Retraites du public : cet énorme détail dont aucun politicien et aucun journaliste ne veut parler

Ça y est, le débat sur les retraites est lancé : les journaux l’ont dit, le gouvernement l’a dit, les parlementaires le laissent entendre et tout le petit monde politique est semble-t-il tendu comme un seul homme vers un débat qu’on sait déjà homérique, fort d’empoignades grandioses et de décisions courageuses ! Hardi, députés ! Souquez ferme, sénateurs ! La retraite de nos générations futures en dépend…

Et côté scène, vous pouvez parier que le spectacle va donner. La situation, que voulez-vous, est grave, connue de tous et ne laisse guère la place à la rigolade : il n’y a plus un kopeck dans les caisses de l’État, ni dans les caisses de retraite à proprement parler ; augmenter les cotisations va faire sévèrement grogner des Français déjà lourdement mis à l’épreuve par la succession de « pauses » fiscales, de ponctions taxatoires heureusement « réservées aux riches », de diminutions d’impôts vers le haut, de croissance vers le bas et autre augmentation négative du pouvoir d’achat ; diminuer les pensions pourrait bien en faire sortir un paquet hors de leurs gonds, déjà bien dévissés ; éloigner l’âge de départ à la retraite provoque systématiquement des remous dans une population dont le but ultime, si l’on en croit les syndicats, est d’accéder le plus rapidement possible aux vacances perpétuelles. Et à tout ça, il faut ajouter une douloureuse réalité : 57% des Français ne croient plus à leur système de répartition. Bref : les débats parlementaires promettent des cris, des grincements de dents et de grands effets de manches.

Côté coulisses, en revanche, ce sera assez calme, comme à chaque fois. Et comme à chaque fois, la presse relaiera le côté scène, détaillera les petites et grandes différences entre les nombreux régimes que le pays au 300 fromages nourrit en son sein, fera des analyses plus ou moins pataudes de ce qui a été décidé et passera bien vite au sujet suivant. Et si un bijoutier se fait dessouder au passage, vous pouvez tout de suite être certains que toutes ces négociations et cette réforme passeront à la trappe.

C’est, on peut le dire, assez dommage. Cela l’est d’autant plus que, depuis que ces réformes et ces débats se succèdent à l’assemblée pour faire croire que nos députés et nos sénateurs se battent pour sauver l’usine à gaz, personne ne semble avoir évoqué un élément assez énorme et parfaitement scandaleux d’asymétrie, qui, s’il était connu de tous, révolterait cette partie des Français qui paye pour tous les autres.

la retraite

Et question asymétrie, la façon dont les retraites sont distribuées en France se pose un peu là. Bien sûr, tout le monde connaît déjà le différentiel inhérent entre les régimes spéciaux et les autres au niveau tant des âges de départ en retraite que des taux de retenue sur le salaire. Bien sûr, tout le monde sait aussi que pour les salariés du privé, le calcul des droits et des conditions de départ en retraite dépend maintenant des 25 meilleures années (contre 10 auparavant) là où le régime des fonctionnaire effectue le calcul sur les six derniers mois d’activité. Et bien sûr, depuis 2008, devant ces asymétries un peu trop flagrantes, des mesures furent prises pour faire converger les taux et les durées de cotisation des salariés du secteur privé avec ceux des fonctionnaires. L’atteinte de ces objectifs mettra encore plusieurs années alors même que les modes de calcul des retraites du public n’ont pas été touchés.

Or, pendant que l’attention était habilement focalisée sur les mesures prises faisant tendre les taux de cotisation des fonctionnaires de 7,85% vers les 10,55% des salariés du privé, on masquait au grand public une injustice beaucoup plus importante : l’écart entre les taux de cotisation des employeurs.

Et pour illustrer, parlons chiffres : pour le privé, le taux de cotisation employeur est actuellement de 15,70% (10% pour le régime de base de sécurité sociale plus 5,70% pour la tranche A ARRCO) auquel vient éventuellement s’ajouter une tranche B (de 13,30% pour les non-cadres et de 13.90% pour les cadres, éventuellement complétée par une tranche C de 20,30%).

En revanche, pour le public, le feu d’artifice commence maintenant. En effet, le taux de la contribution employeur à la charge de l’État prévue au 1° de l’article L.61 du code des pensions civiles et militaires de retraite pour les fonctionnaires de l’État, les magistrats et les militaires est fixé à 62,14% pour les personnels civils et à 108,63% pour les militaires (décret n° 2010-53 du 14 janvier 2010). Oui, vous avez bien lu : un peu plus de 62% et 108%. L’État sait être généreux avec ceux dont il dépend.

Mieux encore : ces taux ne font que progresser comme en témoignent les décrets concernant les années suivantes (décret n°2011-2037 du 29 décembre 2011 et décret n° 2012-1507 du 27 décembre 2012) : pour les personnels civils, on passe à 68,59% en 2012 puis 74,28% en 2013, ces taux étant de 121,55% en 2012 puis 126,07% en 2013 pour les personnels militaires. On aura d’ailleurs une pensée émue (mais pas trop) pour les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers affiliés à la CNRACL dont le taux employeur est fixé à 27,3% depuis 2005. Mais bon : à plus de 27%, on est encore assez largement au-dessus du taux employeur pour les salariés du privé. Et rassurez-vous : il en va de même avec les régimes spéciaux, qui dépassent les 50% en 2012 (SNCF 63%, RATP 57%,…).

Pour ceux qui ne comprennent pas bien les implications de ces petits chiffres qui se bousculent ainsi en paragraphes un peu serrés, cela veut dire que lorsqu’un employeur privé lambda débourse un peu plus de 15% pour son salarié pour abonder à sa caisse de retraite, l’État se fend d’un montant proportionnellement entre 3 et 8 fois supérieur. Et le plus beau, c’est que l’État ne peut, par construction, trouver les ressources pour ce genre d’abondement qu’en la puisant dans les poches des producteurs de richesses du secteur marchand, ou, via l’emprunt, dans celles des générations futures qui en rigolent déjà d’avance, les petits futés.

retraites taux cotisation employeur état

Tous ces chiffres, qui m’ont fort gentiment été fournis par une aimable lectrice que je remercie au passage, sont retrouvables dans un rapport de l’Assemblée Nationale, très commodément non médiatisé, et qui paraît chaque année pour faire le point sur les pensions. On pourra le consulter ici.

Et le pompon, bien sûr, que les plus sagaces d’entre vous auront noté, c’est que ces taux … augmentent !

Great success !

Or donc, pendant que tout notre petit monde habituel va s’agiter en scène pour nous faire pleurer sur les ajustements qu’il faudra faire ici et là pour que le système ne s’effondre pas, en coulisse, personne ne touchera ni n’essayera même de commenter ces chiffres. Pourtant, si l’on réfléchit deux minutes, la vraie réforme des retraites, celle qui pourrait se parer d’équité, d’égalité, de fraternité et de solidarité intergénérationnelle et tout le tralala socialoïde habituel, cette vraie réforme devrait commencer par cela.

Entendez-vous la ferme dénonciation de la droite parlementaire à ce sujet ? Que nenni. Entendez-vous ceux qui se gargarisent d’égalité parler de ces taux, envisager de les réaligner ? Des nèfles, oui. Entendez-vous les syndicalistes se battre pour un retour à l’équité ? Tu parles, Charles ! Bon, ok, soit, les parlementaires, les experts et les syndicalistes qui doivent discuter des réformes sont très majoritairement issus de la fonction publique. Mais n’y voyez là aucun hasard : personne n’en parle, moyennant quoi le cotisant du privé, cochon de payeur, reste dans l’ignorance, et son régime de retraite, rikiki, lui impose de payer toujours d’avantage pour que le cotisant du public puisse conserver ces avantages méconnus. Si ça se savait, j’en connais qui risqueraient de trouver ça anormal et refuser de payer.

Avouez que ce serait dommage, non ?

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Commentaires288

  1. Jacques

    Voici une dizaine d’années, j’étais trésorier d’un syndicat local, environ 600 adhérents. On m’a expliqué au niveau départemental de ce syndicat la chose suivante sur les retraites: « Sur une base 100 le privé cotise 90, le public 10. Les retraités du privé reçoivent 60, ceux du public reçoivent 40. On peut rien y faire, la majorité de nos adhérents sont de toute façon dans le public… »

    1. feron

      Un autre point de vue

      je suis fonctionnaire et tous les mois je regarde ma fiche de paie qui m indique que les charges sur mon salaire liées a ma retraite sont supérieures à mon salaire net .Un calcul rapide indique donc qu en quittant mon emploi à 62 ans après 38 ans de service je devrais vivre au moins jusqu à 116 ans pour retrouver mes billes ….en fait je paie pour ces soixantehuitards qui ont ruinés la France .Les fonctionnaires sont aussi victimes du système …personnellement je préférerai avoir l intégralité de mon salaire et faire moi meme ma retraite que je pourrai prendre bien plus tot libérant ainsi un emploi ,vivant bien plus confortablement et laissant un capital à mes héritiers …….

  2. Paroxystique

    Pour résumer, je dirais … Marmelade… La complexité est telle, dans les imbroglios de taux, de bases de taux, de sommes de particularités, qu’il est je pense impossible pour un être normalement constitué de retrouver une règle à notre système de retraite.

    Il est temps de Reboot tout le bazra.

  3. vegeta

    je suis hors sujet …

    est ce normal que les bibliothèques municipales soit abonnés à des magazines et quotidien de gauche ( l’humanité, marianne etc) ?

      1. Duff

        Non seulement ce n’est pas normal mais tous ces organismes publiques ou semi-publiques qui achètent des journaux + subventions directes entretiennent des titres qui auraient du disparaître depuis longtemps.

        C’est à ce titre, des chiffres de tirages totalement bidonnés, qu’on invite sur les plateaux TV, radios toute une pègre communistes qui auraient du disparaître à jamais. Fausser la concurrence se paie toujours cash à la fin du film.

    1. Moggio

      @ vegeta : Pour votre information, d’après le billet ci-après qui reprend des éléments d’un rapport récent de la Cour des comptes : « […] chaque exemplaire de l’Humanité bénéficie d’une subvention de 48 centimes. Soit 40% de son prix de vente. On comprend mieux pourquoi ce journal lutte tant contre l’austérité budgétaire. Inversement, le Figaro perçoit quand même une subvention de 17 centimes à l’exemplaire. Un fait que le journal évite de rappeler. Libération est le troisième quotidien le plus aidé de France… […] »
      http://www.eric-verhaeghe.fr/presse-papier-comment-elle-est-dependante-du-pouvoir

  4. Duff

    Pour ceux qui ont à plusieurs reprises l’immense honneur d’échanger avec Gérard le rouge alias Filoche, ce mec est énorme. Pour me répondre à chaque fois et donc je suppose à tous ceux qui le questionnent, mais quand est-ce qu’il bosse??? Il est député, non?

    Preuve que pour un élu, tweeter c’est du temps en moins pour s’informer et donc s’enfermer dans des postures idéologiques même les plus stupides!

  5. eclipseo

    > Mais en pratique, cette contribution employeur s’analyse comme une subvention d’équilibre, puisque le taux de cotisation est calculé pour
    équilibrer – après prise en compte des autres recettes concernées – les charges budgétaires correspondantes.

    Je ne suis pas sûr d’avoir compris comment était calculée cette contribution employeur.

    1. Après coup. En gros, c’est une affreuse bidouille pour expliquer, a posteriori, l’équilibre des comptes.
      En pratique, c’est un double scandale :
      – inéquitable par rapport au privé
      – scandaleux par rapport à des comptes publics qu’on voudrait carrés.

  6. Pirouli

    J’ai été parcourir le rapport de l’assemblée.
    Et hormis un galimatias de chiffres incompréhensibles on constate que nos militaires ont choisi leur vocation de bonne heure 🙂

    Page 11 : Age moyen de départ en retraite : 46,5 ans
    Page 12 : Trimestres cotisés : 134 : Soit 33,5 années.

    46,5 – 33,5 = 13 ans.

    1. David Jeames

      En réalité, ils ont des annuités grâce à certaines spécificités du métier (nombre de saut en parachute, heure de vol, opération armée, …). Sur le coup, le nombre d’annuités ne correspond pas au nombre d’années passées dans l’armée.

      1. janus

        @ david jeames : J’ai fait mon service dans un BCS à Toulouse (11Bp) et j’ai fait de nombreux sauts pour le compte de mes supérieurs (vieux sous-off perclus) afin de leur permettre de toucher la solde à l’air, qui majore leurs émoluments et joue dans tous les autres calculs. Je n’ai jamais vu une telle clique de bon à rien, alcooliques, malariens, faignants et ne pensant qu’à la retraite après 20 ans d’inactivité au service de la froaunce. et cela se passait il y a 40 ans. J’imagine que cela n’a pas du bcp changer. exemple : une année de campagne compte double : Quand je suis muté à Nouméa, je passe un an de vacances et cela compte pour deux ans dans le calul des retraites. Une campagne à nouméa , c’est en général pour deux ans, donc 4 ans pour la retraite. Comme disait un mien ami , dans un pays qui vient de perdre 3 guerres coup sur coup, un militaire à la retraite, c’est un escroc…

    2. Raph

      Mouais. A ce compte là un sous-marinier ou un pilote de chasse qui part en retraite à trente-trois ans, irradié ou la colonne vertébrale en tire-bouchon, suivant le cas, et ben il a choisi son métier dans le sein de sa mère?
      Il ne faut pas oublier qu’un pourcentage s’applique à un chiffre, et que pour les militaires, c’est la fameuse « solde de base ». Pour se faire trouer la peau, elle n’est pas bien élevée. La preuve, c’est qu’ils vivent correctement parce que la moitié de leur paye est constitué… de primes, imposables le plus souvent, mais qui ne comptent pas pour leur retraite. Mon père en sait quelque chose, et quand il me pourra plus bosser, il sera plutôt mal.
      Actuellement les militaires seraient plutôt favorables à ce que leur système de retraite soit refondu. Mais alors leur rémunération est à changer du tout au tout.
      Et ça je ne suis pas sûr que le ministère de l’égalité des gens devant le pognon soit très d’accord: il faudrait « rattraper » tous les oublis qu’on n’a jamais commis lorsqu’il s’agissait de gardiens certes mais syndiqués… A ces derniers en mission de service public (le plus souvent) il faut des hôtels étoilés avec surface de chambre minimum, télé,… (aux frais du contribuable). Le militaire, lui, il est logé comme un jambon, sur un lit de camp dans un salle des fêtes (et encore, il faut trouver une mairie sympa). Que ceux qui en doutent fassent comme moi et qu’ils visitent les logements des gens qui font Vigipirate à Roissy par exemple. E-di-fiant.
      Alors les pourcentages… S’ils étaient si honteusement favorables, ça se bousculerait au portillon chez les miloufs.

      1. Si vous avez le temps, relisez les autres commentaires : il ne s’agit pas de taper sur les militaires ou même les fonctionnaires en général. Ils ont choisi cette carrière, notamment pour la retraite, mais personne ne leur reproche ce choix individuel éclairé. Ce qui est reproché n’est pas le choix, mais le fait que ces taux soient calculés n’importe comment, au détriment du privé, et relativement cachés de tous pour éviter la fronde. Ce n’est pas sain et c’est parfaitement inique sur le principe.

        Normalement, une nation gérée correctement peut largement accorder à ses militaires des avantages qui compensent le risque qui pèse sur leur vie. Logique. Mais l’Etat français est devenu un maquereau qui prostitue tous ses enfants pour continuer à se payer sa dope. Forcément, ça va mal finir.

        1. Higgins

          Parmi les personnes qui embrassent la carrière militaire par vocation (j’insiste sur ce terme tant il peut paraître incongru à notre époque) le font très rarement en pensant à une retraite plus ou moins lointaine. Le montant de la pension à laquelle ils peuvent prétendre dépend en grande partie du métier qu’ils choisissent (il y a un monde entre celui qui est nageur de combat et celui qui fait une honnête carrière de secrétaire. Les deux ont leur importance mais tout le monde comprendra qu’ils n’imposent pas les mêmes sacrifices), des campagnes qu’ils sont amenés à faire et des risques réels qu’ils encourent au cour de leur déroulement de carrière. Les mouches ne s’attrapant pas avec du vinaigre, les guerres ne se menant pas avec des compagnies de vieillards cacochymes et les risques du métier étant avérés, le mode de calcul des pensions militaires a été élaboré en tenant compte de ces paramètres. On peut librement en discuter mais je ne crois pas qu’il soit honnête de mettre sur un plan identique une carrière militaire et une carrière de fonctionnaire. Que d’aucuns aient trouvé des mailles dans le filet n’a rien de surprenant mais la notion d’engagement qui est généralement à la base de ce genre de vocation n’est pas un paramètre anodin. L’impression générale qui prévaut actuellement dans la sphère militaire est que le Politique se contrefout de cette dernière, n’y voyant au mieux qu’un outil au service de son nombrilisme, au pire, un mal nécessaire qu’il convient de circonscrire mieux.
          L’institution militaire n’est qu’une assurance prise par le pays. Il a toujours le choix de son montant.

          1. Duff

            Parlant de militaires il faudrait qu’en France il y ait un vrai marché du travail : On me parle de pénibilité, de risques donc age avancé à le retraite. C’est le donc qui me pose problème. En gros on propose aux gens de partir plus tôt au lieu d’inclure la prime de risque dans le salaire!

            On parle de retraites à points. Il paraît que c’est libéral… Rien du tout et on sait comment cette réforme un jour serait faite en France : L’attribution des points et leur réévaluation au cours du temps réintroduiront des régimes spéciaux inégalitaires.

            L’unique réforme libérale serait de nous filer notre salaire complet et de nous démmerder avec. La juuuuungle! 😉

            1. Higgins

              Pour les militaires, cette prime correspond, même si on peut en discuter la pertinence, au fait de pouvoir partir avec une pension après 17 ans (personnels sous contrat) ou 27 ans (personnels de carrière). Pour celui qui n’a pas exercé un métier à risque, la prime est très modeste et ne permet en aucun cas de vivre. Sinon, d’accord sur le constat général.

          2. Duff

            Higgins, je suis d’accord que les militaires doivent forcément bénéficier d’un traitement spécial. Le fait de pouvoir se faire tuer sans avoir le droit à ouvrir sa gueule surclasse toute forme de pénibilité ou de risque.

            Un couvreur lui fait payer à ses clients les risques qu’il prend mais en Fraônce communiste on met tous les gentils salariés contribuables dans le même sac.

            1. Ludo

              Bonjour,

              Je souhaite simplement ajouter que les heures supplémentaires n’existent pas pour les militaires, 8 heures ou 24 heures = même tarif.

              De plus, un article (sur lequel je ne réussis pas à remettre la main depuis une demi-heure…) place dans le trio de tête (je ne me souviens pas dans quelle position) le nombre d’heures hebdomadaires moyen des gendarmes (ordre décroissant). Je ne connais pas les chiffres des militaires du ministère de la défense.

              Et dernièrement, le troisième métier de ceux qui travaillent le plus les dimanches :
              http://www.lefigaro.fr/emploi/2013/09/30/09005-20130930ARTFIG00435-un-tiers-des-salaries-travaillent-le-dimanche.php

              Je termine par une déclaration du directeur général de la gendarmerie nationale :
              « En 2010 », a déclaré le général Mignaux devant les députés, selon le compte rendu de son audition, « la durée de travail hebdomadaire des gendarmes a été en moyenne de 15 heures et 55 minutes par jour, soit 8 heures et 34 minutes de service effectifs et sept heures et 22 minutes de permanence opérationnelle immédiate non rémunérée auxquelles il faut ajouter 3 heures et 13 minutes d’astreinte ». « Cette disponibilité est l’une des caractéristiques du statut militaire des gendarmes », ajoute le DGGN.

              Et étant moi-même gendarme (vous l’aurez compris…), j’ajoute avoir pendant 6 ans effectué une moyenne d’heures de service effectif bien au-delà que ce qui est cité ici, même si cela s’est amélioré depuis 2 ans.

              Et concernant les militaires du ministère de la défense, leur métier apparait régulièrement dans le trio de tête des métiers les plus difficiles, et comme cela a été dit plus haut, ils sont payés des clopinettes et ne peuvent compter que sur les différentes primes pour s’en sortir.

              Cela ne remet pas du tout en question les chiffres évoqués ici, mais simplement pour apporter du relief à ceux qui, en manque d’éléments, pourraient adopter une position tranchée sans connaissance de cause.

              Cordialement,
              Ludo

              1. Comme indiqué dans les nombreux commentaires au-dessus, le but du billet n’est absolument pas de taper ni sur les fonctionnaires en général, ni sur les militaires en particulier, mais simplement de noter la différence de traitement qui a été cachée ou tenue trop discrète pour les Français. Cette différence peut s’expliquer (cas des militaires, par exemple) mais ne justifie pas le silence de la presse ou des élus, et cette différence doit pouvoir s’organiser de façon saine, pas totalement arbitraire et calculée au doigt mouillé comme actuellement.

  7. bof

    Inutile de pinailler les chiffres. L’Etat paie 100% des salaires, primes et retraites de ses employés chaque année. Leurs contributions, impôts, retenues, ont la même source : les impôts prélevés sur les producteurs privés.
    On peut avoir une idée des montants en faisant une actualisation sur la durée de vie active et de retraite des diverses catégories d’employés de l’Etat et comparer avec le privé. Qu’en pense-t-on?
    On peut estimer que certains employés de l’Etat fournissent des services que l’on achèterait s’ils n’étaient pas fournis ainsi. Estimer leur « valeur monétaire » est pifométrique en l’absence de prix de marché. C’est un autre sujet.

    1. Aristarque

      C’est bien pourquoi la suppression de tous les fonctionnaires est un mauvais procès fait au libéralisme par ceux qui caricaturent… Ceux qui assurent les missions régaliennes ont une utilité indéniable dès lors que nous avons délimité ce qui est régalien ou ne l’est pas. Pour d’autres, l’ économie ne serait que partielle dans la mesure où il faudrait effectivement payer les services qu’ils assurent avec des résultats aléatoires pour rester civil… Reste que la mise en concurrence serait très probablement bénéfique tant pour l’ argent économisé que pour la qualité du service et la possibilité de changer de prestataire… 😐

  8. Henry

    Cela fait des années que ça dure….! pour remettre les choses à plat, chacun d’entre nous n’a qu’à donner 30 000€! c’est ce que nous devons seulement, personne ne nous a demandé notre avis. AUX URNES, citoyens, ou…. PAS!

    1.  » n’a qu’à donner 30 000€! « 

      N’a qu’à, n’a qu’à, vous en avez de bonnes… D’autant que sur les 30K, un paquet est lié à une gestion catastrophique, des détournements et des gabegies que personne n’a demandées. Donc non.

      1. Black Mamba

        Tout à fait d’accord avec vous , un sérieux problème de gestion.
        Notre famille a mainte reprise déjà donner 30 000 euro à l’Etat mais il continue à nous ponctionner. Nous aimerions être exonérés pour le restant de notre vie mais voilà , il faut aussi payer « la part des autres qui n’ont pas les moyens » .
        👿

  9. gnarf

    Coucou, je ne comprends pas pourquoi dans le tableau les taux de cotisation sont les memes pour l’etat et les employeurs du prive en 2013. L’etat cotise plus ou pas?

  10. JulesXR52

    Le taux de participation « employeur » pour la retraite des fonctionnaires d’Etat n’a aucune espèce d’importance, puisqu’il est complètement bidon: cela ne correspond à aucun mouvement comptable, car il n’y a pas de caisse de retraite des fonctionnaires. Seuls les fonctionnaires territoriaux en ont une, la CNRACL (peut-être aussi les hospitaliers, à vérifier). La vraie arnaque est là.

    1. Tout ceci a été débattu dans les commentaires précédents. C’est parfaitement exact mais ça ne retire rien au caractère parfaitement inique
      – de la répartition
      – du calcul de la part employeur dans le public

  11. zelectron

    « ils » sont taxés de feignantise! Il ne s’agit pas d’une rumeur, il s’agit de l’inutilité de certains postes ou de doublons ou encore de tâches qui sont déjà effectuées par le secteur privé avec plus d’efficience, de postes créés pour les copains, de multiplication des échelons, enfin du principe de Parkinson (pas le médecin, l’autre) qui édicte que l’administration crée des emplois à foison pour s’administrer elle-même.
    Rappelez vous qu’un fonctionnaire dès le lendemain de son recrutement engage pour l’État une dépense pour sa carrière et sa retraite de quelques 3,5 Millions d’€uros (chiffres cour des comptes*) sans compter ses erreurs, le ou les véhicules à disposition, la ou les bureaux ou places occupées + les stylos à bille…
    *http://www.observatoiredessubventions.com/2010/combien-de-fonctionnaires-en-france/
    Souvenez vous aussi que Mitterrand a doublé le nombre de fonctionnaires pendant son « règne » 1million à virer est un chiffre modeste…

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