Sandy ou les effets néfastes de la régulation des prix

Ah, le contrôle des prix ! Quelle délicieuse idée qu’on ressort régulièrement des cartons lorsqu’une crise touche les plus nombreux. Forcément, c’est une idée simpliste, dont l’application peut être assez facile, et qui, électoralement du moins, peut s’avérer rentable. Mais la réalité, c’est qu’une limitation des prix (à la hausse ou à la baisse) est systématiquement suivie d’une distorsion de marché. Et un marché distordu, c’est plus de gens malheureux.

Bien évidemment, un exemple de marché distordu qui peut venir rapidement à l’esprit, c’est celui de l’immobilier en France.

Avec l’intervention pétillante de Duflot cet été, la situation, déjà passablement pourrie, va rapidement se transformer en cauchemar puisque les propriétaires, ne pouvant ajuster les prix comme ils en ont besoin, devront arbitrer entre conserver le bien non-loué ou risquer une location avec tout ce qu’elle comporte d’aléa au fur et à mesure que la législation se fait plus complaisante à l’égard des locataires.

Il n’y a pas besoin d’être devin pour comprendre que, rapidement, un marché parallèle (et complètement occulté) de la location va se mettre en place, avec un recrutement de locataires par cooptations discrètes. Et pour les propriétaires qui ne pourront ou ne voudront pas choisir cette option, l’amende qu’ils risqueront à conserver le bien sans locataire les incitera à le revendre… Multipliez ces éléments par des centaines de milliers de cas, et vous aurez droit à une belle tempête immobilière.

Duflot, de ce point de vue, s’ajoute à la longue liste des bidouilleurs de marché dont l’inculture économique correspond à celle des commentateurs désinvoltes à la Jean-Marc Sylvestre (facepalm, anyone ?) ou Paul Krugman (double facepalm, anyone ?).

Krugman, des aliens et l'économie

Et ce qui est vrai du secteur immobilier l’est tout autant de n’importe quel marché, notamment en situation de crise aigüe. On peut en avoir une démonstration assez criante lors d’une catastrophe climatique comme dans le cas de l’ouragan Sandy. Comme le relate Matthew Yglesias de Slate, Les régulations imposent par exemple que les stations services ne peuvent fixer le prix de l’essence en fonction de l’offre et de la demande ; très concrètement, une fois l’ouragan passé, les New-yorkais se sont précipités pour sortir de Manhattan et ont tous eu besoin de faire le plein de leur voiture. Arrivés en masse, tous au même moment, devant les pompes, de longues files se sont formées. Dans cette situation, les gérants n’ont eu aucune latitude pour ajuster les prix à la hausse (ils ont légalement l’interdiction de remonter leur prix de plus de 10%).

Bien évidemment, le premier réflexe est de comprendre que les législations en place, destinées précisément à interdire l’inflation subite lors d’une catastrophe, sont de bonnes choses. En substance, l’argument essentiel est qu’il serait immoral qu’on puisse s’enrichir ainsi d’une crise majeure, et, d’autre part, la brutale augmentation des prix tiendrait à l’écart toute un population, moins aisée financièrement et qui avait pourtant accès aux biens et services considérés avant la crise.

En réalité, si empêcher l’ajustement des prix au niveau réel de la demande peut paraître aider les populations, cela exacerbe les pénuries et lorsque la crise est prévisible, complique singulièrement les préparatifs avant elle. Comme toute régulation des prix, celle qui entoure les crises et empêche drastiquement tout ajustement naturel du marché provoque immanquablement une forte surconsommation : puisque le prix est bas pour une forte demande, chaque consommateur aura tout intérêt, une fois parvenu à la ressource, à en prendre un maximum. Mieux, chaque consommateur aura lui-même intérêt, s’il le peut, à bénéficier de cette forte demande pour faire discrètement du marché noir (et donc, bénéficier d’une hausse de prix très conséquente). Le prix restant bas dans les points de vente habituels, les consommateurs n’auront en outre aucune raison de réévaluer leurs priorités, de passer plus de temps sur d’autres ressources ou d’autres besoins.

Du côté des vendeurs (sur le marché officiel, donc), le prix étant fixé, il n’y aura aucune incitation à vendre plus ou mieux que d’habitude. Il n’y aura pas d’encouragement à s’approvisionner mieux, ni à gérer de façon plus fine leurs stocks puisque le résultat, en terme financier, n’est pas meilleur. Tout porte à croire qu’il sera même moins bon, puisque les gens ayant subi une longue queue, s’empresseront de collecter l’essence qu’ils sont venus chercher sans réaliser le moindre achat supplémentaire à la boutique, achat où, en temps normal, le maximum de marge est pourtant réalisé (les marges sur l’essence étant faibles, ce dernier étant un « produit d’appel » pour les stations).

Enfin, du côté des distributeurs et des producteurs, l’effet d’une telle politique est carrément négatif puisque la livraison dans un endroit en crise n’entraîne pas de bénéfice supplémentaire (les marges restent identiques) mais bien des coûts supplémentaires (le déplacement des camions citernes en zones sinistrés est plus difficile et la sécurisation des biens transportés d’autant plus compliquée). Eh oui : si on impose aux vendeurs et aux distributeurs de continuer à faire des profits ordinaires, ils n’auront aucune raison de faire des efforts extraordinaires pour accroître l’offre.

À la limite, du point de vue des gérants de station service et des distributeurs d’essence, il est même financièrement rentable de se tenir à l’écart : l’ouverture d’une station dans ces conditions entraîne la mobilisation de ressources (en personnel notamment) avec une marge plus faible (éventuellement, à perte) avec en surcroît le risque d’épuiser les cuves en plein milieu de livraison, alors que des douzaines de clients, agacés d’une attente fort longue, restent encore à livrer.

Le troll moyen pourra m’objecter, toujours sur des bases morales (alors qu’on se situe ici sur des arguments rationnels et économiques), qu’on ne doit pas laisser les gens se vautrer dans la cupidité surtout en période de catastrophes. Évidemment, sur le plan moral, il est évident que ces événements ne doivent pas nous empêcher de faire appel à nos meilleurs sentiments. Mais empêcher, par la loi, les prix de s’ajuster naturellement est une façon fort étrange d’imposer la charité et la solidarité à tous : cela ne crée aucune ressource nouvelle, et ne permet qu’une distribution de celles existantes à ceux qui se pointent en premier (et ont le plus gros réservoir, en substance) ; cela incite le producteur à déserter la zone de sinistre ; cela incite le gérant de station à rester au lit ; est-ce vraiment si moral ? Du reste, rien n’empêche les gérants qui auront fait de larges profits de cette catastrophe d’en reverser tout ou partie à des organisations caritatives, ou donner de gros bonus aux employés (qui auront eu, eux aussi, à subir la situation d’une façon ou d’une autre).

Oui, aussi dur que cela soit à entendre, réguler ainsi les prix, cela n’entraîne aucune espèce d’amélioration de la situation, au contraire ! Comme toutes les législations arbitraires qui s’opposent aux lois inhérentes de la nature (que ce soit de la physique ou de l’économie, dans notre cas), ces lois ajoutent simplement des problèmes bien réels à des individus bien concrets.

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Commentaires65

  1. vincent

    Ah, les « bases morales »….

    Une autre histoire de réaction négative au « price gouging » ou une startup dans le domaine du taxi, « UBER », a d’abord du, sous la pression des bonnes âmes effarouchées, renoncer à monter ses prix, au risque de se trouver au bord de la faillite. Puis a décidé de passer outre. J’aime beaucoup la lettre du PDG sur son blog:

    (lien source: http://business.financialpost.com/2012/11/01/how-a-hurricane-sandy-related-pr-nightmare-cost-startup-uber-100000-in-one-day/ )

    « First and foremost, we hope that you and your family and friends are safe. The Uber NYC office is currently closed and some of our team members are without water and power.

    With limited public transportation, demand for Uber rides is astronomically high. That means we’re working to get as many drivers out as possible to help New Yorkers get around the city. So, in order to maximize the number of drivers on the system yesterday, we started paying drivers 2x the fare on all trips – and in the meantime charging riders the standard 1x fare avoiding surge pricing for most of the day after Sandy. Doubling drivers’ fares tripled the number of cars on the road and kept them out there far longer. However, footing the bill for higher driver costs came at a significant expense to Uber with over $100,000 in additional payments to drivers in a single day – something we can’t continue indefinitely without breaking the bank.

    So while we were mostly able to avoid higher prices the day after Sandy, the reality is that under this week’s extreme conditions, raising the price is the only sustainable way to maximize the number of rides and minimize the number of people stranded – by providing a meaningful incentive for drivers to come out in undesirable conditions.

    Later this morning we will be reverting back to standard Surge Pricing for riders. It is a hard decision, but one we feel strongly about. Without raising the price, there will be less than ½ the number of drivers on the system with several times more demand on far fewer drivers. Without Surge Pricing, Uber would become essentially unusable this week. For those needing a ride this week, it’s going to be expensive; there will be a clear pricing notification in the app at the time of request. During this emergency price increase, Uber will waive all of its own fees with 100% of the fare going directly to the drivers helping New Yorkers move around the city.

    You can read more about Surge Pricing on our blog: http://blog.uber.com/2012/03/14/clear-and-straight-forward-surge-pricing/

    Our thoughts and prayers are with all New Yorkers in this time of crisis. We’re going to do everything we can to continue to provide the most reliable, efficient transportation option for NYC. Be safe, and stay Uber. »

    Un bon petit cours d’économie de crise à partir d’un petit cas pratique.

    1. John Bigballs

      C’est beau un pays ou la liberté de parler franchement, sans raccourcis ou démagogie n’est pas encore entièrement étouffée par la peur se faire lyncher par les médias puis la populace, et de se prendre un contrôle fiscal en prime.
      Les débats, les avancées, l’innovation y ont une chance.

      D’ailleurs la proportion de liberalistes qui se permette d’afficher publiquement leur identité est sans doute assez révélateur du degré de liberté d’un pays.

  2. Pandora

    En Bavière, le prix de l’essence varie tous les jours et est le plus cher le week-end, quand les gens partent. Je trouve ce principe économiquement sain.

    Un encadrement des prix très limité dans le temps après une catastrophe comme Sandy peut allier les deux arguments de morale et d’efficacité.
    La première semaine, tout est désorganisé. Et qu’on le veuille ou non, l’État c’est la gestion de la pénurie. Il me semble donc légitime pour fixer les prix très provisoirement.

    En France, le problème, c’est que le provisoire devient souvent définitif.

    Corr. : « …des prix tiendrait à l’écart toute unE population,
    la demande peut paraître aider les populationS,

    1. gillib

      « qu’on le veuille ou non »
      Gros détecteur de dirigisme compulsif.

      « l’État c’est la gestion de la pénurie »
      L’état… c’est la pénurie ( government is the problem).

      « fixer les prix très provisoirement »
      Vous êtes naif. L’homme politique ne lâche jamais un bout de pouvoir.

    2. Harrisburg

      « l’État c’est la gestion de la pénurie. Il me semble donc légitime pour fixer les prix très provisoirement. »

      Et j’y ajoute même le droit de réquisitionner !
      Car une catastrophe naturelle c’est comme un état de guerre.
      D’ailleurs, c’est grace à la réquisition des taxis par le ministre Galliéni en Septembre 1914 (et à la fixation d’un prix forfaitaire fixé par l’Etat, chauffeurs de taxis contents ou pas ) que les troupes ont pu être acheminés vers le front et que Gillib n’est pas allemand aujourd’hui.

      1. La bonne blague. A propos de taxis, vous avez lu le premier commentaire sous cet article ou vous débarquez avec vos gros sabots pour le fun ?

        Quant au droit de réquisition, vous aurez, très probablement, l’occasion de voir ce que ça donne appliqué en vrai à autre chose que des taxis dans les prochains mois ou années. C’est rigolo comme tout quand ça vous arrive à vous.

      2. gillib

        @Harrisburg
        J’adore ces ‘histoires exemplaires’, c’est drôlement scientifique et réfutable.
        Les anti-libéraux comme vous espèrent une bonne guerre pour développer leur ‘Wille zur Macht’

      3. Josselin

        « et que Gillib n’est pas allemand aujourd’hui »

        Il aurait peut-être mieux valu pour ces pauvres Alsaciens et Mosellans de rester Allemands.

    3. Pandora

      Par définition, les ressources de l’État sont limitées par la richesse de son propre pays, à moins que l’on fasse une boule de neige de dette, ce qui se fait depuis 50 ans en France.
      Donc je persiste, l’Etat, c’est la gestion de la pénurie.

      Il ne peut redistribuer qu’une partie des richesses créées (même si c’est la moitié comme en France) et fait donc beaucoup d’ingrats et de malheureux qui s’attendaient à plus sans rien faire. Eh non ! Je ne suis pas du côté des dirigistes !
      J’ai suffisamment de fonctionnaires dans mon entourage qui se plaignent de la baisse des budgets et du manque de moyens pour en être vaccinée.

      Mais « la société française a choisi un modèle de société » (ce sophisme me fait marrer à chaque fois que je l’entends, parce que personne ne m’a demandé mon avis) ; il faut donc partir (ce que j’ai fait mais je suis revenue) ou s’adapter à cette France qui n’a libéralisé le prix du pain qu’en 1982. Une grande surprise quand je l’ai appris : en France, les hommes de l’État n’aiment pas les prix libres, pour la baguette ou pour tout un tas de produits.

      H16 a raison dans sa démonstration mais en France, la grande tradition d’encadrement des prix est trop bien ancrée.

      1. « H16 a raison dans sa démonstration mais en France, la grande tradition d’encadrement des prix est trop bien ancrée. »
        Pourquoi « mais » ? La démonstration vaut en tout lieu et en tous temps. En France, il en ira comme ailleurs : pénurie, misère, malheur. C’est tout.
        Et l’État ne gèrera rien du tout, comme d’habitude, et provoquera la pénurie.

      2. Harrisburg

        « mais en France, la grande tradition d’encadrement des prix est trop bien ancrée »

        D’ailleurs même Raymond Barre qui est certainement le premier ministre le plus libéral que la France ait jamais eu depuis l’après-guerre, l’avait mis en oeuvre dans les produits alimentaires.

        1. Aristarque

          Il n’était peut-être pas un libéral pur sucre mais il présentait des budgets en équilibre et une exécution a peu près convenable, compte tenu des évènements d’alors dont le 2me choc pétrolier…

        2. Stéphane

          Raymond Barre équilibrait les budgets en montant les impôts. La même recette que n’importe quel socialoïde (n’était-il pas « professeur d’écoonomie »?) qui n’a fonctionné, à son époque, que parce que la France n’avait pas encore franchi le pic de la courbe de Laffer.

      3. Jeanpierre

        « et fait donc beaucoup d’ingrats et de malheureux qui s’attendaient à plus sans rien faire ».
        Effectivement, l’espèce « ver solitaire subventionné » n’est jamais satisfaite. Il suffit de regarder le nombre de grève des cégétistes. Mais ceux qui sont le plus à plaindre ne font pas forcément le plus de bruit. On m’a dit une réflexion que je crois assez juste : « Pour faire la révolution, il faut avoir le ventre plein. Les affamés ne font pas grève. Ils cherchent de la bouffe. » Cas analogue : quand une personne a mal, elle gueule. Quand elle est presque morte, on n’entend plus rien.

        Question à propos de subvention et de grève : Partant du postulat ci-dessus, pourrait-on établir une relation entre jours de grève et subvention en fonction des professions? avec comme idée maitresse totalement antibisou : les subventions font des populations de nantis grévistes.

  3. Pascale

    «  » »sans réaliser le moindre achat supplémentaire à la boutique, achat où, en temps normal, le maximum de marge est pourtant réalisé (les marges sur l’essence étant faibles, ce dernier étant un « produit d’appel » pour les stations » » »

    Mais c’est immoral, cher H16, de vouloir inciter le client à consommer autre chose que de l’essence ! Et vous allez voir que d’ici quelques années, ce genre de pratiques commerciales sera elle-aussi bridée par quelques lois et réglementations bien liberticides.

  4. channy

    Vous oubliez de dire que le contrôle des prix coute un fric monstre à l’état, et que cela ne peut durer éternellement.
    Autre effet pervers les gens , une fois la crise passée(ou les finances publiques à sec)ne comprennent plus les hausses de prix, et le politocard hier admiré, devient subitement détesté.
    Dans pays de mon épouse, en Malaisie on pratique le contrôle des prix à grande échelle ,surtout sur les denrées alimentaires, résultats la compétition entre distributeurs est faussée, les prix enflent car l’industriel n’a quasiment aucun intérêt à faire des promos, les distributeurs n’ont aucun moyen de pression ou presque.
    Résultat: les prix enflent vite et les hausses de salaire compensent à peine, plus drôle, les politiciens réclamant moins de subventions et de contrôle des prix sont suspectés d’être de dangereux personnage !
    Le plus bel exemple fut avec le sucre blanc, (certes le prix est encore sous contrôle) que le gouvernement a massivement controlé en 2010, résultat? des ruptures de stocks et fournisseurs démentielles, marché noir avec la Thaïlande et Singapour, clients mécontents de devoir faire des kilomètres pour rien( d’où achat de grosses quantités)
    bizarrement aucun problème sur le sucre roux, plus cher car non soumis au contrôle des prix(mais bien plus cher)
    Bref en 2011, le gouvernement baissa sensiblement le montant de son aide au sucre(j’insiste bien sur baisser pas supprimer), les prix remontèrent de 25% environ , les gens ont râlé, mais depuis, plus marché noir(les prix étant alignés sur les pays voisins), plus de ruptures de stocks .

  5. Calvin

    Excellent article comme d’habitude, même si, disons-le, il faut du sang-froid et un peu de recul pour énoncer ces vérités, alors qu’au même moment, les victimes attendent compassion, aides et générosité.
    Aucun politique ne peut tenir ce discours durant une telle crise sous peine de passer pour un odieux personnage.
    Mais ces élus poussent la lâcheté à ne pas faire ce constat après une crise, préparant les populations à une libéralisation des prix, seul rempart contre la pénurie.

    Je rappelle que l’on connait régulièrement ce problème en France, non pas à cause des éléments naturels, mais par le pouvoir de nuisance de quelques employés qui prennent les raffineries en otage.

      1. Calvin

        Oui, mais à part quelques consciences éclairées, sur le web, rarement autour de moi, combien de démagogues puants à prendre les décisions inverses ???
        CPEF
        CMEF

    1. Josselin

      « Aucun politique ne peut tenir ce discours durant une telle crise sous peine de passer pour un odieux personnage. »

      Pire en période électorale.

  6. John Bigballs

    Mais oui comment provoquer une adhésion supérieure à un discours bisou avec une explication sensée comme la votre. Est ce seulement faisable ?

    TV, jeux videos films,séries, pub, internet, sms…nous sommes éduqués à l’immédiateté.
    Les discours politiques sont « boring », et c’est la ptite phrase choquante ou le détail vestimentaire ridicule qui fait le « buzz ».
    Qui est encore réceptif à autre chose qu’à de la gratification instantanée ?

    Même aux states, pourtant quand même plus libres que nous, pas sûr qu’un politicien ose raconter votre version.

    Quand est ce que rockstar games, HBO et consorts se penchent sur la question ?

    1. Elphyr

      Je trouve que Game of Thrones nous propose un spectacle politique vraiment plus intéressant que dans nos vraies vies.
      Et d’un autre côté, cette série montre bien que quelque soit l’époque, il suffit d’acheter/amadouer/rendre dépendant le peuple pour qu’il aille se sacrifier pour une élite qui ne pense et ne vit que pour elle-même.

      C’est mon côté fanboy HBO et heroic fantasy qui parle mais j’ai l’impression que la plupart des classiques littéraires (de Tolkien a Moorcock en passant par Pratchett) tendent plutôt à critiquer notre système qu’à l’encenser. Mais je rêve peut-être.

  7. pi31416

    La régulation des prix, pour limiter les hausses, c’est très bien. A quand la régulation des impôts? Ah, on l’a, mais c’est pour en limiter, non, pas limiter, mais EXCLURE, les baisses.

  8. JS

    Bon bah il n’y à plus qu’à nationaliser les stations services alors !! Comme çà on sera vraiment certain que tout le monde finira EGAL dans la pauvreté..

  9. johnny_rotten

    Au risque de paraitre idiot et à rebrousse-poil; mais limiter les prix ( et cela va de soit: limiter les quantités maximum par client) dans une telle situation (où il y a pénurie de stations-services…. donc celles qui sont ouvertes sont bien en situation de monopole .Hein ?) ça parait quand même une solution de bon sens.
    D’ailleurs, ça c’est toujours passé comme ça , un peu partout .
    C’est probablement la meilleure solution avant le retour à la normale et inutile de vouloir « re-inventer la roue »

    1.  » ça c’est toujours passé comme ça , un peu partout . »
      Non.

      « probablement la meilleure solution avant le retour à la normale »
      La preuve que non.

      Tu as lu l’article (et les premiers commentaires) avant de commenter ou ça t’es venu comme ça, chplaf ?

    2. laurent

      Il y a pénurie d’essence, c’est tout. Donc le prix de l’essence devrait monter afin d’inciter les gens à trouver des solutions pour en fournir (la faire venir par hélico, payer plus cher des transporteur qui viendrait de loin en apporter, imaginer de nouveau circuit de distribution directement à la citerne…). c’est d’ailleurs ce qui se passe pour tout le reste de l’économie non contrôlée par l’état en cas de catastrophe. les prix montent tout simplement parce que la difficultés pour obtenir les mêmes services augmente tandis que ces mêmes services deviennent très important pour les gens. Un prix c’est tout simplement ça : c’est un indicateur de la quantité de besoin par rapport à la facilité d’accès à un produit. Il n’y a rien de plus sain qu’un prix librement fixé car on est absolument certain que les deux parties sont satisfaites par l’échange sinon l’échange n’aurait pas lieu.

    3. channy

      Johnny-rotten, dans mon exemple du sucre en Malaisie, bien sur le gouvernement a fait de même..cela n’a pas empêcher le trafic , ni les gens de faire du stock et au final rupture de stock.;déficit monstre pour le gouvernement qui pouvait utiliser l’argent autrement…surtout que le sucre brun était dispo a foison
      L’an passé durant les grandes inondations de Thaïlande, le sucre, comme l’eau en bouteille entre autres ,sont venus a manquer..le gouvernement en place pourtant si prompt à faire du populisme.;a laissé les distributeurs(tesco,casino etc) faire leur boulot..ils ont massivement importer ce qui manquait des pays voisins .
      Toutefois le prix du sable était contrôlé par le gouvernement..ce qui n’a pas empêché les abus.

    4. Baichette

      Pour Johnny Rotten: Est-ce que le moyen le plus simple de limiter les quantités n’est pas d’augmenter les prix? Quand les prix sont à la hauteur de la situation, on consomme selon ses besoins calculés au plus juste. Seuls ceux qui ont besoin achèteront. Ceux qui stockent par réflexe, y réfléchiront à 2 fois. Si les prix sont hauts, voire très haut les autres services remettront en route d’autant plus vite. Les stations feront une marge très élevée pendant une période plus courte. C’est simple non?

  10. Aristarque

    « Dans cette situation, les gérants n’ont eu aucune latitude pour ajuster les prix à la hausse (ils ont légalement l’interdiction de remonter leur prix de plus de 10%) ».
    H16, peux-tu nous préciser un peu la situation ?
    Ton texte signifie-t-il bien qu’en cas de catastrophe ou évènement comparable, il y aurait un contrôle des prix avec une mise en place automatique interdisant une augmentation circonstancielle de plus de 10%?
    Aux Etats Unis, cela me semble un peu bizarre comme législation mais comme ils ont aussi la particularité d’avoir des bizarreries entre leurs législations nationales et d’état ?

    1. « en cas de catastrophe ou évènement comparable, il y aurait un contrôle des prix avec une mise en place automatique interdisant une augmentation circonstancielle de plus de 10%? »
      Au moins dans l’état de NY, oui.

  11. John Bigballs

    Admettons le même scénario, mais ou l’Etat rembourse les coûts additionnels des pompes à essence, ( et il recommande de préserver un fond permanent de gestion de crise, à leur guise et en fonction de leur volume habituel de vente)

    Le mot d’ordre est de faciliter l’évacuation d’un plus grand nombre de personnes pour sauver le plus grand nombre de vies, fauchés et imprudents compris.
    Donc toujours rationnement, gel du prix, approvisionnement difficile, mais cette fois ci remboursés par des fonds, par nos impôts.

    ça change la donne ou pas pour vous ?

    1. DoM P

      Il reste dans ce scénario que l’information de rareté n’est pas véhiculée, puisq’occultée par l’intervention étatique. Donc les gens continuent à former des queues interminables pour avoir droit à leur ration d’essence. Le marché noir se développe, car certaines personnes ont fort besoin de carburant mais ne disposent pas du temps nécessaire pour l’obtenir.
      Distortion après distortion, le marché boîte, les gens souffrent plus que nécessaire.
      Et à la fin, une fois que la douleur aura bien duré, l’état présentera la facture de ses sevices. Le coup de pelle derrière la tête, en somme.

      1. John Bigballs

        En effet, merci je crois comprendre !
        La rareté étant masquée, la population ne peut pas s’adapter à la situation puisqu’on lui cache un élément de compréhension.
        Les millions de personnes qui auraient pu s’organiser chacun face à la réalité ne peuvent pas le faire puisqu’ils ne connaitront pas cette réalité, qui est tronquée.
        Ces millions qui auraient pu colmater fantastiquement la brêche par des actions individuelles sont rendus improductifs voir contreproductifs.
        La situation etant confiée à quelques uns qui agiront forcément d’une façon beaucoup plus rigide, moins adaptée à la complexité de la réalité.

        C’est un peu comme si un corps malade relayait seulement l’info à 2 ou 3 anticorps en fait.

  12. Super0

    Oui on nage dans la parfaite ideologie socialiste. Meme la mite en est revenu ( pas des morts) mais apres 1 an de politique de ce type…. Notre Mollande n est plus trop dans les coeurs, meme si il y a sa face tous les jours dans la presse : pose devant le gros n avion, pose au volant, pose pour la bise….c est à vomir de rire.

    1. Pascale

      Le problème c’est que Mollande est nettement moins intelligent que le Miteux. Je ne sais pas si ce genre de personnage est capable de faire une volte-face. De louvoyer, oui, mais changer de cap, j’ai des doutes.

  13. Robert Marchenoir

    « Du reste, rien n’empêche les gérants qui auront fait de larges profits de cette catastrophe d’en reverser tout ou partie à des organisations caritatives, ou donner de gros bonus aux employés. »

    Tout à fait exact. De même que rien n’empêche les gérants, mûs par un certain sens de la solidarité et du patriotisme qui existe aux Etats-Unis plus qu’en France, de ne pas rechigner à livrer l’essence, malgré les difficultés accrues et les prix réglementés.

    Vous voyez, ça marche dans les deux sens.

    Votre article est théoriquement exact, mais, comme beaucoup de raisonnements libéraux, il s’enivre de sa propre cohérence interne sans se préoccuper de vérifier, dans la réalité, si les faits lui donnent raison.

    Comment se passe, en ce moment, la distribution d’essence aux Etats-Unis ? C’est ce qu’il faudrait connaître, pour valider votre article.

    1. Ben justement : les prix sont capés et c’est la grosse merde.
      Du reste, les remarques de ce style sont toujours assez amusantes, parce qu’en gros, elles sont toutes fabriquées sur le mode du stratagème 33 de « Schoppie » : en gros, c’est bien, c’est cohérent, ça marche en théorie, mais la réalité, c’est pas comme ça, ça marche pas.

      Sauf qu’une crise visible comme Sandy, c’est *exactement* la même chose qu’une crise économique qui se déroule sur 5 ans, et c’est *exactement* la même chose qu’un marché qui s’adapte au fil du temps ou des saisons. Le seul paramètre qui change, c’est le temps. Autrement dit, le libéralisme fonctionnerait lorsque l’échelle de temps est longue, mais dès qu’on doit réagir sur des échelles de temps courtes, pouf, il faudrait se jeter dans les bras de l’état parce que … parce que … parce que bon.

      Encore et toujours, les faits sont têtus : les moments dans l’histoire, les endroits dans le monde où l’on fixe arbitrairement les prix sont les périodes et les endroits socialistes et on y observe systématiquement pénuries, queues, augmentation du malheur global. Mais non, ce n’est pas pareil, il faut faire des distinguos, voyons enfin allons ! Etc…

      (quant au gérant qui distribue son essence gratuitement, c’est, là aussi, parfaitement possible mais vous oubliez un détail : il ne pourra pas le faire très longtemps)

    2. Porcinet

      L’année dernière au Japon, après le tremblement de terre, de nombreuses boutiques ont fourni gratuitement certains services (rations d’eau,nouilles instantanées, etc.), ou ont sont simplement restées ouvertes sur des bouts de trottoirs.
      L’intervention étatique a été relativement tardive (les premières rations dans certains coins isolés ont mis une semaine à arriver), ce sont donc les commerces privés (et l’armée américaine) qui ont fourni leurs services, gratuitement ou non.

  14. tetratop

    Concernant la politique du logement en France, je suis en total désaccord avec ce que vous dite !
    C’est a mon sens brillant de connaissance économique puisque c’est bien le dégonflement rapide de la bulle spéculative qui est visé.
    Pour rappel, cette bulle a été causée par
    1: une politique publique de manipulation des prix à la hausse ( aides a l’achat, defisc, pub officielle d’État) c’est à dire un marché déréglé.
    2: une très mauvaise culture économique des français ( mythe de la valeur refuge, mythe de la création de richesse par l’inflation d’une valeur de surcroît non liquide, …)
    Les actions du gouvernement vont accélérer la chute des prix et ainsi rétablir une certaine compétitivité salariale.
    Comme on dit, combattre le mal par le mal

    1. Heu. Ma foi. On ne peut pas écarter que le gouvernement soit, en réalité, machiavélique, effectivement.

      Mais bon. On parle de Duflot, là.

      Duflot. Cécile Duflot.

      Machiavélique.
      Bon.
      Bref.

    2. eheime

      @ Tetratop

      Vous developpez tout un raisonnement en oubliant l’essentiel : la notion d’offre face a la demande. Cest une composante majeure dans la fixation d’un prix. Avant de parler de bulle (qui n’est d’ailleurs pas évidente partout), evoquez au moins la question de la distortion offre/demande dans la création de la bulle, en la supposant acquise. Ca fera plus serieux.

      1. tetratop

        Relisez ce que je dis en 1 avant de commenter. La demande a été artificiellement gonflée par des dizaines de milliards d’euro d’aide publique par ans depuis 10 ans. Si ça c’est un marché non faussé !
        J’aurais pu ajouter un point 3 concernant la limitation de l’offre de foncier (PLU, fiscalité sur les plus-value, …)
        Bref, il y a bien bulle et l’action du gouvernement ne va qu’amplifier un mouvement de correction inévitable qui a d’ailleurs déjà démarré.

  15. Aristarque

    Dans la charmante URSS (au sens de la fée Carabosse qui envoûte sa victime) et ses pays satellites, les prix étaient contrôlés et fixés le plus souvent sans la moindre référence crédible avec les coûts de production ou de fourniture.
    Ils étaient à l’évidence politiques.
    La comparaison crue avec les prix de l’enfer capitaliste était en retour dévastatrice, bien évidemment, pour les gogos faibles en esprit.
    Cela permettait au Propagandastaffeln du coin et à ses relais d’Occident de « démontrer » les bienfaits du socialisme réel mais avec la condition sine qua non de regarder cela de loin (de préférence, de l’extérieur des frontières) sans vouloir y aller vérifier en direct…
    Dès que l’on voulait passer aux travaux pratiques de se procurer ces merveilles à Bakou, il y avait comme par hasard, rupture de stock, défaut de livraison, etc…
    Alors entre le choix d’avoir en théorie quelque chose de bon marché qui est introuvable dans la réalité et la même chose en plus cher mais qui déborde des étagères, mon confort me fait préférer la seconde option…
    Je sais, je suis un sale libéral qui ne comprend pas la grandeur du socialisme scientifique qui fera le bonheur de l’humanité un jour (lointain)…
    Tant pis!

    1. Super0

      En effet si l intelligence gouvernait ce monde cela serait plus simple….quoi que !? Qu est ce que l humain finalement ?
      Je respecte la logique et l intelligence ( ce dont je manque) mais je pense de plus en plus que finalement cela ne sert à rien d etre ideal dans ce monde. Si le liberalisme prouve tous les jours que ça marche : chili, new zeland, autralie, suede, suisse etc..le socialisme reste un besoin humain. Comme de croire en Dieu en quelque sorte. Tant que le liberalisme ne completera pas cette part imparfaite de l humain on va continuer à manger du socialisme.

      1. Elphyr

        Cet argument du « besoin de compenser les faiblesses humaines » est hypocrite et fallacieux.

        Tout le monde admet avoir des faiblesses. Partant de ce principe, un groupe aussi admet des faiblesses (puisque composé d’éléments qui en admettent). Et là, les charlatants et les manipulateurs (l’origine des Eglises est un exemple équivoque) vous diront comment les compenser et les calmer sans même les avoir étudiés.
        Les honnêtes vous diront simplement de réfléchir et de combattre vos faiblesses non en les placant dans des idoles farfelues et hors d’atteinte mais dans une réflexion sensée sur vous-même (ou sur votre groupe).

        Votre idée de « besoin humain » prouve que la Propaganda est encore virulente.

        1. Super0

          Autant pour moi. J aime les gifles. Je ne suis ni socialiste, ni liberal, ni piposophe, encore moins ecolo.La certitude me fait peur car elle conduit à l extremisme.Le fait que les Français aiment le socialisme vient de ce que vous venez de dire : culture religieuse, partage de l argent des autres etc…je peux encore une fois en essayant d ecire mieux exprimer mon doute sur la capacité humaine à voir le bien et le mal comme vous. Est ce que devenir comme ce fou en norvege est la solution ? Ou est ce que le liberalisme souffre d un manque de qq chose ? Il y a quand même une raison à l engouement des gens pour le socialisme, non ? Si oui pourquoi ? Et pourquoi le liberalisme n est pas plus represente dans le monde ? Pourtant il y a des preuves que ça marche…beaucoup de pipo question…desole…alle encore une baffe, merci

        2. Nocte

          Super0, la raison de cet engouement pour le socialisme repose certainement sur deux points (au moins)
          – l’idée débile de l’égalité (en droits, deux mots souvent occultés)
          – la jalousie

          On pourrait aussi parler des promesses faites par nos amis politiques qui repoussent toujours plus loin les fonds de poches du contribuable, ces mêmes promesses qu’ils financent avec l’argent gratuit des contribuables, dans le seul but de se faire réélire…

  16. NOURATIN

    C’est évident. Quand on tente de forcer les lois naturelles,
    on engendre toujours des catastrophes. Le cas le plus flagrant restera le communisme dont on a vu en URSS tous les
    effets dévastateurs. Remarquez, le socialisme en France, ce n’est pas mal non plus, toutes proportions gardées.

  17. barboteur

    M’est avis que actuellement, dans les zones sinistrées américaines, ce ne sont pas les distributeurs d’essence qui s’occupent de faire venir l’essence à leurs frais.
    Prenez en exemple les stations de service avec essence gratuite.
    Ils sont forcément aidés, matériellement et financièrement, par l’état fédéral.

    Ensuite, rendre inaccessible une ressource nécessaire aux populations les plus précaires ne pose pas, en priorité, de problème au niveau moral mais au niveau sécuritaire.
    Si ils ne peuvent l’avoir avec l’argent, dans une zone en chaos complet, ils l’auront par le vandalisme … Et là, ce ne sont plus les plus riches qui peuvent avoir la ressource, mais les plus sauvages.

    1. Bof. En pratique, ce n’est pas comme ça que ça se passe, donc les spéculations sur « si on ne fait pas comme ça, les gens vont devenir fous et tout péter » ne sont que ça : des spéculations.

      1. Porcinet

        Pour reprendre mon exemple japonais (voir plus haut), il n’y a pas eu de chaos malgré l’absence d’électricité, les destructions et la peur (Fukushima)… Au contraire, les gens se sont entraidés naturellement (l’administration a plutôt mis du baton dans les roues à l’aide humanitaire, pour des raisons bureaucratiques) et les commerces ont continué à fonctionner tant bien que mal.

  18. MarcusVinicius

    Excusez ma naïveté, mais le gérant de la station service dans le cas de figure cité, gagnera plus d’argent, même avec des prix encadrés, il me semble. Je veux dire, qu’au lieu d’avoir 200 clients dans la journée, il en aura 2000 en cas de crise. Et même si les prix sont bloqués, il verra ses recettes augmenter, non ?

    1. Non. Sa marge restera la même et comme il la fait sur les autres produits (barres chocolatées, café, bière, chips, bonbons, conneries autour de la pompe) et que les 2000 personnes se bousculent pour de l’essence (juste de l’essence), le gérant est perdant. Comme, en plus, l’approvisionnement n’arrivera pas plus ou plus vite, il va liquider ses 2000 clients en 1 jour au lieu de 10, et ensuite, sera à sec en attendant le prochain (lointain) passage de citerne.

  19. MarcusVinicius

    Tiens, entendu ce matin sur BFM TV : pénurie de carburant à New York, l’essence se vend au marché noir 5 fois le prix officiel. Ca n’a pas traîné…

    1. Oui, j’ai vu ça. Il est toujours amusant de voir que certains, même devant la réalité, ne peuvent s’empêcher de dire « meuhnon il faut rationner / il faut caper les prix sinon ce serait la loi de la jungle ».

  20. Antoninov

    Ne peut-on pas accuser l’Etat de faire du « price-gouging » également? Les services comme le transport, une instrastructure en bon état, la police, … ne sont plus assurés en temps de crise avec la même qualité par l’Etat. Donc même si le prix n’a pas changé (impots), le service a diminué. Cela ne revient-il pas à une augmentation de prix à service équivalent? 😉

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