Comment sauver Gaïa ? Rétrécissons, pardi !

À l’occasion du récent Forum Mondial de l’Eau tenu à Marseille, on a eu le droit aux discours habituels des malthusiens : d’un côté, la population n’arrête pas de grandir, de l’autre les ressources naturelles sont finies, il va de soi qu’on va donc à la catastrophe et que si, tous ensemble, on ne s’y met pas vraiment, on va tous (ensemble) mourir, dans des souffrances variées, multiples, colorées et prolongées d’autant plus qu’on n’aura pas la décence de mourir tous (ensemble) d’un coup dans un holocauste salvateur (je résume à peine)…

Et pour une fois, je vais dire : ok.

Ok, messieurs les malthusiens. Admettons que les ressources, finies, vont s’épuiser trop vite et que nous allons tous à la catastrophe, que les niveaux ont atteint des limites critiques et que, bien sûr, le réchauffement climatique, croix moderne de l’homme occidental méchant vilain, va ajouter ses propres traînées de problèmes à la zizanie générale et aux intestins torturés.

Que proposez-vous, concrètement ?

Si l’on écarte le bon vieux retour à la terre (i.e. avec un pagne et un soc en bois pour la labourer), si l’on refuse — parce qu’on a deux sous de bon sens — la décroissance qui ne résout absolument rien, et la vision idyllique ridicule d’une Nature bonne et généreuse (parce qu’en réalité, c’est une parfaite marâtre qui écrabouillera l’Homme sans sourciller et dès qu’elle le voudra), bref, si l’on se détourne des idées collectivistes et passéistes des bobos en mal d’auto-flagellation, que nous reste-il ?

Plein de chose, en réalité.

Si, calmement, on accepte l’idée que c’est bien la technologie qui va nous sortir de l’ornière, on se rend compte que non seulement l’ornière en question n’est que ça, une ornière, mais qu’en plus, elle n’est même pas très profonde.

Nourrir correctement 9 milliards de ventre, voilà d’ailleurs un défi à la hauteur des gens entreprenants, de ceux qui ont décidé de se retrousser les manches. Autrement dit, certainement pas ceux qui pleurnichent en groupe en regardant les rapports alarmants pondus par des institutions baignées de subventions, dirigées par des politiciens aussi bedonnants que corrompus, et qui ont tout intérêt à clamer haut et fort, à l’instar du GIEC, qu’il faut continuer à dépenser des milliards pour trouver des licornes et des elfes.

Du reste, la situation, bien que pas très rose, est tout de même obstinément meilleure que prévue puisque la grande pauvreté recule nettement dans le monde, ce qui, il faut bien le dire, agace particulièrement certains prophètes (malthusiens) de malheur : zut, ça n’empire pas assez vite. Rezut, ça n’empire pas. Rerezut, ça s’améliore même !

Mais baste, passons et revenons à l’hypothèse de base, à savoir que nous allons tous manquer cruellement de ressources dans les prochaines années. Eh bien il nous reste donc la technologie, et notamment la technologie pour Tenter Des Trucs Rigolos.

Et par truc rigolos, je ne veux pas dire des inventions à la Professeur Tournesol qui mettent l’eau en poudre ou un truc comme ça (encore que, zut et rezut, l’eau en poudre, quasiment, ça existe; on peut aussi faire de l’eau solide et ça semble même très prometteur).

Non, je veux dire des trucs à la fois louches, borderline éthiquement parlant et qui vont, à n’en pas douter, recevoir l’assentiment bruyant de la cohorte habituelle de progressistes débridés qui fréquentent assidûment les Forum Mondiaux Des Catastrophes Provoquées Par Le Riche Occidental Et Dont Il Doit Se Repentir.

Eh bien, croyez-le ou non, pan, pas plus tard que maintenant, je vais vous en exhiber un bien gratiné : un récent article de The Atlantic présente, sans rire et avec un culot digne d’un Hollande se présentant aux présidentielles, une solution innovante et particulièrement audacieuse pour réduire l’impact environnemental de l’homme sur la planète.

On se souvient qu’une précédente étude, menée par des scientifiques manifestement affûtés comme du beurre chaud, avait conclu qu’une méthode efficace pour réduire la facture carbone de l’humanité consistait à … évacuer ses animaux domestiques en les donnant à manger aux plus pauvres.

WTF ?Mais finalement, pourquoi s’en prendre aux chats et aux chiens alors que, moyennant une bonne bidouille du génome humain, on peut obtenir des résultats probants rapidement et sans effort ? On pourra appeler ça « une reconfiguration du corps humain » et ce sera fait pour « combattre le changement climatique », et tout le monde applaudira.

Concrètement, il s’agit donc de proposer soit des médicaments pour éviter de consommer de la viande (sauvant ainsi Touki, le chien obèse, et Fluffy, le chat un peu idiot, d’une mort certaine), soit des modifications génétiques pour, par exemple, avoir des yeux de félins pour réduire le besoin de lumière, ou une réduction globale de la taille pour manger moins.

En clair, le « chercheur » (qui est en pratique un philosophe) S. Matthew Liao propose de réduire notre impact environnemental en bidouillant nos gènes : l’humain du futur, éco-conscient et à faible facture carbone, sera donc un nain avec des gros yeux de chat.

Sexy, ne trouvez-vous pas ?

Vous pensez que j’exagère ? Eh bien non. On découvre, à la lecture de la publication, que l’auteur propose bien aux parents de faire usage d’ingénierie génétique ou hormonale pour donner naissance à des enfants mieux à même de relever le défi d’une bonne adaptation à la Terre Nourricière. Par exemple, avec des enfants plus petits, réclamant moins de ressources, on évite plein de gros méchants soucis au niveau de l’environnement. Et puis, des enfants qu’on peut facilement caser dans un coffre de voiture, c’est très pratique. Les bus scolaires seront notoirement plus petits, ce qui réduit, là encore, la facture carbone. Youpi, non ?

Mais il y a mieux : le Pr. Liao propose aussi les drogues éco-conscientes. Ainsi, il suggère d’augmenter son empathie envers les organisations non gouvernementales au moyen de médicaments qui permettront de surmonter l’éventuelle faiblesse au moment de signer un gros chèque. Et surtout, ne pensez pas Scientologie ici, ça n’a rien à voir. J’imagine qu’une dérive séquelle logique à cette innovation pourrait être une drogue qui augmente l’empathie (bien sûr déjà forte) avec les administrations étatiques et notamment les collecteurs d’impôts. L’impact sociétal serait, à n’en pas douter, succulent.

Et si on doit aller au bout de la logique, autant imposer un quota d’enfants par famille. Mais pas un quota maoïste, attention. Il s’agit ici d’un quota lié en réalité au dioxyde de carbone, ennemi déclaré de la bonne santé pétillante de notre planète. Dès lors, un enfant unique et solide équivaut à deux demi-portions (implacable logique) moyennant l’adaptation d’un petit gène ici ou là, ni vu, ni connu, emballez c’est pesé. Cela parait cruel, mais à bien y réfléchir, ce n’est pénible que pour la première génération : ensuite, comme tout le monde est calibré nabot éco-efficient, la petite taille des enfants n’est plus un problème.

Et voilà : si tenter d’adapter Gaïa à nos besoin est très clairement hérétique, tripoter les gènes humains pour nous adapter à la planète, en revanche, c’est éco-compatible.

On se demande si l’article du Pr. Liao n’est pas un gros troll destiné à attraper les journalistes à leur propre jeu (ce qui serait impossible, nos amis des médias sont si fins).

Lolcat

En effet, on se demande si le but d’une telle production n’est pas de démontrer, par l’absurde, le côté irrationnel des tenants excités d’une action massive, éventuellement autoritaire (mais pour notre bien, rassurez-vous) pour sauver l’environnement, la nature, les dauphins, les thons, les ours polaires, les pandas, les crevettes, les générations futures et leur influence sur les politiciens.

Ce véritable troll se frotte câlinement avec une belle insistance au point Godwin : ici, l’auteur écolomaniaque nous propose rien de moins qu’un eugénisme décontracté, assumé, et, d’une certaine façon, assez en phase avec l’écologisme bien connu d’une certaine frange de socialistes très nationaux qui nous replongent dans les heures les plus sombres d’une histoire qu’on n’arrive pas à oublier, berk berk.

En tout cas, moi, je dis : continuez comme ça !

À force de sortir de telles inepties, voire de telles abominations, vous finirez par, enfin, faire déciller les citoyens, qui rejeteront ces courants catastrophistes dans les poubelles les plus sombres de notre histoire.

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Commentaires67

  1. zen aztec

     » une drogue qui augmente l’empathie (bien sûr déjà forte) avec les administrations étatiques et notamment les collecteurs d’impôts. »
    Unn dérivé sans doute de celle qui soigne du racisme

  2. kelevra

    le forum mondiale de l eau est a la science ce que le giec est a la confiture de fraises. et bien evidemment on va manquer d eau c est grave moche, bof on boira du vin. heureusement , la france est toujours en pointe quand il s agit de rester assis au bord de la riviere comme le dit sun tsu, « reste assis au bord de la riviere tu verras passer le corps de ton ennemi ».

    il faut quand meme savoir qu en france 99% des eaux de pluie repartent a la mer. un certain nombreux d agriculteurs ont propose de construire a leur frais, oui sans l aide de l etat, des bassins artificiels pour capter une partie de ces eaux de pluie qui tombent genereusement sur notre beau pays. cette captation de 1%, seulement 1%, permettrai d irriguer la totalite des champs francais. donc de ne plus prelever dans les nappes phréatiques. desole, messieurs et mesdames les agriculteurs mais tout ceci est interdit par l etat.

    1. Flo

      « tout ceci est interdit par l etat »
      En raison de l’opposition farouche des écolos dès qu’un tel projet est proposé paraît-il…

      1. T-Buster

        Bien évidemment que c’est interdit!!!
        C’est un non- sens aux yeux de l’Ecologisme.
        Cette religion est fondée sur le principe de fin du monde.
        Que deviendrait-elle si on trouve des solutions?

      2. ph11

        Les socialistes aiment tellement les pauvres qu’ils en fabriquent.
        Les écolos sont les socialistes des problèmes environnementaux.

  3. Le Gnome

    Pff, combien de décès par an dans le monde ? Un bon paquet, c’est certain, et on met toutes ces bonnes proteines à pourrir dans le sol ou pire, brûlées dans des incinérateurs par des gens qui ne sont pas écolo-responsables et qui gaspillent des ressources qui sont forcément limitées. Je suis sûr que des procédés simples et peu coûteux permettraient de les extraire et de contribuer ainsi à la lutte contre la faim dans le monde. Dire que nous sommes obligés de penser à la place des écolos !

    A ne pas prendre au premier degré, SVP.

      1. Le Gnome

        J’avais l’âge et c’est à ce film que j’ai pensé en rédigeant ce commentaire. Etonnant qu’un écolo n’y ait pas songé.

      2. Whynot

        Ils le font aussi dans Waterworld, si je me souviens bien de mes plus jeunes années.

        Ils balancent tous leurs restes (humain y compris, donc) dans une espèce de bouillabaisse, qu’ils récupèrent pour faire du fumier, utilisé pour leurs cultures (on appréciera la métaphore « humain=fumier » - un pas plus loin que les escrolocs actuels, qui répandent leurs propres déjections sur leur potager, après les avoir récupérées d’une litière qu’ils grattent avec de la sciure, un peu comme des chats dans leur boite - inspiration, quand tu nous tiens).

        D’ailleurs, le « héros » est aussi un mutant (personne ne l’aime, mais forcément, c’est grâce à cet éco-adapté que les « croyants-fidèles » s’en sortent, les autres étant condamnés à vivoter sur des cités flottantes). Ses ennemis utilisent aussi les vilains carburants fossiles pour propulser des vilaines machines rescapées du vilain monde précédent (Ouh les vilains ! Ils se font d’ailleurs appeler « fumeurs », pour bien appuyer « l’argument »), alors que, Kevin, lui, en plus de respirer de la flotte, il se déplace grâce à ses muscles, à sa coque de noix tout-en-recyclé, et au vent. Etc.

        Ah, c’est sûr, ce n’est pas « Soleil Vert » - pas du tout. M’enfin, voilà, c’est le même Kevin qui interprète « Robin des Bois », le prince des socialistes, ou « Danse avec les loups », l’apôtre de la repentance colonisatrice, hein… Il y a quand même une certaine cohérence « artistique » à tout cela.

        1. Whynot

          Les litières des escrolocs ? Ah oui, c’est spécial : ça ressemble à un chiotte classique, mais sans chasse d’eau. Vous faites vos besoins, puis vous répandez de la sciure par-dessus, en touillant pour recouvrir la chose (d’où l’analogie avec le chat qui gratte pour recouvrir ses déjections).

          Après, ça finit dans un tiroir, qu’il récupèrent et vont vider dans une boîte, dehors (et en effet, ça émane dans les WC, quoiqu’ils en disent – OK, ce seraient sans doute pire s’ils chiaient parterre, mais bon…) : apparemment, il faut laisser décanter plusieurs années (sinon, il semble qu’il puisse rester des bactéries, et des pas sympas). Du coup, ils ont plusieurs bacs, chacun millésimé, et quand ils ont collectionné leurs crottes depuis assez de temps, hop, c’est prêt à répandre sur leur future bouffe, et le roulement peur reprendre avec une nouvelle boîte à remplir. Enfin, c’est ce que j’en ai compris de ce qu’on m’a expliqué quand j’ai demandé où étaient les toilettes, et que j’ai donc du, étonnement ! , recevoir une explication sur leur fonctionnement.

          Il m’est en effet déjà arrivé d’allez chez des gens équipés comme ça (qui n’a pas son côté aventureux, hein ? ). Effrayé, j’étais. J’ai péféré allez pisser dans le jardin (de toute façon, c’est là que ça finit, alors…), et ne pas trop m’attarder, ni plus qu’y retourner. Depuis, je suis un peu plus méfiant vis à vis du bio : je n’ai rien contre (chacun fait ce qu’il veut chez lui, tant qu’il ne démarre pas une pandémie ; ce qui est encore probable, vu certains loustics), mais avant d’acheter chez un maraîcher que je ne connais pas, je pose quand même deux ou trois questions. Et au cas où, je redouble d’attention pour me laver les mains : par les temps qui courent, on ne sait jamais trop sur quel genre de crasseux on risque de tomber.

        2. Whynot

          NB : je présente mes excuses pour toutes les fautes d’orthographe. La fatigue n’explique pas tout : j’ai vraiment de quoi avoir honte de m’être pourtant relu…

        3. Onéfoutuonmangetro

          Whino les toilettes que tu décris tes ancêtres les ont utilisées pendant des siècles et çà s’appelle des chiottes de jardin. Voilà de quoi dédramatiser le phénomène.

          Quand à la mayrde Whino, c’est une des bases de l’amendement agricole. C’est quoi à ton avis du lisier de porc Whino ?

  4. Nord

    Oui, à force de pousser le bouchon ils finiront peut-être par lasser le bon peuple. Quoique: souviens-toi de ma remarque à ton billet d’hier, car la doxa c’est plutôt ceci: http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/03/13/lhumanite-sous-estime-t-elle-le-risque-de-sa-propre-extinction/

    … et ceci: http://www.contrepoints.org/2012/03/15/73307-debat-parlementaire-sur-le-rechauffement-la-democratie-snobee

    Car pour que la critique d’une théorie puisse se faire, il faut des outils et ce n’est certes pas l’ednat et ses variantes européennes qui en équipent les masses populaires (oups, ça m’a échappé). Rien que le terme utilisé par les Khmers verts belges (« allègrisation ») donne le ton: ne pas considérer Allègre et consorts comme sources fiables, et surtout ce détournement de patronyme n’est pas innocent car il retire à l’auteur, et donc aussi à tous les scpetiques, la qualité pour débattre de sujets écologiques.

    On peut aujourd’hui écrire « allègrisation » et on est un gentil. Faudrait tenter le coup avec « enjuivement », rien que pour rire …

  5. yp

    Tiens, pour une fois on est en avance dans ce pays : on a déjà un mini-président (normal pour une société qui se veut gaïa-compatible.)

    Mais il est la preuve qu’être juste petit, ce n’est pas garantie d’éco-compatibilité : le petit, il lui faut un gros avion par exemple…

    1. Calvin

      Vous n’avez rien compris…
      La taille de l’humain doit être en rapport avec celle de son cerveau.
      Or, celui des écolo-GIECo-compatibles est tellement petit qu’il se perd dans la boîte crânienne.
      Ce n’est pas de la méchanceté de ma part. A substituer l’analyse par des incantations, les expériences par le rabâchage des certitudes toutes faîtes, le cerveau involue forcément.

    2. Shnaffy

      Mais non, si il lui faut un gros navion, c’est cause des méchants présidents ultra – libéraux de plus de 1m70, qui humilient notre pauvre président bien aimé!
      C’est pas sa faute si il doit payer pour leur dire :
      je ne suis pas petit, je suis juste verticalement désavantagé! Regardez, mon matos est aussi gros que le votre !
      Et puis en plus que même que moi ma femme c’est une italienne, une mannequin et même une chanteuse! Puis même que elle est parfaitement comblée par mon gros avion!

      Tout ça c’est la faute aux ultra-néolibéraux !

  6. Pascale

    Pour ce qui est de la SF, même si Soleil Vert est excellentissime, je préfère la vision de Kubrik et de Clarke avec 2001 : Space Odyssey. Parce que l’analyse de Soleil Vert, c’est que finalement ce sont les gros capitalistes assoiffés de profits qui, tels les monstres qu’ils sont, brisent le tabou de l’anthropophagie et commettent ce crime.

    1. Whynot

      Mettons. On pourrait aussi préciser que c’est pour mettre fin aux émeutes alimentaires que le Soleil Rouge est fabriqué à partir d’humains, faute d’algues pour faire du Soleil Vert.

      Et les entreprises tyranniques, au secours de l’incurie régalienne, c’est aussi un thème libéral : celui du capitalisme de connivence avec un état aussi incapable que tyrannique, et qui ne laisse pas le choix aux individus.

      Est-ce que Soleil Vert est malthusien ? Sans doute. Est-il fondamentalement anti-libéral ? Pas forcément.

  7. Susu

    Je n’ai jamais compris pourquoi les Verts étaient contre la bombe atomique, car enfin une bonne guerre nucléaire :

    1° 50-75 % de la population supprimés : autant de pollution/consommation en moins.
    2° un petit hiver nucléaire pour faire baisser la température qui augmente comme chacun doit le savoir.

    Et on est repartis pour quelques siècles tranquilles.
    Evidemment, il faut être au pouvoir pour avoir accès aux abris, d’où leur insistance à entrer dans une coalition de gouvernement.

    1. eheime

      Ce serait la solution effectivement.

      On pourrait mettre tous les mechants-qui-pensent-pas-bien d’un côté, je pense aux américains bien sur, mais aussi les riches, les évadés fiscaux, les possesseurs de 4×4-qui-polluent, les scientifiques têtus qui refusent d’admettre la réalité.

      Et de l’autre côté on mettrait les gentils. Ceux qui pensent bien, mais aussi ceux qui souffrent, les communistes qui font le bien (oui parce qu’il y en a qui font mal le bien, ou qui font bien le mal, enfin je me comprends), et aussi les rejetés de la société (bon pas tous parce que quand même y aurait plus de place), les zindignés. Et bien sur, rassurez vous, on reserverait bien sur quelques places aux plus méritants-qui-pensent-mieux.

      Une grosse bombinette sur les mechants. Et hop, plus de problème. Ce serait un plus pour les hommes qui sont contents car les qui-pensent-mal sont morts. Et c’est un plus c’est la Terre qui peut enfin respirer et qui dit merci :)

  8. Pere Collateur

    Bonjour Mr h16,

    Ca n’a rien à voir avec le sujet de cet article, enfin quoique si un peu quand même, mais je voulais vous donner ce lien, ou vos guest stars préférées (Morin et Hessel) se sont fendu de quelques propositions dont ils ont le secret pour nous sortir de la crise:

    http://www.roosevelt2012.fr/

    Par avance, désolé.

    1. eheime

      « Quand Roosevelt arrive au pouvoir, il succède à Hoover
      dont le surnom était Do Nothing («Il parle mais ne fait
      rien»). Les Américains sont dans un très grand désarroi :
      « 14 millions de chômeurs, une production industrielle qui
      a diminué de 45 % en trois ans. L’Amérique touche le fond
      de l’abîme… Roosevelt agit immédiatement, avec une détermination
      qui ranime la confiance. L’activité législative
      est prodigieuse : en 3 mois, Roosevelt fait adopter plus de
      réformes que Hoover en 4 ans 6. Le processus est d’une
      rapidité extraordinaire : certaines lois sont présentées,
      discutées, votées et promulguées dans la même journée.»
      Le but de Roosevelt n’est pas de «rassurer les marchés financiers» mais de les dompter. Les actionnaires sont furieux et s’opposent de toutes leurs forces à la loi qui sépare les banques de dépôt et les banques d’affaires, comme ils
      s’opposent aux taxes sur les plus hauts revenus ou à la
      création d’un impôt fédéral sur les bénéfices mais Roosevelt
      tient bon et fait voter 15 réformes fondamentales en
      trois mois. Les catastrophes annoncées par les financiers
      ne se sont pas produites. Et l’économie américaine a très
      bien vécu avec ces règles pendant un demi-siècle 7.
      Depuis 1933, le monde a bien changé évidemment. Mais
      les principes appliqués par Roosevelt restent totalement
      modernes : dire la vérité, parler à l’intelligence des citoyens
      et agir. AGIR avec force ! »

      > « L’activité législative prodigieuse », la volonté de « dompter les marchés financiers », etc, ça me fait penser à un omni-Président français élu assez recemment. Critiqué par ces même gens qui préconisent pourtant les solutions qu’il met en oeuvre :))

      1. eheime

        En tout cas, s’il y a tous ces gens bien, c’est que c’est forcément bien.

        Oui je sais que l’Histoire montre que parfois les masses se trompent, mais là c’est sûr c’est bien.

        1. Whynot

          La violence, quand ça ne marche pas, c’est qu’on n’en utilise pas assez.

          Leurs solutions étant éminemment violentes (vol, traque, et autres privations de liberté), vous n’avez plus qu’à en déduire ce qui s’ensuivra après que, comme toujours, la dose actuelle de socialisme ne suffise pas à résoudre quoi que ce soit.

      2. yp

        « L’activité législative prodigieuse » :-D OMG ! Si on en est là en france, c’est évidemmment parce qu’on manque « d’activité législative (prodigieuse) ». :-D

        Ces gars, y’a rien qui les arrête ! Z’ont dû chopper un cancer des neurones à force d’essayer de réfléchir. :-| Y’a rien à dire, dans leur domaine c’est vraiment des prodiges…

    2. pi31416

      Merci, Père Collateur. Mon excellente amie et néammoins collègue Quitterie Turlac-Roth vient, à mon instigation, d’adhérer à ce noble et nécessaire mouvement.

  9. Calvin

    Excellent article.
    Ce qui est drôle, c’est que, d’un côté, les verts honnissent et bannissent les OGM, de l’autre, secrètement, ils rêvent d’HGM (humains génétiquement modifiés) car l’Homme Nouveau n’a pas pu être créé par le communisme, donc la science doit leur donner un coup de main.
    Tout cela me fait penser à un vieil ouvrage de Luc Ferry (le nouvel ordre écologique).

    Je me permets quelques correctifs personnels à ta prose.
    H16 : « par des institutions baignées de subventions, dirigées par des politiciens aussi bedonnants que corrompus, »
    Moi : erreur factuelle. Tous ne sont pas bedonnants. Corrompus, oui, mais certains ne sont ni obèses ni enveloppés.

    H16 : « augmente l’empathie (bien sûr déjà forte) avec les administrations étatiques et notamment les collecteurs d’impôts. »
    Moi : il faut utiliser plutôt le nom historique. Un collecteur d’impôt, s’appelait sous l’Ancien Régime un imposteur.

    H16 : « pour sauver l’environnement, la nature, les dauphins, les thons, les ours polaires, »
    Moi : Non. L’usage du mot « thon » est à prohiber, comme celui de « mademoiselle ».

    1. Stéphane

      Ce n’est pas compliqué: pour les Verts, l’être humain ne fait pas partie de la Nature. C’est un cancer.

      Ne faisant pas partie de la nature, tout ce qu’il fait est pollution; il n’est pas soumis à la protection des espèces et peut donc subir moultes manipulations génétiques; ses petits peuvent être tués avant de naître, et ses vieux, euthanasiés; même ses activités les plus naturelles qui soient, comme la chasse ou l’alimentation omnivore, doivent être combattues.

      Seuls trouvent grâce à leurs yeux les humains les plus sauvages, arriérés et primitifs, vivant comme des bêtes dans des réserves.

        1. estienne

          Revenant d’Australie, il m’expliqua que les australopithèques étaient les plus beaux des hommes. Les plus aboutis aussi ?

    1. Chuck

      Puisqu’il s’agite tellement, on devrait lui offrir un vélo relié à une dynamo, au moins ses gesticulations serviraient à quelque chose!

    2. eheime

      A un moment j’ai cru qu’il allait pas se representer. Du fait qu’il attendait pour se « déclarer ». Et à un moment, je me suis dit que s’il le faisait, ça autait été vraiment la classe de sa part. J’aurais certainement éprouvé un certain respect pour lui. Bah nan. Il va faire du vent 5 ans de plus on dirait. Malheureusement quand il fait du vent lui, c’est plus El Nino que la brise caline.

  10. Serge Cheminade

    Difficile de réduire la taille des humains rapidement mais peut-être que cela arrivera à être imposé par génie génétique pour les prochaines générations. En entendant au nom de l’égalité c’est le temps de parole des candidats à l’élection présidentielle qui rétrécit à la radio et à la télé.
    http://www.lcp.fr/actualites/politique/133128-egalite-du-temps-de-parole-entre-candidats-moins-de-politique-sur-les-radios-et-les-teles

  11. président

    Il vaut peut-être avoir moins de temps de parole mais qu’il y est tout de même un peu d’égalité parce-que personnellement j’avais vraiment l’impression d’entendre toujours le même candidat à la présidentielle ces temps-ci.

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