Inévitablement, le socialisme tourne au vinaigre

Au cours de l’Histoire, on a pu vérifier que le socialisme, même à petites doses, provoquait quelques effets secondaires fâcheux. Quand bien même, certains pays persistent dans leurs erreurs. L’actualité récente nous fournit quelques exemples limpides, illustrant à merveille les expériences qu’il faudrait éviter à tout prix.

Pour commencer, prenons le cas de plus en plus dramatique de l’Argentine. Je dis « dramatique » à raison, puisqu’on parle ici d’un pays qui avait réussi à se hisser, au début du 20ème siècle, parmi les pays les plus riches de la planète (7ème rang mondial en 1930) et s’était forgé une réputation telle qu’on avait vu, en France par exemple, l’émergence d’une expression telle que « riche comme un Argentin », et qui dégringole doucement dans les classements, pendant que sa population s’appauvrit, au point qu’on voit maintenant plutôt fleurir les blogs comme celui de Ferfal qui explique plutôt comment survivre à l’effondrement en cours.

Et depuis les années 2000 et l’arrivée de Nestor Kirchner, le pays aura résolument décidé de s’orienter vers un socialisme de plus en plus pur (ou dur, selon l’opinion), politique d’ailleurs suivie avec entrain (et une main lourde contre les manifestations d’opposants) par sa femme, Christina. Assez rapidement et en conformité avec l’idéologie collectiviste, le marché libre a été relégué à la partie congrue de l’économie, soi-disant pour favoriser une justice sociale qui s’est traduite par une plus grande injustice, une plus grande pauvreté, et, comme systématiquement dans les pays socialistes, la concentration croissante des richesses et du pouvoir dans les mains d’un petit nombre d’apparatchiks et leurs amis.

Communism : it's a party

De façon fort intéressante, le déclin argentin observé sous les Kirchner s’accompagne d’une inflation galopante, d’une joyeuse impression de papier monnaie et d’un effondrement progressif des mécanismes de marché.

Ce qui devait arriver arriva : le 4 février, dans l’indifférence des médias occidentaux qui avaient d’autres chats à fouetter, Kirchner a décidé de fixer purement et simplement les prix des biens vendus en supermarchés pour une période de deux mois. Comme on peut d’ores et déjà s’en douter, les consommateurs un peu avisés vont se ruer sur les produits dont ils vont avoir besoin pendant les deux prochains mois, sachant que lorsque la fixation tombera, le 1er avril prochain, les prix vont bondir pour rattraper l’inflation.

Bien évidemment, cette fixation autoritaire des prix intervient après des mesures coercitives fortes sur les mouvements de capitaux, une restriction de l’accès au dollar américain (utilisé par le peuple pour se prémunir de l’inflation du peso argentin) et une augmentation subite des Credit Default Swaps sur la dette argentine. Et pour compléter le tableau de la montée en puissance de l’interventionnisme d’état, le gouvernement argentin vient d’interdire les publicités des supermarchés et des revendeurs d’électronique dans les principaux journaux du pays. L’idée derrière cette interdiction est d’empêcher les journalistes du cru de récolter les prix à la consommation et d’établir ainsi un indice des prix plus solide que celui produit par le gouvernement, largement sous-évaluée (sous-évaluation qui a d’ailleurs valu des mesures de sanction par le FMI).

Pas de doute, le socialisme argentin est en train, comme tous ses précédents avatars historiques de par le monde, de tourner dictatorial, avec un effondrement économique complet à la clef, hyperinflation comprise.

communism party is over

Dans le même temps, l’autre grand pays joyeusement socialiste d’Amérique Latine, le Venezuela, continue de s’enfoncer dans un marasme dans une trajectoire descendante que même la provisoire sortie de crise de 2010 (qui a plutôt bien profité à l’Argentine ou d’autres pays voisins) n’a pas réussi à redresser. Depuis l’avènement de Chavez au pouvoir, le pays, pourtant fort riche en pétrole, n’enregistre aucune révolution autre que bolivarienne, une inflation à deux chiffres et une gestion de sa monnaie particulièrement complexe.

Là encore, ce qui devait arriver arriva : samedi dernier, le bolivar a dévissé de plus de 30%. Concrètement, cela signifie que les Vénézuéliens viennent de s’appauvrir un bon coup, à savoir … 46% (le bolivar perd 32% de sa valeur face au dollar, ce qui veut dire que tous les biens d’importation cotés en USD deviennent 46% plus chers)

Tout ceci ne doit, malheureusement, rien au hasard. Il faut bien comprendre que ces petites manipulations honteuses sur la monnaie ne sont que le résultat parfaitement prévisible et prévu d’une incompréhension compacte de l’économie par les dirigeants socialistes de ces pays. Et ce qui est à l’œuvre en Argentine et au Venezuela n’est que l’illustration de ce qui va inévitablement arriver dans les autres pays qui tentent les mêmes recettes idiotes. Ainsi, les efforts colossaux de la BCE pour créer une inflation durable, pour le moment contrés par le désir du secteur privé d’apurer aussi vite que possible sa situation (d’où la faible création de crédit actuelle), aboutiront inévitablement à réduire la valeur de l’Euro dans des proportions énormes. De la même façon, les bidouillages monétaristes spasmodiques de Ben Bernanke à la Fed américaine affaiblissent tous les jours un peu plus le dollar qui ne doit sa survie actuelle qu’à la position américaine dominante et à l’intérêt bien compris des principaux opérateurs du système actuel à faire tenir le rêve éveillé aussi longtemps que possible.

che vador

Parallèlement à ces expériences socialistes calamiteuses en Argentine et au Venezuela, il est ironique de constater que l’expérience chilienne, même modérément libérale, aura apporté à ce pays (qui ne dispose pas des ressources pétrolières de Chavez, par exemple) des bénéfices constants que les actuels sociaux-démocrates au pouvoir ne veulent surtout pas remettre en question. Il faut dire que l’expérience socialiste chilienne a montré là encore sans ambiguïté que la catastrophe est toujours au bout.

Chaque jour, les expériences qui sont en cours dans tous les pays du monde pointent dans la même direction : les gouvernements qui savent tenir un budget (sans déficits), qui laissent le marché aussi libre que possible et qui limitent les interventions de l’État aux stricts domaines régaliens (armée, diplomatie, police, justice) sont les pays qui cumulent à la fois les indices de liberté, de développement humain et économiques les plus élevés. Chaque gouvernement qui introduit, même à petites doses, des principes libéraux de gestion publique, de libéralisation, de subsidiarité et de moindre interventionnisme, obtiennent de façon systématique des effets positifs et bénéfiques documentés. Inversement, chaque gouvernement qui s’entête dans des politiques keynésiennes dépensières, qui fait fi de l’équilibre budgétaire, chaque gouvernement qui assoit sa légitimité démocratique sur la distribution de prébendes, d’avantages sociaux de plus en plus éloignés du régalien, chaque gouvernement qui intervient sur tous les marchés pour orienter les comportements des consommateurs, en bon constructiviste, chaque gouvernement qui empile ces habitudes collectivistes et socialistes finit systématiquement par conduire le pays à sa ruine.

La France et plus généralement l’Europe ou les États-Unis ont ouvertement choisi ces voies socialistes. Tout comme le Venezuela et l’Argentine, la ruine sera au bout, inévitable.

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Commentaires123

    1. Ah j’ai eu un excellent week-end, mais bon, les Argentins et les Venezueliens, hein, vouzypensez, aux Argentins et aux Venezueliens, hein ?

    2. LNB

      Moi j’ai l’impression que meilleur le we est, plus « ce pays est foutu » le billet est. Ca me fait pareil. Plus on est en forme et heureux, meilleur est le transit et par voie de conséquence, meilleure est la lucidité. C’est là que ça fait mal. Nous sommes condamnés à n’avoir que des satisfactions éphémères. Je me lève, reposé et détendu, je satisfais à mes besoins naturels sans encombre et je décide d’aller lire Les Echos. Et là, je vois le rapport de la Cour des Comptes. Ce pays est foutu et la journée aussi. Merci pour ce blog!

  1. Emma

    Merci de cette analyse H16. En effet, nos journalistes ont d’autres chats à fouetter, c’est bien dommage car ce qui se passe en Argentine est très instructif et vous avez raison de nous décrire cette situation.
    Le Vénézuela ne va guère mieux mais il a du pétrole.
    Je mets votre billet en parallèle avec celui de Guy Sorman Les États brisés http://gsorman.typepad.com
    Tous les deux vous dites la même chose avec la même belle constance.

  2. Elphyr

    Et heureusement que y’a Méluche sur les plateaux télés pour féliciter à tous va les révolutions populaires latinos et la « grande puissance » de l’Argentine.

    Et le pire c’est que ce genre d’idée plait et que je cotoie tous les jours des Che en herbe qui, par désespoir ou je ne sais quoi d’autre, veulent faire une énième lutte des classes (parceque ca doit être rigolo, j’vois pas d’autres raisons), préférant se fédérer contre un ennemi facilement discernable plutôt que de réfléchir aux tenants et aboutissants de leurs choix (politiques ou autre).

    Et de l’autre côté y’a le protectionnisme bleu marine, à l’âme aussi noir et malade que son paternel, qui se résume à « l’autre c’est le Mal ».

    Ce pays aurait pu être sauvé par du renouveau politique. Pas même des libéraux, juste des gens réfléchis et sensés. C’est surement trop demandé…

    1. Heimdal

      En l’occurrence, le « paternel » était le seul homme politique libéral dans les années 80. Je sais, ça fait mal de l’entendre, mais c’est la vérité…

      1. Heimdal

        Ah… J’oubliais… Le FN, comme tous les partis « populistes » vont dans le sens du vent.. Si les Français n’étaient pas si « à gauche » en matière économique, le FN ne serait pas non plus « à gauche » en matière économique…

        1. eheime

          Le programme FN était, du point de vue economique seulement, réellement libéral (flat taxe, état de droit, respect de la propriété privée). C’est un fait. Depuis Marine, le programme est objectivement axé sur un replis sur soi et du socialisme. D’ailleurs je pense qu’une bonne partie de l’electorat « conservateur » n’en a pas forcément conscience.

        2. dan_bn

          Effectivement le FN cache de plus en plus son libéralisme au profit d’un protectionnisme et d’un interventionnisme d’état.
          Je pense que c’est un mal nécessaire pour etre en mesure de se poser en recours pour accroitre son électorat.
          Cependant, on connait déjà le socialisme à la mode UMP ou PS.
          On peut toujours espérer ce ce serait moins pire avec un FN aux manettes.
          De toute facon, il n’y a pas d’autre solution à courte et moyen terme.
          Mieux vaut un changement avec une part d’inconnu, que la dégénérescence fatale que les politiques nous infligent depuis des decennies.

  3. simple citoyen

    Il faut savoir qu’en 2010 le bolivar avait déjà été dévalué avec la mise en place d’un système de change à deux vitesses. Le cours officiel au dollar est passé en gros de 2.15 à 4.3 pour les biens courants et 2.6 pour les biens dits prioritaires. La nouvelle dévaluation met fin à ce système à deux vitesses ce qui explique la différence entre le taux de change effectif et celui annoncé qui ne concerne que le taux des biens courants.
    Enfin, l’inflation en 2009 était de 29.5% et de 30% en 2010. Ce qui situe l’autre versant du problème et montre les similitudes entre le Venezuela et l’Argentine.

  4. Nord

    Bravo!

    Il se trouve que je fais (en dilettante) des recherches sur la DDR et l’Allemagne divisée en général, me concentrant sur l’évolution de ces deux sociétés jusqu’à l’effondrement de l’Est. Certes la confirguration n’est pas la même que celle des pays cités dans ton billet, mais il est une tendance commune, un axiome: inévitablement, le socialisme tourne au vinaigre! (c)h16 😀

    Au fait, petite coquille: « qui fait fit » … euh ce serait plutôt « qui fait fi »

    1. Aristarque

      Beaucoup de leurs plus fervents soutiens ne les subissent pas quotidiennement. Avez-vous entendu dans un passé plus ou moins proche, des spécimens de nos intellectuels annoncer leur délocalisation pour aller soutenir le camarade Castro ou Chavez, au hasard?…

      1. breizh06

        JL Mélenchon à dit : « Chavez n’est pas un modèle, il est une source d’inspiration ».
        (source: revue Commentaire no 140, page 1129)

  5. max

    Il va falloir qu’ils bloquent le net qui est peu trop bavard :

    Mais alors, comment faire pour avoir une estimation correcte de l’inflation réelle en Argentine, sans pouvoir collecter sur le terrain les données concernant l’évolution des prix ? Une superbe initiative du Massachusetts Institute of Technology (MIT), intitulé « The Billion Prices Project », permet de répondre à cette question. Chaque jour depuis octobre 2007, un « robot » du MIT scan le web, en collectant sur les sites des grands supermarchés de chaque pays l’évolution d’un grand nombre de produits (environ 20.000 produits par supermarché ET par jour !!!), et en sauvegardant ces informations dans une base de données.

    http://www.captaineconomics.fr/actualite-economique/item/278-argentine-inflation-officielle-reelle-croissance

  6. cherea

    « riche comme un Argentin »

    Tout à fait, par exemple dans Voyage au bout de la nuit, Bardamu raconte par le détail les folles dépenses des Argentins dans le Paris de 14-18, surtout les éleveurs de viande…

    Pardonnez l’incise et le fait de ne pas réagir sur le fond…

    1. parisien

      De toute façon en 14-18 la plupart des habitants de Paris étaient riches : les pauvres ils se faisaient trouer la peau au front pendant que les bourgeois se gavaient. Les opéras, les théâtres, les restaurants de luxe affichaient complet.

      1. cherea

        faux, il n’y avait pas que les pauvres au front, toutes les classes sociales étaient parties se battre, voyez les monuments aux morts de nos villes et villages vous trouverez de nombreux noms d’aristocrates, il était très compliqué de sauter la conscription, il n’y avait que les réformés et les pas bons pour le service…maintenant qu’il y ait eu des différences de conditions sur le front, c’est évident, mais elle était plutôt entre les gradés et les non gradés.

        Il a été possible à un moment en France d’envoyer un autre au service militaire, surtout lorsqu’il durait plusieurs années…mais c’était plutôt dans les années 1850…

        « 21 mars 1905 : L’ancien système de tirage au sort est supprimé. Sous le gouvernement de Maurice Rouvier, loi imposant le service personnel, égal et obligatoire, préparée par le général André, ministre de la guerre. Sa durée est fixée à deux ans. Introduction de la notion de sursis. »

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Service_militaire_en_France#La_loi_Jourdan_instaure_la_conscription

        Après oui, il y avait plus de pauvres qui mouraient car ils étaient plus nombreux, on peut même dire que les paysans sont morts en nombre puisque la France était encore largement paysanne…mais les morts de 14-18, les combattants de cette période sont dans l’ensemble assez représentatifs de la société française,…

        1. Janus

          Tout à fait d’accord, Cherea : Et à partir de 1915, tous les ouvriers qualifiés sont retournés dans les usines pour faire marcher les usines d’armement et donc se sont fait trouer la peau les bourgeois, les paysans (plus de 50% de la population active à cette époque), les employés et les intellectuels (Faites la liste des génies de la littérature qui sont passés dans le hachoir…) Ce qui explique en partie l’essor merdique du Communisme et du syndicalisme de merde : seuls les ouvriers qualifiés avaient échappé au grand massacre égalisateur et ils en ont profité pour foutre le bordel dans ce beau pays…

  7. cherea

    Bon, dans l’ensemble, on peut toujours critiquer le socialisme et avec raison…cependant dans vore présentation de l’Argentine d’aujourd’hui, on lit également en creux la situation de l’Argentine avec sa crise suite à la pleine politque libérale des années 1990…j’y suis allé en 2003, un an et demi apr`s la crise et franchement c’était pas beau…des ingénieurs chimistes voués à faire le taxi, des types qui ne peuvent pas se payer leur médoc…

      1. ludo44270

        Allons, comme bien sur le socialisme c’est le bien, quand la réalité eclate c’est la faute du capitalisme exacerbé. Vous verrez le jour ou la dette de la france va faire boum et que les taux vont grimper ce sera encore la faute du libéralisme et de la cupidité égoïste qui demande des rendements hors de proportion.

        1. cherea

          on peut tout de même critiquer certaines dérives du libéralisme sans être un anti-libéral primaire et un affreux communiste.
          « Allons, comme bien sur le socialisme c’est le bien, quand la réalité eclate c’est la faute du capitalisme exacerbé. » Ai-je dit que le socialisme c’est le bien? Clairement non.

          Personnellement j’ai toujours considéré que la démocratie c’est : les libertés individuelles + la propriété privée…voyez bien que je suis très éloigné des socialistes et autres, maintenant on peut donner son avis avec nuances sans passer pour un affreux journaliste (lapsus, je le laisse il est trop beau, je voulais écrire communiste). Et oui, je confirme on peut dire que la politique, allez je vais mettre des guillemets, « d’inspiration libérale » de l’Argentine des années 1990 n’a pas accouché de fabuleux succès, tout comme le socialisme en oeuvre actuellement.

          C’est pénible d’avoir à se justifier… Vous avez les mêmes défauts que les plus stalinistes des communistes qui criaient à l’impérialiste dès qu’un contradicteur mettait en doute la pertinence de certaines actions.

          1. Non, sérieusement, la politique de l’Argentine des années 90 n’était pas d’inspiration libérale. Vraiment non. Privatiser ne suffit pas, loin s’en faut.

      2. cherea

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Carlos_Menem

        Vous irez voir à politique économique et vous ferez vos petites recherches. Je critique bien à vos côtés le socialisme argentin du moment, j’explique simplement que dans votre article il manque la critique de la politique libérale, disons mal faite, des Menem et consorts…qui a mené à la crise du début des années 2000. Ça ne me semble pas être un crime de lèse majesté envers le taulier du blog. Non?

        1. Mais justement : un déficit fiscal important, un taux d’échange des monnaies fixes, ce n’est pas libéral du tout, du tout, du tout (oh, comme par hasard, j’en fais mention dans les derniers paragraphes du billet). Et je ne parle pas ici de points de détails, puisque c’est précisément ce qui a conduit à la ruine argentine de 2000 et après.

          Une goutte de merde dans un bol de soupe, ça fait un bol de merde.

    1. Tea Party

      Ménem était corrompu jusqu’à la moelle, bien sur baptisé néolibéral par les bien-pensants. Les historiens parlent même de 25 ans de  » mafiocratie ».

      Le coup est classique, dés qu’il y a un pourri, doublé d’un incapable, il ne peut être que néo-ultra-turbo libéral, sauf s’il est de gauche bien sur ! Cela devient vraiment lassant.

      1. cherea

        Privatisation de tous les services publics, un taux d’échanges des monnaies fixes, pas tout à fait, puisque la politique monétaire argentine était directement décidée par la FED du fait de l’arrimage du peso au dollar…

        @tea party: on a tout de même le droit de critiquer Menem sans être un anti-libéral forcené et dire que cette politique n’a pas été bénéfique…

        @h16, on aurait pu ajouter la désastreuse expropriation des avoirs de Repsol quant au gaz…et autres politiques du même acabit

        1. ph11

          « Privatisation de tous les services publics »

          Ce qui ne signifie pas pour autant le libéralisme.
          Le socialisme qui assainit ses comptes, ce n’est pas le libéralisme.

          «puisque la politique monétaire argentine était directement décidée par la FED du fait de l’arrimage du peso au dollar…»

          Ce qui est faux, car si la monnaie était arrimée, la planche à billet argentine fonctionnait, cause de la surévaluation du peso. Planche à billet utilisée pour financer la bureaucratie dont le cout a explosé.

          Lisez le lien dans l’article http://www.contrepoints.org/2013/01/19/111850-le-declin-de-largentine-sous-les-kirchner

    2. MIA

      Vous citez les conséquences et oubliez les causes. C’est la dévaluation du peso et la fin du currency board qui ont provoqué la crise. C’est le défaut sur la dette d’Etat qui a ruiné les épargnants et les entreprises.

      Si on revient à la décision du currency-board, elle fait suite à l’hyperinflation qui suit l’échec du plan Austral.

      La monnaie n’est pas un jeu et l’Argentine a sûrement eu l’une des pires gestion monétaires de l’histoire contemporaine. Ils ont fait le choix d’un currency board (sans pression du FMI) au début des années 90 et ont eu une gestion tout sauf rigoureuse. Ce système impur et corrompu et trop rigide ne pouvait pas tenir.

      1. Janus

        C’est exactement le même problème pour l’euro et le décrochage France Allemagne…La corruption n’est qu’un epiphénomème : MUNDELL Messieurs relisez MUNDELL : La preuve de la valeur de sa théorie est sous vos yeux: Argentine et aujourd’hui les PIGS face à l’Europe du Nord et l’Euro Mark…
        Quand on voit le petit ridicule MITTERAND tenir la main de KOHL à VERDUN, le rude MANGIN devait se relever dans sa tombe

        1. MIA

          C’est tout à fait vrai. Mundell est le père idéologique de l’euro. Mais l’homme n’est en aucun cas un idiot. Relisez son débat avec Friedman. Ils partagent les mêmes hypothèses mais débouchent sur des conclusions radicalement opposées.

          Pour Mundell, l’euro n’était que l’aboutissement d’un phénomène de réduction du nombre de politiques monétaire autonomes à l’échelle mondiale. En clair, le monde se serait partagé entre différentes zones monétaires unies par le commerce. Même si différentes monnaies continuaient à exister, les taux directeurs et objectifs d’inflation seraient les mêmes et les pays les plus puissants mèneraient la danse. L’euro servait juste à le concrétiser. Il n’imaginait pas que les Européens puissent regretter l’instabilité de l’inflation et les dévaluations. Il avait même cité dans ses théories que l’Euro devait amener une série de réformes libérales visant à assouplir la circulation du capital et du travail et limiter fortement le déficit budgétaire. On commence avec 10 ans de retard ces réformes alors que c’est peut être déjà trop tard.

          Beaucoup de critiques contre l’euro sont souvent contre le libre échange plutôt que sur les mécanismes de la monnaie unique.

      1. Waren

        A propos, vous avez vu que les politiques voient dans cet incident « un excès de la mondialisation ». Immédiatement, je me suis rendu sur Médiapart pour y découvrir que « L’alerte sanitaire autour de la viande de cheval incorporée frauduleusement aux lasagnes surgelés constitue un parfait exemple de toutes les errances possibles de l’économie libérale débridée »

        H16, tu t’y colles 🙂

        1. Aristarque

          Et quand le socialisme promet la prospérité pour tous et qu’on obtient systématiquement la paupérité pour tous (hors la Nomenklatura, bien sûr), c’est aussi une errance de l’ économie libérale débridée????

    1. parisien

      Achetez des pâtes : ça se conserve très longtemps, c’est utile, c’est échangeable, sa valeur ne baissera jamais et ça peut vous sauver la vie.

  8. Phil aus Berlin

    En effet ça tourne au vinaigre dans pas mal de pays et les journalistes français semblent assez peu curieux pour regarder du côté de l’Argentine, de Cuba ou du Venezuela. Ils préfèrent se concentrer sur la critique du « Made in Germany » (un livre qui à n’en pas douter fera fureur à gauche), c’est probablement parce que c’est plus proche géographiquement…
    Si on extrapole le raisonnement, la zone euro est donc condamnée à exploser d’ici (?? je ne lis pas dans le mare de cacfé) puisque certains pays ont des budgets équilibrés et réduisent lentement leur dette alors que d’autres (suivez mon regard) militent pour « un tournant de la croissance » à base de dépenses toujours plus élevées avec un retour de la croissane qui améliorera les contes (non il n’y à pas de faute à conte) publics. Au secours cela va mal finir en Europe.

    1. Aristarque

      Et un an et demi après, votre commentaire pourrait être réécrit sans aucune modification, hélas pour la Grance en particulier mais pas seulement…. :mrgreen:

  9. Pascale

    Chavez a eu une chance hallucinante. Pour entretenir le culte de sa personnalité par les Vénézuéliens et donc pour pratiquer le populisme le plus abouti, il a bénéficié de la manne pétrolière. Mais son populisme qui achète les voix de ses compatriotes le maintient dans l’immédiateté des mesures sans vision à long terme.
    Du coup, son clientélisme appauvrit le pays qui, normalement géré, c’est à dire sans l ‘objectif d’entretenir l’amour des Vénézuéliens pour son ego disproportionné, devrait se positionner , en terme de richesse du peuple, au niveau des pays les plus riches de sa planètes.

    1. Pascale

      Bon, mais , c’est sur : c’est la faute aux USA et aux ultra-neo-turbo-libéraux si le Venezuela n’arrive pas à sortir sa population de la violence, des pénuries et de la misère …

  10. Sylvain JUTTEAU

    Quel bonheur, quelle fluidité du style,…encore un régal ! Merci.

    Je ressors les « Axiomes du Socialisme » créés céans, avec un complément pour l’axiome n°1. (j’ajoute : « et son élite »)

    ***********

    Ici, pour le sujet du jour, les choix politiques des pays visés s’expliquent par l’axiome n°6

    —————————-

    AXIOMES DU SOCIALISTE
    …ici dénommé « sangsue collectiviste ».

    Axiome n°1 : La sangsue collectiviste nourrit sa clientèle électorale et son élite au détriment des vrais pauvres.

    Axiome n°2 : La sangsue collectiviste préfère la contrainte fiscale au contrat.

    Axiome n°3 : La sangsue collectiviste méprise le producteur de valeur dont elle se repaît.

    Axiome n°4 : La sangsue collectiviste déteste la pluralité d’opinions car elle croit incarner une vérité transcendante.

    Axiome n°5 : La sangsue collectiviste prétend créer un Homme Nouveau.

    —-> Axiome n°6 : La sangsue collectiviste fait primer la séduction sur le réel.

    Axiome n°7 : La sangsue collectiviste appelle les hauts fonctionnaires « serviteurs de l’Etat » plutôt que « fonctionnaire au service des citoyens ».

    Axiome n°8 : La sangsue collectiviste est généreuse avec l’argent des autres.

    Grosses Bises.

        1. Charentais libéral

          On peut citer aussi la citation de Soljenitisme : « Il est plus facile d’asservir un peuple par la pornographie que par les miradors », les deux se rejoignent, non !! :

  11. something

    La photo de « Dark Che » est tout simplement géniale, flippante mais géniale. Je profite de ce billet sur le socialisme pour poser une question qui me taraude et à laquelle je ne parviens pas à répondre par la seule force de mon petit cerveau : quels sont les mécanismes qui font que économie administrée = magasins vides ? Avis aux âmes charitables (je n’ose dire « solidaires »)et merci par avance.

    1. Aristarque

      Une première explication tient au fait qu’on ne peut pas penser et agir pour la Révolution, le Grand Soir, le Bien de l’ Humanité, etc… et se préoccuper de choses aussi triviales que l’ approvisionnement des magasins qui entretiennent chez les boutiquiers un égoïsme (fait déjà mis en valeur par le ci-devant Adam Smith) dont les Purs et valeureux Révolutionnaires ne sauraient s’accommoder…
      Il y a également d’autres raisons comme mon entame l’ indique…

      1. something

        Merci mais ma question portait en fait sur les mécanismes réels de ce phénomène. En URSS, il y avait pourtant des biens produits en amont et il n’y avait rien, ou si peu, dans les magasins. Est-ce parce que l’URSS produisait surtout des machines-outils et des armes au lieu de biens de consommation courante ?

        1. gem

          Pour la même raison qu’on manque de HLM : les prix administrés sont toujours fixés trop bas, donc les produits correspondant sont sur-demandés (prix de vente < frais de production = produit très avantageux quand on peut mettre la main dessus), et disparaissent des rayons en un rien de temps, souvent même avant d'atteindre la vitrine.
          Et pourquoi les prix sont-ils fixés trop bas ? Parce qu'ils sont fixés, tout simplement. Et par dessus le marché, les quantités aussi sont fixées. Ainsi, non seulement les produits pas assez cher sont-ils absents des magasins, mais en plus on y trouve quantité de trucs dont personne n'a rien à foutre, mais produits à grand frais.

        2. Pandora

          D’accord avec Gem.
          L’Etat est le gestionnaire de la pénurie : chaque fois qu’il s’immisce dans un domaine, il créé la pénurie.
          Toute réglementation, toute mesure coercitive diminue l’offre.

        3. YP

          Une autre raison qui découle de celle décrite par gem, c’est que dès que quelqu’un pouvait mettre la main sur quelque chose qui se revendait cher au marché noir… La marchandise en question se retrouvait quasi systématiquement sur le marché noir.

          Et comme personne n’avait aucune envie de s’investir / d’investir dans une production, l’offre ne risquait pas de s’adapter à la demande…

          Les réglementations mises en place par exemple en France (pays des NF, CSTB, AFNOR, ect ect) vise plutot à protéger les entreprises locales en rendant l’importation plus difficiles : cela contribue à diminuer l’offre (par la concurrence) et surtout à maintenir les marges (beaucoup de produits sont plus chers en France que dans les pays voisins.)

      2. parisien

        Aristarque ce que vous dites me fait penser à Battisti, le grand Révolutionnaire rebelle soutenu et hébergé par la gauche française, qui a assassiné un… boucher. Quel geste héroïque et quel apport pour la Révolution !

        1. prunelle

          et nous, nous avons le vociférant Mélanchon qui n’est pas content, mais vraiment pas content de l’émission l’ombre d’un doute sur son copain Robespierre et les massacres de Vendée.
          C’est ça un communiste, ça éructe beaucoup, c’est très jaloux du travail et de l’argent des autres et c’est totalement incompétent!

    2. MIA

      Je vous reciterai un merveilleux commentaire de Lucilio dans son article sur Allende dont je me souviendrai toujours.

      http://www.contrepoints.org/2011/09/11/798-la-voie-chilienne-vers-le-socialisme

      DEBUT DU COMMENTAIRE

      « …il y a malgré tout orchestration du désordre économique . »

      Non, ça c’est la légende dorée de la gauche. Il n’y a pas eu d’«orchestration du désordre économique par différentes multinationales, entreprises chiliennes, banques et le patronat ». Il n’y en avait pas besoin. Car il n’ y a pas besoin d’orchestration quelconque pour qu’apparaisse, par exemple, les pénuries. C’est simplement une loi économique d’airain : partout et toujours, chaque fois qu’un gouvernement impose le contrôle des prix en même temps qu’il fait tourner à plein la planche à billets, les biens réels disparaissent du marché. Pas besoin de complot pour organiser cela, cela se fait tout seul, automatiquement, parce depuis toujours, tout le temps, partout dans le monde, quand un marchand est obligé de vendre ses produits à un prix bloqué alors que la valeur de l’argent s’effondre suite à la politique monétaire du gouvernement, il préfère garder ses marchandises, réelles, sous le coude plutôt que de les échanger contre des billets de Monopoly, et donc, les retire du marché définitivement ou passe par le marché noir. Depuis Lénine jusqu’à Chávez, les socialistes n’ont toujours pas compris ce simple mécanisme et ont toujours besoin de recourir à la théorie du complot des forces conjointes capitalistico-réactionnaires pour se dédouaner de leur impéritie.

      FIN DE COMMENTAIRE

        1. dan_bn

          En fait, ce n’est pas seulement un probleme de fixation des prix, mais aussi de distribution.
          Dans une economie administrée, la distribution est faite selon des critéres fixes ou des decisions de bureaucrates, qui ne tiennent pas compte de la réalité changeante.
          Une entreprise privée sait par expérience où distribuer ses produits pour qu’ils soient bien vendus (ni trop ni trop peu) et à quel prix (éventuellement selon le lieu).
          Elle doit le faire pour faire du profit et vendre mieux que ses concurrents.
          Pour ce faire, elle met en place des remontées d’information des points de vente vers le siège, qui permettent au siège d’améliorer et d’adapter sa distribution et ses achats.
          Ainsi, s’il y a une changement dans les habitudes des consommateurs, elle pourra s’y adapter.
          Tout ceci, l’economie administrée est incapable de le faire, ou elle le fait très mal, car les fonctionnaires n’ont pas la motivation du profit pour coller à la réalité.

      1. MIA

        En ce qui concerne le manque de diversité des produits on peut le mettre sur le dos de la plannification rigide qui empêchait l’apparition de nouveaux produits que seul le marché libre (préférence des agents) peut former.

        Pour ce qui est du défaut de production (et non de distribution), les entreprises n’avaient pas de d’objectif de rentabilité. Elles avaient des objectifs de production souvent irréalistes et donc falsifiaient leurs comptes pour ne pas être sanctionnées. Le système était tellement immense qu’il était quasi impossible de piloter l’ensemble.

        Comme le mérite n’était pas reconnu, l’ensemble était désincitatif et la production n’évoluait que dans les Plans.

        1. Before

          Il y avait des histoires sur ces objectifs en URSS. Une fabrique de chandelier dont la production était jugée au poids : ils atteignaient leurs quota en fabriquant des chandeliers … en plomb !
          Je ne sais pas si c’est vrai, mais c’est une illustration des dérives possible de la planification, de la déresponsabilisation et de la corruption réunies.

    3. Sylvain JUTTEAU

      @ something

      Vous écrivez : « Quels sont les mécanismes qui font que économie administrée = magasins vides ».

      Je rêve que l’on pose votre question aux lycéens.

      Ah, les rêves… 🙂 🙂 🙂

      Grosses Bises.

  12. fifou

    Les systemes socialistes s’ecroulent d’autant plus facilement que les tenants du pouvoir sont corrompus. Le probleme c’est que a terme ils finissent toujours par etre gangrennes par les corrompus, sinon le modele nordique est assez agreable…

  13. Aristarque

    Rappelons qu’un des thèmes constants de feu Revel J.F. était que les socialistes critiquaient copieusement les autres régimes par rapport à la réalité mais entendaient qu’on ne les critiquât, eux, que par rapport à leurs intentions…
    Et comme ils sont le Royaume du Bien et les Hérauts du futur (toujours futur, comme aurait Clémenceau), aucun reproche sur le fond n’est recevable, tout au plus et très éventuellement sur la forme et les délais!

  14. channy

    « Kirchner a décidé de fixer purement et simplement les prix des biens vendus en supermarchés pour une période de deux mois »
    En 2004,en France un petit excité sur talonnette avait exigé que la grande distribution baisse les prix de 5% faute de quoi il légiférerait lui même sur les prix, c’était le bon temps ou le même petit excité déclarait à l’antenne « regretter » ne pas être assujetti à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF)
    Bon sachant que la distribution en argentine est très largement aux mains d’entreprises étrangères ce sont elles qui vont essuyer les plâtres.
    Dans le genre démagogie la Thaïlande et la Malaisie( pas des pays socialistes du tout) font de même mais en créant de toutes pièces des « supermarchés populaires type hard discount » (c est drôle car les leader price et consort ont tous fermés en moins de 2 ans) la c est l’état qui négocie avec les fournisseurs avec des arguments plus que persuasifs.
    @H16 dit
    « un taux d’échange des monnaies fixes, ce n’est pas libéral du tout, du tout, »
    D’accord ce n est pas libéral du tout, mais dans certains cas comme pour la Malaisie en 1997 c est ce qui a permis de redresser le pays sans l’aide du FMI.

  15. pi31416

    J’ai une idée de derrière la tête qui me turlupine depuis un bout de temps.

    Les pays d’Europe qui commettent le moins de conneries sont de langues germaniques, ceux qui en commettent le plus, latines. Même en Belgique!

    Bizarre…

    1. Tremendo

      J’ai une autre idée derrière la tête. Toutes les idéologies totalitaires ont des gens de langues germaniques pour créateur (Bismarck, Marx, Hitler). Et les verdâtres aussi tiens en passant.

  16. Fwh

    Et pendant ce temps, Hollande annonce le dépôt d’un projet de loi pour interdire les licenciements dans les entreprises rentables…

    Avec les effets qu’on imagine facilement :
    -Les entreprises étrangères ne viendront définitivement plus s’installer en France
    -Les entreprises rentables vont recourir à de plus en plus de montages financiers, reversant leurs bénéfices à des maisons-mères luxembourgeoises, hollandaises ou irlandaises, afin de ne jamais être rentables en France (donc pas d’impôts de leur part).
    -Les entreprises qui ne peuvent pas faire ces montages financiers, ne pouvant licencier une partie de leur activité déficitaire, si une autre est bénéficiaire, ne pourront pas croître, ou pire, devront déposer le bilan l’année suivante.

    Et bien sûr, quand ça arrivera (c’est déjà le cas d’ailleurs), on dira que c’est de la faute aux méchants patrons capitalistes.

    Ça ressemble à ce qu’on fait avec le diesel : on fait tout pour vous faire acheter du diesel, et quand vous en achetez, on vous montre du doigt en vous traitant de sale pollueur égoïste.

    1. Brice

      J’en viens à penser que le socialisme est une idéologie née de la jalousie et d’une pensée primaire.
      Jalousie : quand on aime pas les plus riches que soi, il faut taxer.
      Pensée primaire : y a du chômage c’est la faute aux employeurs, y a de la pauvreté c’est la faute aux riches, les loyers sont élevés c’est la faute aux propriétaires, etc.

      Mais comme on naît à la fois pauvre (le plus souvent, et relativement aux 10% les plus riches) et ignorant, le socialisme prospère.

      CPEF.

      1. Charentais libéral

        Le seul but du socialisme, c’est de prendre le pouvoir pour installer un régime communiste…CQFD ! Merci Rousseau et son fameux contrat social !

      1. YP

        Non, le rêve d’un socialiste c’est l’emploi garanti à vie, bien rémunéré et tous frais payé, où on peut faire ses petites magouilles tranquillement sans contrôle et ou l’on peut en plus monnayer sa bienveillance : être fonctionnaire oui, mais fonctionnaire européen

        1. Charentais libéral

          « Ca ne va pas être simple lorsqu’il faudra une brouette de billets pour acheter une baguette de pain »

          Il me semble que j’ai déjà entendu parler de ça….mais avec une lessiveuse !!! C’était peut-être en Allemagne !!!

  17. LMAE

    H, tu as oublié le double effet kisscool de l’interdiction des publicités dans les médias: tous les médias privés vivant de la publicité vont tout d’un coup voir un % non négligeable de leurs recettes disparaitre…
    Donc la Kirchner va en plus tuer des voix d’opposition, sans même avoir à sortir son flingue.
    Les socialistes sont parfois brillants.

  18. Pandora

    Il est marrant de remarquer que le Club de Paris, rassemblant les créanciers du monde a été fondé à cause des dettes de l’Argentine en 1956.
    L’histoire n’est qu’un éternel recommencement.

  19. Tremendo

    Ce serait bien d’étudier les causes de l’inflation dans ces pays.
    Planche à billet? Réglementations et insécurité juridique défavorisent l’offre? Bulles de dettes? Prix fixés trop bas?
    Un peu de tout.

  20. Tremendo

    Je crains que le lien en anglais ne confonde les mesures destinées à congeler les prix pour deux mois dans les supermarchés d’une part, et celle consistant à interdire toute publicité dans les journaux privés indépendants (et le plus souvent les plus critiques à l’égard de Cristina Fernandez).

  21. Sylvain JUTTEAU

    En 1982, j’ai travaillé dans un camp international de travail bénévole dans la Pologne de Jaruselski, avec le secret espoir de voir comment un peuple avait osé résister au socialisme grâce à sa foi.

    En 1989, j’ai apporté des médicaments et des livres clandestinement à la (très rare) opposition au régime de Ceaucescu, en mettant directement en danger la vie de ceux que je rencontrais.

    Dans ces deux cas, j’ai constaté la pénurie au quotidien dans les magasins et la prolifération du marché noir pour y suppléer.

    Dans les deux cas, j’ai rencontré la peur et le courage dans leurs expressions les plus violentes.

    Dans ce climat atroce, dans le socialisme réel, tout s’achetait, à condition d’y mettre le prix en dollars.

    Un individu détenant un quelconque pouvoir dans la chaîne de distribution avait intérêt à prendre le risque de détourner les marchandises pour les écouler dans des circuits parallèles. Il n’avait d’ailleurs d’autant plus de chance de survivre qu’il n’émettait aucune opinion de nature politique. Bon an mal an, le marché noir était organisé grâce à la corruption complète de tous les détenteurs de l’autorité.

    Par ailleurs, en Pologne, les produits d’importation étaient vendus dans des magasins spéciaux, les « Pewex », très bien achalandés. Mais la seule monnaie admise pour payer était le dollar. Les dollars du marché noir avaient donc un pouvoir d’achat réel, et l’origine de ces dollars n’était pas contrôlée.

    D’où les magasins d’Etat vides.

    Et en amont, la production dans les sovkhozes et les kolkhozes était très faible car aucun des membres de ces organisations n’avait intérêt à produire de biens concrets : ce qui était important était de produire des bonnes statistiques.

    Heureusement, dans ces deux pays, la famine a été évitée car aucun de ces pays n’a jamais été totalement socialiste. En effet, l’auto-production était autorisée sur des petits lopins de terre. La propriété collective des moyens de production était inachevée.

    A l’inverse, l’Ukraine a connu une famine record lorsque le socialisme a été appliqué à 100% sur les terres arables.

    1. Nord

      « les produits d’importation étaient vendus dans des magasins spéciaux, les « Pewex », très bien achalandés. […] »

      Idem dans les « Beryezka » d’URSS en 1986-7, époque où j’y ai résidé et où l’on payait en devises (je rappelle que le cours officiel était à l’époque de 4 USD pour 1 SUR et que 1 USD valait à peu près 10 FRF)

    2. gnarf

      Ce qui m’a toujours epate, ce sont les socialistes francais qui se rendaient la-bas en feignant de croire que les beaux hotels ou ils logeaient etaient une image fidele du pays.
      Ces gens s’amenaient avec par exemple des collants et autres choses facilement monnayables aupres des femmes en echange de petites gateries. Et bien sur, dans tout leur racisme hypocrite, ils pensaient que si les sovietiques faisaient n’importe quoi pour un jambon c’etait dans leur nature slave – esclave -, pas a cause des penuries.

      1. something

        Romain Gary raconte une anecdote du même tonneau dans « La nuit sera calme ». Lorsqu’il était en poste à l’ONU à New York, il était chargé d’accueillir les délégations françaises. Il raconte ainsi que de bons droidelhommistes toutes options lui demandèrent de leur trouver de la compagnie pour leur séjour. Mais pas n’importe quelle compagnie : des petites blacks !

  22. channy

    « samedi dernier, le bolivar a dévissé de plus de 30%. Concrètement, cela signifie que les Vénézuéliens viennent de s’appauvrir un bon coup, à savoir … 46% (le bolivar perd 32% de sa valeur face au dollar, ce qui veut dire que tous les biens d’importation cotés en USD deviennent 46% plus chers) »

    j’écoutais ce weekend une interview d’Olivier Delamarche, on lui faisait la même réflexion mais sur la Grèce: Si la Grèce sort de l’euro ce sera dramatique car tous les produits importés seront inabordables ou presque pour la population..
    il a répondu: « eh bien tant mieux! » car si c est tellement cher et que Personne ne peux plus acheter le produit importé, peut être qu’un Grec aura l’idée de le fabriquer en Grèce,et moins cher que le celui importé;cela créera des emplois pour les grecs, et rapportera des taxes pour le gouvernement au final tout le pays sera gagnant.
    (bon pour les matières premières cela va être difficile à appliquer)

  23. M51

    Une photo satellite de la france aujourd’hui svp ? Après 6 mois de socialisme dans mon bled (8000 ames) il n’y a plus un lampadaire allumé. A part2 ou 3 vitrines qui font de la résistance. On dirait le blitz

    1. simple citoyen

      Tiens, c’est vrai que j’ai remarqué la même chose chez nous. Je me disais simplement que les communes (j’en traverse 4 tous les jours) mettaient simplement beaucoup de temps à remplacer les ampoules grillées. Y aurait-il une autre explication? Ça vaudrait le coup de jeter un oeil.

      1. Tea Party

        Peut être que les agents communaux, avec leur ardeur au travail proverbiale, qui doivent être impérativement cinq : un dans la nacelle pour changer une ampoule et quatre qui le regardent ne sont plus en nombre suffisant. Ils attendent donc que le cinquième, ait fini ses IRTT, ou son arrêt maladie ?

  24. hussardbleu

    Ainsi Bismarck aurait été « totalitaire » ? merci de votre démonstration d’une pareille assertion, sans se raccrocher à un cliché « casque à pointe »…

  25. Marc Aurèle

    Il y a peu, le bon colonel Chavez déclarait qu’il comprenait que les pauvres (en nov-français: les plus démunis ou les plus fragiles) puissent avoir envie de voler un bien qu’ils ne pouvaient se payer. D’ailleurs, cela ne lui paraissait pas bien grave, car les riches, eux, pourraient toujours se payer un autre exemplaire de ce qui leur avait été dérobé… De toutes manières ils le méritaient bien de se faire dérober, non?

    Dans tous les socialismes, il y a toujours la même chose: l’envie, la jalousie,la colère et puis la haine comme pain quotidien. Le beau devient haissable (dans l’art par exemple), la famille, lieu d’amour est à détruire, l’amour de son prochain (sauf dans l’avilissement le plus terrible) est jugé diabolique. Dans cette spirale avilissante de l’Homme, où aucun principe supérieur n’a survécu, il n’y a qu’une fin possible: l’horreur d’une misère également partagée par tous. Et des tyrans qui finissent en général (mais pas toujours) mal, quand ils n’entrainent pas leur peuple avec eux dans leur désir inconscient de mort et de souffrance.

    1. YP

      Le socialisme est une sorte de kleptopathie inassumée : c’est souhaiter pouvoir raquetter son voisin qui bosse jour et nuit, sans risquer de se faire choper pour vol.

      1. Aristarque

        Avec en sus, les encouragements, félicitations et bénédictions de la bonne société (entendez celle qui vote « bien ») face à ce redressement citoyen d’un déviant qui fait rien que penser à lui !…

      2. janus

        « Il ne faut pas s’étonner si le suffrage universel, marché de fausses promesses, devient aisément un rendez-vous d’escrocs » Daniel HALEVY La république des comités Grasset 1934

        ça n’a pas vieilli d’un iota cette formule…

  26. vabo

    Bonjour H16, et merci pour cet article. Je poste ici un commentaire depuis Objectif eco, qui fera peut être plus réagir ici:

    Je ne comprends pas bien. Pinochet n’a pas spécialement laissé un bon souvenir. La lecture des évènements que j’ai entendue est qu’il aurait été placé par l’école autrichienne US (« chicago boys ») pour contrer les socialistes (Alliende), et tester tranquilou leurs thèses à plus large échelle sans payer de casse à la maison.
    Côté libertés, ça semblait pas au top tout de même. Il a néanmoins été cité en exemple par Friedmann, Tatcher.
    Pour aller plus loin, un article sobre el general (une contribution du samedi?) me semblerait pertinent, tant le sujet semble important et délicat à clarifier. Etait il libéral? On ne peut parler libéralisme, encore moins au Chili, sans traiter le cas Pinochet, non? Merci pour vos avis et commentaires!

    1. Little Pug

      L’école autrichienne et l’école de Chicago sont deux choses différentes. La seule chose qu’elles ont en commun, c’est d’être des courants de pensée économiques ; elles n’ont par conséquent aucun pouvoir. Dire qu’elles auraient pu mettre un dictateur au pouvoir relève – au mieux – du délire.

      Il est particulièrement piquant de voir suggéré que l’école autrichienne, dont la caractéristique principale est une épistémologie inductive du plus grand raffinement intellectuel, aurait voulu se payer un test grandeur nature, façon « science amusante », juste comme ça, pour voir si ça marche, « sans payer de casse à la maison ».

      Lol.

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