agit de former de bon petits soldats de la République Citoyenne et Festive.

Et puis, comme cela permet d’occuper un peu les médias et d’éviter les sujets qui fâchent, on ne va pas s’en priver, hein !

On pourrait croire que ce jeu d’occupation de la scène médiatique est un apanage des clowns de gauche, mais rassurez-vous : les socialistes de droite sont aussi avides de tirer à eux la couverture médiatique pour camoufler les trous béants vers lesquels tout le monde galope pourtant obstinément.

Le cas pathologique de Frédéric Lefebvre illustre ainsi parfaitement les ravages de la hontectomie et de la parfaite étanchéité des cerveaux des politiciens à toute forme de connaissance ou savoir économique.

Pour lui, si la France se tire si mal de la crise économique, c’est parce qu’elle pond trop de lardons !

« Pourquoi est-ce si difficile pour la France de faire baisser le chômage ? Il faut dire la réalité : parce qu’on a un taux de natalité beaucoup plus important que beaucoup d’autres pays, parce qu’on a beaucoup de Françaises et de Français qui entrent sur le marché du travail alors que l’Allemagne, par exemple, qui a un taux de natalité qui s’est effondré, a beaucoup moins d’Allemandes et d’Allemands qui entrent sur le marché du travail.»

Moi, je pense qu’il faut décerner un prix à Fred. Il est vaillant, le bougre : partir ainsi, à l’assaut des cimes ardues de la macro-économie à l’échelle de l’Europe, armé seulement d’un petit canif et d’un cerveau acheté en solde aux puces de Saint-Ouen, cela nous a un petit air de Guillaumet dans les Andes. Avec, bien sûr, la différence notable que Guillaumet aura laissé une trace impérissable dans l’histoire des héros des hauteurs azurées, alors que le pauvre Fredo ne laissera qu’une trace de couleur discutable dans l’histoire des rigolo souterrains qui creusent pour s’occuper.

On peine, en fait, à comprendre le raisonnement qui sous-tend qu’une forte natalité entraîne du chômage et de la misère. Sauf à considérer la France comme un pays du tiers-monde, bien sûr, ce qui n’est pas absurde sur le long terme au vu des efforts désespérés que lui, ses amis et ses adversaires politiques entreprennent tous pour parvenir à cette sombre destinée…

L’évidence est qu’une population vigoureuse n’est pas, en soi, une source de chômage (ni, d’ailleurs, une source de croissance). C’est, en substance, une source de renouvellement.

Après, toute la question consiste à savoir ce qu’on fait de ce renouvellement, de cette jeunesse. On peut, par exemple, l’employer à peigner des girafes, comme le fait avec brio Bruno Julliard. Elle ne produit donc plus vraiment de richesses et finit même par coûter. Et là, évidemment, les petits trous faisant les grands gouffres, on se retrouve rapidement avec des soucis, dont le chômage fera partie.

On peut aussi la laisser se créer ses propres emplois, en favorisant les initiatives, les prises de risques et de responsabilités, en n’étouffant pas ces inspirations par de la paperasse, des lois, des taxes, des ponctions, des cotisations.

En tout cas, vous voyez, vous avez lu tout un billet et vous avez oublié le principal : les banques françaises sont dans le caca, les bourses hésitent, les gouvernements aussi, l’or grimpe et tout le monde sait que la récession a déjà commencé.

Finalement, les grosses blagues et le sexe, ça marche toujours.

J'accepte les Bitcoins !

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Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires142

  1. Le Gnome

    La légende veut qu’au siège ultime de Constantinople en 1453, les discussions portaient sur le sexe des anges.

    Nous n’en sommes qu’à discuter du genre alors que les potaches savent à peine lire et écrire.

    Il est vrai que c’est urgentissime.

  2. Eric

    Toujours aussi jubilatoire ce site !!!

    Juste un mot pas compris.
    C’est: manuels scolaires qui dégenrent.
    Dérengent, dégénèrent ou vraiment dégenrent (qui perdent leur genre ???)

  3. wijngaards

    Pour rappel la giraffe s’appelait Zizi cadeau du pacha que tout le monde voulais peindre sous tous les façons parce que doit fair la voyage à pied de Marseille à Paris ne passant pas sous les tunnels.Ce cirque à durée plus qu’un ans voil pour notre peigne zizi

  4. Namor

    « On peut aussi la laisser se créer ses propres emplois, en favorisant les initiatives, les prises de risques et de responsabilités, en n’étouffant pas ces inspirations par de la paperasse, des lois, des taxes, des ponctions, des cotisations. »

    Pour l’instant ce que vous décrivez, dans ce paragraphe, est perçu comme le mal absolu ! Alors que c’est la seule vraie solution économiquement viable.

    Mais si on fait ça que vont devenir tous nos jeunes déçus et festifs sans le biberon étatique ? Et si dans une bouffée délirante on disait que celui qui veut faire des enfants doit les assumer sans les aides de l’état ?!!!! Actuellement ça serait une catastrophe pour beaucoup, alors que ce n’est que l’expression du bon sens.

    La France c’est devenu l’île aux enfants en une trentaine d’années, et le pire c’est que pour la majorité c’est la norme : le retour à la réalité (volontaire ou forcé) va être brutal, voir très brutal dans les camps de vacances festifs de nos chérubins déçus.

  5. Sanksion

    Tu peux faire salarié ou fonctionnaire, tes parents te presseront beaucoup pour devenir fonctionnaire, c’est la planque à vie rêvé contre les méchants de ce monde.
    L’autre alternative est le salariat, dans une grosse boîte mal dirigé qui sera renflouée par les fonctionnaires.

    Voilà les deux alternatives mouton servile compatible.

    Ou alors, pour les plus téméraires, il y a les professions libérales, tu feras de longues études pour obtenir un passe droit seigneural à l’exercice d’une profession, ou tu travailleras plus que les autres, et tu gagneras moins car tes charges seront beaucoup plus punitives, faut bien payer pour les fonctionnaires et les salariés des entreprises renflouées et subventionnées. Avec de l’expérience tu pourras peut être même envisager de travailler à ton compte si tu as le réseau de client.

    Alors après ça, être entrepreneur, mais c’est complètement ahurissant, avoir un berger est tellement plus rassurant dans un monde si méchant.

  6. Tortue joviale

    Surtout que pas grand nombre d’étudiant ne les lisent vraiment ces manuels. Et encore moins n’en retiennent quoi que ce soit.

    1. gem

      c’est le pouvoir de la parole : il suffit de parler d’un problème pour que, pouf, il disparaisse. Sans se salir ; alors que s’il fallait se coltiner pour de bon à la réalité, les choses serait moins simples et moins propres.

  7. kelevra

    bruno julliard, bien sur est pour les sexualites alternatives, degenrees et derangees, et si en passant dans les classes on pouvait passer a la pratique, rien de plus explicite qu une experience qu un long discours, en effet notre ami (facon de parler) clame a qui veut l entendre qu il est de la jaquette, du batiment. alors les problemes de quequette, vous pensez qu il connait ca sur le bout de la langue, et que son fondement est grand ouvert a toutes les nouvelles techniques educatives.

  8. BA

    Exposition de BNP Paribas à la Grèce : 8,499 milliards d’euros.

    Exposition du Crédit Agricole à la Grèce : 27,096 milliards d’euros.

    Exposition de BPCE à la Grèce : 1,720 milliard d’euros.

    Exposition de la Société Générale à la Grèce : 6,592 milliards d’euros.

    Total : les quatre banques françaises sont exposées à la Grèce pour 43,907 milliards d’euros.
    Autrement dit : les quatre banques françaises sont exposées à la Grèce pour 63,422 milliards de dollars.

    En ce qui concerne La Banque Postale :

    La Poste a vu son bénéfice net reculer de 21,2 % à 377 millions d’euros au deuxième trimestre en raison d’une provision de 158 millions d’euros liée à la dépréciation des titres grecs détenus par La Banque Postale, sa filiale bancaire.

    Conclusion :

    La Banque des Règlements Internationaux, BRI, (en anglais : Bank for International Settlements, BIS) donne les détails dans la table 9E, page 102 :

    http://www.bis.org/publ/qtrpdf/r_qa1106.pdf

    Grèce :
    Prêts des banques françaises au secteur public grec, aux banques grecques, au secteur privé non-financier : 56,740 milliards de dollars.
    « Other potential exposures » ( = dérivés, garanties étendues, engagements de crédits) : 8,307 milliards de dollars.
    Total : 65,047 milliards de dollars.

  9. gnarf

    Et ce groupe de parlementaires UMP qui enrage pour faire changer ces manuels.
    Je ne comprends pas bien le probleme…3 lignes dans un manuel de 1ere qui disent qu’on a une identite sexuelle biologique dans le calecon, et une identite sexuelle culturelle entre les deux oreilles, les deux n’etant pas forcement les memes.

    En bref oui l’homosexualite existe, et a ete percue comme plue ou moins naturelle selon les pays/epoques. Qu’est-ce qui les embete? Que des jeunes de 17 ans decouvrent avec horreur que oui les homos sa existe?? Sont pas deja au courant a cet age la?

    1. Il y a deux aspects :
      a/ qu’est ce que ça vient foutre dans des manuels ? Je veux dire : non, ce n’est pas le rôle de l’EdNat d’enseigner ce genre de trucs. Quand on voit le chemin à parcourir pour en faire simplement des gens qui savent lire, écrire et compter (et non conter) correctement, ce genre de conneries dans un manuel n’a pas sa place.
      b/ ça reste une petite polémique à deux francs, mais je ne vois pas trop bien l’intérêt de mentionner ce genre de théories dans le cadre de l’EdNat. Sinon, il faudrait aussi mentionner d’autres théories alternatives dans tous les domaines (à commencer par l’évolution, le réchauffement climatique, etc…). Les enseignants n’ont pas mieux à faire ?

      1. gnarf

        Ba si je me rappelle bien, en 1ere c’est la que les sciences naturelles ont un petit aparte d’education sexuelle. Preservatif pilule du lendemain tout ca…et pratiques sexuelles.

        Ici une majorite des gens pensent que les homos sont des malades mentaux, et que c’est contagieux. Je ne suis pas homo phobe ni phile mais l’ecole peut eduquer aussi sur ce sujet. Y’a du boulot. Si le role de l’ecole est de rendre moins con, ca passe aussi par la.

        J’ai toujours pas compris en quoi cette histoire d’identite sexuelle est une theorie alternative…quand je lis les 80 parlementaires ump: « Selon cette théorie, les personnes ne sont plus définies comme hommes et femmes mais comme pratiquants de certaines formes de sexualités: homosexuels, hétérosexuels, bisexuels, transsexuels ».

        Ca me parait un fait, pas une theorie. Effectivement j’identifie les gens a la fois par leur identite sexuelle physique, et leur orientation sexuelle. C’est inevitable, car parfois ca ne correspond pas. C’est un fait. Ou est la theorie?

        1.  » l’ecole peut eduquer aussi sur ce sujet. Y’a du boulot.  »
          Ok, mais le temps est limité et l’école peut éduquer sur TOUT LE RESTE INDISPENSABLE qui lui, est de plus en plus rétréci.

        2. Théo31

          « l’ecole peut eduquer aussi sur ce sujet »

          Bah non. L’EdNat n’a pas a expliquer aux adolescents comment ils doivent se servir de leurs attributs sexuels : il y a la famille, les amis pour cela.

  10. Lib

    « en favorisant les initiatives, les prises de risques et de responsabilités,  »
    Non, surtout pas. Quand l’état se mêle de favoriser quoi que ce soit, ça finit TOUJOURS par des impôts pour tous et des subventions pour les copains.
    Qu’ils se contentent de ne pas s’occuper de nous, de ne rien faire. Surtout.

  11. Nord

    Ah quel plaisir que de lire Hash en revenant de vacances !!! Slurp (& bravo, mais là je me répète, je sais je sais.)

    Si je puis me permettre, il y a trop de très vilains gros mot dans ce billet: ‘taxes’, ‘ponctions’ et ‘cotisations’ … non vraiment, si des écoliers nous lisent !!!

    1. Calvin

      T’es à côté de la plaque !
      « Taxes, ponctions et cotisations » induisent « subventions, rentes et argent gratuit pour tous ».
      C’est hyper-rassurant, pour les écoliers comme pour les électeurs…
      Il n’y a pas de temps à perdre : les jeunes doivent s’habituer à la manne de l’Etat-Providence… au plus vite, car ça risque de devenir de l’histoire ancienne…

      1. Nord

        Mea Culpa … je vais faire pénitence et relire à voix haute et nu sur les graviers le programme (hem!) du groupuscule de Méluche ;-)

  12. gem

    H16, je m’insurge. Tu as utiliser un mot totalement injurieux : ACHETER. En Bisournourland, on n’achete rien, on reçoit gratuitement, je te rappelle.

    Frédéric Lefebvre n’a pas acheté son cerveau, ni aux puces de saint-ouen ni ailleurs. Le cerveau, tout neuf (jamais servi !), est fourni avec le kit de politicien à la sortie du bloc opératoire pour la honteectomie ; ce cerveau est rendu, toujours tout neuf (jamais servi), au successeur qui hérite du kit.

    1. Calvin

      « On peine, en fait, à comprendre le raisonnement qui sous-tend qu’une forte natalité entraîne du chômage et de la misère. »
      Moi pas. C’est toujours le même argument malthusien qui dit que le gâteau est fixe et que l’on doit faire des parts de plus en plus petites…
      En fait, ce qui est incompréhensible, c’est que le Frédo soit en même temps contre la croissance démographique et contre les 35h. Il s’agit dans les deux cas de ne créer aucune richesse, de ne libérer aucune énergie, juste de répartir entre plus ou moins de gens.
      Et dire que l’on va prétendre qu’à l’UMP il y aurait (selon les milieux autorisés à penser) un soupçon d’embryon de commencement de courant libéral…
      La bonne farce…

    2. Je connais la théorie du cerveau sous blister. Je n’y crois pas. Je pense qu’il s’agit d’une légende urbaine. Ou alors, il n’y en a qu’un, et ils se le passent tous pour quelques heures, pendant une journée dans l’année.

  13. discotonio

    La croissance de la population, ça signifie la baisse de la rente de patrimoine par habitant.

    La France n’augmentant pas de superficie au fur et à mesure que la population augmente, ça veut dire moins de m² par habitant, moins de production de blé par habitant (à productivité à l’hectare constante), moins de production hydro électrique par habitant, moins de rente touristique de m² de Mont Saint Michel et de Saint Tropez par habitant… C’est juste mathématique.

    Mais même avec une population en hausse, il y aurait toujours moyen d’avoir tout le monde au travail. En revanche, sur le niveau de vie de chacun obtenu par son travail, c’est une autre histoire.

    1. discotonio

      Enfin, juste pour info quand même, histoire de mourir moins con, j’aimerais aussi qu’on m’explique une bonne fois pour toutes en quoi c’est un progrès d’être toujours plus nombreux ? Si ce n’est qu’on est toujours plus serrés ? En quoi ça améliore le bien être des gens ?

      tout ça, c’est juste un ponzi démographique pour essayer de trouver désespérément à payer les grasses rentes des vieux et éviter de leur demander de retoucher le sol…

      1. Calvin

        Etre plus nombreux signifie plus d’échanges, de contacts, la possibilité de voir émerger plus souvent des gens de génie, de faire bouger les sociétés.
        Bien sûr, il n’est pas question d’aider ou de soutenir la démographie.
        Juste laisser les gens et les familles choisir d’avoir zéro ou un ou des enfants.

        1. discotonio

          Mon cul oui…

          T’as oublié les petits zoziaux qui chantent.

          Ca fait surtout grimper le prix de l’immobilier des vieux, ça allonge les temps de transport, ça fait exploser la rente contre le travail, et dans un monde en butte sur les ressources, ça fait baisser le niveau de vie par habitant…

          J’aimerais comprendre pourquoi tous les libéraux (y a qu’à entendre Madelin ou Daniel sur BFM) sont d’indécrottables anti malthusiens.

          C’est quasi religieux à ce niveau.

          Pourquoi cette allergie absolue à un truc de bon sens comme la pénurie des ressources ?

      2. Être toujours plus nombreux, en soi, n’a aucun intérêt. Mais il n’y a pas besoin de faire quoique ce soit pour que la population se régule d’elle-même d’une part, et d’autre part, l’humanité a encore bôôôôôôôôôôcoup de marge avant de s’entasser.

        Tu aurais intérêt à bien regarder les ordres de grandeur en présence, ça permet de relativiser énormément les discours malthusiens.

        1. discotonio

          « il n’y a pas besoin de faire quoique ce soit »

          Oui, oui… C’est pour ça qu’on fait massivement appel à l’immigration pour boucher les trous béants laissés dans la démographie par des jeunes appauvris, en CDD à 30 ans dans 30m² et qui payent la moitié de leur salaire en loyer ?

          Si on laissait faire le régulateur malthusien, ça fait belle lurette que la population française serait en baisse pour redonner du rapport de force aux jeunes par augmentation de leur rareté.

          1. Pfff. L’état actuel fait appel à l’immigration pour des raisons électorales. C’est tout.

            Là encore, arrête de regarder le nombril rikiki franco-franchouille et regarde ce qui se passe ailleurs. Les malthusiens ont toujours eu tort.

          1. S’agit pas de cours de bourse, là. S’agit de théories : si l’une se plante totalement, constamment et depuis le début, c’est que les hypothèses sont fausses, le raisonnement boiteux et les conclusions bidons. C’est tout.

    2. Allons.
      Il y a pourtant tant d’exemples de densités de population affolantes avec des niveaux de vie très supérieurs à ceux de la France…

      En outre, la France est surtout … pleine de vide. La densité dans les agglomérations est importante, mais sur tout le territoire, c’est assez moyen. Même les Belges sont plus denses, et gagnent mieux leur vie que nous.

      1. jn

        Ca ressemble à l’opposition quantité/qualité
        Un classique

        Plus de monde ça veut dire plus de génies, d’échanges etc… OK
        Ca veut dire aussi plus (beaucoup plus, en quantité) de trous du c.l

      2. discotonio

        Plus on est nombreux sur un territoire donné, moins il y a de rente de patrimoine par habitant. C’est un fait. Point barre.

        Ensuite, penser qu’on pourra faire tourner la planète à 10 milliards d’habitants avec le niveau de vie d’1 milliard de consommateurs occidentaux, c’est n’importe quoi.

        Les ressources iront soit aux producteurs s’ils subventionnent leur propre consommation, soit aux plus doués.

        Et c’est là que je te rejoins. Vu la tendance généralisée à la médiocratie et à l’égalisation par le bas en France, les plus doués, c’est pas parti pour être nous…

        1. Me concernant, je ne suis plus en France depuis un moment donc m’en fiche.
          Pour le reste, tu te fourvoies. Mais comme il te faut un peu de temps pour comprendre et que tu es de bonne foi, je n’en dis pas plus. Tu sauras faire l’effort nécessaire pour fouiller et comprendre où ton raisonnement plante. Commence par regarder les pays et les densités par habitants, ainsi que leurs pyramides des âges. C’est un début…

        2. discotonio

          Il y a quelques raisonnements de base à intégrer.

          Ça marche très bien au niveau global.

          Le travail, ça consiste TOUJOURS à transformer des ressources, du foncier et/ou de l’énergie en autre chose.

          Ainsi, oui, la quantité de travail est limitée par la quantité de foncier, de ressources et d’énergie.

          Les pays sans ressources n’ont que leur travail pour vivre et espérer acheter des ressources. Plus on est nombreux, plus il faut payer de son travail pour obtenir les ressources nécessaires à son travail. C’est la rente de patrimoine.

          Après, toi, tu veux parler productivité du travail. Et là je te suis. Avec des ressources équivalentes, tu peux faire un truc bousesque ou un iphone.

          Quant à la pyramide des âges, ce qui compte, c’est la part d’actifs travailleurs sur la population totale, et combien les inactifs demandent… Plus les inactifs sont nombreux, plus les travailleurs ont intérêt à être productifs, s’ils ne veulent pas que leur niveau de vie baisse, sauf à demander aux inactifs d’ajuster leur prétention à leur nombre. Ça aussi, c’est mathématique…

          Mais au global, faut pas se leurrer, il n’y a pas assez de ressources/énergie pour fournir à 10 milliards d’habitants un travail productif à l’occidentale…

          Or ce qu’on vit aujourd’hui, c’est le tiers monde qui nous fait son 1789 et vient nous disputer par le mérite notre accès aux ressources.

          Du coup, les ressources valent plus en terme de travail à fournir. Les grands gagnants étant les pays vides à ressources : Canada, Australie, Norvège… Et j’y mettrais bien la Russie aussi si elle n’était pas si mal dirigée.

          Pour la France, si on veut maintenir notre niveau de vie, soit on se sort les doigts, on fait de l’excellence pour mériter ce qu’on a. Soit on va s’appauvrir.

          Et je mets bien excellence. Pas ponzi éducatif et société-du-savoâr-et-de-la-connaissance…

          1. « les ressources valent plus en terme de travail à fournir. « 

            Je serai curieux d’avoir des études factuelles accréditant ceci.

            « Pour la France, si on veut maintenir notre niveau de vie, soit on se sort les doigts, on fait de l’excellence pour mériter ce qu’on a. Soit on va s’appauvrir. »

            Je ne peux que plussoyer.

        3. Glam

          en fRance il y a trois grandes villes totalement saturees, et le reste c’est pour le tourisme.
          Le fait de se poser la question ‘oui mais pourquoi etre plus nombreux’ quand on parle de tissu industriel et de croissance, c’est exactement comme de poser la question ‘oui mais pourquoi l’argent’ quand on parle de deficit de l’etat: c’est de l’insupportable Franchouillisme standard de merde qui raisonne encore et toujours a cote de la plaque pour se la peter philosophe.
          Il y aurait moyen de mettre trois fois plus de gens en fRance s’il y avait du travail.Y en a pas parce que c’est impossible d’entreprende.
          C’est impossible d’entreprendre a cause du lavage de cerveau delirant dont les francais sont les victimes consentantes depuis belle lurette, qui fait que le francais paye pour la survie de grosses compagnies para-etatiques et de leurs administrations, et qui fait aussi que les mentalites sont si pitoyablement merdiques a tous les stades de la vie, de l’apprenti au pre-retraite.

        4. Glam

          ‘Mais au global, faut pas se leurrer, il n’y a pas assez de ressources/énergie pour fournir à 10 milliards d’habitants un travail productif à l’occidentale…’

          c’est tout simplement faux.

        5. discotonio

          « c’est tout simplement faux. »

          80 millions de barils par jour de production pétrolière.

          USA, 300 millions d’habitants (sur 8 milliards d’habitants), 20 millions de barils par jour de conso pétrolière…

          sifflote sifflote

          Vous vivez dans le cosmos quand même.

          Vous êtes entre vous, vous vous tenez chaud et vous vous sentez fort. Mais vous en êtes en déni total de réalité mathématique évidente. C’est dommage, par ce que sur le fond, il y a beaucoup de vrai dans ce que vous dites, sur la compétitivité, les incitatifs, la rente…

          Mais sur la question des ressources, vous êtes vraiment à l’ouest.

          1. Non non. Tu te trompes. Tu n’as pas encore assez lu.
            Mais tu es sur la bonne voie : tu viens ici alors que tu sais qu’on ne partage pas du tout ton point de vue :)

        6. discotonio

          Ben je vois bien où tu veux en venir.

          Tu peux te la jouer Ayn Rand, et expliquer que c’est chacun pour soi et que seuls les meilleurs maintiendront leur niveau de vie (voire l’augmenteront) quand tous les glandus plongeront. C’est ton droit le plus strict.

          Ça n’empêche pas qu’au global, le niveau de vie (ou le PIB si tu préfères) plongera.

          1. Eh bien non tu ne vois pas où je veux en venir.
            C’est même un peu décevant de voir à quel point tu ne vois pas du tout où je veux en venir.
            Mais bon.
            Je m’y fais.

        7. BN

          Deux questions et une observation :
          - est-il impossible d’augmenter la production de barils de pétrole ?
          - est-il obligatoire de consommer autant pour conserver notre niveau de vie ?
          - en 2 siècles, la population française a doublée. Nous n’avons pourtant pas deux fois moins dans nos assiettes, loin de là.

          Enfin, je suis plutôt d’accord avec l’affirmation que les arbres ne poussent pas jusqu’au ciel. Mais vous noterez que la population européenne à une tendance naturelle à se stabiliser, voire à diminuer. C’est donc un non-problème.

        8. discotonio

          « - est-il impossible d’augmenter la production de barils de pétrole ? »
          A l’extraire, non (sauf à croire dans le pétrole abiotique, c’est peut-être ça dont h16 veut parler).

          Il te faut donc une source de carbone et d’énergie. Il y a bien des pistes, mais rien qui soit à la hauteur des 80 millions de barils / jour

          « - est-il obligatoire de consommer autant pour conserver notre niveau de vie ? »
          Ben va falloir se déplacer vachement moins alors.

          « - en 2 siècles, la population française a doublée. Nous n’avons pourtant pas deux fois moins dans nos assiettes, loin de là. »
          Justement, en 2 siècles, on est passé du bois au charbon au pétrole au gaz au nucléaire… Quid ensuite pour continuer sur ta lancée ?

        9. BN

          « A l’extraire, non (sauf à croire dans le pétrole abiotique, c’est peut-être ça dont h16 veut parler). »
          Gaz de schistes, pétrole artificiel, biomasse, etc. Sans parler du nucléaire et des énergies renouvelables, qui sont faibles mais peuvent soulager les réserves, et être suffisante dans le cas d’une réduction de la consommation (à niveau de vie égal, cf maison passive).

          « Ben va falloir se déplacer vachement moins alors. »
          Pourquoi pas. Perso je ne mesure pas mon bien être au nombre de kilomètres parcourus. Mais on peut aussi se déplacer plus efficacement. Le rendement d’un moteur électrique, par exemple, est beaucoup plus grand que celui d’un moteur thermique. Les progrès en mécanique/aérodynamique/revêtement routier permettent de dépenser moins d’énergie pour un même parcours.
          Dans le domaine du chauffage, autre gouffre énergétique, on sais aujourd’hui faire des maisons passives (et bien chauffés) grâce notamment à l’isolation. Sans parler des radiateurs électriques modernes, qui n’ont rien à voir en terme de ratio consommation/confort des radiateurs du passé.

          « Justement, en 2 siècles, on est passé du bois au charbon au pétrole au gaz au nucléaire… Quid ensuite pour continuer sur ta lancée ? »
          Fusion, réduction de la consommation via des procédés plus performants. Et d’autres choses dont nous n’avons même pas idée, pas plus qu’on imaginait la fission nucléaire en 1900.

          Au final, on peut sortir des tas d’arguments et de faits, mais on peut aussi tout ramener à une chose : l’idée que la quantité de ressources disponibles est fixe est fausse. De la, toute la théorie malthusienne s’effondre.

          Ça ne veut pas dire qu’on vivra mieux ou moins bien dans 50 ans, mais lier de manière absolue démographie et niveau de vie est stupide.

          1. « lier de manière absolue démographie et niveau de vie est stupide. »
            Tout à fait. Et c’est ça, l’hypothèse malthusienne. Et c’est ça, disco, pour lequel tu dois trouver une prédiction d’un malthusien connu qui se soit terminé autrement que par un échec.

        10. gem

          le fond de l’affaire, le paramètre que vous avez oublié, c’est l’énergie. Avec assez d’énergie on fait n’importe quoi, extraire n’importe quel métal d’une mine de déchets, ou même extraire les nanogrammes de métal précieux par litre d’eau de mer.
          Manque-t-on d’énergie ?
          non
          On peut en avoir des milliers de fois plus qu’aujourd’hui. A quel cout ? Pas tant qu’on croit. Le kWh solaire (thermodynamique, pas photovoltaïque) est aujourd’hui environ à 20 à 30 c. C’est beaucoup, c’est énorme, c’est aujourd’hui trop con de se priver des énergies fossiles pour des raisons fumeuse. Mais ça va baisser. Dans 1/2 siècle environ, peut-être moins, le solaire sera bien moins cher, et ce jour là on aura autant d’énergie qu’on voudra. Et ce jour là, les limites physique monteront d’un sacré étage …
          Bref : le malthusianisme est faux. Mais Malthus, qui n’était pas un con, n’était pas plus malthusien que Tobin n’est pour la Taxe Tobin… Oui il dit bien qu’il y a des limites, mais il ne dit pas qu’il faut chercher à les éviter ; plutôt qu’on ne les découvrira qu’en les percutant … et en les défonçant parfois (car Malthus qui vit dans une époque en progrès, ne nie pas qu’il permet de changer les limites !)

      3. discotonio

        Prédictions, j’en sais rien. Mais on a quelques exemples…

        Les mayas, les habitants de l’île de Pâques… On doit pouvoir en trouver plein d’autres.

        Où même l’expansion de l’occident à partir de 1500 pour déverser son trop plein démographique dans les Amériques ou en Australie. Tu vas le déverser où le trop plein cette fois ?

        Et sur les effets de la baisse de la population, vous lirez avec intérêt la page wikipedia sur la peste noire :
        - la main d’œuvre vint à manquer et son coût augmenta, en particulier dans l’agriculture. De nombreux villages furent abandonnés, les moins bonnes terres retournèrent en friche et les forêts se redéveloppèrent ;
        - les propriétaires terriens furents contraints de faire des concessions pour conserver (ou obtenir) de la main d’oeuvre, ce qui se solda par la disparition du servage;
        - les revenus fonciers s’effondrèrent suite à la baisse du taux des redevances et à la hausse des salaires ;

        1. Tes exemples ne sont pas bons (et ne sont pas ce que j’ai demandé, au passage : il n’y a pas eu de prédictions mayas de leur propre dégénérescence, ni des peuplades de l’île de Pâques).
          Pour l’île de Pâques, l’hypothèse la plus crédible est que ce sont les rats qui ont tout détruit. Je ne vois donc pas le rapport avec notre discussion sauf à considérer qu’on va tous mourir par les rats dans les prochaines années…
          Pour les Mayas, personne ne sait pourquoi ils ont disparu. On ne peut donc rien en déduire.
          Pour l’expansion de l’occident, c’est encore à côté de la plaque. Les colons ont fui pour des raisons d’abord politiques et religieuses, certainement pas démographiques.

          Mais j’ai l’impression à lire tes exemples que tu mélanges un peu tout.

        2. discotonio

          J’avais notamment en tête la crise de la patate en Irlande au XIXème…

          Sur les mayas, c’est la sècheresse et la déforestation qui les a tués.
          The Seneca Effect

          Sur l’île de Pâques, je sais pas d’où tu tiens cette théorie de rats. Moi j’ai toujours lu que c’était la déforestation.

          Sinon, vous pouvez tourner autour du pot autant que vous voulez. Sauf à me trouver :
          - 4 fois la quantité de métaux déjà extraite,
          - un bon paquet de terres cultivables
          - une nouvelle énergie stockable pour remplacer le pétrole
          - une nouvelle source d’électricité

          on va être dans la merde.

          Sur les terres et l’électricité, on doit pouvoir gérer.

          Sur le pétrole, c’est déjà beaucoup plus chaud.

          Sur les métaux et autres ressources, j’écoute les optimistes béats m’expliquer comment qu’ils vont faire…

          1. Tu es têtu, et tu prends le problème par le mauvais bout. Et tu n’as toujours pas trouvé une prédiction d’un malthusien qui se serait réalisée.

        3. discotonio

          Mais qu’est ce qu’on s’en tape d’une prédiction d’un malthusien qui aurait vu juste ? Qu’est ce que tu comptes prouver avec ça ?

          Tu argumentes à la Schoppenhauer ou l’art d’avoir raison ?

        4. discotonio

          Sinon oui. Les performances passées ne présagent pas des performances futures. Et ça vaut dans le cas présent aussi. Il n’est écrit nulle part dans la science dure que l’homme trouvera toujours plus de ressources/ toujours plus d’énergie.

          Tu es dans la croyance h16.

          Et on a déjà des exemples dans l’histoire de sociétés qui se sont mangées le mur des ressources.

          Je vois pas ce qu’il te faut de plus.

        5. BN

          « Tu es dans la croyance h16. »

          Et toi aussi. Le principe de base du malthusianisme est faux, je ne vois pas ce qu’il y a à ajouter.
          Il est POSSIBLE que l’on arrive pas à faire face. Mais un possible ne suffit pas à valider une théorie. Le fait que la surpopulation nous pose un problème insurmontable est une opinion, rien de plus.

        6. discotonio

          Bah on verra bien…

          Je prends date…

          En attendant, le cours du pétrole, des métaux, des biens agricoles explosent…

          Et vous, vous continuez de n’y voir qu’un problème d’inflation monétaire…

          Continuez comme ça, vous êtes parfaits…

          1. Le cours du pétrole en once d’or est relativement stable.
            Les prix explosent, oui. En devise papier.

            Accessoirement, la population n’a pas explosé subitement il y a 2 ans.

            Tu as encore du chemin à faire en économie.

        7. discotonio

          Ben bien sûr. L’once d’or aussi est une ressource.

          De 1 milliard de personnes accédant au pétrole, tu passes à 4 milliards de personnes. Sur l’or, c’est idem. Le stock d’or de 160 000 tonnes n’est plus accessible qu’à 1 milliard de personnes mais à 4. C’est exactement le même principe.

          Du coup, le prix du pétrole en or est flat.

          Mais en heures de travail, les coûts du pétrole et de l’or augmentent comment ? C’est ça que tu dois regarder.

          Et sur le coup, c’est toi h16 qui a vraiment du chemin à faire en éco. Tout ce que vous savez dire vous les autrichiens, c’est planchabiyé planchabiyé planchabiyé !

          Le M3 US est flat depuis 3 ans maintenant… L’est où ta planchabiyé ?

          1. Ok, les autrichiens font rien qu’à se planter.
            Bon.
            Ils ont tout de même plutôt bien prévu ce qui allait se passer sur les 60 dernières années et ce qui se passe actuellement.
            Tout le monde, y compris toi, ne peut pas en dire autant.

        8. discotonio

          Mince, je reposte, ça s’est pas mis au bon endroit.

          Allez un peu de notions de base.

          MV=PQ.

          La qté de monnaie x la vitesse de circulation = les prix x la quantité de biens.

          Ici qté de monnaie, c’est pas la base monétaire sur laquelle vous bloquez.

          Je parle ici de la vraie monnaie totale : la quantité de crédit.

          En occident, M est plat depuis 3 ans et V s’effondre. Pourtant, P des ressources augmente, ça veut donc dire que le Q apparent de l’occident des ressources s’effondre.

          Si tu regardes au niveau mondial, le PIB mondial continue de grimper fortement avec le rattrapage des émergents. Le MV global continue de grimper fortement.

          Mais c’est la part du MV de l’occident dans le MV mondial qui baisse. Tu peux faire le même genre de calcul avec le PIB en assimilant MV au PIB.

          Du coup, la part des ressources qui revient à l’occident baisse aussi. D’où les prix qui montent chez nous plus vite que les revenus.

          A l’inverse, chez les émergents, là, tu as de l’inflation. Mais de l’inflation suivie par le PIB, en mode 30 glorieuses. Les prix grimpent mais les revenus grimpent plus vite. Le prix des ressources en nombre d’heures de travail y baisse.

          Et on n’a vu que le début encore…

          Si tu veux comprendre un peu mieux :
          lien 1

          Et j’avais fait toute une série en avril dernier sur ces questions de démographie :
          ponzi démographique

          Bon allez, je vous laisse entre vrais économistes qui ont tout compris, à vous palucher sur la base monétaire US… ;)

      4. Nord

        « Même les Belges (…) gagnent mieux leur vie que nous. »

        Bof …

        J’y bosse depuis un bon moment en Gelbique et je n’ai pas cette impression. Avant alors que je bossais sous contrat belge, même avec une BM série 5 comme voiture de fonction + quelques avantages attrayants (MAIS qui ne sont pas comptabilisés pour le calcul des cotisations de pension, faut le savoir) il restait pas bézef de salaire net hein! Le coût de la vie est inférieur, ça oui – et encore! pas forcément dans Bruxelles intra-muros – mais pour le reste …

        Maintenant sous contrat d’expat, je dis pas ;-) mais par définition, les Belges n’y ont pas droit, eux.

        Tu aurais des sources?

      5. pi31416

        Ça y en a 200% sûr, missié. La Grande Zohra voulait cent millions de français. Mais on peut faire mieux. Avec seulement treize chiards par couple, on sera un beau jour 900 millions de français et pas beaucoup plus tard 900 milliards. Ça paiera les retraites de nos zanciens. Et si ça ne les paye pas, on les bouffera, comme dans Soylent Green. Voir aussi « Play, little victims » de Kenneth Cook.

    3. Ieremenko

      Ah bon, le Q c’est les ressources… Bon, alors il y a des mines d’ordinateurs, des champs de voitures, des gisements de médocs…

      Concernant l’augmentation de la population… ça permet d’augmenter les marchés, favorise la croissance, donc la production…

      Chaque français d’aujourd’hui est plus riche que l’occupant de la France lorsque celle ci possédait 1000 habitants. , pourtant ceux ci avaient à disposition une terre quasi infinie pour eux (et donc des ressources quasi-infinies), mais quelle valeur avait-elle ? Chacun était bien incapable d’exploiter plus de quelques hectares de terres à cultiver, au mieux d’en retirer quelques métaux à l’air libre et de réussir à les travailler.

      Le nombre a permis la spécialisation, la spécialisation a dopé la productivité (via les techniques qui se sont développés).

      Bien malin qui saura dire quel population exacte correspond à une terre. Beaucoup s’y sont essayés, et comme on te l’a dit, ils se sont bien plantés.

      « Je prends date… »

      Bravo ! On en attend pas moins. Tu nous a décris avec une telle précision les mécanismes et les conséquences que le 12 février prochain il neigerait que tu pourrais triomphalement nous dire « je vous l’avais bien dit ! »

      1. Pere Collateur

        Cet échange entre Disco et h16 est très intéressant.

        Moi même, comme Disco, je n’arrive pas à imaginer comment on va bien pouvoir se sortir de l’équation diminution des ressources (peak everything) et augmentation de la population.

        Bon les théories malthusienne qui marchent/ne marchent pas, soit. J’y connais rien de toute façon.

        Mais je serais vraiment très intéressé, h16, si vous êtes motivé bien sur, de nous dire comment vous, vous voyez comment résoudre cette équation.

        1. discotonio

          Le pire, c’est que la quantité de ressources n’a même pas besoin de baisser. Même en étant stable, voire en légère croissance, avec une part grandissante allant aux émergents, la part des occidentaux va s’effondrer.

          C’était écrit dès le départ dans les gènes de la mondialisation. C’est pour ça que nos dirigeants font tout pour éviter d’en parler.

          Comme si on était pas capable de comprendre que c’était juste normal et légitime que les émergents décollent… Comme si on aurait préféré devenir les gros méchants de la planète juste pour garder notre petit confort…

          Alors on préfère te sortir des fables et de l’écologie pour habituer les gens à leur appauvrissement annoncé… Du social engeneering bien fait…

          La Chine, c’est désormais 38% du cuivre

          Et c’est comme ça pour tout.

          Je serais curieux de savoir où vous allez trouver le cuivre qui manque.

          38%…

          Sifflote…

        2. Les malthusiens se plantent toujours parce qu’ils raisonnent à périmètre constant, exception faite de la population. En gros, c’est techno constante, espace constant, rendements constants, prix constants et projection démographique explosive. Et obtiennent évidemment une réponse idoine : on va tous mourir asphyxiés / affamés / appauvris / écrasés les uns sur les autres / etc…

          À la limite, sur une petite île coupée de tout, ça peut encore un peu fonctionner pour une petite population et sur un temps court. Mais voilà, à l’échelle de la Terre entière, on peut comprendre que les hypothèses de bases ne tiennent plus.

          On pourrait reprendre la longue liste des malthusiens qui se sont plantés (c’est assez rigolo), entre celui qui fit des paris sur le prix de quelques métaux (cuivre, or, zinc) et se planta, ceux qui prédirent l’asphyxie de Paris, Londres ou de New-York sous des piles de crottin au tournant du 20ème siècle et se plantèrent, des amusantes prédictions du Club de Rome (années 70s) et tant d’autres, tous ont émis des prédictions justement basées sur ces hypothèses.

          On pourrait ajouter que le malthusianisme fut, comme d’autres foutaises économiques, l’excuse utilisée par certains pour prôner l’eugénisme et le passage de vie à trépas de populations jugées indésirables, et on comprendra que mon opinion est faite.

          En réalité, il est *impossible* de savoir ce que vont donner dans un futur un peu lointain (30 à 50 ans) des variables aussi fondamentales que le taux de natalité, les rendements productifs, les prix, les techniques disponibles.

          Franchement, qui peut prétendre que les énergies dont nous disposeront dans 30 ou 50 ans seront les mêmes qu’actuellement ? Qui peut être sérieusement capable de dire que la démographie va continuer à se tenir à 5 enfants par femme dans certains pays d’Afrique ? Personne n’en sait rien.

          Et quand on parle de quantité d’une ressource exploitable, rappelez vous que c’est toujours « à niveau de prix et de technologie courant ». Autre techno, autres prix => autres quantités disponibles.

          Autrement dit, le malthusianisme, c’est de la CROTTE EN BARRE et comme par hasard c’est toujours utilisé par les bandes de socialauds, toujours pour justifier des mesures interventionnistes, et toujours pour régler le problème par la force.

          Bordel, mais il faut quoi, exactement, pour que les gens se rendent compte qu’après 200 ans de merdoiement, ce truc ne vaut rien ? On est encore dans le même schéma de déni que pour le keynésianisme : 60 ans d’échecs retentissants, et rien.

          Pire : des rigolos comme tonio sortent que ce sont les autrichiens qui sont dans le déni.

          Mouarf.

          Y’a vraiment de quoi rigoler.

        3. Pere Collateur

          Donc si je résume, il n’y a pas de martingale toute faite, mais en regardant les faits qui nous ont précédés, on constate que le « génie humain » à toujours permis de s’en sortir.

          Bref vous croyez en « l’homme », ses capacités, ses possibilités et aussi que l’avenir est au hasard.

          Why not!

          1. Et bah même pas.

            Y’a un truc formidable : si le pétrole vient à manquer, son prix va augmenter dans des proportions telles que d’autres énergies, d’autres techniques, d’autres méthodes deviendront rentables.
            C’est tout. Et ces techniques, ces énergies existent déjà.

            Voyez. C’est même pas un pari risqué : on a déjà quasiment des voitures qui pourraient faire 1.000.000 de km sans recharge (en cours de développement). On a déjà des techniques éprouvées qui fournissent toute l’énergie dont on a besoin pour au moins 150 ans devant nous, à population croissante. Bref.

            Il y aura plus de dégâts par les interventions étatiques sur la monnaie qu’avec une quelconque rupture de stock de ressources bidules ou truc.

        4. poum

          l’asphyxie fRancaise n’a RIEN a voir ni avec le territoire ni avec la population, ni meme avec les ressources.C’est un probleme d’economie qui est pourrie, socialopourrie.
          si vous regardez une carte du Canada, meme pas 40 millions d’habitants, vous avez un territoire absolument gigantesque, totalement vide pour l’instant.L’Amerique du Nord n’est pas un cas unique.
          Amusez vous a zoomer/dezoomer dans les zones forestieres pour rire.

          La vision de Diplotonio est fausse parce que centree sur la france et sur les zones historiquement a haute densite.Il ya encore beaucoup de place, beaucoup de ressources, pour une demographie dont l’augmentation n’est forte que dans les pays sous-developpes.Donc pas l’occident.

          vision fausse donc, et bien sur conclusion fausse aussi puisque performee avec un raisonnement franchouille tout distordu par le pseudo intellectualisme qui tient lieu d’echange culturel alterpenseurs revolucologistes.

  14. jn

    Nous sommes au 21ème siècle, tâchons de ne pas l’oublier.

    Ceci pris en compte, à nôtre époque, quel est le pourcentage de jeunes gens (et nous parlons bien de lycéens..??!!) qui pourrait APPRENDRE quoi que ce soit (de plus) sur la sexualité, de surcroit dans un manuel SCOLAIRE

    Franchement c’est de la pure rigolade, et un non-évènement

    PS: et regarder ce monde s’écrouler en applaudissant, ça vous parait réaliste comme comportement?? ou alors faudrait-il s’en émouvoir..?

  15. Pascale

    L’État doit trouver une solution à tout : les homosexuels se suicident plus ? Pas de problème, on va créer une nouvelle loi qui va le résoudre.

    Ce formatage de la population par l’État qui veut nous standardiser me révolte de plus en plus.

    Qaund les homme politiques vont-ils enfin comprendre qu’ils ont été élus, non pas pour nous pondre des lois chaque jour, mais pour GÉRER le fonctionnement du pays, sans se mêler de nos vies privées ?

  16. Kassad

    Concernant le truc de population, on ne comprend pas pourquoi la chine et son milliard de citoyens n’a pas justement un milliard moins le nombre d’habitants de la France (qui semble être le niveau optimal de population pour Mr Lefèvre) comme nombre de chômeurs.

    1. Ieremenko

      c’est simple, quelqu’un l’a rappelé ici, il suffit de diminuer le temps de travail. Étant 20 fois plus nombreux, ils travaillent 20 fois moins ! Chaque Chinois travaille donc 1h45 par semaine.

      Bien sûr si vous croyez au honteux mensonge capitaliste nous disant que les chinois travaillent 70h, pour nous pousser à travailler plus, vous tombez de haut !

  17. Jacky Social

    Récemment Yvette Roudy parlait de recréer un ministère du droit des femmes si les socialistes (de gauche) l’emportaient et là, Julliard n’évoque même pas l’hypothèse d’un ministère du droit des homos, même pas un grenelle des sexualités alternatives ou un nouveau « droit à » à inscrire dans la constitutassion… Quelle petite bite !

  18. HussardBleu

    Hé ! je vous ai trouvés assez « petit bras » dans la controverse avec Discotonio : dogmatiques et condescendants en un mot… Je partageais volontiers le pessimisme de DT, et son style me plaisait bien… Reviens, Tonio !

  19. Ieremenko

    La castration règlera le problème de la sexualité et de la trop forte natalité.

    Merci h16 d’être aussi en forme, le retour au boulot est moins pénible avec le plaisir de vous lire !

  20. Ricquet

    « Parce que Malthus s’est planté. Grave. Des centaines d’années de plantage, ça doit indiquer quelque chose, ça, non ? »

    « Faisons court. Peux-tu me citer une prédiction claire faite par des malthusiens qui se soit réalisée ? »

    « Tu as encore du chemin à faire en économie. »

    Arguments typiques des économistes …
    Parce qu’un gars, il y a deux siècles, a voulu faire des prédictions chiffrées et s’est trompé alors l’idée de base est fausse.
    C’est un peu comme si je te prédisais chaque jour depuis vingt ans que tu vas mourir demain et que tu en tires comme conclusion que, puisque je me suis trompé tout ce temps, tu ne mourras jamais !!

    C’est ridicule …

    Il y a forcément une limite. Tu peux penser qu’on en est encore loin mais pas qu’elle n’existe pas.

    Perso, je penche plutôt pour le sentiment de DiscoT : on s’en approche. Dangereusement.

    1. Bon, toi non plus tu n’as même pas pris le temps de te rencarder une ou deux minutes sur le sujet.
      Quand on déboule dans une conversation avec aussi peu de bagage, on évite de la ramener.
      Oust.

      1. daredevil2007

        je plussoie : le « peak » machin n’est qu’une vaste supercherie: pour s’en convaincre, regarder le monde informatique… son évolution à tous les niveaux. Si les ressources accessibles diminuent, il en existe d’autres qui le sont moins mais dont l’extraction deviendra rentable par suite de l’augmentation des prix et cela amènera le développement de nouvelles technologies de plus en plus performantes pour en faire baisser les coûts… à ceci, il faut ajouter les ruptures technologiques qui sont quasi imprévisibles…
        En revanche, ce type d’évolution nécessite des personnes adaptables, donc bien formées… et c’est là que le bât blesse de plus en plus dans nombre de pays dont la France!
        Là où je rejoindrais ou, disons, me rapprocherais un peu de Tonio, c’est sur les coûts de transition qui peuvent être difficiles à surmonter, surtout dans un état jacobin-socialiste comme le nôtre… et pourraient entraîner des dérives politiques peu souhaitables!

        1. Ah mais il y a une différence essentielle entre parler de la France (qui va au mur) et le reste du monde, qui s’en sortira très bien, oui, tout à fait.

  21. BA

    Qu’est-ce qu’on fait des cinq Etats insolvables de la zone euro ? Le cas le plus énorme : la Grèce. En Grèce, l’Etat est insolvable. Alors, qu’est-ce qu’on fait ?

    Deuxième question : les banques françaises sont exposées à la Grèce pour 45,268 milliards d’euros, soit 65,047 milliards de dollars. Alors, qu’est-ce qu’on fait ?

    Troisième question : en Grèce, le ministère des Finances avait commandé un rapport aux commissaires aux comptes du Parlement grec. Mercredi 31 août, ils ont rendu leur rapport : « la dette grecque est hors de contrôle. » Alors, qu’est-ce qu’on fait ?

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20110831.REU2362/la-dette-grecque-hors-de-controle-dit-une-commission-d-experts.html

  22. Ricquet

    Sinon, pour le discours général du blog : qu’est-ce que tu préconises comme système ? Le modèle des sauterelles ??

    Les sauterelles sont totalement libérales : elles vont où elles veulent, mangent se qu’elles veulent, se reproduisent autant qu’elles veulent, …, et aucune sauterelle n’a rien à dire aux autres. Les mêmes chances pour chacune, aucune limitation dictée par un gouvernement de sauterelles, pas de sauterelles fonctionnaires. Ca donne de bons résultats mais pas longtemps.

    Une civilisation c’est (ça devrait être) plus que ça, non ?

    Je pense aussi que nos organisations sociales sont imparfaites mais je pense que c’est mieux que le mode de vie des sauterelles.

      1. Ricquet

        Bin, maintenant puisque tu me chasses …

        Et puisque, comme tous ceux qui défendent le genre d’idées émises ici, tu réagis à mes propos par un mélange de mépris, de sarc

        Chut. Tais toi. Lis les commentaires. J’ai répondu plusieurs fois. Et le mépris est logique : tu n’as pas fait tes devoirs, tu méprises ton interlocuteur avec ton inculture ; sortir un truc comme ça :

        Parce qu’un gars, il y a deux siècles, a voulu faire des prédictions chiffrées et s’est trompé alors l’idée de base est fausse

        c’est juste énorme. Quand tu auras lu ce que disait le Club de Rome, quand tu sauras vaguement qui est Paul Ehrlich et pourquoi il est rigolo, là, on verra.

        1. Ricquet

          Mais si, j’ai lu. Tout. Et la réponse est toujours la même : ceux qui me prédisent que je vais mourir demain se sont toujours trompés, donc je ne mourrai jamais demain.

          Non. Homme de paille.

          En ce qui concerne le Club de Rome, j’ai lu aussi et là on est dans le déni. Leurs descriptions de l’avenir établies au début des années 70 sont étonnamment dans les clous.

          Non mais vous vous foutez de la gueule de qui, là ? D’après les prédictions 1972 de ce club de clowns, les réserves de pétroles auraient dû être épuisées à -50 milliards de barils en 1990 (oui oui, -50). En 1990, les réserves estimées étaient de 900 milliards de barils. Et je ne parle pas de leurs « prédictions » sur les réserves de gaz naturel, d’argent, d’uranium, d’alu ou de cuivre, ce serait méchant. C’est même pas un plantage, c’est du N’IMPORTE QUOI.

          Tiens, on trouve ça, dans le fameux « rapport » :
          « If all the policies instituted in 1975 in the previous figure are delayed until the year 2000, the equilibrium state is no longer sustainable. Population and industrial capital reach levels high enough to create food and resource shortages before the year 2000″ (Limits to Growth, p. 169).
          Zut et zut, il n’y a pas eu de famines majeures en 2000 à l’échelle de la planète ou d’un continent. Ni de manques de ressources. C’était même plutôt le contraire. Encore une fois : N’IMPORTE QUOI.

          Mais je ne sais pas tout : « si le pétrole vient à manquer, son prix va augmenter dans des proportions telles que d’autres énergies, d’autres techniques, d’autres méthodes deviendront rentables.
          C’est tout. Et ces techniques, ces énergies existent déjà.

          Voyez. C’est même pas un pari risqué : on a déjà quasiment des voitures qui pourraient faire 1.000.000 de km sans recharge »

          Ca je ne savais pas. Et pourtant, je ne suis pas économiste moi. Je bosse en R&D dans la pétro-chimie, et je n’ai jamais entendu parler de ça.

          Bon, allez, j’arrête.

          Ben voilà : vous ne savez pas. C’est pas grave. Internet est vaste : http://wardsauto.com/ar/thorium_power_car_110811/

    1. Paf

      « Les sauterelles sont totalement libérales : elles vont où elles veulent, mangent se qu’elles veulent, se reproduisent autant qu’elles veulent, …, et aucune sauterelle n’a rien à dire aux autres »

      n’importe quoi.gros nul.

    2. Kuing Yamang

      @ Ricquet: Si les sauterelles sont totalement libérales, les fourmis sont entièrement socialistes: elles ont toutes un statut de fonctionnaire et travaillent pour l’Etat (la reine, qui n’a qu’une fonction, pondre de nouveaux fonctionnaires pour vivre).
      Elles ne peuvent vivre longtemps loin de la fourmilière dont elles sont entièrement dépendantes, fourmilière qui les assiste.
      La mort de l’une d’elle n’a aucune importance pour les autres, elles sont toutes identiques, formatées, d’un triste à mourir dans leurs uniformes de chitine.
      Leurs relations avec les autres espèces est l’asservissement ou la destruction.
      Leur unique amour est celui de la masse sans laquelle elles n’existent point.
      La seule différence entre les fourmis et les fonctionnaires socialistes est que les fourmis sont travailleuses et ne font pas tout le temps grève et c’est uniquement grâce à cette différence qu’elles doivent leur salut et qu’elles ont réussi à l’épreuve du temps.

        1. Kuing Yamang

          À Ricquet, Ricquet et demi: si tu veux que ton interlocuteur te comprenne, il faut adapter ton discours à sa façon de pensée, sinon autant parler à un caillou.

  23. Alexandre L

    En fait, une forte natalité a effectivement de fortes chances d’entrainer chômage et misère… euh, bien sûr, autour de 4 ou 5 enfants par femme, avec une mortalité infantile nulle.
    Dans ce cas, la désorganisation des stuctures de société qu’une croissance pareille engendre met un bazar terrible. Bien sûr, dès qu’on revient à un taux inférieur, la forte natalité n’est plus un problème en soi. Fredo qui tremble devant notre taux à peine supérieur à 2 fait rigoler.

    Pendant ce temps… comme vous dites, nos bons politiques n’ont qu’une règle d’or : ne pas affoler la population, ne pas évoquer les vrais problèmes.. les banques? la dette? sous contrôle, voyons. Offrons du pain et des jeux au bon peuple! et du cul, cela va sans dire. Merci encore à DSK…
    Bien à vous,
    Alex

      1. Alexandre L

        Uniquement certains pays du tiers monde, comme vous l’aviez souligné. C’est un cas d’école un peu théorique, bien sûr.Même en Algérie ça ralentit, au Nigeria la croissance de la population semble encore très forte.
        Je veux dire qu’avec une natalité « nette » de plus de 3, les ennuis commencent; inversement, le décollage économique de la Chine (l’apparition d’une classe moyenne significative) est corrélé au retour à des taux plus acceptables, sous l’effet d’une politique anti-nataliste brutale.

        1. Ah mais non. Dans tous les pays du tiers-monde où la fertilité atteint ou dépasse 4 enfants par femme, la mortalité infantile est fort loin d’être nulle.

          Quant au décollage de la Chine, ça n’a pas grand-chose à voir avec la politique de l’enfant unique, en place depuis 1970, puisque ce décollage date en gros des années 2000, à partir du moment précis où … le PCC a choisi d’ouvrir progressivement le pays au capitalisme.

        2. Thomas

          Comment? Tian An Men a été un massacre orchestré par les anciens compagnons de Mao (l’aile conservative du PCC dira t’on). Le « Premier » de l’époque Zhao Ziyang à refusé d’envoyer l’armée (ca lui a couter sa liberté jusqu’à sa mort).

          Zhao Zyiang, et avant lui Hu Yaobang sont les « Premier » qui ont entrepris les premieres réformes libérales suite a l’appel de 1978.

          Maintenant peut être que les premiers fruits de ses réformes se sont vus au début des années 90 ?

          1. Beaucoup s’accordent à dire que les massacres de la place ont en effet scellé la victoire … de l’aile la moins communiste ce qui se serait traduit assez rapidement par l’ouverture au capitalisme. Du reste, on observe que l’enrichissement des Chinois a plus progressé entre 1989 (Tien An Men) et 2010 qu’entre 1978 et 1989.
            PIB/hab, PPP$ déflaté :
            1978 915
            1989 1615 (11 ans plus tard, en gros 5.3% l’an à la louche)
            2008 6679 (19 ans plus tard, en gros 7.7% l’an à la louche aussi)

    1. Thomas

      Heu vi mais tien an men c’est en 1989… entre 89 et 2000 il y à probablement d’autre réforme qui ont eu un impact sur le niveau de vie des chinois.
      Croissance moyenne de 1978 a 89 : 8.2% , de 90-2001 8.6% (et ensuite 2001-2010 10.1%).

      Ensuite je suis curieux d’en savoir plus sur le fait que le massacre du 4 juin est favorisé les capitalistes in fine

  24. BA

    « La dette grecque est hors de contrôle », selon des experts.

    La dette grecque est hors de contrôle et les mesures prises par le gouvernement ne peuvent pas restaurer l’état des finances, selon le rapport d’une commission parlementaire indépendante publié mercredi 31 août.

    « La forte hausse de la dette, le déficit primaire élevé ont exacerbé à l’extrême la dynamique de la dette, qui a échappé à tout contrôle », estiment ces experts nommés par le ministère des Finances.

    La commission, mise en place en 2010, a pour mission de contrôler le budget de façon indépendante.

    Elle dépeint un sombre tableau de l’économie grecque alors que les représentants de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) effectuent une mission d’inspection en Grèce afin de déterminer si la prochaine tranche d’aide du plan de sauvetage peut être accordée à Athènes.

    « Il est clair que le problème de ce pays n’est pas seulement le volume de sa dette publique, mais aussi l’incapacité de consolider la gestion budgétaire actuelle. Malgré le gigantesque effort d’ajustement budgétaire, aucun excédent primaire n’a été dégagé et, au contraire, le déficit primaire s’est creusé. »

    La commission a enfin invité le gouvernement à redoubler d’efforts pour lutter contre la fraude fiscale et réduire le déficit primaire.

    « La dynamique du ratio dette/PIB reste hors de contrôle tandis que les facteurs déterminants évoluent de façon négative », estime la commission.

  25. Flo

    Juste une petite correction H16, Malthus ne pensait pas à ressources « constantes ou limités » mais parlait d’augmentation arithmétique des ressources et géométrique de la pouplation avec les conséquences fâcheuses que ça pourrait avoir. Ces conséquence ne se sont pas manifestées de manière évidente jusqu’ici. Les ressources ou plutôt les aptitudes de l’Homme à les prélever et à les exploiter plus efficaement ont augmenté plus vite que la population.
    Il me semble que Bastiat (encore lui) apporte une réfutation élégante et sans outrance à la théorie de Malthus (à une petite phrase de Malthus en fait).
    J’invite à lire ou à relire le chapître « De la population » des « Harmonies économiques » qui n’est certes pas le passage le plus facile de cet ouvrage.

  26. BA

    Les commissaires au comptes du Parlement grec viennent de rendre leur rapport :

    « La dette grecque est hors de contrôle. »

    Maintenant, il va falloir agir.

    1- Première possibilité : le statu quo.
    On continue de faire ce qu’on a toujours fait.
    La BCE continue de racheter des obligations d’Etat grecques pour « rassurer les marchés », qui ne sont jamais rassurés.
    On continue de faire des « plans de sauvetage », qui ne sauvent jamais personne.
    On continue de faire des « Fonds de Stabilité », qui ne stabilisent jamais rien.
    On continue de faire des centaines de réunions, qui ne règlent jamais les problèmes.
    On continue d’apporter des milliards d’euros en garantie, que nous ne reverrons jamais puisque la Grèce ne peut pas rembourser ses dettes.
    Rappel : concernant le Fonds Européen de Stabilité Financière, la France s’est engagée pour un plafond de garantie de 159 milliards d’euros. Je dis bien : 159 milliards d’euros. La Grèce est incapable de rembourser : les contribuables français vont l’avoir dans le …

    2- Deuxième possibilité : l’Union des dettes.
    L’Union Européenne devient une Union des dettes. Le problème grec est réglé. Les contribuables européens paieront.

    3- Troisième possibilité : l’explosion.
    Les pays européens ne peuvent pas avoir la même monnaie. La Grèce sort de la zone euro. La Grèce retourne à sa monnaie nationale, la drachme. La Grèce dévalue massivement pour relancer son économie.

    4- Quatrième possibilité : la privatisation de tout.
    La Grèce privatise tout, sauf la Justice, la Police et l’Armée, parce qu’il va falloir réprimer les émeutes. La dette grecque est enfin remboursée. Le chaos s’installe.

  27. Alexandre L

    H16, je sais bien que la mortalité infantile est élevée au sein de populations à très forte natalité. Mais raisonnons en net! même au fin fond de l’afrique, ce n’est plus comme au moyen âge, avec 4 à 6 enfants par femme (quand elle tenait le coup), dont la moitié décédait en bas âge. Si certains pays ont une natalité nette de 4 enfants par femme, c’est là où la population double tous les 20 ans, et bonjour…
    Et pour la Chine, je persiste à penser que les effets bénéfiques de la réduction de la natalité ne se font pas sentir tout de suite, comme toute évolution sociologique, faut un temps appréciable, disons une génération.. (les 30 ans que vous évoquez) pour constater un vrai ralentissement.

    1. En fait, vous semblez ne pas voir l’argument de fond : le fait que la fertilité et la mortalité infantile sont étroitement liée. Autrement dit, dès que la mortalité s’effondre, la fertilité … aussi. C’est d’ailleurs ce qui a été constaté dans la plupart des pays du Maghreb où, assez rapidement, les fertilités constatées rejoignent maintenant les fertilités « occidentales » à mesure que les mortalité infantiles diminuent. En gros, on passe d’une stratégie r à une stratégie K. Et ce changement de stratégie est l’une des nombreuses raisons pour lesquelles le malthusianisme se plante.

      Pour la Chine, la politique de l’enfant unique joue bien peu (d’une part, elle est très variablement appliquée sur tout le pays, et très variablement appliquée d’une ethnie à l’autre). En outre, si on interdit de faire des gamins à l’instant T, le nombre de gamins va mécaniquement diminuer … 9 mois plus tard, pas 30 ans. L’argument général, je vous l’accorde, peut faire sens, mais lorsqu’on regarde l’effet de l’introduction partielle du capitalisme et celle de cette politique sur le niveau de vie des habitants, y’a pas photo. Regardez ce qui s’est passé en Allemagne de l’Est, sans cette politique, depuis la chute du mur : la population Allemande « de l’ouest » s’est d’un coup retrouvée augmentée de plusieurs millions, et … leur niveau de vie reste supérieur à celui de la France. Pendant le même temps, la France n’a pas eu un afflux d’immigré ou une démographie galopante.

      Bref : je ne suis pas convaincu, du tout.

      1. Alexandre L

        En tout cas, j’apprécie sincèrement que vous ayez pris la peine de développer votre argumentaire par cette réponse détaillée. Les échanges en quelques lignes sont le plus souvent inévitables faute de temps et de place, ce genre de courtoisie s’apprécie d’autant plus.
        Merci!

  28. Théo31

    « Le fait que la surpopulation… »

    Surpopulation, mais par rapport à quoi, sur quels critères ??

    « Plus on est nombreux sur un territoire donné, moins il y a de rente de patrimoine par habitant. C’est un fait. Point barre ».

    1. Tout le monde n’est pas propriétaire.

    2. On peut habiter sur un bateau ou dans une caravane

    3. On pourra construire un jour des villes sur la mer et les océans

    4. Le problème de la surface est très facile à régler : en construisant des immeubles à plusieurs étages. Comme à Hong Kong par exemple.

  29. Pascale

    Personnellement, que Malthus ait raison ou tord, ça m’ennuierait de voir en France des champs de lotissements à perte de vue.

    De plus il y a le notion d’espace vital et ce n’est pas dans le métro que l’on en apprécie les bienfaits. Il est évident que, celui-ci se rétrécissant, notre confort s’amenuise avec. Et les gens deviennent de plus en plus agressifs.

    1. Thomas

      « De plus il y a le notion d’espace vital et ce n’est pas dans le métro que l’on en apprécie les bienfaits. Il est évident que, celui-ci se rétrécissant, notre confort s’amenuise avec. Et les gens deviennent de plus en plus agressifs. »

      Comme on peut le voir à Hong Kong, ou les ultra neo capitalistes sauvages sont hyper agressifs et se balade dans la rue avec des machettes.

    2. Allez à Hong-Kong ou Singapour. La densité d’habitants y est supérieure et je peux vous assurer que les gens y sont nettement moins agressifs qu’en France.

    3. Flo

      Les gens ne sont pas aplus agressifs principalement à cause de la densité de population mais parcequ’une caste de politiciens-syndicalistes-journalistes ne cesse de monter les gens les uns contre les autres:
      blancs contre pas blancs, salariés contre employeurs, fonctionnaires contre privé, aisés contre moins aisés…
      Seule explication plausible : leur « travail » consiste essentiellement à garder et si possible à étendre leur sinécure.

      1. Pascale

        Mouais.

        J’ai habité Paris pendant 50 ans (et j’y suis née) et j’habite depuis 8 ans dans une province éloignée…. où les gens sont souriants et détendus. Que ce ne soit pas le cas dans d’autres pays, je veux bien, mais, en tous les cas en France, la surpopulation est une cause d’agressivité.

        Selon moi c’est comme en physique : la concentration provoque de la chaleur et de la surchauffe, alors que la raréfaction et l’éloignement provoquent du froid.

        Ceci dit, personne n’a répondu sur les champs de lotissements à perte de vue …. vers lesquels nous nous acheminons si la population ne cesse d’augmenter.

        1. « la surpopulation est une cause d’agressivité »
          Non. Il n’y a pas de surpopulation en France. Ou tu dois définir ce que tu entends par « surpeuplé ».

        2. Thomas

          Densité de population en France : 112 habitants /km²

          La france est sous-peuplée, a 112 hab/km² il y a de la marge avant de voir des champs de lotissements :)

          Votre théorie, peut marché ceci dit, à 10/m² je soupconne ma nature joyeuse et bienveillante de tourner court, mais nous sommes à des éons de cela. (L’augmentation de la population étant faible, et non constante)

          Concernant Paris, ville dont la propreté ferait honte à des porcs mais pas à des Français, j’ai pu constater que les gens sont un peu moins souriants qu’en régions ou dans le reste du monde.

        3. nordyck

          @pascale .

          De mémoire: plus de 70% de la population française vie est en zone urbaine . Les 2/3 des 65 millions de français vivent sur 1/10 du territoire , et plutôt près des côtes et des fleuves .Et sur les 30 dernières années , la forêt a pratiquement retrouvé la surface qu’elle avait du temps de la Gaulle à l’époque Vercingétorix/J.César .
          Alors , pour la surpopulation , il y a encore de la marge ! …

  30. BA

    Samedi 3 septembre 2011, un article très important dans le Wall Street Journal :

    Talks on Greek Bailout Are Stalled.

    The suspension pushed yields on Greek government debt to levels indicating that investors see a default by Athens soon as a near certainty : Interest rates on one-year paper blew out past 70 % and two-year yields rose close to 50 %.

    « I expect a hard default definitely before March, maybe this year, and it could come with this program review, » said a senior IMF economist who is keeping close tabs on the situation. « The chances for a second program are slim. »

    Traduction :

    Les pourparlers sur le renflouement grec sont au point mort.

    La suspension des pourparlers a poussé les rendements sur la dette grecque à des niveaux indiquant que les investisseurs voient un défaut de paiement d’Athènes comme une quasi-certitude à brève échéance : les taux d’intérêt sur ​​les obligations à un an dépassent 70 % et les taux des obligations à deux ans sont de presque 50 %.

    « Je m’attends à un dur défaut de paiement certainement avant Mars, peut-être même cette année, et il pourrait venir avec cet examen de programme d’aide », a déclaré un économiste du FMI qui garde un œil attentif sur la situation. « Les chances pour un deuxième programme d’aide sont minces. »

    http://online.wsj.com/article/SB10001424053111904583204576545811058225074.html?mod=WSJEurope_hpp_LEFTTopStories

    Grèce : taux des obligations à un an : 72,054 %. Record historique battu.
    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 47,202 %. Record historique battu.
    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 18,282 %. Record historique battu.

  31. BA

    Lundi 5 septembre 2011 :

    En zone euro, deux groupes de pays sont en train de s’éloigner l’un de l’autre de plus en plus vite.

    1- Premier groupe : les Etats européens en qui les investisseurs ont confiance.
    Leurs taux d’intérêt sont en train de s’effondrer.
    Allemagne : taux des obligations à 10 ans : 1,8 %.
    Pays-Bas : taux des obligations à 10 ans : 2,3 %.
    Finlande : taux des obligations à 10 ans : 2,3 %.
    Autriche : taux des obligations à 10 ans : 2,6 %.
    France : taux des obligations à 10 ans : 2,6 %.

    2- Second groupe : les Etats européens en qui les investisseurs n’ont plus confiance.
    Leurs taux d’intérêt sont en train de monter.
    Espagne : taux des obligations à 10 ans : 5,2 %.
    Italie : taux des obligations à 10 ans : 5,5 %.
    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 8,7 %.
    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 10,7 %.
    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 19,3 %.

    Ces deux groupes de pays divergent de plus en plus.
    Cette divergence est intenable.
    La zone euro est un navire dont la proue et la poupe s’éloignent l’une de l’autre : ça va finir par craquer.
    Aujourd’hui, lundi 5 septembre 2011, nous sommes en train de vivre la dislocation de la zone euro.

    1. Les taux du premier groupe tombent non parce que les investisseurs ont confiance, mais tout simplement parce que les investisseurs n’ont plus confiance dans les pays du second groupe. Comme ces zinzins doivent absolument investir dans des bons d’état, à tout prendre, autant se séparer de bons italiens ou grecs et acheter des bons autrichiens ou Allemands. Ce qui fait monter les taux des uns et baisser le taux des seconds (flight to « quality »).

      Mais personne n’est dupe : la « quality » ici est très basse. De deux maux, on choisit le moindre.

  32. BA

    Mardi 6 septembre 2011 :

    Grèce : taux des obligations à un an : 88,485 %. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB1YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 52,314 %. Record historique battu.

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 19,815 %. Record historique battu.

    Mathieu Bruckmüller : Comment expliquez-vous la déroute des banques en Bourse ?

    Sébastien Korchia, gérant actions chez Meeschaert : La semaine dernière, une mission d’évaluation composée du FMI, de l’Union Européenne et de la BCE qui s’était rendue en Grèce pour superviser la mise en place de leur plan d’austérité a claqué la porte. Le marché se dit que le FMI pourrait arrêter de renflouer la Grèce. Pour preuve, le taux d’intérêt des obligations grecques à un an a atteint hier les 80%. A deux ans, il est à 49%. De tels chiffres suggèrent que les investisseurs parient sur un défaut quasi-certain du pays. Si cela se produit, c’est la fin de la partie. La Grèce sera en faillite et les obligations grecques ne vaudront plus rien. En conséquence, les banques européennes qui détiennent en partie de la dette grecque (dont la Société Générale, BNP Paribas et BPCE) subiront des pertes conséquentes. Elles devront donc être recapitalisées jusqu’à 200 milliards d’euros si l’on en croit le FMI. Seul hic: faire une augmentation massive de capital en période de chute des marchés boursiers n’est pas très opportun, surtout si toutes les banques se livrent de concert à cet exercice.

    Mathieu Bruckmüller : Quelle est la solution pour enrayer cette spirale à la baisse ?

    Sébastien Korchia : La décision est politique. La question qui se pose est : ne faut-il pas laisser sortir la Grèce de l’euro pour qu’elle puisse procéder à une dévaluation massive afin de s’en sortir ? Pour le marché, la solution serait que les sommes consacrées au sauvetage de la Grèce soient désormais dédiées à la recapitalisation des banques européennes. Bref, laisser la Grèce faire faillite et créer un plan de sauvetage pour les institutions financières. C’est la seule solution pour arrêter l’hémorragie. Car au final, une chute en dominos des banques serait beaucoup plus grave que la faillite de la Grèce.

    http://www.20minutes.fr/economie/782068-sebastien-korchia-laisser-grece-faire-faillite-creer-plan-sauvetage-banques

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