Pourquoi la déflation est bien plus probable que l’inflation

Tiens, comme l’actualité est d’un calme olympien actuellement et qu’il n’y a aucun sentiment de panique en Europe, je pense qu’il est temps de mettre à profit ce moment de tranquillité pour relancer le débat inflation / déflation. C’était ça ou thermodynamique des fluides.

Bon, comme j’en vois quelques uns qui ne suivent pas trop dans le fond, je vais résumer un peu le débat.

Actuellement, nous avons d’un côté un petit noyau de personnes qui connaît les rouages de l’économie et qui ont, jusqu’à présent, assez bien réussi à prédire ce qui allait se passer. De l’autre, nous avons une masse, informe et un peu molle, de gugusses qui n’ont aucune idée de la façon dont l’économie fonctionne, mais qui ont une idée bien arrêtée de la façon dont les flux de pognon doivent se diriger dans leurs poches. Et comme bien souvent dans l’Histoire, ce sont donc ces personnes qui sont à la pointe des décisions économiques les plus importantes.

Pour une fois, je ne parlerai pas trop du second groupe : tout le monde sait que si les politiciens et les économistes officiels que l’état nous jette devant les écrans télés y comprenaient quelque chose, on ne serait pas dans un caca noir depuis quarante ou cinquante ans. Ceci posé, intéressons-nous au premier groupe, celui du petit nombre de personnes qui ont une idée assez précise de la façon dont fonctionne l’économie.

Dans ce groupe, on trouve, de façon certes schématique mais à peu près exacte, deux sous-groupes : l’un pense que les agitations frénétiques des banquiers centraux pour injecter de la monnaie va finir par provoquer des trucs et des machins. Je passe rapidement sur le cas des imbéciles qui pensent que tout ceci va finir par se tasser et bien se terminer, c’est juste amusant de naïveté (cela ne s’est jamais produit dans l’histoire de l’humanité, même pas sur un malentendu, on voit donc mal pourquoi cela se produirait justement maintenant, alors que la situation est plus critique que jamais et que nous avons hérité de la plus belle bande de bras cassés à laitage cervical brassé au bifidus inactif – Krugman ? Franchement. Bernanke ? Sérieusement ! Draghi ? Tsk tsk, allons. DSK ? Hmpf, vous voulez me faire mourir de rire ? Un peu de sérieux).

(celui qui a susurré Attali n'est même plus drôle. La caricature est trop grosse.)

Quant à l’autre sous-groupe, il est composé de ceux qui pensent que les forces en présence sont bien trop fortes pour être contrebalancées par la compulsion maladive et délétère des gouvernants, et qui sont donc persuadés que les particuliers et les entreprises, i.e. tous les acteurs économiques, n’ont que faire de ces montagnes de papier et diminuent la voilure plus vite que ce que les imprimeurs de Francfort et Washington ne sont capable de suivre.

Bref : d’un côté, nous avons ceux qui pensent que les années qui viennent seront placées sous le sceau d’une inflation plus ou moins forte. Et de l’autre, nous avons ceux qui pensent que la déflation l’emportera au moins pendant un temps.

Le débat n’est pas que purement théorique. En effet, l’issue (savoir qui, finalement, tombera juste) permet, au niveau individuel, de savoir quel comportement adopter au moins dans les prochains mois. Et de façon plus générale, savoir si l’on se dirige vers (ou si l’on est déjà dans) une déflation ou une inflation carabinée, c’est savoir quelle politique il vaut mieux adopter. Et lorsqu’on comprend les implications de ce débat, on comprend où se trouvent les intérêts des uns et des autres, et pourquoi les politiciens tentent actuellement certains types de solutions plutôt que d’autres.

En effet, en période de déflation, celui qui épargne s’enrichit, alors que celui qui est couvert de dette s’appauvrit. Inversement, en inflation, l’épargne est progressivement lessivée, et la dette s’efface dans la monnaie de singe. Évidemment, c’est vrai au niveau individuel, mais c’est aussi exact au niveau étatique, avec l’effet « facteur multiplicatif » que la puissance de frappe inhérente aux États provoque. Autrement dit, avec des dettes colossales, on risque un appauvrissement colossal lors d’une déflation (kolossale elle aussi). Et pour effacer de telles dettes, il faut une inflation maousse… qui frise l’hyperinflation.

Qu’observe-t-on actuellement ?

Justement, c’est assez difficile à dire, les chiffres étant bidouillés à loisir par l’État (les statistiques, notamment distribuées par les institutions étatiques, étant tout de même la voie royale pour le mensonge politique). On peut cependant constater la chose suivante : les gouvernants veulent de l’inflation, et font absolument tout pour en obtenir. Au Japon, on multiplie les injections monétaires depuis 20 ans. En Europe, Draghi expérimente des méthodes amusantes d’arrosage avec des sprinklers industriels de beau calibre. Aux États-Unis, Bernanke est passé de l’hélicoptère à la flottille d’Hercules C130 en rotation continue.

Mais pourtant, malgré ces masses considérables de monnaie injectée dans un système que tous s’accordent à décrire comme à bout de souffle, … les prix restent obstinément sages. Certes, le pétrole augmente effectivement, mais la réalité, c’est que le prix du baril est autant sujet aux tensions internationales et aux spéculations afférentes qu’à la stricte perte de crédibilité du billet vert. D’ailleurs, le baril augmente d’autant plus facilement que de plus en plus de nations choisissent de se départir du dollar comme monnaie d’échange (les efforts du Brésil, de la Russie, de l’Inde ou de la Chine pour échanger dans différentes monnaies directement, sans passer par un pivot-dollar traduisent cette perte notable d’influence). Et le reste de l’inflation est imputable à la « part-pétrole » des produits considérés (nourritures, par exemple). Or, cette inflation constatée n’est pas en rapport direct avec les masses injectées.

C’est ici que je peux conseiller la lecture, fort instructive, d’un court essai de Vijay Boyapati, qui détaille les différents éléments du débat Inflation / Déflation. Le texte n’est pas tout jeune (il date de 2010), mais il reste remarquablement d’actualité, est suffisamment peu connu pour qu’on puisse en faire la publicité et bien qu’en anglais, il est facile à lire. En outre, il offre un bon panorama des définitions des phénomènes (inflation, déflation, réserve fractionnaire, le multiplicateur monétaire et l’histoire de la Federal Reserve), ainsi qu’une explication limpide des conclusions obtenues : c’est bien la déflation, dans les prochains mois, qui l’emportera.

Deflation

En substance, l’auteur remarque les éléments suivants à l’appui de sa thèse :

1. Le rôle de réserves monétaires des banques commerciales n’a pas cessé de diminuer. Normalement, les banques commerciales n’ont la possibilité de prêter qu’à hauteur d’un ratio fixé, leur assurant une réserve de fonds physiques sur les comptes de dépôt. Grâce à l’utilisation de mécanismes automatiques où tout ce qui dépasse un plafond donné sur des comptes de dépôt — normalement sans risques, i.e garantis à 100% — est immédiatement déposé sur des comptes rémunérés — mais plus risqués — , les banques peuvent disposer d’une quantité de monnaie plafonnée sur les comptes de dépôt, avec une quantité grandissante sur tous les autres comptes. Autrement dit, la base de réserve est proportionnellement toujours plus petite par rapport aux fonds mis en jeux dans le système bancaire en général ; tout se passe comme si les banques commerciales opéraient sans contraintes de réserve (ou presque).

2. Normalement, les banques doivent attendre d’avoir les réserves disponibles pour commencer à émettre des prêts. En théorie, une banque ne pourrait pas créer de la monnaie (= faire un nouveau prêt) tant que les réserves ne sont pas ajustées au ratio légal permettant de « sécuriser » ce prêt. En pratique, les banques s’affranchissent à peu près de cette contrainte : différentes études (citées dans le papier) montrent l’absence presque totale de lien entre les réserves encaissées ou décaissées par une banque et sa propension à émettre des prêts. Du reste, lorsque vous, particulier, allez demander un prêt à la consommation, immobilier ou autre, la banque va essentiellement vérifier votre capacité de remboursement, éventuellement, vos propres réserves, mais ne décidera pas de la possibilité de vous donner ou non le prêt en fonction de ses propres réserves à elle.

3. Enfin, l’observation qu’une injection de monnaie dans le système bancaire est corrélée à l’augmentation des prix, n’en fait pas une causalité ; mieux : puisque les banques prêtent en ne tenant compte que de façon très approximatives de leurs réserves, les réserves éventuellement créées par les banques centrales ne sont pas celles qui sont utilisées pour émettre de nouveaux prêts. Ainsi, en 2007, la masse M2 (la base monétaire et les dépôts à court terme) s’établissait en moyenne à 7.250 milliards de dollars, et les montants normalement utilisables pour des prêts se montaient à 600 milliards (environ 8% de M2) alors que les prêts bancaires montèrent autour de 6250 milliards (86% de M2). Les banques, en pratique, utilisent une partie de leur passif (managed liabilities) pour distribuer les prêts. Il est à noter que cette pratique a pris beaucoup d’essor après 1990. Ceci montre que, petit à petit, les banques se sont détachées, pour leurs activités de prêts, des banques centrales et sont donc nettement moins impactées par les décisions d’injection monétaire.

4. Les injections monétaires qui suivirent l’éclatement de la bulle immobilière aux États-Unis furent essentiellement motivées par le désir d’éviter la panique des déposants. Pour Bernanke, les banques subissaient les effets délétères de réactions irrationnelles des vendeurs, avec un accroissement dangereux de leurs pertes sèches. Une petite grosse injection, et l’affaire serait réglée. Malheureusement, ces injections, censées calmer la panique, n’ont strictement rien changé aux pertes enregistrées par les banques. Le problème n’était pas un problème de liquidité, mais de solvabilité. Tout ce que ces liquidités ont permis d’obtenir, c’est de mettre le marché des prêts immobiliers dans une espèce de stase : la déflation naturelle provoquée par l’enregistrement des pertes et la destruction monétaire qui les accompagne ont été tout juste compensés par la création monétaire de la réserve fédérale. C’est le même raisonnement qui a poussé Trichet et Draghi dans les opérations de sauvetage de la BCE, avec les mêmes ficelles… et les mêmes résultats sur les dettes souveraines.

Cette lutte contre toute forme de déflation est parfaitement compréhensible. Comme je le faisais remarquer dans mon billet d’hier, si les politiciens adorent l’inflation et abhorrent la déflation, c’est simplement parce que l’inflation est un impôt caché sur tous et un appauvrissement de tous les autres, là où la déflation appauvrit la masse brutalement tout en redistribuant visiblement la richesse sur ceux qui ont fait preuve de flair. Politiquement, la déflation porte en elle le risque de mouvements sociaux violents…


(Cliquez sur l’image pour avoir toute l’histoire, écrite en 2008 et toujours d’actualité)

Muni de ces éléments, Vijay Boyapati aboutit à la conclusion que, bien que les banques centrales aient le pouvoir théorique de création monétaire illimitée, leurs existences même sont liées aux intérêts bien compris de la « classe des banquiers » qui ne sont pas prêts à céder trop vite aux sirènes politiques : monétiser signifie, inévitablement à moyen ou long terme, une perte de pouvoir par dilution de la monnaie (le dollar la-bas, l’euro ici). D’un autre côté, ces mêmes banques centrales feront absolument tout pour éviter des mouvements sociaux brutaux qu’une déflation sévère entraînerait. Le chemin sera donc étroit puisqu’il consistera à placer, progressivement et de façon continue, l’ensemble des marchés où sont concentrés les dettes (immobilier, puis, maintenant, celui des dettes souveraines) dans un état de stagnation aussi molle que possible, dans lequel les pertes seront lentement digérées.

La déflation risque donc de durer aussi longtemps que possible.

Bien sûr, lorsque les dettes seront suffisamment apurées, la confiance reviendra, de nouveaux prêts seront consentis. Et là, l’expansion monétaire reprendra. Pleine de vigueur.

—-
Référence de l’article : Vijay Boyapati, “Why Credit Deflation Is More Likely than Mass Inflation: An Austrian Overview of the Inflation Versus Deflation Debate,” Libertarian Papers 2, 43 (2010). Online at libertarianpapers.org. Creative Commons Attribution 3.0 License.

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Commentaires104

  1. Stéphane

    Moi je vote stagflation (chômage, croissance anémique / récession PLUS inflation):

    http://stephanemontabert.blog.24heures.ch/archive/2012/09/07/bienvenue-en-stagflation.html

    Le pire c’est qu’on a déjà tout ça. Mais « on » pense que c’est temporaire (mieux vaut en rire qu’en pleurer).

    Sinon, la photo du ballon éclaté a sans doute été très difficile à faire mais elle ne rend pas trop… On dirait une espèce de poussin planté d’une fléchette? 😀

    1. eheime

      Moi aussi.

      La déflation pourra s’observer épisodiquement sur certaines classe d’actifs ne rencontrant pas de demande suffisante (comme l’immobilier en surrabondance par exemple). Mais sinon c’est la montée des prix qu’il faut craindre.

      H16 semble pencher ici et dans la posts suivants pour la déflation alors qu’il dit avoir acheté de l’or (http://h16free.com/2012/09/09/17024-linsoutenable-legerete-de-la-credibilite-de-la-bce) qui protège de l’inflation mais subit la déflation (ou alors H16 ne croit plus à l’équilibre des marchés par l’offre et la demande, ce qui serait étonnant pour un libéral).

      H16 mentionne la hausse du pétrole comme si la perte de valeur du dollar était un détail parmi d’autres facteurs. S’il y avait de la déflation, il plongerait. Je crois moi que c’est une hausse due à la raréfaction du pétrole, à son cout d’extraction, .. et à la facilité de se procurer du dollar pour en acheter. Et je crois qu’il y aura d’autres classes d’actifs à suivre et que d’autres l’ont déjà précédé comme l’immobilier non surrabondant, l’or, ou encore les produits agricoles dont la hausse n’est peut etre pas finie.

      Miser sur la déflation à un moment où il est à peu près clair pour tout le monde, y compris les plus pescimistes, que « Super Mario » fait marcher les rotatives, c’est assez couillu ! Des baisses pour des raisons propres oui (comme l’immo surrabondant ou surrévalué par exemple) mais une baisse généralisée des salaires, des prix à la conso et des actifs, c’est à dire la déflation, je n’y crois pas du tout.

      L’exemple du Japon servi à toutes les sauces n’est pas pertinent. Ce pays est en dénalité forte, en veillissement, a une population très très très économe, ne connait pas l’immigration, exporte à mort, est maître dans la réduction des coûts de production, a connu une bulle immobilière et financière dépassant l’entendement (on parle de prêts sur 100 années … Les sub primes à côté c’est de la gnognotte ..), et n’arrête pas de se prendre des catastrophes naturelles ou techniques d’ampleur nationale. Citez moi un seul autre pays qui cumule disons la moitié de ces éléments …

      Enfin l’idée que l’inflation prend du temps peut être mise à mal : regardez l’Allemagne en 1918. En seulement 2 années elle a pu laminer sa monnaie. Si on veut, on peut ! C’est pas le Zimbaboué qui dira le contraire (et là dans ce pays on peut vraiment parler d’hyper inflation). Et j’ai l’impression que la mentalité en ce moment, c’est plutôt « on veut ».

      A l’exception des biens en surrabondance, dont la baisse de prix s’expliquerait par la surrabondance, envisager une baisse des prix ailleurs me parait un peu naïf.

      Si on regarde bien, TOUS les pays riches ou presque sont en situation de défaut théorique. Et dans ce cas historiquement, la solution est TOUJOURS la même : imprimer monnaie. La déflation j’y ai cru à un moment car elle pouvait survenir si tout le monde était pris par surprise. Mais là ça fait 5 ans et 20 sommets européens qu’elle dure la surprise …

      Pour me convaincre, il me faudra plus d’arguments Monsieur H16 !

      Hors sujet : j’adore vos articles sarcastiques, mais c’est une bonne idée d’alterner avec des sujets au ton plus serieux comme vous le faites parfois et ici.

  2. Paulo

    Tout cela est bel et bon, mais, pour les novices de la finance, une simple (?) question : où vont, où sont passées au juste ces masses de monnaie injectées par les BC ?

    1. Le Gnome

      Les masses de brouzoufs ont du passer par les banques qui ont acheté d’emprunts d’Etats, pour que la BCE puisse les racheter sur le marché secondaire, en Europe, du moins. La Fed peut acheter directement des bonds de l’Etat US, pas la BCE.

      1. Voilà : les masses de pognon ne sont pas injectées dans l’économie réelle parce que, précisément, les gens n’en veulent pas
        – ils ne croient pas/plus/de moins en moins dans la monnaie papier
        – ils ne veulent pas faire d’emprunt car ne croient pas dans le futur et leur capacité de rembourser.
        – => déflation.

        1. Pandora

          C’est vrai en Europe mais en Asie, elle y est l’inflation. L’Inde est à 4%, la Chine aussi (mais ses données sont contestables) et elle fait tout pour la contenir.

          Les pourfendeurs de la mondialisation y verront une régression (la monnaie des pays développés qui contamine les pays en développement) mais c’est aussi la réalité de l’économie-monde.

    2. gem

      C’est facile, il suffit de comprendre la nature de la monnaie : un titre de créance négociable, une reconnaissance de dette de la part de la banque centrale. La BCE (comme la FED) imprime ces titres à la demande, sans limite, mais pas sans contrepartie : comme toute banque elle exige du collatéral (du collatéral foireux parfois, mais du collatéral toujours). Collatéral qui peut être n’importe quoi : emprunts d’état, actions, portefeuille de créances immobilières, billet à 90 jours …
      Les masses monétaire « injectées » ne font donc que remplacer d’autre titres de dettes : la SG par exemple échange un paquet de titre de dette de l’état français (ou de l’état grec, ou de Total, ou de Peugeot…) contre un paquet équivalent de titre de dette de la BCE. C’est un jeu à somme nulle, ou quasiment.
      Et bien sûr ça ne change rien (au mieux).
      Bref : les BC n’injectent rien du tout, elle remplacent.
      Mais alors, direz-vous, ça sert à quoi ? Ça sert à faire payer à tous les détenteurs de monnaie un don gratuit à débiteur insolvable ou un créancier d’un débiteur insolvable. Priceless.

    3. K

      C’est une excellente question. En période de forte impression monétaire il est toujours difficile de dire où ces liquidités artificiellement crées vont se parquer. Dans des actions, des métaux précieux, de l’immobilier, dans l’art, des matières premières?

      Il faut noter que si pour l’instant en occident on ne voit pas d’augmentation des prix (à part sur l’or), c’est différent dans beaucoup de pays pauvres où le prix des céréales a énormément augmenté en 12 ans. Souvenez-vous des émeutes de la faim en 2008.

      Les banquiers centraux sont tous prêts à imprimer une quantité illimitée de monnaie pour continuer la fête du crédit commencée il y a bien bien longtemps. La conséquence apparaît inéluctable, malgré toutes les argumentations savantes concluant le contraire : nos monnaies vont être dépréciées jusqu’à la valeur 0. A ce moment, seul les actifs réels vaudront encore quelque chose.

      1. eheime

        Il faut faire attention tout de même. Tout le monde parle « d’impression monétaire ». Mais ce n’est pas si simple. En réalité il y a création de monnaie de base, c’est à dire d’un élargissement du bilan des banques centrales. Or comme l’a bien expliqué H16 , cet élargissement ne signifie pas un accroissement automatique de la masse monétaire. Même s’ils sont liés, les deux peuvent parfaitement aller en sens contraire momentannément. C’est l’objet même de son billet.
        Parler d’impression monétaire est trompeur car cela fait croire que la monnaie de base est directement injectée dans l’économie. Ce qui n’est pas vrai. Certe créer de la monnaie de base pour la prêter à des états aux poches trouées, revient indirectement à cela, mais ce n’est malgré tout pas cela. C’est plus subtile que de la création pure et simple.

        1. K

          Je suis d’accord avec vous. Mais après avoir lu pas mal de livres sur la monnaie j’ai renoncé à essayer d’y comprendre quelque chose. Ce que je vois bien, il me semble, c’est la folie créative de l’homme en la matière, qui joue les apprentis sorciers avec le papier monnaie depuis le Moyen Àge, grosso modo. Et comment cela s’est-il toujours terminé? Toujours, toujours, toujours? Vous le savez bien…

          C’est pourquoi je ne crois plus qu’en des choses solides de bonnes qualité…

          Quant aux énoncés savants concluant la monnaie c’est ceci ou cela, ils me font penser à ce professeur de physique qui démontrait au XIXe s. l’impossibilité pour le plus lourd que l’air à voler.

  3. Yrreiht

    Hem, tout cela est trop technique pour être convaincant.

    Non, finalement je parie sur l’inflation, sous forme de hausse des dépenses sociales pour suivre la hausse du coût de la vie. « Ils » seront bien forcés d’en arriver là sinon c’est l’émeute et la lutte finale.

    Oui je sais, les grecs encaissent sans trop broncher, mais il y a des limites…

    1. Ce que dit l’article, c’est que cette inflation là n’aura lieu que dans un second temps. Il faudra une partie « déflation » pour liquider les plus gros morceaux par faillite. Sinon, on aura droit à l’hyperinflation et là, tout le monde (politiciens, banquiers, peuple) est perdant. Et ça, ils l’ont tous bien compris.

      1. neuneu2k

        Je ne suis pas convaincu que l’hyperinflation soit vue comme pire que la déflation, c’est vrai dans l’euro a cause des(/grâce aux) allemands, mais ils finiront par ceder.

        1. Grosben

          Attention à ne pas confondre inflation forte et hyperinflation.
          L’hyperinflation est catastrophique pour l’économie, tout est bloqué quand les prix font +50% tous les mois car il est impossible de faire du business sérieux sans visibilité.
          Le problème est que la frontière entre inflation forte et hyperinflation est faible et ne dépend que du comportement des foules. Penser que l’on peut se sortir de la crise de la dette par une gentille inflation est une douce illusion.

        2. eheime

          Il faut surtout avoir en tête que l’inflation ne « résoud » qu’un seul problème : le surrendettement. Il crée par ailleurs un autre problème : la destruction du capital et donc de l’investissement à long terme. Enfin l’inflation ne résoud strictement rien en terme de fondamentaux : ça ne rendra pas les administrations plus efficaces, ça ne supprimera pas les lois stupides, ni les autres blocages de toutes sortes, etc …

  4. Jesrad

    « Le problème n’était pas un problème de liquidité, mais de solvabilité. »

    Voilà. Et grâce au mécanisme décrit en 2) on sait où ça pètera en premier.

    Quand les bilans de tous les acteurs financiers seront négatifs, il faudra bien se résoudre à changer de monnaie et classer tout ça comme perte sèche.

    Je crois bien que la Chine et l’Inde ont flairé l’opportunité de remplacer le dollar, à voir leurs réserves grandissantes et hypermassives d’or et d’argent.

  5. infraniouzes

    La monnaie, c’est mystérieux… Et pourtant ce ne sont pas les économistes de tout poil qui manquent, eux qui encombrent les plateaux TV à longueur d’année ou pérorent dans leur faculté ou plastronnent dans des colloques internationaux. Aucun ne peut faire une prévision exacte de ce que sera l’avenir. Tous ne sont que des médecins légistes qui expliquent très exactement de quoi est mort le malade ou la victime. Mais on s’en fout ! Ce qu’on veut c’est un simple médecin qui dresse le bon diagnostic et donne le bon remède…. Je crois qu’on peut attendre longtemps.

    1. La monnaie, non, ce n’est pas mystérieux. Et le diagnostic posé ici (par d’autres, je ne fais que reprendre) est à mon avis censé.
      On peut ensuite discuter sur stagflation / déflation comme le propose Stéphane, mais en tout cas, on ne peut pas ignorer que le système actuel souffre de trop nombreux déséquilibres pour tenir bon.
      Il y aura des pertes, il y aura pas mal de faillites, de chômage. Il va y avoir des fortunes qui vont se défaire et d’autres qui vont se créer. Et rien de ce que les économistes de plateau TV pourront dire n’y changera quoi que ce soit.

    2. Stéphane

      La monnaie est « mystérieuse » parce qu’elle est aux mains de charlatans depuis bien trop longtemps.

      Reprenons:
      1. a cause de leur dette et de l’état de leurs économies, les social-démocraties européennes font peur aux bailleurs de fonds.

      2. plus personne n’ose prêter, sauf quand ils y sont obligés comme les banques européennes, et encore celles-ci le font à des taux élevés pour tenir compte du risque.

      3. les pays « réagissent » en demandant des rallonges auprès de la BCE et en faisant de la rigueur.

      4a. la « rigueur » en question est exclusivement supportée par le secteur privé, assommé à grand coup d’impôts.
      4b. parallèlement à cela, le secteur communiste (public) reçoit l’argent frais des rallonges prodiguées par la BCE, le FMI, le FESF, le MES etc.

      Les conséquences sont doubles et inévitables: la vraie croissance, celle du secteur privé et marchand, est écrasée ; et la valeur de la monnaie diminue, mais le secteur public a accès à une manne inépuisable.

      C’est un effet-ciseau, qui a pour conséquence de hâter l’effondrement du secteur privé face au secteur public.

      > Croissance en berne, chômage de masse

      > Rentrées fiscales minables

      > Etats toujours en déficit, les dettes continuent de se creuser.

      De plus la faible productivité du secteur public et l’anémie économique générale ne font pas circuler la monnaie fraîche (et dépréciée).

      > Inflation, mais pas aussi élevée qu’on pourrait le craindre.

      Voilà, bienvenue en 2012. Et ça peut durer un moment, bien que comme tous les systèmes en déséquilibre personne n’est à l’abri d’une dégradation subite des facteurs ci-dessus (grosse récession, grosse inflation, gros dérapage des finances publiques)

    3. Pandora

      Personne ne peut prédire l’avenir, même pas les économistes.

      Leurs prévisions n’ont guère d’importance si ce n’est pour déterminer le budget de l’Etat et les recettes qu’il estime pouvoir toucher (ou nous piquer, comme on veut). Elles n’ont donc qu’une importance politique.

      Tu fais des achats en fonction des prédictions des économistes, toi ?

      Quant au bon remède et au bon diagnostic, certains s’y emploient mais il faudra du temps car la situation actuelle est inédite : nous assistons à la fin du keynésianisme qui supposait qu’en créant de la monnaie, la demande redémarrerait, ainsi que l’économie.

      Même si la Federal Reserve (banque centrale américaine) déverse des montagnes de dollar, l’emploi ne redémarre pas.

    4. Pandora

      La monnaie n’est pas mystérieuse : c’est un moyen d’échange.

      Le problème vient du fait qu’elle doit avoir une valeur stable pour permettre cette fonction. Ainsi, un vendeur et un acheteur peuvent échanger des valeurs équivalentes.
      Cette valeur était garantie par la convertibilité en or des monnaies : elles étaient échangeables contre un bien physique, réel.

      Mais les Etats-Unis ont décidé unilatéralement en 1971 que cette équivalence n’existait plus. Ainsi, ils pouvaient créer autant de monnaie qu’ils voulaient (et ne s’en sont pas privés).
      Depuis cette date, les monnaies n’ont de valeur que par la confiance que les utilisateurs en ont.

  6. L’être bil

    Ce qui se passe depuis le début c’est un impôt-inflation qui vient compenser ce qui aurais dû être la plus grosse déflation de notre histoire.

    La question est : Vont-ils réussir à garder cette équilibre sur le fil du rasoir et maintenir la population dans une stagnation fait pour duré avec une perte sensible du pouvoir d’achat ? Vont-il oser l’inflation ? La déflation les prendra-t-il de court ?

    Pour moi l’inflation est la réponse la plus plausible, mais à quel niveau ? je dirais de 3 à 6% à partir de maintenant.

    1. Pandora

      L’inflation ou la déflation ne se décrètent pas : elles se constatent (donc ex post) par les statistiques, si souvent décriées alors que leur but n’est que de rendre compte de phénomènes passés.

      1. L’être bil

        « La déflation ne se décrètent pas »
        Oui et non, certes en dernier recourt c’est toujours le consommateur qui décide, mais il y a des vérités économique qui fait que cela peut être quasis décréter, l’un d’elle est que « si la masse monnaie augmente, alors, toute chose égale par ailleurs la valeur de la monnaie diminue, donc les prix des autres bien augmente ».

        Cela pas besoin de quelconque calcule statistique pour qu’une inflation/déflation soit vrai (surtout que les statistiques sont faite pour être falsifier comme le rappelait Churchill).

        1. Pandora

          Pour savoir si ta masse monétaire augmente, il faut bien le constater à un moment donné… par des statistiques falsifiées…ou pas).

          Aucun homme politique ne peut décréter l’inflation ou la déflation parce que ces phénomènes monétaires sont liés à l’activité économique, déterminée par les individus et pas par l’État, contrairement à ce que notre ministre du redressement veut nous faire croire.

    2. YP

      garder l’inflation das une fourchette est un travail que je ne confierai certainement ni à des énarques, ni à un vieux roublard ancien banquier.

      *SI* ils arrivent à avoir de l’inflation, ils n’arriveront pas à la garder « entre 3 et 6% », ça va s’emballer très vite…

  7. gem

    C’est pas très compliqué de voir qu’on est en train de suivre la voie ouverte par le Japon dans les années 80, pour les mêmes raisons (démographiques, politiques et institutionnelles), et donc avec les mêmes résultats. La seule différence sensible, et c’est une sacré différence, c’est que le Japon est toujours rester avec un fort excédent commercial, alors que l’Eurozone est massivement déficitaire.

    L’euro ne peut que perdre de sa valeur dans des proportions massives

    1. Pandora

      L’euro perdra sa valeur par rapport à quoi ?
      Depuis l’inconvertibilité or décidée par les américains, la valeur des monnaies n’est garantie que par la confiance qu’en font les utilisateurs : c’est ce qu’H16 appelle des monnaies fiat.

      Cette valeur ne s’estime que par rapport à une autre monnaie.
      Donc si l’euro baisse par rapport au dollar, c’est bon pour nos exportations vers les États-Unis. Comme le prix des matières premières est exprimé en dollar, c’est aussi bon pour notre facture énergétique. Mais ce n’est pas aussi simple car les américains y perdraient.

      Le vrai problème vient du dollar et de la politique monétaire alchimiste des Etats-Unis, créée sans contrepartie réelle (sans production équivalente).

      1. gem

        L’euro perdra de sa valeur par rapport à tout le reste ; et notamment les matières premières comme le pétrole, le ciment etc. et last but not least : le travail humain. Alors c’est sûr, payer moins cher la main d’œuvre c’est « bon pour les exportations » … mais on y gagne quoi ? De bosser plus pour gagner moins. Super. C’est inévitable, mais pas agréable, et présenter ça comme une solution voire un bienfait c’est du masochisme et de la débilité (pas étonnant que ça soit une marchandise que seuls les politiciens cherchent, et même réussissent, à vendre)

        Quand le dollar baisse, curieusement, le prix en dollar du pétrole et des autres matières premières montent en sens inverse. Les émirs (et les autres) veulent bien être gentils mais faut pas déconner quand même…
        Et quand l’euro baisse, nos importations nous coutent plus cher, pas moins, et question énergie ça fait gonfler la facture malgré les médiocres économies qu’on réussit à faire (d’autant qu’on a fait le plus facile et rentable : par exemple passer — pour 100 km — de 10 litres d’essence à 6 c’est facile et ça fait économiser 4 l, alors que passer de 6 à 4 c’est un boulot dingue qui ne rapporte que 2 l).

        Parler du dollar, du yuan ou plus généralement des monnaies des autres, c’est la marque infaillible des enfumeurs pour qui c’est la faute des autres.

        1. Pandora

          Explique donc a l’enfumeur comment tu évalues la valeur d’une monnaie si ce n’est par son montant exprime dans une autre monnaie !

          « bosser plus pour gagner moins »: c’est ça la déflation dont parle H16.

          Le prix du baril de pétrole est géo-politique : les producteurs tiennent a leur rente. Pour info, les Saoudiens ont décide qu’il devait passer sous les 100 dollar pour éviter les effets d’éviction.
          En France, il est tellement pourvoyeur de taxes qu’il ne peut pas baisser : l’Etat tient a sa rente.

        2. gem

          La valeur d’une monnaie se mesure à ce qu’elle permet d’acheter, puisque acheter autre chose est la seule raison d’avoir de la monnaie. Ce n’est donc pas un baril de pétrole qui vaut 100 $, c’est le dollar qui vaut 1/100 de baril de pétrole.

          L’inflation est la baisse de la valeur de la monnaie, la déflation c’est le contraire : la hausse de la valeur de la monnaie. Pour un salaire nominal fixe, de 1000 € par exemple, l’inflation baisse ton salaire réel (et augmente la demande pour ton travail puisqu’il est meilleur marché : tu vas pouvoir bosser plus pour le même prix, petit veinard) alors que la déflation l’augmente (mais baisse la demande pour ton travail devenu plus cher : tu aura plus de temps libre, que ça te plaise … ou pas)

          Les saoudiens sont raisonnables, je suppose, donc il ne confondent pas leur règle des 100 $ avec la cause de cette règle, et sont parfaitement capable de réévaluer ce seuil des 100 $ en fonction des conditions économiques. Et il est bien clair que si c’est la valeur du dollar qui s’effondre, alors le seuil remonte en proportion : avec un dollar divisé par deux le seuil de compétitivité du pétrole saoudien passe à 200 $
          Quant à l’état français, ça ne lui pose aucun problème de taxer le pétrole autant qu’il veut, que que soit son prix de base. Pour 10 barils acheté, il en pique 6 ou 7 à l’acheteur, quelle que soit l’unité de compte, et roule ma poule…

        3. Pandora

          La valeur de la monnaie s’exprimait en terme de biens réels jusqu’à la fin de la convertibilité en or du dollar.
          Depuis, elle n’a de valeur que ce que nous voulons bien lui accorder.

        4. gem

          Nimportenawak. La valeur de la monnaie s’exprimera en biens réels tant qu’on pourra l’échanger contre des biens réels, c’est à dire tant que ce sera une monnaie.
          Le dollar est toujours convertible en or, il suffit d’aller dans n’importe quelle banque et d’acheter de l’or avec des dollar. Ce qui a changé c’est que le taux n’est plus fixe, et bien sûr qu’il baisse tout le temps ; c’est évidemment un gros changement, mais pas au point de changer la nature de la monnaie : LE bien convertible en n’importe quoi ; métal jaune inclus.
          Une monnaie « n’a de valeur que ce que nous voulons bien lui accorder. » ? Certes, comme tous les biens d’ailleurs (et note bien que c’est toujours vrai, même pour une monnaie à cours légal forcé, qu’elle soit « convertible » ou pas). Et bien on constate que, concernant le dollar, « nous voulons bien lui accorder » la valeur de 1/100e de baril de pétrole. Il n’y a pas si longtemps on lui accordait la valeur de 1/10 de baril et dans quelque temps ce sera 1/1000. Et c’est bien une variation de la valeur de la monnaie, parce que parallèlement les prix relatif des biens ont varié mais dans des proportion bien moindre (par exemple une minute de travail au SMIC achète environ 2 x plus de pétrole que dans les années 70).

  8. turnover

    >de gugusses qui n’ont aucune idée de la façon dont >l’économie fonctionne.

    je pense faire partie de ceux-là (selon votre catégorisation arbitraire) car je ne crois pas en vos prédictions.Je fais aussi partie de ceux qui pensent que « tout ça va se tasser ».
    J’imagine très bien, au vu des commentaires sur ce blog qu’il y a ici un tas de frustrés qui attendent avec impatience de voir la realisation d’une fiction de crise aigue qu’ils se font dans leur petit cerveau: Par exemple, des files d’attente de gens angoissés devant les banques, patientant des heures pour espérer pouvoir retirer 50 euros.
    Ce n’est pas sérieux de dire (sauf à les denigrer par jalousie de leur situation et de leur audience) que les economistes officiels des plateaux TV qui n’envisagent pas ce genre de fiction mentent (forcément)au « bon peuple ».

    1. Il est amusant de voir comment vous vous faites des rêves humides sur ceux qui se feraient des rêves humides.
      Il n’a été par exemple nulle part question de files d’attente de gens angoissés.
      Et si vous aviez un début d’argument à mettre derrière votre « je pense que tout ça va se tasser », je suis prêt à l’entendre. Mais pour le moment, on a un peu de bruit et c’est tout.

    2. Pascale

      Pour le moment, « ça ne se tasse pas », au contraire. Les émeutes de rue ont commencé en Grèce, elles s’étendent à l’Espagne … Le processus est presque invisible de France car je crois surtout que les gens font l’autruche, comme vous semblez le faire, anesthésiés par les bisous de la social démocratie.

      Il y a de plus en plus de plans sociaux, et même si, pour le moment, cela ne se passe finalement pas si mal (je veux dire sans méga manifestations de rue) je ne vois pas que cela dure très longtemps. La situation économique des Français est en train de changer dans leur quotidien et la peur, ça ne pas être de pouvoir retirer ses liquidités des banques, mais plutôt de garder son boulot.

      1. daredevil2007

        Vous oubliez la censure! Tout est fait pour empêcher le français moyen de voir la réalité en face… Il faut donc aller sur le net pour se rendre compte de celle-ci, surtout si l’on peut lire la presse étrangère!
        Quant à se tasser : il suffit de noter l’augmentation importante de nombreux prix de produits de consommation courante pour se rendre compte qu’il y a quelque chose de pourri au royaume de Danemark 😉

      2. Aristarque

        Si on parle des plans sociaux dans les grandes entreprises, on passe sous silence les PME et TPE qui meurent dans leur coin et dont le total des licenciements dépasse largement celui des mastodontes sur lesquels « tout le monde » s’apitoie…

    3. taisson

      @ turnover :

      je suis moi aussi un gugusse qui ne comprend rien à l’économie, uniquement accessible aux « gros cerveaux », et je suis assez d’accord sur le « ça va se tasser », c’est évident, tout se « tasse », mais à quel prix et dans combien de temps ?
      Les grèves semi-insurrectionnelles et les émeutes diverses n’ont pas besoin de la queue aux guichets des banques pour démarrer, et si notre gouvernement d’enfumeurs actuel à réussi à les éviter (pour l’instant), il suffit de regarder ailleurs pour douter…
      La dilution/destruction de notre pays ne se fait pas uniquement sur le plan économique, mais le reste est hors sujet ici.
      De la à assimiler tous ceux qui ont compris que le pire est à venir à des « frustrés » , c’est un peu fort. Il ne faut pas se tromper de cible, les vrais frustrés sont ceux qui demandent toujours plus « d’égalité », de « services » ,de « consommation responsable », sans jamais rien donner d’autre en échange que leur mauvaise volonté systématique.

      Quand aux « spécialistes » de tous poils qui monopolisent les médias, bien sur qu’ils ne mentent pas ! C’est encore pire, ils sont certainement persuadés de détenir la vérité !
      Tous ces gens bardés de diplômes et de références médiatiques se sont cooptés les uns les autres pour se faire valoir, enfumer l’opinion et en « tirer les ficelles » .

      Pas un d’entre eux ne serait capable de diriger la moindre action concrète, et à chaque fois qu’une entreprise s’offre pour son prestige l’un de ces charlots, il faut immédiatement lui embaucher en même temps au moins un adjoint, une assistante (voire toute une équipe) pour produire un semblant d’activité palpable…, et qu’ils fassent le vrai travail (quand il y en à un …) à sa place.

      Bien sur, les gouvernants préfèrent l’inflation qui permet la facilité et « achète » une relative paix sociale, mais pour l’instant c’est (officiellement) tabou en Europe. D’autre part, chez nous, l’idéologie collectiviste et pseudo-égalitaire actuellement dominante conduit à l’asphyxie des créateurs de richesses (petits ou gros..) et donc à la déflation…Le choix de navigation entre les deux semble encore plus difficile pour notre tout petit capitaine de pédalo que pour le précédent…
      Si l’on ajoute que la valeur perçue d’une monnaie est aussi directement proportionnelle à la puissance (industrielle, militaire, géologique , ou autre..) de l’entité qui l’émet, on peut, sans être « frustré » penser que l’agglomération hétéroclite de pays inégaux que constitue l’Europe n’est pas, au moins à long terme, une valeur crédible…
      Pas de Monnaie sans Nation !
      Et quand je vois nos « élites », je crie : vive les petits cerveaux ! (ils ne peuvent pas faire pire)
      Hé oui, H16, CPEF ! ! !

    4. Martin T

      Effectivement vous faites partie de cette catégorie.

      Il suffit de regarder le secteur du transport maritime, du transport aérien mais aussi de la construction automobile (malgré tous les plans débiles de soutien au secteur…) pour se rendre compte de la forte pression déflationniste.

      Les indicateurs avancés du commerce mondial que sont le transport cargo aérien et maritime (Baltic Dry Index) indiquent tous deux un fort ralentissement faisant craindre que le pire est à venir.

      Malgré des résultats des entreprises conforment aux attentes dans l’ensemble pour le deuxième trimestre, le manque de visibilité pour la fin 2012 et pour 2013 est inquiétant. A cela rajoutez la confiance des investisseurs (Zew index a -25.5 contre -19.3 attendu et -19.6 récemment) et vous avez déjà des éléments qui ne préfigurent rien de bon.

      Dans ce contexte, il est de plus en plus certain que les hypothèses de croissance pour 2013 devront être ajustée et il faudra bien plus que 33 milliards d’économies a trouver pour être dans les clous pour les objectifs ambitieux de 3% de déficit budgétaire. Vu la pression fiscale déjà importante, il faudra passer par une réduction des dépenses. Une piste passe par la réduction de la présence diplomatique de la France a l’étranger et les frais induits (2 ème après les Etats-unis en nombre).

      Le chômage va continuer a progresser en France dans les mois qui viennent.

      Et oui, chers amis la croissance ne se decrète pas. (j’ose au passage citer le livre de Michel Crozier de 1979 – « On ne change pas la société par décret ».

      Concernant le secteur automobile, j’avais écris un billet sur le sujet: http://macronomy.blogspot.com/2012/04/european-clunker-european-car-sales.html

      Le marché automobile, marché que notre cher ministre Viagra ne semble pas connaître…

      On trouve des informations fortes intéressantes sur le site de Cetelem, d’observation de la consommation, particulièrement sur le marché automobile:

      http://observatoirecetelem.com/automobile

      On apprend également que l’âge moyen d’un acheteur de voiture neuve en France est de 51.5 ans, il était de 50.5 ans en 2009…

      http://observatoirecetelem.com/medias/pdf/france/2011/observatoire_cetelem_automobile_2011.pdf

      Notre cher ministre pourrait aussi noter également les éléments suivants, les ventes de voitures de Renault et Peugeot ont chuté de 20% au premier trimestre alors que les ventes de GM, Ford, et Toyota Europe n’ont chuté en Europe respectivement que de 10%, 7.6% et 2.1%.

      Quant à l’action de Peugeot, elle est au même niveau qu’en 1990…Excellent investissement boursier…

      En ce qui concerne les obligations Peugeot, la note de crédit est dans la catégorie spéculative suite aux downgrades des agences de notations, c’est à dire catégorie « junk », risque de défaut élevé…

      La moyenne annuelle de kilomètres parcourus par an en Europe hormis la Belgique est en chute libre depuis 10 ans – source BIPE, Enerdata, Insee.

      Le chômage des jeunes en Europe est un point extrêmement négatif en Europe particulièrement en Europe du Sud pour les ventes de voitures et pas seulement bien évidemment…pour rembourser les dettes contractées pour papa et maman, va falloir du monde…

      D’après CETELEM 29% des acheteurs de voitures neuves en Europe avait plus de 60 ans en 2009 et seulement 11% moins de 30 ans. Le marché de l’occasion est la seule source d’accès au marché automobile pour les jeunes en Europe.

      Selon la même étude, en Italie et en Espagne, la proportion d’acheteurs de voitures neuves était relativement plus importante qu’en France:
      Espagne: 17%
      Italie: 15%
      France: 9%

      Avec un chômages des jeunes qui explosent, pas étonnant que les ventes de voitures de Peugeot, gros fournisseurs s’effondrent. On notera également que Danone voit aussi ses prévisions revues fortement, particulièrement en Espagne…Y’a aussi les yaourts qui trinquent…

      Le marché de l’occasion en France pour les moins de 30 ans c’est 80% du marché, contre 32% en Espagne et 38% en Italie.

      Toujours selon CETELEM, 2/3 des espagnols indiquait en 2009 avoir une forte attirance pour les voitures neuves. Avec un chômage des jeunes au delà de 50% aujourd’hui, bonne chance pour leur vendre des voitures…

      Le marché automobile européen est saturé. Rajoutez à cela les tendances démographiques de vieillissement de population, pas la peine d’être ministre pour deviner la tendance du marché européen sur le long terme…

      Déflation quand tu nous tiens.

      Monsieur le ministre pour le « redressement productif » du marché automobile vous repasserez, comme pour l’ENA…

        1. Martin T

          A votre service cher H16, la réponse de « turnover » m’a quelque peu « énervé ».

          Le petit cerveau n’est-ce pas celui qui vient étayer sa contradiction sans aucun élément chiffré pour étayer son argumentation?

          Allons « turnover », nous sommes impatients de vous lire!

  9. fab

    Je suis très novice en économie et j’ai une question: si on continue sur de l’inflation, voire hyper-inflation, et que la crise de l’immobilier pointe son nez, comment ca va s’équilibrer? Parce que si les prix montent pendant que les prix baissent, j’arrive pas a voir qui aura le dessus.

    1. gem

      L’inflation n’est pas hausse des prix. L’inflation c’est la baisse de la valeur de la monnaie. Ça ressemble, mais il y a une différence importante : l’inflation est mesuré sur un panier de biens (bagnoles, choux, I-Pad etc.) , alors que la valeur de la monnaie est assise sur un autre panier de biens très différent (usines de bagnoles, créances immobilières, emprunts d’état etc.). Et bien sûr quand les uns montent, les autres baissent forcément en valeur relative ; c’est ça l’équilibre. Voir « qui aura le dessus » serait une façon infaillible pour devenir le prochain Crésus, et c’est bien sûr impossible

      1. Pandora

        Non, l’inflation est un phénomène purement monétaire (Friedman).
        Ce sont les prix qui mesurent la relation entre la monnaie et les biens.
        La valeur de la monnaie n’est mesurée que par rapport aux autres monnaies.

        1. gem

          Pourquoi « non » ? vous n’avez rien compris à Friedman, si vous pensez que ce que je décris le contredis, alors que ça en est l’application la plus directe.
          Dire « les prix mesurent la relation entre la monnaie et les biens » est strictement équivalent à « la valeur de la monnaie est fixée par les prix ». Il faut juste préciser les prix … de quoi. Il est bien clair que pour la monnaie les prix pertinents ce sont les prix des actifs déposés en collatéral pour l’émission de monnaie (le prix de l’or en régime d’étalon-or, le prix des T-bonds pour le dollar de nos jours, etc.).
          Malheureusement de nos jours on utilise (l’INSEE par exemple ) un indice des prix composé sur un panier totalement différent et on fait passer ça pour l’inflation ; c’est une escroquerie, et pas seulement « intellectuelle ».

        2. Martin T

          « Au contraire, l’émission de suppléments de monnaie engendre un phénomène inflationniste si elle a lieu sans que les personnes qui reçoivent les encaisses supplémentaires désirent les garder dans leurs tiroirs-caisses ou dans leurs portefeuilles, c’est-à-dire lorsque ces suppléments de monnaie, n’étant pas désirés, suscitent une demande excédentaire, qui alors agit sur les prix. » – Jacques Rueff

  10. Brice

    En résumé, ce qu’H16 essaie de nous dire, c’est que le débat déflation/inflation sera tranché par les types qui gèrent la monnaie de manière discrétionnaire et arbitraire. Leur intérêt n’est ni la déflation (mouvement sociaux), ni l’hyperinflation (idem), donc ce sera *probablement* un entre deux.

    Au niveau micro économique, il s’ajoute les distorsions dans la structure de production (pour parler autrichien), qui devront un jour ou l’autre être résorbées (bulle immobilière, bulle des dettes souveraines, que sais-je encore…). La politique monétaire visera donc vraisemblablement à amortir le choc. Finalement, certains actifs vont voir leur prix baisser mais pas « trop », tandis que d’autres verront leur prix augmenter mais pas « trop ». Naturellement, le prix à payer, c’est que la guérison de l’économie n’en sera que plus retardée…

  11. raimverd

    La monnaie ce n’est pas mystérieux dans son principe et son histoire.

    A l’origine la monnaie est la marchandise la plus échangeable qui facilite/permet les échanges indirects (par opposition au troc).
    Elle devient aussi une réserve de valeur.

    Elle a été découverte au cours des âges indépendamment dans des endroits différents.

    Quand on ne veut pas garder la monnaie chez soi ou sur soi on la dépose dans le coffre d’un banquier, qui remet des « billets de banque ».
    Un billet de banque est échangeable à tout moment contre la monnaie marchandise.

    Quand la confiance s’est établie, les échanges se font avec des billets de banque.

    Le banquier constate qu’on ne vient pas lui réclamer à un instant donné toute la monnaie marchandise en dépôt mais seulement une fraction.

    Comme il est rusé il prête la monnaie qu’on ne vient pas lui réclamer, tout en conservant une « réserve ». Il cherche jusqu’où il peut aller trop loin sans que la confiance disparaisse.

    Comme il est encore plus rusé, il ne prête pas de la monnaie marchandise mais des « billets de banque ».

    Et puis même, il dit « je vous inscrit un crédit sur mon livre, voici un carnet de chèques et vous pourrez transmettre la propriété de ce crédit en tout ou partie en remettant un chèque pour vos achats. »

    L’Etat, qui a toujours besoin d’argent en tous lieux et toutes époques, voit ce qui se passe et crée une banque centrale, privée ou lui appartenant directement.

    La banque centrale a le monopole d’émissions des billets de banque qui ont cours légal et obligatoire et surveille le comportement des banques commerciales.

    L’Etat devient par ses emprunts, aux banques commerciales ou directement à la banque centrale, le premier bénéficiaire du système bancaire à réserves fractionnaires.

    L’apogée est atteinte avec la déconnection de la monnaie émise par la banque centrale avec la monnaie marchandise (or). Est monnaie ce que l’Etat dit être monnaie.

    A l’origine, une escroquerie qui est devenue légale et obligatoire

    A l’arrivée un système monétaire à réserves fractionnaires avec banque centrale qui se complète par le risque moral : « trop gros pour faire faillite » (banques), « trop nombreux pour faire faillite » (épargnants électeurs), « trop voyants pour faire faillite » (groupes de pression divers.)

    Comme dans un monde extraordinairement complexe (complexe au sens dynamique par rapport à compliqué/statique), la coordination se fait essentiellement par les prix, on voit les difficultés que peuvent provoquer les manipulations de monnaies qui perturbent les échanges.

    Voilà ce que j’ai compris à garder en tête pour comprendre l’essentiel.

    Dans le détail de la finance, des substituts de monnaies, des différentes sortes de « monnaies » cela devient très compliqué.
    L’essentiel ce sont les grosses branches où se raccrocher.

    Dites moi où je me plante.
    Merci.

    1. Pandora

      Très bon résumé de l’histoire de la monnaie.

      Une seule nuance : le banquier est rusé et a prêté une partie de ses dépôts mais l’État est encore plus rusé et lui a imposé des réglementations qui ont permis à cet État de mieux écouler ses dettes publiques.

  12. Aloux

    J’ai quand même l’impression que les clowns qui sont aux manettes depuis 2008 savent un peu ce qu’ils font, en tout cas pour favoriser leurs intérêts et la stabilité du système, dont la résilience n’a de cesse de m’impressionner. Depuis un an je me suis dit un certain nombre de fois « ok ce coup-ci ça tiendra pas » puis finalement l’euro est toujours là, l’UE aussi, les Etats-Unis continuent leur bonhomme de chemin sans remise en question majeure. Ca doit être parce que je manque de connaissances pour comprendre clairement par moi-même ce qui se passe, mais tout de même je me demande si même les principaux responsables ne s’étonnent pas un peu eux-mêmes que tout ça tienne encore debout.

    1. rocardo

      Cela s’appelle l’échelle mobile des salaires.
      Une vieille revendication de nos crapules syndicales.
      Un très bon instrument pour accélérer l’inflation.

      1. Jesrad

        Et aussi l’aléa moral qui s’applique aux gestionnaires de la banque centrale… Reporter le coût perçu de l’inflation des nombreux vers les moins nombreux, c’est essayer d’acheter les premiers avec l’argent des seconds.

  13. JN

    Bon article, mais des erreurs de compréhension du fonctionnement du systeme bancaire de la part, non pas de H16 qui ne fait que « reproduire » (j’ai peut-etre tort?), mais de la part de l’auteur du papier…

    Il y a bien un lien certain entre réserves, prets et inflation. Il n’est juste pas mécanique comme les banques centrales aimeraientt qu’il le soit. Et ca me fait marrer de voir des économistes (dont certains de la Banque Mondiale), etre « puzzled » car ils s’en rendent compte seulement maintenant.
    Mais dire que les banques ne dépendent presque pas (ou plus) de leurs réserves est faux.

    Ce qui ne veut pas dire que la situation actuelle va durer ad eternam. L’inflation se cache au coin de la rue, et ne vas pas forcément etre refleter par les chiffres CPI, mais peut tout simplement recréer une bulle d’actifs dont les prix ne sont pas inclus dans le CPI.

    A part ca, ok pour dire que la déflation est un plus grand risque dans le court-terme. Mais pas exactement pour les raisons évoquées.

        1. JN

          J’ai lu le papier (ou en tout cas les parties dont je parlais), mais si je devais contacter TOUS les auteurs de livres ou de papiers de recherche qui font des erreurs sur ce genre de choses, j’y passerais ma vie! ^^

          C’est George Selgin qui recommendait quelques livres pour bien connaitre les « bases » du systeme fractionnaire et son fonctionnement. Parmi eux:
          – Bank Credit: A Study of the Principles and Factors Underlying Advances Made by Banks To Borrowers, par Chester A. Phillips, écrit au début du 20eme siecle et disponible gratuitement sur mises.org.
          – Principles of Financial Intermediation, par Alex N. Mcleod
          (attention, celui-ci est super corsé, limite illisible…)

          Mon but était juste de dire que les réserves (qu’elles proviennent de la banque centrale, des marchés (dette obligataire), de l’interbancaire, ou des dépots (la majorité la plupart du temps) définissent toujours les prets. Et que les lecteurs du blog ne devraient pas etre amenés a penser que la réalité est autre.
          Une banque qui prete sans prendre en compte ses réserves s’expose a la faillite.

          Les réserves ont EXPLOSÉ depuis 2007. Le risque d’inflation ou d’asset bubble sur le moyen-terme est assez grand, en tout cas, des que les banques recommenceront a preter ces « excess reserves ». Ce qui risque d’arriver quand l’économie repartira, car garder des réserves non-utilisées est couteux pour une banque. Et la, l’économie sera encore une fois poussée par un boom du crédit non-soutenable, avec toutes les conséquences qu’on connait, le tout multiplié par les les effets des accords de Bale…

          Bref, on pourrait en discuter pendant des heures…

          1. « Une banque qui prete sans prendre en compte ses réserves s’expose a la faillite. »
            Ah oui. J’ai entendu parler de cette théorie. Amusant.

            Et sinon, vous arrivez à la conclusion du papier, de Antal Fekete, de moi-même et de pas mal d’autres, à savoir inflation. C’est très bien. Mais ce qui nous intéressait ici, c’était la phase avant cette inflation.

        2. JN

          Ah pour la phase avant l’inflation, comme je l’ai dit plus haut, je suis tout a fait d’accord que la déflation est possible.

          « Ah oui. J’ai entendu parler de cette théorie. Amusant. »
          Non seulement elle est amusante, mais le plus drole, c’est qu’elle est vraie 🙂

          1. Si une banque a des tonnes de réserves en exces, elle va avoir un cout de financement presque aussi élevé, ou meme plus élevé, que ses revenus, car garder des réserves coute cher. Elle risque donc soit la faillite a force de pertes, soit le rachat a cause de sous-performance. Les banques ont tous les intérets du monde a preter leurs réserves autant qu’elles le peuvent.

          2. Si une banque prete largement en exces de ses réserves, elle s’expose a la faillite par contre-clearing, car une bonne partie de l’argent ainsi preté aux clients finit dans d’autres banques, qui a leur tour demandent a la premiere banque le paiement en monnaie de réserve (que ce soit du papier de banque centrale ou de l’or ou autre). Si la banque n’a pas le cash en réserve -> faillite.

          Le SEUL moyen pour que les banques pretent jusqu’a quasi l’infini leurs réserves est que toutes les banques en meme temps et dans la meme mesure étendent leur prets. Ce qui dans la réalité est impossible.

          En pratique les banques ont quasi toutes entre 60 et 130% de loans/deposits ratio, ce qui tend a prouver qu’elles ne pretent pas plus que leur réserves de dépots. Et quand ce ratio dépasse 100%, les prets sont tout simplement financés par une autre forme de réserve: les emprunts interbancaires, money markets et obligations. Le cash levé vient juste s’ajouter au reste des réserves…

          Les autres théories sont juste fausses. Mais je veux bien qu’on me prouve le contraire!

          1. Sur le principe, effectivement, à terme, une banque qui prête trop carafe. Maintenant, ce qu’on voit actuellement, TBTF et tout ça, c’est que ce n’est pas le cas. Et je ne parle pas des banques centrales, qui bien que privées, ne caraferont jamais, l’état étant derrière. Or, ces banques là, ce sont précisément celles qui devraient montrer l’exemple.

            Donc je réitère : belle théorie.

            De plus, le papier est assez explicite sur le lien (ou l’absence) entre fonds propres et prêts. Ce qui m’intéresserait, c’est de savoir où, selon vous, l’auteur se plante, et pourquoi.

        3. JN

          Le TBTF, les banques centrales, l’état etc, ne changent absolument rien au mécanisme décrit plus haut.
          Tout au plus il repousse la faillite temporairement si la banque ne réagit pas.

          Si on reprend mon point 2.
          La banque n’a plus de réserves, et donc a besoin de liquidités, sinon elle fait faillite. La banque centrale/état intervient et lui file des liquidités, qui vont donc venir s’ajouter a ses réserves pour que la banque réponde a ses engagements sans faire défaut.
          C’est la meme chose.

          Les réserves de ce point de vue viennent juste d’une autre source, étatique. Et devront surement etre remboursées a un moment, ce qui veut dire que la banque va quand meme devoir reconstituer ses réserves d’une maniere ou d’une autre. Comment? en rappelant ses prets, ou en arretant de preter tout en récupérant le cash des prets arrivant a maturité, ou en se recapitalisant.

          Par contre les fonds propres n’ont pas grand chose a voir avec les réserves.

          Je vais relire le papier et ressortir les points douteux (enfin des que je peux, car surcharge de boulot…).

  14. Stéphane

    Pas mail mais l’écueil est contenu dans la phrase « Est monnaie ce que l’Etat dit être monnaie. »

    Une monnaie est monnaie officielle parce que l’Etat a décidé ainsi.

    C’est donc la conjonction de deux facteurs antagonistes:
    – la confiance dans la monnaie étatique;
    – la capacité de coercition de l’Etat pour forcer le cours légal de sa monnaie.

    Lorsque la confiance règne, la monnaie officielle est acceptée toujours et partout, et l’Etat ne s’occupe que des faussaires qui tentent de la dupliquer.

    Mais lorsque la confiance s’efface on voit rapidement apparaître une foule de monnaies parallèles, certaines immatérielles (crédit-temps, échange de services…) ou de substitution (créances de dettes, dollars de l’Oncle Sam à Cuba, par exemple). Le changement de monnaie peut être très rapide et entraîne souvent une réaction brutale de l’Etat, menacé dans son monopole.

    L’usage de monnaie non-officielle est interdit et rapidement assorti de peines de plus en plus démentielles, jusqu’à la mort.

    Évidemment, la crise de confiance dans la monnaie officielle pousse dans l’illégalité tous ceux qui font usage de monnaies alternatives. Des pans entiers de l’économie locale disparaissent alors en économie souterraine et en travail au noir,- ce qui diminue encore les recettes fiscales de l’Etat et mine toujours davantage la confiance dans la monnaie officielle, dont chacun parvient de plus en plus facilement à se passer.

    Suivront les réquisitions pour que les fonctionnaires (par essence les seuls totalement dépendant de la monnaie officielle, moins une grosse minorité corrompue qui a accès aux monnaies réellement pratiquées) puissent « consommer » avec la monnaie officielle dont ils sont les derniers à faire usage; des lois extrêmement strictes et violentes pour ceux employant une monnaie parallèle, des procès contre les « traîtres à la nation », etc.

    L’effondrement n’est pas loin. Mais le pourrissement lui-même, très progressif, peut prendre des décennies. Il dépend de la violence dont l’Etat fait preuve pour forcer le cours légal de sa monnaie, et bien sûr, du niveau de confiance du public dans celle-ci.

  15. Higgins

    Un peu HS mais je viens juste de le découvrir: « …L’article 40 de la LFR modifiait la rémunération du Président de la République et celle du Premier ministre pour les réduire de 30 %. Il insérait cette modification dans l’article 14 de la loi du 6 août 2002, déjà modifié en 2007, et jamais soumis au Conseil constitutionnel. Celui-ci a jugé qu’en modifiant le traitement du Président de la République et celui du Premier ministre, l’article 40 de la LFR méconnaît le principe de la séparation des pouvoirs. Il l’a donc censuré ainsi que le I de l’article 14 de la loi du 6 août 2002. Il reviendra à l’exécutif de fixer le traitement du Président de la République, du Premier ministre et des membres du Gouvernement… » (http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2012/2012-654-dc/communique-de-presse.115454.html)

    Merci à nos journaleux d’avoir relayé l’info (elle date du 9 août dernier)

  16. johnny_rotten

    je viens de voir un truc nouveau et que je considére comme encourageant du point de vue de la prise de conscience suivi d’une reaction de colère de l’opinion publique face aux dépenses et aux gaspillage.
    Sur un batiment public en construction près de chez moi, des anonymes ont inscrit des graffitis à la peinture sur le traditionnel panneau de propagande annonçant « ici la ville construit pour vous ect….financement de l’operation etc etc..).Des trucs bien virulents du genre  » Bétonnage = gabegie = cancer des dettes publiques ».
    Je ne comprend pas qu’aucun groupe ne soit encore parvenu à mobiliser dans la rue pour faire cesser les depenses publiques (de confort) en ces temps de crise.
    Les manifs ont réussi à faire retirer le CPE; pourquoi des revendications aussi saines et justes que des moratoires sur les depenses « inutiles » qu’on ne veut plus payer, n’aboutiraient pas.
    Il faut leur faire peur et leur rentrer dans la gueule.

  17. channy

    Bon après une bonne discussion sérieuse, un petit Montebourg pour se détendre:
    http://auto.rtl.fr/article/industrie-arnaud-montebourg-appelle-au-patriotisme-economique-7752878558
    j’ose espérer un billet de votre part H16, sur ce qu’est le patriotisme économique version politocard français.

    Bon il y avait aussi l’appel au boycott des voitures coréennes..c est pas que Arnaud ne soit pas nippophage mais comme Toyota produit en France, Nissan et Honda en Angleterre cela aurait fait désordre.
    Sinon très bon billet H16 et en plus on a même eu un troll

  18. Greg

    Moi non plus je n’y comprend rien en économie, à part celle de mon ménage, qui est très simple puisque résumée en un seul crédo : pas de dettes, plutôt me passer de beaucoup de superflu que m’endetter !

    Mais je constate à 43 ans que l’enseignement de mes parents et grand-parents selon lequel on a rien sans rien et que les efforts finissent par payer, n’est plus du tout à l’ordre du jour dans nos belles démocraties occidentales.

    Je me dis que ces 60 dernières années, notre niveau de luxe, de confort, de superflu a énormément augmenté, alors que le temps de travail a diminué. Alors merci les progrès, les machines et toussa qui augmente la productivité.

    Mais je ne crois plus aux miracles; continuer à vouloir être plus riches avec de moins en moins de travailleurs productifs et de plus en plus de parasites, cela ne va plus être possible.

    Donc, quand je vois qu’entre tous les assistés et tous ceux qui brassent du vent, pardon du papier, il y a bientôt 70 improductifs parasites pour 30 travailleurs, je crois que nous atteignons une limite.

    Va falloir que pas mal de monde se remette aux efforts pour que cela paie. Et il va falloir arrêter de trop payer les parasites, ils vont finir par tuer leurs hôtes sinon.

    Comme je suis du côté travailleur, faire un peu plus d’efforts ne me fait absolument pas peur. Mais que les parasites fassent gaffe, un de ces jours dans les rues les manifestations risquent de ne plus être contre ses salauds de riches et de banquier seulement, mais peut-être bien que les travailleurs vont se mettre à descendre dans les rues pour exiger d’arrêter de payer tous ces gens à rien fiche…

    1. Greg

      Par contre j’ai quelques vagues souvenirs de sciences, et je me permet de vous dire qu’il existe :

      — la dynamique des fluides, qui est une des parties de la mécanique des fluides, et

      — la thermodynamique,

      mais que la thermodynamique des fluides n’est pas une science ni même une théorie; si vraiment vous insistez, nous pourrions parler des

      — propriétés thermodynamiques des fluides,

      mais alors seulement si vous insistez, hein !

      Ceci dit la thermodynamique et l’économie, il y a un parallèle intéressant à faire… Rien ne se créée, rien ne se perd, tout se transforme, c’est un peu vrai aussi en économie, quand les gens ne veulent pas comprendre qu’ils ne peuvent avoir le beurre, l’argent du beurre, la crèmerie et l’herbe sans bouses de vaches…
      Ou alors, me tromperais-je ?

      1. L’économie traite essentiellement de la gestion de la rareté ; elle admet la création de richesses. Dans l’univers, l’énergie est abondante et constante, me semble-t-il. Plaquer l’une sur l’autre aboutirait à des trucs bizarres.

        1. Greg

          Tout-à-fait, il ne s’agit pas de comparer des pommes et des poires. Néanmoins il y a des comparaisons possibles :

          la richesse se crée par le travail, sauf erreur.
          Le travail au sens large, c’est mettre de l’énergie pour obtenir une transformations des ressources peu valorisées à l’état brut en produits bien plus utiles, sauf erreur.

          Ainsi une montagne de calcaire, une forêt et un lac c’est bien, mettre du travail pour faire du ciment du bois de coffrage et un batiment à la fin c’est créer de la richesse.

          Le parallèle avec la thermodynamique, c’est que naturellement les transformations se font vers plus d’entropie, soit aussi plus de chaos. Il faut du travail pour transformer un tas de pierre en cathédrale, encore du travail pour éviter de retourner au tas de pierres (ruines).

          Hors de nos jours, les gens n’ont plus la culture des efforts qui paient, ils veulent faire moins d’efforts pour gagner plus, et ce n’est pas possible à moins de le faire au détriment de quelqu’un d’autre qui lui travaillera plus pour gagner moins. Et ceci est un autre parallèle avec la thermodynamique…

          1. « ce n’est pas possible à moins de le faire au détriment de quelqu’un d’autre  »
            Bah non. La notion même de progrès aura consisté pour l’humanité à diminuer sans cesse la quantité de travail à fournir, et ce, sans que ce soit au détriment d’un autre (sinon, ce n’est pas du progrès, c’est juste un report).

    2. Pandora

      Tu ne peux politiquement pas être contre les « moins favorisés » que toi.
      Toi, le nanti qui travaille et qui est favorisé par la société.

    3. channy

      quelle est votre définition du parasite?
      gratte papier et chômeurs?
      j ai eu deux cas dans mon entreprise
      Une mère célibataire bossant au smic, ne pouvant prétendre à la CMU, ni à d’ailleurs aucune aide sociale d urgence car « elle gagne trop », sa prime pour l’emploi et allocation rentrée scolaire ont payé une partie de ses arriérés divers..mon boss vient de se voir notifier une saisie sur son salaire( arriérés de loyer) correspondant à 1.5 mois de son salaire…elle bosse pour rien, au contraire elle s’enfonce un peu plus chaque année,elle bosse par dignité,pour ne pas être stigmatisé, classée parasite!
      Une autre collègue dans le même cas qu’elle, a dit au mois de Juin: »j’arrête de bosser » au moins en étant au chômage puis au RSA,et avec les aides diverses j’arriverais à boucler les fins de mois sans avoir de dettes , les saisies sur salaires
      Qui faut il blâmer? le système? les gens qui ont vu que bosser ne sert à rien dans ce pays car si vous
      bossez et qu’ il vous manque 100 euros à la fin du mois ,on vous dit : »tu te démerdes »…jouez au malheureux, à la victime de la société et on vous prend en charge intégralement

      1. Greg

        Bah ma définition du parasite n’inclut pas les chômeurs, mais ceux qui profitent volontairement des assurances sociales (je suis en Suisse, nous les appelons ainsi) alors que rien si ce n’est la flemme ne les empêchent d’être d’une manière ou une autre utiles à la société.

        En fait je ne les blâme même pas de profiter d’un système imparfait, je blâme ceux qui le savent et laisse courir parce qu’ils ont leur propre intérêt à sauver, les « travailleurs » des assurances sociales qui sont content de garder leur gagne-pain et qui loin de vouloir résoudre des situations difficiles ont tout intérêt à ce qu’elles perdurent…

        Les gratte-papiers, il y en a forcément trop. Trop de bureaucratie inutile, trop de formulaires partout pour tout et rien; l’Etat d’une part en est responsable, mais le juridisme à l’extrême et la volonté de trop d’acteurs de se couvrir derrière des tonnes de papier pour le cas ou ils viendraient à faire une erreur dont ils ne voudront jamais endosser la responsabilité sont des fléaux qui s’aggravent avec chaque nouvelle norme, procédure, loi.

        Il y a aussi trop de soi-disant artistes qui se prélassent au soleil des subventions dans ma liste de parasites. Il y a les escrocs purs et simples qui ouvrent une nouvelle entreprise de nettoyages tous les ans après avoir déclarer la faillite de la précédente, laissant les factures à la collectivité…

  19. eheime

    Raisonnez comme ça en période d’inflation forte et vous perdrez tout !

    Sinon votre vision travailleurs/parasites est à mon avis simpliste.

    Je crois plutot à la notion d’efficiance/inefficiance

    En URSS on avait du travail autant qu’on en voulait. Mais que voulez vous, creuser des trous pour qu’un autre les rebouche ne vous nourrit pas, ne vous chauffe pas l’hiver (encore que), ne vous loge pas, …

    Il y a des parasites. Mais les fonds du probleme n’est pas là. C’est surtout qu’on fait tout pour s’appauvrir et qu’ensuite on s’étonne que ça marche !!

    Un exemple tout bête : on rend invivable le fait de posséder une voiture (taxes, perte de temps, tracas incessants, victimisation, ..) et aprs on s’étonne que les gens ne peuvent/veulent plus en acheter et on met ça sur le dos de la crise, voir sur le dos des méchants banquiers …
    Une chose est sûre ici : les parasites oisifs n’y sont pour rien !

  20. eheime

    « Ceci dit la thermodynamique et l’économie, il y a un parallèle intéressant à faire… Rien ne se créée, rien ne se perd, tout se transforme, c’est un peu vrai aussi en économie »

    > bah nan

    C’est pour ça qu’on vit meiux aux USA qu’en Corée du Nord. Ils s’organisent differemment , ils vivent differemment. C’est ça l’economie. C’est pas un gateau comme le voudraient les socialistes.

  21. gnarf

    Vous dites qu’il y a une pression deflationniste qui s’oppose a la pression inflationniste. Mais apres vous dites que l’argent injecte n’a pas atteint l’economie reelle. Donc il n’y a pas de pression inflationniste.
    Donc la pression deflationniste n’est pas encore forte.

      1. gnarf

        Oui les deux choses sont liees, et il est impossible de predire ce qui va arriver.
        Je trouve que c’est une erreur de prendre les dirigeants des banques centrales pour des idiots. Ils ont avec eux les meilleurs experts et les dernieres avancees en modelisation.
        Il semble que le petit jeu de predire les cycles economiques reste extremement difficile en temps normal, et impossible en periodes de troubles comme maintenant.

        Forcement, entre inflation, deflation ou statu quo le tiers des economistes pourra se gargariser de prevoir l’avenir, comme Roubini en son temps. Depuis 2007 j’ai reuni une impressionante collection de predictions economiques foireuses, ce qui me rend de plus en plus sceptique face aux predictions genre « ce sont tous des idiots, moi je vais vous dire ce qui va arriver ». JP Chevallier est tres fort dans le genre « tous des cons sauf moua ».

        1. gnarf

          100% d’accord, rien de mieux que les principes de l’ecole autrichienne.

          C’est comme les principes qui regissent l’atmosphere terreste, ils sont parfaitement surs et connus.
          Mais en depit de cela, il est impossible de predire la meteo a plus de 15 jours car c’est un phenomene cahotique, des micro-evenements prennent une ampleur considerable avec le temps.

          L’economie c’est pareil. On peut predire sur quelques semaines, faire une liste de scenarios. Mais c’est cahotique. Encore plus cahotique que l’atmosphere. Il suffit d’une equipe de 20 debiles sur 7 milliards pour aller planter deux avions et casser toute l’economie pour plusieurs annees. Ou 3 ouvriers sur une plateforme qui ne respectent pas les consignes et il y a une maree noire gigantesque avec toutes les repercussions. Une nouvelle loi qui encourage les banques a preter a des gens non solvables, ou un mouvement de panique irrationnel, ou a l’inverse un sentiment de confort qui revient tout aussi irrationnellement.

          C’est doublement cahotique, car l’economie d’aujourd’hui se comporte selon le sentiment que les gens ont concernant l’economie de demain…donc leur propre prevision de l’avenir. Je radote, mais je pense qu’il est totalement illusoire d’essayer de prevenir l’avenir economique.

          C’est a cause de toutes ces predictions que les economistes sont regulierement ridiculises et que la part belle est laissee aux politiciens.

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