Absentéisme au collège et cas d’école dans le 93

C’est mercredi, et c’est donc la journée rêvée pour parler d’école. Ça tombe bien, elle fait partie des sujets d’actualité avec, pour changer, une n-ième réforme proposée par son ministre, Vincent Peillon. Eh oui, ma bonne dame, il faut bien laisser une trace dans l’histoire, avec une loi ou une réforme ! Et puis, tant qu’à faire, mieux vaut parler organisation du calendrier scolaire que de l’absentéisme, sujet bien plus explosif…

Parler de l’absentéisme dans les administrations, c’est oser lever un tabou sulfureux que chaque politicien s’est, jusqu’à présent, démené à ne pas évoquer, même du bout des lèvres. Et parler de l’absentéisme dans l’Éducation Nationale, c’est, pour le coup, déclarer ouvertement la guerre à tout le monde enseignant (mesurable au nombre prévisible de commentaires de ce billet).

Mais voilà, les faits sont têtus … et très étouffés.

Peut-être pourrai-je un jour évoquer l’absentéisme des profs, ce qui serait sans doute assez sulfureux (si on se rappelle de certains rapports de la Cour des Comptes de 2005 qui découvrait près de 100.000 enseignants qui n’enseignaient pas). Je pourrais aussi noter que des chiffres montrent clairement que les effectifs augmentent (et plus vite que la population), ce qui a du mal à coller avec la réalité pourtant elle aussi parfaitement tangible de classes de plus en plus bondées d’élèves tous plus calmes et obéissants les uns que les autres.

Mais cette fois-ci, je vais m’occuper d’une autre catégorie de personnel, dans les écoles et collèges, mais qui ne dépend pas de l’Education Nationale.

Là encore, il existe des données, mais finalement, elles sont bien difficiles à collecter, d’autant que les syndicats veillent : pas question de faire pointer, et surtout, pas question de laisser fuiter les petits calculs qui, pourtant, au niveau de chaque échelon de hiérarchie, sont faits pour mesurer, avec autant de précision que possible, si on va avoir assez de personnel aux cantines ou d’agent polyvalent ou de maintenance pour faire tourner les boutiques…

Et parfois, une personne, excédée d’entendre toujours les mêmes jérémiades sur le Manque De Moyens (seuls quelques bons et beaucoup de très mauvais subsistent, je suppose), excédée de constater les dérives mais n’y pouvant rien faire, excédée de constater le décalage croissant entre la réalité des faits objectifs et des données statistiques qui les corroborent impitoyablement et les discours politiques en carton qui s’apitoient sur un personnel décimé (par la méchante droite, le néo-ultralibéralisme, le sarkozysme, les départs à la retraite, j’en passe, …), bref, excédée de l’hypocrisie ambiante, cette personne finit par envoyer les données qui circulent dans le département qu’elle connaît.

Ici, il s’agit des données en provenance du Conseil Général de Seine Saint-Denis (le fameux 93), et elles concernent les personnels qui gravitent autour des enseignants eux-mêmes, qui assurent l’intendance, en quelque sorte. Je remercie la personne en question de m’avoir fourni les tableaux bruts (anonymisés, tout de même) des absences constatées, dont j’ai pu tirer les petits enseignements statistiques suivants.

Comme la personne tient à conserver l’anonymat, vous devrez me croire sur parole pour la source des données (désolé). Mais ceci dit, ces données sont si faciles à retrouver dans les épais rapports départementaux, régionaux et nationaux, du Sénat et de l’Assemblée Nationale, au sein du Ministère, que je doute qu’elles fassent débat en elles-mêmes ; d’autre part, je tiens à le préciser : ce sont les données concernant les personnels des collèges (et précisément, les ATTEE, adjoints techniques territoriaux des établissements d’enseignement) , hors corps enseignant, traité à part (peut-être aurai-je un jour ces données là aussi, et je vous en ferai part à ce moment).

Ceci posé, les conclusions qu’on peut tirer de ces données promettent d’être un chouilla houleuses.

Tout d’abord, venant d’un département qu’on peut amplement qualifier de sinistré en matière d’éducation, on comprendra que les absences enregistrées sont certainement plus importantes que dans des départements notoirement plus calmes (ceux de la Bretagne ou du Sud-Ouest, par exemple). Mais comme il s’agit de données statistiques sur plusieurs années, les tendances globales ajoutent une idée de ce vers quoi tend la gestion des Collèges en Seine Saint-Denis.

En effet, brutalement, on découvre que le taux moyen d’absentéisme frôle les 20% (19.73% pour être précis). Je vais le redire autrement : ce taux de 20% veut dire, peu ou prou que chaque personne employée dans la gestion des Collèges (cuisiniers, agent de maintenance, d’accueil, polyvalent, etc…) ne travaille que 4 jours sur 5, payé 5. On comprend le bon mot de DSK, en son temps, qui avait expliqué que les 35H dans la fonction publique étaient réalisable à condition de procéder par palier, 31H, puis 32, puis 33… Ce n’était finalement pas si humoristique.

Lorsqu’on découpe les congés en fonction de leur type, on se rend compte que ce personnel est de plus en plus malade, alors que les autres congés (accident, maternité) sont soit stables soit en décroissance…

Absentéisme - évolution par type de congé

Pour rire, on peut assez facilement regarder la répartition des congés en fonction des sexes. On obtient le petit graphique suivant :

Absentéisme - évolution par sexe

Évidemment, on comprendra ici que le différentiel est en grande partie expliqué par la plus grande présence de femmes que d’hommes dans l’administration concernée (en l’occurence, il y a – eh oui – 75% de femmes dans cette administration). La parité, ce n’est pas encore pour maintenant. Mais même en tenant compte de ce biais, on constate tout de même que les femmes posent 13% d’arrêts en plus que les hommes. Le sexe faible l’est semble-t-il vraiment, d’autant plus qu’on est ici dans une administration publique…

Toujours dans les comparaisons, si l’on regarde les données brutes des congés posés en fonction des types de contrats (titulaire de la fonction publique, stagiaire, c’est-à-dire en attente de titularisation, et enfin contractuel), on obtient le graphique suivant :

Absentéisme - évolution par contrat

Là encore, il ne faudrait pas en conclure trop vite que les titulaires posent beaucoup plus de jours que les autres. Pour cela, il faut regarder la proportion de ces titulaires dans les stagiaires et les contractuels. En revanche, la tendance générale, c’est-à-dire l’augmentation galopante des congés divers et variés, elle, est indépendante des rapports de masse entre les différents types de contrat. Le constat est sans appel : si les contractuels et les stagiaires gardent la pression-congé constante, les fonctionnaire, eux, ont clairement décidé de l’augmenter. Sachant que dans les années concernées, l’effectif global est à peu près constant (oui, constant, pas en diminution), on en déduit qu’il s’agit bien d’une augmentation nette du nombre d’absences constatées.

Et si l’on rapporte aux 200 jours moyens que travaillent ces individus dans l’année, on obtient la répartition suivante :

Absentéisme - évolution par contrat, en %

Elle confirme assez douloureusement et l’augmentation d’années en années, et le fait que les titulaires posent tout de même plus de congés que les autres.

Bref.

Pour camper le tableau, l’Administration de la Direction des Collèges, dans le 93, réunit donc, avec toute la souplesse qu’on peut imaginer, 1500 agents qui travaillent, en moyenne, à 80% du temps qu’ils sont payés (le taux global d’absentéisme s’établissant, comme dit précédemment, autour de 20%). Bien sûr, le moutontribuable n’en sait rien, et c’est tant mieux, ça ferait faire des boucles en trop à sa laine soyeuse.

En outre, ce qu’il faut savoir, c’est que cette direction dépense chaque année 38 millions d’euros pour assurer le fonctionnement des 116 collèges dont elle a la charge. On trouve aussi entre 50 et 70 millions d’euros au titre de l’ « investissement ». Dans tous ces montants, on trouve bien sûr l’inévitable distribution gratuite de bisous dont les nombreux agents de la direction doivent assurer la répartition équitable selon des critères issus de « réunion de concertation » et suivis par des « comités de pilotage » (eh oui : les fonctionnaires aiment se réunir, se concerter, se comiter et se piloter comme des compulsifs).

Bartolone, scotché à son téléphoneVous voulez quelques exemples de ce que Bartolone finance avec vos sous ? Eh bien par exemple, il y a l’ »accueil des collégiens temporairement exclus » ou un « conseil général des collégiens » (pour leur apprendre les saines bases du clientélisme, je suppose). On trouve aussi une « aide à l’orientation » sans oublier l’ »éducation au développement durable », comme on peut s’y attendre en ces temps de catastrophisme réchauffiste.

Au budget primitif 2012, sont inscrits dans la section « fonctionnement » 1.260.330 euros (soit 35 années de SMIC chargé, pour donner une idée) au titre des Aides à la Réussite Éducative, 3.579.000 pour l’aide à la gratuité (achats de manuels scolaires, bouquins et autres cahiers, et ça fait 100 années SMIC chargé), 111.000€ au titre de l’Aide à l’Orientation, ou encore 246.000 euros pour les relations avec la communauté éducative (parce que sinon, cette communauté éducative pète les plombs et casse tout au Conseil Général, je suppose, vu le montant). En fouillant, on trouvera aussi des fonds alloués pour, je cite, de l’ « écologie urbaine » et de l’ »éducation au développement durable » (avec par exemple l’installation de … ruches dans des collèges). Sachons vivre.

Eh oui : parce que l’école doit être totalement gratuite, intégralement gratuite, gratuite à fond à fond à fond, je dirais même « gratuite à mort », on ne se refusera rien pour les aspects festifs, citoyens, éco-conscients et participatifs, surtout quand c’est de l’argent gratuit des autres.

Bien sûr, à côté de cela, les gros travaux dans les collèges publics du Département (116 collèges + 4 cités mixtes collège-lycée cogérées avec la Région) subissent une baisse cette année de 5 millions d’euros pour atteindre le chiffre pharaonique de 15 millions d’euros, ce qui ne permet même pas de maintenir les équipements à niveau.

Je vous encourage à visiter, à titre documentaire, certains des établissements concernés comme le collège Lenain de Tillemont à Montreuil, le collège Pablo Neruda de Stains ou le collège Rosa Luxemburg à Aubervilliers. Ces établissements sont dans un état de dégradation indigne, ce qui s’explique largement par la déresponsabilisation totale des chefs d’établissements, convaincus que la collectivité paiera de toute façon, ce qu’elle ne peut pas faire par manque de moyens. Eh oui. Quand il faut intégralement refaire des sanitaires dégradés au bout de 6 mois parce que non surveillés pendant les récréations, c’est 10.000 euros à chaque fois. Mais baste, passons : des ruches permettront d’occuper la marmaille pendant la pause méridienne, et c’est ça qui compte.

Un taux d’absentéisme de 20%, des millions d’euros dirigés dans des activités froufroutantes de débilité pendant que l’essentiel n’est pas assuré, une déresponsabilisation des chefs d’établissement, un abandon pur et simple des problèmes au profit d’un replâtrage cosmétique et citoyen, c’est donc ça, l’Education Nationale Dans Le 93.

Et c’est vous qui payez. Heureux ?

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Commentaires77

  1. XK2

    Au sujet de la disparité titulaires vs stagiaires et contractuels : les titulaires sont en moyenne plus âgés que les stagiaires (évident !) et les contractuels, ils ont plus de charges de famille dont plus de stress familial (et le stress est une cause connue de problèmes médicaux), et supportent moins bien avec l’âge l’agitation des adolescents, surtout s’ils sont un peu dangereux (il y a des trucs que l’on fait à 25 ans mais que l’on ne supporterait plus à 55).

    Il me semble donc normal qu’il y ait plus de congés maladie chez eux. Il faudrait donc, pour une comparaisons valable, rapporter ces taux à ceux d’autres professions accueillant du public dans un contexte stressant.

    1. Soit, les titulaires sont plus âgés. Mais la moyenne d’absentéisme dans le public est bien inférieure à celle constatée (on est à 11%, pas 19%). Pour rappel, dans le privé aussi, on accueille parfois dans un contexte stressant des populations pas très agréables, ce qui ne se traduit pas par un taux d’absentéisme aussi élevé (privé : 5.5%).

      Bref : je suis d’accord pour dire que ces gens sont plus âgés et potentiellement plus exposés, mais cela justifie-t-il une proportion entre 3 et 4 fois celle observée dans le privé ? Il s’agit d’écoles, hein, pas de prisons.

    2. Calvin

      Franchement, cette théorie est à prouver.
      A 25 ans, un jeune enseignant débute souvent dans des conditions très difficiles (ie ZEP), mal armés (parce que la formation IUFM c’est comme étudier l’astrologie pour devenir astronome), et sans expérience face aux parents devenus irrespectueux.
      A 55 ans, un enseignant est au faîte de sa carrière, exerce dans un endroit pépère, sait au fond de lui-même qu’il fait parti des nantis : une bonne paye pour un bac+3, une vingtaine d’heures de travail hebdo, des vacances énormes, des cours rodés et réutilisés, de la bouteille (non, je ne parle pas d’alcool !) quant à la manière d’aborder les élèves et leurs parents.

        1. Calvin

          Ah ouais, oki, je vois…
          J’aurais dû m’en douter puisque ce sont des chiffres du CG.

          N’empêche que j’aimerai bien savoir si les habitudes en terme d’absences du personnel d’intendance se calent sur les vacances scolaires ou pas !!!

        2. vengeusemasquée

          Les ATTEE ont toutes les vacances scolaires sauf 2 jours de permanence à chaque fois. En contrepartie, ils sont supposés faire environ 40 heures de travail par semaine.
          Le fait est qu’ils sont généralement très loin des 1507 heures annuelles dues à la collectivité.

      1. Adrien

        « La formation IUFM, c’est comme étudier l’astrologie pour devenir astronome »
        Je plussoie ! j’ai subi ça à 55 ans (reconversion oblige), et c’est très bien vu…

    3. Deres

      Je suis d’accord avec ton analyse H16, mais il faut reconnaître que ce genre de statistique prête le flanc à la critique car de nombreux autres phénomènes peuvent les influer (âge, nature des postes, …). Ce qui n’est pas contestable est que le chiffre de 20% est hallucinant !

      Ci-joint un lien vers un forum où c’est encore un concours à celui qui annoncera le moins de travail par an dans sa région …

      http://gestionnaires.actifforum.com/t10584-temps-de-travail-des-attee

      1. vengeusemasquée

        La moyenne d’âge est de 47 ans parmi les agents d’entretien territoriaux, c’est effectivement élevé. Pour autant, les contractuels ne sont pas plus jeunes. Le métier est effectivement pénible mais les disparités sont tellement énormes d’un établissement à l’autre qu’on a du mal à imaginer que le métier puisse être deux fois plus difficile dans certains collèges que dans d’autres. On atteint parfois 50% d’absentéisme alors que dans certains collèges, il est quasiment nul. Et le métier n’est pas plus dur dans le public que dans le privé. Clairement, il y a une dimensions qui n’est pas uniquement médicale.
        Ce qui serait intéressant, ce serait de pouvoir comparer ces données avec la situation constatée dans les collectivités ayant fait le choix de la privatisation. Avec une délégation de service public, la mission est la même mais le personnel ne relève pas de la collectivité. A voir…

  2. Calvin

    Je suis content de trouver enfin des données brutes et sûres, loin des poncifs, enfin, chiffres officiels, corrigés des variations syndicales.
    Evidemment, rien n’a jamais été correctement publié, de peur de prouver que l’éducation n’est pas un problème de moyens mais de volontés.

    A ce propos, H16, j’aimerais savoir quelle est le niveau de détail des données.
    Notamment, j’aimerais savoir si tu as reçu un relevé d’absentéisme quotidien ou hebdomadaire. En effet, une des notions que l’on perd de vue, dans les hautes sphères de l’étatisme rigide et collectiviste, c’est que les professeurs remplaçants étant embauchés à l’année (et à vie…), le rectorat en prévoit sans doute « assez » par rapport aux chiffres officiels de l’absentéisme (qui sont grosso modo de 6%) alors que ces chiffres sont :
    - pudiquement minorés,
    - variables selon les circonscriptions scolaires,
    - variables selon les périodes (typiquement élevés près des vacances scolaires, moindres sinon).
    Au final, cela signifie d’avoir trop de remplaçants qui bullent à des moments, et jamais assez durant les périodes aigües.

    Donc, si une étude pouvait être faite là-dessus…

  3. Higgins

    Bonjour,

    Les taux d’absentéisme, que tu soulignes dans ton billet, signale, entre autres choses mais sans surprise aucune, un énorme problème de gouvernance au sein du Mamouth. A envoyer de toute urgence au titulaire du poste de ministre de l’(in)éducation.

    Sinon, un peu HS mais je suis en train de terminer un livre qui ne se vend (à ma connaissance) que sur Internet. Il s’agit de « Grandoria » de Dominique Raymond Poirier (http://www.amazon.fr/Dominique-Raymond-Poirier/e/B004H5VY04/ref=ntt_athr_dp_pel_1/275-9427352-0401655 et http://www.amazon.fr/Grandoria-Roman-Dominique-Raymond-Poirier/dp/1452841993). J’avais découvert ce livre sur l’excellent site de Sylvain Gay http://www.tupeuxcourir.com/anti-utopies-dystopies/dominique-raymond-poirier-grandoria/. Cet ouvrage peut être comparé à « Atlas Shrugged » et est aussi dense que ce dernier. Après un début un peu lent, le livre s’emballe et est réellement passionnant tant il touche à des sujets qui nous sont chers.

    1. Epicier vénéneux

      Non, le taux de présentéisme, c’est autre chose. C’est le taux qui ouvre droit – ou pas – à la prime de présentéisme versée par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille à ses agents.

      Prime que les syndicats voulaient justement faire disparaitre!

      Parce que la moitié des agents n’arrivent pas à la toucher.

  4. Franciskus

    Très instructif, mais juste une critique (malheureusement impossible à satisfaire) : il manque le taux d’absentéisme des profs par ethnie (wolof, bambara, bantou, toucouleur…)

  5. Homo-Orcus

    Ce qui est hallucinant c’est le budget de 5.200.000 € pour des conneries sans crainte d’être remis en cause. Le seul inconvénient pour eux c’est qu’il arrive à être constaté.
    Il nous faudrait pétitionner aurpès de nos petits vieux qui coûtent bonbon en Tagada, nos académiciens. L’objet de la pétition serait de supprimer du dictionnaire le terme « lucratif » ou pour le moins les expressions « à but lucratif » et « sans but lucratif ».
    Elles seraient rempacées par « à but subventionnif » et « sans but subventionnif ».
    Naturellement il est à craindre qu’ils utilisent l’argument « subventionnif est non académique » mais la réponse est simple, les acadamiciens n’ont ils pas vocation à rendre académique ce qui ne l’est pas ! autrement à quoi qu’ils serviraient ?
    Ces nouvelles définitions auraient l’avantage de s’adapter aux normes politico-pipolosophiques du moment et d’éradiquer le lucre chrétien pour la lumière des vertus socialistes.

      1. Homo-Orcus

        Je m’y colle tout de suite car ça commence très fort ; merci pour le lien
        « Notre démocratie est en crise. Et cette crise n’est pas conjoncturelle ou passagère. Elle est structurelle, remettant profondément en question la conception française de la citoyenneté, fondée sur la libre adhésion des individus à la nation. La situation des associations,
        décrite par Pierre-Patrick Kaltenbach, en est tout à la fois l’un des symptômes et l’un des déterminants. »

  6. Kuing Yamang

    On savait que les fonctionnaires (ici dans l’EdNat, mais c’est partout pareil) sont autant de boulets pour la société, voici une confirmation de plus.
    Merci pour cet article.
    J’espère qu’un jour quelqu’un va sévèrement tailler dans le lard de ces hordes de fainéants assoiffés d’argent public, mais je suis un utopiste.

    M.Godet s’exprimait là-dessus :
    –>
    http://www.youtube.com/watch?v=YUvLSJ_0bOI

  7. abrasif

    le probleme central de l’ednat dont decoule tous les autres et le probleme global de l’education. Dans la mesure ou toute la societe et l’economie-politique sont bases sur la satisfaction sans frein des pulsions (cours d’eco-po de pareto vers 1890) il est impossible d’eduquer les jeunes car l’ednat n’a aucun droit de les frustrer, pas plus que les parents d’ailleurs (qui sont culpabilises a qui mieux meiux alors qu’ils n’ont plus le droit d’elever leurs enfants qui d’ailleurs ne sont plus leurs enfants …).

    Le resultat c’est des enseignats qui s’auto-detruisent ou qui jettent l’eponge. Des administratifs qui jettent l’eponge devant les degradations. Bref tout le personnel de l’ednat pense qu’aux vacances parecequ’il est interdit d’eduquer dans notre societe.

    Tous ces jeunes pas eduquer sont EN PRISON, celle de leurs pulsions/desirs qu’ils DOIVENT assouvir car c’est la dessus que tient toute la societe occidentale.

  8. Mathieu

    Essayez de présenter des graphiques normalisés pour montrer des comparaisons parce que là c’est difficile de voir ce qui se passe. (Et vous passez du temps à expliquer en dessous que ce n’est pas normalisé donc il faut faire gaffe.)
    Par exemple le 1 normaliser en nombre de jours d’absence moyen par agent. (Si le stock d’agent n’est pas constant l’évolution en jours bruts n’est pas interprétable.)
    Le 2 en % par genre ou en nombre de jours moyen d’absence par agent.
    Le 3 idem en % par type de contrat ou en nombre de jours moyen d’absence par agent.

    Enfin je dis ça vous le dites vous même dans les commentaires des graphiques.

    Tout ça pour dire qu’il y a une plétore de personnel non enseignant aussi, bonjour la gabegie. (50000 jours d’absences/0.2/220 soit environ 1100 personnes, en considére=ant que vous avez eu accès aux chiffres totaux et pas juste un échantillon.)
    Sur http://www.dsden93.ac-creteil.fr/spip/spip.php?article99 je vois que c’est à comparer à 176 733 éleves du premier degré pour 9 445 enseignants.

  9. Général Bol

    Je propose que chaque élève de l’ENA ou autre Sciences-Pipo fasse désormais un stage gratuit d’un mois de pionnicat dans les sanitaires d’un collège du 9-3 : ça leur apprendrait bien des choses de la vie (fellation, sodomie, tenir un batte de base-ball, fermer un cran-d’arrêt sans se couper, fumer de la vraie moquette, apprendre à tenir une réunion (comité de distribution collective ou « tournante » etc)
    Ça les préparerait aussi utilement à leurs futures réunions de consultation avec les syndicats et autres fédérations de branleurs non lucratifs, mais festifs.
    Par contre, je suis d’accord pour leur payer les jours d’arrêt maladie en hôpital psychiatrique que ces stages entraineront invariablement.
    Enfin,est-ce qu’on pourrait foutre un peu la paix aux abeilles ?
    Rompez

      1. Général Bol

        @ Stéphane : excellent ! Vous avez tout a fait raison. Cependant, une ruche avec tagué dessus « nique ta reine » ça frise la casus belli non ?
        Rompez

  10. channy

    Entre deux job en 2003, j’avais bossé en interim à l intendance de quelques bahuts « privés », essentiellement aux sections cuisine et nettoyage et toutes opérées par Sodexho( gestion privée et non Ednat)
    je remplaçais effectivement des personnes malades et tournant autour de la cinquantaine.
    Mais bon il était hallucinant de voir comment tout était fait au rabais, le travail bâclé,genre à la cantine cela prenait trop de temps de monter les chaises sur les tables pour nettoyer le réfectoire…certains coins du réfectoire étaient de vrais petites porcheries, je ne parle même pas des chambres froides des cuisines.
    Les tables »écrites » au stylo par les élèves » recevaient un simple coup de chiffon qui n’enlevait en rien « les écrits » bien sur le mercredi il y avait les « collés »par leurs profs et coupable de dégradation genre avoir écrit sur la table qui nous aidait souvent de braves mômes qui ne faisaient pas semblant de nous aider,Le plus drôle c était que ces profs si soucieux de la bonne éducation de leurs élèves ne daignaient même pas effacer le tableau noir de leur classe.
    Bref vous avez l’impression d’être pris pour le larbin qui se tape la merde que personne ne veut faire( pas le boulot d un prof d’effacer le tableau après son cours, une éponge c est crade quoi!)
    Vous vous retrouvez en sous effectif et avec un temps très limité pour faire le travail ..donc vous devez saloper le boulot pour y arriver et sans parler de l’encadrement qui vous pourri la vie à longueur de temps, genre parce que vous » consommer » trop de sacs poubelles.
    Bref le genre d’ambiance qui vous dégoute de bosser mais comme il faut payer les factures et que la Sécu plus la mutuelle vous font le complément de salaire.
    maintenant l’intendance non privatisée des écoles publiques je ne sais pas si c est pire( ou mieux? ben quoi, on peut rêver quand même!)

  11. channy

    juste une petite news lu dans le canard local:
    Près du tiers des jeunes diplômés en 2011 n’ont occupés aucun poste depuis la fin de leurs études, les plus chanceux acceptant des « emplois » d’attente, Selon l’afij.
    Parmi ceux qui ont eu un emploi après leur diplôme,seuls 43% l’avaient encore en avril.
    Déduisez ce que vous voulez..

  12. daredevil2007

    Toujours aussi percutant, mon cher Hash ;)

    Petite correction : »peut-être aurais-je un jour ces données là aussi=peut-être aurai-je un jour ces données là aussi »

  13. NeverMore

    Et encore, on ne parle que de l’éduc-nat, qui est un sous-ensemble des services publics, lesquels ne sont eux-mêmes que des sous-ensembles des services au public, lesquels …

    Simple citoyen travailleur du privé dans un secteur productif (qui fait entrer des flux de matières à un bout et sort des flux de produits à l’autre bout), mon temps alloué aux déficiences des « services (1) » a littérallement explosé ces dernières années. Et ça ne s’améliore pas.

    Surtout, en cas de problème, ne vous adressez pas au « médiateur de la république », qui doublera vos ennuis sans même y toucher ni même les regarder (s’il y touche par inadvertance – quasiment contre son gré – c’est peine triple).

    1) pour mémoire, ces services du quotidien pour un citoyen lamdda sont :
    banques, assurances, impôts, scolarité (études des enfants)mairie, préfecture (carte grise, carte d’identité …), DDE (projet de construction), Cnam (consultations médicales, pharmacie), Cnav (retraite en préparation) + caisses complémentaires (Agirc, Arrco … difficile de faire pire), fournisseurs divers (eau, électricité, courrier, téléphone, internet), police (contrôles, contredanses, panneaux à la con, radars), transports (cartes orange, cartes diverses). Vous doublez le taux d’erreurs dans tout ce fatras et vous y passez vos week-ends, au mieux.

  14. trafalgar-square

    Dans le 94 c’est aussi très dégradé dans certaines zones qui s’étalent de plus en plus au point de rejoindre un jour le 93.
    Dans le tract distribué sur les marchés d’une candidate PS aux prochaines legislatives, celle-ci se dit très inquiète du taux de réussite au bac dans le déartement qui chute d’année en année.
    Et comme de bien entendu, elle y va de sa litanie collectiviste.
    Si je suis élue…. je demanderai PLUS DE MOYENS pour les collèges et lycées, DAVANTAGE de postes d’enseignants etc…etc…
    ça ne lui a pas traversé l’idée qu’il existe une inégalité entre les individus pour la reussite scolaire et l’obtention de diplômes.
    Et que son action est du total pipeau.

    1. Stéphane

      Pour les socialistes, tous les problèmes, absolument tous, peuvent se résoudre avec davantage d’argent. Il n’existe aucune situation qui ne puisse être améliorée avec de bonnes brouettes de fric bien frais.

      Et dire qu’ils qualifient leurs adversaires de matérialistes…

  15. barboteur

    C’est bien gentil de descendre les titulaires mais comment expliquez-vous que l’absentéisme des contractuels et surtout des stagiaires (qui eux se tiennent probablement très à carreau) augmente à la même vitesse d’années en années ??

    1. Je ne descends pas les titulaires, je constate que ce sont eux qui ont le plus d’absences. Et pour l’explication, libre à vous de trouver celle que vous voulez, moi, je n’en avance pas et me borne à constater qu’on paye les gens 5 jours pour 4 jours prestés. Point.

  16. GrosBen

    Après Wikileaks, souhaitons la bienvenue à H16leaks !

    Le top serait d’avoir les mêmes données sur les enseignants des DOM-TOM et de faire quelques recoupements avec les tarifs des billets d’avion… cela pourrait être très très instructif.

  17. H.

    Ce qui me tue, c’est le « JE me mets en maladie ».
    C’est qui, qui décide? Ou ça dénote un toubib qui mérite des baffes?

    1. breizh06

      Réflexions de médecin:

      Nous avons eu une période glaciale cet hiver. Je consulte mon pneumologue durant la vacances de Noël.

      breizh06: « Cher docteur, vous devez être débordés en ce moment ? »
      le doc: « Mais non monsieur, les gens ne sont jamais malade pendant leur vacances ! »
      ;-)

      1. Sanksion

        C’est drôle, justement les gens qui bossent vraiment, aux vacances, se relâchent, et leur système immunitaire avec. Et être malade à chaque période de vacances est un incontournable.

      2. Théo31

        Ma soeur qui a été secrétaire médicale me l’a confirmé : plus le week end approche et moins les gens sont malades. Le samedi, elle glandait grave au cabinet.

    2. Pandora

      Ça dénote aussi une absence de contrôle de l’organisme payeur, la CNAM (mais il est vrai qu’elle manque, elle aussi, de moyens…)

  18. Lib

    Une preuve de plus que la sécurité de l’emploi est mauvaise pour la santé. Mes potes avocats, dentistes ou commerçants ne sont jamais malades.

  19. l’esturgeon

    L’absenteisme dans les servces publics côute très cher à la collectivité (donc au contribuable). Mais il y a une autre tendance abusive, que l’on voit se multiplier dans les services publics et en particulier dans les collectivités locales; c’est le paiement d’heures supplémentaires inutiles qui font exploser les budgets.
    Il est très difficile de se faire communiquer les chiffres au niveau local mais j’ai constaté qu’on voit de plus en plus d’agents communaux bosser le dimanche et jours fériés (en étant payé double ou triple) alors qu’en semaine et lorsqu’ils sont payés en heures normales dues par leur contrat de travail, ils sont très improductifs.
    Désolé,mais le contribuable n’a pas à payer des surcoûts de fonctionnement communaux pour faire balayer une rue le dimanche, parce qu’on a « oublié » de le faire pendant la semaine.

    1. Je suis d’accord. Malheureusement, là encore, les données manquent cruellement (appel discret à des lecteurs qui pourraient les avoir).

      1. vengeusemasquée

        Je crois que c’est l’apanage des mairies parce dans les Départements et les régions, on est généralement payés pareil qu’on y passe 4 jours à glander ou 60h à faire le boulot des autres, ce qui est un peu le problème d’ailleurs.
        Encore qu’il existe un système d’heures sup pour les ATTEE, justement…

      2. vengeusemasquée

        Je crois que les heures sup sont surtout l’apanage des petites collectivités qui payent moins leurs agents au mois. Dans les départements et les régions, on est généralement payé pareil, qu’on y passe 4 jours à glander ou 50h à faire le boulot des autres. C’est un peu le problème d’ailleurs.
        Encore qu’il existe un système d’heures sup pour les ATTEE, justement…

  20. Homo-Orcus

    Petit cadeau à H16 – il y a bien longtemps qu’il ne nous a pas parlé de petit-four et amuse-gueule de con.
    Coût de la journée d’investiture de François II à l’Elysée le 15 mai.
    Voici les Chiffres :
    - Réception Élysée + Réception Hôtel de Ville de Paris : 17 000 bouteilles de Champagne ont été bues soit un total de 612 000 € (1 bouteille de champagne = 8 coupes)
    - Petits Fours, Amuses Gueules : 423 657 €
    - Jus de fruits, Soda : 147 231 €
    - Repas des Anciens Ministres Socialistes : 97 215 €
    - Grands Crus : 82 012 €
    - Bière, Whisky et alcool divers : 347 523 €
    - Services, Extras : 94 212 €
    - Décors et Aménagements : 510 031 €
    - Défraiement des personnalités, Transports : 1 245 234 €
    - Total (hors primes sécurité estimé à 943 000 €):3 559 115 € sous réserves et omissions

    A savoir que l’investiture de Nicolas Sarkozy avait coûté 1 123 298 €.
    Le contribuable français payera donc après facturation définitive entre 5 et 6 000 000 € de frais d’investiture de François II
    Ces chiffres ont été vérifiés et sont vérifiables, ils seront disponible en Février 2013 après vérification de la cour des comptes.
    François Hollande avait promis une investiture « sobre et peu coûteuse ».

    1. kwak chung seok

      A pleurer de rage !! Merci pour ces précisions chiffrées accablantes…

      La France n’a plus de sous, plus de honte, plus de courage, plus de cerveaux, plus de testicules, et bientôt même plus de poètes… Il faudra donc passer par mon site pour découvrir que la poésie se fait dans les autres continents !!! :)

    2. GrosBen

      A priori c’est un hoax, ce texte tourne sur le net sans source identifiable.
      17000 bouteilles c’est quand même peu gros !

  21. Le Privilégie

    Très intéressant, ce billet.

    Etant enseignant dans le 93 et y ayant des responsabilités d’élu du personnel, je peux dire que ce que raconte H16 est vrai. C’est d’autant plus intéressant que le CG est en déficit et risque bien le défaut de paiement dans les deux prochaines années.

    Sur les actions pédagogiques du CG, les enseignants sont souvent d’accord avec toi, et d’autant plus inquiet qu’il est quasiment impossible de savoir ce que fait le CG. Par exemple, nous n’avons aucun suivi des gamins pris en charge par le dispositif pour les exclus. D’autre part, les budgets de fonctionnement des collèges sont en nette baisse. Cette année, 30 collèges sur 120 ont rejeté leurs budgets, ce qui est bien plus important que d’habitude, et l’année prochaine, la baisse s’annonce encore plus salée.

    Sur l’absentéisme, il y a différents problèmes qui l’expliquent :
    1) les agents eux-mêmes font un travail compliqué, contrairement à ce que l’on pourrait penser au premier abord et utilisent les arrêts pour s’en échapper ;
    2) le management du CG est assez catastrophique, je dois le dire ;
    3) la formation professionnelle a longtemps été déplorable, mais là, des efforts sont faits ;
    4) ces personnels ont aussi leur taux d’incompétence ;
    5) contrairement aux enseignants, qui ont entre eux une forte solidarité (par exemple lorsqu’il y a des incidents avec les élèves ou avec les hiérarchies, les ouvriers sont très isolés et ont une plus forte propension à craquer ;
    6) j’imagine que la médecine du travail a aussi des problèmes dans ce secteur.

    Après, sur le recours au privé, sachez que le CG 93 est en train de résilier tous les contrats sur les cantines pour remettre en place des régies, car si la présence des salariés du privé est plus forte, la qualité du service est par contre bien moindre et les coûts plus élevés.

    Dernier point, qui devrait vous satisfaire : le CG 93 vient de lancer un important programme de construction de collège pour parer à la hausse des effectifs. Ceux-ci seront réalisés en PPP, les 3/4 par le groupe Eiffage. Le CG paiera des loyers sur les 20 prochaines années. L’inquiétude des profs est importante, suite aux scandales autour de l’hôpital d’Evry, construit par Eiffage. On va bien voir : le CG assure que toutes les mesures ont été prises et que ce système coûtera bien moins que l’emprunt. On jugera sur pièce.

    1. Merci de ces précisions et début d’explication des chiffres constatés.
      Concernant les PPP sur les constructions de collège, pour ce que j’en sais, la situation est en fait assez catastrophique. Disons que ces collèges ne sont pas construits pour l’intérêt général, loin s’en faut.

    2. Général Bol

      Comme quoi on en revient toujours à un problème de qualité / prix que ce soit dans le public ou le privé (simili ou non)et c’est je crois ce qui transpire dans le billet de H16.
      Les 6 points soulevés par le Privilégié se retrouvent partout en France (et même ailleurs)Comme disait l’autre, il n’y a de richesse que d’Hommes et de qualité que de contrôle rigoureux allié à la bonne volonté de tous.
      Cela étant, si le CG est en faillite, les déserteurs reviendront bientôt en masse (et plein de courage) mais ce n’est pas encore dans la poche (du contribuable et dans la leur aussi, du reste) je sais…

    3. vengeusemasquée

      Réponse point par point, histoire de rire un peu :

      Collégiens exclus : une évaluation festive et décontractée est en cours avec des universitaires très sérieux pour prouver que ce que fait le Département, en collaboration avec les Villes et les associations diverses et variées est merveilleux. De toute façon, il ne peut en être autrement.

      Budget : certes sur le nombre de rejets et certes sur la baisse de la

      1. vengeusemasquée

        (la suite)

        sur la baisse de la DGF à attendre l’année prochaine.

        Sur les ATTEE :
        1/ Oui mais pourquoi s’arrêteraient-ils plus que dans le privé pour le même boulot ?
        2/ Aucune sanction possible donc que faire ?
        3/ Héritage de l’Etat mais véritable effort des collectivités qui ont récupéré les personnels ex-TOS
        4/ certes, re-certes et sur-certes mais comme aucune sanction n’est possible…
        5/ ils ne sont pas aidés par les syndicats qui abandonnent les personnes motivées mais qui souffrent sans avoir une grande gueule et défendent des cas indéfendables
        6/ Tu n’as pas idée à quel point

        Sur les PPP, ça mériterait un sujet en soi tellement il y a à dire. De toute façon, tout est sur le site du Département, en fait. Rien que dans les vidéos des séances, on comprend assez bien les enjeux.
        Les contrats de partenariat ne coûteront certainement pas moins cher que la MOP, l’expérience le prouve. On espère juste que les collèges resteront en meilleur état (pour mémoire, on parle d’une bagatelle à 324 millions d’euros pour 12 collèges neufs ou reconstruits et maintenus en contrat global sur 20 ans).

    4. JP

      Bonjour,

      Juste une petite réaction d’un employé du groupe cité pour ses « scandales » pour l’hopital d’Evry.
      le fond de ce « scandale », c’est la conjonction de plusieurs points:

      Le nombre élevé de réserves (malfaçon, non-conformité, dégradation avant livraison, etc) est le premier soulevé par les médias: 8000 réserves sur les travaux réalisés. Soit, c’est, dans l’absolu, énorme. Il faut savoir quand même que ce bâtiment comporte près de 4000 locaux, ce qui fait, bon an mal an, un ratio de 2 réserves par local, ce qui, dans les faits, est carrément négligeable (nombre de chantiers aimeraient ce genre de chiffre à la livraison, puisqu’on tourne en moyenne autour de 4-5 réserves par pièces.

      Le deuxième « scandale » est lié à la façon dont le projet a été monté et géré par le Maitre d’Oeuvre. Dans le cas de ce PPP, le maitre d’Ouvrage était le Ministère de la Santé, les villes d’Evry et Corbeil n’étant pas associées directement au projet, de même que les directions des Hopitaux d’Evry et Corbeil qui ne sont rentrés dans le projet qu’en toute fin, sous la pression des syndicats de Médecins (entre autres…).
      Lors de la présentation du projet, à 3 mois de la livraison, ces derniers ont relevé qu’il y avait des salles d’opération de grande taille, mais en nombre insuffisant pour absorber les volumes de chacun des hopitaux cités. Désespoir des chargés d’opération du Ministère, qui ont tentés de rejeter la faute sur EIFFAGE, qui s’est défendu en confirmant s’être plié au cahier des charges initial. Pataquès et devis en travaux supplémentaires plus tard, les salles déja réalisées ont été scindées sous la pression du Ministère, avec les problèmes techniques qui en relevaient (circuits de fluides (air, Oxygène, elec, gaz, etc), qu’il fallait doubler, alors que ce n’était pas prévu à la base. gros travail de la part des équipes chantier qui ont quand même réussi à tenir le délai initial.

      Le troisième « scandale », c’est le montant du loyer du bail. Il semble élevé pour les « extérieurs » à l’opération, mais il faut bien se rendre compte que ce bâtiment sera entièrement maintenu par EIFFAGE Maintenance en état de fonctionnement optimal pendant la durée du PPP, soit 30 ans. En plus de cette maintenance de fonctionnement, le contrat passé prévoit également la mise aux normes futures au fur et à mesure de la création de ces normes. Impossible à chiffrer à l’avance, cela a fait l’objet d’un contrat prix ferme qui prévoit ces travaux sans surcout pour l’ETAT et la direction de l’Hopital. En gros, si la mise aux normes coute plus cher que ce qui a été prévu (et ya des chances que ce soit le cas), c’est à la charge exclusive d’EIFFAGE.

      et le dernier point concerne l’antagonisme politique existant entre les maires des 2 communes, opposants politiques (l’un PS, l’autre pur UMP), qui n’ont eu de cesse de se mettre des bâtons dans les roues en se servant de cet Hopital comme point de levier.

      Tout ceci pour dire que, pour les établissements scolaires du CG93, leur réalisation en PPP est la garantie d’un entretien et d’un maintien aux normes sur la durée des 20 ans du bail. Ce qui assure donc que, dans 20 ans, le CG93 récupérera un batiment en bon état, tout en l’ayant payé au fur et à mesure sur un budget pré-établi, sans investissement initial financé par des prêts indexés sur des actifs toxiques (ce qui est trop souvent le cas à l’heure actuelle).
      Alors le système est-il bon ou mauvais, à l’heure actuelle, on a du mal à le déterminer, pas assez de recul. Mais il a le mérite d’exister et de permettre de construire, sur des fonds de base privés.

    1. Général Bol

      @ Théo31 : j’ai eu la même réflexion que vous. Mais moi, je n’ai rien contre le Luxembourg (j’y ai de très bon amis et c’est un très beau pays, fiscalement fort méconnu)
      OK, je sors.
      Rompez

      1. Bruno

        Il vous échappe, il me semble, toute la justesse pédagogique, oui, pédagogique, de ces dénominations. D’après ce qu’en dit H16, ces collèges sont en effet de véritables poubelles délabrées, limite favelas, tout à fait représentatifs donc de ce à quoi mène le socialisme, le communisme. . . ainsi les jeunes qui y seront passés se souviendront de ces noms et de ce que ça représente.

  22. Emmanuel M

    Au vu de ces statistique, il apparait évident que la titularisation des fonctionnaires est l’un des plus graves problèmes de santé publique auxquels nous sommes confronté.

    Nous avons réussi à éradiquer la variole, à traiter le rougeole (mortelle si non soignée) et le choléra.

    Une campagne de vaccination contre le statut de fonctionnaire titulaire doit être menée, et le licenciement immédiat des titulaires est une mesure de prophylaxie urgente.

    La santé des français est à ce prix !

    1. vengeusemasquée

      En tant que fonctionnaire titulaire, je soutiens cette initiative. Le statut général de 1983 a été totalement dévoyé dans son application et, de facto, il est désormais caduc. Créé pour assurer la continuité et l’indépendance du service public, il ne sert désormais plus qu’à protéger les agents publics du mal, le travail. Pour ceux qui souhaitent justement se vautrer dans le mal, et il y en a plein, c’est tragique.

  23. johnny_rotten

    > Je remercie la personne en question de m’avoir fourni les > tableaux bruts.

    Il est toujours très jouissif d’avoir accès à des données qu’on cherche à nous cacher, surtout quand il s’agit de services étatiques.
    Sans vouloir m’en vanter à titre personnel, j’ai eu l’occasion il y a queques mois, de me glisser subrepticement dans un groupe de visite ayant accès au

    « Centre Nationnnaaaaaaaaaaaal des opérations ferroviaires ».

    Ce « nouveau super-service » très bunkerisé, créé par Guillaume Pepy est situé tout près de la Gare de l’Est, à Paris.
    On le visite, munis d’u badge bien sûr, et en ayant laissé toutes ses pièces d’identité à l’accueil.
    Comme je m’en doutais, un peu, ce centre qui se vante d’avoir un logiciel-maison exclusif (non commercialisable vers les concurrents et qu’on n’a pas voulu nous montrer en fonctionnement réel), de surveillance de la bonne marche du trafic des TGV, est un repaire de syndicalistes pistonnés (on les repère facilement dans les couloirs à leur look post-soixante-huitards) qui ont choisi de pantoufler devant leurs écrans dans un local climatisé avec plantes vertes, moquette et cafeteria, au lieu de se coltiner avec des passagers en colère dans des TGV bondés, arrêtés en rase campagne et sans chauffage au moment des vacances de Noel.

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