Imprimer au micromètre et autres inventions

Ce billet sera l’occasion d’un petit voyage dans le futur. Foin de voitures volantes et de costumes moulants en lycra aux coloris acidulés, il s’agit simplement d’aller voir quelques années dans l’avenir tout au plus. Et ce coup d’œil rapide nous permet, au milieu d’un flot de nouvelles pas franchement réjouissantes, de relativiser un bon coup la situation sociale, économique et politique du monde…

Si l’on fait un tout petit peu attention aux évolutions techniques et technologiques récentes, on ne peut qu’être fasciné par cette impression d’accélération des innovations. On a surtout la sensation que ce qui était du domaine de l’impossible il y a encore vingt ans, ou ce que les experts futurologues estimaient difficile à mettre en œuvre dans ce laps de temps est maintenant réalité ou très proche de devenir banal.

En fait, tout se passe comme l’exprime bien William Gibson, à savoir que le futur est déjà là, mais simplement, il n’est pas distribué de façon égale partout. Et il apparaît clair que les technologies les plus bouleversantes n’en sont encore qu’à leurs balbutiements.

Mais même pour des balbutiements, certaines laissent déjà songeur et l’un des domaines dont on sent déjà tout le potentiel disruptif est certainement celui de l’impression en trois dimensions. J’ai déjà évoqué ce sujet dans des précédents billets, mais la rapidité avec laquelle le domaine se développe m’incite à revenir dessus.

Comme vous pourrez le constater dans la vidéo ci-dessous tirée d’une publication de l’Université Technique de Vienne, les procédés d’impressions atteignent maintenant une précision diabolique puisqu’on tutoie gentiment le micromètre.

Certes, on est encore un peu loin du nanomètre mais avec le micromètre s’ouvre tout de même des perspectives intéressantes notamment dans le domaine médical : on se souvient que, récemment, une équipe avait réalisé l’impression en titanium d’une mâchoire inférieure de remplacement pour une patiente à partir des images acquises par scanner et imagerie médicale en trois dimensions directement transmises à un système d’impression.

Avec l’impression à l’échelle du micromètre, certaines structures fines pouvant servir de support pour des organes humains (notamment lors de leur reconstruction à partir de cellules souches) peuvent être envisagées. Évidemment, on sent que l’impression à des niveaux de finesse croissants n’en est qu’à ses débuts et on peut déjà imaginer l’impression d’objets de grande complexité dans des temps et pour des coûts réduits. C’est d’ailleurs dans cette dernière mesure que les progrès réalisés sont les plus spectaculaires : le procédé, au début réservé à des labos de recherche et des cas très spécifiques, gagne à présent le domaine industriel.

Et cette réduction des coûts des technologies et son corollaire, leur apparition pour le grand public, permet d’envisager des solutions économiquement viables à des problèmes dont souffre l’Humanité depuis un petit moment, comme, par exemple, la réparation ou le remplacement des organes défectueux. Pour ce dernier cas, je suis tombé sur l’article suivant qui présente l’histoire du cœur à turbine : un organe mécanique qui n’a pas de pulsation, mais qui a prouvé sur les dix dernières années et les quelques milliers de cas où il a été installé qu’il pouvait remplacer purement et simplement un muscle cardiaque défaillant.

coeur-turbine

Ayant reçu en 2008 son approbation par la FDA américaine (en charge notamment d’autoriser ou pas les traitements médicaux sur le territoire américain), la paire de turbine a été implantée dans une dizaine de milliers de patients. Petit à petit, plusieurs cas ont été découverts de patients pour lesquels le cœur organique s’était complètement arrêté, sans pour autant que le patient lui-même n’éprouve de gêne : tant que leur pompe mécanique est alimentée (par une batterie de la taille d’un walkman, extérieure au corps), leur vie peut continuer sans entrave.

Dès lors, l’utilisation de cette paire de turbines est maintenant envisagée en remplacement complet du cœur malade.

Et pendant que les machines envahissent doucement notre corps, d’autres machines, encore moins chères, encore plus nombreuses, envahissent tranquillement notre espace. Ici, je veux bien sûr parler des drones.

Oh, il ne s’agit pas ici des gros engins radiocommandés destinés à pilonner d’obscurs talibans dans des contrées reculées (ou des talibans reculés dans d’obscures contrées, ça marche aussi), mais plutôt de ces petits engins dont on peut se procurer un exemplaire pour quelques dizaines ou centaines d’euros. L’exemple type est le Parrot, quadrimoteur oscillant entre le jouet et le petit engin d’étude, se négocie autour de 300€ (et des versions moins évoluées sont trouvables en dessous des 100€).

Eh bien ces engins, aussi simples soient-ils, portent en eux les germes d’une révolution sociétale majeure. Un récent article de Slate évoque justement tant les drones que cette révolution à venir, qu’on peut résumer ainsi : puisqu’ils sont bons marchés et capables de prouesses de plus en plus impressionnantes, il n’est pas loin le moment où ces drones, assemblés en nuées, seront capables de réaliser des tours de force.

Le principe même d’une foule d’engins est calqué sur celle d’une multitude d’insectes ou d’oiseaux. La différence ici est que cet essaim de drone peut être contrôlé, non pas individuellement, mais en groupe, et assigné à une tâche dont la complexité va croissant. Pour le moment, comme en témoignent les quelques vidéos de la Pennsylvania University, on leur fait réaliser des petites missions simples (travailler en groupe pour porter un objet et le déposer un peu plus loin).

Mais il semble évident que des centaines ou des milliers de ces drones, correctement programmés, contrôlés et organisés, pourront se voir assignés à des chantiers un tantinet plus grandioses. On imagine ici sans mal les milliers d’applications possibles, tant dans l’aspect constructif (immobilier, grandes réalisations architecturales, nettoyage des canalisations, l’entretien ménager, dans l’aide en cas de cataclysmes divers, …) que dans des aspects moins positifs (combat, surveillance, répression, …).

A la clef, on comprend que cette technologie apportera inévitablement des bouleversements tant dans les emplois concernés que dans la façon dont les peuples se protègeront ou s’organiseront eux-mêmes ou entre eux. Tout comme les téléphones portables et les technologies de l’information ont envahi notre monde (y compris les pays les plus pauvres), vous pouvez parier que les technologies que j’ai présentées ici gagneront toute la planète au moins aussi vite.

Une chose apparaît évidente en tout cas : les politiciens qui nous gouvernent, qui comprennent déjà si mal leur environnement, vont se retrouver, comme nous tous, propulsés dans les prochaines années (quelques décennies, tout au plus) dans un monde qu’ils n’auront pas eu le temps de réguler.

Et rien que pour cela, ces décennies mériteront la peine d’être vécues.

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Commentaires64

    1. Marco

      Je ne vous connaissait pas un tel intérêt pour la technologie. Il y a une seule limite à tout ce barzingue futuriste: l’énergie disponible pour produire et faire marcher toutes ces machines est en voie d’épuisement.

      1. T-Buster

        Hahahahahahaha.
        Bientôt plus d’énergie!!!!!
        Quel blague.
        C’est un peu comme les précurseur du XIX eme siècle qui prédisait la fin de Paris au milieux du XX eme siècle.
        Ils etaient persuadé que la ville lumière allait disparaître sous les crottes des chevaux vu l’augmentation continue des déplacements de la population en hippomobile.

        Bon petite idée stupide en passant.
        On fait voler ces drones en haute altitude, pour qu’ils soient toujours sous le soleil de midi.
        On les couvrent de panneau solaire. Et hop production 24/24h dans des conditions optimale d’énergie.
        Après une petite flottille faisant des aller retour avec des accus. Et le problème est résolu

      2. Calvin

        Non seulement nous sommes loin de l’épuisement d’énergie, mais justement, l’utilisation coordonnée de ces unités permettra à chaque déplacement, chaque transport de consommer la quantité optimale d’énergie.
        De sorte que la productivité sera alliée à une consommation rentable, et repoussant, si besoin en était, l’épuisement des ressources énergétiques.

  1. Aloux

    Dieu merci les dirigeants ont généralement une génération de retard sur tout le monde pour exploiter une nouvelle technologie, parce que vu la tendance liberticide assez généralisée ces dernières années, je me ferais sérieusement du mouron si ils étaient aussi malin que les gens normaux.

  2. Plop

    Bonjour,
    Billet sympathique, qui me rappelle cette nouvelle de K. Dick (?), où les colons attendent tranquillement en orbite (prolongé) autour d’une planète en cours de terraformation que les drones en bas finissent leur travail, les susdits drones ayant été envoyés quelques décennies auparavant. D’après la description de leur tâche, on les imagine minuscules, voire microscopiques, et envoyés en nuées à la surface de planètes inhabitables.
    Si seulement ! 🙂

  3. vincent

    En France, on créera une haute autorité de la surveillance de l’usage des technologies d’impression multidimensionnelle, chargée de réprimer le téléchargement de modèles logiciels de produits 3D interdits, et on créera une direction générale de la microaviation sans pilote civile (DGMASPC) qui délivrera des permis de droner, et qui créera un service public du contrôle de l’espace aérien dronable.

    Ah, que d’emplois bureaucratiques en perspective. Vive le progrès !

    1. deres

      Mauvaise langue, vous noircissez le tableau.

      Ces technologies seront seulement de facto interdites aux entreprises privés et aux particuliers au nom du sacro-saint principe de précaution. Des dérogations existeront seulement pour les gentilles administrations publiques afin de mieux administrer le troupeau des moutontribuables … Ces technologies seront développés et achetés à l’étranger bien entendu car les administrations publiques ne créent jamais rien à la place du privé.

  4. Before

    ça me fait peur tout ça. Je me demande s’il ne faudrait pas l’interdire, par précaution.

    Sinon, effectivement, si des experts en prospective des années précédentes se sont trompés sur certains points (notamment la place de l’homme dans l’espace et sur les planètes), la réalité est quand même époustouflante, ne serait-ce qu’avec internet et la diffusion de l’information.

    1. Bisphénol

      Absolument ! Il n’y a aucunes preuves irréfutables (d’experts indépendants, hein !) que le risque 0, avec ces nouvelles technologies, n’existe pas. Il faut donc immédiatement les interdire – par précaution pour la population. Non mais !

  5. bobdoulz

    Je suis tout à fait d’accord avec vous, notamment concernant les drones. Par contre, je ne suis pas sûr concernant cette régulation qui sera difficile car les évolutions techniques iront trop vite.
    Je travaille actuellement au développement de flottes de drones dont chaque élément peut prendre ses propres décisions afin de contribuer à un but global (pas d’inquiétude, Skynet est encore loin). Pour le moment, la réglementation aérienne est très (très) contraignante, et n’évolue pas vite, ce qui nous empêche de développer la plupart des utilisations vraiment intéressantes.
    Une histoire de principe de précaution (vous avez dû en entendre parlé), qui du coup nous empêche de développer nos propres entreprises et solutions. Comme ça on est bien protégé de cette vilaine technologie.

    TL;DR: les états peuvent interdir toute utilisation de ces technologies, s’ils jugent que leur développement va trop vite (ou pour tout autre raison).

    1. La règlementation aérienne est très contraignante parce que vous la respectez 😉 C’est une évidence, mais vous oubliez un détail : le coût de ces technologies. Il est extrêmement faible comparé à celle des technologies précédentes (il est rare de posséder son propre hélico ou son avion). Que pourra faire l’administration (avec toutes ses régulations) quand il s’agira de surveiller 100, 1000, puis 10.000 puis 100.000 puis plusieurs millions personnes qui auront, toutes, discrètement, assemblées pour quelques centaines d’euros des nuées de drones ? Et comme je le dis, ce million sera atteint très vite.

      1. bobdoulz

        Je suis d’accord que le nombre va rapidement croitre et rendre la gestion très difficile, ce qui pourrait finir par assouplir la réglementation.
        Cependant, il ne faut pas oublier que c’est aussi un sujet très sensible, car n’importe qui pourrait, à Toulouse par exemple, construire un petit drone capable de porter 1 kg d’explosif dans un rayon de 5 km. J’ai peur que ce genre de risque induise une escalade de la répression étatique.
        Je me sens dans la situation des musulmans français : je prie pour que ce genre d’évènement n’arrive pas, car je ne sais que trop bien que cela sera allègrement repris par des politiques en mal d’action afin d’imposer des lois liberticides sous couvert de protection du bien commun.
        Bon, et accessoirement ça va pas m’aider dans mon boulot (ouh, le vilain égoïste 😉

        1. Before

          Ce matin, un éditorialiste sur Europe 1 faisait remarquer que l’affaire de Toulouse et l’utilisation avec succès des traces numériques pour repérer le suspect ouvrirait le débat de la surveillance d’internet; avec comme remarque immédiate :
          Jusqu’où veux-t-on sacrifier notre liberté à notre sécurité ?

          Nous y voilà.

        2. Deres

          Les vieux loups de la politique interviennent déjà sur le sujet …

          Alors que Guéant : Prié de dire si des morts auraient pu être évitées, il a répondu : « Je ne pense pas, sauf à transformer la France en Etat policier. »

          Juppé, ce vieux pourri de la politique se lance immédiatement dans la brèche pour plus de contrôle : « Juppé parle de failles du Renseignement ».

          Comme quoi les pires politiques fachistes ne sont pas ceux que l’on veut nous faire croire …

        3. Calvin

          Je ne suis pas contre le fait que la technologie soit utilisée a posteriori pour multiplier les preuves de culpabilité, obtenir le feu vert pour une intervention en vue de traquer des criminels, etc…
          Les logs d’IP, la vidéo-surveillance passive, ne me gênent pas tant que c’est utilisé suite à un acte détecté.
          Le vrai danger, c’est l’utilisation a priori, en se fondant sur le contrôle d’humains ou celui d’algorithmes (écrit par des humains). La vraie folie, c’est de croire que l’on peut stopper les gens avant qu’ils ne commentent des méfaits.

          Bien sûr, je suis très optimiste…
          Des élus qui veulent nous fliquer, il y en a pas mal.

      2. Bisphénol

        D’où l’extrême urgence de réagir et d’interdire ces volatiles ! Le contrôle de L’ETAT ne pourra se faire, et ne pourra ainsi garantir la sécurité des utilisateurs. Il est vital que L’ETAT ait la main-mise sur le choix de vie (et le bien-être) de ses citoyens. Zut à la fin !

    2. deres

      Tout à fait. D’après ce que j’ai lu, les PME qui développent des drones en France vont faire leurs essais en Espagne, les zones de tests de la DGAC et du CEV leur étant fermés. De plus, il faut bien savoir que la législation est de plus en plus contraignante pour les hélicoptères et l’aviation légère. En France, l’hélicoptère privé est presque interdit en zone urbaine alors qu’il se développe à grande vitesse dans le reste du monde. Les seuls hélicoptère autorisés sont quasiment ceux des services para-publiques en zone urbaine. L’aviation légère est aussi pourchassé en particulier en interdisant ou en limitant les vols le WE pour les nuisances sonores alors que les particuliers en font justement le WE … Il faut aussi compter sur les variations permanentes de la législation. Par exemple, plusieurs sociétés d’hélicoptère française ont fait faillite brutalement quand la réglementation a changé sans préavis en rendant obligatoire l’utilisation d’hélicoptère bi-turbine pour certaines activités. Revendre tous son matériel sur un marché qui n’en veut plus pour en racheter du plus cher avec un temps d’attente sans activité est une manière imparable de faire faillite …

  6. caterina

    Je viens de tomber sur cet article mi-intéressant, mi-consternant, du nouvel obs datant de 2011.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20110425.OBS1857/bienvenue-au-pays-des-drones-civils.html

    Consternant parce que l’article s’ouvre et se ferme sur une remarque de Guillaume Pépy (président de la SNCF) qui suggère que les drones pourraient être utiles pour la surveillance des lignes contenant du cuivre, qui se font régulièrement voler. Et là, attention: pignouferies de la presse en action: les journalistes qui « ont cru que [guillaume Pépy] était tombé sur la tête ». Et à la fin de l’article, vous y avez pensé ils l’ont fait: « la question de l’espace aérien n’est pas complètement résolue ». En effet comprenez-vous, c’est un « casse-tête » avec les avions de ligne et les aéro-clubs, de laisser voler des drônes (qui pour ce qu’on peut en voir dans la conférence TED de Vijay Kumar de l’UPenn, ne font pas vraiment des missions de haute altitude). MAIS BIEN SÛR!
    En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des législateurs. Et là, vraiment, on est les meilleurs.

    1. GrosBen

      Bah techniquement le problème se pose bien. A basse altitude il n’y a pas de contrôle aérien. Les petits avions, les hélicos, les parapentes etc font du vol à vue. C’est à dire que le pilote surveille constamment les alentours pour éviter une collision avec les autres aéronefs.
      A ma connaissance, un drone n’est pas capable à l’heure actuelle de cohabiter avec d’autres aéronefs sans fermeture de l’espace aérien.
      Perso en tant que pilote de parapente (on dirait pas comme ça mais on peut faire des vols de 100 à 200km dans la journée et on rencontre plein de monde en l’air !), ça me ferait bien chier qu’on m’interdise ma passion pour laisser voler ces bidules.

      1. Heu. Les drones volent dans les 10 premiers mètres de hauteur à tout casser, peuvent le faire en ville voire à l’intérieur des bâtiments… Dois-je développer ?

        1. GrosBen

          Nan à 10m il y a trop de turbulences du aux obstacles au sol. Un drone de surveillance pour la SNCF volerait au minimum à 150m d’altitude ne serait-ce pour avoir un champs de vision assez large.

          1. Pour vérifier des rails ? Alors que cette vérification se fait avec un train actuellement (qui n’est pas à 150 m d’altitude au dessus des rails, hein) ? Allons. En outre, il ne me semble pas qu’il s’agisse forcément de drones volants pour ce cas là (on peut envisager plein d’autres moyens).

        2. GrosBen

          Les drones de la vidéo de l’article sont des gadgets, 10km/h de vent et ils se retournent comme des crêpes. Un drone pour surveiller le cuivre de la SNCF serait un gros bébé d’au minimum 30Kg (question d’autonomie) et devrait pouvoir voler à une vitesse air d’au moins 100km/h pour pouvoir avancer face au vent. C’est pas des trucs qui peuvent voler au ras du sol, il faut une certaine marge de sécurité en altitude qui les confine au même niveau que l’aviation légère.

      2. caterina

        Je me permets de te mettre en lien la vidéo montrant la conférence TED du l’UPenn.
        Les drones volent en formation, sans se télescoper et sans connaître l’identité du drone qu’ils cotoient (principe d’annonymité)
        De plus, ils peuvent voler en calculant leur trajectoire vis-à-vis d’objets volants (au moment par exemple où un des grad student lance un cerceau en l’air). Certainement cette techno est encore en cours d’amélioration, mais c’est très impressionnant du point de vue technique.
        Bon visionnage!!

        http://www.youtube.com/watch%3Ffeature=player_embedded%26v=4ErEBkj_3PY

      3. Anti COCO 1er

        GrosBen, si comme moi vous volez un peu (dans les airs, pas dans les supermarchés !), vous savez qu’avec les Notams nous sommes avertis d’obstacles, de modifs etc.. sur notre plan de vol. J’imagine aisément que l’utilisation de tels drones au dessus d’une ligne SNCF, d’un champ pour épandage ou autre, pourrait de cette manière être signalée. Si on y ajoute les avertisseurs de proximité, alors je ne vois pas de gros pb de sécurité.

        Merci encore H16 pour vos articles alliant humour, bon sens et pertinence.

        1. GrosBen

          Je fais gaffe aux TMA et aux RBA de l’armée (les zones qui bougent pas quoi) et c’est déjà bien compliqué à gérer sans moteur. Les notams je ne les consulte même pas, RAB.
          Si ils rajoutent des zones réservées aux drones, c’est la mort du vol libre et du vol à voile.

      4. Nord

        Ce n’est plus une contrainte: les aéronefs peuvent aujourd’hui voler en s’auto-séparant (c’est-à-dire en respectant les séparations de sécurité qui sont, effectivement, le travail du contrôleur aérien. Après c’est une question de coût, car il faut que tous les aéronefs soient équipés d’une techno permettant l’auto-séparation.

        On pourrait même se passer de contrôleurs aériens, enfin de la grande majorité car p.ex. certains aéroports sont dans des aires terminales très complexes. Mais là on touche à quelque chose de très délicat: les syndicats (facepalm? facepalm!)

        😀

      5. T-Buster

        C’est vrai que si l’on oblige uniquement à détecter d’autre objet volant par la vue, cela va fortement restreindre l’utilisation des drones.
        Mais il est clair qu’il existe plein de technologies, qui leur permettraient même de voler la nuit par temps de brouillard, et malgré tous détecter se qu’il y a dans son entourage. Et la pas trop de parapentistes 😉

  7. Batilus

    Allons, allons. L’Etat partage notre enthousiasme pour l’impression 3D et les drones, il a simplement besoin de s’assurer que ces technologies ne sont pas nocives pour ses chers citoyens, afin de mieux les protéger d’eux-mêmes.
    Après avoir réglementé comme il se doit pour protéger les individus, je pense que l’Etat se fera fort de subventionner ces filières porteuses, voire de protéger les entreprises françaises d’une concurrence étrangère déloyale car meilleure et moins chère mais qui, à l’instar d’un Google, imposerait ses cartes gratuites aux utilisateurs du monde entier.
    Car Google n’a pas un meilleur business model, mais des visées monopolistiques, et l’Etat, c’est pourtant très connu, n’aime pas les monopoles. Heureusement qu’il est là pour garantir la concurrence, mais pas trop. Enfin, pas trop de concurrence pour les entreprises françaises.

  8. Mateo

    Autre évolution, beaucoup moins « futuriste » que les maginfiques avancées que tu nous présentes H16, mais qui déjà commencé depuis quelques années et qui risque d’envahir notre quotidien (pour l’instant les particuliers l’utilisant sont peu nombreux): l’éclairage par LED. Oh ça ne paraît grand chose comme ça, mais cela va nous permettre pas mal d’économies. En effet, la « loi de Haitz », l’équivalent de la lio de Moore pour les LEDs, « stipule » que l’efficience lumineuse (lumens/watt) des LEDs est multipliée par 20 tous les 10 ans tandis que le coût est divisé par 10.
    Les LEDs sont d’ores et déjà plus efficientes que les lampes à sodium ou à mercure (les grosses lampes des lampadaires), mais leur coût est encore élevé et le surcoût n’est justifié et rentabilisé qu’après de très nombreuses heures de fonctionnement. En contrepartie la durée de vie d’une LED est beaucoup plus importante que celle des autres lampes. Dans 10 ans, nous nous éclairerons quasiment tous aux LEDs à la maison.

    Il n’y a pas que pour l’éclairage des humains que cette technologie est intéressante: elle l’est aussi pour l’horticulture et l’agriculture, dès lors que les conditions de croissance des plantes doivent être parfaitement maîtrisées. Et le gros avantage des LEDs est qu’on peut cibler précisemment les longueurs d’ondes dont ont besoin les plantes, car celles-ci n’utilisent qu’une portion restreinte du spectre lumineux: une LED émet selon une plage de longueurs d’onde très restreinte, il suffit dès lors d’utiliser une combinaison de LEDs de différentes couleurs pour émettre précisemment les longueurs d’onde dont la plante a besoin, sans perdre de l’énergie inutilement en émettant des longueurs d’onde que la plante n’est pas capable d’absorber.

    1. fangioagostini

      ça marche pas comme ça, Moore c’est pour de la puissance de calcul, avec puissance entendu comme capacité.
      Les diode (led), c’est de la conversion d’énergie electrique en photon, le rendement de 1 est les maximum théorique…

      1. Mateo

        Non la loi de Moore c’est le nombre de transistors au centimètre carré, ce n’est PAS la puissance de calcul, même si celle-ci est liée en théorie. D’ailleurs on l’a bien ces dernières années puisqu’on a dû passer à l’augmentation du nombre de coeurs pour « respecter » la loi de Moore, avec les problèmes de parallelisation que cela implique.

        Pour les LEDs, on est encore loin du rendement théorique, mais le rythme du progès (nbre de lumens/watt) est bien dans les ordres de grandeurs donnés (et on est même un peu « en avance » avec les dernières LEDs).

    2. Calvin

      Entièrement d’accord.
      Et si on avait pu faire l’économie des pseudo-lampes économiques imposées par l’abominable manipulation écologiste, ce n’eût été que mieux.

  9. Deres

    De nombreuses autres révolutions technologiques sont en route :
    – Impression 3D
    – Centrales inertielles miniatures (MEMS) pour localisation indoor
    – Analyse automatiques statistiques (Big data)
    – Analyse d’image performante et automatique (reconnaissance des lieux, des gens, des objets, des expressions, …)
    – Lunettes/lentilles/projection rétinienne pour la réalité virtuelle
    – Interface vocale
    – Analyse rapide et peu coûteuse de l’ADN par des machines entièrement automatiques
    – Nouveaux types de scanners (micro-ondes, …)
    – Nouveaux types de rayons opératoires plus précis (micro-ondes, ions lourds)
    – Robots permettant d’opérer de l’intérieur du corps

    Il y en a plein d’autre dont je n’ai pas idée.
    La croissance vient de l’augmentation de la productivité et donc de l’innovation. la technologie n’a pas dit son dernier mot !

    Les drones ont par exemple plein d’applications pratiques possibles autres que militaire pour diminuer les coûts. Pour la SNCF citée ci-dessus, inspecter les voies le matin sans avoir à envoyer un train vide et lent de reconnaissance comme actuellement. Sur les barrages, ils peuvent faire facilement une inspection en se passant de matériel élévateur complexe et long à mettre en oeuvre. Ils peuvent vérifier et intervenir sur des lignes hautes tensions. Imaginer des drones parcourant les autoroutes pour détecter les problèmes à la place des caméras fixes actuelles et des camionnettes d’interventions. Idem pour récupérer les papiers gras. Idem pour faire la taille des arbres. Idem pour changer les ampoules des réverbères. Pourquoi pas même le transport du courrier qui est historiquement la première application utile de l’aviation ? Plus j’y pense plus j’ai l’impression que les robots apparaîtront dans nos vies non pas sous forme terrestre et humanoïde comme imaginés d’habitude mais sous forme fixe et volante.

    1. Totallystone

      Mais vous êtes fou malheureux, avec votre « progrès » vous faites que créer du chômage pour les pauvres habitants de la fRance. Il faut d’urgence interdire tout ça, même la recherche, juste par précaution.

    2. Shnaffy

      J’ai un cousin qui bosse dans le traitement d’image ( anciennement analyse des images satellites des plantations pour voire si c’est pas des espèces non autorisées , et actuellement camera pour compter les gens et mieux gérer les files d’attentes( bien pour l’administration publique ça))

      1. Deres

        Bien entendu que c’est pour une administration publique. Si une entreprise privé essaie de déployer une caméra qui compte les gens et fait de l’analyse d’image sur ces personnes, elle s’expose à la haine des associations gauchistes qui pullulent chez nous. celles-ci vont alors tagués ou détruire les matériels déployés parfois sous le regard goguenard des policiers. Certaines PME françaises en ont déjà fait les frais car leurs produits évoquaient trop « Minority report » ce qui conduit dans notre beau pays à la faillite rapide. pendant ce temps là en Allemagne, l’institut Fraunhoffer se vante de ce qu’il savent faire …

        1. Shnaffy

          Non a la base c’edt développe pour les supermarchés car l’étude de ces données permet une exploitation plus grande des salariés, c’est a dire beaucoup de caissier quand il y a beaucoup de monde et peu quand ça sert à rien

          Les queues dans l’administration française sont voulues donc ils ne Vont pas payer pour développer une technique qui va contre leur mode de pensé ( beaucoup de monde quand y a personne et peu voire pas le reste du temps)

    1. Calvin

      Je te corrige !

      Michael Crichton a directement écrit un roman sur ce principe de mini-drones en nanotechnologie !
      Ca s’appelle « La proie » (en français).
      Il y présente effectivement une expérience de ce type qui dérape.
      Mais l’auteur n’en tire aucune conclusion du genre « beurk, c’est caca », « faut interdire la science », etc…
      (C’est pourquoi j’aime cet auteur, surtout « Etat d’urgence »…)

      1. Philippe Sandron

        Sauf erreur de ma part : Crichton a écrit : « Turbulences », copié-collé de « Décollage interdit » de Nevil Shute. « Cas d’urgence » est de Stanley Stewart.

        1. Calvin

          Oui pour « turbulences ».
          Mais « Etat d’urgence » est la traduction française de « State of Fear » (2004), qui raconte la manipulation du réchauffement climatique (à peine romancée).

  10. Botard

    Lorsque la BCE sera équipée d’imprimantes 3D pour imprimer les euros, nous serons véritablement entrés dans le 21e siècle

  11. Javayim

    Excellent ce tour d’horizon des nouvelles technologies ! Je ne connaissais pas pour ma part les quadrotors et quand je vois la vidéo de vol « en essaim » des ces bestioles, j’avoue que j’oscille entre l’enthousiasme et la circonspection selon l’utilisation qui peut en être faite..

    http://youtu.be/YQIMGV5vtd4

    Vraiment fascinant dans tous les cas.

    Dans un autre registre, moins « spectaculaire » pour le moment mais qui aura certainement à moyen/long terme des implications importantes (on en est pour le moment qu’à l’embryon), le développement de l’organisation et du traitement de l’ensemble des connaissances du web avec pour bientôt très prochainement dans pas longtemps la sortie du nouveau Google Sémantique, qui couplé avec des technologies du type Siri pourrait donner des choses assez fantastiques et se rapprochant de l’IA pourquoi pas d’ici quelques années :

    http://archives.lesechos.fr/archives/2010/LesEchos/20590-62-ECH.htm

    J’aime bien la dernière phrase d’ailleurs 😉

    1. Deres

      A ma connaissance SIRI fonctionne beaucoup moins bien dans la réalité que dans la publicité … Il y a un temps d’attente non négligeable, parfois elle ne comprend pas la question ou ne trouve pas la réponse. Il parait qu’il y a même une attaque pour publicité mensongère car les questions des pubs ne marchent pas dans la réalité …

      Mais c’est déjà une première étape. La contre-attaque de Google va accélérer l’innovation dans ce domaine !

  12. Shnaffy

    Pour ma part je suis très intéressé par la technologie des Ordinateurs quantiques ! ( en plus qubit ça fait classe a dire:)

    On dit que les difficultés techniques sont grandes mais vu qu’on a déjà trouvé des supra-conducteurs avec une température critique supérieure à 170K je me fais pas trop de soucis!

    Sinon si vous êtes intéressés par des imprimantes 3D il existe des sites qui vous livrent le tout en pièces détachées pour environ 600€ !
    C’est pas non plus des truc d’industriels qui font du titanium ( c’est réservé aux rouleaux de plastique) mais la pression est de l’ordre de 0,1 mm
    Suffit de trouver un modèle 3D de ce que vous voulez imprimer, y a un convertisseur intégré qui accepte a peu près tout

  13. Njalls

    Excellent billet. A mon sens, les technologies d’impression en 3D sont le truc le plus révolutionnaire du moment.
    On connaissait les réalisations un peu « Kinder surprise » faites par des communautés de geeks au fond de leur garage. Tout ces trucs en résine plastique, comme les « physibles » de The Pirate bay, mais c’est déjà la préhistoire. Là, dans l’exemple donné par H16, on sent vraiment que le phénomène recèle un potentiel d’innovation énorme qui va provoquer une rupture radicale dans tous les domaines de la production industrielle.

    Dans un autre ordre d’idée, si je peux télécharger un modèle CAO du dernier tabouret IKEA (ou son équivalent en licence libre) pour l’imprimer chez moi, je court-circuite tout les intermédiaires depuis l’usine jusqu’au vendeur. A l’echelle mondiale, ça implique une remise en question totale des flux, de la logistique, transports, stockage… Encore pire, si je télécharge une copie illégale du même produit chez un Dotcom quelconque, ou si j’utilise un scanner 3D pour modéliser l’objet et le passer dans mon imprimante…
    On peut prévoir encore de beaux jours pour HADOPI et consors, sans parler du pressing que vont mener les lobby de tout poil. Il va falloir réguler tout ça ma bonne dame ! danger ! Et si un toulousain excité se mettait à télécharger des Colts 45 et… Ah non, ça c’est déjà fait.

    Je me demande comment, et à quelle vitesse, cette technologie va encore évoluer et quelle sera la réplique des Etats sur la question(là j’ai une vague idée…)

    Sur une technique de fabrication de pièces metalliques avec une granulomètrie de l’ordre du micromètre :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Construction_Laser_Additive_Directe

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