Un QE pour rien

Énième bourde communicationnelle ou information lâchée volontairement ? Difficile d’évaluer la petite phrase de François Hollande, visiblement requinqué par une embellie sondagière caricaturale : le président français a assuré lundi, devant un parterre d’entrepreneurs et de journalistes frétillants de divulguer un tel scoop, que la BCE (Banque Centrale Européenne) allait « jeudi prendre la décision de racheter des dettes souveraines ».

Certes, l’information d’un prochain QE (quantitative easing) de l’institution bancaire européenne n’est pas à proprement parler une surprise, puisque, même incertain, il était attendu depuis des mois par une partie du marché et de la classe politique avides de trouver à un problème complexe de déflation et de croissance en berne une solution simple, rapide, coûteuse et inefficace. Mais on ne peut s’empêcher de penser qu’il n’appartient décidément pas au président français d’annoncer ce genre de nouvelles, d’autant que la situation financière est actuellement très tendue, et que la maîtrise des enjeux financiers et économiques par nos dirigeants laisse plutôt à désirer, pour le dire gentiment.

petit sapin pas grave 3

En effet, le panorama prête difficilement à sourire, et encore moins à balancer de la petite phrase comme d’autres de l’huile sur le feu.

Pour rappel, les jours qui viennent de passer ont vu la Banque Nationale Suisse sortir d’un « peg » entre le Franc Suisse et l’Euro, fixation arbitraire de l’une à l’autre devise qui avait abouti à un taux de change un tantinet artificiel de 1.20 CHF pour 1 EUR. Ce « peg » envolé, la monnaie helvétique s’est assez brutalement renchéri pour atteindre la parité avec l’euro. Le choc a été si rude, notamment pour l’économie suisse, qu’on peut se demander ce qui a bien pu pousser les dirigeants de la BNS à une telle manœuvre, mais il est difficile d’imaginer qu’ils ont fait l’économie d’un calcul simple de comparaison entre les dégâts causés à l’économie du pays, et ceux que causeraient, à plus ou moins long terme, la conservation de ce « peg ».

La conclusion semblant être qu’il valait mieux les dégâts immédiats de la fin du « peg » aux hypothétiques dégâts futurs liés à sa conservation, on pourra raisonnablement penser que les économistes suisses n’ont rien vu de franchement réjouissant dans les prochains mois concernant l’euro. La proximité des annonces de Draghi au sujet de ce fameux QE ressemblent à s’y méprendre à un élément déclencheur.

chapatte - crise suisse

Pendant ce temps, on gardera un œil sur la situation grecque qui n’est toujours pas bonne, et dont la tendance n’est pas du tout à l’amélioration. D’une part, il y a bien sûr la prochaine élection qui a de fortes chances de donner une majorité, au moins relative si ce n’est absolue, à Syriza, le parti d’extrême-gauche. Ceci entraînerait une remise à plat conséquente du plan de restructuration de la dette grecque, avec en ligne de mire un défaut de paiement généralisé. Pour le reste des états membres de l’Union européenne en général et de la zone euro en particulier, il est impératif qu’une telle faillite se fasse avec la plus grande douceur, la meilleure préparation pour éviter la panique et l’éclatement de la monnaie unique. D’autre part, et c’est encore plus croustillant, le parti de gauche ayant, dans ses promesses de campagne, fait assaut de populisme (réductions d’impôts et annulation de dettes à gogo), l’Etat grec éprouve les plus grandes difficultés à collecter les recettes fiscales, ce qui accroît encore le problème général de la dette.

Enfin, à l’approche des élections, il semble que les citoyens grecs retirent discrètement mais obstinément leurs avoirs des banques locales, à raison de plusieurs milliards d’euros tout de même, ce qui, là encore, n’améliore pas franchement la situation de ces banques qui en profitent, du coup, pour réclamer bruyamment des liquidités aussi bien pour se protéger en cas de bank-run avéré que pour alimenter une tension financière apte à faire pencher les autorités européennes en leur faveur.

Parallèlement et parce qu’avec les éléments précédents, ce sera tout de même encore trop simple, on rappellera que les banques centrales continuent toujours de stocker de l’or, relique barbare et matière première encombrante qu’on ne peut pas manger mais diablement intéressante en cas de gros pépin. Bien sûr, j’en avais parlé dans ces colonnes, la Chine stocke à tout va. La Russie continue d’acheter de l’or à la tonne. L’Allemagne, dont on se rappellera qu’elle avait commencé à récupérer, avec difficulté, son or stocké à l’étranger, continue ses rapatriements avec une certaine gourmandise.

Mais peu importe ces nouvelles, et peu importe qu’elles pointent résolument vers un affaiblissement à venir de l’euro (dans des proportions qu’on laissera au lecteur le soin d’évaluer, sachant que « total » n’est pas à exclure). Au moment où ces lignes sont écrites, rien n’est encore fixé, mais le QE a été décidé, ou, au moins, ardemment poussé par les politiciens en mal de robinet à pognon. Et puisqu’il pourrait, selon toute vraisemblance, finalement advenir, on doit pouvoir se demander ce qu’on peut en attendre. Malheureusement, si on utilise les expériences passées pour évaluer les performances futures de cette opération, force est de constater que les banques centrales qui y ont eu recours jusqu’à présent n’ont pas du tout obtenu les résultats escomptés. En fait, plus il y a eu de QE et de bidouilles diverses sur les monnaies (dollar, yen et maintenant euro), plus l’effet escompté (une belle inflation solide) s’est fait désirer.

ecb qe credit suisseQuant à la croissance obtenue par ce moyen, au demeurant trop faible, elle a ce délicieux parfum de l’artificiel assis sur des bases douteuses qui font se demander ce qu’on lui trouve de si sexy au point d’en vouloir encore plus. Du reste, et comme l’analyse un récent article de ZeroHedge au travers de graphiques fournis par la banque Credit Suisse, la BCE risque surtout d’envoyer avec son QE un énorme signal déflationniste alors que l’Europe est actuellement en plein milieu d’une déflation (ou, dit plus pudiquement, une inflation de -0.2%)

la rentrée d'hollandeComme on le comprend, la situation va, très certainement, prendre un nouvel essor dans les prochains jours, et la tension financière actuelle devrait gagner en intensité. Face à celle-ci, on peut se demander si le président français sera à la hauteur ou si, plus prosaïquement, le déluge de communications et d’apparitions médiatiques que lui et son gouvernement nous réservent permettront de surmonter les crises à venir.

On est en droit de douter.

J'accepte les Bitcoins !

1PgsAp25HKmtayFjbmDUUFgxSeKZGGKV9Q

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires224

      1. ironbooboo

        Faux ! On vaut au moins les balles pour nous abattre.
        Pendant que certains stockent l’or dans les coffres, nous on stocke le plomb dans nos miches.

  1. Quiet Desperation

    hmmm… pour un complotiste, tssk tskk; quel morceau de chance… : to char / to lie… char/lie…. rien n’est innocent…

  2. Minou

    Donc concrètement ont peut tabler sur un affaiblissement de l’euro dans les prochaines semaines ou les prochains mois c’est bien sa ?

    1. gameover

      C’est acté dans le cours (1.1589). Le marché pourrait juste vendre la nouvelle suivant ce qui sera annoncé cet aprem et ça pourrait plutot partir dans l’autre sens pour désactiver toutes les positions.

      Ce n’est pas voulu contrairement à ce que pensent les gens au comptoir du café mais il se trouve que celui qui avait vendu l’euro vs l’usd fait remonter le cours de l’euro en rachetant sa position pour prendre son bénéfice.

      Ce n’est donc pas le QE qui fera baisser l’euro mais la Grèce.

      Sinon, historiquement l’EURO / USD est actuellement au même niveau que lors de sa création et il est déjà descendu à 0.8 donc il y a de la marge pour du mouv’.

        1. LaM

          Logique habituelle, si les marchés ne bougent pas « l’info était déjà dans les cours », si les marchés bougent « les marchés ont fortement réagi à … ».

          Je pense personnellement que les marchés ne savent ni l’impact ni la répartition du QE, et que ça va certainement bouger après l’annonce.

  3. LM

    Si on suit les règles de délits d’initiés, Hollande devrait payer une amende salée. Comme aurait du le faire Montebourg il y a quelques années avec Mittal. Mais bon, les règles, c’est pour les autres.
    (même si ces règles de délit d’initié sont débiles au demeurant)

  4. dede

    « la tension financière actuelle devrait gagner en intensité »

    Pas sur de partager cet avis. Completement d’accord sur le fait que le QE est « une solution simple, rapide, coûteuse et inefficace » mais je pense que le QE presente l’interet pour les politiques de continuer a financer leur dette pour quelques mois ou annees, sur le principe, « Apres moi, le deluge ».

    C’est effectivement catastrophique a terme mais pas pour tout de suite (on cree des bulles plutot que de l’inflation) : on n’a pas encore vu a quoi ressemble l’eclatement desdites bulles quand elles sont issues du QE car en 2008/2009, ca a fait mal mais c’etait avant le QE… La prochaine secousse risque d’etre un peu plus forte qu’un « aftershock »!

    1. Deres

      Le but d’un QE est juste de lâcher du lest pour gagner du temps avant le début des vrais problèmes (explosion des taux, …). Le temps n’a de valeur que si on en fait quelque chose de constructif.

      Flamby a déjà expliqué à de nombreuses reprises que point de vue réforme de l’Etat, il ne ferait rien de mieux que ce qui est déjà prévu. Donc réformette Macron, stabilité des effectifs des fonctionnaires et descente du déficit à 3% en 2017. La première mettra plusieurs années pour faire sentir ses micro-effets. Pour les effectifs, avec Charlie, il semble revenir dessus puisque il a déjà promis 2500 policiers et 1500 militaires de plus en 2015 et plus après. Quand au déficit, la tendance semble clairement à un stabilisation ou une légère hausse au dessus de 4% tendant vers 5% en 2017. Tout ceci n’est donc pas suffisant pour constituer un changement structurel suffisant apte à nous sortir du trou où nous sommes.

      Dans les autres pays, les QE ont été utilisés différemment avec des résultats très différents. Aux USA, cela a permis d’assainir leur secteur bancaire. Au Royaume-Uni, ils ont faire des réformes importantes de la fonction publique. Dans ces deux cas, même si ce n’est pas non plus des résultats flamboyant, le QE semble avoir contribuer au redressement. Mais on a aussi vu qu’au Japon, les dividendes du QE ont été récoltés sans faire les réformes promises ce qui amène juste à creuser encore plus profond le trou. C’est probablement ce qui nous attend mais peut être pas tout nos voisins qui ont fait beaucoup plus de réformes.

      1. Popeye

        Pour le nombre de militaires, ce n’est pas tout à fait une hausse. C’est « une croissance négative moins importante que prévue ».
        Les chiffres annoncés sont qu’au lieu de diminuer les effectifs de 25 000 en trois ans, on ne diminuerait que de 18 000.
        Mais en revanche on reste dans la même enveloppe soldes + fonctionnement + investissement.
        Question à 100 balles : deviez quel(s) poste(s) va(ont) être sabré(s)?

        Comment ça, quadrature du cercle et pipô communicationnel? Rrrrhhhooooo, seules les mauvaises langues mal intentionnées et pas charlie pour deux sous peuvent préférer de telles horreurs sans aucun fondement.

        1. Deres

          Ils vont continuer à rogner sur le renouvellement des équipements, sachant que les baisses d’effectifs les finançaient … C’est d’autant plus idiot que les équipements modernes ont besoin de moins de personnels et donc constituent de vrais investissement porteurs d’économies. Par exemple, les nouvelles frégates ont des équipages deux fois plus petits que les anciennes malgré les capacités de combat largement plus grande. L’A400M et les ravitailleurs A330 remplissent les mêmes missions que leurs prédécesseurs en étant deux fois moins nombreux. Etc … Donc si ils repoussent les achats d’équipements modernes, les effectifs non supprimés seront tout simplement absorbés par l’utilisation d’équipements demandeurs en main d’oeuvre ce qui mènera à la même efficacité. Bref, c’est juste de la communication pour donner l’impression de Flamby agit. Dans les faits, il n’y a pas de réflexions plus poussé que cela. La loi de programmation militaire (de diminution ?) de Flamby a mis 2 ans pour être pondu et 6 mois après, ils se mettent déjà à la changer pour des raisons politiques …

        2. ironbooboo

          Pardon si j’ai tort mais il me semble qu’il a été annoncé en sus un bon demi-milliard d’€ d’investissement sur la même période.

          1. Deres

            Rien n’est jamais clair dans les discours de Flamby. de plus, lors de vœux, il annonce des bonnes nouvelles à tous ses interlocuteurs tout en expliquant en parallèle que ce sera à budget constant. Il faudra bien qu’il y ait des dindons de la farce à ce jeu de chaise musicale …

            1. Aristarque

              Il y a justement des élections dans quelques semaines. Ce n’est sûrement pas le moment d’ annoncer des choses qui fâchent… 😕

      2. petit-chat

        Je ne fais pas partie des plus malins, mais quand on émet du paplard dont la valeur réelle est inférieure à celle du support (et pas toujours pratique pour se torcher), je me dis qu’on nous prend pour des jambons.

  5. Karizoc

    La BNS a annoncé publiquement qu’elle n’avait plus les moyens de tenir le peg. Elle aurait dû, pour le seul mois de janvier 2015, acheter pour 100 milliards de Francs Suisses d’euros pour maintenir le taux plancher. Ce n’était simplement plus possible.

      1. Lafayette

        Un bien mauvais service qui n’a pas été contré à temps. Comme quoi le bonheur des uns fait le malheur des autres.

        Le plus drôle dans tout ceci c’est de voir les socialistes en suisse pousser à continuer de mettre le socialisme européen sur la paille.

        Parfois on devrait faire des échanges pour les faire évoluer tous ces pokémon du désordre social.

  6. Caton

    En ce qui concerne les conséquences de la décision de la BNS, il semble surtout que désormais mettre son argent à l’abri en Suisse sera coûteux. Et pour éviter que cela ne se traduise par une augmentation brutale de la demande de billets de banque de 1000 FS, le retrait de fortes sommes en liquide pourrait bien être taxé — surtout que le rappel de la 8ème série est prévu pour 2017, si j’ai bien compris, et que la 7ème ne sera plus échangeable en 2020…

    Sinon, typo: « la monnaie helvétique s’est assez brutalement renchériE ».

    1. Résistant Valaisan

      Sauf qu’ entre la réalité et les propos du fou dangereux Michel Santi, il y a encore, HEUREUSEMENT, un gouffre.

      Le taux directeur négatif s’ applique aux marchés interbancaires, du moins pour le moment. Sauf certaines banques privées.

      M’ en fous je vais aller cramer tous ces beaux francs suisses en shopping immobilier dans des pays qui n’ ont pas encore de monnaie libérée 🙂

  7. Bonsaï

    J’adore vraiment l’illustration (la 1ère, pas la dernière !). Avec votre permission, je vais m’empresser de la copier pour la stocker dans mon dossier nimages, pour éventuellement la ressortir sur mon blog si l’inspiration m’y conduit.

          1. petit-chat

            Ça me rappelle une BD :
            Une secrétaire appelle le service informatique pour lui indiquer un problème.
            Le type : « Qu’est-ce-qu’il y a en haut de l’écran ? »
            La fille : « Ben, mon pot de fleur. »

                  1. Bonsaï

                    Ah! mais les monstres … je découvre à cette heure-ci et je n’ai même plus la force de rire !
                    Il faut reconnaître que vous êtes fortiches, vous devriez écrire des scénari de films.

        1. Black Mamba

          Je croyais que c’était évidant :mrgreen: , bien de l’or physique et le détenir soit même en lieu sûr !
          Chose par contre moins garantie …la sûreté …
          Avant hier soir encore, il y a eu une tentative d’intrusion chez moi …mais mon chien de garde nous a alerté dans notre sommeil …

                  1. Lafayette

                    en électronique, en bijou, en dents, etc, la demande fixe le prix comme pour le cuivre. Mais le ralentissement en Asie va s’étendre.

            1. Black Mamba

              Ce qui m’embête, c’est la distance en cas de pépin majeur … de devoir partir en urgence, la Suisse n’est pas la porte à coté … et en cas de fermeture des frontières on fait comment ? 😕

              1. Résistant Valaisan

                tu l’ enterres dans ton jardin ma belle. Ou chez ta tante. Une boite à biscuits, des sachets dessicants, si possible avec une dague, un pistolet et quelques dizaines de cartouches. Un chargeur avec six coups dedans, histoire de pouvoir te défendre un minimum sans fatiguer le ressort. De l’ or, de l’ argent, un peu de platine serait intéressant. Les cartouches de 12 aussi se monnaient bien, quant au fusil en 12 tu peux le planquer séparément. Dernière chose, quelques bonnes bouteilles d’ alcool fort, ça passe toujours bien comme valeur de troc dans les périodes désespérées.

        2. petit-chat

          Le crissement des billets de 500 € qui forment le matelas est crispant parfois, mais moins désagréable que les lingots durs et froids. Je recommande plutôt la pièce de petit diamètre qui offre l’avantage de former un matelas à mémoire de forme, et en définitive guère plus coûteux qu’un matelas haut de gamme et garanti seulement 5 ans.

            1. HussardBleu

              Vieille tradition britannique… Donald Sutherland raconte dans son livre de souvenirs (« Butt and Ben ») que sa mère le voyant partir pour Gallopoli lui avait donné une ceinture pleine de Gold Sovereign dissimulés dans la poche secrète… qu’il avait laissé tomber dans la mer, en rembarquant… avec son sabre, aussi…

              Si vous faites de la plongée?

    1. C’est une bonne idée. C’est toujours une bonne idée lorsque les BC en achètent, de toute façon. Il faut viser le long terme (10 ans au moins).

  8. pouf pouf

    On peut répondre avec les mots hérités des philosophes à toutes les questions qui se posent. Aristote à qui l’on demandait ce qu’était un canif en pleine rédaction de son célèbre « de anima » (ndt : au sujet des animaux), répondit comme il se doit interrogativement : « un petit fien ? ». Plus près de nous, la meilleure blague de fozzy nu et rigolo, se déroule sur scène, il appelle le public à le défier de faire rire avec n’importe quel sujet, statler et waldorf l’apostrophent : « amibe, amibe », il hésite un instant avant de se lancer : « deux amibes marchent dans la rue, l’une dit à l’autre, « je vois bien qu’il y a quelque chose dans le ciel mais je ne sais plus si c’est le soleil ou la lune », qui lui répond : « je ne sais pas, je ne suis pas d’ici non plus ». Dans le poste, des quotas de rimes riches comme des pâtes avec des œufs, rivoire et carret dans mes oreilles, de la pâte molle au blé tendre qu’on va trop cuire, à la radio qui dégouline mon époque fétide qui pue. Quand on encourage la légèreté à ce point, c’est que ça craint ; tous, le sourire dans la voix niaiseuse, te disent d’avoir confiance, les commissions travaillent, étudient, avisent et recommencent, inlassablement comme les amibes, se subdivisent, s’occupent à manger pour vivre et vivre pour manger pour leurs formes plus évoluées.

  9. Af

    Faux ! Ce QE est indispensable que dis-je vital !
    Pour maintenir la chaîne de Ponzi et éviter l’effondrement des banques TBTF et pour que les états continuent à régaler tous ceux qui tètent goulûment à la mamelle. Soit La majorité des Français, qui se dit que « jusqu’ici tout va bien » et qu’il n’y a aucune raison que ça continue pas.
    Mais pas que des Français toutes les économies occidentales. Toujours se demander à qui profite le crime.

    1. Jean Bon

      Je ne comprendrai jamais les gens comme toi qui disent ça.
      A moins d’avoir des actions bancaires, des assurances vies adossées à des bonds du trésor, un QE n’est pas souhaitable.

      Personnellement, je ne vois pas pourquoi je payerais pour les grecs, ou meme pour les créanciers de l’Etat français dispencieux. Les créanciers avaient un devoir de prudence avec leur propre pognon. Il sont voulu le jeter par les fenetres en pretant à des idiots impecuniers, c’est leur probleme.
      Bon, ok, je sais le QE se fera quand meme, et on sauvera quoi qu’il en coute, ces créanciers, ce systeme bancaire, et on epargnera ainsi des tres tres gros soucis au gouvernement de guignols qui nous dirige.
      Mais au moins, soyons dignes. On va se faire sodomiser (deux fois : par l’inflation des QE, mais aussi, rappelons le, par l’impot confiscatoire ) , ok, mais au moins, évitons les manifestations de joie ..

      1. Af

        Tu ne comprends pas les gens comme moi je confirme : j’énonce une constatation pas mon point de vue qui est en filigrane et rejoint celui de H 16. Je complète seulement son propos car si tu lis Bertez ou Pierre Lecomte tu verras qu’ils décryptent très bien la rouerie de tous ces dirigeants et de leurs passe plats, les journalistes main stream . Mais peut-être que mon ironie n’était pas assez prégnante…

    1. Deres

      Certes oui. Mais c’est la seule giga banque allemande dans ce cas. Et le pays ayant une dette publique relativement faible et en décroissance, il pourrait absorbé si cela dégénérait.

      En France, par contre des giga banques dans cette situation, on en a trois encore plus grosse. Et notre dette publique ne nous permettrait pas d’amortir le choc.

      1. Caton

        La Deutsche Bank a vendu apparemment des CDS sur dette souveraine pour un montant de 75.000 milliards de dollars. Le PIB de l’Allemagne est de 3.635 milliards de dollars pour 2014. Je ne suis pas certain que l’Allemagne puisse absorber un incident de crédit sur l’un des pays « couverts » par la DB… et en cas d’effet domino, je suis certain qu’il est impossible d’absorber l’impact d’un incident de crédit sur plusieurs pays.

        1. Deres

          Oui la possibilité par l’Allemagne d’absorber une faillite de la Deutsch Bank est largement discutable. Mais ce qui est certain, c’est que la France ne pourrait absorber la faillite d’une des siennes … Le QE permettra peut être à l’Allemagne de se débarrasser de ce problème mais ne permettra à la France de résoudre celui des ses 3 banques géantes.

          1. MJ

            je vais peut être dire une c… mais à mon sens ce sont les ordres de grandeur qu’il faut regarder. côté banques des engagements en dizaines de milliers de milliards de l’autre côté des états où l’on compte péniblement 2, 3, 4 milliers de milliards de PIB.
            dans les deux cas, Allemagne ou France les états ne peuvent rien faire.
            Moralité foutu pour foutu autant faire des QE, 1,2,3, etc
            Au passage, ceux qui ont la chance de palper l’argent de ces QE peuvent quand même invertir dans du tangible.
            Pour après …
            dormez tranquille bonnes gens.

      2. Jean Bon

        « Et le pays ayant une dette publique relativement faible »

        C’est une blague ??
        L’allemagne a 80% de dette
        Si c’est relativement faible pour vous, bah alors tout va bien Madame la marquise.
        L’idée du QE, c’est peut-être justement de diluer un peu la dette avec l’inflation. Meme pour l’Allemagne, la dette est un enjeu.

        1. gameover

          Vous voulez rire ? Le taux de dette / PIB de l’Allemagne est passé à 78.4% soit 2.6% de moins en un an. 2.6% de moins hein !

          challenges.fr/economie/20140401.CHA2233/l-allemagne-a-reduit-son-taux-d-endettement-public-a-78-4.html

          1. Jean Bon

            Attendez que la France entraine l’Europe dans le marasme et l’Allemagne aura du mal à équilibrer ses comptes.
            78,4 (=80%) ça reste une dette conséquente, gérable, mais qui ne permet plus de faux-pas. D’où mon sentiment qu’en ayant dépassé ce seuil, nous sommes vraiment dans une situation très compliquée.
            Sarko avait grillé notre dernière cartouche. Merkel a su s’en servir comme il le fallait.

              1. Jean Bon

                @gameover

                j’ai peut etre été mal compris : Merkel a su se servir de la dernière cartouche de l’allemagne en remettant le pays dans la voie de l’équiliber budgétaire à temps. Je ne suis pas en train de dire que la méchante Angela s’est servie de nous !

  10. royaumont

    Il y a quelque chose que j’ai du mal à comprendre. Beaucoup d’observateurs de l’économie (H16, Charles Gave et beaucoup d’autres) pointent les risques du QE, les dangers systémiques et les dégats collatéraux, pour un bénéfice pour le moins aléatoire. Draghi, qui n’a pas de défaut d’être bête, ne peut que le savoir. Pourtant, … on y va quand même. Pourquoi, ou pour qui, fait-on cela ?

      1. petit-chat

        Bientôt, toujours au nom de la liberté d’expression, la prononciation, l’évocation, la pensée de ces deux mots seront qualifiées d’antisémites (ce qui n veut rien dire), voire d’apologie du terrorisme !
        #jechieCharlie

    1. Deres

      Parce que c’est ce qu’avait promis l’Allemagne. Faire les réformes d’abord et on soulagera les dettes ensuite. La France est le dernier pays a n’avoir pas réformé ou plutôt le seul à avoir fait semblant de réformer. Même l’Italie s’y est mis sérieusement.

    2. Gerldam

      Ce que dit Gave pour l’essentiel, et il faut lui rendre de l’avoir dit dès 2003 dans « Des lions menés par des ânes », c’est que c’est l’euro en soi qui est une construction imbécile (sic). Le QE n’est que la conséquence plus ou moins inévitable de ce Frankenstein (resic) qu’est l’euro.

      1. Deres

        Je pense plutôt que l’euro était surtout une construction prématurée pour des raisons politiques. Il a été bâti en faisant l’hypothèse et la promesse d’une convergence future des économies mais tout cela était fort peu contraignant en réalité. Les promesses ont donc été immédiatement oubliés alors que les bénéfices de l’euro étaient systématiquement récoltés.

        Tout cela était bien naïf devant la qualité de nos hommes politiques. Noter bien que les allemands ont réformé leur marché du travail peu de temps après le passage à l’euro. Au contraire, nous sommes passés au 35 heures aux alentours du changement de monnaie. Donc au lieu de faire converger les économies on est directement parti en divergence !!!

        Une approche pragmatique aurait été de converger avant la monnaie commune et de mettre des barrières sérieuses pour éviter des divergences postérieures.

        1. pactol

          L’Euro a été la monnaie d’échange pour permettre la réunification de l’Allemagne. C’est une construction française. Mitterrand était opposé à la réunification mais l’a accepté en contrepartie de l’instauration de la monnaie unique.

            1. pactol

              Non, ce que je voulais dire, c’est que c’est Mitterand qui a proposé le deal aux allemands. Les allemands n’ont pas eu le choix mais ensuite ils l’ont joué finement dans les statuts de la BCE

      2. Jean Bon

        Je ne suis pas d’accord aec Charles Gave. L’euro est (était) une bonne construction car elle était basé sur une politique monnétaire rigoureuse.
        Simplement il fallait en accepter les règles.
        Ainsi en empruntant ou en prétant en euros, il ne fallait pas s’attendre à ce que l’inflation dilue la dette ou à ce que les emprunteurs puissent rembourser plus qu’ils ne le pouvaient.
        C’est exactement la meme chose que pour les emprunts « toxiques » adossé au franc suisse.
        Si vous empruntez dans une monnaie forte, il faut s’attendre à devoir rembourser ou à faire faillite.
        Si vous prétez dans une monnaie forte à un impécunieux, il ne faut pas vous attendre à être remboursé en billet de monopoly, donc il ne faut pas vous attendre à etre payé du tout…

        Les pretéreurs ont joué, ils ont perdu. Point.
        Sauf que Allemagne et France, sont les deux gros plus préteurs (banques privées) et emprunteurs (états) . Il n’y a donc rien de vraiment étonnant à ce qu’elles changent les règles en cours de route.

        Ce qui est étonnant c’est la resistance de l’ Etat allemand qu’il y a eu à défendre les intérêts de sa population (les détenteurs étrangers d’euros auront largué tous leurs avoirs avant la population locale, donc c’est bien les locaux qui paient la facture …). En France, le gouvernement ne se paie pas ce luxe et floue sans aucun problème la population, et va vers la facilité de la création monétaire sans contrôle pour « résoudre » les problèmes en présentant la facture à la population, plutôt qu’aux vrais responsables : les créanciers idiots.

        1. Jean Bon

          Pour moi, la BC aurait du commencer à foutre la trouille aux créanciers lorsqu’il était temps, c’est à dire lorsque l’allemagne et la france étaient à 60% d’endettement. Elle aurait du dire qu’elle ne sauverait pas les états et/ou leurs créanciers.
          Les taux auraient grimpé au plafond et les réformes auraient été faites dans la douleur (comme ce fut le cas en allemagne) , mais faites.
          Quant à la Grece, et l’Italie n’auraient jamais du rentrer, ou auraient du être astreintes à des réformes tres profondes, faute de trouver des créanciers assez betes pour prêter suite aux annonces de la BC du même ordre.

          1. Gerldam

            C’est votre droit de ne pas être d’accord avec Charles Gave, mais le fait est que ses prédictions de 2003 se sont toutes réalisées. Quant à moi, je préfère écouter ceux qui ne se sont pas trompés et qui de surcroit ont -mauvaise traduction d’une formule américaine bien connue- mis leur argent où est leur bouche (et ont fait fortune) plutôt que les autres.

        2. pactol

          Pourquoi croyez-vous que dans les traités, il a été instituée une tolérance de 3% du déficit ? Et bien, car à l’époque l’inflation était de 3%. Les États pouvaient s’endetter à quasiment zéro grâce à l’inflation. L’inflation a toutes les vertus pour l’emprunteur. En mode déflation, c’est panique à bord. Faire tourner la machine à billet avec le QE, revient à créer de l’inflation pour les États. Sauf que les futurs couillons seront les habitants de l’Europe pour qui leurs avoirs non tangibles ne vaudront plus rien !
          CPF

          1. royaumont

            L’histoire des 3% du PIB de déficit est une invention française de 1981 et c’est un coup de comm’. En-dessous, c’est trop peu, au dessus, ça fait panier percé.
            Ça ne repose sur aucune base économique.
            Je n’ai plus le lien vers l’explication d’un de ses pères fondateurs (dont Villepin, alors jeune énarque), mais cela enlevait toute illusion sur le sérieux de la règle.
            Charles Gave (toujours lui) considère que la dette est un impôt différé, que ceux qui le paieront ne sont pas consultés, donc que le déficit devrait être inconstitutionnel en démocratie.

          2. Jean Bon

            « Pourquoi croyez-vous que dans les traités, il a été instituée une tolérance de 3% du déficit ? Et bien, car à l’époque l’inflation était de 3%. »

            La vraie raison c’est que mesurer l’inflation , c’est compliqué et sujet à débat.
            En mettant le curseur à 2 % vous êtes sur de ne pas être en déflation. C’est la vraie raison.

            1. Jean Bon

              « Charles Gave (toujours lui) considère que la dette est un impôt différé, que ceux qui le paieront ne sont pas consultés, donc que le déficit devrait être inconstitutionnel en démocratie. »

              Là dessus je suis d’accord 100%

          3. ironbooboo

            @ Pactol :

            « Sauf que les futurs couillons seront les habitants de l’Europe pour qui leurs avoirs non tangibles ne vaudront plus rien ! »

            Comme c’est une façon élégante de dire que le papier ne vaut rien lorsqu’il n’est pas immaculé. Bientôt, les €, ça servira d’allume-feux.

        3. Non non, Gave a raison. On ne peut pas avoir un étalon (l’euro) sur un territoire qui n’emploie pas les mêmes outils (fiscaux et redistributif notamment) d’un bout à l’autre. Comme c’est une monnaie unique, des transferts financiers ont immédiatement lieu et finissent par complètement casser les pays incapables de s’aligner avec ceux qui sont les plus attirants.

          1. Jean Bon

            Si vous croyez à la règle des marchés libres, les rééquilibrages se font tous seuls.

            L’Etat surrendetté ne trouve plus de créanciers et doit rendre des comptes à sa population (c’est peut-être en vérité le vrai problème) et faire les réformes nécessaires, comme ce fut le cas en allemagne sous Schroeder.
            Ou alors les créanciers l’ont dans l’os et c’est très bon pour la suite des evènements, car ils deviennent plus prudents, ce qui rend les états plus vertueux.

            1. Jean Bon

              Pour moi, mais ça n’engage que moi, un état qui a une monnaie inflationniste ou qui à contrario emprunte est un état qui ne met pas ses dépenses en face de ses recettes et qui par conséquent reporte le problème (cf Gave), et donc un état mal géré.
              Les deux moments où la France s’est bien portée c’était peu après le nouveau franc de de Gaulle et après Beregovoy et son franc fort.
              Une monnaie stable force à investir correctement et corrige les mauvais investissements rapidement.

              1. Jean Bon

                A la rigueur , pour l’euro, ce qu’on aurait pu fixer comme règle, plutot que la « limite » des 60% d’endettement, c’était le droit, indéfectible, à tout moment, pour un état membre de l’euro ne pas payer une dette contractée au delà de cet endettement, sans aucune garantie, sur son simple bon vouloir.
                Le légaliser, en le mettant dans les traités, c’eut été peut-être la meilleure façon d’instaurer la prudence des créanciers.

                1. Jean Bon

                  En fait le vrai problème des états européens du sud , n’est pas leur monnaie, mais leur gouvernance.

                  Vous pouvez donner la monnaie que vous voulez à un inpécunieux, c’est mathématique, il se retrouve ruiné.
                  Je vois pas en quoi la création de monnaie est une solution. Elle ne l’est ni pour le zimbaboué, ni pour l’allemagne des années 30, ni pour le japon.
                  Si on quitte l’euro, les problèmes de gouvernance restent. Attaquons nous au vrai problème les réformes, et tout le reste suivra.

    3. Dire « on ne fait pas de QE, laissons la déflation s’installer », c’est
      – dire que les politiques menées depuis 30 ans n’ont pas fonctionné
      – admettre que les BC ne savent pas franchement où elles vont, et qu’elles ne contrôlent rien en réalité
      – renvoyer le marché à lui-même. Et comme un élastique super-tendu, le lâcher maintenant revient à libérer subitement une grosse quantité d’énergie d’un coup, chose que ce marché n’aurait jamais laissé faire par correction progressives.

      Autrement dit, ne pas faire de QE / renoncer aux mesures exceptionnelles / arrêter de bidouiller les monnaies, c’est aboutir à un krach maousse et une fin de l’interventionnisme d’état dans les monnaies. Aucune chance que ça se passe si nos dirigeants (qui tomberaient tous suite à ça) peuvent s’en passer.

        1. Deres

          Pas forcément si on fait le travail des réformes avec le temps gagné. Mais on a déjà gagné 7 ans depuis la crise et presque résolu aucun problème si ce n’est fait de modeste et vagues promesses.

            1. Honorbrachios

              d’après ma compréhension, je pense que l’allemagne autorise ce QE pour aider les pays qui ont fait les réformes – pour eux ça va faire gagner un peu de temps qui va leur être effectivement utile avant que l’élastique pête – en ce qui concerne la france, bon euh …que dire sinon CPEF

      1. Patatrac

        « Dire « on ne fait pas de QE, laissons la déflation s’installer », c’est dire que les politiques menées depuis 30 ans n’ont pas fonctionné »

        Oui. Un QE ne représente qu’un mécanisme ex post de gestion monétaire de la dette comme l’est l’inflation, le principal problème hérité des 30 dernières années est l’endettement. (À ce détail près que l’inflation est un phénomène qui ne se décrète pas ou de « marché » alors qu’un QE est une décision prise par une banque centrale). Pourquoi : en raccourci, l’endettement est le fruit du non ajustement des économies, disons occidentales, à l’émergence de nouveaux acteurs-concurrents en Asie, principalement la Chine, sur le marché mondial depuis les années 1980. L’absence d’ajustement signifie pérenniser un système de répartition des richesses, toujours décroissantes dans notre cas, par opposition à un système compétitif de production de richesses. Ce fut un choix politique. Une partie de la croissance a donc été « artificielle » ou « financée » par la dette. Avant l’introduction de l’Euro, les ajustements étaient monétaires, avec l’Euro, les ajustements se font par l’économie réelle, et ils n’en sont que plus brutaux.

        Là où le bât blesse, c’est qu’un QE ne jugulera probablement pas une déflation rampante qui s’est déjà installée en Europe. La vitesse de circulation de la monnaie s’est considérablement réduite depuis 5 ans, les injections monétaires n’en seront que moins efficaces. Un QE est simplement la dernière étape avant que les Etats surendettés ne procèdent à des changements économiques structurels, ce dont TOUS se méfient, leur classe dirigeante n’y survirait pas.

    4. Le Diable probablement

      Réponse : la politique monétaire est un sujet un poil complexe qui permet des tas d’analyses différentes, contradictoires, et ce même au sein d’un même bord politique. Je prendrais donc cet article avec des pincettes, en particulier quand il repose en partie sur un article de Zero Hedge…

    5. Christophe

      Très simple. TIT. There is no alternative.

      Tout le système financier, et avec lui le système économique mondial, est devenu une gigantesque bicyclette.

      Si on arrête de pédaler… elle tombe.

      Voilà pourquoi :
      -les taux ne peuvent pas remonter
      -la bourse ne peut pas baisser
      -les dépenses publiques ne peuvent pas baisser
      etc.

      « Toujours plus ».

      Draghi, les politiciens, et tous leurs complices le savent très bien (pour les plus intelligents). Mais, encore une fois, dans l’absolu cela relève du pari pascalien :
      Vous préférez mourir :
      -tout de suite
      -ou le mois prochain ?

      La seule réponse rationnelle est « le mois prochain ».

      Voilà.

      Les QE, et toutes les autres politiques « non conventionnelles », ainsi que les déficits publiques, permettent de gagner du temps, en alimentant la pompe du « toujours plus ».

      1. Alzheimer

        Il y a une autre image. C’est une grosse moto légèrement cabrée, mais pas en équilibre sur la roue arrière.
        Pour lever la roue avant il faut accélérer en permanence. C’est de plus en plus difficile, il faut toujours plus de puissance au moteur, et dur de la piloter.
        Problème, les boulons de la roue avant ont été mal serrés, et la roue est tombée dès qu’elle s’est levée. Il n’y a plus que la fourche dans le vide. Si le pilote ralentit, la fourche plante dans le sol !

        Donc il accélère pour maintenir la moto cabrée, a de plus en plus de mal à prendre les virages, il y a une descente devant avec plein de virages serrés, le réservoir est presque vide…

      2. MadeInCH

        La question êt le choix ne devrait pas être :
        « Vous préférez mourrir:
        a) Tout de suite?
        b) Le mois prochain? »
        .
        mais:

        « Vous préférer que meure:
        a) La moitié de votre famille tout de suite?
        b) Toute votre famille le moi prochain? »

      3. Val

        @Christophe , je partage votre vision . Je me demande juste quand les laquais de la finance et leurs obligés politiques vont perdre le contrôle du monstre qu’ils ont contribué à créer , à la manière d’un Lehman B généralisé … 1929 fera alors figure d’une douce partie de rigolade… docteur , il nous reste combien de temps ???

        1. Christophe

          Hélas, je ne crois plus à la justice immanente.

          Ils ne seront pas punis.

          Je parie sur une « décennie à la japonaise ». Oui, je sais ça semble long. D’un autre côté, on vient déjà de faire 6 ans… (2008).

          Mais plus grave, ils ne seront pas punis, pas tenus pour responsables.

          Je pense plutôt à une sortie de route, un effondrement, mais qui serait provoqué par une « externality » (guerre, catastrophe naturelle, épidémie).

          En clair : on ne dira pas « Draghi et les politiciens ont ruiné l’Europe, organisons un grand Nuremberg » mais « Ah ben que voulez vous, la grande épidémie, la grande guerre… »

          Et tous ces messieurs auront eu la belle vie. A nos dépens.

          En clair : à notre échelle, nous avons perdu, nous perdons aujourd’hui, et nous perdrons demain.

    6. LM

      La raison est simple : dans un système de monnaie fiduciaire comme le notre, il faut que la quantité d’argent (c’est à dire de dette en réalité) augmente constamment.
      Sinon, c’est simple, il n’y a pas assez d’argent pour rembourser (puisque plus de 90% de l’argent en circulation est en fait de la dette), donc tout s’écroule violemment.
      Donc même s’ils comprennent très bien qu’ils vont dans le mur, il est préférable pour eux d’accélérer en espérant que le mur soit plus loin et qu’ils ne soient plus là lors de l’impact. A noter, que beaucoup d’économistes n’ont aucune idée du fonctionnement du système monétaire.
      Dans le contexte actuel, tous les ingrédients sont réunis pour faire tout péter, donc faire marcher la planche à billet est une manière de gagner du temps.

      1. Black Mamba

        Tiens cela me rappelle la première fois que j’ai fois que j’ai entendu parler de Jésus et du Diable.
        J’avais 6 ans et j’habitais au Brésil …
        De bon matin sur le chemin de l’école, un groupe de jeunes extrémistes de mon âge , et oui même là, on trouve des barges …
        Enfin, bref … j’avais la coutume d’être violenté par ces gamins donc j’étais sur mes gardes … l’un me dit « Tu fais parti de Satan , oui, tu fais parti de Satan… Moi, je suis avec Jésus, tu entends, Jésus est avec moi » …
        Intriguée, je me demandais qui est ce Jésus, … ce petit gars, cet imbécile croit en lui et en est fière …
        Je rentre à la maison et dès que j’aperçois ma mère, je lui pose la question ?
         » Dis, de quel côté , on est ? Dans quelle équipe … celle de Jésus ou de Satan  »
        Ma mère me répond  » Jésus , ma fille, toujours du côté de Jésus »…

  11. Duff

    Bon article, j’ai bien aimé l’or qu’on ne peut pas manger, mais je ne suis pas d’accord avec le titre, ce QE annonce la fin du processus : si 50 mds / mois ne suffit pas à améliorer les choses alors on passera à 80 et ainsi de suite jusqu’à ce qu’une démocratie dise stop, s’il en reste encore pour le faire… Je sens que ce QE sera le signal clair net et précis que la finalité de l’euro c’était d’en finir avec la démocratie pour confier le pouvoir à la ploutocratie européiste et financière.

    1. petit-chat

      Curieusement, ça me rappelle les assignats de la fameuse (fumeuse>/i>) révolution française.
      On sait comme les gens ont bien vécu la chose, et comment ça c’est terminé (et ça continue encore).

    2. Deres

      Cette idée d’acheter de l’or m’a toujours embêté. Ne faudrait-il pas plutôt acheter de l’argent qui fournit des quantités plus faibles donc plus facile à écouler en cas de besoin après un désastre. Et si on prend de l’or, ne faudrait-il pas essayer d’avoir des pièces de la plus petite taille possible pour faciliter de futures transactions ?

      1. Caton

        Ce n’est pas la même logique: acheter de l’or c’est acheter une assurance contre un excès d’inflation. Le métal à détenir en cas de désastre, c’est le plomb, éventuellement avec un peu de cuivre autour.

            1. Black Mamba

              Je suis d’accord avec vous , le lance pierre est pour mon époux, j’ai de mon côté 2 katakanas ( court et long), arbalète, arc et flèches, shuriken et tous l’outillage du sein obi …

              1. Caton

                Une machette, une Steyr Scout en .308 et mon bon vieux Jericho 941. Et pour communiquer à longue distance le vieux Mauser Model 66 reste inégalé à mes yeux.

        1. Deres

          Les désastres ne sont pas permanents et justement les métaux précieux conserveront leur valeur lors du retour à la normale. Alors que le papier type emprunt russe aura été déclaré comme sans valeur car l’entité devant délivrer la valeur au porteur n’existera plus.

          1. Duff

            Il y a l’aspect petit porteur et détenteur d’obligations qui peut se faire chyprer c’est évident.

            Mon point c’est plus de voir qu’en interdisant une fois plus aux marchés d’arbitrer les taux d’emprunt par une fuite en avant scandaleuse, non démocratique, par le bidouillage monétaire, on court deux risques majeurs : Calcul des prix faussés donc mauvaise allocation du capital et donc croissance en berne (au mieux) et surtout on prolonge la fabuleuse aventure socialiste qui ruine la plupart des pays européens depuis trop longtemps.

            L’euro nous a « protégé » en 2008/2011 : D’accord mais il nous a surtout protégé de réformes indispensables depuis au moins 20 ans et que le franc socialiste aurait été lourdement sanctionné poussant enfin la population et leurs tocards de représentant à enfin se bouger. Et qu’on me parle pas de guerre et la ragnagna habituel sur les bienfaits de la construction européenne, tout ça c’est du flan.

            La réaction des institutions européennes et de l’euro montrent avec cette nouvelle étape combien ces gens se foutent du bien être général des population et qui sont ceux qui méritent d’être épargnés d’efforts – pire – qui vont en profiter.

            1. royaumont

              Le cocktail taux nul et QE est un chyprage « en douceur ». Cela revient à maintenir le cours de certains actifs et d’assurer le financement de la dette en échange de la dévalorisation de l’épargne des particuliers.
              Si l’inflation monte à 3-4 %, on va le sentir passer…

              1. balt

                « Si l’inflation monte à 3-4 %, on va le sentir passer »:aucune chance,le marché immobilier et le chomage vont se charger de la déflation.Meme si l’immobilier ne rentre pas en compte pour les calculs officiels de l’inflation….La dévalorisation de l’épargne est normale,si on considère que l’épargne s’est batie sur les bulles..Le chyprage ça va etre probablement des taux bancaires négatifs avec prélèvement sur les dépots,ça commence déja en suisse.

            2. Australopitheque

              « D’accord mais il nous a surtout protégé de réformes indispensables depuis au moins 20 ans et que le franc socialiste aurait été lourdement sanctionné poussant enfin la population et leurs tocards de représentant à enfin se bouger. »

              Exact. N’oublions pas la devise des Boomers et de la Generation Canal + :  » Pourvu que ça dure ».

      2. petit-chat

        Le raisonnement est juste, mais les seules pièce connues en fRance sont d’anciennes monnaies française. Et on ne trouve facilement que des dollars ou des mapple leaf canadiennes, pas sûr que la confiance soit immédiate en cas de troc…

      3. Honorbrachios

        l’argent en fRance est bien plus taxé que l’or (ce qui n’est pas peu dire.)
        pour les pièces elles sont moins taxées que les lingots, plus facile à écoulées en cas de problème – et aussi plus facile à perdre et à planquer …

    3. Bonsaï

      Et je sens que cette prédiction sera retenue par les manuels d’histoire (écrits à la lueur des bougies, dans des caves discrètes, à l’abri des regards de la GIE (Garde d’Intervention Européenne).

  12. Australopitheque

    Tout n’est pas mauvais dans la deflation. Voyons donc le bon coté des choses.
    La déflation fait surtout peur aux possédants, aux Élites.
    Pour les autres c ‘est une remise à niveau des compteurs. Une nouvelle redistribution des cartes.
    Un peu de lecture ici :
    http://mises.org/library/deflation-biggest-myths
    Meme si on est pas d’accord, lire une opinion différente ne coute rien.

    1. Bien sûr que la déflation a du bon. Regardons les choses en face : les prix baissent, et finissent enfin par refléter la valeur intrinsèque des échanges et non le pipeau boursier qu’on tente de nous faire gober.

      1. Nicolas

        Oui mais non : CERTAINS prix baissent, ceux pas viré des statistiques, mais globalement pas vraiment.

        C’est que depuis plusieurs années ils veulent créer une énorme inflation……….

      2. RBF

        L’inflation génère plus de taxes indirectes. Et nos monarques ne voient que ça: le fric, le pognon, et l’oseille des autres. Dans l’opinion publique, une bonne inflation passera toujours mieux qu’une hausse de la TVA. Et avec l’inflation, les excuses sont faciles: « c’est la faute de la BCE », « c’est la faute des allemands », « c’est la faute des grands distributeurs qui ne jouent pas le jeu », « c’est la faute de l’Euro », etc, etc…

        Peu importe si les gens crèvent de faim ou se mettent à manger de la merde en sachets-cuiseur parce que les prix sont trop élevés.

        Flamby peut se frotter les mains, il va l’avoir son inflation tant attendue…

        1. Olivier Vitri

          Ne parlons pas de la dette car là les robinets vont à nouveau s’ouvrir avec un pognon des-autres-générations- plus-tard-plus-gratuit que jamais. Et tout ça avec du pognon en négatif. C’est terrible, le socialisme n’a pas fini de nous rentrer par tous les trous…

          1. balt

            La déflation fait elle chuter le PIB?probable,effectivement,c’est mauvais pour le pouvoir.Je ne vois pas comment Flamby va pouvoir l’avoir son inflation,a moins de donner directement de l’argent a tout le monde ,Le QE va permettre de sauver les banques en leur permettant d’effacer des prets pourris,ça ne va pas créer d’activité dans l’investissement productif

    2. Gerldam

      Le capitalisme « normal », c’est à dire lorsque la concurrence n’est pas fausée comme actuellement, est naturellement déflationiste car la concurrence pousse à la baisse des prix. Ce sont la destruction créatrice ainsi que le juste prix du risque qui créent la croisance.

  13. hop hup

    «Mobilisation de l’école pour la République»: plus de 250 millions d’euros sur trois ans

    encore de l’argent qu’ils n’ont pas jeté par les fenêtres

      1. ironbooboo

        Quand y’en a plus, y’en a encore ! Z’inquiétez pas ce sera financé par la prochaine légalisation du cannabis. Le gaz de schiste non, le gaz de shit oui !

    1. Olivier Vitri

      From « whatever it takes » to OMT to « discussing » bond purchases, with European interest rates at record (incomprehensible) lows (apart from Greece) and EURUSD at 11-year lows (down 25 handles in the last 8 months), Mario Draghi looks set to unleash interventionist ‘hell’ on the investing public in Europe with EUR50 billion (plus plus) of ECB QE per month for as long as it takes.

      As long as it takes hein… http://www.zerohedge.com/news/2015-01-22/mario-draghis-qe-dreams-come-true-independent-ecb-press-conference-live-webcast

    2. Black Mamba

      Des mots forts ont été prononcés, des mesures d’ampleur promises. Aux lendemains des attentats à Paris et Montrouge (Hauts-de-Seine) du 7 au 9 janvier, une « grande mobilisation de l’école pour les valeurs de la République » a été engagée. « Ces circonstances exceptionnelles appellent des réponses nouvelles, avait alors estimé la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem. Il faut qu’il y ait un avant et un après. »
      Mercredi 21 janvier, lors de ses vœux au monde éducatif, le chef de l’Etat a évoqué ni plus ni moins qu’un « acte II » de la refondation de l’école (après la loi sur l’école de 2013), dont sa ministre de l’éducation a donné les détails, jeudi 22 janvier : un nouvel enseignement moral et civique, un renforcement de l’éducation aux médias et à l’information, une formation des enseignants à la transmission des valeurs de la République, une Journée de la laïcité célébrée chaque 9 décembre…
      Face à la forte pression médiatique et sociale, l’exécutif n’avait pas d’autres choix que d’apporter des réponses. Dès le lendemain de l’attaque contre Charlie Hebdo, l’opinion publique s’est inquiétée des minutes de silence qui n’avaient pas été respectées partout, de refus d’élèves, de provocations, du désarroi des enseignants qui, parfois, n’ont pas su expliquer le sens des mots « liberté », « blasphème », « caricature « 

      1. pnf7558

        il n’y jamais eu autant de pognon dans l’école et les élèves n’ont jamais été aussi nuls !
        L’acte 2 = le grand plan = embaucher de vrais républicains chez les profs ! Une vrai épreuve républicaine au concours , voala ce qui faut pour le remonter le niveau

        – 1 épreuve écrite obligatoire de connaissances des symboles fondamentaux de la république( 10mn 4 à connaître les qq mots clefs fémen / mariage pour tous / Gpa / Charlie /laicité / ground ziro tolérance incivility )

        – 1 épreuve orale obligatoire de chant (1 mn une chanson à connaître )
        – 1 seconde épreuve Tp : comment faire faire la corvée aux récalcitrants ( ça me rappelle l’internat …)

        accessoirement (facultative )une épreuve de connaissance …de toute façon on s’en fout y ( les élèves ) comprennent rien comme les candidats

        cela va changer des écrits et des oraux de l’agreg ( avec les 100 leçons à connaître …)

        Et tout cela coûte toujours plus … faut bien un QE pour éponger cela ( pfffuuu on se marre, ils ont rien compris au QE)

        Un peu d’inflation fait pas de mal : plus de taxes = plus de pognon pour l’état

        Pour ceux qui aiment l’insee : recherchez l’époque ou le baril était à moins de 50$ le baril … l’essence nous coûtait environ 0,70€ le litre et là, on est toujours à 1,10€ … cherchez l’erreur !

        allez Najat vient de débloquer 250M€ ( débloquer c’est qu’on les a …) …rien que ça Pendant que nos soldats se paient leur propre matériel

                1. Black Mamba

                  Je suis en permanence branché soit avec l’ordinateur au bureau , soit avec mon IPad à la maison , soit avec mon téléphone portable à l’extérieur … Je renouvelle la page H16 entre deux tâches 😉

                  1. pnf7558

                    A quand même ..
                    moi je regarde quand le thème est bien : le Qe , déja entendu avec le QE de Bernanks et d’Abenomics ( voir O Delamarche sur Bfm )

                    J’aime bien les histoire sur l’educ car cela fait partie de mon, boulot et pis si on peut casser du Najat et du guignol du gouvernement j’aime bien
                    Sauf qu’en ce moment je sais pas si il faut rire ou pleurer à leur propos On risque d’en reprendre pour 5 ans dans 2 ans …

                    1. Black Mamba

                      Figure toi, que j’ai une tache à l’oeil et j’ai transmis le gène à mes enfants , donc mes enfants ont aussi la tache 😀
                      Mais je ne te les confierai pas ! Na !

            1. Black Mamba

              Oui , je l’ai vu ton casque, mais t’as pas compris qu’il manque de volume , pense à réduire la fenêtre ainsi il sera moins rikiki …

              1. pnf7558

                il est modifié … mais fallait juste que je comprenne:
                on pas être un boeuf , bon en maths et avoir des idées : faut pas exagérer je reste prof !!!

    3. George Kaplan

      Ouf ! On peut continuer à jeter l’argent par les fenêtres puisque la zone Hollande a été sauvée par Charlie : Europe 1, 7H25 Edito politique de Caroline Roux :

      « La France ne sera pas sanctionnée. C’est l’un des principaux acteurs du dialogue entre paris et Bruxelles qui me fait cette confidence, je le cite : « après de tels attentats ce serait incompréhensible de sanctionner la France pour un point de PIB » (…) à Bercy on confirme on m’expliquant que la commission restera exigeante mais coopérative » etc.

      http://www.europe1.fr/mediacenter/emissions/caroline-roux/videos/bruxelles-la-fin-du-french-bashing-2350899

      1. Roux n’a qu’un avantage : elle est bien introduite et a donc les petits potins de la Cour. À part ça, ce qu’elle écrit est globalement consternant.

      1. Caton

        Le volume de transactions reste faible. Ce n’est pas encore le NYSE, mais pas loin. Il est évident que les marchés boursiers sont totalement décorrélés des économies censément sous-jacentes.

  14. hop hup

    oey Starr accusait la police belge de violences. La police belge l’accuse de «faits de rébellion». Arrêté par la police belge dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 avril 2013 à la sortie d’un club de Liège suite à une altercation, le rappeur avait été conduit au commissariat. C’est là que le rappeur aurait été frappé. « J’ai déjà reçu des coups, mais comme ça, jamais, même de la police française, avait-il expliqué. J’étais menotté, je ne pouvais pas réagir. Mais ils me criaient quand même de ne pas bouger et me frappaient.»

    Lors du procès qui s’est ouvert mercredi à Liège, une vidéo de sécurité a été diffusée montrant la scène en question. Et pour une fois, Joey Starr passe assez mal à l’écran. Selon la chaîne belge RTL, la vidéo montre que Joey Starr s’est frappé lui-même pour faire croire à des violences policières. On y voit l’acteur et rappeur porter «une dizaine de coups de poing contre le mur et la porte, mais également plus de 70 coups de tête extrêmement violents» contre une vitre en plexiglas. […]

    dommage ne pas pouvoir visionner la vidéo ou ce bouffon se cogne la tête contre une vitre

  15. Deres

    Après son « apartheid », Valls veut maintenant déporter les français de souche dans les banlieues … La classe moyenne a du souci à se faire. Après la tonte bien rase des dernières années, on va maintenant nous parqués bien sagement au milieu des bois infestés de loups.

    http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2015/01/22/25002-20150122ARTFIG00328-contre-la-ghettoisation-manuel-valls-veut-initier-une-politique-de-peuplement.php

  16. LECOMTE René

    Bizarre, ni présigland, ni sapin ne se sont emparés des micros pour vanter cette grande victoire. En matière de fausse communication, ils nous ont habitués à d’autres exercices de haute voltige. Seraient-ils déçus à ce point ?

    1. Honorbrachios

      s’ils sont déçus, c’est parce que ça doit être racheté par les banques nationales, et eux, ce qu’ils veulent, c’est faire payer les autres

      1. LECOMTE René

        Vrai. tout socialiste qui se respecte sait dépenser l’argent des autres. Le sien, dans les SCI, autres combines fiscalement intéressantes ou même des trucs plus risqués où on tente de diable (mais comme ils se sont auto-proclamés camp du bien, une petite larme et le bon peuple donnera son absolution).

  17. Bonsaï

    Bon bref, cet Assouplissement quantitatif apparaît déjà comme une grande farce macabre qui va contribuer à démolir ce qui reste encore debout en Europe.
    Un doux euphémisme pour un enterrement de première classe : il semblerait que partout où on l’a pratiqué, aux USA comme au Japon, l’échec fût assez cuisant. Mais n’étant pas spécialiste en économie, je me contenterai pour ma part de rester sur le périmètre sociologique de la question …

      1. Duff

        C’est un fait compliqué. Officiellement le 21 décembre on passe en hiver. Des analyses poussées ont montré qu’il neigeait plus souvent en janvier qu’en août. Des spécialistes affirment qu’en juillet, il fait scandaleusement plus chaud qu’en février sans qu’on sache bien pourquoi. Ce débat est loin d’être clos semble-t-il.

Laisser un commentaire