Quelle politique pour le XXIème siècle ?

Chaque jour qui nous approche des prochaines élections présidentielles, qu’elles soient françaises ou américaines, je me rends compte du décalage inquiétant entre les politiciens et le peuple qu’ils veulent représenter. Plus spécifiquement existe maintenant un véritable divorce entre une société qui échange des informations d’une façon latérale, de pair à pair, et l’organisation pyramidale de distribution de l’information sur laquelle se basent les élites pour gouverner.

C’est un thème que j’ai déjà abordé, mais je le redis : la politique du XXème siècle disparaît et s’enfonce sous le poids de ses archaïsmes, et la société de l’information qui émerge ces vingt dernières années accélère la tendance.

En l’espace de quelques décennies en effet, le différentiel d’informations, entre le peuple et ses dirigeants et sur lequel se base très largement un gouvernement pour asseoir son pouvoir, s’est rétréci, et au moins à trois niveaux.

Primo, l’information voyage bien plus vite qu’il y a un demi-siècle.

Il fallait parfois plusieurs jours pour qu’une information capitale atteigne toute la planète. Pour les citoyens, ces informations, qui pouvaient signifier la fermeture d’une frontière, des opérations de répression d’un régime totalitaire, arrivaient en général avec le bruit des bottes. En disposer rapidement a parfois relevé d’une question de vie ou de mort.

De nos jours, voir un Masaï payer une chèvre avec un téléphone portable est devenu banal. On parle ici d’un Africain qui, il y a trente ans de ça, n’aurait jamais rêvé disposer d’une ligne téléphonique.

Si l’on parle de mondialisation, c’est parce qu’actuellement, les décisions économiques d’acteurs d’un continent impactent directement et rapidement d’autres individus d’un autre continent, à des milliers de kilomètres de là. Les inondations récentes en Thaïlande ont ainsi provoqué une hausse du prix des disques durs dans les heures qui ont suivi.

Cette rapidité informationnelle amoindrit de façon importante le pouvoir du politicien, du journaliste et du détenteur initial de l’information. Il est certes au courant avant tout le monde, mais si peu avant qu’il lui est difficile de capitaliser sur cette avance.

Secundo, la connaissance du reste du monde s’améliore grandement.

Les individus, par leurs contacts directs et répétés, à bas coût, avec le reste du monde, peuvent apprécier à leur juste valeur ce qu’ils obtiennent, localement, en l’échange de leur travail. Les exemples abondent par milliers : il est maintenant aisé de se procurer des biens fabriqués à l’autre bout du monde moins cher que ceux qu’on trouve localement. Il est de plus en plus facile de comparer les qualités et défauts de plusieurs produits de provenances différentes et d’y affecter une valeur plus proche de ses propres besoins.

Cette comparaison s’étend aussi à la politique : on peut ainsi comparer facilement les politiques économiques et sociales des pays entre eux, avec un nombre toujours croissant de témoignages directs, d’indicateurs dont la fiabilité aura été testée par une quantité immense d’acteurs. Les citoyens deviennent ainsi conscients que différents modèles de sociétés sont possibles ; qu’il n’existe pas qu’une seule façon de collecter l’impôt ; qu’il peut être mieux réparti ; que les législations trop complexes entraînent des comportements contre-productifs ; qu’en matière d’assurances diverses, les modèles qui nous sont présentés comme les meilleurs ne le sont pas, loin s’en faut ; etc…

Bref : avec l’avènement de la société de l’information, il devient plus difficile pour le politicien de faire passer ses idées comme novatrices ou bénéfiques alors qu’il est aisé de voir que ce sont de vieilles lunes qui n’ont jamais produit de résultats positifs.

(Bien sûr, cette pénétration de la connaissance globale reste progressive et dépend, avant tout, d’un acte volontaire des individus ; mais comme pour tout le reste, le temps joue ici en faveur de cette pénétration.)

Tertio, la mémoire de l’Humanité devient inaltérable.

Jusqu’à présent, les vainqueurs écrivaient l’Histoire.

La société de l’information est en train de radicalement changer la donne : l’enregistrement de l’information est devenu si simple, si rapide qu’il est maintenant à la portée de tous. Et cet enregistrement est devenu si persistant dans le temps travestir la réalité devient impossible.

Bien sûr, il reste possible d’occulter une information, de créer une « vérité alternative » et la présenter de façon convaincante au public. Mais cette possibilité s’amenuise de jour en jour.

Pour rappel, la capacité d’échange bilatérale d’informations en réseau, en 1986, était estimée à 0,281 exaoctets (1 Eo = 1 milliard de Go). En 1993, elle montait à 0,471, atteignait 2,2 exaoctets en 2000 puis 65 en 2007. On est passé d’un monde, en 1986, où chaque personne sur la planète pouvait stocker un CD-ROM à peine plein (539 Mo), à un monde où chaque humain peut stocker plus d’une centaine de CD-ROM pleins.

place Tahrir

Chaque jour, plus de personnes peuvent enregistrer un fait, un événement, le sauver et le distribuer à un nombre colossal de personnes, presqu’instantanément. Chaque jour, toujours plus d’informations sont produites, échangées, et surtout stockées ; les données importantes ou populaires sont maintenant tellement répliquées qu’elles deviennent, virtuellement, impossibles à faire disparaître. Un événement comme le 11 septembre 2001, qui paraît pourtant si proche, ne serait pas retransmis aujourd’hui de la même façon, et pas par le même nombre de personnes, qu’à l’époque : en septembre 2001, faible était le nombre de personnes disposant d’un téléphone portable permettant de faire des vidéos ou des photos…

Une des conséquences est qu’à présent, chaque politicien doit batailler pour leur faire oublier ce qu’il pouvait dire quelques temps auparavant. Les vidéos dans lesquelles ils se contredisent à quelques mois d’intervalle sont foison.

Le mensonge politique, auparavant difficile à débusquer puisqu’il demandait d’aller fouiller dans des archives de journaux pénibles à manipuler et à atteindre, ou des archives vidéos inaccessibles, devient maintenant exposé à la vue de tous et largement diffusé.

Si l’impact sur le militant est modeste, sur l’homme de la rue, dont l’opinion fluctue au gré de l’humeur, ce genre d’informations devient déterminant et explique la montée de l’abstention, des extrêmes et la volatilité des sondages.

Face à ça, la réaction politicienne est totalement inadaptée.

Face à cette nouvelle donne informationnelle, la réaction des politiciens fut d’abord l’ignorance, puis le refus catégorique de changer.

On fait souvent références aux campagnes américaines très ancrées sur internet. Mais la réalité est que les candidats girouettes (les plus fréquents) ont bien du mal à laisser autre chose qu’un goût amer dans la bouche de leurs militants. Le différentiel de support internet entre un Romney, un Obama et celui obtenu par Ron Paul est flagrant.

En France, il en va de même avec, en plus, le biais culturel traditionnel : nos politiciens n’ont aucune culture technologique. La gestion de l’information traditionnelle (eux devant des journalistes) est si différente de l’information latérale, aplatie, qu’offre Internet qu’ils se placent en réaction plutôt qu’en action. D’ailleurs, lorsqu’on évoque Internet, ces clowns évoquent d’abord les questions de propriété légale (HADOPI ou DADVSI, parfois, rarement ACTA). Pour eux, c’est juste « un espace de plus à réguler ».

Aucun des candidats actuels ne peut prétendre à autre chose que du mépris de la part des internautes. Sarkozy traîne une longue liste de casseroles législatives. Hollande, à son habitude, tergiverse et rien n’indique qu’il supprimera HADOPI. Tous rêvent en fait de museler ce canal pour qu’enfin, ils ne soient plus renvoyés à leurs déclarations contradictoires.

Bien sûr, la censure est officiellement à l’index (N’y pensons pas, démocratie / liberté d’expression / pas de ça chez nous). Mais les récentes affaires (Anonymous et DCRI, Pirate Sourcil et tant d’autres) démontrent que l’arbitraire est encore de mise : on n’hésitera pas à qualifier de pédophile ou de terroriste celui qu’on voudra museler.

Et ce désir d’avenir de censure est présent parce que les politiciens savent fort bien que ces nouvelles technologies signent, à moyen ou long terme, la fin de leur pouvoir exorbitant.

Quelle prospective peut-on en tirer ?

À partir de l’ensemble des observations effectuées ci-dessus, on peut tirer quelques enseignements.

À mesure que ces technologies s’insèreront dans le tissus social, les citoyens prendront conscience que leur action sur le monde, celui qui les entoure directement et celui de l’autre bout de la planète, ne nécessite qu’assez peu d’intermédiaires, et en tout cas, certainement pas les institutions étatiques, qui apparaîtront comme des parasites ou des obstacles. Un exemple concret est qu’actuellement, pour lancer un organe de presse, il n’y a plus besoin de passer par aucune démarche complexe administrative. Un autre en est la stupéfiante pénétration des téléphones portables en Afrique, qui ne doit rien aux institutions étatiques sur place, pour la plupart corrompues, et tout aux initiatives privées.

Cette perte de pouvoir va probablement générer des batailles homériques dont PIPA, ACTA, HADOPI sont les avatars actuels. Mais de même qu’aucune guerre n’a ralenti la course à l’information, les pitoyables tentatives des dirigeants pour empêcher les échanges libres d’informations entre tous les individus seront, in fine, vouée à l’échec.

Les politiciens devront se remettre en cause très vite. Fini, les positions girouettes. Finies, les promesses non suivies d’effet. Finies aussi, les petites magouilles car tout se sait éventuellement, et de plus en plus vite. Il faudra des politiciens plus constants et surtout plus honnêtes. Ou vraiment, vraiment plus malins.

Vous n’y croyez pas ?

Pourtant, la tendance s’installe. Dans certains pays, elle est déjà là. Dans d’autres, comme en France, il faudra manifestement attendre quelques années encore. Mais la politique du XXIème siècle ne pourra pas ressembler à celle du XXème.

C’est techniquement impossible.

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Commentaires69

  1. gnarf

    La raison d’etre des politiciens est justement l’inefficience de la circulation de l’information. Ce sont des gens qui vivent de la mauvaise circulation d’information. C’est leur fonds de commerce, de meme que les traders vivent des inefficiences du marche.
    La carriere d’un politique se fait sur des stereotypes, de la propagande, des promesses mensongeres…autant de choses qui ne fonctionnent plus si les citoyens sont des internautes un tant soit peu curieux.

    1. gnarf

      J’oubliais….excellent article comme toujours H16! J’aime particulierement les articles qui prennent du recul 🙂

  2. Stéphane

    « C’est techniquement impossible » mais la France, spécialisée dans les combats d’arrière-garde, fera de son mieux pour être la dernière atteinte par ces changements.

    N’oublions pas non plus deux facteurs de ralentissement:

    1. Les jeunes sont très connectés mais peu politisés. Ils peuvent éventuellement s’enflammer pour des causes, rarement pour des personnes (et des politiciens, encore moins). Or, le pouvoir est encore entre les mains de politiciens et le référendum est un outil que les élites sont on ne peut plus réticentes à employer pour les raisons que l’on sait. Cela contribue donc à diminuer l’influence politique de la frange la plus connectée de la population.

    2. Les personnes âgées sont les plus assidues aux votes mais les moins connectées. Même si Tatie Josette finit par avoir un iPad dans les mains – ce qui reste à voir – elle ne va probablement pas s’en servir pour consulter Drudge Report ou Contrepoints: on reste dans les chemins balisés de l’habitude.

    Je pense qu’il faudra encore quelques décennies (générations?) avant de voir un changement notable sous nos latitudes – ce qui ne veut pas dire qu’ailleurs, le changement ne soit pas plus rapide et plus profond.

    1. Je pense que ça ira plus vite. De toute façon, par définition, les personnes âgées finissent par ne plus voter, par la force des choses. En outre, il va devenir impossible de ne plus être connecté.

    2. Hayek’s plosive

      Au contraire, je pense que les jeunes sont comme les vieux, beaucoup trop politises, et ce des le plus jeune age, pour pouvoir justement avoir cette curiosite et cette remise en question de ses propres opinions et ideaux. Les fils de fonctionnaires restent des fils de fonctionnaires, rares sont ceux qui font une ecole de commerce pour devenir trader derriere …

      1. Paf

        difficile de séparer les jeunes des vieux dans un pays ou les jeunes sont formés a penser comme leurs vieux, ou la culture générale concerne uniquement le monde passé, et ou l’innovation est systématiquement dévalorisée voire moquée.

  3. infraniouzes

    Excellent article qui montre, une fois de plus, la ringardise des politiciens français et leur refus obstiné de s’adapter à ce monde qui va trop vite pour eux et leur cerveau formaté type III° République: 2 exemples pour faire court.

    • On a beaucoup brocardé les élections russes et V. Poutine mais j’ai été stupéfait de voir, on my TV-écran-plat, que les Russes utilisaient, sur une grande échelle, des machines à dépouiller les bulletins, ce qu’en France on est à l’avant-veille de faire. Nous on en est resté aux bulletins dans les chaussettes.
    • On en est resté aussi au découpage électoral style 1789 quand un député devait pouvoir faire le tour de sa circonscription à cheval. Aujourd’hui, à l’heure des TGV, jets privés ou pas privés, voitures à turbo-mayonnaise filant plus vite que le son, d’internet et de sa vertigineuse rapidité, on reste figé dans une posture deux fois centenaire. Alors qu’avec 250 députés la France serait parfaitement (exploitée ?) gouvernée. . .

    Vous voulez mon avis ? Ce pays est foutu. . .

    1. Arkh

      Non mais le vote électronique, on s’en passera tant que les machines et leur software ne seront pas de l’open source histoire de permettra à tout le monde de vérifier leur fiabilité.

  4. Aurélien

    Il me semble un peu injuste de mettre tous les responsables politiques dans le même panier. Il y a un candidat à l’Elysée qui connaît Internet mieux que les autres, en parle positivement, comprend le principe du « open source », etc… c’est Bayrou. Anecdotique mais symbolique, c’est aussi un des seuls, sinon le seul, à répondre personnellement, ne serait-ce que brièvement, à bon nombre de ses e-mails.

    Quelques commentaires:

    Le principal défaut – ou même risque – de cette immédiateté de l’information à l’échelle de la planète, c’est la difficulté supplémentaire pour le citoyen à relativiser les informations reçues. Pourvu qu’elle buzz, la plus insignifiante polémique occupera le devant de la scène médiatique, cachant les sujets essentiels. On le voit avec la crise des dettes aujourd’hui, qui passe au second plan derrière la viande hallal, entre autres.
    Oui les informations clés sont plus accessibles qu’avant, ou même accessibles tout court. Mais dans le même temps, Internet ayant cet effet amplificateur, les écrans de fumée s’épaississent, les diversions se multiplient, et la réalité est aujourd’hui sans doute plus biaisée et parcellisée qu’avant. L’effort à faire par le citoyen pour s’informer correctement – recherche de sources crédibles et pertinentes, recoupage d’infos etc… – peut certes se faire en restant assis devant son ordi mais est s’est aussi considérablement complexifié.

    Autre évolution regrettable à mon avis, cette accélération et globalisation de l’information en fait un produit de consommation de masse. Il est devenu quasi-vital d’être simplement « au courant » d’une info, pour ne pas passer pour un con à la machine à café, mais on passe auprès de ses proches pour un extra-terrestre quand on creuse vraiment un sujet pour le comprendre, le maîtriser et se forger sa propre conscience.

    C’est ce qui fait, par exemple, que malgré l’accessibilité et la liberté offerte par Internet, qui nourrissaient chez moi l’espoir de voir l’UMP et le PS s’effondrer dans l’opinion par rapport à 2007, environ la moitié des électeurs sont encore prêts à reconduire un des deux camps politiques ayant mené le pays dans la situation actuelle.

    La lutte continue.

    1. Paf

      il faut arreter avec Bayrou.Son testicule est faux et fondrait des qu’il accederait au pouvoir, ce qui n’arrivera pas.

      1. Calvin

        Ce n’est pas un bon orateur, sans doute pas un homme providentiel, mais je ne le vois pas non plus très courageux.
        Mais, à sa décharge, c’est la fonction qui peut faire l’homme.
        En ce qui concerne ses chances, oui, il a peu de chance d’arriver au 2ième tour, mais s’il y arrivait, il serait président à coup sûr.

      2. floorshw

        Paf> Que ce passe t’il ? Je n’ai pas l’impression que ce blog soit en Bayroumania, pas plus que la population dans son ensemble d’ailleurs. D’où vient cette fixette ?

  5. NEV

    Vous êtes bien plus positif que moi sur le coup.

    Quand on voit qu’il y a encore quelques années les guerres et autres mises à l’écart de personnes gênantes faisaient l’objet d’un plan destiné à convaincre l’opinion publique (Afganistan, Irak etc.) alors qu’aujourd’hui les dirrigeants ne s’embêtent même plus à tenter un scénario qui tiens la route (Lybie, DSK, Assange), je pense qu’ils ont compris qu’information ou pas, le peuple est un bon gros troupeau docile qui ne se retirera les doigts du cul que quand ils auront froid ou faim, entretemps ils peuvent tondre autant qu’ils veulent.

    1. Before

      Votre remarque est à rapprocher du commentaire précédent d’Aurélien, avec qui je suis d’accord : l’autre tranchant de l’accès à cette information, c’est la quantité disponible et le buzz.
      Buzz qui peut être monté par n’importe qui, pour faire passer n’importe quoi et notamment nos dirigeants.
      Même si H16 n’a pas tort sur l’appréciation des nouvelles technologies de l’information, les politiques vont commencer à comprendre comment ça marche, et on aura droit de plus en plus à des opérations de « barbuzz » pour éliminer les ennemis du moment.
      Et ça ira en augmentant au fur et à mesure que de nouvelles générations arriveront au pouvoir.
      Alors il faudra vraiment faire le tri et ça ne sera pas facile. Mais au moins ce sera entre nos mains (sauf s’ils arrivent à censurer efficacement tout ça) et pas entre les mains des anciens intermédiaires journalistiques.

      1. Calvin

        Le truc, c’est qu’en partageant l’information, la manipulation est moins aisée.
        Lorsque 3-4 personnes montent un buzz pour un dirigeant, il y aura dix fois à cent fois plus de gens pour le contrecarrer.
        Faire le tri ?
        C’est l’avantage du monde moderne : il y a plein de gens qui se mutualisent pour faire le tri.
        Nous pouvons être du CPU pour nous tous, chacun avec notre temps et nos ressources à partager

        1. Nicolas B.

          Par exemple, j’ai entendu sur BFM business ce midi que le site payant de l’Encyclopedia Britannica, qui arrête sa version papier mais continue via un abonnement payant sur Internet, a autant d’erreurs en moyenne dans un article que Wikipédia, qui a un « comité » de relecture plus important en nombre… Le journaliste parlait d’une étude faite par Nature sur le sujet.

  6. Talleyrand

    Mais il y a un problème… un con informé reste un con.
    Le nid risque de se remplir et n’est pas prêt d’être déserté.
    Sur le sujet : La France aveuglée par le socialisme – Philippe NEMO – Bourin éditeur – Inquiétant, très…

    1. Calvin

      « un con informé reste un con ».
      Ce n’est pas le plus important. Ce qui compte, c’est qu’un maximum de gens soient informés. Des types volontaires mais pas informés sont inutiles.

    2. gnarf

      C’etait correct.
      Le nid n’est pas pres d’etre deserte.
      Le nid n’est pas pret a etre deserte.

    3. breizh06

      +1. « Sur le sujet : La France aveuglée par le socialisme – Philippe NEMO.  »
      Un livre à mettre entre toutes les mains !

  7. Pascale

    C’est peut être aussi pourquoi le discours politique a changé, surtout en période électorale où les candidats communiquent à coup d’annonces de style « coup de théâtre ». L’info est tellement abondante et immédiate, que pour se faire entendre et se faire voir, les candidats pratiquent la surenchère pour sortir du lot.

  8. Talleyrand

    La vitesse de l’information
    Juin 1815, morne plaine en Belgique. Un spectateur s’empresse de vider les lieux pour rejoindre Londres selon un planning élaboré de longue date. Londres stock-exchange – « Je reviens de Waterloo ! » – « Et alors ? » – « Napoléon a gagné la bataille ! » Effondrement des cours et rachats par des affidés. Le lendemain la nouvelle arrive, victoire écrasante de la coalition et fin de Napoléon sur la scène européenne. Les cours remontent de manière vertigineuse et un certain R… a fait fortune.

  9. Nicolas B.

    « mais comme pour tout le reste, le temps joue ici en faveur de cette pénétration »… Je n’oserai pas de jeux de mots grivois mais l’envie se fait sentir!

  10. Petra

    « Fini, les positions girouettes. Finies, les promesses non suivies d’effet »

    Vous rêvez ?

    Vous avez un contre-exemple fort sous les yeux, qui s’appelle N.S.

    Les media seuls, anciens ou nouveaux, ne suffisent pas à enrayer la montée du populisme, de la xénophobie, de l’extrême-droite dont notre cher représentant est un acteur non négligeable en Europe. Il y faut des actions politiques, une mobilisation du peuple.

    Jamais les media, tout aussi précieux qu’ils soient bien sûr, ne remplaceront la politique.
    Et c’est heureux.

    1. Je crains qu’il y ait malentendu. La phrase « Fini… » est dans la partie « Prospective ». Evidemment qu’actuellement, nous n’y sommes pas. Mais il apparaît évident que plus ça va, et moins les politiciens peuvent utiliser l’oubli des électeurs pour sortir des bobards. Et là, actuellement, j’ai des exemples sous le coude. Mon point est de dire que ce qu’on observe (le debunking des mensonges politiques) va devenir monnaie courante et les gens vont, naturellement, chercher de façon automatique, sous chaque déclaration, s’il ne s’agit pas d’un bluff, d’un mensonge ou d’un truc déjà fait. Et c’est un des éléments qui va tuer la façon de faire de la politique comme au XXème Siècle.

      1. BobbyBob

        Je pense quand même que les gens ont et auront toujours la mémoire courte sur ce genre de chose. Certes, une certaine frange de la population, plus active en politique, plus engagée, s’en souviendra. Et saura ressortir les casseroles au moment venu. Mais regardez les Balkany : condamnés pour abus de biens sociaux (comprendre par là qu’ils ont trop pris pour eux même dans la poche des moutonstribuables, sans passer par les canaux officiels de spoliation), réélus combien de fois depuis? Juppé, réélu maire de Bordeaux, de nouveau ministre sans que cela ne choque personne ou presque. De même pour Guérini ou Frèche au PS d’ailleurs. Ou Aubry qui est à la tête du PS suite à une fraude à des élections internes! L’abondance d’information dilue et tue l’information. L’absence ou le controle de l’information c’est de la dictature.

        1. Si c’était vrai, le dégoût des politiques et l’abstention n’augmenteraient pas. Les gens aiment les clivages, les camps, les affrontements : les élections auront encore de beaux jours devant elles. Ils aiment de moins en moins ces castes de parvenus qui les enflent, et dont on commence à connaître tous les us & coutumes sans qu’ils puissent se cacher.

          Là encore, ne comparez pas ce qui se passe maintenant, en France, avec une tendance longue, sur plusieurs décennies, sur toute la planète.

      2. Stéphane

        C’est un peu l’hypothèse haute…

        Je pense qu’on va rapidement retomber sur:
        « Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis »
        « Mes propos sont sortis de leur contexte »
        « Ma position a évolué »
        « C’est une machination »

        Au pire, le peuple soutiendra cyniquement qu’il n’y a rien de très surprenant à voir un politicien mentir et que ce serait très suspect qu’il ne le fasse pas ; quant à retourner sa veste, pareil.

        Quand personne ne réagit alors que des repris de justice genre Juppé se retrouvent ministre, quand un Cohn-Bendit avoue ses aspirations pédophiles dans un bouquin et Frédéric Mitterrand ses voyages sexuels en Thaïlande dans un autre, quand les politiques appellent à la mansuétude face à ce que traîne un DSK derrière lui, c’est pas une comparaison avant/après de quelques gros mensonges à plusieurs années d’intervalle grâce à Internet qui vont changer grand-chose.
        Nous sommes largement en-dessous du niveau de probité moyen pour permettre ces changements d’avoir un effet.
        Hélas, CPEF.

        Ce ne sera pas vrai pour d’autres pays, comme les USA, où la moralité des politiciens doit être exemplaire (et où les candidatures coulent quand elle ne l’est pas)

        1. « Je pense qu’on va rapidement retomber sur:
          « Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis »
          « Mes propos sont sortis de leur contexte »
          « Ma position a évolué »
          « C’est une machination » »

          Evidemment, c’est possible, mais ce n’est pas ce qu’on observe. Les attaques des uns et des autres sur les contradictions ne sont pas relevées par les candidats, d’ores et déjà. Ils savent que s’ils vont sur terrain là, ils perdent : il y a une trace directe et non discutable de ce qu’ils ont dit, contexte inclus.

      3. Nord

        « […] les gens vont, naturellement, chercher de façon automatique, sous chaque déclaration, s’il ne s’agit pas d’un bluff, d’un mensonge ou d’un truc déjà fait. »

        Sans aucun doute, mais il y a un ‘mais’: rares, très rares sont ceux qui iront puiser à plusieurs sources les éléments de vérification. Un gogôche se cantonne aux sources gogôche (tiens, pourquoi prends-je cet exemple?) car sa grille de lecture lui interdit de considérer d’autres sources. La discrimination découle souvent elle-même d’une désinformation, puisqu’il suffit d’étiqueter une source (ce qu’un buzz peut faire, exemple … ce blog et Contrepoints sont notoirement envisagés dans la blogosphère d’extrême-droite) et zou! c’est automatiquement une source irrecevable (pour ledit gogôche).

        Sortir de sa zone de confort, c’est pas donné à tout le monde, hein 😀

        Ceci dit, tu as globalement raison, et je plussoie à l’évidence.

        1. Ce que tu mentionnes est exact, mais il est vrai de toutes les tendances. Et si on va jusqu’au bout du raisonnement, d’un bruit blanc ne sort finalement pas un politicien ayant une grande capacité d’action. Or, des politiciens qui font juste un peu de bruit blanc, c’est diablement mieux que des polichinelles qui agissent.

  11. Mateo

    @ h16

    Comme l’a fort bien fait remarquer Aurélien, la quantité exponentielle d’information qu’il nous est rendue disponible constitue un défi pour séparer le bon grain de l’ivraie. Défi que seuls les plus motivés relèvent. Et ce sont également en général les plus politisés si l’on prend le « secteur » de l’information politique par exemple, donc ceux qui sont le plus susceptible de biaiser l’information. L’immense majorité de la population prend l’information pour argent comptant, sans chercher à la vérifier. Et ce n’est pas près de changer à mon avis.

    2 exemples qui me semblent probants:

    – La fameuse loi de 1973 dite « Rotschild », qui a commencé par « faire le buzz » sur le net pour ensuite arriver dans les médias traditionnels par l’intermédiaire de Mélancon & co. Or ce buzz est basé sur du vent, et les « solutions » proposées sont bien pires que le mal décrit, pour quiconque a un minimum de culture économique… c’est-à-dire presque personne.
    L’on voit donc que l’abondance de l’information et sa facilité d’accès ne freine en rien le mensonge, la manipualition, mais au contraire la facilite. Oh, il existe bien deux trois personnes sérieuses qui se sont attachées à démonter cette « information », mais quel est leur poids face au sensationnalisme de « l’information » initiale?

    – Les théories du complot, toutes plus farfelues les unes que les autres, connaissent un succès grandissant depuis la démocratisation du net… Et cela se comprend aisément quand on sait les « techniques psychologique et sociologique » en jeu.
    Au final: même remarque que pour l’exemple précédent.

    D’un autre côté, internet permet également l’accès à une « autre » information que celle des médias traditionnels, abondante, disponible en tout temps, moins biaisée (même si l’on trouve de l’information encore plus biaisée que celle des médias traditionnels, cf les exemples précédents), plurielle etc.

    Au final, internet est une véritable révolution, d’une valeur incommensurable pour qui quiconque veut et sait trier le bon grain de l’ivraie, mais le risque est également grand de se laisser abuser par une information biaisée, une réalité distrodue, pour ceux qui n’ont pas le temps, l’envie ou la capacité de faire le tri.

    1. Mateo

      Un autre exemple qui me vient en tête: l’immense majorité des articles, vidéos et autres discussions désigne la « dérèglementation » dans le secteur bancaire comme étant une des causes principales de la crise. Or, il suffit de chercher un petit peu pour savoir que la règlementation de ce secteur a au contraire fortement augmenté ces 10 ou 20 dernières années.
      Et pourtant quelle est l’information qui « triomphe » au final?

      1. Là aussi, il ne faut pas oublier que la France n’est qu’un petit producteur parmi d’autres. Et comme tu le dis, « il suffit de chercher un petit peu ». Ce qui avant était parfaitement impossible.

    2. On est pour le moment dans une phase de transition entre le moment où tout est média traditionnel (du haut vers le bas) et le moment où tous les acteurs seront émetteurs. Pour le moment, les buzz de la base se mélangent aux buzz du haut et ça fait beaucoup de bruit. Mais comme on l’a dit un peu plus haut dans d’autres commentaires, ceci va disparaître progressivement : à mon opinion, il va y avoir plus de politique locale, et la politique nationale, grandiloquente et européenne va disparaître parce qu’elle sera noyée dans le local.

      En réalité, l’information produite par tout le monde est *aussi* biaisée que l’information proposée par les médias traditionnels. La grosse, l’énorme et capitale différence, c’est que cette information n’est pas biaisée dans le même sens et permet d’amoindrir l’influence des médias traditionnels.

      Autrement dit : si on peut toujours dire « Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose… » comme le note un autre intervenant, cela se fait au milieu de millions d’autres acteurs qui « Répètent, répètent la vérité, il en restera toujours quelque chose… » .

      1. Mateo

        « La grosse, l’énorme et capitale différence, c’est que cette information n’est pas biaisée dans le même sens et permet d’amoindrir l’influence des médias traditionnels »

        Ca j’en doute un peu: j’ai plutôt l’impression qu’en majorité c’est biaisé de façon encore plus étatiste et collectiviste (penchant à droite ou à gauche) que dans les médias traditionnels, pour ce qui concerne la politique…

        1. Calvin

          En majorité, oui.
          Tu as raison, mais H16 aussi.
          Avant, il n’y avait pas d’autre canal.
          Aujourd’hui, c’est minime, mais cela a le mérite d’exister.

          Avant, je n’avais rien à me mettre sous les yeux.
          Obligé d’entendre les mêmes inepties contradictoires (et irréalistes). Désormais, j’arrive à lire des explications crédibles.

    3. Calvin

      A l’applaudimètre, effectivement, ce sont les idées les plus faciles, les plus farfelues qui triomphent… enfin qui font parler.
      Mais au final, ça donne quoi ?
      Des gens qui vont s’indigner et pester dans leur coin, et ensuite ?
      Les pseudo-rebelles et les indiniais, ça existe, ça a existé et ça existera encore. Mais ceux qui sont de plus en plus (et de mieux en mieux) informés augmentent. Ceux-là constituent une force non négligeable face aux idiots utiles d’une cause néfaste.
      Ils ne seront jamais majoritaires, mais justement, en étant informé, ce n’est pas le pouvoir qu’ils veulent : juste plus de transparence, d’honnêteté, de volontarisme.

      1. Higgins

        « Les pseudo-rebelles et les indiniais, ça existe, ça a existé et ça existera encore. Mais ceux qui sont de plus en plus (et de mieux en mieux) informés augmentent. Ceux-là constituent une force non négligeable face aux idiots utiles d’une cause néfaste. » Entièrement d’accord. C’est ce qui permet de tempérer un peu le pessimisme ambiant. Ça finira par porter ses fruits.

      2. Mateo

        1. Les idiots utiles ont l’air majoritaires par rapport aux « informés ».

        2. Les choix politiques de nos chers (trèèès chers) gouvernants ont plutôt tendance à pencher du côté de ceux qui gueulent le plus fort, ie les idiots utiles sus-mentionnés

        1. Calvin

          1. Les idiots utiles ne sont pas majoritaires. La majorité est silencieuse, découragée, sans idée ni avis. Pour moi, les idiots utiles sont ceux qui protestent bruyamment voire violemment. En revanche, les idiots utiles me semblent désormais moins nombreux que ceux qui sont informés.
          2. Tout à fait, d’accord. Les politiciens actuels suivent les idiots utiles. Ils s’éloignent ainsi de plus en plus (et de plus en plus vite) de la réalité. Le réveil sera brutal. Il y a une frange de la population qui demande une autre offre politique, plus proche du réaliste et efficace.

    4. gnarf

      Ba vous preferez quoi?
      – un systeme ou des journalistes a 80% socialistes trient le bon grain de l’ivraie avant toute diffusion. Ou tout le monde croit sur parole l’info puisqu’elle est verifiee par de hautes autoritees.

      – un systeme ou tout arrive en vrac chacun peut au detour d’un clic tomber sur un site communiste ou liberal. Et ou personne ne prend un article pour argent comptant mais prend l’habitude de chercher de multiples sources.

    1. Calvin

      Pour paraphraser H16, je suis « pour » cette taxe ! Elle va obliger les aggrégateurs à mieux s’adapter et faire prospérer leur business model. A l’inverse, les journaleux vont continuer à s’empâter, à se couper de la réalité, et à creuser leur propre tombe.
      Ces taxes n’empêcheront rien et, si elles retarderont la libération du secteur, elles permettront aux aggrégateurs de proposer une offre plus aboutie et incontournable.

      1. Flo

        A moins que de garder leur identité confidentielle ne soit de quelque utilité au bon Dr Kim dans ses « négociations » avec le DOJ!

    1. Calvin

      Juste une question…
      Cela fait référence à l’hébergement de données, pas forcément à du contenu illégal, non ?
      Souvent, on ne peut s’échanger de mail contenant des données de plus de 2 à 4Mo dans les institutions. Le recours à des services d’échanges est parfois nécessaire.

      1. Dans ces institutions, jamais ne serait prise la décision de transférer des documents par un service extérieur, commercial et qui plus est sujet à caution légalement. Le fonctionnaire qui fait ça peut très bien se retrouver, à juste titre, en délicatesse.

        1. Calvin

          Oui, cela contrevient aux usages légaux en vigueur.
          N’empêche que c’est parfois la seule solution !!

  12. Epicier vénéneux

    Excellent billet. Tellement bon que je vais l’imprimer et le poster à mon père par avion.

    Rien à rajouter, sinon ceci: Finies aussi, les petites magouilles car tout se sait éventuellement
    -> perfide faux-ami entraînant un contresens total puisque vous vouliez sans doute dire que les magouilles sont forcément découvertes et non pas éventuellement.

  13. Serge Cheminade

    La politique du XXIème siècle sera le résultat de la guerre en cours. J’en parle à :
    La guerre économique de Google
    http://www.orvinfait.fr/la_guerre_economique_de_google.html
    Google étant plus connu que nous je l’ai mis dans le titre mais nous sommes dans le même camps. Google, qui en a les moyens, aurait voulu créer sa propre monnaie mais c’est illégal.

    Les politiques tels que nous les connaissons devraient disparaître au cours de ce siècle. La guerre économique actuelle pourrait se transformer en vraie guerre, mondiale : les peuples contre les gouvernements.

  14. daredevil2007

    Comme toujours excellent billet, Hash 😉

    Petite correction : « Les citoyens deviennent ainsi conscient que différents modèles de sociétés sont possibles = Les citoyens deviennent ainsi conscients que différents modèles de sociétés sont possibles

  15. BA

    Mercredi 14 mars 2012 :

    Le budget de l’Union Européenne au bord du défaut, selon le Parlement européen.

    Le budget de l’Union européenne est « au bord du défaut », les grands contributeurs – fortement mis à contribution pour sauver l’euro – rechignant à augmenter leur participation, a averti mercredi Alain Lamassoure, président de la commission des Budgets du Parlement européen.

    La Commission européenne doit présenter le 26 avril sa proposition pour le budget 2013, mais il est « peu probable » que les Etats acceptent une augmentation, a estimé M. Lamassoure au cours d’un point de presse au Parlement européen à Strasbourg avec le commissaire au Budget Janusz Lewandowski.

    Les Etats ont imposé un budget d’austérité pour 2012 avec des dépenses limitées à 129,1 milliards d’euros, loin des 133,1 milliards demandés par le Parlement.

    Le commissaire au Budget Janusz Lewandoswki a confirmé avoir des difficultés pour trouver 11 milliards d’euros afin de rembourser aux Etats les factures présentées fin 2011, et il a annoncé travailler à un projet rectificatif nécessaire pour au moins la moitié de cette somme.

    « Le budget européen n’a pas un euro de déficit, mais il est au bord du défaut », a lancé Alain Lamassoure.

    « Nous sommes face à un problème politique. La France, l’Allemagne, les Pays Bas, la Finlande, l’Autriche, qui sont les pays contributeurs nets, refusent toute augmentation de leur contribution nationale, car ils sont les principaux supports du fonds de sauvetage de l’euro et ils ne veulent pas payer deux fois », a-t-il expliqué.

    http://www.boursorama.com/actualites/le-budget-de-l-ue-au-bord-du-defaut-selon-le-parlement-europeen-50ed664755db6a518316dffc504af25a

  16. NeverMore

    Je ne partage pas votre point de vue beaucoup trop soft sur la génération, la diffusion et la pénétration de l’information.

    L’information est, comme instrument de manipulation, une puissante arme de guerre, et je suis plutôt en ligne avec cet article là :

    http://www.dedefensa.org/article-la_guerre_nouvelle_est_declaree_et_elle_est_totale_14_03_2012.html

    Très récemment le traitement par nos médias des évènements entre autres en Lybie, Syrie, élections en Russie, est suffisamment démonstratif.

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