Contre l’échec scolaire et le manque de logement, distribuons des bisous

La période pré-électorale, et en particulier la présidentielle, est une période propice au déchaînement violent de bourrasques de bisous humides et autres avalanches de sentiments généreux portés hauts et forts. Avec l’étiolement catastrophique des messages politiques des candidats actuels, le déluge de gros bécots baveux prend une ampleur quasi-biblique.

Avec ces bisous citoyens, je n’évoque pas, pour éviter de faire un billet de plusieurs dizaine de milliers de mots, les tirs nourris de certains candidats officiels pour qui l’arrosage d’idées payées à crédit sur le dos des générations futures est devenu un sport habituel pratiqué avec acharnement.

Non, ici, il s’agit de ces bisous distribués avec une générosité aussi démonstrative que médiatique par les organisations quasiment-non-gouvernementales officiellement autorisées à le faire au rang desquelles on retrouve toujours une foultitude de personnes célèbres, riches, belles, médiatiques ou le tout ensemble.

La semaine a ainsi commencé avec, par exemple, Eric Cantona qui est sorti du mutisme dans lequel l’avait plongé l’échec rôtissant de sa précédente tentative ridicule de faire basculer le monde bancaire en proposant judicieusement à tout le monde de sortir, le même jour, l’argent de son compte. Passé la stupeur du ratage (un an tout de même), Eric a donc choisi ce petit moment pré-électoral pour nous gratifier de ses quelques grammes de brute dans un monde de minables (dixit Copé) : pour notre footballeur / artiste / acteur / indigné / candidat, l’ensemble de la politique du logement en France doit être remis à plat et la Fondation Abbé Pierre, à laquelle il appartient, se faire fort de proposer une foultitude de solutions … qui n’en sont pas.

En effet, sous une pluie de petits bisous aux plus défavorisés, on se rend compte que les propositions formulées ne sont qu’une enfilade d’interventions étatiques aussi grossières qu’à côté de la plaque. La fondation veut ainsi (et je reprends l’excellent commentaire de Vincent Bénard sur son billet) fixer des objectifs nationaux de production, étendre le financement du logement social, taxer plus les logements vacants, empêcher la transformation de logements en résidences de tourisme, obliger les lotisseurs à intégrer 30% de logements sociaux dans leurs programmes, renforcer les obligations des collectivités au titre de la loi DALO, augmenter les seuils « SRU » de logements sociaux et tripler les amendes contre les communes qui résistent à cette forme patente de communisme.

Si l’on y ajoute les velléités d’aménagement planifié, alors que ce sont ces planifications qui sont l’une des principales causes de la pénurie et donc des prix élevés des logements, on comprend que les bons sentiments et les idées généreuses pavent, encore une fois, l’autoroute vers l’Enfer avec des limitations de vitesse inexistantes et des radars pour ceux qui roulent trop lentement.

Evidemment, c’est un exemple typique d’interventionnite aiguë dans le logement, camouflée par une tempête d’embrassades, de Cajoline en quantité industrielle et de méconnaissance totale des mécanismes de base de ce qui reste d’un marché immobilier caché derrière les buissons épais du maquis de régulations étatiques.

On pourrait croire que ce serait le seul. Eh bien non.

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

Les présidentielles sont, encore une fois, l’excuse utilisée par une autre association pour présenter ses petites lubies. Il s’agit de l’AFEV (association de la fondation étudiante pour la ville), qu’on tire une fois par an à cette période de l’année, semble-t-il.

Et que propose cette association ? Un généreux et vigoureux Pacte Contre l’Échec Scolaire, qu’on pourra découvrir sur son site dont les couleurs ne sont pas sans évoquer un certain bord politique (mais c’est une pure coïncidence).

N’allez surtout pas sur « Qui Sommes Nous », le bisoumètre explose très vite. Ne faites pas de recherche avec Google sur les subventions que vous, contribuables, versez de force à cette association (un demi million d’euros tout de même pour essayer de réaliser exactement ce que l’Education Nationale échoue lamentablement à faire pour encore plus de pognon, mais oups n’en parlons plus).

L'AFEV, des bisous en pagaille

Et donc, puisqu’on y est, que se cache-t-il donc derrière ce Pacte présenté en exergue d’un Libération tout acquis à cette cause chaude et humide ? Avant de se plonger dans le détail des propositions, on découvre que le Pacte en question a été bruyamment signé et relayé par une flopée de libres panseurs sur des jambes de bois, à commencer par l’inénarrable Hessel, digne représentant d’un quatrième âge effervescent dans le n’importe quoi rigolo, suivi immédiatement par une impressionnante cohorte de sociologues (qui, rappelons-le, sont à l’Education ce que les astrologues sont à la physique du cosmos).

Et ce pacte contient donc trois priorités. C’est pratique, trois, parce que ça tient sans trop de problème dans le cerveau reptilien étroit d’un candidat à la présidentielle. Et les trois propositions se résument ainsi : en finir avec l’absence de bisous, les mêmes bisous pour tous, et des bisous adaptés au besoin de chacun. Certes, ce n’est pas dit comme ça, encore qu’on puisse le regretter. Mais au final, cela y mène.

En premier lieu, il faut en finir avec l’amalgamefforsouffrance.

Pour nos empacteurs, les enfants sont trop souvent en situation de souffrance à l’école. Pourtant, avec l’armée de sociologue de tout à l’heure, les moyens de l’EdNat qui n’ont jamais cessé d’augmenter en quarante ans, alors que le nombre d’élèves, lui, stagne, on est en droit de se demander comment les générations qui ont subi l’école des années 40, 50, 60, 70 et avant ont bien pu apprendre à lire, écrire et compter alors que tout indique que l’effort y était certainement bien plus grand.

Il est vrai qu’à voir certaines classes, les têtes des élèves, maintenant fort pleines dès 8h le matin, sont très très lourdes et impossibles à lever. Une armée de zombie doit alors faire l’acte héroïque de sa présence pendant les chevrotements monocordes de professeurs approximatifs. La souffrance est palpable.

Le Pacte réclame donc (encore !) la disparition des notes en élémentaire (ah bon, ils ont encore des notes, les petites vermines de CP ? Je croyais qu’ils étaient passés aux smileys, moi). Il propose aussi de faire en sorte que le travail personnel (les devoirs, en langage normal) soit intégré au temps scolaire (fait à l’école, en somme). Il n’est plus tout à fait personnel, ce n’est plus tout à fait du travail, et il n’y aura pas de notes. Tu la vois bien, la grosse éducation de combat, là ?

À noter la proposition criante de pragmatisme : « L’observation du climat scolaire ». Ça se fait avec des longues-vues spéciales, teintées, pour être correctement ébloui et se griller la rétine et les neurones qui pensent derrière.

Mais tout ça ne marchera que si l’on …

Réinvente le collège unique

Eh oui : comme le collège unique, introduit à partir du milieu des années 70 (Loi Haby), a prouvé qu’on pouvait progressivement bousiller des générations d’élèves en proposant un même moule à tous les cas possibles, l’idée est de ne surtout pas remettre le principe en question mais d’en remettre une couche, dans un sens différent, pour qu’il pénètre bien la fibre citoyenne. Le tout est de l’étaler avec un mouvement ample et souple, en répétant l’opération pour que les différentes couches ne se voient pas les unes derrières les autres.

Et comme au primaire, avec les vigoureuses non-méthodes, la généralisation de la non-notation et la disparition du tout effort, on produit de petits analphabètes très créatifs et particulièrement culottés, on en vient à la conclusion que, je cite, « Le collège doit être repensé comme le prolongement de l’école primaire ». Quand nous arriverons à la réforme qui permettra au Lycée d’être le prolongement de l’école primaire, on aura vraiment atteint le but initial : former des singes citoyens efficaces pour ce que l’Etat veut leur faire faire.

Enfin, tout ceci devra s’accompagner d’un changement d’opinion profond vis-à-vis de la filière professionnelle, …

Pour une orientation choisie en filière professionnelle

… car il est injuste qu’on propulse à coup de pieds au cul des petits fouteurs de merde élèves en souffrance dans des filières qui ne sont pas faites pour eux, et, inversement, il faut tout faire pour que ceux qui veulent apprendre un métier autre que (au hasard) sociologue en allant chauffer des bancs de l’Université, s’inscrivent dans cette filière avec plaisir.

Moui. Effectivement, ce serait bien, surtout qu’il apparaît que les filières professionnelles, si elles n’étaient pas systématiquement remplies des rebuts des autres filières, offrent en effet des débouchés crédibles pour un paquet d’élèves que les formidables méthodes d’apprentissages et autres collèges uniques n’ont pas permis d’accrocher aux trains en route vers les sciences dures, les prix Nobel et les grandes écoles, tralala…

Malheureusement, cette belle volonté s’écorche violemment sur le crépi du pragmatisme : grâce à l’argent magique qui pousse sur les arbres, pardon à une hausse bien carabinée de la Taxe Professionnelle, le Pacte propose d’améliorer les conditions d’accueil, d’élargir l’offre de filières (parce qu’il n’y en a pas encore assez), de moderniser le matériel mis à disposition, de renforcer le lien avec le monde professionnel, d’accompagner les bacheliers professionnels vers la poursuite d’études, et de distribuer du bisou à tous les étages.

Opérationnel, pragmatique, finement ouvragé, tout ce plan démontre que rien ne vaut une bonne averse de bons sentiments enrobés dans du bon caramel de politiquement correct pour une barre chocolatée pleine d’énergie du désespoir.

Gageons qu’avec les noms que ce Pacte rassemble déjà, les candidats seront rapidement mis au pied du mur et pourront, comme pour le Pacte Écologique de Hulot en 2007, se passer joyeusement la corde au cou.

Moi, je vais prendre des photos, ce sera grandiose.

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Commentaires114

  1. kelevra

    en coree du nord, des tribunaux speciaux jugent les malfaisants n ayant pas suffisament fait semblant de pleurer la mort de leur grand leader, la peine : six mois de camp de travail. quand je lis votre texte, j ai cet arriere gout dans la bouche ou dans un autre orifice que nous ne sommes plus tres loin de la coree du nord.

    1. Yazira

      Ah oui quand même « la France plus très loin de la Corée du Nord » chapeau l’artiste ( méchamment j’aurais pu dire l’autiste). Si cela ce n’est pas se foutre de la gueule des nord-coréens et de ce qu’ils subissent …

      Vous devriez revoir quelques notions car la France c’est juste ( et malheureusement) de la social-démocratie.

      1. Nicolas

        « Vous devriez revoir quelques notions car la France c’est juste ( et malheureusement) de la social-démocratie. »

        Version hard alors, car depuis 20 ans, elle s’est singulièrement enfoncée vers le socialisme pur et dur..

        De fait, la suite va en décevoir pas mal..

  2. Inso

    Autant, pour la pédagogie au primaire, c’est à repenser Trouver le juste milieux entre épanouissement pour aimer l’apprentissage, et apprendre. A mon avis c’est plus efficace si l’enfant a envie d’apprendre. Chose qu’il a envie de faire par défaut, mais qui va vite le dégouter à force de le submerger. Cette envie d’apprendre pourrait limiter le nombre de relou arrivés au collège.

    Par contre le collège unique… c’est #lulz.

    Faudrait peut-être penser à avoir des méthodes différentes pour des élèves différents. C’est un peu évident même. Oui, ya des élèves qui adorent le sport, qui ont besoin de se défouler. Et après, ils sont claqués, ils sont op pour bosser sans casser les pieds. Ca peut même marcher par contrat pédagogique : si tu casse les pieds en cours, tu peux te les mettre là ou je pense pour aller faire du sport demain §§. Enfin ces méthodes ont fait leur preuve partout en Europe, notamment en allemagne, et en France, on reste avec une EdNat du 19eme siècle.

      1. Théo31

        L’EdNat date de 1932 (Herriot). Avant on parlait d’instruction publique. Ne jamais oublier que les socialistes sont élitistes, qu’ils savent tout mieux que tout le monde, qu’ils savent ce qui est bon pour les pouilleux de peuple.

    1. Pascale

      «  » »en France, on reste avec une EdNat du 19eme siècle. » » »

      Hélas, trois fois hélas, non. Si c’était le cas, on n’aurait pas toutes ces palanquées d’analphabètes et on aurait peut-être encore de vrais grands penseurs qui laisseraient leur empreinte dans l’Histoire des Idées.

    2. Pascale

      «  » »Chose qu’il a envie de faire par défaut, » » »

      Moi, par défaut, quand j’étais en age d’aller à l’école, je n’avais pas du tout envie d’apprendre. Et je ne pense pas avoir différé de beaucoup de mes camarades.

      1. Inso

        Apprendre n’est pas le bon mot, je dirais plutot que l’enfant est curieux. Donc qu’on peut lui donner envie d’apprendre.

        Enfin, juste pour info, l’apprentissage par la force (comme pratiquée au 19ème, c’est inefficace. Ya bien que les conservateurs pour croire que ça peut marcher.

        C’est pas ça qui incite à l’innovation ni à inventer. Tout au plus ça apprend à respecter la hiérarchie (à l’époque la hiérarchie était partout). Ca permet d’appliquer des techniques bêtements, super. Sauf qu’on est plus au 19eme, que les techniques évoluent 100x plus vite, et quand je vois les gens de 50 ans et plus qui galèrent devant un ordinateur… On comprend bien qu’une éducation « bête et méchante », ça marche pas, ça aide pas à évoluer par la suite.

        1. Paf

          « quand je vois les gens de 50 ans et plus qui galèrent devant un ordinateur… On comprend bien qu’une éducation « bête et méchante », ça marche pas, ça aide pas à évoluer par la suite. »

          **facepalm**

        2. Paf

          « rendre l’apprenant acteur de ses apprentissages »

          referentiel bondissant detected.
          lire, ecrire, compter.Si les parents sont incapables de fournir au gamin le cadre hierarchique pour qu’il comprenne que c’est vital sinon panpan culcul, l’ecole de la stimulation rigolote par l’interessement ne fera qu’ajouter une couche d’incapacite a apprendre.
          Le resultat donne des gamins qui n’attendent pas 50 ans pour etre incapables de tout.Quand les parents sont eux meme des cancres qui atteignent un debut de vague maturite vers 35-40 ans on obtient la population froncaise actuelle.

        3. Inso

          Mwarf quelle idée d’écrire en 2 commentaires.

          N’importe quel gamin a normalement envie d’apprendre à lire. Perso j’ai appris à lire bien avant que les cours ne me soient donnés. Mon frangin, pareil.

          Les enfants imitent leurs parents. Mimétisme. Leurs parents lisent, les enfants veulent apprendre à lire. Leurs parents regardent la TV, les enfants veulent regarder la TV.

          La pédagogie active est plus prévue pour du « plus tard » qu’au primaire, a priori.

        4. Inso

          Ajoutez donc « n’importe quel gamin [Qui a des parents qui lisent] a envie d’apprendre à lire » au précédent commentaire, sinon il ne veut rien dire.

          1. Non, même pas. Les enfants qui ont des parents qui lisent comprennent l’intérêt de l’apprendre, mais sont comme tout le monde, rechignent à l’effort. Heureusement, d’ailleurs, puisque c’est parce que l’homme est fainéant qu’il a voulu s’affranchir du travail par la machine.

        5.  » l’apprentissage par la force (comme pratiquée au 19ème, c’est inefficace. »
          L’analphabétisme a dégringolé entre 1850 et 1950 comme jamais, le nombre de personnes sachant lire, écrire et compter de façon correcte (qui leur vaudra largement le Brevet actuel) n’a jamais été aussi haut à cette époque. Bref : vous vous faites des idées sur ce qui se pratiquait.

          Quant aux gamins du XXIe, je suis désolé, mais ils sont aussi branleurs que les papys du siècle précédent devant les ordinateurs.

        6. Paf

          mais justement, on s’en fout qu’il ait envie ou pas.Il decidera ce qu’il a envie de faire quand il sera mature, vers 35 ans.En attendant il travaille.
          Les enfants imitent leurs parents pour ce qui ne prend aucun effort, pour le reste ca serait trop facile.

        7. Inso

          Non et non. Les enfants adorent imiter les adultes, MEME ce qui demande de l’effort.

          Suffit de voir en colos : tu sanctionne l’enfant en lui expliquant que pour réparer sa bêtise il va devoir faire le ménage avec les dames de ménage… Et c’est limite il adore ça.

          L’enfant aime être responsabilisé, il aime être pris pour plus grand qu’il n’est.

          Entre 1850 et 1950, l’analphabétisme a chuté, mais ce n’était clairement pas la même époque… Comparer l’analphabétisme avant 1850 et après… *lol*.

          Et surtout, à l’époque, ce qui se faisait c’était quoi ? Lire le journal ! Ou alors écouter la radio. Mais yavait pas de tv.

          A partir de 1950 la TV s’est popularisée, et qu’est-ce qui s’est passé ? Ben tient, les enfants imitent les parents, se foutent devant la TV, ne lisent plus en dehors de l’école et… et bim ça dégringole.

          On apprend rien quand on y est forcé. Au pire on le retient et on l’oublie dès que possible.

          1. Renseigne-toi concernant l’analphabétisme et tu découvriras des choses (par exemple, avant la Révolutions, beaucoup d’enfants avaient accès à l’école, et les analphabètes n’étaient pas majoritaires dans le pays, contrairement à la doxa républicaine inculquée de force ensuite).

            Pour le « écouter la radio », vu sa pénétration dans les foyers après les années 50 (1950, pas 1850), tu peux repasser. Et la téloche dans les foyers, c’est les années 70, pas avant (ou c’était parfaitement marginal). Et bim, ça n’a dégringolé qu’avec l’apparition de la méthode globale (fin 70 début 80), des pédagogismes idiots, des méthodes pour cajoler l’enfant au lieu de le faire simplement bosser, l’avènement de l’enfant roi, etc…

            Ton analyse est encore plus fausse si on refait le parcours moyen du lettré de base sur les 4000 dernières années.

            Apprendre, c’est un effort, et il coûte. Et c’est pour ça que ceux qui en savent plus long que les autres valent plus cher sur le marché du travail. Le côté « ça doit être un plaisir » est quelque chose qui n’est tout simplement pas possible pour des gamins.

        8. Nicolas B.

          Mon père a 66 ans et il n’a pas de problème à faire ce qu’il intéresse sur le Net : il lit des sites libéraux sans soucis et trouvent des mines d’informations sur les sujets qui le passionnent. Il envoie des mails régulièrement sans aucun soucis! Je ne dis pas qu’il sait utiliser un traitement de texte ou un tableur convenablement, ni qu’il saurait pirater de la musique sans se faire gauler…
          Idem pour ma mère et ma belle-mère qui adorent voir leurs petits enfants en web cam! Je ne suis pas sur que ce soit une question d’éducation même pour les plus âgés, mais une question de motivation à l’utilisation des nouveaux outils!

        9. Inso

          Oh ma grand mère aussi utilise internet. La n’était pas la question.

          La méthode globale, ok c’est débile. J’ai appris personnellement à lire avec la méthode syllabique en autodidacte (avec un peu d’aide des parents probablement), et ça a très bien marché.

          L’enfant roi, c’est une connerie aussi. Bien sur qu’il ne faut pas assouvir tout ses désirs (sinon ça en fait une machine à demander des crédits ensuite).

          Maintenant, m’est avis qu’on peut faire apprendre un enfant sans avoir à le forcer (entendre : en utilisant la force). Tout est une question de pédagogie, de donner l’envie d’apprendre… Et de comportement parental, contre lequel on ne peut pas faire grand chose.

          Faut dire que dans les exemples que tu prend h16, les parents étaient moins « laxistes ». Mais ça vient des parents, pas de l’EdNat ça. (d’ailleurs je vois pas de solution libérale à ce problème)

          1. Moi j’en vois une : tu rends les gens totalement responsables de leurs gamins. Ils veulent les mettre à l’école ? Ok, ils choisissent, et choisissent pour combien de temps, quelles modalités. Les établissement scolaires seraient libres (programme, organisation, temps de cours, contenu, …) et en concurrence. Pour les tarifs : deux solutions, à commencer par le chèque éducation au début, puis libéralisation totale du marché.

            Tu verrais que magiquement, les parents referaient attention à la bouillie qu’on fournit aux gamins.

        10. Inso

          Probablement. Mais il y a toujours le problème de l’égalité face à l’éducation… (oui, je sais que tu es anti-égalitaire, mais moi ça fait quand même parti de mes racines)

        11. Nicolas

          « Enfin, juste pour info, l’apprentissage par la force (comme pratiquée au 19ème, c’est inefficace. Ya bien que les conservateurs pour croire que ça peut marcher. »

          Tiens, moi qui pensait comme un idiot que cela avait plutôt pas mal fonctionné, étant donné la quantité de génies qu’à produit l’occident pendant plus de 200 ans..

          « Ca permet d’appliquer des techniques bêtements, super. Sauf qu’on est plus au 19eme, que les techniques évoluent 100x plus vite, et quand je vois les gens de 50 ans et plus qui galèrent devant un ordinateur… On comprend bien qu’une éducation « bête et méchante », ça marche pas, ça aide pas à évoluer par la suite. »

          Oui : grâce à une tête bien vide, nos jeunes peuvent démonter bien plus facilement leur Bic que la génération précédente. C’est très intéressant.

          « Le côté « ça doit être un plaisir » est quelque chose qui n’est tout simplement pas possible pour des gamins. »

          Savoir est un plaisir, mais apprendre, non : c’est une douleur, une souffrance, un déchirement (je parle de truc un peu intéressant, évidement..).

          « Probablement. Mais il y a toujours le problème de l’égalité face à l’éducation… (oui, je sais que tu es anti-égalitaire, mais moi ça fait quand même parti de mes racines) »

          C’est racial, on n’y peut rien.

        12. gnarf

          Je suis d’accord avec Inso. Je n’aime pas trop la conception de l’ecole comme un moment forcement penible mais qu’il faut passer.

          Il y a une trop grande polarisation en France sur ce sujet.
          D’un cote l’ecole a grand papa (t’es un numero, fais ce qu’on te dit et tais-toi), et de l’autre le foutoir progressiste qui n’apprend rien.

          Dans les autres pays, l’ecole de grand papa a fait son chemin, sans verser dans le foutoir. Mais en France le foutoir a aspire comme un trou noir toute alternative…c’est grand papa ou le neant.

          Le genre de relation maitre/enfant tres intimidante, depersonalisee de l’education republicaine classique ne developpe pas des gens capables de s’epanouir en l’absence d’une autorite les guidant toute leur vie.
          C’est une facon d’enseigner qui ne prepare pas les enfants a un monde moderne liberal, a etre entrepreneur plutot qu’employe, ou entierement soumis au bon vouloir du maitre-Etat sans jamais protester 😉

          Ca n’est que mon avis.

        13. Lamarse

          « Tiens, moi qui pensait comme un idiot que cela avait plutôt pas mal fonctionné, étant donné la quantité de génies qu’à produit l’occident pendant plus de 200 ans.. »

          La quantité de « génies » comme vous dites, est bien plus importante aujourd’hui. Lorsque l’on voit le dynamisme et l’inventivité du monde scientifique actuel par exemple, je comprends mal que l’on puisse parler de décadence des esprits…
          Non le véritable problème c’est l’éducation générale qui perd totalement de vue des objectifs pourtant simples.

          1. Oui et non. Le nombre de génies est plus grand d’abord parce que la population est plus importante, et le nombre de génies en France, lui, est plutôt plus petit (alors que sa population a augmenté).

        14. Inso

          « Parce qu’il n’y a pas, ici et maintenant, un problème d’égalité face à l’éducation ? »

          Ahah bien vu. Mais pour autant, je ne suis pas pour avoir de l’efficacité mais d’égalité. Je préfère un système ou on y trouve les deux.

          D’ailleurs à mon sens, une école plus délocalisée et indépendante, ou les professeur ont des objectifs mais qu’ils peuvent atteindre de la manière qu’ils souhaitent, ça me semblerait pas mal. Libéral dans le sens, plus de haut-fonctionnaires pour décider comment faut apprendre aux élèves à la place des professeurs, décentralisé un max. Donc efficacité. Mais école publique toujours, pour laisser les même chances à chacun sur le principe.

          Le chèque éducation pour moi c’est la délocalisation des écoles de banlieues à coup sur. Trop cher d’éduquer des élèves là bas, pas rentable.

        15. Inso

          Oui mais les pays pauvres et la banlieue, c’est pas la même chose.

          Dans les pays pauvres, l’école est la solution qu’ils ont pour s’en sortir.

          En banlieue, ceux qui font le bordel en cours, ils en ont rien à foutre. Plus tard, ils dealeront.

    3. Higgins

      En analyse transactionnelle [l’analyse transactionnelle vise à permettre une prise de conscience ainsi qu’une meilleure compréhension de « ce qui se joue ici et maintenant » dans les relations entre deux personnes et dans les groupes. L’analyse transactionnelle propose des grilles de lecture pour la compréhension des problèmes relationnels ainsi que des modalités d’intervention pour résoudre ces problèmes…
      « Berne (le théoricien de analyse) a défini un état du Moi comme un « système cohérent de pensées, d’émotions, et de comportements associés ». Du point de vue de la structure de la personne, il distingue trois types d’états du Moi:
      – Le Parent correspond aux pensées, émotions, et comportements d’une personne qu’elle a fait siens par imitation de figures parentales ou éducatives marquantes.
      – L’Adulte caractérise les émotions, pensées et comportements qui sont congruents avec la réalité de l’ici et maintenant.
      – L’Enfant correspond aux pensées, émotions, et comportements qui sont une reviviscence de notre propre enfance.
      Les termes Parent, Adulte et Enfant ne sont pas en relation avec l’âge de la personne ».](http://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_transactionnelle)

      Où l’échec de l’EN est manifeste et très inquiétant pour l’avenir, c’est que, alors que sa fonction est de faciliter le passage du stade enfant au stade adulte, il contribue, via son pédagogisme imbécile, à maintenir la population qui lui est confiée au premier stade (d’où l’aspect Bisounoursland grandissant de la société dans laquelle nous vivons). Cela explique en grande partie la place prise par l’enfant-roi dans notre société et les comportements totalement irrationnels de nombre de personnes « adultes » (celui dont on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom en est un exemple typique) face à une contrariété plus ou moins importante. Ils se réfugient alors dans la posture dite « enfant-rebelle-insoumis ». Comme ce dernier, ils ne savent que crier, taper du pied et se rouler par terre en criant à l’injustice (ce qu’on appelle en langage adulte un caprice). Généralement, les décisions prises dans ces s’avèrent assez dramatiques et conduisent le plus souvent à des impasses.

      Pour aller plus loin: « L’analyse transactionnelle » de René de Lassus chez Marabout.

  3. Pascale

    Hier Sarkozy a commencé un discours par cette phrase : « mon devoir est de vous protéger ». Comprendre « sous couvert de vous donner des bisous et d’annuler tous les risques auxquels vous pouvez être confrontés(et devez être confrontés en tant qu’être humain), je vous taxe et je vous pénalise. A-t-il été élu pour cela ? A-t-il été élu pour nous infantiliser ? Nous déshumaniser ? En tous les cas il nous martèle que oui.

    1. Laglute

      Mais c’est ce que 80% des gens lobotomisés par le système veulent : tout avoir sans risques, et c’est pour cette raison qu’ils reconduisent des socialos au pouvoir depuis plus de 35 ans…

        1. Pascale

          Oui, le « N’ayez pas peur ! » incite celui qui l’entend à se poser des questions de sytle « peur de quoi ? », « pour quoi faire  » ? Comment faire pour me protéger ? etc

          Rien à voir avec celui qui vous affirme qu’il est là pour vous protéger. D’ailleurs cela me fait penser à une phrase de Thorau «  » »Si je savais avec certitude qu’un homme venait dans ma maison avec la volonté d »être bon envers moi, je devrais courir pour sauver ma vie. » citée par Milton Friedman dans cette vidéo :

  4. infraniouzes

    Vous voulez savoir pourquoi l’EN est foutue et ne fabriquera plus que des cancres et des crétins.
    Vu sur FR2, aux infos, 3 petites mignonnes, bien propres sur elles, tripotant leur potable. Et que disaient-elles ? Que le droit d’utiliser un portable en classe était acquis. Autrement dit, « dès que je m’emm… ou que le prof ne m’amuse plus ou qu’une idée quelconque me passe par la tête (et là, croyez moi, y-en a 1000 à la seconde), je sors mon portable et je me connecte au monde extérieur vu que ce qu’il se passe en classe m’indiffère ou me fait tartir. »
    Ce pays fonce dans le mur et personne ne veut appuyer sur le frein. Dame ! La vitesse, ça grise….

    1. Paf

      mais c’est la faute du prof qui doit etre plus interessant! et d’ailleurs je pense que le droit de fumer des gros joints en classe est acquis.

      1. Inso

        C’est un fait acquis que certains professeurs savent obtenir l’attention et d’autres non. Reste à leur en apprendre les méthodes, pas qu’elles soient réservées à ceux qui « savent faire ça naturellement ».

        Ceci dit, le portable à moins de 15 ans, c’est d’une bêtise…

        On devrait isoler les salles de classes des ondes GSM lulz.

        1. Paf

          brouilleurs de portables, et lignes terrestres pour les adultes.Ca se pratique deja je ne sais plus ou.Je suis sur que c’est illegal en fraonce.

        2. Pascale

          Il paraît qu’un curé avait installé ce genre de brouillage autour de son église pour empêcher les fidèles de téléphoner et de recevoir des appels pendant la messe. J’ai lu cette info il y a plusieurs années.

        3. Pascale

          Peut être que, selon vous l’éducation du XIXème siècle, c’est has beeen… IL n’empêche les faits sont là (et toujours têtus face à l’idéologie) la France était le phare de la civilisation occidentale, elle a produit à cette époque les plus grands génies aux idées complètement révolutionnaires (dans le sens avant-gardistes et créatives). Ces génies ne semblent pas du tout avoir été brimés ni castrés par le cadre autoritaire ni par quoi que ce doit d’autre. Au contraire ces esprits géniaux ont pu se déployer en toute liberté, mais sur des bases bien solides acquises dans l’enfance.

          Et perso, je me souviens comme d’un cauchemar de mes cahiers à remplir avec des pi, des po, des ba, des cha, des me pour apprendre à lire et à écrire alors que je préférai être dehors à m’amuser. Et plus tard je me souviens comme d’un cauchemar de la traduction de « La Guerre des Gaules » qui s’étalait sur plusieurs années ….

        4. Théo31

          @Pascale :
          Le XIX° siècle a produit ce qu’il y a de pire : des vrais penseurs politiques et des économistes tels que Bastiat, Constant et Tocqueville. Hormis quelques anarchistes, qui lit ces auteurs ?

          « Détruire la concurrence, c’est tuer l’intelligence. » Bastiat

    2. Guillaume

      Elles ont raison. Arrivées à 25 ans, elles passeront toutlesconcours possibles pour avoir un statut, qui est plus important de toute chose, notamment au dela de 45 ans.

      Un contrat magique pour lequel, contre peu de force de travail, tu as un salaire garanti jusqu’à la mort, il faudrait être fou pour refuser.

    3. Nicolas

      « Vous voulez savoir pourquoi l’EN est foutue et ne fabriquera plus que des cancres et des crétins. »

      Parce que les enseignants viennent de l’éduc ant, et ont eux même été formé par des crétins, le tout avec une baisse de niveau à chaque génération..

  5. Pascale

    «  » »fixer des objectifs nationaux de production, étendre le financement du logement social, taxer plus les logements vacants, empêcher la transformation de logements en résidences de tourisme, obliger les lotisseurs à intégrer 30% de logements sociaux dans leurs programmes, renforcer les obligations des collectivités au titre de la loi DALO, augmenter les seuils « SRU » de logements sociaux et tripler les amendes contre les communes qui résistent à cette forme patente de communisme. «  » »

    Il n’y a plus qu’à former des réunions de quartier pour mettre chaque « camarade » dans le droit chemin du socialo-communisme-collectivisme …. tout cela à ses frais bien entendu.

  6. Calvin

    Très bon diagnostic.
    La différence avec « avant » ?
    Les idéologues de combat ne sont plus dans le sein des seins de l’EdNat, ni dans les cénacles politiques, mais dans les associations « indépendantes ».
    Ces gens, rééduqués par leurs ainés, veulent redonner un nouveau souffle à la Révolution Culturelle, affaiblie par les réalités économiques.
    Le système s’est mis en mode cercle vicieux, où, une fois l’élite dirigeante discréditée, ce sont les « citoyens » qui prennent le relai en demandant moins d’effort, plus de confort à tous et à l’imposer aux (futurs) dirigeants.

    1. Paf

      ce qui est facilite par l’absence maintenant flagrante de testicule dans la population de (futurs) dirigeants.Je propose de lancer un Grenelle du testicule pour savoir ou il est passe.

  7. Pascale

    Par associations d’idées ou de sensations, le site de l’AFEV m’a immédiatement fait visualiser la cours de récré d’école primaire dans laquelle je jouais à la marelle avec CIEL inscrit à la craie sur le sol, Ciel que nous, gentilles petites filles devions atteindre.

    Tout cela est très mignon et très chou. Franchement je crois que ces gens là nous prennent pour des abrutis de 8 ans d’âge mental …. à nos frais.

    1. Pascale

      Sur le site de l’AFEV, bien entendu.

      Site qui me semble être la parfaite caricature de tout ce que H16 décrit dans ses papiers sur le Bisounoursland.

  8. Flo

    Une émission est passée sur France 5 il y a quelques jours « le système scolaire à bout de souffle » suivie d’une discussion entre la responsable de cette AFEV et un directeur d’école.
    Quoique fortement imprégnés des théories de Meyrieu et consorts les propos de ce dernier paraissaient de bon sens par rapports aux tendres divagations de la dame. C’est dire…
    Quant à l’émission en elle-même, elle constatait à juste raison l’épuisement de notre système EdNat mais refusait obstinément d’en voir les causes, pourtant très visibles dans l’émission elle-même, pour rabâcher le manque de moyens, l’élistisme etc etc…
    Comme d’habitude la Finlande nous était donnée en exemple rendant la visisbilité du problème encore plus évidente.
    L’aide individualisée par exemple pratiquée en Finlande et en France à peu près de la même manière ici et là-bas, et pour les mêmes populations, vantée par la voix off pour la Finlande était aussitôt remise en cause et critiquée dans sa version Française avec des arguments spécieux par le sociologue de service (stigmatisation et amlagame tout ça tout ça).

  9. scaletrans

    Comment pouvez-vous toujours être aussi pugnace, pertinent et si drôle à la fois?
    Ceci étant les trois propositions me font penser à « thèse, antithèse… et la synthèse ils vous la mettent dans le… ». Tout ça finit, comme d’habitude en fouthèse.
    Vouloir renflouer le bateau avec les moyens qui ont servi à le couler est tout ce que peuvent proposer ces clowns à roulettes.

  10. Yrreiht

    H16 en grande forme !

    Excellent, drôle et bourré de pépites du début à la fin, j’enregistre et je fais circuler.

    Percutant, exécution nette et sans bavure, un travail de sniper.

    Votre meilleur billet à ce jour à mon avis.

  11. gem

    La collision entre les deux domaines actualités, logement et éducation, peut permettre d’amusantes reconstruction ; on pourrait ainsi

    * en matière de logement :
    – en finir avec l’amalgamefforsouffrance de la construction
    le travail personnel (permis de construire, empilage de parpaings etc) sera intégré au temps de travail
    – réinventer le cube de béton unique. Vive l’algéco, modèle unique agréé
    – pour une orientation choisie dans le logement. Grâce à l’argent magique qui pousse dans les arbres, on construira plein de magnifique cube de béton unique qui seront directement attribué au Gentil Citoyen (GC), au moyen d’une « carte du logement » (sur le modèle de la carte scolaire, mais dans l’autre sens : en fonction de votre école on vous affectera votre logement)

    * en matière de scolarité
    « fixer des objectifs nationaux de diplomage, étendre le financement de l’éducation, taxer les détenteurs de diplômes qu’ils n’utilisent pas, empêcher la reconversion professionnel des diplômés de secteurs en pénurie, obliger les lycées/universités/grandes écoles à intégrer 30% de branleurs ou débiles dans leurs effectifs, renforcer les obligations des collectivités au titre de la scolarisation obligatoire (créations de gentils parcs de rééducation des méchants pakool qui prétendrait s’éduquer tous seuls), augmenter l’âge de scolarité obligatoire à 27 ans et tripler les amendes contre les communes qui résistent à cette forme patente de communisme »

  12. breizh06

    « La démission de l’autorité ne peut que signifier que les adultes refusent d’assumer la responsabilité du monde dans lequel ils ont placé les enfants »
    Hannah ARENDT, (La Crise de la Culture).

    Cher H16, ne rigolez pas, les smileys sont utilisés pour noter les élèves de CP.

    J’écoute la maîtresse de ma fille de 6ans (CP) : « bla bla .. formation citoyenne .. éducation au vivre-ensemble .. étude des droits de l’enfance .. ONU .. bla bla ». Une faute d’orthographe par ligne sur le blog de la maîtresse en question.
    Je regarde les auteurs du manuel scolaire: des cocos qui publient leur fiel dans l’Humanité, AAAARRRRGGGGGHHHH !

    Résultat j’ai commandé le Becherel sur Amazon et le soir je tente de lui désapprendre la mixture de méthode globale.

    J’ai appris que la méthode globale avait été crée pour les sourds, et qu’elle fut déployée car elle s’adapte aux familles qui ne maîtrisent pas le français.. CPEF

    1. Paf

      c’est prive ou public? comment tu peux mettre tes enfants dans le public sans suivre de tres pres leur progression jour apres jour depuis le debut? c’est de l’inconscience?
      Mes parents m’ont appris a lire avant meme d’arriver a l’ecole primaire, dont l’instit publique a immediatement dit que c’etait un scandale car ca defavorisait les autres.
      Je me suis rapidement retrouve dans une primaire privee ou l’instruction a ete sans faille jusqu’a la fin du lycee.Chaque jour mes parents faisaient bien attention de voir si les devoirs etaient faits et les lecons apprises.
      C’est la facon dont je compte eduquer mes enfants et je prendrai le temps qu’il faut sur mon temps libre pour que le resultat soit propre et net.
      Je ne me vois pas venir raconter sur internet que les profs de mes gamins en font des trisos plusieurs annees apres que ce soit trop tard.

      1. Flo

        Bonne (seule?) méthode.
        Gardez aussi de l’énergie pour « désocialismisé » en douceur les jeunes esprits en devenir en fin de collège et au lycée sutout s’ils vont dans le public.

    2. Utilisez la Méthode Boscher. Elle n’a pas changé depuis les années 50, je crois, et est toujours en vente. Un hit régulièrement sur Amazon.fr … On se demande bien pourquoi.

      1. Higgins

        Il y a bien un pantin présidentiel qui va en demander l’interdiction et pénaliser son utilisation. Au point où nous en sommes!

        Une fille de mes amis (étudiante) m’a montré son téléphone portable (grande marque nordique) qui, je le précise, n’est pas un smartphone. Lorsqu’elle le met en marche, l’écran s’ouvre sur un dessin où on aperçoit une pauvre fleur devant un paysage désertique. S’ensuit une série de questions du type: « que peut-on faire pour limiter les émissions de CO2? », etc… Si on répond correctement aux questions posées (il y a en générale trois choix possible), la fleur reprend de la vigueur et s’embellit, sinon, elle périclite et on se fait gronder car on est un mauvais citoyen. Parallèlement, le télephone affiche régulièrement des messages comme celui-ci: « si tu utilises un véhicule personnel, pense au co-voiturage », etc…

      2. gnarf

        J’ai appris a mon gamin a lire en Francais, il apprend le Polonais a l’ecole.

        Demarre avec Boscher…50 pages avec une page par lettre/syllabe et des bouts de phrases. On n’en voit pas la fin. Ca n’a pas marche du tout, tres penible pour lui.

        Passe sur Leo et Lea. Methode syllabique. Excellent. Des la premiere page l’enfant peut lire une mini phrase faite avec 2 ou 3 lettres et une image. Il vous arrache le bouquin des mains pour continuer tout seul. Premier petit texte au bout de 5 pages.

    3. Pascale

      Rien de tel que le B.A. = BA.

      On trouve d’anciens manuels scolaires dans les brocantes et … en particulier chez Emmaus. Il n’empêche je trouve le principe de ce dernier valable : les hommes et les femmes qui bossent dedans, bossent vraiment. Malheureusement je pense qu’ils doivent aussi toucher pas mal de subventions ….

  13. bruno

    Tout de même, je m’attendais à ce que quelqu’un évoque ici la solution évidente, à savoir la libéralisation des services d’éducation…

    Au lieu que l’Etat cherche à fournir le service lui-même, ce qu’il fait très mal comme tout le reste, il suffit de mettre en place le système de « voucher ». Chaque enfant reçoit un chèque éducation (mutualiser les dépenses d’éducation me parait légitime pour un libéral, l’enfant étant par définition irresponsable et n’ayant pas à subir l’indigence éventuelle de ses parents). Ensuite, libre à chacun de le dépenser dans l’établissement de son choix.

    Il ne fait aucun doute en ce qui me concerne que l’instauration d’un tel système aboutirait naturellement à une explosion d’écoles dans lesquelles on apprend réellement quelque chose… et à la disparition définitives des pseudo-pédagogues subventionnés à la mord-moi-le-noeud… Enfin, toutes ces questions de filières, programmes, méthodes, etc deviendraient aussi caduques que les questions d’objectif de production de fil de fer en URSS, puisqu’elles redeviendraient l’objet d’un choix individuel libre.

    1. +1

      Mais la libéralisation de l’éducation, c’est un grand classique, comme celui de la dérégulation de l’immo ou la libéralisation d’autres marchés…

      1. Paf

        ca va bien sur se faire en france, en 2072.d’ici la toute personne prononcant le mot ‘liberalisation’ sera pendue au lampadaire le plus proche.

  14. BA

    L’agence de notation financière Standard & Poor’s a décidé de dégrader la France en lui retirant sa note d’excellence triple A, mais en revanche elle a maintenu les notations AAA de l’Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg, a indiqué à l’AFP vendredi une source gouvernementale.

    « La France perd son triple A », a souligné cette source sous couvert de l’anonymat, ajoutant que d’autres pays allaient sans doute subir le même sort.

    L’Allemagne, le Luxembourg et les Pays-Bas jouissent d’un triple A. L’agence a informé ces gouvernements de sa décision, selon la source.

    http://www.boursorama.com/actualites/la-france-degradee-allemagne-pays-bas-et-luxembourg-epargnes-5fc03954cd7c385c5d7f651966d9e193

    1. Paf

      naon a la diktaturre des zagences de natationnnnn – je propose de mettre des smileys aux pays, avec comme reference pour le smiley happy le Venezuela et Cuba.

      1. Nicolas

        Sans parler des méchants média qui donnent des mauvaises nouvelles !
        C’est ignoble : faut réguler tout ca. Je ne veux que des bonnes nouvelles et des Bisous, partout !

        1. Pascale

          Et puis c’est très malsain toutes ces agences de notations qui se font payer pour donner des notes. Rendez-vous compte, non seulement elles notent, mais en plus elles gagnent de l’argent. Ca ne devrait pas exister !

        2. Nicolas

          Comme ces connard d’enseignants, en faites, qui sont payés pour noter et vous inspecter le cerveau. Ca ne devrait pas exister ! Faut réguler !

  15. Nicolas

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/12/07/consequences-en-cascade-de-la-fin-du-aaa-francais_1614202_3234.html

    Les avantage d’une économie socialiste en cas de poing dans la gueule :

    « Surtout, le retrait du triple A provoquerait des dégradations de notes en cascade pour tous les organismes publics dits « subsouverains » : collectivités territoriales, entreprises ayant l’Etat à leur capital et entreprises bénéficiant de la garantie implicite de l’Etat. « Le triple A protège l’économie française. Il ne faut pas minimiser l’impact de son éventuelle perte », déclare l’économiste Christian Saint-Etienne.

    En France, les grands émetteurs de dettes, que sont la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), l’Unedic ou Réseau ferré de France (RFF), tous notés AAA, verraient sans doute, comme toutes les agences publiques garanties par l’Etat, leur note de qualité de crédit abaissée. Cela renchérirait leurs coûts de financement, au détriment de leur situation financière.

    Ce serait aussi le cas de La Poste ou de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), puissant soutien financier des politiques publiques (logement, rénovation urbaine, etc.) et, dans le contexte de crise, pivot pour des opérations de sauvetage d’établissements en difficultés.

    La perte du triple A de la CDC serait pour le moins malvenue, alors que l’institution doit piloter le démantèlement de Dexia – l’ex-numéro un du financement des collectivités locales, sauvé de la faillite par la Belgique et la France début octobre – et, dans le même temps, secourir l’assureur mutualiste Groupama, en l’aidant à solder ses investissements immobiliers ! Les entreprises cotées en Bourse, dont l’Etat est directement l’actionnaire, seraient aussi malmenées par cette perte du triple A : EDF, Aéroports de Paris, GDF Suez, Safran, Thalès, Air France KLM, EADS, France Télécom, Renault, CNP. Leurs notes pourraient être abaissées et le prix de leurs CDS, s’envoler.

    De leur côté, les collectivités territoriales, dont l’Etat est le garant in fine, qui pour certaines se financent sur les marchés (comme la région Ile-de-France), souffriraient aussi. Et que dire des banques, dont les investisseurs considèrent, depuis la crise financière de 2008 et la faillite de la banque d’affaires américaine Lehman Brothers, qu’elles bénéficient du soutien d’un Etat « prêteur en dernier ressort ». »

    Bref, 50% de l’économie par terre !

  16. Pascale

    Il y avait un bout de temps que l’on n’avait pas entendu parler de « débloquer » une somme faramineuse par le gouvernement ou l’un de ses affidés. Voila qui est fait. Ca va faire mal au contribuable qui va être obligé d’emprunter plus cher sur les marchés … qui ne devraient, d’ailleurs, pas exister : trop méchants !

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/01/13/97002-20120113FILWWW00516-info-le-figaro-la-sncf-debloque-50-m-pour-seafrance.php

  17. BA

    Vendredi 13 janvier 2012 :

    Grèce : taux des obligations à un an : 396,637 %.
    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 163,237 %.
    Grèce : taux des obligations à 5 ans : 51,697 %.
    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 34,364 %.

    Le ministre de l’Economie François Baroin a confirmé sur France 2 que la France avait perdu son triple A auprès de Standard & Poor’s, avec une note abaissée d’un cran, à AA+. « Ce n’est pas une bonne nouvelle, mais ce n’est pas une catastrophe », a-t-il estimé sur France 2.

    « Aujourd’hui, la France est une valeur sûre, elle peut rembourser sa dette, et les nouvelles concernant notre déficit sont meilleures que prévu », avait affirmé plus tôt Valérie Pécresse.

    Pour sa part, le conseiller spécial du président français Henri Guaino s’est évertué, à cent jours de la présidentielle, à défendre le chef de l’Etat, qui sera candidat selon toute vraisemblance, et à replacer l’abaissement de la note de la dette à long terme de la France dans le contexte de la crise de la zone euro.

    « Vous voyez bien que toute la zone euro est en crise, a-t-il fait valoir. Le mauvais coup qui pourrait être porté contre la France, c’est que la zone euro explose », a-t-il ajouté.

    http://www.romandie.com/news/n/_Perte_du_triple_A_Sarkozy_reunit_ses_principaux_ministres130120122001.asp

  18. adrien

    à propos des brouilleurs de portables, pour répondre à l’interrogation rhétorique d’un commentateur désabusé: c’est effectivement interdit à l’EdNat! Ma mère (prof) et des collègues avaient demandé au rectorat s’ils avaient le droit, on leur a dit: « Non, c’est illégal, bla bla… ». alors que les salles de cinéma (organismes privés) ont le droit de le faire!

    1. Deeggs

      Ce qui (à ma connaissance) est interdit, c’est d’empêcher les communications d’urgence. Ce celles qu’on peut passer sans même renseigner son code PIN par exemple. Les cinémas qui brouillent les portables, en réalité, ils ne brouillent rien du tout, ils filtrent les appels avec un appareil qui (en gros) fonctionne comme une antenne relais. Donc c’est parfaitement légal.
      Et le plus beau, c’est que vous ne pouvez pas vous plaindre : quand vous achetez un billet, vous acceptez un contrat stipulant que vous serez filtré.

      Ce serait facile à mettre en place dans les écoles, mais comment des fonctionnaires procéduraux et des profs formés par l’EdNat pourraient comprendre ce genre de subtilité ? 😀

    2. gem

      Typique du fonctionnaire : il demande toujours si c’est permis. Alors que la logique républicaine serait de demander si il existe un texte spécifique qui l’interdit, puis de le consulter pour regarder précisément ce qu’il interdit (quelles conditions etc.)

  19. BA

    Vendredi 13 janvier 2012 :

    Pronostic : cinq Etats du sud de l’Europe vont quitter la zone euro (Espagne, Italie, Portugal, Chypre, Grèce).

    Standard and Poor’s abaisse de deux crans la note de l’Espagne, de l’Italie, du Portugal et de Chypre, tous les quatre avec perspective négative.

    La zone euro va exploser : les cinq Etats du sud de l’Europe ne pourront pas rester dans la zone euro.

    Lisez cet article :

    Sont abaissées de deux crans les notes : de l’Espagne, qui chute à un simple A avec perspective négative ; de l’Italie, qui chute à BBB+ ; du Portugal, qui passe à BB en catégorie spéculative ; et enfin de Chypre, qui passe à BB+ en catégorie spéculative.

    Sont abaissées d’un cran les notes : de la France, qui tombe à AA+ sous perspective négative, de l’Autriche, qui tombe à AA+ sous perspective négative, de la Slovénie, de la Slovaquie et de Malte.

    Se maintiennent en revanche : le AAA de l’Allemagne, sous perspective stable, ainsi que le AAA de la Finlande, quant à lui sous perspective négative.

    Tous les pays de la zone euro sont désormais en perspective négative, sauf l’Allemagne et la Slovaquie.

    http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2012/01/13/la-bourse-de-paris-dans-le-rouge_1629457_1581613.html#ens_id=1626411

    1. Oups-la-boum

      Oui, Bruno, ce n’est pas simplement un Pb pour la France, mais, comme prévu de longues dates, la remise en causes des tergiversations de tous ces Mini-Maxi sommets intempestifs de masturbations collectives Européennes et Bruxelloises.

      Alors, + d’EU et + de petits fours à la crème?

      + de Barroso et autres serpillières, + de fraudes, + de magouilles électorales, + de bisous ?

      Les traités ne sont plus tenables, vite-vite un nouveau.

      Mais quelques parts, je plains le dernier pays AAA, il deviendra de facto celui à abattre par erreur…

      Qu’elle est belle la société du non méritant, de la non-république, de la non-démocratie, de l’abnégation absolue et du foutage de gueule permanent.

      La France a perdu son histoire. La France a perdu sa culture. la France a oublié ses Grands Hommes. La France est maintenant impuissante. La France n’est plus qu’une catin qui se prostitue pour son mac.

      J’imagine la solitude profonde et immense de notre président, non pas que je le plaigne, mais son échec c’est l’inutilité totale et flagrante de son combat, de sa vie, l’exemple a ne pas suivre et qu’une remise en question n’a aucune chance que de se terminer soit par un suicide soit un Alzheimer profond comme Chi-Chi. Tout cela pour ça ? Oui.

      Arriver au plus haut pour toucher le fond après avoir eu les pleins pouvoirs ?… Bravo, à qui le tour, Hollande? trop facile de rêver les yeux ouverts, allez oups-la-boum.

      1. Nicolas

        « J’imagine la solitude profonde et immense de notre président, non pas que je le plaigne, mais son échec c’est l’inutilité totale et flagrante de son combat, de sa vie, »

        Il est clair que personne d’intelligent ne va se lancer dans la politique de nos jours. Du reste, ce n’est pas un hasard si on a dégagé l’éna de Paris pour la province : ca n’intéresse plus l’élite pour ses enfants.

  20. gnarf

    L&L est a Boscher ce qu’un enseignement moderne est a l’enseignement classique. Meme contenu, meme bon-sens, mais dispense d’une facon qui utilise a plein le cerveau de l’enfant.

    C’est la que l’ecole a fait du progres dans beaucoup de pays (nordiques surtout). On apprend aux enfants comment utiliser au mieux leur cerveau pour apprendre. Insistance sur la participation en cours, moyens mnemotechniques, associations d’idees, fiches de synthese en graphes (mindmaps), maniere d’apprendre sur plusieurs jours.
    De toute facon les etudiants performants en France sont en general ceux qui ont trouve par eux-meme ou leurs parents ces systemes.

    Comme disent les neurologues, ce qui est stimule ensemble finit par se connecter. Pour enseigner le plaisir de l’effort, il faut de l’effort et du plaisir. Et inversement, si l’ecole associe apprentissage avec douleur et frustration, vous pouvez etre sur que la personne n’apprendra jamais rien par elle-meme sans avoir un prof et une menace de sanction aux fesses.

    1. Pascale

      On en a la démonstration tous les jours dans les écoles de France et de Navarre.

      Pour ma part, il me semble que l’apprentissage de la gestion des frustrations que l’on va FORCÉMENT rencontrer dans la vie (sous une autre forme qu’à l’école) est bien plus important que le fait d’apprendre de manière ludique.

      Car la vie est loin d’être drôle et, malgré ce que tentent de nous faire croire les tenants du Bisounoursland, pour 99% des hommes il faut se battre pour vivre. C’est à dire qu’il faut faire des efforts et mériter ce qu’ils nous rapportent. C’est encore un constat, pas une idéologie.

      1. gnarf

        Oui mon message etait une reponse a mettre plus haut, mais j’ai fait une fausse manoeuvre.

        Je pense comme vous que l’ecole bisounours est inapte a preparer les enfants a la vie.
        Mais je pense que l’ecole de ma grand-mere, instit des annees 30 a 60 …est inadaptee elle aussi (certes dans une moindre mesure).

        Dans cette ecole, le rapport de l’eleve envers le corps enseignant est tout a fait similaire au rapport de l’adulte Francais envers l’Etat. Elle ne fabrique pas des individus, mais des membres d’un corps social illusoire, attendant qu’on leur dise quoi faire. Elle ne cultive pas les qualites necessaires a se battre, et on peut dormir pendant 10 ans des qu’on a compris a mimer ce qui est attendu du maitre sans jamais reflechir. Toute ressemblance avec le comportement des employes dans un systeme socialiste n’est pas fortuite.
        Pour moi l’ecole d’avant 1968 est deja tres socialiste. Un socialisme sans bisous, a l’ancienne.

    2. Oui, mais justement, l’école d’il y a quelques temps n’était pas QUE douleur et frustration. Ca, c’est l’image ridicule colportée par pas mal de personnes pour, précisément, pousser leur agenda assez particulier.

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