Le lundi au soleil et les mercredis sans devoirs

Même si l’on écarte les solutions étranges à base de consumétisme débridé qui gênent un développement synaptogénétique harmonieux chez l’enfant scolarisé, n’est-il pas temps de se poser des questions sur les méthodes d’enseignement qui permettront de produire des générations d’élèves heureux, bondissants et au poil soyeux ? En tout cas, c’est la petite affaire du moment : doit-on donner aux enfants des devoirs à faire le soir ?

Que voilà une question intéressante !

Elle est posée dans une petite série d’articles de notre presse que le monde entier nous envie, ainsi que dans l’un de ces reportages télévisuels dont France Télévisure a le secret, où l’on découvre, effarés, que les parents de certains enfants n’hésitent pas à sacrifier plusieurs dizaines de minutes pour — comme il est dit — « s’improviser enseignant ».

En substance, la FCPE, Fédération des Conseils de Parents d’Élèves (au passage, notez que « conseil » se dit « soviet », en russe), vient de lancer un site dédié à la terrible question des devoirs scolaires à la maison : doit-on continuer à imposer aux élèves une telle corvée ?

D’après la Fédération, il semble en effet pourtant évident qu’aucune preuve n’existe que ces devoirs permettent aux enfants de mieux apprendre. Et surtout — et c’est la principale motivation de l’appel — ces devoirs du soir introduisent une scandaleuse inégalité entre les élèves. Comme l’explique Jean-Jacques Azan, le vibrant président de la Fédération des Soviets Conseils :

« La réussite scolaire, c’est en classe qu’elle se joue et c’est vers la classe qu’il faut la renvoyer. Parce que si on la renvoie simplement sur l’élève et sa famille, on est là dans un schéma de reproduction voire d’aggravation très importante des inégalités scolaires et sociales. »

Voilà voilà : les devoirs à la maison, ça ne permet pas aux moutards d’apprendre, et surtout, ça aggrave les inégalités scolaires et sociales. Si ça, c’est pas de l’abomination anti-républicaine en barre, je ne sais pas ce que c’est. Évidemment, ça mérite largement une volée de bisous citoyens et conscientisés.

Demaerd Bisounoursland Security - Division Gros Calins

Cependant, avant d’aller signer fébrilement l’inévitable pétition accrochée à leurs revendications sociales, quelques questions doivent être posées. Ainsi, un règlement (de 1956) interdit normalement les devoirs à la maison pour les élèves du primaires. Pourtant, la pratique continue (argh !). À croire que les enseignants n’en font décidément qu’à leur tête !

Et si, en réalité, ces devoirs n’étaient pas justement réclamés à cors et à cris par … les parents eux-mêmes (ou, au moins, par une majorité d’entre eux) ? Si tel est le cas, plutôt que s’interroger sur la pertinence des devoirs pour les élèves, il devient fort instructif de savoir pourquoi ces parents réclament ainsi des devoirs pour leurs enfants.

Ici, bien sûr, on peut se lancer dans des hypothèses diverses et variées, mais l’une d’elles semble tenir la route : et si les parents, au travers des devoirs, avaient ainsi un moyen simple d’évaluer les connaissances acquises par leurs enfants ? Et si, avec ces devoirs, ce n’était pas tant la capacité d’apprentissage de l’élève qui était testée que la capacité de l’enseignement (républicain, laïque, égalitaire et que le monde nous envie) à fournir des éléments concrets d’appréciation des progrès de l’enfant dans son apprentissage ? Et au-delà, le moment que le parent passe avec son enfant à l’encadrer dans ses devoirs n’est-il pas aussi un moment privilégié nécessaire dans la famille ?

Autrement dit, si une partie non négligeable des parents insiste pour ces devoirs, c’est peut-être parce qu’ainsi, cela leur permet à la fois de connaître la qualité du service d’instruction dispensé (après tout, vu les impôts payés, un petit check up semble nécessaire), et aussi, de trouver une raison solide pour dialoguer et accompagner son enfant dans son apprentissage ? N’oublierait-on pas un peu vite que pendant des millénaires, c’est ainsi que les enfants ont appris ?

Inversement, ce désir affiché de supprimer ainsi les devoirs à la maison ne cache-t-il pas le besoin, très « républicain », de bien séparer ce qui est de la sphère publique (l’Etat apprend à vos enfants ce qu’ils doivent savoir) de ce qui est de la sphère privée ? Si, maintenant, les parents commencent à instruire leurs enfants sans tenir compte des canons de l’Éducation Nationale, où va-t-on, ma brave dame ?

Où va-t-on ?

Eh bien justement. Il est plus que temps d’y penser très sérieusement.

L’éducation telle qu’elle est actuellement dispensée, ou plutôt distribuée, standardisée dans l’école actuelle, sous sa forme industrielle, avec des élèves en batterie chargés d’apprendre (éventuellement par cœur) des éléments de savoir suivant un programme décidé unilatéralement et avec une clairvoyance tous les jours plus évidente, cette éducation là est-elle vraiment adaptée à ce qui attend les élèves ensuite ?

Vu le nombre de chômeurs, d’analphabètes ou d’abandonnés du système scolaire, on peut se poser la question. Et si l’on y ajoute les expériences complètement fumeuses de brigands de la pensée moderne qui refusent d’admettre leurs échecs (méthode globale, foutaises à base d’apprenants autonomes), le doute, déjà fort, s’installe obstinément.

Parallèlement, pendant que l’Éducation Nationale merdouille donc avec acharnement, les technologies de l’information (et, logiquement, de la formation) ne cessent d’évoluer. Et les couinements égalitaristes de la FCPE sont l’occasion de rappeler que si la France s’est faite un devoir d’inventer des méthodes qui ne fonctionnent pas et de s’imposer des buts collectifs qui conduisent à la catastrophe, le reste du monde, lui, a embrassé ces nouvelles technologies et les a mises à profit, justement, pour amener l’instruction à des gens qui n’auraient jamais imaginé en bénéficier avant.

Ici, je veux parler, par exemple, de la Khan Academy, qui met en ligne un contenu d’une incroyable richesse, gratuitement, allant de l’arithmétique jusu’aux intégrales et nombres complexes, en passant par la géométrie, balayant toute l’Histoire de l’Humanité, l’économie, la banque, la finance, la biologie, la physique, la chimie, l’informatique, l’astronomie, la médecine, les statistiques, et d’autre sujets encore, … sous forme de vidéos didactiques.

Pour le moment, c’est en anglais, mais le sous-titrage ou le doublage dans les principales langues (dont le français) sont en cours. Imaginez et constatez par vous-même le plaisir que peut avoir un enfant, un adolescent ou un adulte, à disposer d’une vidéo claire sur un sujet de son choix, au moment où il le veut, avec le temps qu’il veut : la vidéo est interruptible à tout moment et on peut faire répéter le prof autant de fois qu’on le veut. On peut l’interrompre, passer lorsque le sujet est trop simple, y revenir plus tard, …

Gratuitement.

Ici, je veux parler des expériences de Sugata Mitra, un Indien qui aura découvert plus en quelques années de recherches sur le terrain que tous les fumistes à la sauce pédagogos en plusieurs décennies. La vidéo suivante est édifiante (elle vaut largement ses 17 minutes, prenez un moment pour la regarder si les questions de l’éducation vous intéressent).

Je pourrais aussi citer les recherches de James Gee, mais ce billet est déjà long : retenez simplement que des méthodes existent, innovantes mais basées sur du concret, du solide, de l’expérimental qui a déjà fait ses preuves, que ces méthodes remettent profondément en question les dogmes centralisateurs dont l’EdNat est férue, et qu’elles offrent des perspectives autrement plus prometteuses que les combats pour la disparition des devoirs du soir…

Arthur C. Clarke a finalement très bien résumé le siècle qui se profile : « A teacher that can be replaced by a computer … should be. » (un enseignant qui peut être remplacé par un ordinateur … doit l’être).

J'accepte les BCH !

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Commentaires89

  1. infraniouzes

    Non, ce billet n’est pas trop long… Il est trop… riche en enseignements. L’EdNat doit, enfin, sentir passer le vent du boulet. Une institution qui vénère, qui chouchoute les cancres, les toquards, les nuls (ici vous avez reconnu les élèves en grande difficulté), qui fait tout pour eux à grand renfort de millions €, mais qui s’agace devant des élèves brillants qu’elle déteste presque et qu’elle veut noyer dans la masse et qui considère les surdoués comme des monstres et bien cette institution doit disparaître, doit mourir: maintenant on ne discute plus avec les marxistes de la rue de Grenelle, on disperse, on ventile…
    Et merci pour les liens vers ces sites qui, eux, dispensent les lumières du savoir contrairement à l’obscurantisme de nos pédagogues à la mode.

  2. bibi33

    Du temps ou j’étais étudiant et que internet débutait, il n’y avait pas de contenu vidéo, alors mes nuits d’insomnie je regardais tôt le matin les amphis de la cinquième (avant que la chaîne ne s’appelle France5)
    Mine de rien j’y ai découvert des choses fort intéressantes, et si j’avais eu un magnétoscope à l’époque j’en aurai enregistré des heures d’émissions.
    Mais aujourd’hui l’émission a disparu à 5H30 du matin on a droit à une deuxième rediffusion de C dans l’air.

  3. gnarf

    Trop fort Sugata Mitra. Ce genre de methodes est inconcevable dans l’ecole traditionnelle Francaise, ou l’enfant est seul dans sa relation avec l’enseignant, sanctionne par la note.

    C’est pour ca que je dis qu’en France, le debat se polarise avec d’un cote les conservateurs, et de l’autre l’ecole des bisounours bourree d’ideologie egalitariste a la noix. Et cette polarisation empeche les veritables methodes d’education moderne appropriees a la facon d’apprendre des enfants de percer. Les conservateurs pensent que c’est du bisounours, et les bisounours les denaturent en y collant de l’ideologie.

    On voit bien dans cette video que le principe meme de sa methode est que l’education se produit a deux conditions: un groupe qui recherche sans directives strictes d’un adulte. Methode qui semble tres appropriee aux jeunes enfants. Les devoirs a la maison (enfant seul) sont donc exclus au primaire dans cette methode qui consiste exclusivement en devoirs en groupe a l’ecole.

    1. gnarf

      Sincerement, H16, si un type vient te presenter une nouvelle methode qui consiste a laisser les enfants se debrouiller en groupe avec un PC sans superviseur, tu penses pas que c’est une methode qui va a l’encontre du bon sens, dictee par l’ideologie?

      Je ne sais pas si tu as des enfants…mais personnellement mon aine a huit ans, et le regarder jour apres jour a completement renverse mon rapport au systeme educatif. Je n’aime pas les devoirs a la maison au primaire (apres c’est une autre histoire).
      Jour apres jour c’est la crise de larmes a la maison, l’affrontement permanent.

      On est entres dans un cercle vicieux psychologique a la noix…il a du mal a faire sous supervision des parents des choses qu’il fait tres facilement a l’etude. Tout simplement parce qu’apres l’ecole il veut profiter de sa famille au lieu de refaire ce qu’il a tres bien compris et retenu en classe.

      Du coup les heures qu’il passe avec ses parents sont integralement gachees a se battre pour faire faire des choses qu’il fait deja en classe…au lieu de pouvoir lui apprendre des choses interessantes que nous avons a lui transmettre et qu’il n’apprendra jamais de l’ecole. C’est donc l’ecole qui decide de quelle facon l’enfant passe ses heures a la maison au lieu des parents. C’est lourd.

      1. Tous les enfants sont différents (comme les adultes). Un truc est certain : imposer les devoirs, ou au contraire, imposer qu’il n’y en ait pas, ce n’est pas une solution. Ce qui m’agace avec la FCPE, ce n’est pas la cause, mais sa motivation : « faire faire des devoirs, ce n’est pas égalitaire ».

        (et oui j’ai des enfants, et ça se passe très bien)

        1. Théo31

          Il faudrait rappeler à la FCPE que le but non avoué de la carte scolaire est d’empêcher qu’il y ait trop de Björn dans les meilleurs lycées de la Ripoublique, où les profs et ceux qui connaissent les arcanes du système puissent en profiter avec l’argent de ceux qu’on cherche à exclure.

        2. Berdol

          Moi aussi, j’ai des enfants qui ont fait des études solides voire brillantes, notamment l’un qui a eu la chance d’avoir dans sa classe une quinzaine d’autres enfants qui tous ont fait des études brillantes et qui ont naturellement, par leur cohésion et leur bon niveau fonctionné de la même manière, transposé au monde occidental français, que ces enfants que l’on voit dans cette video : En groupe et souvent de manière ludique. Mais c’était une chance et dans un Etablissement privé (mes deux enfants ont TOUT fait dans le privé, ce qui me met à l’abri des questions de gestion de mon épargne : Elle y est totalement passée, mais mes enfants n’ont que très peu subi l’influence des cons de l’EdNat…) ca valait bien le billet… Cette vidéo est très intéressante et le personnage qui en fait la présentation plein d’humour. On a du souci à se faire dans le futur pour cette pauvre France sclérosée…

      2. gem

        J’ai un problème du même genre, mais je sais que ça viens de moi, pas des devoirs qui sont très nécessaires. Mon ainé adore aider son cadet à faire ses devoirs, et réciproquement ; quand je m’en mêle, je suis trop exigeant, fatigué et énervé (fin de journée) et ça vire souvent à la cata

        1. gnarf

          Pareil ici…le probleme est toujours quand un parent s’en mele. D’une part parce que nous sommes des adultes impatients, difficile de se mettre dans la tete d’un petit enfant. D’autre part parce que quand l’enfant lit l’enervement, la deception dans le regard de ses parents, on passe dans l’irrationalite des emotions, chose qui n’arrive pas avec les copains de son age.

          Et 100% d’accord avec H16…le probleme c’est de tout decider sur des histoires d’inegalites et autres betises.

          Les fonctionnaires qui decident des evolutions de l’education nationale francaise detruisent toutes les bonnes idees qu’ils piochent a l’etranger, en les interpretant avec leur grille de lecture marxisante.
          On arrive donc a un systeme ou les progressistes sont tellement cretins que le public devient impermeable a toute nouvelle idee.

  4. Théo31

    C’est tropporrible ce que tu dis H16 : tu insinues que les enfants appartiennent à leurs parents et pas à l’Etat/EdNAT et que ces derniers appliquent l’article 14 de la DDHC. Des parents qui veulent savoir ce qu’on fait de leur pognon, c’est vraiment abominable.

    Une coquille : élèves du primaireS.

  5. Calvin

    D’abord, H16, un grand merci pour ces liens.
    Sur le fond idéologique, c’est vrai que la France traîne deux boulets (enfin, le terme est plutôt impropre, vu la taille des engins) :
    – une bureaucratie marxisée qui a patiemment appliqué un programme déstructurant et régressif (ce que tu appelles « la lente agonie de l’EdNat »),
    – une opinion publique, pas forcément majoritaire, mais largement médiatisée et soutenue par tout ce que l’intelligensia compte de membres.
    Les parents qui souhaitent/veulent des devoirs pour leurs enfants le disent ou l’avouent de moins en moins en public.
    Parce que c’est mal vu, synonyme, non plus de « réaction », mais carrément de maltraitance !!
    Parce que, et là, je pense que tu oublies un point important, même s’il est plus inconscient que les autres que tu mentionnes à raison : par les devoirs, les parents souhaitent aussi s’assurer que leurs enfants éprouvent (à petite dose) la réalité, à savoir l’effort et le travail, la restitution des acquis à un autre public que le professeur, etc.
    Oui, il faut contrôler l’institution qui prend en charge nos enfants, oui, il faut avoir ce moment privilégié où le fardeau de l’apprentissage est partagé, mais oui, aussi, il faut que les enfants sentent que l’on a rien sans travail.
    C’est sans doute douloureux, c’est sans doute réactionnaire, mais c’est salutaire.

    1. Berdol

      Plan LANGEVIN-WALLON : C’est cela le programme marxiste (déstructurant et régressif (ce que tu appelles « la lente agonie de l’EdNat »),) d’égalitarisation à la hache des cervelles françaises :Faisons comme cet Hindou : http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_Langevin-Wallon. et qui était mouillé dans ce programme de destruction : Charles De Gaulle… hé oui !
      Prenez le temps de regarder la liste des rédacteurs de ce plan : Instructif n’est-ce pas ?

  6. GrosBen

    Je suis persuadé que les découvertes majeures du 21ème siècle seront le fait de gens issus du tiers-monde. Statistiquement, il y a parmi les 3 milliards d’indiens, de chinois et autres africains, des gamins dotés d’une intelligence exceptionnelle. Si ceux-ci peuvent avoir accès à Internet dès le plus jeune âge, ce qui est de plus en plus le cas avec les ordinateurs low-cost, rien ne les empêchera d’acquérir seuls des connaissances très pointues (un prof est un peu inutile pour un gamin avec 190 de QI). Leurs différences culturelles feront qu’ils aborderont certains problèmes avec une approche totalement originale par rapport à leurs semblables occidentaux et certains trouveront des solutions qui n’aurait jamais été envisagées dans un labo de recherche.
    Un peu à la manière d’Enstein qui, bien qu’ayant reçu une éducation très correcte pour l’époque, a appris la physique en autodidacte grâce aux bouquins et a élaboré la théorie de la relativité générale totalement en dehors du « système ».

  7. Pandora

    La FCPE veut se faire de la pub pour recruter des adhérents : ce n’est pas anormal. Mais cette initiative ne fait qu’accentuer la réalité : ce « soviet » est complètement dépassé. Le succès des entreprises de formation scolaire prouve que les parents veulent des devoirs à la maison pour que leur progéniture réussisse.

    Quand mon fils en 5ème m’a ramené un cours sur la discrimination et sur un obscur roi Africain, j’ai aussi pensé que les personnes autorisées qui définissent les programmes scolaires sont complètement à côté de la plaque et qu’il ferait mieux d’apprendre les bases comme de notre histoire comme Henri IV avant de se pencher sur des civilisations autres qui ne sont compréhensibles que si on connaît déjà sa propre histoire.

    1. Nord

      Boarf tu sais, le mien la première interro qu’il prépare au début de cette année c’est « posez un geste écologique » … le cours? je te le donne en mille: SCIENCES!

      Même dans les écoles privées tu dois te farcir ce genre de débilités, c’est la nouvelle religion (on peut donc aussi y conclure: égalitarisme, vivrensemble et autre bisounourseries confondantes).

      Et c’est justement à la maison, avec moi, qu’on corrige ces dérives. Après évidemment le gamin doit faire la part des choses entre les niaiseries frauduleuses qu’il doit rendre aux interros et la réalité tangible que je m’efforce de lui faire comprendre.

      Incidemment, si on n’était pas en Europe, j’investirais dans une école réellement privée … mais bon, faut pas rêver.

      1. Berdol

        Malgré cela, le pire est que même brillants, il manque une logique à toute cette formation.

        mes enfants n’ont pas de culture historique car ils ont tout appris sans chronologie avec des profs du privé aussi nuls que les profs du public et pour certains, guère moins inféodés aux couillonnades marxistes !
        Vivement le chèque scolaire , comme en Hollande…

  8. Aurélien

    L’apparition de ce genre de proposition de la part de la FCPE n’était qu’une question de temps… celui qu’aura mis l’enfant-roi pour devenir parent d’élève.

  9. Before

    Exercice de compréhension de texte.

    Camarade, souligne dans le texte ci-dessus les mots « égalitarisme », « séparer la sphère publique de la sphère privée », « dogmes centralisateurs », « programme décidé unilatéralement » et ne va pas chercher plus loin les causes de la déliquescence de notre Ed’Nat’.

  10. tom

    Salut les réac. 😉

    Pourquoi les devoirs le soir ?

    1 – Du point de vue des enseignants, tout simplement pour que l’enfant applique ce qu’il a appris. Ca vous parait vous aussi évident ? Et bien ça ne l’est pas dans plein d’autres pays ou dans d’autres systèmes éducatifs (Montessori…).
    Le modèle français est axé sur la délivrance de connaissances par le maitre, et le travail en lui-même par l’élève, de son côté. Conclusion : ON NE TRAVAILLE PAS A L’ECOLE.
    On ne réfléchit pas à l’école,
    on ne se casse pas le nez
    ni se triture les méninges à l’école…

    non, on reçoit… en vrac, et on oublie.

    A la maison, on se retrouve devant un exercice d’application… et là on se triture les méninges (nouveauté).

    On est doué : on se débrouille, à l’aise (10% des gamins).
    On est moyen : on demande de l’aide à papa/maman, et zou on comprend
    On est moyen et on n’a pas de bol : y a personne pour aider… et le lendemain, on passe à un autre gavage de programme… tant pis si on ne suit pas.

    2 – Du point de vue des parents :
    Les devoirs ça rassure, car cela donne l’impression que l’enfant en fait plus que le momo de l’école en face. Et puis surtout, comme maman ne travaille pas, cela la RENTABILISE (Kapitalism).
    Allez voir en primaire, et trouvez un enfant en « échec scolaire » de moins de 10 ans qui a sa mère à la maison en CSP+… Y a pas.

    La solution : plus de travail (du vrai – de la réflexion) à l’école.

    – C’est EQUITABLE pour les enfants qui n’ont personne à la maison le soir pour les aider à réfléchir « en live », loin de l’accumulation de connaissances débilisante.

    – ce n’est PAS égalitaire (berk) car rien n’empêche les parents qui ont du temps de transmettre un savoir autrement plus intéressant à leurs enfants que le socle commun de l’école traditionnelle :
    Domaine des loisirs, du savoir faire, des relations avec autrui, del’ associatif, du créatif, de la musique etc…

    Bref, tout ce qui permettrait à un parent d’être vraiment utile et non là pour suppléer au travail de l’enseignant 🙂

      1. Before

        Je crois avoir compris : « pas de travail à la maison » car au mieux ça ne sert à rien, et en plus c’est inégalitaire (je vois pas pourquoi si ça ne sert à rien) et « plus de travail à l’école », pour que les enfants assimilent mieux.

        Peut-être, pourquoi pas. Mais je crois que les vrais réponses, comme d’hab’, sont à rechercher dans « plus de liberté », pour faire simple.

        1. tom

          Actuellement, le travail à la maison sert à pallier l’absence de travail à l’école.

          Si travail à l’école alors le socle commun n’a plus à être assuré à la maison => Equitable.

          De là, les parents qui ont le temps, peuvent éduquer leur progéniture sur plein d’autres aspects non couvert par l’école => Liberté.

        2. Before

          En filigrane, on est d’accord sur le fait que l’enseignement dispensé actuellement par l’EdNat peut (doit) être amélioré.

    1. GM

      Tss, et vous vous courez, bande de bisounours. Sors de ce billet gros troll, je te l’ordonne.

      Résumons : le travail à la maison c’est un truc de riches, ça ne sert à rien parce que c’est pas sous contrôle total (et puis y a le méchant interweb sur lequel on fait des copier-coller), partant l’école doit tout prendre en charge et les parents ne plus avoir à se préoccuper de ces problèmes de basse intendance et de ce qu’on inculque à leurs gosses.

      Maintenant remettons les choses dans leur contexte : les parents sont plus ou moins contraints de garder l’œil sur la progression scolaire de leurs enfants de toute façon, d’abord parce que l’école ne leur enseigne effectivement pas grand-chose d’utile, ensuite parce qu’elle met un zèle remarquable à se transformer en centre de propagande ces derniers temps, enfin parce que l’acquisition des connaissances fondamentales par leur gniard les concerne de toute façon et pas seulement l’école de la République. C’est que ça a tendance à être interventionniste quand ça touche à l’éducation, un parent. Et ça c’est bien le problème, dans un système fait de lendemains qui chantent.

      Ce que notre troll essaie de nous dire, c’est que jusqu’ici l’école ne faisait pas son boulot, puisque l’élève n’y apprenait pas, mais maintenant elle va le faire puisqu’il pourra aussi y étudier et y déployer des capacités de réflexion qui jusqu’ici ne devaient certainement être anesthésiées que parce que ce n’était pas prévu par le modèle français, donc c’est super qu’est-ce qu’on attend pour s’enthousiasmer.

      Rajoutez le réac et l’allusion aux devoirs comme outil de supériorité sociale face au momo d’en face (sic) ou d’occupation de la mère au foyer, et vous obtenez un bien beau spécimen de troll marxisé qui veut faire joujou avec les libéraux en les appâtant avec le temps libre ainsi dégagé pour les parents. Au fait c’est quoi un parent vraiment utile ? Utile à quoi au juste ? Développe donc un peu le fond de ta pensée, qu’on apprécie ta conception de la liberté en circuit fermé. Ou dégage, troll, c’est mieux.

    2. Calvin

      Attention !
      Si on souhaite que les enfants aient du savoir, des connaissances, effectivement l’EdNat apporte des réponses, si tant est que l’enfant est réceptif.
      Ensuite, la méthode de l’Indien présentée sur ce blog est effectivement géniale, et, à mon sens, plus performante que la nôtre.
      Mais, s’il s’agit d’avoir des enfants aptes à se débrouiller plus tard dans un emploi, il faudra un peu plus que de la collaboration, du copier-coller et du ludique. Il devra apprendre des choses qu’il croit inutile et être capable de les restituer.
      Comme le dit H16, ce qui compte, c’est d’oublier les dogmes, les idées préconçues, et faire pour chaque élève ce qui est adapté à chaque élève.

      L’EdNat, c’est « je fixe un curseur autour de la moyenne basse des élèves et je les force à ce niveau ».
      L’école élitiste, c’est « je fixe un curseur et je ne prends que ceux qui sont au-dessus ».
      L’école en famille, c’est « je sais ce qui est bon pour mon enfant ».
      Avec les nouvelles technologies, pour une fois, c’est l’enfant qui fixera son curseur à son propre rythme.

    3. DooMIII

      L’idéal ça serait des heures d’études surveillées à l’école. Cela pourrait être effectué sous la surveillance d’étudiants rémunérés moins que des profs (donc encadrement de qualité, motivé, mais pas trop coûteux) C’est déjà ce qui existe dans les internats/ le privé non ?

      Plus besoin de passer par des officines qui vous font payer des €€€ pour avoir ces même étudiants. Plus besoin, comme l’illustre bien Tom, de lâcher dans la nature les gosses de milieu défavorisé qui sont sûr d’échouer car n’ayant aucun suivi des parents.

      Si la FCPE veut supprimer les devoirs à la maison sans remplacer par rien, c’est en effet plutôt stupide, du nivellement par le bas.

      Quand je vois certains commentaires sur le contenu des cours de l' »Ednat » soi-disant bourrage de crâne bolchevique, je me demande si l’on n’est pas sur un blog de droite plutôt qu’un blog libéral. La vocation de l’enseignement public est de dispenser un savoir universel, si il y a des dérapages sur la gauche, c’est à mon avis marginal. J’ai d’ailleurs eu des profs de droite et même une lépéniste au cours de ma scolarité.

      Quand au rôle des parents, ben il y a de tout : certains qui s’impliquent dans les devoirs, d’autres non. Il y en a aussi qui prennent toujours le parti de leur gosse, même quand celui ci est tout simplement paresseux et extrêmement mal élevé. Ceux-là font parfois des allers-retours public-privé parce que même dans le Monde Libre, on a du mal a supporter les cancres…

      1. « si il y a des dérapages sur la gauche, c’est à mon avis marginal.  »
        La bonne blague.

        Commentaire banal qui ne tient pas compte du billet et de ce qui se passe dans le monde réel (i.e. hors de France).

    4. Franz

      En même temps rien n’empêche l’enfant même pas hyper doué de se rendre compte qu’il faut travailler « en classe », et que l’effort fait à ce moment permet d’économiser du temps « après la classe »… En plus c’est fait pour, et on a le prof sous la main si on a des questions.
      Évidemment, les enseignants sont peu favorables à cet approche, qui les force à travailler eux, à adapter leurs cours au public en face d’eux. D’où, d’ailleurs cette « haine des bons élèves », bien française.
      Le truc choquant c’est qu’avec des enfants normalement doués (QI entre 95 et 110, en gros), des enseignants compétents et un travail bien organisé, les programmes de chaque année peuvent être maitrisés dans leur totalité peu après Noël. Et que nombre de profs ne terminent pas le programme et laissent pas mal d’élèves sur le carreau.

  11. Maruška

    Mais comment peut-on même penser à supprimer les devoirs?
    Le site http://cesoirpasdedevoirs.blogspot.fr/ est un tissu de conneries incommensurables!
    C’est comme a écrit Calvin plus tôt, une des premières responsabilités qui leur est attribuée, avec bien entendu la récompense d’avoir de bonnes notes par la suite.
    Il y a même un commentaire sur le site ci-dessus (fake?)qui prône la suppression des devoirs également au collège!
    Et pourquoi pas à l’université tant qu’on y est!

    1. Deres

      La suppression des devoirs est complètement dans la lignée des autres dérives de l’éducation à la française qui demandent la suppression des notes, des classements, du travail individuel, des récompenses et des punitions et de toute échelle de valeur. L’égalitarisme ne peut passer que par la négation de l’individu et donc l’assimilation complète au groupe. C’est le but réel de l’EdNat, plus que d’apprendre à lire, écrire, compter et réfléchir.

      Au contraire, c’est le travail des parents d’apprendre aux enfants à se méfier car les autres vont toujours les pousser à faire des choses contraires à leurs intérêts. D’ailleurs, il faut toujours se méfier quand on vous avance des intérêts moraux ou émotionnelles pour faire quelque chose. Généralement, ces demandes sont intéressées …

    2. Totallystone

      Pour la suppression des devoirs à l’université, je suis plutôt pour. Je dirais même que le fait qu’il y en aie est symptomatique d’un problème, on transforme l’éducation universitaire en éducation secondaire.
      L’intérêt de l’université (entre autre par opposition aux diverses écoles) c’est l’autonomie, en gros on met des cours à votre disposition et après c’est vous qui voyez, tant qu’à la fin vous avez les compétences pour réussir les examens. Avec des devoirs et un gros encadrement il y a effectivement un taux de réussite qui augmente, mais la plus value apportée par la formation diminue d’autant.

      1. Pascale

        a l’université il y des devoirs à faire chez soi, mais ce n’est pas obligatoire. On est note à la fin de l’année finalement sur sa capacité à travailler de façon autonome.

    3. Calvin

      Juste une question… Il y a des devoirs à l’Université ??

      Je n’ai jamais eu de devoirs à l’Université… Ni en école d’ingénieur… J’ai appris et révisé mes cours, oui.
      Mais les exercices étaient toujours en cours (sauf un exo où il fallait casser le code chiffré du prof !!).
      Bon, cela dit, cela date de plus d’une décennie.

      1. Stéphane

        En fait, je crois que la notion de « devoir » recoupe plutôt celle de « travail personnel hors des horaires de cours ». Et de ce point de vue, l’Université ne fait pas de cadeaux.

        1. Maruška

          Oui oui c’est bien ça! J’aurais dû préciser que c’est en effet du travail personnel à l’université, mais c’est en travaillant ses devoirs en autonomie dès le plus jeune âge que l’on apprend à s’organiser. Enfin c’est comme ça que j’ai appris. J’étais à l’université il y a un peu moins de 10 ans et à part quelques exams mineurs au cours de l’année, on était jugés sur les partiels.

      2. Totallystone

        @ Calvin
        Maintenant il y a des devoirs à l’université, du moins en science. Ce sont les travaux dirigés, vous recevez les énoncés, êtes censés faire vos devoirs, puis il y a une session de correction avec interrogation orale.
        Effectivement il n’y a pas de sanctions réelles en cas de non participation, l’enseignant fait des gros yeux, peut partir dans un long discours moralisateur, mais c’est à peu près tout.
        J’ai bien peur que l’université d’aujourd’hui ne supporte pas la comparaison avec le passé, même proche.

        1. Calvin

          A la limite, ce type d’exercice n’est pas inintéressant.
          On retrouve presque le concept présenté ici par H16.
          A condition, bien sûr, que cela ne devienne pas le cache-misère d’une université défaillante.

        2. Franz

          Mouiiiii….
          Enfin l’université ou les grandes écoles d’il y a quelques décénies fonctionnaient déjà comme ça. Du cours magistral ou intégré et des TD/TP. A préparer ou non. Mais la présence n’est obligatoire qu’en TD/TP. De toutes façons le prof n’est pas là pour faire apprendre, mais délivrer un savoir. Libre à celui qui en veut de faire l’effort de se l’approprier. Le TD est géré par un « chargé de TD », généralement doctorant, qui fait ainsi ses premières armes d’enseignant, mais qui lui aussi n’en n’a que faire de la « réussite » des étudiants.
          C’est comme en prépa, celui qui veut survire s’adapte, les autres peuvent partir !
          En grande école on sélectionne (le plus possible) à l’entré, donc il y a une forme de responsabilité et de devoir de conduire l’étudiant qui se bouge au moins un peu à un niveau pré-défini. Donc il y a plus de choses s’apparentant à des « devoirs » (articles ou chapitres d’ouvrage à lire, cas à préparer, projets et autres)

  12. eheime

    Ici, je veux parler, par exemple, de la Khan Academy [..] disposer d’une vidéo claire sur un sujet de son choix, au moment où il le veut [..].

    C’était déjà un peu vrai avec internet en ayant le courage de faire 2 ou 3 recherches. Mais là c’est carrément un rêve qui devient réalité.

    Plus aucune excuse pour être idiot !!

  13. Pascale

    Peut être qu’il y a des conservateurs en matière d’instruction, et j’en fais partie, tout simplement parce que les bonnes vieilles méthodes ont formé des génies et que les nouvelles forment des analphabètes, illettrés, incultes et incapables de se frotter aux difficultés de la vie professionnelles.
    Pour le coup, si on laissait encore une fois faire « le marche » au lieu de se voir imposer des expériences pondues par des pseudo scientifiques fous et irrespectueux de l’ Homme, on laisserait faire le fameux principe de la destruction créatrice. À l’envers, dans ce cas : on ne change pas une équipe qui gagne. Encore une fois l ‘état et ses sbires fourrent leurs gros doigts boudines dans un domaine et ils viennent tout foutre en l’air …. Sans qu’on ait le moindre choix

  14. BobbyBob

    Ben c’est quand même pas complètement faux ce qu’ils disent. Je n’adhère pas aux finalités, ni à l’idée qu’il faut supprimer les devoirs, mais clairement, des parents qui ont été en échec scolaire n’aideront pas et ne s’intéresseront pas à la scolarité de leurs enfants dans leurs grande majorité. Et il est démontré que les classes sociales « peu instruites » (je n’aime pas trop l’expression) ont plus d’enfants que les classes sociales « instruites ». Ce qui contribue à augmenter le nombre d’enfants en difficulté (scolaire et familiale). De même, ayant fait des études supérieures dans l’ingénierie, la différence apparait clairement entre les élèves qui ont des parents susceptible d’encore les aider à ce niveau et les autres. Le taux d’échec chez les premier étant beaucoup plus faible. Donc il y a tout de même un réel problème sur les possibilités d’accompagnement des parents. Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Et celui qui à des parents qui vont l’aider et suivre sa scolarité part clairement avantagé.

    Mais au lieux de s’en prendre au devoirs, qui n’y sont pour rien, il faudrait pousser les parents qui ne le font pas à s’occuper de la scolarité de leurs enfants. Cela rejoint ce que je disais sur l’article sur le « lente agonie de l’ednat ». Beaucoup de parents ont le tort, selon moi, de se délester de l’éducation de leurs enfants sur l’EdNat. Or, si l’EdNat à bien une mission d’instruction des enfants, en leur apprenant l’histoire, le français, les maths, les langues, etc… l’éducation reste le domaine des parents, et faire les devoirs en fait partie.

    1. Before

      « Et celui qui à des parents qui vont l’aider et suivre sa scolarité part clairement avantagé » : probable, mais c’est uniquement parce que « Beaucoup de parents ont le tort […] de se délester de l’éducation de leurs enfants sur l’EdNat » et ceci parce qu’il n’ont pas le choix.

        1. Calvin

          BobbyBob, tout cela se résume à ça :
          – veut-on limiter tout le monde vers le bas,
          ou
          -laissons-nous les enfants atteindre leur niveau.
          L’avantage des devoirs est que l’enfant doué et/ou volontaire même en niveau social défavorisé pourra progresser. Certes, il ne rattrapera pas l’élève doué qui est entouré, et alors ?
          Prenons une classe standardisée.
          Supposons que le niveau dispensé soit moyen.
          On aura :
          – w élèves peu motivés ayant des parents qui ne les suivent pas => niveau faible
          – x élèves peu motivés mais parents qui les poussent (devoirs) => niveau médiocre
          – y élèves très motivés ayant des parents qui ne les suivent pas => niveau bon
          – z élèves très motivés avec parents qui les poussent (devoirs) => niveau excellent
          Ou alors, sans contrôle à la maison : w+x+y+z élèves de niveau faible ou médiocre.

          C’est le même problème avec la limitation des salaires/revenus/richesses.

        2. bibi33

          D’ailleurs je suis sur qu’ici il y a ici des bac+5 et plus dont les grands-parents étaient bac-5 ou moins qui les ont aidé à faire leurs devoirs au primaire et même au collège.

          Autre temps autre moeurs!

        3. Joelle

          +1. Ma mère n’a pas le bac. Moi je suis allée à Sciences po et mon frère est ingé. Si j’ai réussi à aller jusque là, c’est parce que ma mère m’a aidée pendant toute ma scolarité. Cela dit, j’ai eu de la chance parce que je suis allée dans un bon lycée où j’ai eu des enseignants moins idéologisés que la moyenne. Les gamins qui ont peu de facilités et pas d’aide à la maison sont condamnés d’avance par la mitraillette bisounours qui crache de l’échec scolaire à tour de bras…

        4. Franz

          @BobbyBob
          Pourquoi pas ? Tous les enfants n’ont pas les même compétences cognitives ni les mêmes goûts. Tous ne pourront pas être docteurs en mathématiques… à supposer même qu’ils le veulent. D’ailleurs, je le suis et je gagne certainement bien moins que mon plombier… Et je pense que 99% de la population n’aimerait pas du tout avoir le genre de vie que j’ai et qui me satisfait.
          Si on proposait plutôt des parcours diversifiés vers des formations manuelles et autres, sans renoncer à apprendre à « lire, écrire, compter » et à donner des bases de culture commune ? Si on laissait l’enfant et ses parents choisir ce qu’ils veulent, au lieu d’imposer un moule quasi-unique jusqu’au bac, et à peine diversifié jusqu’à bac +4 ?

      1. Théo31

        Mon père n’avait que le certificat d’études. Son instituteur ne voulait pas qu’il le passe parce qu’il travaillait 6 mois/an comme berger. Comme quoi réussir à l’école, c’est avant tout une histoire de se sortir le doigt du fion. Ces histoires de moyens, c’est juste un prétexte pour prendre les gens pour des cons et justifier l’assistanat au profit de ceux qui le promeuvent.

    1. BobbyBob

      Saint-Etienne l’a fait et à obtenu gain de cause dans une affaire à peu près similaire. Donc les maires seraient bêtes de se priver.

      Mais c’est clair que le jour ou un particulier voudra porter plainte contre son préteur au sujet des taux revolving, on lui rira bien au nez.

  15. gem

    Rappelons qu’à la base la FCPE c’est surtout la Fédération des Conseils de Professeurs et Enseignants : une émanation historique du SNI (un syndicat d’enseignants) dont les militants et les instances dirigeantes sont totalement sous contrôle d’enseignants. La FCPE n’est qu’un faux-nez des syndicats de profs.
    Le fait qu’elle soit « de gauche » est un sous-produit de cette culture, mais ce n’est pas déterminant : je suis sûr que si la FCPE était sous le contrôle du vrai « peuple de gauche », non enseignant mais confronté à la réalité, son discours serait bien plus pragmatique, moins axé sur les moyens et les méthodes pédado et plus sur les résultats concrets.

  16. Pascale

    Ce que je trouve particulièrement intéressant dans la vidéo de l’Indien, c’est la conclusion qu’il en tire sur un système qui s’auto organise et devient hyper performant sans apport extérieur. Ce qui reviendrait à dire que l’apport extérieur de l’État dans n’importe quel système rendrait ce dernier moins performant.

  17. Martin-Lothar

    Magnifique billet. Des liens fabuleux et cette vidéo de Mitra où j’ai autant ri que pleuré.
    Si ce pays est foutu, les autres ne le sont pas pour autant. Et quels autres ! Nos ex-patries diraient certains ? L’Occident ultime et vieux réanimé par l’Orient extrême et jeune ?
    L’espoir aussi de nous voir enfin entrer dans un nouveau siècle, un nouveau cycle. Hold on.
    Merci H16 : que le Grand Pan te bénisse.
    Et j’emmerde profus tous les vieux cons pour des cierges et des siècles, ah mais !

  18. Villegagnon

    Une fois n’est pas coutume, j’approuve (enfin surtout le début) ce billet. Encore de belles âneries débitées par ces réunions de parents qui ont peur que leurs enfants se tuent à leur maigre tâche.
    Après tout, certains bossent plus que d’autres et donc réussissent mieux, c’est inégal, donc empêchons aux bosseurs de travailler, comme ça tout le monde sera mauvais. Plus d’inégalités. Ils ont tout compris à la République ceux là.

  19. silent bob

    Quel sujet intéressant et j’arrive un peu tard.
    En ce moment, je suis sans emploi pour des raisons que seule la raison ignore. Cette situation me donne l’opportunité de donner des cours particuliers à des enfants entre la 6ème et la seconde. J’ai un bac+5 en finance de marché, je parle parfaitement anglais et j’avais commencé mes études post-bac par des sciences. Voilà un peu le cursus.
    Les enfants à qui je donne des cours sont TOUS des enfants intelligents mais feignants (oh la comme je me reconnais en eux), TOUS issus de milieux favorisés. Les parents ont aidé plus ou moins durant le primaire.
    Lorsque j’étais au lycée, j’étais une feignasse pure souche, par contre j’avais des parents exigeants du point de vue notes. J’ai donc trouvé une méthode de travail (pas vraiment d’apprentissage) afin de travailler le moins possible pour un minimum d’efficacité.
    cette méthode est venue par hasard. A l’époque j’entendais en permanence: « il faut travailler de façon régulière ». Mais ça me semblait impossible, il n’y avait pas assez de devoirs pour combler les jours. Alors, une fois que j’étais dans un magasin de livres, j’ai regardé les livres d’exercices corrigés et je me suis dit que ça pourrait m’aider.
    Comme j’étais feignant, je travaillais peu, je lisais une fois le cours vite fait et je commençais par le premier exercice et tous les jours je faisais un exercice. Lorsque j’avais terminé les exercices, je recommençais. Les notes sont montées de façon surprenante au début, je passais de 10 ou 11 de moyenne à presque 14 en maths en seconde. Mes parents qui me voyaient travailler à peine étaient un peu stupéfaits.
    Cette méthode je la comprends mieux aujourd’hui, je ne vais pas m’étendre sur le sujet mais je fais exactement pareil avec les ados dont je m’occupe et ça marche.
    Si cette méthode permet d’augmenter les notes par bachotage « sans effort », elle ne fait en aucun travailler véritablement l’esprit. L’école c’est juste un monceau de concepts qu’il faut apprendre, il faut les remettre sur une feuille le jour du contrôle. je me rends compte que tous ces enfants, surtout en physique-chimie ou svt, me posent 36 000 questions et sont hyper curieux et là on rejoint la vidéo qu’a mise h16.

    Pour en arriver aux devoirs, pour moi il doit y avoir des devoirs parce qu’à l’école les exercices faits le sont dans une ambiance peu studieuse. Les devoirs qui sont donnés sont du grand n’importe quoi, les élèves ne commencent que rarement par l’exercice 1 qui est une application bêbête du cours. Il suffit d’augmenter la difficulté ensuite. Combien de fois j’ai vu mes élèves commencer par des exercices de difficulté moyenne d’entrée sans être passé par la simple application du cours? Trop de fois.

    Donc oui aux devoirs mais à des devoirs intelligents, en tous cas si on continue dans ce délire de l’EdNat de former des cancres incapables de penser mais tout juste bons à refourguer des concepts.

    1. silent bob

      erreur: « pour un maximum d’efficacité »

      Je tiens aussi à souligner le fait qu’aujourd’hui la qualité de l’enseignement a baissé! Les profs ne dictent plus les cours, les élèves doivent prendre des notes… Alors déjà la prise de notes cela suppose un apprentissage mais aussi cela donne des résultats minables avec des profs qui commentent « ne va pas assez loin ». Ah oui, c’est certain qu’avec 1 page de notes on va loin…
      Pareil en svt, sur 2 heures de cours, 1h30 de TP/TD et 10 lignes de cours. Merveilleux.
      Etrange, depuis que j’ai trouvé des cours sur le net et qu’ils les apprennent, les notes grimpent, incroyable!

  20. nebukadnetsar

    Si une circulaire interdisait les devoirs à la maison dès 1956, je peux attester qu’elle était violée dès 1961 (année de mon entrée en CP) par des instituteurs sadiques avec lesquels mes parents (les infâmes!) collaboraient pleinement en me mettant en étude de 16H30 à 18H00 pour que lesdits devoirs soient remplis. Et pas question à cette époque de s’amuser avec un référentiel, même si nous étions déjà bondissants.

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