Bitcoin s’installe dans les esprits

En mars dernier, je faisais un petit point sur la monnaie numérique après les secousses qu’elle avait subies suite à la fermeture d’une place d’échange majeure, et je notais que malgré les tensions observées, le protocole tenait bon et que la monnaie ne s’était pas effondrée. Trois mois plus tard, le constat reste le même et d’autres éléments s’ajoutent positivement au développement du Bitcoin.

Pour rappel, Bitcoin est une monnaie numérique dont le comportement est entièrement indépendant de toute autorité centrale, et dont la sécurité repose non pas sur la confiance en chacun des participants mais sur des assurances mathématiques (preuves cryptographiques) que les transactions ont bien eu lieu. Cette monnaie s’est progressivement développée à partir de 2009, où un dollar achetait plusieurs centaines à plusieurs milliers de bitcoins. Depuis, cette monnaie, bien qu’ayant connu de fortes variations, s’établit à 650$ par bitcoin environ.

bitcoin prix marché juillet 2014

Parallèlement à ce développement informatique et boursier, les choses ne sont pas restées au point mort, tant dans le monde réel que dans les mondes virtuels. Malgré l’accumulation assez régulière d’articles généralement consternants d’une presse qui ne capte à peu près rien de ce phénomène et qui entend, autant que possible, diaboliser cette invention en la parant des maux qui sont pourtant exactement les mêmes que ceux des monnaies traditionnelles, malgré les efforts répétés de certaines autorités et des politiciens pour dénigrer la monnaie électronique, force est de constater que le Bitcoin n’a toujours pas rendu les armes, et se porte même de mieux en mieux : après être descendu au mois d’avril autour de 370$, il affiche maintenant une remontée progressive à 650$ dont rien n’indique a priori qu’elle soit terminée.

Cette bonne santé se traduit aussi par l’apparition de nouvelles entreprises, d’opportunités innovantes et d’avancées juridiques qui changent lentement la donne pour la monnaie numérique, la rapprochant tous les jours un peu plus d’un élément acceptable et accepté du public.

bitcoin coins and bars

Visiblement, le bitcoin prend pied dans la réalité. Ainsi, en Suisse, on apprend que le négoce directement en bitcoins devient possible : l’Autorité suisse de régulation des marchés financiers (la FINMA) a émis une information juridique favorable sur le négoce en bitcoins dans le pays et considère à présent l’achat de ces bitcoins non comme un achat de biens et services mais bien comme un nouveau moyen de paiement, ceci entraînant, d’après le responsable de SBEX (le Swiss Bitcoin Exchange), la création d’un environnement stable et clairement régulé dans ce domaine.

Dans le même temps, la Californie vient de passer une loi rendant le bitcoin et les monnaies numériques légales, essentiellement par abrogation d’une précédente disposition qui interdisait l’utilisation de tout autre moyen de paiement que le dollar. Pour le gouverneur californien Jerry Brown, il s’agit essentiellement d’entériner une situation déjà bien avancée puisque les résidents de l’État américain utilisaient de toutes façons déjà les monnaies numériques ainsi que tous les systèmes d’affiliation et de récompense commerciale (étoiles Starbucks, bons Amazon, etc…). De ce point de vue, les Californiens ne font ici que rejoindre les Canadiens qui ont choisi, plutôt que de combattre stérilement ou d’empêcher la monnaie électronique, de simplement lui assurer un cadre légal cohérent avec les pratiques en cours de développement. Évidemment, il ne faut pas se leurrer : ces légalisations ont d’abord pour but de tracer les utilisateurs afin de pouvoir les taxer, mais la démarche reste tout de même plus constructive qu’une interdiction.

La France n’est pas en reste. Bien que l’administration du pays soit particulièrement sclérosée, les bonnes volontés sont pourtant nombreuses et les initiatives dans le domaine du Bitcoin s’y développent malgré tout. Ainsi, Lodgis, agence spécialisée dans la location meublée à Paris, accepte à présent les paiements en bitcoins de la part de ses clients. Ainsi, on découvre au détour d’un article à la titraille facile, qu’un magasin vient d’ouvrir ses portes à Paris qui permet de rendre furieusement plus tangible la monnaie électronique en donnant la possibilité aux clients d’aller échanger, directement au comptoir, des euros contre des bitcoins, ou de les accompagner lors de la création d’un porte-monnaie sécurisé. Bref, des startups naissent, des commerces tentent l’aventure, à tel point que quelques acteurs du secteur Bitcoin lancent leur lobby en France, cherchant ainsi à contrebalancer les déclarations sidérantes de nullité de notre caste politique, ou les articulets mal boutiqués d’une presse subventionnée (en bon euros bien frais de l’État français, pas en bitcoin).

history of bitcoinDe façon générale, et même si le mouvement d’acceptation de la monnaie numérique reste lent, il devient perceptible. Véritablement, les mentalités changent et s’ouvrent à la possibilité que Bitcoin puisse constituer une alternative crédible aux monnaies actuelles. On trouve même des propositions que certains pourraient qualifier de couillues comme par exemple en Angleterre, accepter le paiement des impôts en Bitcoin ce qui revient de fait à libéraliser la monnaie sur le sol britannique (la livre serait alors en concurrence avec d’autres monnaies, dont les monnaies électroniques), ou celle de Peter Diamandis, un riche industriel, qui, jugeant la monnaie électronique particulièrement intéressante, a décidé de changer une partie de son stock d’or pour des bitcoins. Selon lui, d’ici un à deux ans, la monnaie devrait accéder à la reconnaissance mondiale avec la cotation en bourse de sociétés basant leur business model sur Bitcoin.

Bitcoin, et plus généralement, les monnaies numériques, gagnent en notoriété et s’installent dans les moeurs. Un long chemin reste bien sûr à parcourir, mais petit à petit, le rapport entre le nombre de commerces fragiles ou douteux et les commerces légitimes et socialement bien acceptés penche maintenant en faveur des derniers. Certes, il y a eu SilkRoad, place d’échange suffisamment anonyme pour permettre les achats d’armes et de drogues qui ont accolé Bitcoin à ces activités souvent illicites. Certes, on a assisté à l’épuration douloureuse de MtGox, cette plateforme d’échange qui a fait faillite avec fracas. Certes, la valeur du bitcoin a grandement fluctué ces trois dernières années. Mais ces étapes sont en réalité nécessaires (et il y en aura d’autres) avant de parvenir à un marché reconnu et suffisamment stable.

Et c’est parce que les pionniers s’en aperçoivent que les initiatives se développent, tant sur ce protocole et avec cette monnaie que sur d’autres, tant dans la partie purement monétaire que dans d’autres domaines (par exemple, les contrats dont les clauses – notamment financières – peuvent être sécurisées dans la blockchain de Bitcoin de façon simple, efficace et valide pour toutes les parties prenantes) on pourra noter le développement récent de Nxt, dont les buts et les fonctionnalités laissent présager de grandes opportunités.

En outre, je le redis : peu importe que ce soit BTC ou une autre monnaie qui finalement se taille la plus grande part de marché. Ce qui est essentiel, c’est qu’à présent, l’idée est implantée : non seulement une monnaie n’a pas besoin d’un État ni d’une centralisation, non seulement on peut départir la monnaie des mains des politiciens, mais en plus, par la concurrence introduite, on peut s’assurer que la monnaie ne devienne pas un instrument d’enrichissement au profit de quelques uns et au détriment de tous ceux qui ont l’obligation de l’utiliser. Mieux encore, cela renvoie les institutions financières à leur premier rôle qui n’est pas de créer de la monnaie, mais de favoriser l’épargne, favoriser l’investissement, calculer et prendre des risques. Enfin, le Bitcoin et les monnaies numériques donnent un moyen concret de résistance contre l’État et ses services fiscaux.

Et c’est de loin la chose la plus importante.

J'accepte les Bitcoins !

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Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires267

  1. Alzheimer

    H16 me permet-il une annonce d’urgence ?

    Je cherche d’urgence (avant ce we) un avocat pour faire appel à Versailles contre une ordonnance de vente aux enchères de ma maison, suite conflit avec RSI. pm60 (arobase) bbox (point) fr
    Post à supprimer d’ici 24h.

    1. Higgins

      Si ce n’est déjà fait, contactez le Barreau de Versailles. En toute logique, il devrait vous aiguiller vers la personne ad-hoc.

      Bonne chance.

    2. yp

      Il me semble que s’adresser à « la Maison de l’Avocat » locale soit le meilleur conseil à donner.

      Kazar n’est-il pas au barreau de Versaille ? Il a peut être un confrère spécialisé dans le TASS à recommander…

      1. Kazar

        En l’espèce, ce n’est pas le TASS mais le juge des saisies immobilières (TGI). Et d’après ce que nous écrit Alsheimer, on a dépassé depuis longtemps le stade de la contestation des créances, on en est à l’exécution.

      2. yp

        Une autre piste : Si passez un coup de fils à un administrateur judiciaire. ils doivent connaitre les avocats et devraient être à même de vous conseiller…

  2. Val

    L expérience bitcoin est pas de plus vers notre éloignement avec le réel et le tangible .
    D accord avec notre hôte , il offre des perspective de liberté par rapport aux schémas classiques auxquels nous appartenons .
    D un autre côté , il ne faut pas rêver , les grands de ce monde seront prompt à utiliser et contrôler ces outils virtuels à leur profits et les perspectives de manipulation seront si tentantes et profitables que je ne doute pas une seconde que sous peu ils les porteront aux nues …. Bref , de mon côté : un grand intérêt à mettre en face d une grande circonspection.

    1. Justement. Par construction mathématique, la manipulation et l’asservissement de ce genre de monnaies est au mieux très compliqué et coûteux, au pire impossible.

        1. DoM P

          Ah? Vous m’expliquerez les « workrounds » que vous imaginez pour traverser le soleil, mettre la population mondiale d’accord sur une religion unique, ou… contrôler une technologie par nature décentralisée.

          1. Kazar

            Pour la technologie, pas compliqué : contrôle de l’internet, dans le pire des cas…et encore, interdiction du Bticoin avec sanctions pénales importantes, interdiction des sociétés ayant une activité en lien avec les Bitcons, etc, etc…Il suffirait même au nom de la lutte contre le blanchiment de pondre une loi imposant la déclaration de toute transaction réalisée en bitcoins, disons à des fins statistiques. Cela existe déjà : bien qu’il n’y ait plus de contrôle des changes depuis longtemps, toute sortie du territoire ou entrée avec plus de 10.000 euros en espèces, valeurs ou titres doit faire l’objet d’une déclaration aux douanes « à des fins statistiques » et les sanctions sont lourdes : confiscation des avoirs on déclarés, pénalités supplémentaires de 80% du montant des sommes, poursuites pénales le cas échéant, avec transmission des infos au fisc, l’enfer. Mais bon, c’est juste à des « fins statistiques »…

            1. Tout ça n’arrivera pas parce que
              a/ les étatistes sont trop lents
              b/ les impacts négatifs sur le reste d’internet sont trop douloureux
              c/ les contrôles sont bien plus complexes à mettre en place, et bien plus facile à détourner

            2. DoM P

              Sauf qu’il suffit d’une poignée d’ordinateurs, quelque part dans le monde, pour faire fonctionner le réseau.
              A moins que l’ensemble des pays se mettent d’accord pour interdire Internet, il n’y a juste pas moyen.
              C’est anonyme, comment voulez vous stopper ça?
              Regardez les MP3. C’est interdit de les échanger. :D Une grosse blague.
              Je conseille la lecture the « The starfish and the spider » pour comprendre la nature décentralisé de ces technos.

              1. val

                @do mp @H16 , vous ne voyez que la techno , la techno n’est ni le pb , ni la solution , ce sont les gens qui seront ciblés : on aura une obligation légale de déclarer , comme quand on rentre dans un pays , apres c’est une affaire de gain/risque. Ceux qui utiliseront bitcoin ou autre seront nos politicard , ce sera la valise de biftons 2.0

              2. Kazar

                @DoM P : vous ne pouvez pas comparer les MP3 et le Bitcoin. D’un côté, juste des intérêts privés (MP3), de l’autre, l’attribution majeure de l’Etat, le contrôle des flux financiers et in fine de la monnaie (je campe sur ma position, en l’état, en France, le Bitcoin n’est pas considéré comme de la monnaie d’un point de vue juridique).
                Vous croyez vraiment quel risque est le même entre télécharger un MP3 (le juge ne sera pas bien méchant, petite réprimande) et s’attaquer à l’émission de monnaie (si cela en devient une) ? Pour info, l’émission de fausse monnaie , c’est dix ans de prison (max), mais en bande organisée, c’est 30 ans de réclusion criminelle (max). Ne vous inquitiez pas, les sanctions seraient du même montant pour les délits ou crimes qui seraient associés au Bitcoin si l’Etat le décide (et ne comptez pas trop sur la clémence des juges).

                1. gameover

                  Le débat sur la monnaie est assez intéressant.
                  Ce n’est pas l’état qui dit ce qui est une monnaie et ce qui ne l’est pas : c’est ce qu’en font les gens.
                  L’état intervient juste pour dire : vous n’avez pas le droit d’utiliser ceci comme monnaie sur ce territoire.

                  L’état français n’a jamais eu à se prononcer sur le fait que la couronne norvégienne soit ou pas une monnaie et personne ne lui a demandé son avis.

                  Mais même l’utilisation exclusive de la monnaie nationale sur le territoire national souffre de beaucoup d’exception : dans pas mal de boutiques de Paris les prix sont affichés en € et en $ et il est possible de les payer directement en $ à partir d’un compte en $ : sur le relevé de compte n’apparaît même pas une opération de conversion (vécu).

                  Donc je n’attends pas que l’état autorise ou pas le bitcoin.

                  Il serait à mon avis plus facile d’interdire la gravité que le bitcoin.

              3. MadeInCH

                Et vous faites ccomment pour accede à ces serveurs?

                Si votre provider filtre vos paquets TCP (pas de transmission de ceux qu’il ne peut lire car cryptés, apr exemples) et/ou ne permets que d’accéder à des IP « certifies sûr » par le gouvernement?

                A moins d’avoir plusieurs lignes satellitaires permettant laces par les FAI étrangers, alors tu est dependant le la bonne volonté des FAI et des gouvernements qui les légalisent.

                De plus, il suffit d’un coup de petteleuse dans une fibre optique pour déconnecter toute uen region par accident. ça c’est déjé vu.

                Internet n’est PAS si solideque ça!

                1. yp

                  Bitcoin ne dépends pas de serveurs centralisés, c’est un réseau décentralisé dont les acteurs ne sont pas facilement identifiables, c’est ce qui fait sa force.

                  Par ailleurs, les chinois n’arrivent pas vraiment à controler internet… Et dans ce pays, la censure n’est pas limitée par une question de pognon. Même eux ont préféré essayer d’embrasser ce qu’ils ne pouvaient controler et il est probable que ce soit ce qui va finalement se passer ailleurs.

                2. gameover

                  MadrInCh tu penses donc que l’état pourrait avoir dans l’idée de filtrer les protocoles cryptés…

                  Plus de paiements cartes bleues donc… :mrgreen:

                  1. MadeInCH

                    Pas de cryptage pas signé par une agence officielle, ou qui ne puisse être lu par la NSA/DGSA/FSB, …

                    Ou alors, les paquets TCP ne sont utilise que de/vers des IP de gens officiellements reconnus comme « sûrs » et « honnêtes ».

                    Mais je pense que:
                    1) Les politiciens n’ont meme pas idée de ce que représente un tel concrôle, ni meme si il est possible.

                    2) Si un projet en France est mis en place pour un tel contrôle, il finira par Louvoyer.

                    1. Fll

                      Je confirme, nos empaffés sont en train de faire passer des décrets pour que ce soit le FAI qui soit responsable de ce qui transit par ses liens. En d’autres termes, ils vont devoir filtrer en fonction de ce que vont décider les bien pensant.
                      Ce n’est pas une fiction, c’est aujourd’hui et en france.
                      Les chemins de la servitudes qu’ils disaient ? à force de cheminer dessus, on est presque arrivé non ?

                    2. yp

                      Il y a moyen de faire passer un protocole pour un autre (à la bourrin comme le fait SSTP bien sûr, mais aussi par des requêtes http qui ont l’air tout à fait valides, mais qui encapsulent des données chiffrées ; l’overhead est certes important, mais il faut ce qu’il faut…)

                3. simple-touriste

                  Pour donner un ordre d’idées, Free avait indiqué que la mise en place d’une surveillance générale de ses abonnés afin de détecter et bloquer certains type de contenus (contre le tipiakage) par DPI lui coûterait – donc à l’Etat – plusieurs milliards d’euros.

                  Depuis, on n’en a plus du tout entendu parler…

              4. Toufou

                J’apporte un bémol :

                Il sera tout à fait impossible d’empecher totalement dans les faits l’utilisation de bitcoins.
                En revanche une interdiciton lourde, le limiterait dans un usage quotidien en le confinant à des opérations exceptionnelles (transferts de fonds, paiements lourds, etc).
                Personne ne voudra risquer 5000 € d’amende pour avoir acheté une baguette de pain en Bitcoin.
                Or à terme, sauf interdiction de ce type, le Bitcoin (ou autre altcoin) pourrait devenir la monnaie couramment utilisée au quotidien.

                1. Pour la monnaie courante, non, je pense que BTC n’est pas suffisamment liquide. Mais justement : s’il est utilisé pour les gros transferts, c’est d’autant mieux…

                  1. Fll

                    @yp en cas de Proxy, tu peux forcer tes paquets en pepito si tu veux, ca ne passera pas. Hors, le seul moyen de controler le net, c’est de tout faire passer en proxy. Méthode utilisé dans plusieurs pays et ca marche. Reste encore quelques chemins pour les personnes proche des frontières ou elles peuvent utiliser les wifi ou autre, mais dans l’absolu, 99% du trafic est filtré.
                    C’est quand on pense qu’ils n’en sont pas capable que tu vas l’avoir dans l’os. Prend l’exemple sur les pays tel que Dubaï ou autre et tu verras que tu es beaucoup plus fragile que tu le penses. C’est c’est au niveau FAI, tu l’as dans le cul, pis c’est tout.
                    Rien que pour le maroc et la tunisie, on doit sous protocoler (ce que tu veux faire) pour faire passer la VOIP, et ca plante régulièrement, alors qu’ils n’ont pas encore passer le tout en proxy, ils sont en train de regarder pour tout passer à travers les proxys.
                    Non, ce qui arrive n’est pas rose, clairement pas.

                2. simple-touriste

                  Mais pour acheter une baguette de pain, le Bitcoin n’a que des inconvénients!

                  Il est très lent (ou pas du tout sécurisé), l’opération est payante (d’autant plus coûteuse que la somme est minime), enfin il suppose que vous ayez un appareil portable ayant en mémoire une somme suffisante, avec le risque de vol que cela induit (donc l’avantage sur l’argent liquide est diminué).

                  Pour de telles opérations, les pièces et les billets auront toujours l’avantage.

                  En plus je ne pense pas que le système soit suffisamment puissant pour supporter la généralisation de tels micropaiements.

                  1. gameover

                    Y a peut être un truc à faire à ce niveau.
                    Sinon on est vraiment à la bourre sur le paiement by phone to phone alors que ça existe depuis des années à l’étranger. Le groupement CB doit faire pression de même que Paypal.
                    Et du coup ça plombe pas mal de secteurs et ça en avantage d’autres.

                1. Kazar

                  @DoM P : le problème, c’est que vous voyez le côté techno théorique, donc ok, vous avez raison, mais que je raisonne du côté juridique pratique (19 ans de Barreau). Vous prendriez le risque d’utiliser du Bitcoin si l’État punissait l’usage de 10 ou 30 ans de prison, assortis pourquoi pas d’une interdiction d’utiliser Internet pendant 10 ans ? Et répondez en toute sincérité …

                  1. gameover

                    Ca dépend du gain escompté.
                    Si le taux d’imposition est de 80% et que ça me permet de détourner 90% de mes revenus… oui car je gagne 72%.

                    Si c’est pour gagner 10 ou 20% non.

                2. Fll

                  L’état face aux nouvelles techno ne bite rien, c’pas faux, mais ils savent parfaitement faire appel à Safran ou autre pour pondre des trucs ou tu l’auras dans l’os.

            3. yp

              Techniquement, avec le bitcoin vous ne transférez ni espèces, valeurs ou titres.
              Vous emmenez avec vous une clef.
              Qui plus est, une clef à laquelle vous pouvez donner n’importe quel aspect.
              De ce côté là les risques sont nuls.

              Mais votre objection sur la criminalisation de l’utilisation de ce moyen de paiement est autrement plus recevable (et probable…)

              1. Lafayette

                « Vous emmenez avec vous une clef »

                C’est vrai aujourd’hui, mais si cela devient une monnaie éphémère, la durée de vie de cette monnaie pourrait devenir limitée, ce qui en ferait une monnaie encore plus intéressante.

                L’avantage du numérique c’est de pouvoir évoluer.

          2. val

            Oh juste l’obligation de déclarer ses transactions bitcoins , tout comme on est censés le faire des comptes à l’étranger. Avec a la clef une amende bien dissuasive si on est pris . Puis apres on met une belle taxe dessus . Avec la généralisation du flicage en cours , qui prendra le risque ?? Et puis vous aurez aussi les banquiers traditionnels , qui vous demanderont d’ou vient l’argent , comme c’est déja le cas aujourd’hui quand on fait venir de l’argent de l’etranger. Vous voyez , rien de bien compliqué en fait .

            1. Kazar

              Même pour un retrait en espèces de 6.000 euros, la banque a demandé à un de mes clients de lui indiquer la raison du retrait et l’utilisation des fonds…

              1. yp

                Mais cette demande est illégale.

                J’ai été confronté à cette méthode, je leur ai dit d’aller se faire e******, j’ai quand même eu mon flouze. lors du retrait ils m’ont demandé de signer un papier comme quoi j’étais seul responsable des billets que j’emportais une fois passé la porte de l’agence… :-D

                En l’état actuel des lois, les banques, c’est que du bluff…

                1. Kazar

                  Super, c’est illégal. Mais le jour ou la banque refusera purement et simplement, vous ferez quoi, un procès ? Qui durera 2 à 3 ans alors que vous avez besoin de l’argent dans les 3 jours ? Votre objection me rappelle celle du piéton qui traverse hors des clous en se disant que de toute façon, en cas d’accident, il a le droit pour lui (eh, oui, c’est toujours l’automobiliste responsable). Super, il a le droit pour lui, mais c’est vachement utile s’il est mort…

                  1. yp

                    Ce que tu dis n’est pas faux, mais on n’en est pas encore là : Le jour ou le besoin se fera sentir, ils pondront une loi qui est déjà prête et qui sera votée en deux minutes. Les décrets d’applications eux aussi sont déjà prêt et seront publiés dès le lendemain matin. Ils ne feront rien qui n’ait pas l’apparence de la légalité.

                    Mais pour l’instant, ce n’est pas un gros problème de récupérer son pognon en liquide.

                2. val

                  du bluff ??? aujourd’hui il faut justifier de la provenance des fonds placés ds une banque . On a eu le cas pour l’obtention d ‘un prêt. bon , peut être pourra t on emprunter des bitcoins en direct , mais pas pour le moment.

                  1. yp

                    Demander une raison pour un retrait et laisser entendre que si l’on a pas de raison valable la banque ne vous donnera pas votre argent… Oui, c’est du bluff (du pur bluff…)

                3. Fll

                  Heuu, la banque ne peut pas refusé, c’est vrai, mais tracfin ! c’est juste pour savoir si ils déclenchent tracfin ou pas. C’est à ca que sert la question ….

                  1. yp

                    Tracfin, c’est quand tu rentres du pognon. Leur technique n’est pas mauvaise, tu peux sortir tout ce que tu veux, sachant qu’il faudra que tu remettes le pognon en circulation à un moment ou à un autre…

                    1. Fll

                      non, c’est dans les deux sens … quasi toute ma belle famille bosse dans la banque, donc oui, les déclarations tracfin, c’est à la pelle, et si ils ne le font pas, ils se font cartonner.

                    2. yp

                      Chouette, il existe donc un cerfa avec « Mais allez vous faire e******, c’est mon pognon » écrit dessus ! :-D

                      (Bon, va quand même falloir que je me mette « à la poursuite du temps perdu », c’est la fin de la journée et je n’ai pas foutu grand chose…)

            2. Vous ne comprenez pas l’objection. Mettre en place une loi disant qu’il faut déclarer truc et machin, c’est bien. Mais si cette loi est *impossible* à appliquer, si aucun contrôle ne tient, à quoi bon ?

              1. val

                Ok H16 , à un moment ou un autre , vous avez besoin de sortir votre argent de bitcoin pour l’utiliser (tout comme il faut le rappatrier de l’etranger pas ex ) et c’est a ce moment la que vous « sortez du bois » , aucune banque n’en voudra , aucune transaction importante ne pourra se faire , vous aurez à justifer légalement et à rendre des comptes. Donc c’est vous mêmes qui ferez consciencieusement vos déclarations pour pouvoir utiliser votre argent apres .

              2. yp

                Et quand bien même il existerait une telle loi : « J’achète une voiture en allemagne »… « J’ai envie de nager dans mes billets »… « J’ai froid, je veux faire du feu »… « Je vais le claquer aux putes »…

              3. Kazar

                La peur de se faire choper dissuadera la plus grand nombre… et Val a raison, à un moment ou un autre, il faut bien utiliser les Bitcoins, et ce sera verrouillé…

              4. MadeInCH

                Dans ce cas, un certain nombre de personne utiliseront le Bt. Et lorsque l’Etat voudra nuire à quelqu’un, il lui siffira de chercher assez pour trouver rapidement si il utilise des Bt. Et de le coincer. Et d’en faire un exemple.

                La peur de se faire prendre sera dissuasive pour beaucoup.

                1. Aristarque

                  Voire même de monter un faux dossier Bitcoin, de trouver opportunément la clé USB ad hoc, etc… ça doit pouvoir se faire, surtout de la part de l’ Etat grancais… (paillotes corses incendiées, Rainbow Warrior et autres opérations tordues qu’ on ne connaît pas ou mal parce qu’ elles ont réussi.

      1. yrreiht

        Surtout avec le développement des ordinateurs quantiques, qui parait-il seront (sont ?) capables de ce que l’on estime pour longtemps impossible à des ordinateurs classiques.

        1. val

          Certes , mais bien souvent , le maillon faible est tout simplement l’humain … pas besoin de choses complexes , toujours les bonnes vieilles méthodes à la papa ;-)

          1. Fll

            +1, 90% des attaques informatiques des entreprises le sont en interne. Via les mdp des utilisateurs collés sous les claviers, derrière les écrans, dans le tirroir, etc … c’est quasi toujours l’humain en cause et en faute.

            1. yp

              Sans compter qu’il existe un algorithme suffisament performant pour découvrir quasiment tous les mots de passe en moins de 24 heures : « On va te foutre des pains dans ta tronche jusqu’a ce que tu me lâches le code… » (Ca c’est la version soft.)

            2. gameover

              L’humain, c’est ce que je dis à tous ceux qui se font « pirater » leur carte bleue.

              Je sens qu’un de ces quatres je vais installer un distributeur de billets factice dans une rue piétonne ou un terminal carte bleue sur une pompe à essence. :-)

              1. val

                ça ne m’etonne pas de toi ;-) !!! bon ceci dit , je te sens bien trop honnête au fond de toi pour ça . Une piste pour être en phase avec nos consciences : un fake distrib au coin du café préféré de nos zélus ??

  3. La Coupe Est Pleine

    « Enfin, le Bitcoin et les monnaies numériques donnent un moyen concret de résistance contre l’État et ses services fiscaux. »

    => Je sais pas si c’est aussi évident …. M’est avis que la caste politique a bien plus d’un tour « législatif » dans son sac pour contourner le problème …. Si c’est vraiment un « problème » pour eux ?

    1. Black Mamba

      Résistance contre l’Etat tant que celui-ci ne se met pas à confisquer ordinateur, clé USB et tous système permettant de stocker les bitcoins :-?

      1. Même pas. Une « passphrase », ça s’enregistre dans la tête. Et confisquer ordinateurs, clés USB ou systèmes de stockage ne sert à rien.

        1. Black Mamba

          Mais ce cas particulier montre bien que les Bitcoins peuvent bien être stocké sur un disque dur …donc si l’État confisque un disque dur qui contient des données,… on n’a plus accès non plus …
          J’ai bon ou pas ?

          1. Non. Pour accéder à vos bitcoins, vous avez besoin d’une clé privée. C’est un ensemble de chiffres, ou cela peut être codé avec une phrase (par exemple « Je suis un cowboy solitaire très loin de chez moi ») ; tant que vous ne donnez pas la phrase, personne ne peut accéder à vos bitcoins. Et vous pouvez accéder à vos bitcoins de n’importe où, pourvu que vous ayez accès à un moyen informatique, avec cette passphrase.

              1. yp

                Ses bitcoins ne sont pas perdus, ils existent toujours dans le « ledger » (fichier des transactions.) Mais il ne peut plus y accéder, car il a perdu ses clefs privées stockées sur son disque dur et elles-même protégées par sa passphrase.

                1. Kazar

                  Donc en gros, il faudrait stocker ses clefs privés dans le « cloud » (perso, je ne confierai jamais des données sensibles à une société privée) et connaître par cœur sa passphase.
                  Comme je l’écrivais, ce n’est pas donné à tout le monde…

                  1. yp

                    En gros, c’est le business des société qui proposent des comptes bitcoin en ligne. Vous n’avez qu’a retenir la passphrase.

                    Evidemment, cela implique de confier la sécurité de votre portefeuille à des tiers (comme l’a montré l’affaire MtGox…) Mais vous avez le même problème de sécurité avec une banque en ligne…

                    1. Kazar

                      Petite nuance : en cas de faillite de ce type de société, aucune garantie. En cas de faillite d’une banque (aucune banque de réseau n’a fait faillite en France ces dernières années), on récupère 100.000 euros (pour les chanceux ou les inconscients qui ont autant en banque).

                  2. Non. Vos clefs privées (ou votre clef privé) peut être stocké dans votre tête. Il suffit de retenir une phrase comme « maître corbeau sur un arbre perché ». C’est à la portée d’un enfant en 6ème.

                    1. Caribou

                      Faut quand même faire attention avec les passphrases. Les attaques par dictionnaire sont aussi une réalité…

                  3. Toufou

                    il y a des moyens :
                    -vous découper votre passphrase en petits morceaux
                    et vous en sotckez la majeure partie sur le cloud mais pas la totalité, ou de façon parcellaire.
                    – vous stockez votre passphrase au milieu de votre thèse d’examen super rébarbative sur la vie assexuée du lombric cétéphale arménien. Pas sûr que grand monde ira la lire !

                    etc …

                    1. gameover

                      Pour la phrase, tu prends un texte de pouf pouf comme ça tu n’as même pas besoin de la cacher et au pire quelqu’un pensera qu’il y a un code dans le code.

              2. FaLLaWa

                Je me souviens de cette news. Moi j’avais compris que le mec avait enregistrée sa clé privée sur un fichier texte ou autre dessus et qu’il n’avait pas d’autre backup. A partir de là, c’est foutu s’il perd son HD.

                Personnellement, j’ai utilisé la methode suivante:
                1. J’ai pris quelques tickets de train SNCF/cartes d’embarquement d’avion et j’ai entouré des sequences au hasard et les ai numéroté.
                2. J’ai fait une copie que je garde au bureau et une autre que je garde chez moi.
                3. Pour retrouver ma cle privee, je lance brainwallet.org en offline sur mon raspberry pi, et je peux signer mes transactions a l’ancienne avant de les passer via cle USB sur mon ordi online.

                C pour mon cold storage ca bien sur. Pour mon wallet de tous les jours, j’en laisse un peu sur mon smartphone avec l’app Blockchain.

                C’est pas la methode la plus parfaite. On peut penser à des wallet multisignature avec son pere, sa soeur etc mais au moins ca fonctionne.

                Si quelqu’un veut partager sa methode je suis curieux de savoir.

                1. yp

                  Je fais régulièrement un backup papier de mon fichier wallet.dat avec paperbak.
                  Mais ce n’est pas l’idéal en terme de souplesse…

                  1. Kazar

                    Marrant mais vos remarques illustrent parfaitement ce que j’écrivais : « brainwallet.org en offline », « rasberry pi », « wallet.dat avec paperback », ce n’est pas franchement le langage de Monsieur tout le monde…
                    Ce n’est pas une critique, simplement, avant que le Bitcoin ne se démocratise…

                    1. FaLLaWa

                      Je suis bien d’accord avec vous. Ma methode c une methode de parano pour gerer une grosse qte de bitcoins.

                      Mais pour jouer avec 1 ou 2 btc, pas besoin d’en arriver là.

                      Comme vous dites, avant que le Bitcoin se democratise, il faudra que quelqu’un propose une interface utilisateur a la fois infaillible et user friendly. C’est en cours.

                    2. yp

                      Bitcoin a tous les outils pour se démocratiser.

                      Les comptes en lignes ne garantissent pas le même niveau de confidentialité que lorsqu’on accepte de mettre les mains dans le cambouis, c’est clair. Mais pour qui accepte le niveau de confidentialité qui existe avec les comptes bancaires en euro, il n’y a pas d’obstacle technique différent des comptes bancaires en lignes.

                      Par contre, la possibilité d’avoir un peu de confidentialité existe (contre quelques efforts d’ordre technique – mais il faut insister sur le fait que les transactions sont visibles de tous ! ) et d’autre part, la génération de la monnaie elle-même n’est pas entre les mains d’hommes (politiciens) ou d’entités contrôlées par des hommes (banques…)

                    3. Lambda Expression

                      Et en plus c’est hyper spéculatif hein ;-)
                      Il y a 15 ans, qui aurait pense faire des transaction online ?
                      Tout s’accélère, ce n’est pas encore évident a utiliser, je le concede.
                      15 ans d’il y a 15 ans = 5 ans a partir de maintenant.
                      On en reparle dans 5 ans.

                2. Toufou

                  Par sécurité utilisez une machine qui ne sera pas reconnectée sur le reseau. Ou alors formatez la avant.
                  Car un ver pourrait retenir les informations et les transmettre plus tard.

            1. ironbooboo

              Si j’ai tout bien compris chaque « client » dispose d’une sauvegarde cryptée, laquelle contient les infos nécessaires pour accéder à n’importe quel « compte » à la condition de disposer de la bonne clé. C’est un réseau crypté et décentralisé.
              J’ai bon ou je dois réviser ?

              1. yp

                Tu as tout compris !

                Mais en fait c’est une paire de clefs : la clef publique est l’adresse bitcoin, mais vous ne pouvez signer une transaction qu’avec la clef privée.

                Le rôle des mineurs est de vérifier la validité des transactions afin de pouvoir les publier sous formes de « blocs ».

                1. ironbooboo

                  Du coup je me demande pourquoi tout le monde craint les réactions de l’état ^^.
                  Ils en sont où avec les réseaux P2P déjà ? :o)

          2. Kermitou

            Le wallet en crypto est chiffré avec une passphrase, une fois le wallet chiffré, on peut générer autant de sauvegardes (qui sont des sauvegarde du wallet chiffré) que l’on veut (fichier de petite taille). Une seule de ces sauvegardes réinstallée dans un nouveau wallet suffit a retrouver l’intégralité de ses cryptos et de son historique de transactions (depuis la création du wallet sauvegardé) dans la mesure ou l’on a la passphrase.
            Pour bien connaitre les cryptos (en ce moment je suis sur X11 (Dark), X13 (Axis)), leur contrôle est totalement illusoire, les cryptos peuvent être stockées dans des wallets collectifs sur serveurs dans d’autre pays, on peut avoir autant de wallet que l’on veut, on peut garder juste une sauvegarde chiffrée dans une SD card d’appareil photo et effacer son wallet … pour fliquer le bazar : bon courage !
            Le seul truc se serait une attaque aux 51% sur les cryptos sensibles et donc detruire la crypto en question (c’est déjà arrivé), mais pour le Bitcoin, c’est rapé !

          1. La Coupe Est Pleine

            « Tout, sauf plier le réel. »

            -> Il est inconcevable que la plus haute personnalité de l’état aille chercher un spécialiste des pingouins pour qu’il lui rédige un rapport ad hoc afin de justifier « scientifiquement » (ou d’en donner l’illusion) une décision totalement partisane et infondée.
            Partant de là il sera impossible à un député de Normandie de filer 180.000 € de sa valise de cash issue des caisses de l’état, pour financer une étude bidon montrant des rats difformes en ouverture du JT de 20 h afin d’affoler la populace sur le même sujet, quand la voie légale ayant échouée à démontrer ce que le politique voulait qu’elle montre ….
            La caste politique se fout de la « réalité » elle use de tout son pouvoir pour plier la réalité à son bon vouloir !
            Pour que le péon, ou le serf continue de croire, ou de faire mine, qu’il croit aux fables que le saigneur leur raconte ….
            Bit Coin, comme tout le reste, est suspendu au bon vouloir des politiques ….

    2. Vous pouvez toujours tenter d’amonceler lois sur lois, si vous avez des avoirs en BTC, vous n’avez aucune difficultés à passer les frontières. Aucune. Et fiscalement, ce sera impossible à prouver.

      1. Kazar

        Fiscalement, tout est possible, il suffit de modifier les lois, et si ça ne suffit pas, de modifier la Constitution. Vous êtes quand même bien placé pour savoir que l’État peut tout !!!
        Et il serait même encore plus facile d’interdire purement et simplement le BITCOIN et pourquoi pas, de réprimer très sévèrement son utilisation, cela suffirait à faire peur au plus grand nombre, et à marginaliser son utilisation.
        Le contrôle, l’obsession de nos gouvernants
        Il suffit de voir comment sont désormais réprimée la fraude fiscale et le blanchiment.

        1. DoM P

          La Chine essaie depuis des mois de stopper le bitcoin.
          Pendant ce temps, bitcoin croît encore, les chinois trouvent des contournements, et, durant ce temps, des centaines de crypto monnaies concurrences sont apparues.
          L’état ne peut pas tout. L’état ne peut pas décider que 2+2=5
          L’URSS a essayé, et a échoué.

            1. DoM P

              La Chine est une des places d’échange les plus importantes du monde. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que c’est à Hong Kong et Singapour qu’on trouve, pour l’instant, le plus d’activité sur ces sujets.
              Au passage, pour info, nous (nous, les crypo travailleurs) sommes en négociation avec les autorités de l’Ile de Man pour créer une Crypto valley avec la législation ad-hoc.
              La Suisse est la prochaine cible. Nous avons déjà des discussion avec la FINMA.

              1. val

                Alors la pour le coup je suis d’accord , le bitcoin et autres crypto monnaies , ce seront les monnaies de Man du Luxo de Singap et autres places compatibles avec ce genre d’activités !!! aucun doute la dessus et les utilisateurs seront ::: les mêmes que d’hab , bingo

            2. cherea

              Détrompez-vous, en termes d’adoption, comme on dit nécessité fait loi. Dans des pays comme le Kenya où les structures bancaires ne sont pas terribles, c’est très courant de payer avec son smartphone et en btc. Allez voir aussi en Argentine, ce qu’en pensent les types qui se sont fait blouser par les banques en 2001. Si vous avez un commerce, installez un atm btc. Ça coûte 999$ et vous pouvez prélever jusqu’à 10% de commission comme le fait la maison du commerce, faites-vous plaisir. C’est une nouvelle machine de vending:

              http://projectskyhook.com/

              Et enfin, quelques trailers de documentaires à sortir sur le BTC:

              http://www.coindesk.com/six-bitcoin-documentaries-watch/

              bref, BTC is here to stay. Achetez-en, utilisez-en, gardez-les au chaud et regardez le retour du btc sur 5-10 ans.

              Quelques soucis que je vois:

              Qui va miner pour vérifier les transactions et éviter le double-spending lorsque les 21 millions de btc seront émis?

              Les institutions avec les plus grandes capacités en puissance informatique (nsa, google, nasa…), quel est leur comportement vis-à-vis du BTC, minent-elles et peuvent-elles donc acquérir une masse monétaire significative pour manipuler les cours??

              1. MadeInCH

                La NSA a une puissance de calcul informatique équivalente au reste de la planète (Oui, l moitié de la puissance de calcul mondiale appartient à la NSA).

                La CIA possède environ la moitié des Bt déjà mine.

                La NASA? Je pense qu’il faut une certaine liberté pour réorienter les ordinateurs vers le minage. Or dans un truc aussi bureaucratique, il faudrait une decision politique, qui serait connue du publique.

                1. gameover

                  « La CIA possède environ la moitié des Bt déjà mine. »

                  J’adore ce genre de truc que personne ne peut confirmer ou infirmer !

                  La CIA ce sont tous des réplicants. Chuuut !

                    1. GHash est un pool, comme slush ou d’autres. L’article laisse faussement croire que c’est une personne unique alors qu’il s’agit de milliers de participants. Et pour info, aucun pool n’est actuellement au-dessus de 50%, ni même proche. GHash est à 36%.

                      https://blockchain.info/pools

                  1. ironbooboo

                    La NASA possède des ordinateurs quantiques de la société D-Wave.

                    http://fr.wikipedia.org/wiki/Calculateur_quantique

                    Officiellement on en est encore au stade expérimental, officieusement allez savoir, le projet ne date pas d’hier et a déjà engouffré quelques milliards.
                    Ce dont on peut être à peu près sûr c’est qu’une fois au point ils se garderont bien de le crier sur les toits.

                    1. gameover

                      « Pierre Noizat, spécialiste des transactions électroniques et auteur du Bitcoin Book et de Bitcoin, Monnaie libre !, estime toutefois que pour piller une adresse Bitcoin et donc parcourir toutes les valeurs possibles d’une clé de 256 bits, il faudrait, même avec un ordinateur quantique, utiliser toute l’énergie du soleil pendant au moins 400.000.000.000.000.000.000 ans. Autant dire que ça nous laisse un peu de temps… »

                      http://www.bitcoin.fr/post/Bitcoin-doit-il-craindre-les-ordinateurs-quantiques

                      Ca me semble un peu beaucoup mais bon…

                    2. Oui mais même. Une fois la crypto cassée de façon certaine et sûre, btc sera le cadet de vos soucis.

                    3. gameover

                      Il suffit juste que le gars qui met en route le calcul prévoit où envoyer l’info « job done » dans 400.000.000.000.000.000.000 ans

                2. Fll

                  Rien que le super calculateur de Meteo france était le premier au niveau puissance mondial. Mais il est déjà dépassé.
                  Il ne faut pas oublier la loi de Moore. La puissance double tout les deux ans. (et non la fréquence comme on l’entend si souvent) Et elle est toujours vrai. Donc meme si la NSA à des super calculateur, il suffit de deux ans pour qu’ils soient à la rue. Et crois moi que des pools de ressources partagés avec des derniers Xéon ou carte de calcul Nvidia, ca dépote plus que la NSA. Sinon, il n’y aurait pas autant de demande pour faire du partage de calcul en ligne.

                  1. MadeInCH

                    Il me semble que (Je peux me tromper, de mémoire.)

                    A la base, la Loi de Moor, c’était la densité de transistors.

                    Ensuite ça a été adapté: le nombre de transistor.

                    Ensuite, c’est efectivement la puissance. Qui s’obtient maintenant avec la parallelisation plustôt que la course à la fréquence.

                    Ce qui est logique, puisque l’énergie nécessaire, toute chose égale par ailleurs, augmente au carré de la fréquence.

              2. gameover

                Qui va miner ? : il suffira d’ajouter un coût de transaction qui sera dans tous les cas bien inférieur à celui des CB.

                Sinon, pour ce qui est des puissances de traitement, j’ai été étonné il y a quelques semaines quand les pools se sont auto-régulés pour éviter qu’un pool dépasse les 40% (de mémoire). Ils ont bien senti qu’ils allaient scier la branche sur laquelle ils étaient assis.

              3. FaLLaWa

                @cherea
                Le minage des BTC se fait avec des ASIC (Application Specific Integrated Circuits).
                C’est a dire que la puissance de calcul de la NASA vaut NADA pour le minage.

                1. cherea

                  Les chiffres avancés sur la NSA me paraissent énormes. À vue de nez, 1% de la puissance informatique mondiale pour la nsa serait déjà gigantesque.

                  Un coût infime pour les transactions une fois le pool atteint, ça parait logique.

                  @FaLLaWa
                  Vous m’étonnez. Je ne connais pas le matériel dont dispose la NSA, mais j’imagine qu’elle est capable de miner si le pékin du coin peut le faire.

                  @tous:
                  Je cherche un ou deux partenaires qui s’y connaissent en BTC, qui savent développer, comme moi…j’ai un projet à monter et cherche partenaires pour le concrétiser. Pas trop compliqué, one shot et rentable. Business savyy welcome too.
                  Merci de vous présenter succinctement,
                  mail: local.seowebsite@gmail.com

            3. Waren

              Et si je vous disais que la majorité des BTC sont déjà tenus par les Chinois ? Curieux, n’est-ce pas ? Mais croyez-moi, c’est la vérité.

  4. Vilain Mamuth

    Il y a tout de même une question qui m’interroge
    En ce moment, la taille de la blockchain fait pas loin de 19Go, qd j’ai commencé à m’y intéresser en 2012, elle en faisait 2 et déjà il fallait un matos de dingue pour faire une synchro. Si la monnaie se popularise, le nb de transactions et donc la taille de la blockchain va exploser. N’allons nous pas un jour nous retrouver face à un pb de limite matérielle ou simplement de performance qui ne permettra plus au protocole de fonctionner de manière sûre?
    Je ne trouve pas tellement d’info sur cette question pourtant importante

    1. Hum non. La blockchain prend de la place, mais objectivement, de nos jours, c’est trois fois rien (1 To de disque, soit 50x la taille de la blockchain, se négocie à 50€). Le matos de dingue, c’est seulement pour le calcul (minage) mais pour la synchro, il suffit d’une ligne internet banale. Cela prendra juste du temps pour synchroniser, et seulement si vous désirez devenir Peer. Si vous ne souhaitez que disposer d’un portif, vous n’en avez pas besoin (voir https://electrum.org/fr/ ). En outre, il y a déjà des développements pour des vérifications de blockchain réduites ; en substance, les petits paiements sont validés avec des pairs proches, l’ensemble de la blockchain n’étant remis à jour que de façon globale plus tard, petit à petit.

      Le problème de taille de réseau et de blockchain est souvent évoqué, mais il existe déjà des moyens techniques pour le résoudre ou le contourner.

      1. Kazar

        Très sincèrement, au vu de vos explications techniques et compte tenu de nos échanges d’hier, ne pensez-vous pas que pour l’instant, cette « monnaie » (si tant est que cela en soit une, autre sujet de discussion, puisque je ne connais pas la position de l’état qui n’aurait pas manqué de se prévaloir de son monopole d’émission de la monnaie s’il la considérait comme telle) est réservée à un nombre extrêmement restreint d’informaticiens ou tout au moins de personnes averties (quand on connait le nombre de PC sans firewall et sans antivirus,ça laisse rêveur) ?

        1. yp

          Non, car ouvrir et utiliser un compte bitcoin en ligne (par exemple sur paymium) n’est pas plus compliqué qu’ouvrir et utiliser un compte de banque en ligne.

          Mais avec bitcoin, vous n’êtes pas obligé de vous adresser à une banque pour faire des virements. Virements qui en plus, ne prennent qu’une demi-heure à être validés.

          1. Kazar

            Je viens de regarder Paymium : vu les conditions générales, les informations à fournir pour l’ouverture d’un compte, la conservation des données pendant 5 ans après la clôture, et le fait que la société soit en France, toute idée de confidentialité vis à vis de l’Etat peut être oubliée.
            Mieux encore, le jour ou l’Etat voudra mettre son nez dedans, il lui suffira d’invoquer les lois sur le blanchiment pour obtenir une jolie liste avec des infos très complètes sur tous les utilisateurs de Bitcoins ayant un compte chez eux !!! (avec de sympathiques contrôles fiscaux à la clef). Et en plus, c’est évidemment payant (commissions), donc l’intérêt du bitcoin devient tout de suite moins évident.

            1. yp

              Paymium c’est plus ou moins le crédit mutuel – c’est aussi un gage de sécurité dans l’esprit des gens. Ils me semblent qu’ils garantissent les dépots comme des dépots bancaires (donc jusqu’a 70Ke)… Par contre aucune nouvelle de la carte de crédit que bitcoin-central (ancien nom de paymium) voulait proposer à ses clients…

              Si la localisation française est un problème, il existe de nombreux services de portefeuille en ligne. Par exemple utiliser BTC-e, ils ne demandent aucun papier (mais c’est payant.)

            2. FaLLaWa

              @Kazar
              Si vraiment vous voulez rester en dehors du systeme, vous pouvez passer par https://localbitcoins.com/
              En gros c’est un site qui vous permet de prendre contact avec des gens a proximite pour acheter ou vendre. Certains veulent se faire payer par virement mais d’autres acceptent le cash. Rdv dans un café et hop ( Verifiez qd meme les cameras :P)

              1. Kazar

                je ne tiens pas à rester en dehors du système , c’est juste pour démontrer que les attraits du Bitcoin ne me semblent pas si évidents que ça (dont le majeur, l’anonymat).

            3. gameover

              Paymium comme toutes les plateformes ne sont que des interfaces pour alimenter un compte bitcoin à partir d’espèces. Le compte scriptural sur lequel on verse les espèces ou CB a donc le statut d’un compte bancaire avec toutes les déclarations d’identité, tracfin etc… suivant la réglementation.

              Le 1er compte sur lequel seront versés les bitcoins est effectivement traçable et il ne faut pas effectivement que ce soit le compte bitcoin principal.

              Tout compte bitcoin est anonyme sauf pour la personne qui a participé à une transaction dessus. Si je paie un service à Dugenou SARL j’aurai dans le blockchain la clef de leur compte qui a servi à la transaction et c’est d’ailleurs nécessaire pour leur prouver que j’ai payé.

              Si Dugenou encaisse la somme sur leur compte principal j’ai effectivement moyen de connâitre le montant de leur compte bitcoin en le calculant dans le blockchain.

              Mais pour toute autre personne c’est complètement anonyme et c’est pour cela qu’il faut faire des virements successifs à étage vers des comptes bitcoin maître dont on ne saura pas en final si ce sont des paiements ou votre compte principal.

              De même pour les paiements, ça ne doit pas se faire depuis le compte principal mais au travers d’une succession de compte.

              Un truc à ne pas faire donc : payer et se faire livrer sa pizza à partir du même compte bitcoin que celui avec lequel on a encaissé la vente de 3kg de coke… dring dring… céki ?… c’est pas le marchand de pizza

        2. simple-touriste

          « (quand on connait le nombre de PC sans firewall et sans antivirus,ça laisse rêveur) »

          Pourquoi une personne normale s’emmerderait avec un firewall ou un antivirus?

      2. Vilain Mamuth

        Il y a bien longtemps que j’ai abandonné l’idée de miner :D
        Je suis d’accord que pour le moment, il n’y a pas de limite technique, et qu’on a le temps de voir venir.
        En fait, pour être plus clair, enfin j’espère, je me demande dans quelle mesure la blockchain sera gérable qd elle fera quelques petaoctets.
        Bon, peut-être que d’ici là on sera tous les pieds sous terre :) ou que ca n’arrivera pas parce qu’on aura trouvé mieux

        (hors sujet : y a un moyen d’être notifié automatiquement des réponses aux commentaires?)

        1. vengeusemasquée

          Effectivement, miner Bitcoin est devenu difficile mais il y a d’autres monnaies électroniques, comme le fait remarquer H16, et il peut être intéressant de prendre le risque de se lancer sur une monnaie qui n’en est qu’à ses débuts. Ca peut être spéculatif mais on les risques sont limités si on s’y prend au début.

  5. Calgon

    Pour aussi intéressant que puissent être les Bitcoins, ils n’en restent pas moins totalement intangibles puisque 100% virtuels. Et ceci ne me paraît pas si rassurant que ça: personnellement, et en ce moment, j’ai plutôt tendance à me replier sur le concret, si possible non déclaré.

    Le virtuel apporte certe la flexibilité et la portabilité, mais il nécessite également l’accès à un ordinateur, de l’ énergie et internet. Qu’il manque un seul de ces éléments et vos possessions n’existent plus.

      1. Kazar

        Pas tout à fait : l’argent liquide, ou bien mieux, l’or, sont particulièrement utiles en cas de crise (derrière bien sûr la base, savoir de quoi manger et se défendre).

        1. Je peux vous assurer que si l’électricité vient à manquer au point qu’internet tombe, l’or et l’argent liquide ne vous serviront absolument à rien.

          1. MadeInCH

            Je pense que les premières monnaies seront les cartouches. De cigarettes ou celles qui lance des bouts de metal.

            Ensuite les boîtes de conserves.

            Mais l’or et l’argent seront toujours là.

            Ils l’ont toujours été. Même si c’est sûr que ça ne se mange pas.

            Mais passé les 3 premières semaines, les « survivants » referont commerce avec espoir de survie à plus long terme. Et dans ce cas, or et argent redeviendront des valeurs d’échanges et d’épargne.

            De plus, il peut très bien aver des coupures d’électricité, non pas permanents, mais souvent et assez longue.
            ça peut entraîner pertes de données si l’ordio est en marche.

            Et si l’électricité n’est que 4h par jours, ce sera pour faire de la cuisine, et ce ne sera pas possible d’utiliser le Bt pour acheter au marché du coin qui n’a pas son informatique allumée à ce moment là.

            Même avec une « perte de normalité » que partielle, le Bt sera quasi impossible à utiliser.

            1. LeRus

              Personnellement, je pense qu’en cas de gros problème, c’est le gazoil qui deviendra la monnaie d’échange.

              Rien qu’à voir la panique dans les pays lorsqu’il y a un soucis d’approvisionnement, il suffit de mettre à l’arrêt les quelques usines de raffinage et en quelques jours/semaines le pays est arrêté. Et cela, quelque soit la monnaie.

              Dès que ça sent le roussi, mieux vaut planquer quelques jerricans.

                  1. MadeInCH

                    Mais oui, car l’alcool sert à désinfecter, et peut servir à cuire.

                    C’est bien à ça que tu pensais, non???
                    :D

                    J’avoue penser à m’acheter un gros baril de vodka, qui serait stocké dans la reserve stratégique… Même si je ne bois pas.

                    1. yp

                      Je pensais à ça et au fait qu’un litre de vodka « valait » 10 litres d’essence après la chute de l’URSS, d’après Dimitri Orlov. Cela dit, stocker la vodka est une excellente idée, puisqu’en ce qui me concerne, le stockage d’alcool brun s’avère peu pérenne (« part des anges » powa ! )

                    2. LeRus

                      @yp
                      La Vodka est devenue une sorte de monnaie secondaire lors de la Perestroïka, en particulier son corolaire, les lois de prohibition imposées par Gorby.

                      En parallèle, il était plutôt difficile (beaucoup plus qu’aujourd’hui) de trouver de l’essence en dehors des centres villes et des grands axes. D’une part le nombre de voitures était faible, mais en plus ça permettait de contrôler encore un peu plus le déplacement des individus. Un bémol ceci dit, le prix de l’essence était très bas!

                      Mais oui, dans la fin des années 80, ceux qui ne buvaient pas on pu faire du bon troc, chacun ayant droit à des « coupons » pour acheter de la Vodka.

            2. Vous me décrivez un scénario apocalyptique pour me dire « Là, dans ce cas, Btc ne marche pas ». Et je vous réponds : ok, mais on s’en fiche parce que ce scénario apocalyptique place toute la discussion dans un hypothétique très large, très vague et parfaitement ridicule face à la réalité tangible et calculable ici & maintenant. Bien sûr que l’or pourra durer au-delà d’un tel événement. Mieux : il sera là dans 15 milliards d’années, à la mort de l’univers. La belle affaire.

                1. GrosBen

                  En Ukraine lors des évènements de Maidan, on a vu des petits malins brandir des banderoles avec une adresse de paiement pour recevoir des dons. Ca a marché, ils ont reçu du pognon du monde entier.
                  Actuellement, l’Est de l’Ukraine est en pleine guerre civile pourtant tous les jours des témoins envoient des vidéos des combats sur Youtube. S’ils sont en mesure d’envoyer une vidéo alors ils peuvent aussi envoyer une transaction sur le réseau Bitcoin.
                  Donc oui il est possible d’utiliser le Bitcoin en temps de guerre, et c’est une putain de bonne solution quand tu dois fuir: tu risques pas de te les faire piquer à un check-point !

              1. Régis33

                Ce que je remarque en vous lisant tous , et en y comprenant pas grand chose , c’est que des privés ont fait ce que les banques rêvent de faire depuis une bonne dizaine d’année , c’est à dire supprimer la monnaie tangible au profit de la monnaie numérique pour mieux contrôler les flux , et vous applaudissez des deux mains , sauf que , qu’est ce qui empêchera les banques d’acheter des BTC massivement quand elles verront qu’il y a moyen à spéculation ?
                Et donc , des soi disant visionnaires auront fait le boulot à leur place et sans douleur ni grincement de dent .
                Il suffira d’une bonne loi de l’OMC et hop , c’est dans la poche .
                Car qu on le veuille ou non , un BTC ça se bouffe pas , donc à un moment donné , il faut que ça réapparaisse dans le vrai monde réel et là les loups auront la langue pendante .

                1. « qu’est ce qui empêchera les banques d’acheter des BTC massivement quand elles verront qu’il y a moyen à spéculation ? »
                  Rien.

                  Mais ça revient donc à acheter des stocks d’or. Ensuite, ils en font quoi ? Les prêts sur BTC, c’est délicat (réserve non fractionnaire). Difficile de cacher les comptes de la Banque alors que le ledger est public. Mieux : imaginons qu’elles achètent tout ce qui sort. Ce qui veut dire deux choses :
                  – elles doivent mettre (au prix du jour) 8 milliards de dollar sur la table minimum
                  – chaque achat supplémentaire fera grimper le prix du BTC (puisqu’il devient rare)
                  – et à la fin, elles ont un BTC, et personne pour continuer les transactions (elles ont tout) et … ont perdu 8 milliards (au moins). Pendant ce temps, n’importe qui peut relancer une nouvelle crypto avec un coût très faible et une assurance de réussite (BTC ayant fait une excellente proof of concept).

                  J’avoue que je vois mal le gain.

                  1. voleurdufeu

                    Je suis le fil sans tout comprendre des aspects techniques. Il se peut donc que je dise des bêtises. Toutefois, je n’ai pas vu évoquer un aspect économique qui me semble essentiel: une des forces traditionnelles de la « fiat money » étatique est son pouvoir libératoire illimité (i.e. personne ne peut la refuser en paiement); tel n’est a contrario pas le cas d’une monnaie privée, dont la valeur ne peut être soutenue que par la coïncidence des anticipations. Or, ces anticipations doivent prendre en compte que d’autres monnaies privées peuvent être créées, et entrer en concurrence avec le BTC. Imaginons par exemple un BTC02, dont la clé de cryptage serait plus dure à craquer que celle de BTC. Dès lors, BTC02 est une meilleure monnaie que BTC, tout le monde le sait, et chacun anticipe que tout le monde va utiliser BTC02 de préférence à BTC, donc BTC perd peu à peu ce qui fait l’une des raisons d’être de la monnaie: sa liquidité, i.e. la possibilité de l’échanger à coût nul contre autre chose. Sauf erreur de raisonnement, l’obsolescence est donc inscrite dans l’ADN de BTC.

                1. gameover

                  Oui ceux qui avaient encerclé le puits de pétrole avaient l’intention de faire du troc : ils leur laissairnt la vie sauve contre le fuel.

                  Died during transaction.

                  1. MadeInCH

                    1) Ceux qui ont encircle le puit de pétrole pensaient pouvoir et avait l’intention de voler.

                    2) A la fin, tout le pétrole brûle, et il y a pleins de morts.
                    -> Les deux camps ont beaucoup/tout perdus.
                    ->-> Peut-être fallait-ila ccepter?

                    3) Avant que quelqu’un pense avoir les moyens et choisisse de voler, Ceux-du-puits commerçaient sans doute. Probablement du troc et probablement aussi de l’or.

                    Perso, j’aime bien le III. Pas encore vu le I.

    1. FaLLaWa

      @ Calgon:
      Je crois que vous n’avez pas assimilé le concept du peer to peer network.
      OK si vous hebergez un fichier sur un serveur (par exemple vos emails chez Google) et que le ou les serveur(s), localisé(s) quelque part dans le monde, crame(nt), vous perdez votre fichier.
      Mais si vous enregistrez une information, en l’occurence, les flux entrant et sortant d’une adresse Bitcoin sur la blockchain, cette info sera enregistree sur des centaines de milliers d’ordinateurs à travers le monde. Et il est mathematiquement impossible que tous ces ordis soient detruits en meme temps.

      Et a notre epoque, Internet qui saute c’est quasi impossible. Meme si attaque nucleaire sur toute l’Europe ou Amerique, Internet fonctionnerait toujours il me semble.

      1. Calgon

        Tout à fait d’accord avec vous, le problème n’est aps Internet, quasiment indestructible. Le problème est votre capacité d’avoir accès à Internet, et ça, c’est super facile à controler. Même problème pour celui avec lequel vous voulez commercez.

        Je suis probablement parano, mais pour l’instant, je préfère être « matérialiste » au sens de posséder des choses que je suis en mesure de récupérer et/ou de conserver, à tout instant.

  6. gameover

    « Le bitcoin, monnaie virtuelle qui s’est fait connaitre comme le moyen de paiement privilégié sur le net de ceux qui ont quelque chose à cacher,… »

    Ah ! Libé… qui nous rappelle ce coté STASI avec ses comités de quartier…

    1. vengeusemasquée

      ouais, principe de base : si tu respectes les règles, tu n’as rien à cacher, alors de quoi tu te plains ? Consternante mentalité moutonnière.

      1. Aristarque

        Bien sûr . Sauf qu’ avec 400.000 lois et autres textes, est-on vraiment sûr de rester en permanence dans les clous ? Moi, je n’ en suis même pas sûr, hors volonté expresse de fraude. Par exemple, la VDP a mis en place des marquages au sol propres à cette commune et à elle seule, dont inconnus de l’ immense majorité des non-parisiens et probablement des parisiens eux mêmes mais qui lui permettent de verbaliser en parfaite bonne conscience… :mrgreen:

  7. Christophe

    Perso, je pars d’un constat simple : tout ce qui peut emmerder, exciter, pourrir la vie des étatistes, des gauchistes et des pisse-froids est intrinsèquement bel et bon.

    Pardon my french.

    Donc vive les outils du type Bitcoin.

    Mais je n’oublie pas non que le meilleur levier, le plus puissant pour casser le Système, c’est le Réel. Et là, Bitcoin pose des soucis.

    Les salaires ne sont pas payés en BC. Les taxes non plus. Les flux en BC sont -encore- dérisoires.

    Corollaire : une légère baisse de la consommation, des revenus est beaucoup plus disruptif contre les Etats que les flux BC qui échappent aux Etats.

    Et je reste toujours persuadé que les étatistes vont finir par « réagir ». Leur imagination est sans limite, même si -en bons mammouths- ils réagissent forcément lentement.

    1. LeRus

      Tout à fait d’accord. Mais restons optimistes: pendant que les étatistes « réagissent » (ce qu’ils font), c’est toujours ça qui distrait leur attention. Plus le BTC et autres inventions se développent, plus la bataille est rude pour eux.

      Et, en plus, les mammouths, eux, ont disparu. ;)

  8. David

    J’ai une petite question pour mieux comprendre comment ça fonctionne : p/r à quelle autre devise le bitcoin est-il coté ? uniquement le $ US ? est-il coté comme n’importe quelle autre paire de devises sur le Forex ?

    1. yp

      Oui les bourses d’échange maintienent des paires monnaies virtuelles/monnaies réelles, comme sur le forex (et il y a donc des possibilités d’arbitrages d’une bourse d’échange à une autre.)

  9. pouf pouf

    En plein diner, entre le fromage et le dessert, quand la conversation s’échauffe un peu avec des gens merveilleux qui connaissent bien les sujets dont ils parlent, nous discutions millions de tonnes et productions mondiales, françois reubelamen se lève un peu éméché et hausse le ton nous insultant presque, finissant sa diatribe ridicule par cet apophtegme qui résonne encore comme un cri d’entre les monts creux dans ma mémoire convulsée par le rire qui s’ensuivit « la réalité c’est dangereux, il n’y a pas de place pour l’idéologie dans la réalité, c’est pourquoi je m’en méfie comme de la peste ». Il ne pouvait que partir comme un prince après ce genre de sortie oratoire en forme de douves sales et profondes, sur un cheval ou de grands chevaux peu importe, il s’en fût avec ses courbes nous laissant avec nos chiffres. Mon avocat me dit que même emmanuelle béante je n’ai pas le droit; je peux dire du mal de cicéron ou de carthage autant que je veux, mais toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé ne pourrait être que condamnable ou fortuite.

  10. MadeInCH

    De toute façon c’est très simple.
    Surtout en France:

    1) On rend illegal.
    2) On interdi ce qui est illegal.
    3) On réglemente ce qui est interdi.

  11. Aristarque

    Pour l’ instant, l’ Etat grançais estime que le Bitcoin et autres monnaies alternatives n’ est pas un phénomène menaçant puisqu’il interesse surtout les geeks, les nerds et autres populations réduites en nombre. Intervenir en force à ce stade risquerait d’ attirer l’attention et beaucoup plus de monde. Donc, on en reste au conseil maternel de base : n’ y touche pas! Caca boudin! Beurk, c’est sale! et cela suffit pour éloigner la plus grande partie des intéressés éventuels. En plus, une telle action ne coûte pas cher à mettre en oeuvre puisqu’il y a toutes les cloches nécessaires au sommet de l’ état pour sonner ce tocsin.
    Si d’ aventure, une masse non négligeable commence à utiliser le Bitcoin avec l’ effet d’ entraînement par la mode que cela peut induire, je suis sûr, comme Kazar et qq autres, que l’ Etat pondra dans les plus brefs délais un arsenal de lois et décrets y dédiés en expliquant aux bonnes âmes que le terrorisme, le grand banditisme, les mafias, etc… usent de ce système qu’ il convient donc de combattre, etc… Les lois répressives sont surtout faites pour ôter aux masses l’ envie de passer outre, plutôt que pour punir les délinquants déterminés qui s’en moquent bien… Car, soyons réalistes, l’ ode à la liberté que nous chantons à tue-tête sur ce blog, ne sort guère en dehors de celui-ci. Sous des airs bravaches et frondeurs, la grande majorite des Grancais , est très obéissante aux restrictions de celle-ci, apparemment satisfaite du maternement étatique qui l’ engendre. Par exemple, il n’ est qu’ à considérer le comportement routier de ladite majorité avec la disparition quasi totale des appels de phare pour signaler les boites à images mobiles. Je suis un des derniers Mohicans à y recourir. Certes Coyote ou Wikango offrent des alternatives mais un petit appel peut aider un déficient en équipement. Et cela parce que l’ Etat a officiellement voué aux Gémonies les ceusses de cette sorte de délinquant dont la délinquance serait par ailleurs quasi impossible à établir sur le terrain (on a encore le droit de se tromper en manipulant son comodo). Je suis donc très pessimiste sur l’ utilisation intensive de Bitcoin, en particulier sur la faiblesse de l’ anonymat le jour où on veut profiter concrètement de son avoir en le transformant en monnaie sonnante et trébuchante pour commercer avec un arriéré du progrès…

    1. MadeInCH

      Oui.
      Ceux qui sont ici sont généralement des convaincus qui aiment s’entre-auto-convaincre.

      Comme sur beaucoup de blogs orienté idéologiquement.

      1. gameover

        « s’entre-auto-convaincre », franchement tu peux me donner l’utilité ?

        Le but de ce genre de discussion est plutôt de vulgariser et d’apporter des éléments à ceux qui se posent des questions ou qui, intéressés par le bitcoin se voient opposer des arguments incongrus par des qui (et des qu’on) tirent leur « expertise » de la lecture des gros titres de la presse mainstream (le mot du jour).

        N’oublions pas qu’ici pour un commentateur il y a peut-être plus de 100 lecteurs silencieux.
        Tu peux nous donner les chiffres h16 stp ?

        1. Un billet moyen est lu 4000 fois en 2 jours (sur ce blog seulement). Les commentateurs représentent 10%à tout casser. Certains billets très commentés ont tendance a biaiser les stats.

          1. gameover

            Ok, merci. Je suppose que tu parles d’IP uniques bien sûr.
            Vu qu’on voit les billets sur au moins une dizaine de lieux différents, ça en fait du monde !

          2. MadeInCH

            ça en fait des gens déjà convaincus! (Mode ironique)

            Joli chiffre!

            Perso, je montre souvent le site ou un article particulier à un mécréant (dans le sens qui croit mal).

            1. Fll

              Et vu qu’on le colle sur FessedeBouc et autre, enfin moi. Mon compte FB ne me sert qu’a publier des articles d’H16 ou de contrepoints … si mes contacts n’ont pas compris que j’étais libéral, c’est qu’ils ont voté formage mou et qu’il n’y a rien à faire pour eux :D

    2. val

      J’ajouterai au commentaire d’Harry que je trouve par ailleurs pertinent qu’une des possibilités est que l’état , conseillé par des gens plus au fait que lui (c est pas dur) finisse par percuter sur l’interet des monnaies type Btc .
      L’état les autorisera donc, puis plus tard même en fera la promo . La il faudra se méfier un max ….

  12. hop hup

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/07/03/01016-20140703ARTFIG00112-seniors-au-volant-un-procureur-menace-de-poursuivre-les-familles-des-chauffards.php

    Peut-on être jugé responsable d’un accident de la route provoqué par son grand-père ? «Oui» avertit Etienne Marteaux, représentant du parquet dans les Vosges, dont l’engagement pourrait relancer le débat sur la conduite des personnes âgées.

    nouvelle pignouferie de l’état papa maman ou plutôt de sa justice

      1. yp

        Ca, c’est l’étape 1. On n’est plus très loin du :

         » Bon… Je suis un gentil procureur de la république et j’accepte d’oublier l’infraction pour cette fois, à condition que vous acceptiez qu’on euthanasie votre grand père… Signez ici… « 

        1. bob razovski

          On ne dit plus « euthanasier » (qui se rapproche trop « d’état nazi », les heures sombres toussa toussa…) on dit « kouchneriser ». C’est un peu comme une célèbre marque de nettoyeur apprécié par un célèbre mis en examen, sauf que ça nettoie définitivement.

    1. gem

      Vous êtes négatifs. Voyez le bon coté des choses, au contraire :
      ce procureur proclame que le permis de conduire délivré par l’État n’a pas de valeur, et qu’on ferait mieux de le faire donné par la famille des candidats, sous sa responsablité.
      Mais ça me parait parfait :-)

      1. gameover

        Oui effectivement c’est un mode original de lecture de l’information.

        En aparte, je ne sais pas où le juriste a trouvé l’info mais dans le code de la route il est uniquement dit que le préfet décide de retirer le permis par rapport aux informations à sa disposition mais nulle part il n’est dit que ce sont les parents ou tuteur qui devraient communiquer cette info au préfet.

  13. Toufou

    @ H16

    Génial que vous parliez de NXTcoin (http://www.nxt.org/).
    C’est pour moi aussi le bitcoin 2.0 (ou altcoin) à suivre.

    Dans tout le flot de altcoins, NXT est celle qui a retenir le plus mon attention.
    Si quelqu’un tel que vous fait de même c’est bien qu’elle est digne d’intérêt.

    1. Waren

      Moi, j’aime bien le Vertcoin qui permet de belles plus-values. Sinon, je vous recommande aussi le Darkcoin, pour son caractère très spéculatif.

  14. gem

    h16 est un optimiste. L’État peut facilement procéder avec les utilisateurs de Bc comme avec les truands, à partir du moment où il décide que les premiers font partie des seconds. Il peut donc fliquer grave (écoutes, filatures), comparer les biens avec les achats en monnaie obligatoire, coller des amendes et des redressements, voire de la tôle.
    Le fera-t-il ? Si le PIB en euros, c’est à dire la base fiscale, chute significativement, oui, sans hésiter. sinon, il se contentera du même genre de mesure que HADOPI ou les histoires de loto ou de monnaie local (SEL) : un peu d’emmerdement pour tous, et quelques rares cas de gros ennuis pour les pauvres pendus (fiscalement) pour l’exemple.

    1. « h16 est un optimiste »

      :lol:
      On ne me l’avait pas faite, notamment pas sur ce blog. J’ai cependant de solides raisons qu’un billet ne suffirait pas à décrire pour penser que dans la course BTC, l’État a déjà perdu.

      1. gem

        oui, certes, je suis sûr que moi-même de développe dans mon entourage tout ou partie de tes solides raisons. Tout ce que je dis, c’est que plein de gens avait de solides raisons pour penser que le socialisme avait déjà perdu dès 1917, et ils avaient parfaitement raison, en plus. Ça a quand même pris 70 ans en Russie, couter des millions de vies, et ça continue à nous foutre en l’air en France (CPEF).
        La même chose peut bien nous arriver avec le Bc et autres cryptomonnaie

  15. ironbooboo

    Et pendant ce temps, pour ceux que ça intéresse, Sarkozy Tolérance Zéro et Herzog son Complice d’Officine se plaignent de leurs conditions de garde à vue. Pauvres amours, on leur a confisqué montres, ceintures et lacets et chacun sait que sans rolex, on est comme nu.
    Du coup pour fêter ça ils refusent de collaborer avec les « juges politiques » qui essaient de les coincer pour des motifs aussi farfelus et sujets à interprétations que la corruption, le viol du secret professionnel ou le trafic d’influence.

    Aahh, qu’est-ce qu’on rigole x)

    1. gameover

      Ce qui me fait sourire dans tout ça c’est qu’ils se font prendre aux propres lois qu’ils ont votées, systèmes qu’ils ont mis en place ou dont ils ont eu connaissance. Le mec pose un piège à ours et il se prend les pieds dedans en rentrant chez lui.

      Sinon ça devrait aussi nous amener à réfléchir sur certaines législations anglo-saxonnes qui ne permettent pas de se servir d’informations, révélant des faits délictueux, récoltées par hasard lors de perquisitions ou d’écoutes téléphoniques.

      J’ai bien aimé l’expression « filets dérivants » pour qualifier la façon de faire ces enquêtes.

      1. ironbooboo

        « filets dérivants …. juridiquement impossible »
        Il manquait la partie la plus croustillante de la citation, celle où l’escroc nous explique qu’on a triché pour le prendre, qu’on a pas respecté les règles du jeu.
        Vous croyez qu’on peut soumettre un record d’aplomb au Guiness Book ?

        1. gameover

          En acquiesçant à ce type de méthodes vous justifiez le « en quoi les écoutes sont génantes si vous n’avez rien à cacher ?  » et donc pourquoi pas le flicage H24. Pour un libéral c’est antinomique.

          1. ironbooboo

            Tout à fait d’accord, ceci dit ce n’est peut-être pas à Sarkozy de nous le faire remarquer.

            – Lui qui refuse de se plier à l’enquête.
            – Lui qui a lancé cette mode du flicage.
            – Lui qui n’a réformé la GAV qu’à contre cœur, forcé et contraint.
            – Lui qui vient de se faire prendre les deux mains dans le pot de confiture.
            – Lui qui …

            J’ai 10 000 raisons de trouver ça drôle au possible et c’est bien ce que je compte faire.

            1. ironbooboo

              La panacée pour moi ? Qu’il finisse dans une des prisons infâmes qu’il n’a pas rénové, à se choper toutes les maladies du monde rien qu’en aillant la mauvaise idée de se laver pieds-nus.

    2. Kazar

      C’est juste le feuilleton de l’été pour distraire le peuple et lui faire oublier des problèmes, certes légers, comme la hausse continue du chômage, l’abysse de la dette, l’augmentation des impôts, taxes, prélèvements et autres ponctions, etc, etc…

  16. django blockchained

    Wow.

    Je suis les crypto monnaies (et pas seulement le bitcoin) depuis à peu près un an, et je suis affligé de voir que les memes arguments éculés reviennent sans cesse. Notre pays est complètement a la ramasse sur ces sujets la, et pour comparer pas besoin d’aller bien loin, prenez le Royaume Uni par exemple qui est deja bien plus sensibilisé que nous autres les pauvres gaulois. Bref, ignorez-les, critiquez les, vous vous en mordrez les couilles dans pas longtemps, et quand je dis pas longtemps, c’est VRAIMENT pas longtemps. Quoique vous en pensiez les crypto-monnaies sont la pour rester.

    Signé un daytrader de crypto, un mec qui est deja dans le turfu bande de noobs (et non je n’ai pas 17 ans, mais 35).

      1. django blockchained

        Evidemment que l’article est bien, ce n’est pas une reponse mais plutot une remarque globale sur les commentaires du genre « ca marchera jamais », « ca repose sur rien » etc qui sont des a priori de gens qui n’ont meme pas cherché a comprendre le concept.
        Satoshi Nakamoto a apporté une idée révolutionnaire, j’ai personnellement trouvé ça tellement puissant que j’ai du mal a comprendre que des gens puissent être sceptiques :)
        Les articles positifs sur le bitcoin dans les media grand public sont rares donc en meme temps on peut comprendre que l’image renvoyée ne soit pas forcement propice a l’enthousiasme général. J’ai l’impression que c’est en train de changer donc je felicite ce genre d’initiative mais je ne peux m’empêcher d’etre enervé quand j’entends les memes arguments qui sont tout simplement TOUS faux.

        La révolution est en marche, pour moi l’equation est simple : Crypto Monnaies > Internet. J’irais meme plus loin, Internet n’était que le passage obligé pour arriver au crypto monnaies…

        1. val

          @django blockchained
          je crois que tout le monde ici a compris le côté nouveau et « revolutionnaire » du concept . Nous devisions juste aimablement sur l’usage qui va en être laissé à nos concitoyens dans notre charmant pays de non-liberté .
          Par contre , en tant qu’expert broker sur le sujet , j’aimerais assez avoir votre son de cloche sur les derives , effets de leviers et manips possibles de cette « nouvelle » monnaie

          1. Régis33

            Aaaaah enfin , quelqu’un qui pose la bonne question ! :)
            Car quand ça va sentir le gros et gras pognon bien ruisselant de partout , je suis presque certain que la spéculation et autres manipulations va arriver .
            Ceci étant , je trouve l’idée excellente et révolutionnaire , mais comme tellement de bonnes idées ont été dévoyé par le passé , pourquoi pas celle ci ?

            1. Celle-ci ne repose pas sur la confiance. Elle est basée justement sur le fait qu’on n’a pas besoin de faire confiance à personne. D’autre part, BTC ne peut pas fonctionner en réserve fractionnaire (ou pas sans mécanisme tiers).

              1. voleurdufeu

                Bon, d’accord, le BTC, à la différence d’une monnaie scripturale, n’est pas une créance sur un dépositaire, toujours en risque de faillite. Mais mille questions viennent à l’esprit: par exemple, les BTC peuvent-ils faire l’objet d’une saisie, comme n’importe quel meuble? Car la saisie suppose une intervention étatique. Et si un bien est insaisissable, il perd de sa valeur (ben oui), puisqu’il ne peut servir de base au crédit du détenteur. A quelle valeur inscrire un bien insaisissable au bilan d’une entreprise?

            2. lm

              D abord, contrairement à bcp de précédentes idées, les solutions apportées par le bitcoin sont vraiment des game changer: c’est la 1ere fois qu on peut échanger sans tiers de confiance. C est juste une rupture totale avec tout ce qu’on connaît.
              Ensuite, je ne comprend pas cette peur de la spéculation. D abord, spéculer c est bien, ça veut dire que le cerveau fonctionne. C est discriminer et anticiper (à part un socialiste abruti tt le monde trouve ça normal). Notamment la volatilité du bitcoin est maintenant bien inférieure à celles des monnaies socialistes d argentine ou du Venezuela. Ça va continuer de s améliorer.
              Enfin, il y a une grosse, très grosse différence concernant la manipulation sur les marchés financiers et sur le bitcoin: dans le monde fiat, on emprunte puis on manipule un cours. Il est donc très simple avec quelques millions et du levier de faire bouger méchamment des cours même de grosses boîtes. (je l ai fait des centaines de fois) Par contre dans le monde bitcoin où la quantité est finie… Le levier est de 1 et ça fait mal. On est à égalité avec Mme Michu pour faire un corner… Dur.

              1. gameover

                Merci d’avoir rappelé que spéculer n’est pas un gros mot et que chacun fait cela tous les jours.
                Bon je vous laisse, y a une brune là, je crois que j’ai mes chances…

          2. dede

            « je crois que tout le monde ici a compris le côté nouveau et « revolutionnaire » du concept  »

            Pas moi qui persiste a penser que c’est une belle arnaque.

            Je comprends bien l’avantage du bouzin comme moyen d’echange mais sa creation qui est similaire a la production des pins’ ou des billets de Monopoly en fait un « objet » intrinsequement pourri.

            Quant aux bourses d’echange, elles n’auront jamais plus de dollars que ceux qu’elles auront recu en vendant des bitcoins : elles ne sont donc pas en mesure de tenir la promesse de racheter les bitcoins qu’elles ont vendu au prix du marche si celui-ci monte.
            A priori, c’est ce qui a du se passer chez MtGox (a moins que c’ait ete une simple fraude et que les p’tits gars sont partis avec la caisse) : plus de dollars pour payer les vendeurs de bitcoins, faillite en consequence.

          3. django blockchained

            Les dérives (nombreuses) viennent du fait que les marchés ne sont pas régulés. Autant la technologie permet de se passer de pas mal d’institutions, autant il est obligatoire d’arriver à un moment donné à une forme de régulation si possible elle aussi décentralisée.

            1. gameover

              Oui mais attention à ne pas confondre régulation et intervention de l’état. Un marché peut se réguler sans intervention de l’état, c’est certainement ce que vous appelez « régulation décentralisée » et que j’appellerais auto-régulation.

              Un bon exemple récent est celui de la cigarette électronique, marché qui à son début a lui aussi été ignoré voire nié par les politiques et qui s’est développé et structuré en s’appuyant sur la qualité dont la traçabilité et des forums d’utilisateurs.
              Le marché a conservé ceux qui ont communiqué et informé les consommateurs et n’a pas attendu les politiques pour par exemple mettre des bouchons de sécurité sur les flacons de e-liquide contenant de la nicotine, fournir des analyses chimiques etc…

              Les politiques ont été dépassés par le phénomène et sont arrivés après la guerre mais bien qu’il s’agisse d’un produit matériel (donc saisissable), n’ont pas réussi à mettre la main dessus.

  17. Martin-Lothar

    Mon commentaire est plus une question qu’une remarque et désolé si elle a déjà été posée (je n’ai pas eu le temps de lire tous les commentaires) : indexer (ou référencer) le bitcoin sur d’autres monnaies est pour moi une mauvaise publicité à lui faire d’emblée surtout auprès des gens qui savent un tant soit peu ce qu’est (ou devrait être) une monnaie. D’autant plus que le bitcoin a semble-t-il été créé pour pallier les foutaises endémiques du dollar américain, de l’euro pseudo-européen, du trouduku frankistanais ou autres assignats ou emprunts russes de sinistre mémoire. Sans parler de l’or ou du pétrole.
    Bon, s’agissant de fric virtuel et universel, il est bien certain que le bon sens paysan de jadis, voire de naguère voulant toujours apposer la face d’un écu sur le cul d’une poule, d’une vache, d’un veau ou d’une couvée n’est plus vraiment d’actualité dans ce monde en totale mutation tous azimuts. Je propose alors niaisement — par exemple — de référencer plutôt le bitcoin sur le coût moyen ou minimum, mais complet de fabrication (matériel, logiciel, ingénierie, transport, distribution etc) d’un ordinateur susceptible de gérer efficacement cette monnaie. Ce serait à mon avis, un peu plus « parlant, sonnant et trébuchant » qu’un équivalent en dollar d’on ne sait plus où, de qui ou de quoi. C’est bien beau le virtuel, mais un sou, c’est un chou, fouchtri de fouchtra ! Bien à vous.

    1. Proposition intéressante et complexe. D’un côté, le matériel nécessaire pour miner doit s’adapter sans cesse, son prix aussi. De l’autre, la notoriété du BTC joue en sa faveur (valeur croissante). Enfin, la difficulté de calcul est dépendante du réseau (nombre de participants, en gros). Le résultat, c’est que valuer le BTC en « PC miner » est une opération fort complexe.

      Comme le coût du matériel diminue à puissance fixe, comme la difficulté croît à mesure que la notoriété croît, comme la valeur augmente à mesure que la difficulté croît, j’aurais tendance à penser que le prix en « PC miner » doit être à peu près constant…

      1. Martin-Lothar

        @ H16 : complexe ? Oui et j’espère que ce le soit le plus possible. D’une part, parce que comme je sais que vous en êtes depuis longtemps convaincu et comme je le mentionnais dans mon précédent commentaire, nous ne vivons pas une crizounette de bisounours festifs acnéens, mais bel et bien un retournement planétaire de cycles de toute terre, de tout feu, de toute eau, de tout vent et de tout âme, et dès lors, notre unique bouée de survie restera notre intelligence – saint Darwin, priez pour nous ! D’autre part, et d’ailleurs, en conséquence, il me semble indispensable pour sa crédibilité, sa réalité, et son efficacité d’asseoir le BTC sur un indice le plus complexe imaginable formulé à partir d’équations comportant le moins de constantes possible et le plus grand nombre de variables. Il faut évidemment que ces variables ne soient déterminées que par l’activité de ceux qui créent de la valeur (par offre et demande, of course) et non par les horoscopes à la con des hordes d’étatistes clownesques et maffieux qui font encore semblant de nous gouverner ou pas. (Exemple : leur futur PIB à putes et dealeurs intégrés au doigt mouillé ^^).
        Enfin, une autre question : le plus grand danger pour le BTC ne viendra-t-il pas, non de la régulation/réglementation/contrôle des États, mais plutôt de leur implication massive dans le truc pour y recycler en loucedé toutes leurs saloperies de dettes et autres impostures ou prévarications ?
        Bien à vous.

  18. Lafayette

    La question qu’il reste à se poser c’est de savoir si le BTC va devenir un concurrent ou si cela va encore être un intermédiaire supplémentaire dans un monde sur-saturé de ce genre d’intermédiaire qui ne produise rien.

    1. Lafayette

      Car un des facteurs de réussite que l’on oublie de dire, c’est que le coût propre de la monnaie virtuelle, numérique ou physique, ce n’est pas seulement, le coût d’émission, mais aussi sont coût de gestion et le coût de la sécurité nécessaire pour le maintien de son intégrité.

      Comme majoritairement les coûts sont visibles qu’avec un grand recul, on ne peut certes pas parler de système de ponzi, mais si ces coûts viennent à dépasser la valeur sous gestion … ça sera pire qu’avec Madoff.

  19. raimverd

    A priori, je penserais comme Kazar.
    Le Bitcoin est virtuel. Il faut bien sortir dans la réalité matérielle où nous vivons. L’Etat français peut tout ce qu’a décrit Kazar.

    Mais, mais …

    Si la Californie accepte le bitcoin cela change tout.
    En Californie ils ont un grain avec des résultats surprenants dans tous les sens.
    De temps en temps on dit la Californie finie.

    Mais ce n’est pas d’Orégon, du Kansas, du Texas, de la cote Est que viennent les idées importantes et les débuts, mais de Californie. L’électronique pointue, l’informatique, la théorie du genre …
    Berkeley, UCLA sont de grands incubateurs, et les entreprises suivent dans les vallées.

    Mai 68 vient de la Californie, des années après, en passant par l’Allemagne avant d’arriver en France – on parle les idées chez les étudiants.

    La France est pays suiveur de moins en moins d’importance pratique internationalement, bloqué, coincé, qui recule relativement.
    Si les autres acceptent, la France suivra, comme d’hab.
    « On ne connaît pas aujourd’hui les idées de demain. »

  20. Hatchet Jack

    Je lis que les gendarmes d’Aquitaine viendraient d’intervenir sur une plateforme « illicite » d’échange de Bitcoins ?
    Le Leviathan s’énerve ?

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