Classement RSF : lorsque la liberté de la presse française nuit debout

Ce 20 avril sort le rapport annuel de Reporters Sans Frontières. Vous savez, c’est ce rapport gastronomique sur les meilleures tables françaises qui… Ah non. Il s’agit du rapport, nettement moins festif, sur la liberté de la presse dans le monde. Ou l’ampleur de son absence, disons.

Et pour être moins festif, il l’est, puisque le constat est amer, comme les années précédentes. Il est surtout pire qu’en 2015, année déjà pas trop fameuse en matière de respect de la liberté d’expression, du journalisme et de la presse. Pour RSF, l’année écoulée montre que la liberté de la presse s’est encore dégradée.

censorship.jpgEt conformément à ce qu’on pourrait attendre d’un monde qui ne choisit pas toujours ses gouvernements, ce sont à peu près les mêmes méthodes et les mêmes armes qui sont utilisées pour museler les opinions dissidentes et les voix discordantes, dans tous les pays, à différents degrés. Ainsi certains États n’hésitent pas, en plus de sucrer internet lorsqu’ils le peuvent, à détruire presses, locaux ou antennes d’émission pour s’assurer d’un épais contrôle des informations que le peuple peut recevoir.

La France est toujours, sinon officiellement mais au moins officieusement et à l’intérieur de l’Hexagone, le phare du monde libre et moderne, qui indique à tous la direction à prendre d’un doigt secoué de Parkinson, ce qui ne l’empêche nullement d’être toujours aussi mal placée dans le classement. Ce détachement plein de toupet avec la réalité n’est pas sans évoquer un début d’Alzheimer que le pays semble mûr pour développer, mais l’oubli n’est guère possible : l’année 2015 aura été marquée, sur le plan de la liberté d’expression, par la multiplication de petits coups de canifs législatifs, la promulgation de l’état d’urgence n’étant pas le moindre.

Dans les autres pays aussi, la dégradation observée par RSF s’explique pour partie par le passage de lois spécifiquement faites pour encadrer la liberté d’expression dans le cadre de situations exceptionnelles (liées au terrorisme, essentiellement). Cependant, RSF cite aussi l’auto-censure des journalistes comme raison supplémentaire à cette baisse de la liberté d’expression.

De ce point de vue, RSF dresse un bilan argumenté de la situation et donne quelques éléments solides d’analyse. Il semble cependant qu’on n’insiste guère sur le lien pourtant évident entre les subventions à la presse et son comportement observé, notamment celui d’auto-censure évoqué par l’ONG.

subventionnez nos journaux pourrisDifficile, en effet, de ne pas noter l’écart important entre la presse telle qu’elle est pratiquée lorsqu’elle ne dépend que de ses lecteurs (que ce soit des acheteurs ou des donateurs), et la presse qui bénéficie de long en large des facilités offertes par la puissance publique, depuis les abattement fiscaux spécialement dédicacés aux journalistes, jusqu’à des frais réduits de distribution postale en passant par des versements réguliers d’argent public, à gros bouillons, depuis des tuyaux en provenance directe du Trésor Public, et que l’organe soit public ou carrément stipendié par le Grand Kapital (bisous Libération).

Et quand on parle d’écart, on euphémise à gros traits : il y a même un fossé entre les deux types de presse, celle directement confrontée à la concurrence et à l’obligation impérieuse d’aller conquérir un public par la pertinence de ses informations, de ses vues, de ses analyses et de son format, et l’autre, dont l’objectif sera de ménager autant que possible les susceptibilités de ceux qui autorisent les abondements publics sans lesquels, point de salut et de confortable rente.

Évidemment, si l’auto-censure dont RSF fait mention n’est pas intégralement une conséquence de cette subsidiation massive de la presse, la présence d’un robinet public n’en reste pas moins un élément déterminant dans le choix des sujets et l’ampleur des traitements qui en seront faits par les journalistes.

De surcroît, un autre phénomène joue énormément, en amont de cette subsidiation, et lui est consubstantiel : pour s’assurer qu’un organe de presse continuera d’obtenir ses subventions et plaira donc à l’intelligentsia en place, chaque génération de journalistes s’emploiera, par petites touches subtiles et successives, à recruter la génération suivante auprès de journalistes estimés conformes à l’idée qu’ils se font de cette continuité.

Ces journalistes seront d’autant plus facile à recruter s’ils ont été préalablement formés dans le « bon » moule. Et – ça tombe bien – ce moule, l’Éducation Nationale et les précédents journalistes vont le fabriquer sans aucune difficulté.

N’y voyez là aucun complot. C’est, tout simplement, de la reproduction d’un schéma qui a marché (encore une fois, l’absence de concurrence, tant au niveau de la formation qu’au niveau de la presse, explique très bien cette reproduction à l’identique du schéma désiré). Autrement dit, le journalisme français tourne en rond, produit par atavisme du journaliste en vase clos, quasi-consanguin, sans se confronter à la concurrence des idées et des méthodes. Et cela se remarque directement dans le résultat offert aux foules qui ont de plus en plus de mal à le gober.

journalism and media reality

Ici, l’exemple des « Nuits Debout » est tellement flagrant et se vautre si tendrement dans le caricatural qu’il aurait été dommage de ne pas l’évoquer : depuis maintenant près de trois semaines, nous assistons à une véritable déferlante d’articles complaisants sur un épiphénomène au départ microscopique, qui ne représente rien dans la société civile, mais prend une importance disproportionnée parce qu’il répond aux attentes d’une classe médiatique uniformément de gauche et quasi-fonctionnarisée.

Comment passer à côté de ces longs reportages palpitants sur Varoufakis, l’ancien et fugace ministre grec de l’Économie, qui n’est plus rien et a laissé son pays dans une merde insondable, et qui a eu la « présence d’esprit » de pointer son nez et d’être si chaleureusement accueilli place de la République ?

Comment ne pas voir la retape quasi-putassière de nos organes de presse nationaux (ici, ici ou ) ou même régionaux (ici) lorsqu’il s’agit de bien faire passer le message, urbi et orbi, que – oyez, oyez – le mouvement s’étend, gagne en importance, se fait rallier par toutes les villes du Royaume en ébullition, sonnez hautbois, résonnez musettes ! … dans un mouvement qui sent surtout la prophétie auto-réalisatrice et l’événementiel hype & fashion du moment qui, s’il n’est pas correctement publicisé et marketé par nos écrivaillons, risque bien de s’essouffler dans un petit pschitt minable, tant l’odeur d’entre-soi exclusif devient forte.

Et pour en revenir à RSF, comment ne pas voir l’état de délabrement avancé d’une presse qui méprise à tel point son lectorat pour lui infliger ses petites lubies ?

Et sans même s’attarder sur les Somnambules Républicains, on aurait pu rappeler le scandale éolien dont la presse subventionnée a fini par s’emparer, plus d’un an après les remarques pourtant argumentées et les articles précis trouvés sur la presse non subventionnée, elle, Contrepoints en tête.

De ces écarts de plus en plus manifestes entre ce qui est raconté dans les journaux et ce qui est vu, et vécu, par les populations, résulte directement l’effondrement des ventes des journaux français, de même que la désaffection progressive des lecteurs y compris sur les équivalents numériques ; alors que dans le monde apparaissent de nouveaux formats, de nouveaux tons, de nouvelles « façons de faire » journalistiques, la presse française peine énormément à se renouveler et à adopter ces nouveaux codes. Pire : engluée dans cette auto-censure, elle continue dans cette reproduction idéologique sans issue que RSF mesure pourtant si bien.

Si, dans beaucoup de pays, la censure est un acte étatique, un choix gouvernemental, et passe par des lois et des interdits, en France il en va tout autrement : l’auto-censure a largement remporté la bataille. Le gouvernement n’a même plus besoin de faire taire ses opposants. Il lui suffit de laisser sa presse s’en occuper.

Commentaires143

    1. Royaumont

      La France est 45 ème. Pas fort pour le pays des droits de l’homme…
      Sinon, la justification de RSF est curieuse :
      En France (45e, -7 places), RSF déplore qu’«une poignée d’hommes d’affaires ayant des intérêts extérieurs au champ des médias finissent par posséder la grande majorité des médias privés à vocation nationale».

    2. albundy17

      Dans la presse du jour, il parle de la presse américaine, celle ci serait derrière celle du congo, toujours selon ce classement.

      Marrant ces histoires de poutre et de paille

  1. Le Gnôme

    Bah, les journaux indépendants n’existent plus, ils sont sous perfusion permanente et adossés à des grands groupes industriels ou financiers. Une exception, le Canard enchaîné.

    1. bob razovski

      Exception, dans quel sens ?

      Car question subventions :

      Le Canard Enchaîné 557 081 euros de subvention

      je mets le lien vers ma source à suivre 😉

      1. Le Gnôme

        Ce sont les frais de portage dus aux tarifs prohibitifs de la poste qui sont subventionnés, rien à voir avec les millions d’euros du Monde ou du Figaro.

        1. sam player

          Tarifs prohibitifs de La Poste… MDR.
          Le tarif des colis et des services accessoires (recommandés, suivi etc) lui était prohibitif et c’est lui qui équilibrait pour partie le budget de la poste : la preuve est que de multiples sociétés se sont engagés sur ce créneau au fur et à mesure de la libéralisation… mais personne ne va se disputer le courrier tant que le prix ne reflétera pas le coût réel.
          Il vous aura échappé que La Poste a augmenté son tarif courrier de plus de 100% dans les 15 dernières années et c’est pas fini. Le prix d’une lettre ce devrait être 1€…
          Pour le Canard ce sont des subventions point barre.

            1. Aristarkke

              La distribution à J+2 devient la norme même pour le courrier urgent entre deux villes paumées au fin fond des campagnes grançaises comme Paris et Evry…

              1. bibi

                La poste à l’obligation légale de livrer les envois prioritaires en J+1.

                Pour tous ceux qui envoient un recommandé avec une date de début de préavis que l’on essaye de repousser au motif que la lettre a été reçue après la date du début du préavis souhaitée, n’hésiter pas à faire valoir l’Article R1 du code des postes et des communications électroniques qui stipule que : »Les envois prioritaires relevant du service universel postal sont distribués le jour ouvrable suivant le jour de leur dépôt.« 

    2. Kloupa

      On mesure aussi à travers nos médias le capitalisme de connivence à la Française, et on voit de nouveaux riches se payer des instruments de leur influence politico-économique en investissant dans les médias à acheter parce qu’ils sont à vendre.

      1. sam player

        Que des Niel, Drahi etc… achète des groupes de presse perso ça ne me gêne pas du tout… Il ne me semble pas que ce soit les subventions qui dictent ces investissements quand on voit les montants investis… surtout qu’ils ne recherchent pas la rentabilté…

    3. Calvin

      Le Canard obtient ses sources au coeur même du système. Il sert à tester l’opinion et est un champ de bataille des hauts fonctionnaires dans leurs querelles de chapelles.
      C’est plus que de l’auto-censure, c’est de la pseudo – liberté d’expression.

      1. bob razovski

        C’est ce que je pense de ce journal, que j’ai arrêté de lire il y a pas mal de temps. j’aimais bien, mais quelque chose dedans a commencé à me chiffonner…

        1. MCA

          idem en ce qui me concerne, ce journal sert à donner le change, à savoir démontrer qu’on peut parler de certaines choses dont personne n’ose parler et donner l’illusion de liberté de la presse..

          Assez curieusement le Canard a assez peu de procès et je serais intéressé de connaître ses sources, la motivation de ses sources pour divulguer l’information et la motivation du journal à la faire paraître.

          1. lafayette

            il persécute mais pas trop et sert à mettre de l’huile sur le feu ménager, celui qui ne crée pas trop de risque. C’est une stratégie comme une autre de maintenir l’humain dans une idée accaparante en lui faisant passer sa condition qu’en second plan. Le foot aussi et ses matchs truqués. Tout de la vérité qui pue autant que le mensonge.

  2. cretinusalpestris

    La presse française, celle qu’on paie deux fois, à l’achat du journal et par ses impôts.

    Un prix élevé pour subir des encarts publicitaires à foison et de l’opinion bien-pensante à la louche.

    Le masochisme dans sa forme la plus perverse.

  3. Lorelei

    Personnellement, j’ai arrêté de lire le quotidien régional parce qu’entre les fautes de français, leur obstination à nommer la même personne de façon différente à chaque ligne (exercice journalistique) et leur parti pris contre les « méchants riches » pour les « gentils pauvres ».
    J’ai fini par n’avoir d’intérêt que pour les BD et la rubrique nécrologique.

  4. Hang’em high

    Ahhh l les ubéreuses chroniques du Boss… cela me rappelle quelques souvenirs de bonnes lectures :

    « que l’organe soit public ou carrément stipendié par le Grand Kapital (bisous Libération). »

    voui, mais plus ancienne, nettement, cette alliance entre la gôche et le Kapital : prenez l’Huma, par exemple, sous perfusion permanente, mais dès l’origine sous infusion de la Finance (vous savez, l’ennemi de notre Ernst Noch Mal) :

    Emile Cahen l’expliquait en ces termes dans Les Archives israélites (11 octobre 1906, page 324) :

    « Les grands services rendus à la cause de la justice et de la vérité [ allusion à l’affaire Dreyfus ] par M. Jaurès lui ont créé des titres indiscutables à la reconnaissance de tous les Israé­lites français. Ce sont eux qui, en très grande partie, l’avaient, il faut bien le dire, aidé à fonder son journal. »

    Il est démontré aujourd’hui que si la moitié des actions de la Société du journal L’Humanité, créée en 1904, fut bien remise par Jaurès à titre d’apport, les 400 000 francs réellement versés l’ont été par des personnages qui, à deux ou trois exceptions près, n’avaient rien de commun avec la classe ouvrière. Voici, en effet, la liste des premiers souscripteurs :
    Lévy Bruhl : 1 000 actions ; Picard, dit Le Pic : 1 000 actions ; Jaurès et quelques amis : 204 actions ; Javal : 200 actions ; Rouff : 180 actions ; Salomon Reinach : 120 actions ; Casewitz: 20 actions ; G. Rouanet : 20 actions ; André : 20 actions ; Baudeau : 20 actions ; Landrieu : 20 actions ; Mauss : 20 actions ; Lévy-Brahms : 20 actions.
    Quelque temps après, le banquier Louis-Dreyfus apportait, à son tour, 20 000 francs.

    La première Humanité, grevée dès l’origine de charges exces­sives, fut bientôt à bout de souffle. Jaurès lança un appel le 5 octobre 1906 : il reçut 1 000 francs des socialistes tchèques et 25 000 francs du parti frère d’Allemagne. C’est le socialiste allemand A. Bebel qui, le 12 octobre 1906, annonça l’envoi de ces 25 000 francs-or à Jaurès. Louis Dubreuil, Bracke et Pierre Renaudel acceptèrent, au nom du parti, par lettre du 17 octobre 1906 (cf. L’Humanité, 18 octobre 1906).

    Ces versements étaient bien insuffisants. La création d’une nou­velle société chargée d’éditer le quotidien socialiste fut décidée. Ce fut la Société Nouvelle du journal L’Humanité, au capital de 125 000 francs.

    Aux anciens actionnaires Lévy-Bruhl (123 actions), Picard (123), Louis Louis-Dreyfus (31) et Charles Louis-Dreyfus (31) s’ajoutèrent de nouveaux souscripteurs :

    J. Clément: 10 000 francs ; Hoyer: 1250 francs; Vaillant: 1 000 francs ; Poisson : 1000 francs ; Léon Blum : 1 000 francs ; diverses organisations ouvrières : 5 875 francs ; Achille Rosnoblet : 28 000 francs ; Mme Hélène Rosnoblet : 25 000 francs. Les deux derniers souscripteurs fournissaient donc à eux seuls les 2/5 du capi­tal. On devait apprendre par la suite que les Rosnoblet n’étaient que les prête-noms des Rothschild.

    À la suite des révélations de La Guerre Sociale sur ces financements, Francis Delaisi, l’auteur de celles-ci, avait été invité par Pierre Renaudel, adminis­trateur de L’Humanité, à venir examiner les comptes du journal.

    II donna à ses lecteurs le résultat de ses investigations. Parlant des actionnaires de la première société, donc des cofondateurs de L’Hu­manité, il écrivait :

    « Les trois quarts des actions sont souscrites par trois personnes, dont les noms doivent être retenus. L’une est M. Salomon Reinach, le frère de Joseph Reinach, que les Rothschild donnèrent comme secrétaire à Gambetta. L’autre, M. Lévy-Bruhl, philosophe éminent, est professeur à la Sorbonne, où il gagne environ 10 000 francs par an. On s’étonnerait qu’il plaçât 120 000 francs à fonds perdu dans un journal socialiste, s’il ne passait pour être le dispensateur des libéralités des Rothschild parmi les jeunes revues qui naissent et meurent comme les feuilles dans les environs de l’Odéon. Quant au troisième, Picard, dit Le Pic, publiciste et polémiste de talent, il venait de tuer sous lui le journal Les Droits de l’Homme, et s’il avait eu 125 000 francs à lui, peut-être les eût-il employés à défendre de la mort son propre journal. »
    (La Guerre Sociale, 16 et 22 novembre 1906).

    Le Matin devait, trente ans après la fondation de L’Humanité, publier un document qui prouvait que la Compagnie des agents de change de Paris avait également fourni une grosse somme : 300 000 francs-or. En voici le texte :

    « Durant les années 1902 et 1903, la presse socialiste, notam­ment le journal La Petite République, faisait une campagne ardente contre les agents de change. Cette campagne avait pour objet de faire supprimer leurs privilèges. Un groupe de militants et de jour­nalistes socialistes, dont faisaient partie notamment Jaurès, Albert Thomas et Viviani. décida de quitter La Petite République à la suite de la campagne des cent mille paletots et de fonder un journal qui serait l’organe du parti. Pour cela, il fallait de l’argent, et c’est ainsi que ce groupe eut l’idée de cesser la campagne contre les agents de change et de faire appel à leur concours. Ceux-ci remirent une somme d’environ 300 000 francs. Cette somme fut encaissée par M. Picard, chez M. Perquel, agent de change, place de la Bourse, et servit à MM. Léon Picard, Lévy-Bruhl, Dr Lévy-Brahms, Rouff, à sous­crire à la nouvelle société constituée pour éditer L’Humanité. C’est ainsi que ce journal vit le jour, grâce au concours financier de la Compagnie des agents de change. Le bulletin financier de L’Huma­nité fut confié à M. Léon Picard, l’un des souscripteurs, avec l’accord de Jaurès. Ce bulletin parut pendant plus d’une année et recrutait de la publicité financière, M. Picard touchant 25 % sur les encaisse­ments de cette publicité. »

    (Le Matin, 3, 6, et 12 octobre 1934).

  5. sam player

    Je viens de jeter un oeil aux écoles de journalisme… Il est écrit « cursus reconnus par la profession » et diplôme reconnu par l’état…

    Si c’est bien une profession qui ne devrait pas être reconnue par l’état c’est bien celle-là… Quand je lis « formation de journaliste » l’image qui me vient à l’idée c’est Pyongyang…

    A quand une formation de hacker reconnue par l’état ? et par la profession…

    1. Pheldge

      Rassure-toi, compte tenu de mon expérience dans le domaine du « conseil, de la formation et de l’accompagnement personnalisé » que je dispense à mes jeunes protégées, je pense mériter une VAE. Je vais d’ailleurs préparer en ce sens un dossier pour « Sciences Prox » 😀

      Harry, merci de mettre notre ami le revenant bleuâtre au parfum, qu’il comprenne la subtilité ci dessus

    2. René-Pierre Samary

      La profession de journaliste s’est peu à peu féminisée, au point que le beau sexe représente 76% des effectifs des porteurs de la carte de presse, et en constante progression. Il y a 40 ans, elles ne devaient pas être plus de 10%.
      Dans les actuelles écoles de journalisme, elles sont en majorité. La quasi-totalité des étudiants se réclame d’une « sensibilité de gauche ».
      Davantage que des questions d’auto-censure (réelle mais impossible à démontrer formellement), ou des questions de financement, le journalisme en France est victime du conformisme de ceux/celles qui exercent ce métier, et ceci de façon d’autant plus insidieuse que ce conformisme se revêt des oripeaux de l’anticonformisme. Le totalitarisme mou est construit sur le confort intellectuel.

        1. Hang’em high

          UBÉREUX, -EUSE, adj.

          Rare. [En parlant d’une pers. ou d’une production intellectuelle] Synon. de fécond (v. ce mot A 3 a). En 1830, nous fîmes Le Globe ensemble, et je lui servais de plume, car la sienne alors n’était guère plus taillée qu’un sabot. Mais il était plein d’idées et avait ce que j’appelais un cerveau ubéreux (SAINTE-BEUVE, Cahiers, 1869, p. 45). [G. Sand] est la première femme qui ait fait consubstantielle à une nature de femme une nature, une carrière, une œuvre ubéreuse et multiple de romancière (THIBAUDET, Hist. litt. fr., 1936, p. 242).

          Prononc.: [], fém. [-ø:z]. Étymol. et Hist. 1833 (STE-BEUVE, Philosophes, poètes et romanciers modernes de la France, VIII, M. Jouffroy ds R. des Deux-Mondes, 1er déc., p. 524). Dér., à l’aide du suff. -eux*, du lat. uber « abondant, plein », au fig. « (écrivain, orateur) riche et fécond ». Le fr. avait déjà empr. qq. mots de la même famille aux XVe et XVIe s., v. FEW t. 14, p. 1a.

    1. Aristarkke

      Il y avait une justification (faiblarde, amha) que le Pouvoir redoutait de stopper l’état d’urgence et qu’il se produise alors un attentat permettant de l’accuser de négligence, etc…

      Et s’il s’en produit un durant cet état d’urgence à rallonge qui paraît plutôt servir d’autres buts, inavoués sinon inavouables dans le politiquement correct ???

    2. theo31

      Pourquoi ne suis-je pas surpris ?

      Oh wait, la gauche est une salle d’attente pour le fascisme : « tout dans l’Etat, rien en dehors de l’Etat, rien contre l’Etat ».

  6. Gerldam

    J’ai écouté ce matin un exemple de distorsion de la presse. Le journaliste disait, sans la moindre gène, que les européens n’étaient pas aussi « pessimistes » sur le Brexit que les français. Voilà, la sortie de l’union de l’UK est une mauvaise chose, c’est d’une telle évidence qu’il ne faut même pas s ‘y arrêter.
    C’est à coup de petites remarques de ce style qu’on bourre le crâne de nos concitoyens. le lavage de cerveau est bien avancé. Comment voulez-vous après ce traitement qu’ils ne vautent pas comme il faut?

    1. Pheldge

      Moi, j’ai entendu sur RTL ( 1 ère radio de France …) que l’UK était trop libéral et nous pourrissait notre belle Europe sociale !

  7. Bonsaï

    Difficile de s’exprimer sur un classement qu’on n’a pas encore sous les yeux : on aurait bien aimé voir le petit graphique par pays qui est annoncé pour aujourd’hui.
    Par ailleurs, est-ce bien objectif de taper sur le bel héros grec qui sait parler aux djeunz ? Comment en vouloir à un mathématicien qui a de surcroît le flair de ne pas encadrer le petit président :
    « Ma réponse a été : “Ma place naturelle n’est pas dans ce bureau, elle sur la place, à manifester contre ce ministère” », a dit Yanis Varoufakis, appelant les militants à ne pas céder aux compromis. Evoquant le projet de loi sur le code du travail, l’ancien ministre a accusé le président François Hollande de « dévaloriser le travail ». « Président Hollande, cela ne peut pas marcher, cela ne peut qu’approfondir la crise. »
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/04/16/nuit-debout-cinq-minutes-de-temps-d

    1. Objectif ? Varoufakis est une imposture. Il a joué au mariole avec son état, il a laissé la Grèce dans un état catastrophique (même pas au bord du gouffre mais carrément dedans) et ses performances en tant qu’économiste sont particulièrement décevantes. Bref : mis à part son côté bogoss construit de toutes pièces, il n’y a que du vent.

      Et citer un article du Mâonde en renfort, c’est comique.

      1. Bonsaï

        1. Il n’a été ministre que du 25 janvier au 5 juillet 2015. Il n’est donc en rien responsable de la débâcle grecque.
        2. Le lien du Monde, je l’ai péché dans votre propre billet ci-dessus. (à GO, l’arroseur arrosé).
        3, Je savais bien que l’évocation de ce beau prof de maths allait vous faire sortir de votre tanière… poisson d’avril !

        1. sam player

          A priori pour le lien tu n’as pas lu la raison pour laquelle il avait été cité dans ce billet…
          Varoufakis a surtout échoué à faire les privatisations sur lesquelles il s’était engagé et comme il préfère rester en dehors de la réalité il a préféré ne pas se représenter… Un peu comme Mélenchon, il a surtout intérêt à gueuler de loin, comme les roquets.

        2. 1.  » Il n’est donc en rien responsable de la débâcle grecque. »
          Vous connaissez mal l’histoire, et notamment les tractations européennes qu’il a consciencieusement sabotées. Lui et Tsipras sont les fossoyeurs de la Grèce.

          2. Vous utilisez le même lien, mais pas pour la même chose. Un tournevis pour un marteau.

          1. Bonsaï

            Bref, il s’est virer.
            Ce qui arrangeait bien les bourreaux qui ont retourné Tsipras comme un steack.
            Résultat : maintenant il leur mange dans la main et il fait même le gentil organisateur à leur place pour les voyages des migrants…
            Opération 100% de réussite.

                1. Peste et coryza

                  Varoufakis n’est pas celui qui a tout fait pour se rendre odieux, même à Syriza ? Et qui voulait pirater sa propre administration ?

            1. « Ce qui arrangeait bien les bourreaux qui ont retourné Tsipras comme un steack. »
              Ce qu’il y a de bien avec vous, c’est que vous êtes une boussole qui marque le sud.

              En substance, il s’est fait virer parce qu’il avait réussi le tour de force de négocier un compromis avec les autorités européennes encore plus mauvais pour la Grèce que celui qui était proposé à la base. Renseignez-vous. Pour le reste, vous tombez dans tous les panneaux propagandistes des altercomprenants. Faites un effort.

              1. Flaghenheimer

                Je dois être altercomprenant également puique j’ai la même lecture des évènements que lui.
                La raison fondamentale de son éviction c’est qu’il déplaisait à l’Allemagne.

                1. sam player

                  « Varoufakis had already declared that he was not interested in standing again for Syriza. At the same time, Syriza announced that any MP who voted against the bailout package would not be standing for the party. Varoufakis did not go on to represent Popular Unity, unlike many of his ex-Syriza colleagues, as he considered the party too isolationist. Varoufakis choose not to stand in the election, saying he would focus on creating European network that would ‘restor[e] democracy’ in Europe. »
                  ____
                  rattrapé par la réalité

                    1. bibi

                      Faire un copier coller dans google devrait vous aider à trouver la source :
                      The Independent 21 September 2015.

                      Un jour il faudra que vous preniez le temps d’apprendre à utiliser un moteur de recherche.

                    2. Bonsaï

                      @ albundy17, 12:57
                      Oui, on me fait payer mon innocente gaminerie au sujet de Varoufakis. Je savais bien à quoi je m’exposais, et je l’ai fait en toute connaissance de cause, rien que pour m’amuser un peu.
                      Voilà qui vous épate, non ?
                      Sachez mon ami que la liberté commence par la rébellion (au père, au maître, à l’autorité, etc…).

                  1. Bonsaï

                    Ce petit ton arrogant est inutile, je savais utiliser un moteur de recherches quand vous étiez sans doute encore sur les bancs de l’école primaire.
                    Et je ne suis pas censée faire le travail des commentateurs, j’ai également objets d’attention.

                    1. bibi

                      Donc vous avez le temps de pondre des messages mais pas de faire un copier coller, c’est intéressant des propos d’un habitué.

                      Il ferait beau voir que vous ayez utilisé des moteurs de recherche avant moi, sauf si vous aviez déjà une connexion internet avant 1996.

                      Prenez garde à l’avenir quand on est en bois on évite de s’en prendre à un capricorne.

                    2. theo31

                      « je savais utiliser un moteur de recherches quand vous étiez sans doute encore sur les bancs de l’école primaire. »

                      Vu que tu ne sais pas faire la différence entre une plante aromatique et un légume, j’ai comme un gros doute. Serais-tu un nain posteur ?

                    3. bibi

                      J’en m’en moque que le taureau devienne furieux car j’ai des banderilles, une muleta, et une épée.

                    4. Pheldge

                      Euh Bonzaye traiter des créanciers qui essaient de récupérer un peu de pognon auprès de l’emprunteur qui continue de flamber, je trouve ça un peu raide, vu que je vis cette situation personnellement ! mets toi à ma place, et tu verras que c’est pas très cool , que ton débiteur se foute ouvertement de ta tronche !

                    5. theo31

                      « traiter des créanciers qui essaient de récupérer un peu de pognon »

                      Plus exactement leurs mandataires. Quand un Etat fait faillite, les banques coulent mais ce sont les épargnants qui perdent leurs économies. Et ceux qui sont bien informés savent que le fonds de garantie des dépôts bancaires en France est une vaste blague.

                      Foutre à Salakis a de la chance, dans une vie pas bisou, les créanciers n’auraient pas envoyé des mandataires pour récupérer leur pognon.

                    6. Bonsaï

                      Et moi la meute je la traverse. Quand vous étiez seulement en train de vous compter pour voir si vous étiez assez nombreux, j’étais déjà hors d’atteinte…
                      Petits bras, dirais-je, peinent à ramer même s’ils sont plusieurs à servir.

              1. Pheldge

                ou, en regardant les compères Aristarque le très vieux et son alcoolyte le soudard bleuâtre et revenant, ça fait le marteau , et le fossile … 😉 *

                * pardon c’était trop tentant !

  8. Hggins

    Article qui tombe à pic. Les merdias n’ont que ce qu’ils méritent. Je ne pleurerai pas sur leur sort qui m’indiffère totalement. Je ne mentionnerai qu’à peine les journalopes. La fascination qu’exerce le phénomène « Nuit debout » (et journée couchée) sur cette population est quasiment un cas d’école. Même les torchons régionaux s’y mettent alors que je crois fondamentalement que la grande majorité de la population s’en contrefout. Et puis, comme conception de la démocratie, on ira voir ailleurs.
    Dernière chose: le truc qui « dirige » la France veut prolonger « l’état d’urgence » pour encore deux mois. Quelle surprise!!!

      1. Val

        @Juju je ne suis pas sûre que l’on rigole tant que ça si ça commence à prendre ds les « quartiers » .Le mois de Mai approche , il fait beau , on rase gratis , les jeunes s’ennuient , ils casseraient bien un peu de flic pour s’occuper et après le reste d’entre nous en plat de résistance . En plus en face , côté gouvernement , on a une brochette d’ex branl**rs de soixanthuitards qui ont les yeux humides de pâmoison en regardant la « jeunesse » se « rebeller » (enfin ,ça, c’est leur vision des choses et ça leur rappelle leur jeunesse ) Bref , nos gouvernants vont avoir du mal , tout comme feu Louis XVI à faire tirer les Suisses , il y a a perdu sa tête . Et le Mou , en sera t-il capable ? Je ne le pense pas , il est méchant mais veule.

    1. bibi

      Je ne suis pas vraiment convaincu même après sa victoire à New-York que Trump obtienne la majorité des délégué au premier tour de l’investiture.

      1. albundy17

        De toute manière, Nicolas van Rensburg a prophétisé qu’Obama serait le dernier des présidents aux US, alors soit c’est la mère clinton qui l’emporte, soit autre catastrophe, un seisme fait tomber le volcan des iles canaries dans la mer pour recouvrir d’eau les états unis. :mrgreen:

  9. cherea

    J’ai vu la méthodologie de RSF, je pêche les critères 2 et 3 de leur méthode qui est bien ce que vous décrivez…

    2/ Indépendance des médias [indicateur scoreInd]
    Mesure la capacité laissée aux médias de fonctionner en toute indépendance des pouvoirs politiques, gouvernementaux, économiques et religieux.

    Remarque sur ce point: on se demande bien comment a fait la rédaction du monde pour ne pas sortir dans les Panama Papers les noms de Xavier Niel ( je lui laisse le bénéfice du doute…et encore), de Pierre Bergé et surtout de Mathieu Pigasse, qui bien que DG de Lazard France. On n’imagine bien le journaliste tremblant dans devant son écran à l’idée de rentrer les noms du triumvirat…On note d’ailleurs que d’autres journaux en Argentine, la Nación par exemple n’a pas hésité a livré le nom de son patron.

    3/ Environnement et autocensure [indicateur scoreEA]
    Analyse les conditions d’exercice des activités d’information

    Au-delà du constat dressé, que peut-on sauver dans le paysage de la presse écrite aujourd’hui en France?

    – Le canard enchaîné, 100 ans qui font le boulot, 0 subvention, 0 pubs, la boîte crache des dividendes à ses journalistes-actionnaires les mieux payés de France. Je précise que je trouve le canard souvent meilleur sous un pouvoir de droite…

    – Les magbooks, type XXI, dans un style léger The Good Life ( en gros un monocle français…), et quelques autres.

    – Fervent lecteur de LEquipe pendant des années, je trouve que le journal a beaucoup baissé, a fait trop de unes putassières pour vendre son papier en essayant de faire l’actualité sportive…de temps en temps, sofoot est lisible…

    Après, j’imagine qu’il y a des mags tout à fait potables dans des niches précises, mais je ne les ai pas tous lus…

    1. bob razovski

      « Le canard enchaîné, 100 ans qui font le boulot, 0 subvention, 0 pubs, la boîte crache des dividendes à ses journalistes-actionnaires les mieux payés de France. Je précise que je trouve le canard souvent meilleur sous un pouvoir de droite… »
      Le Canard est subventionné. Voir mon commentaire plus haut.

  10. Flaghenheimer

    « depuis maintenant près de trois semaines, nous assistons à une véritable déferlante d’articles complaisants sur un épiphénomène au départ microscopique, qui ne représente rien dans la société civile, mais prend une importance disproportionnée parce qu’il répond aux attentes d’une classe médiatique uniformément de gauche et quasi-fonctionnarisée. »
    Moyennement d’accord avec ça. Il me semble que le Figaro, Atlantico, Valeur actuelles ou le Point ont critiqué « la nuit debout ». Sans parler de la PQR ou des blogs.

    1. MCA

      @Calvin – 20 avril 2016, 11 h 47 min

      « la presse nuit à la vérité »

      Qui vous a dit que la presse était là pour dire la vérité(*)?

      La presse, tous supports confondus, est là pour donner l’illusion de l’information; remplir le crâne avec sa dose quotidienne de « prêt à penser » et de divertissement, c’est tout.

      Pour commencer à avoir un début de compréhension de la vérité(*), il faudrait laisser décanter les faits, donc il faudrait du temps, or la presse vit dans le court terme et en est réduite à vivre dans le sensationnel pour attirer le client et combler le vide de son inculture et de son ennui en lui donnant l’illusion d’être savant, rien d’autre.

      Avec le recul, que reste t’il d’utile d’une année de soit-disant « information  » : rien!

      Au fil de l’année le spectateur dans son canapé voit passer « l’information » comme la vache dans son pré voit passer le train, le beuglement en moins (et encore!) et la bière à la main en plus.

      Donc télé…poubelle, journaux … poubelle et vive internet et place à la lecture, la recherche personnelle, la réflexion, les voyages, les conférences, l’échange, le doute, la remise en question.

      En résumé, il faut cesser d’être spectateur et devenir acteur de son information et laisser crever dans la faillite ces imposteurs surpayés.

      Ouf! ça fait du bien! :o))))

      (*) et qu’est ce que LA vérité….?

      1. Calvin

        Par « la vérité », qui est un raccourci, il fallait entendre : donner des éléments permettant de se donner une idée de la réalité sur quelque chose à laquelle on n’a pas assisté soi – même…
        Bref, juste pour faire un bon mot sur nuit deux bouts !

        1. Hang’em high

          On a eu le même à la maison, Léon ! Lacouture, grande conscience de gauche s’il en fut, disait que le « VietCong a droit au mensonge stratégique » lorsqu’on soutenait qu’il bénéficiait du soutien populaire, nonobstant les « boart-people »… C’est dans la même ligne que « les Khmers rouges ont libéré Phnom-Penh » du Monde….

          1. sam player

            « Si un chiffre, même faux, attire l’attention sur un problème réel, fait progresser la cause, où est le mal ? Fréquent dans le journalisme, le problème est encore plus traditionnel dans le photojournalisme. »

            — Daniel Schneidermann – Journaliste de la Cause à Libération

          2. Pheldge

            Ah bon ? on sous-entendrait ironiquement que « les Khmers rouges n’ont pas libéré Phnom-Penh » ? et Sihanouk alors , hein ?

          3. Aristarkke

            Werther, tu es trop dur.

            JL a eu des éclairs de lucidité, tout de même, une fois que la vérité, pas la pravda, était trop éclatante pour ne pas pouvoir être prétendue invisible…
            Mais curieusement, pour un Journaliste, jamais au moment opportun où il aurait fallu creuser davantage l’actualité.

            (en 1978) Dans un entretien à Valeurs actuelles, il déclare :
            « avoir pratiqué une information sélective en dissimulant le caractère stalinien du régime nord-vietnamien. Je pensais que le conflit contre l’impérialisme américain était profondément juste, et qu’il serait toujours temps, après la guerre, de s’interroger sur la nature véritable du régime. Au Cambodge, j’ai péché par ignorance et par naïveté. Je n’avais aucun moyen de contrôler mes informations. J’avais un peu connu certains dirigeants actuels des Khmers rouges, mais rien ne permettait de jeter une ombre sur leur avenir et leur programme. Ils se réclamaient du marxisme, sans que j’aie pu déceler en eux les racines du totalitarisme. J’avoue que j’ai manqué de pénétration politique. »

            Et une autre pour la route :

            En 1991, il prend la défense de Georges Boudarel, universitaire, visé par une plainte pour « crimes contre l’humanité » déposée par d’anciens prisonniers français d’un camp vietminh où il était commissaire politique au début des années 1950.

            (Tout cela tiré de sa notice wikipédia)

            1. Hang’em high

              C’était un faussaire pathologique : dans sa bio de Mauriac, il parle d’une aventure amoureuse dudit avec une dame, en cachant que la « dame » était un jeune homme…

              Un peu comme Proust avec son Albertine, dont Paul Morand disait « dommage qu’elle chausse du 43″…

    1. Calvin

      Bonsaï fait exprès !
      Il est bien sûr évident qu’elle sait que Varoufakopoulos est un hypocrite qui a choisi Syriza quand le parti avait le vent en poupe, puis lâchement abandonné quand il s’est pris le mur de la réalité.
      De même qu’elle sait très bien que Badiou est un fumiste profond double d’un égocentrisme mal placé enchaînant poncifs sur contre – vérités.
      Bonsaï a quand même de la culture.
      Elle aime provoquer.

  11. theo31

    « à recruter la génération suivante auprès de journalistes estimés conformes »

    +1000.
    En régime socialo-communiste seuls comptent l’allégeance au dogme (merci Lénine) et la carte du Parti.

  12. JiJiBé

    Toutefois, néanmoins et cependant rendons à César ce qui appartient à Jules à propos de cette Presse éclairée qui nous annonçait il y a quelques semaines en arrière que la cote de popularité de Trucmuche était tombée à 14 % quand elle annonce ce jour que cette cote est tombée encore plus bas…à 14 % !!

    Exercice de reptation flasque destiné à ménager notre César à nous, impérial Auguste de soirée qui n’en finit plus de choir (donc à l’horizontale) et déchoir dans la mollesse, le défaitisme et l’incompétence dans une vertigineuse verticale hélicoïde qu’Archimède n’eut pas reniée.

    Cet homme qui confond les charges et devoirs de l’ancien Imperator avec l’Entreprise du même nom, acteur majeur du marché des graisses et autres spécialités lubrifiantes.

    Force, Courage et Honneur.
    Vertus majeures oubliées par cette Presse madrée qui toute honte bue, empreinte d’une outrance indignée de circonstance, exhumera en choeur et en cadence dans un peu plus d’une année la « damnatio memoriae ».

    Post scriptum : tempus requiem et potum.

    1. albundy17

      Pépére répands le bien autour de lui, sa cote tombe de 5 tout les mois mais nos fidèles journaleux utilise l’effet cliquet de certaines assurances vie.

      Sinon, en ce moment il achète des voies, argent gratuit pour les jeunes + légalisation du shit (j’entendais quelque part « les jeunes ne vous faites pas avoir, demandez aussi des putes »), mais ce n’est pas tout, il en distribue aussi pendant son voyage de fin de mandat (dès fois queue), après le liban (radin, 100 miions) la cisjordanie 1 miiard.

      lol, il a tellement creusé dans les sondages qu’il est tombé sur un trésor

  13. zelectron

    HS ? pas tant que ça : Georges Fillioud nommé par Mitterrand Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé des techniques de la communication ou plutôt « ministre de la propagande, le Joseph Goebbels » du régime, le liquidateur des radios libres de droite et du centre par tous les moyens, intimidation, menaces, descentes de police, confiscation de matériel, perquisitions musclées et casse des émetteurs, poursuites des directeurs et cadres des stations à titre personnel, brouillages électromagnétiques, augmentation des puissances et débordements des bandes passantes des stations amies, changements des fréquences au prétexte de rationalisation et regroupements de radios qui n’ont rien à voir les unes avec les autres et j’en oublie certainement. Il faut noter que Jacques Chirac n’a pas levé le petit doigt pour remettre de l’ordre dans la maison bande FM laissant le champs libre à la gauche.
    Quant à la télévision le personnel aujourd’hui vote à gauche à 87% (dernières élections syndicales) y compris présentateurs et équipes des journaux télévisés.

    « Plus le mensonge est gros, et plus les gens y croient » ou encore « un mensonge répété 10 000 fois devient une vérité »

    même wikipedia est influencé : En 1982, Georges Fillioud présente une loi déclarant que la « communication audiovisuelle est libre ». Il aurait, selon certains[réf. souhaitée], écarté des radios « libres » certaines classées « de droite ». Il n’y avait plus une seule radio libre de droite à Paris après ses interventions.

  14. Val

    L’autre jour un représentant du Parisien faisait de la retape pour son torchon, j’avoue m’en être donné à coeur joie :
    – vous lisez le Parisien ?
    – non , aucune presse subventionnée par le gouvernement
    – quel est le problème ?
    – vous n’êtes plus libre
    – ce n’est pas vrai , nous gardons notre liberté de parole
    – c’est drôle, vous n’avez pas l’air de dire la même chose quand Mme Bettancourt finance la campagne de Sarko
    – silence gêné

    ça a continué comme ça un moment gentiment et bizarrement il a fini par parler de dieu c’est dire à quel point il était déboussolé

  15. FBM

    H16, désolé pour le HS mais sur mobile, il y a une publicité ou un script qui redirige le visiteur sur un site pas très sympa (« Analyse de votre téléphone… Votre téléphone est infecté, cliquez ici pour télécharger notre application pour le désinfecter ! »).

    C’est une redirection dans la même fenêtre, donc plus moyen de lire le blog! Sauf après quelques essais, la redirection ne se fait plus.

    1. C’est un problème de régie pub, pas un problème au niveau du blog.
      Si vous avez le nom de la pub, je peux tenter d’avertir la régie, ou sinon utilisez adblock / ublock sur mon site le temps que le script soit renouvelé.
      C’est un peu con, mais ces régies travaillent sans vraiment vérifier ce qu’elles envoient, c’est une plaie.

  16. scrooge

    Parler d’autocensure dans la presse est leur faire l’honneur d’une intelligence qu’ils n’ont plus.
    Le mouton suit le mouton parce qu’il n’a pas d’autre idée ou horizon. L’autocensure peut se manifester dans les cas triviaux ou l’estomac sert d’intelligence: lui me nourrit donc je ne le mors pas, pour tout le reste ce n’est qu’un suivisme débilitant.
    Cela peut être également une forme d’intelligence du bas ventre qui voit la multiplication des accouplements sélectifs journalistes – hommes/femmes politiques. On se garantit plusieurs générations interchangeables.

    Il leur faut suivre de longues études pour comprendre la grille magique: camp du bien, camp du mal. Trump pas bien, Américains pas bien, Anglais des bâtards, Allemand des brutes qui ne pensent qu’à travailler, gagner de l’argent et de donner des leçons aux autres. Grecs, les pauvres incompris qui pourtant ne faisaient que dépenser 5 fois ce qu’ils gagnaient.
    Français exception culturelle, intellectuels qui voient que la vérité n’est qu’illusion et que l’illusion n’est que vérité. Subtilite et liberté partout du moment qu’on la contrôle.
    Lier richesse et travail est une erreur grossière (Allemande), considérer que l’homme peut être raisonnablement autonome pour choisir lui même une part de sa destinée est du libéralisme éhonté (américain), etc…

    J’attends avec impatience un journal qui explique que pour réduire les dépenses, il faut réduire les subventions à la presse et les avantages fiscaux des journalistes au titre de l’exemplarité qu’ils réclament en permanence pour les autres.

    1. « Parler d’autocensure dans la presse est leur faire l’honneur d’une intelligence qu’ils n’ont plus. »
      Allons.
      Ici, on parle d’atavisme, de réflexe, pas d’acte conscient et calculé.

        1. BDC

          Wahou … Je viens de comprendre … Ça vient des Muppets ! Both dead and « decaying in their graves, » the Marley brothers return to haunt Scrooge. Eh ben, très heureuse de vous retrouver sur H16, vous nous manquiez énormément, mais je ne vous voyais pas comme ça cher Hussard !

              1. Hang’em high

                Voui, pasque les Muppets, hormis les deux gâteux où je pourrais tenir ma partie… « Scrooge » c’est aussi l’oncle Picsou de Donald Duck…

  17. lxy

    Ne pas oublier la si bien nommée Agence Française de Propagande, l’AFP, qui distille sa propagande socialiste et bien-pensante à la totalité de la presse française qui reprend systématiquement et mot pour mot les dépêches de cette Agence où le taux d’appartenance des « propagandistes » à la gauche est voisin de 120% . Le pedigree de son patron en est quasiment caricatural !
    La complaisance, la connivence, la satisfaction, l’empathie dégoûlinante avec lesquelles nos « propagandistes »- tous media confondus-traitent la « Nuit debout » est hélas symptomatique de cette pourriture.
    Un petit hors sujet « les français font partie des 10% les plus riches de la planète… ».eux qui n’aiment pas les riches, vont-ils se faire …hara-kiri ?

    1. sam player

      L’AFP VERRA SES SUBVENTIONS AUGMENTER JUSQU’EN 2018

      « …..Ainsi, le montant de la contribution publique se portera à 105 millions d’euros par an, et 1,4 % de plus chaque année jusqu’en 2018, en plus des 20 millions d’euros de contenu que l’État s’est engagé à acheter à l’AFP. »

      OJIM 11 juin 2015

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