Un persistant parfum de déroute

Si la France était un coureur cycliste, il serait en petite forme. Les shoots massifs d’EPOkeynésiannisme et de socialo-anabolisants l’ont rendu accro mais ne produisent plus l’effet escompté. Et dans cette course mondiale où les jarrets des autres pays s’excitent à qui mieux-mieux, le petit coureur France a cru bon de faire frotter le galet de sa grosse dynamo sur sa roue voilée, ce qui lui fait pédaler plus fort sans aller plus vite. Las, ses efforts ne sont pas terminés : de puissantes côtes pointent à l’horizon…

La crise prend maintenant une tournure plus rude, et on comprend, aux signes qui s’accumulent, qu’il va falloir pédaler beaucoup plus vigoureusement pour espérer simplement ne pas redescendre les côtes déjà montées. Et vu la bobine de la bicyclette, et la tête rougeoyante à la limite de l’apoplexie du pédaleur, on sent que cela va poser de sérieux problèmes.

Par exemple, on pourrait parler Taxes Foncières, vous savez, cette taxe géniale qui permet à l’Etat de prélever son loyer sur votre soi-disant propriété. Stupéfaction ! Cette ponction augmente en flèche. C’est vraiment une grosse surprise dans un pays ultra-libéral !

Tout indique que ces taxes, mamelles nourricières indispensables de collectivités locales toujours au bord de la famine, augmentent dans des proportions démesurées au fur et à mesure que les services locaux d’un état ventripotent grossissent ; eh oui : plus un animal grossit, plus ses besoins de base, nécessaires à simplement le maintenir en vie, augmentent.

Mais ce qui est amusant, c’est que ces collectivités locales vont découvrir un intéressant effet dans les prochains mois. Pour différentes raisons, il est raisonnable de penser que lorsque l’inflation va pointer vraiment le bout de son nez, la Banque Centrale Européenne va remonter ses taux directeurs.

Et là, chose amusante (enfin, pas pour tout le monde), les prêts immobiliers vont devenir subitement de plus en plus chers. On pourra toujours arguer du fait qu’avec une jolie inflation, on rembourse avec de la monnaie de singe, certes, mais ce serait oublier que les taux s’ajustent bien plus vite (surtout à la hausse) que les salaires.

Les gens n’empruntent plus, n’achètent plus, … et la bulle immobilière a alors toutes les chances de s’effondrer ou, au moins de nettement s’essouffler. Du reste, en parallèle à cet élément, la crise continuera d’infuser dans toutes les strates de la société et il n’est pas improbable que l’appauvrissement des classes moyennes et populaires continue de plus belle.

Au bilan, cela se traduira mécaniquement dans les prochaines années par une baisse importante des revenus des communes, tant sur ces taxes que sur les droits de mutation.

Double effet kiss-cool qui va ensuite s’ajouter à cette baisse des ressources : l’augmentation quasi-explosive des dépenses, ces communes ayant, en effet et pour la plupart, eut l’ingénieuse idée de contracter des emprunts pourris à la sauce Dexia, en taux variables.

Nous avons ici la recette d’un désastre annoncé.

Parce qu’en effet, on ne va pas vraiment pouvoir compter sur un marché de l’emploi florissant. Les premiers frémissements qu’on distingue dans le froufroutage bruyant d’une presse acquise aux mamours PS/EELV ne sont pas du tout optimistes.

On apprend ainsi que BNP-Paribas et la Société Générale font des coupes claires dans leur staff. On peut imaginer que les autres banques seront, elles aussi, touchées.

Pire : si l’on prend le cas spécifique des transports (dont, faut-il le rappeler, l’Etat est un des plus gros acteurs sur le marché en France), on sent que là encore, l’avenir n’est décidément pas rose. Je n’évoquerai pas (parce que je suis un petit libéral gentil, parfois) le cas du TGV qu’on n’arrive toujours pas à exporter où que ce soit. Et je passerai rapidement sur le cas symptomatique de Seafrance qui va probablement agoniser encore quelques années avant de péricliter dans un bain de sang social assez peu ragoûtant ; je ne le souhaite bien sûr pas aux repreneurs, mais malheureusement, c’est bien ce qui risque de se produire.

On se demande d’ailleurs quelle malédiction taquine s’acharne sur les transports français en règle générale, tant les casseroles s’accumulent en ce domaine. Dernière en date, la belle place d’Aéroport Le Plus Pourrÿ Du Monde décernée sans difficulté à Roissy Charles-De-Gaulle, qui, soit dit en passant, le mérite largement.

Mais cela va plus loin que ces petits classements mesquins qui ne comprennent pas comment marchent certains services français qui consentent, dans un geste de bonté, à accueillir malgré tout des touristes et des hommes et femmes d’affaires dont on sait déjà qu’ils sont incultes, barbants et surtout … pas français.

En effet, la Malédiction Des Transports Demaerd s’est aussi abattue sur le rail français. Longtemps vanté de par le monde pour ses qualités techniques et ses prestations larges et abordables, le transport ferroviaire n’est plus que l’ombre rachitique et souffreteuse de lui-même. C’est tout de même enquiquinant, ne trouvez-vous pas, cette dégringolade de la qualité de service alors que, jusqu’à plus ample informé, l’ensemble du rail français est pour le moment détenu et géré par l’Etat d’une façon ou d’une autre.

S’y prendrait-il comme un manche de pioche tordu pour gérer son patrimoine ? Oh. Je ne peux pas le croire.

Epic Fail

Ce n’est pas le cas de Jean-Paul Huchon (un de ces repris de justice, condamné le 20 février 2007, que la République semble aimer tendrement à de hautes fonctions, comme Pasqua, Juppé, Emmanuelli, Fabius et tant d’autres) : monsieur s’est tout remonté le bourrichon au sujet du service catastrophique rendu par la RATP et la SNCF pour, notamment, les lignes B et C du RER.

Cela va étonner certains, mais il semble que les usagers de ces lignes ne sont pas bien informés (choc n°1) et qu’en plus de ça, la ponctualité des trains ne serait pas exactement irréprochable (choc n°2)… Si l’on y ajoute le bruit et l’odeur … Ok, elle est facile, mais je n’ai pas pu m’en empêcher : les métros et RER de la capitale puent et trimbalent leur charge utile comme des sacs à patate en milieu hostile.

Si l’on factorise l’arrivée prochaine d’une carte de transport à tarif unique sur la région parisienne, introduite exclusivement pour des raisons politiques et absolument pas par motivations économiques, on comprend tout de suite que les Franciliens vont prendre cher pour les prochaines années.

Rien que ces éléments, ne représentant pourtant qu’une tranche fine des problèmes récurrents du pays, devraient à eux seuls inquiéter un tantinet les domestiques qui nous gouvernent. Et pourtant, d’intérêt, que nenni.

Du côté des socialistes de gauche, on se rejoue quelques pugilats consternants de médiocrité où les échanges d’amabilités sont à peine voilés par le langage forcément diplomatique d’hypocrites en mal d’électeurs. Quant aux socialistes de droite, ils se perdent en futilités pendant que leur chef se la joue Inspecteur Clouzot avec les fraudeurs sociaux.

Franchement, on n’est pas aidés : plus aucun dopant, le cerveau au bord de l’AVC, les jarrets claqués et les roues voilées, le pédaleur France va devoir poser pied à terre pour réfléchir deux minutes.

Ou tomber.

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Commentaires72

  1. Le Gnome

    Bah, les petits fours des mairies départements et autres régions ne sont pas en danger, les hausses d’impôts y pourvoieront jusqu’à devenir confiscatoires. Ce n’est pas cela qui va les arrêter.

    Au besoin, les communes seront sous la tutelle du préfet qui décidera des hausses, cela s’est déjà vu dans certaines villes où les danseuses du maire ont ruiné les finances municipales.

    1. BucheronAuvergnat

      Oui. Rajoutez à cela les communes qui font partie des communautés de commune et là ça devient grandiose niveau impôts !
      Merci à notre cher conseil municipal qui a refusé l’adhésion à cette communauté.

      1. David Brabant

        « Plaindez »-vous. En Belgique, on a cinq niveaux de pouvoir (fédéral, régions, communautés, provinces, communes). Chacun employant une kirielle de ponctionnaires et y allant de sa créativité taxatoire. Youpie. CPF, toussa.

        1. Raoul

          « Kyrielle » en référence plus ou moins moqueuse au Kyrie eleison de la messe. L’orthographe simplifiée que vous utilisez est acceptée mais je trouve qu’on y perd l’aspect historique…

  2. David Brabant

    « Si la France était …, elle serait … », non ? Quelque chose me choque dans la phrase. Mais j’ai conscience que ça se discute.

      1. Philippe Sandron

        Pour moi aussi, et je crois mes premiers instituteurs, le pronom personnel de la proposition principale devrait se rapporter au même sujet que celui de la proposition subordonnée.

  3. BucheronAuvergnat

    Bonjour,
    Bel article. La cause du non export du TGV et autre Raf*le ( ce mot devient tabou) est à relier avec un de vos 10 points cité dans votre article précédent: le management des sociétés de transport devient aussi vieux que les politiques!
    Le produit est à l’image de ses dirigeants : vieux.

    La bête qui sort du lot est Airbus même si je commence à douter de notre capacité à répondre à autant de commandes sans en payer le prix (humain, qualité du produit, pénalités de retards, …)

    Cdlmt,

    1. YP

      Le rafale est un mauvais exemple : On peut lui reprocher beaucoup de choses, mais en attendant il vole, lui (renseignez vous le « JSF » ou sur le F-22, pour rire…) L’exportation de ce genre de quincaillerie est une décision éminement politique et il faut bien reconnaitre que la diplomatie francaise ne fait simplement pas le poids.

      Airbus, a effectivement un (énorme) problème politique interne à l’entreprise.

      1. adnstep

        En l’occurrence, ce n’est pas la diplomatie qui a merdé, mais Dassault. Les liens entre Sarko et l’émir (tape dans le dos, bisous, toussa, toussa) avaient largement facilité les choses, mais les coutumes sont les coutumes, au souk, le client s’attend toujours à ce que le commerçant lui fasse une petite ristourne. c’est le jeu, et Dassault n’a pas voulu le jouer.

        En plus, c’est une double bonne nouvelle pour l’armée de l’air : et d’une, si ce marché avait été remporté, Dassault n’ayant qu’une chaîne d’assemblage et ne pouvant rendre rentable une seconde, les Rafale destinés à l’AA seraient passés au second plan, ce qui aurait entraîné des retards dans la livraison, donc des coûts supplémentaires de maintenance des appareils en service (un avion, plus c’est vieux, plus ça coûte en maintenance).

        Et de deux, si on leur avait vendu des Rafale, il aurait fallu racheter leur Mirage 2000-9. C’est pas que c’est un mauvais avion (durant la guerre de Lybie, ils se sont montrés largement plus efficaces et disponibles que les F16 block 9 des quinquins), mais non seulement il aurait fallu les racheter sur les crédits du ministère de la défense, donc acheter moins de Rafale, et en plus il aurait fallu les rétrofiter pour les remettre au standards OTAN.

        Sans compter quelques détails amusants comme enlever « Allah Akbhar » sur les écrans quand ils s’allument.

        1. YP

          La diplomatie américaine fait tout pour que le rafale n’ai pas de référence à l’export (Corée, Singapour) et quand la diplomatie francaise ne fait pas tout foirer elle-même (Brésil), Dassault ne veut pas payer tout seul le développement des nouveaux moteurs pour les émiratis ; il ne reste donc plus que l’Inde et le Koweit… 😀

  4. Flo

    Sans compter, pour poursuivre dans la métaphore cycliste, que si par extraordinaire on arrivait au sommet d’un col, le peu de lucidité qui resterait au pays après un tel effort le mettrait en grand danger pour la descente sinueuse, glissante et bordée de précipices qui suivrait…

  5. Stéphane

    Je ne pense pas que la BCE remontera les taux. Ca flinguerait tous les Etats endettés à mort (c’est-à-dire tous les Etats de la zone euro).

    Avec Super Mario Draghi aux commandes, ils préfèreront laisser courir l’inflation.

    1. Qui courra jusqu’à ce qu’elle soit un peu trop grosse et que les gens grognent. Enfin, à vrai dire, on peut imaginer un peu tous les scenari, on rentre maintenant en territoire inconnu.

    2. deres

      Si je ne m’abuse, il y a une petite erreur dans l’article. Pour les emprunts immobiliers, les taux fixes ne dépendent pas du taux d’intérêt de la BCE mais du taux d’emprunt du pays. Par contre pour les taux variables, ils dépendent plutôt du taux d’échange entre banque qui lui est influencé directement par le taux d’intérêt de la BCE. Néanmoins, je partage le raisonnement car le taux d’emprunts des Etats grimpent en flèche alors même que Super-Mario a fait baisser les taux de la BCE !!! La machine est donc en route et les décisions de la BCE n’y changeront rien à moins de monétiser à fond les manettes. Une des manifestations de l’inflation résultante serait la bulle immobilière qui au contraire pourrait continuer à se développer. L’autre effet rapide serait la chute de l’Euro et donc l’explosion du prix des matières premières que nous payons en dollars. Après, les producteurs seraient rapidement obligé de reporter ces hausses …

      1. En fait, ça dépend comment votre emprunt est contracté. Pour les taux variables, certains sont effectivement calés sur l’EURIBOR, mais pas tous. Il peut y avoir des montages plus ou moins exotiques (allant jusqu’au carry-trade).

        1. deres

          Oui, c’est une explication générale. Les banques ne révèlent pas leur méthode de choix exact et cela dépend aussi de la durée du prêt. De plus, il faut ajouter leurs marges, frais, etc … Il y a quelques années, les taux baissaient en partie car les banques voulaient récupérer des clients et se servaient des emprunts comme un produit d’appel avec des marges faibles. Actuellement, à cause de leurs problèmes de fonds propres insuffisants, elles cherchent à augmenter leur marge ce qui pousse aussi à la hausse.

  6. something

    « Pour revaloriser son image, ADP a même lancé l’été dernier une vaste campagne de pub »

    Et voilà. En France il n’y a jamais de problèmes, c’est juste la perception des gens qui est faussée et du coup on souffre d’une « mauvaise image » parfaitement injuste et injustifiée. Une bonne campagne de matraquage et ça repart !

  7. GrosBen

    Mon ancienne boite louait parfois un labo chez Alstom pour faire passer des tests aux équipements que l’on conçoit et c’était moi qui était chargé de tout ça.
    Ce que j’y ai vu est éloquent, c’est vraiment l’exemple typique de la boite qui a toujours vécu d’un monopole et où tout le monde se complait dans la glande et la médiocrité.

    Quand il est 11H et qu’après 5 cafés vous arrivez à mettre au travail les techniciens loués avec le labo, on vous dit que le matériel de mesure n’est pas calibré et qu’il va encore falloir attendre 1h ou 2…
    Du coup ça laisse un peu de temps pour se balader et observer ce qui se passe. Sur les chaines de fabrication, pour une personne qui travaille (surement un intérimaire) il y’en a 4 ou 5 qui se tapent la causette toute la matinée.
    Vous revenez au labo, les techs n’ont toujours pas réussi à calibrer le matos… Mais c’est pas grave qu’ils nous disent, on peut récupérer des données brutes et les corriger plus tard… 2 ans après j’attends toujours ces fameuses données corrigées.

    Le plus beau c’est de les entendre à la cantine se plaindre des salauds de chinois qui leur ont volé leur techno et qui remportent tous les appels d’offre. Comme si les chinois n’étaient pas capables de construire eux-même l’équivalent d’un Corail alors qu’ils construisent des trains depuis toujours et ont peut-être le plus grand et le plus fréquenté réseau ferroviaire au monde… Pas un pour se dire que tant que ça sera la fête du string chez eux, ils continueront à perdre tous les marchés face à Siemens, Bombardier et autres fabricants chinois.

    1. Jacques

      Grosben, pour connaître Alstom de l’intérieur, ce que vous dites n’est que partiellement vrai. Dans mon établissement, de nombreuses personnes, même de base se battent pour tenir la boite, la faire vivre, et le cas échéant, faire cesser la gabegie… Ceci dit, la logique et les principes opérationnels du groupe s’infusent peu à peu, et de plus en plus de « managers », sans connaissance des métiers qu’ils sont sensés « manager », prennent place.
      La blague la plus courantes chez les techniciens de base, maintenant, c’est:  » vous allez voir votre chef avec votre problème, vous ressortez du bureau avec 2 problèmes: le votre et celui du chef. »
      Enfin, la productivité dans les usines de France varient beaucoup suivant leur localisation géographique, on travaille vraiment beaucoup en Alsace, normalement en dessous, et pas vraiment beaucoup dans le sud, pour parler des usines que je connais.

      1. Théo31

        On a maintenant l’explication de l’endettement des PIGS : le réchauffement climatique anthropique. Mais bizarrement, on veut bien lutter contre le second mais pas contre le premier. 😀

  8. infraniouzes

    On attend avec impatience le programme économique du PS et de la Gauche en général. Eux parler d’austérité ? Nenni… Faut dire qu’ils nous ont habitués à des distributions gratuites de lait, de miel, de douceurs de toute sorte le tout enrobé dans des fadaises à faire pisser de rire un Chinois derrière sa machine.
    Mais où va-t-on ma bonne Dame si on ne peut plus emprunter comme on veut pour faire croire aux Français que tout tombe du ciel sans effort ? C’est un monde ça !
    La France a été droguée depuis 30 ans avec toutes sortes de produits hallucinogènes, anxiolytiques et autres immunodépresseurs qui lui ont fait croire aux éléphants roses. Le sevrage qui s’annonce inéluctable va avoir des effets terribles et la cure de désintoxication s’annonce très très longue.

  9. Pascale

    C’est sûr le dernier shoot, ce sera une overdose, et il sera fatal.

    En ce moment, vous constaterez que le mouvement des OWS (qui s’affichent quand même « anti-capitalistes » et que l’on ne voit étonnamment pas dans les pays émergents où les taux de croissance affichent des sommets) se donnent aussi le surnom des « 99% », cad les pauvres face au 1%, les riches. Affligeant !

    1. YP

      Ne confondez pas la culture économique du peuple américain (certes en perte de vitesse) et celle du peuple français (inexistante depuis la nuit des temps et aucune raison qu’on entr’aperçoive une amélioration sur le sujet.)

      Par exemple, il y a un mouvement de contestation « tea party » qui est toujours là, lui… En france on n’a que des indignés.

  10. adnstep

    Ca n’a rien à voir, mais comme je tombe dessus, et qu’on parle de vélo…

    Qui a dit : « Le libéralisme est à la liberté ce que la République est à la démocratie, une forme supérieure d’évolution. Je suis libéral. »

        1. Nord

          Delanoé? Ça m’en touche une sans faire bouger l’autre, comme disait justement et fort à propos le cher Lance Armstrong …

          (oui, je sais, je sors 😉 )

  11. valuebreak

    deux trois remarques en vrac …

    on s’en tape du taux directeur de la BCE … d’abord il ne commande que la rémunération des réserves en excès et ensuite, c’est effectivement comme l’a commenté un lecteur les banques qui font leur sauce autour du 10 ans national.

    si les banques remontent leurs taux ou, plus probable, si elles resserrent leurs critères d’accès, alors oui, le marché immo va morfler. sévère. ceux étranglés par leur crédits ne trouveront pas d’acheteurs … et resteront propriétaires de leur bien, à corps défendant .. et continueront à payer du foncier, dont l’assiette est fixée (à la hausse tous les ans) par l’état. Donc, rien de négatif pour les communes. Qui en revanche se prendront un méchant défaut de paiement par l’état …

    dans l’échelle des CT, vous avez oublié les cantons … ça fait 6 … (je passe sur les syndicats mixtes, mais ça pompe aussi).

    allez une dernière pour la route, à propos du vélo France …
    un très mauvais cycliste meurt d’overdose. à son enterrement tous ses concurrents cyclistes marchent derrière le cercueil, en murmurant : c’est bien la première fois qu’il fait la course en tête …

  12. Nord

    « Longtemps vanté de par le monde pour ses qualités techniques et ses prestations larges et abordables, le transport ferroviaire n’est plus que l’ombre rachitique et souffreteuse de lui-même. »

    Bah c’est normal, puisque les transport sont progressivement pri-va-ti-sés!!!

    Il écoute quand on lui parle? Pardon? Que je .. Que ferme mon claque-merde? Bon d’accord, je retourne chez Seb Musset.

    (hô je deconne, hein! ceci est une fiction! Enfin pas tout à fait car c’est exactement l’argument qu’on sort quand on est tout-sauf-libéral et qu’on veut en placer une. Parfois il y a aussi un vibrant: « et le rail anglais, hein? Hein? Hein? » – là les plus audacieux vous tancent d’un courageux et révolutionnaire « faut arrêter tout ça » … et là t’as envie de répondre que, la couille, ça va s’arrêter tout seul, te biles pas)

    1. MXI

      J’y ai eu le droit au rail anglais (alors que je le trouve mieux que la SNCF). Maintenant je leur dit que, d’après mon expérience de banlieusard, 99% des retards sont dus soit à des « signal failures » soit des « engineering work running late ». Et, oh quel hasard !, la gestion des voies ferrées est la partie quasi-publique de la chose (Network rail) et conséquence du manque d’investissement passé:D

      Mais le tout est très très reglementé

        1. Nord

          Certes, ô noble et élégant bipède! mais Contrepoints n’est nullement source recevable pour le tout-sauf-libéral car c’est un blog (sic!) néo-turbo-libéral sauce moutarde et aux relents d’extrême-droite. J’ai déjà tenté le coup et renoncé.

          @MXI – oui, pareil: je prends souvent les transports en commun de la perfide Albion, et n’ai jamais eu à m’en plaindre …

          Amusant d’ailleurs comme Robert Gaucho n’imagine pas (fut-ce une nano-seconde) qu’un transport en commun puisse être privé. Essaie de lancer ton contradicteur sur le transport aérien et là tu auras du mal à contrôler tes sphincters.

    2. Pascale

      Ah, moi on m’explique que san sl’État il n’y aurait pas de lignes de chemin de fer du tout et que c’est l’État qui a tout fait.

      On m’explique aussi qu’heureusement que la SS est gérée par l’État sinon certains grands malades ne seraient pas assurés par des compagnies privées : trop chers à assurer pour le privé. Et regarde ce qui se passe aux USA …. et patati et patata.

      Bref, les gens sont tellement habitués à voir l’État se mêler d’absolument de tout qu’ils n’arrivent une seconde à envisager que certains domaines seraient mieux gérés par le privé. Pire : ils sont paniqués à cette idée.

  13. Franck Boizard

    Juste une remarque :

    « coupe claire » (qui laisse le soleil atteindre le sol entre les arbres) est plus grave que « coupe sombre ». Généralement, la classe jacassante emploie ces expressions de travers, comme quoi employer un terme technique par pédantisme expose au ridicule.

    Vous avez raison : pour l’instant, les banques font des coupes sombres. Les coupes claires, c’est pour l’année prochaine.

    Je suis de plus en plus ulcéré par la manière dont le vocabulaire est perverti par la classe jacassante. Je deviens donc maniaque sur le sujet.

    1. Pour ma part, je connais la différence, mais j’ai d’autres renseignements pour ces banques. Les effectifs internes sont coupés sombres, les effectifs externes, … disons que ça s’éclaircit progressivement 🙂

  14. BA

    Le nouveau président de la BCE, l’Italien Mario Draghi, a redit à Francfort sa fidélité à l’orthodoxie défendue par son prédécesseur, le Français Jean-Claude Trichet.

    Le rôle de la BCE est de défendre la stabilité de la monnaie, un point c’est tout, a-t-il martelé. « C’est la contribution majeure que nous pouvons apporter pour soutenir la croissance, la création d’emplois et la stabilité financière », a-t-il dit.

    Pourtant, de plus en plus de dirigeants européens estiment que seule l’institution monétaire est à même de contenir la crise, en mettant beaucoup d’argent sur la table pour acheter la dette des pays en difficulté.

    La France est ainsi revenue à la charge sur ce thème, le Premier ministre espagnol José Luis Zapatero, dont le pays est de plus en plus dans le viseur des marchés, a fait de même. Sans parler des investisseurs, qui placent dorénavant tous leurs espoirs sur cette option.

    « Comme sauveur de l’Italie, mais aussi des autres pays précaires, il n’y a que la BCE », commentait l’analyste allemand Robert Halver, de Baader Bank, « c’est la seule à pouvoir lutter contre l’explosion nucléaire de la zone euro ».

    A Rome pourtant, le nouveau chef de gouvernement Mario Monti a affirmé ne « pas voir de raison de modifier » le mandat de la BCE. Il a annoncé un mini-sommet avec le président français Nicolas Sarkozy et Mme Merkel jeudi prochain à Strasbourg.

    Mais l’obstacle principal, c’est l’Allemagne, qui refuse au nom de l’indépendance de la BCE et de son rôle de garant de la stabilité des prix de la laisser s’embarquer dans cette voie.

    http://www.romandie.com/news/n/Zone_euroLa_crise_s_etend_Berlin_s_obstine_a_refuser_un_role_accru_pour_la_BCE181120111811.asp

      1. monoi

        Exactement, la monetisation a deja commence.

        D’autant plus que les taux n’ont fait que monter depuis qu’ils ont commence…ce serait marrant d’avoir une mise au marche de leur « trading ».

  15. Absolut

    Stupeur et tremblements!
    C’est typiquement franco-français ce communautarisme (victimisation) à outrance?

    Le Comité représentatif des institutions juives de France (Crif) s’invite de façon inattendue dans la négociation entre le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts. Dans un éditorial … (snip) … Une clarification s’imposait.

    http://www.liberation.fr/politiques/01012372361-accord-ps-ee-lv-le-crif-s-invite-dans-la-polemique-sur-paris

    On ne peut pas citer comme ça in-extenso un article de Libé. D’abord parce que Libé, c’est tout pourrÿ, ensuite parce que ces bas de plafond pourraient croire qu’on en veut à leur copyright.

  16. infraniouzes

    Dans la série  » Ce monde est fou mais qu’est-ce qu’on rigole » il y a l’affaire SeaFrance. . La CFDT, syndicat majoritaire, dénonce ce qu’elle estime être un lock-out (fermeture provisoire décidée par la direction). L’avocat du syndicat, Philippe Brun, a déposé au tribunal de grande instance de Paris une assignation en référé d’heure à heure, avec astreinte d’un million d’euros par jour, à l’encontre de SeaFrance, de ses administrateurs, et de la CCI, gestionnaire du port…
    On croit rêver. Mais MM les syndicalistes goûtent enfin à l’interdiction de travailler qu’ils ne se gênent pas d’appliquer d’autorité (par la manière forte) quand cela sert leurs intérêts.
    L’arroseur arrosé ?

    1. Pascale

      Une bonne occasion d’augmenter le nombre de fonctionnaire « travaillant » à la HADOPI. Alors que manifestement elle a déjà du mal à gérer le problème des téléchargements.

      Une chose positive dans cet acharnement à persécuter l’internaute c’est que ce dernier développe des techniques de plus en plus pointues pour devenir anonyme sur la toile. Plus la persecution devient lourde, plus les persécutés deviennent ingénieux. C’est la même chose dans tous les domaines.

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