Les écoliers français sont nuls en math, et si, Najat, c’est aussi de ta faute.

Ceux qui lisent ces colonnes ont une idée déjà précise de l’état lamentable du système d’éducation nationale français. Les autres ont, de toute façon, des rappels réguliers de la valeur réelle de ce système. D’ailleurs, ce 29 novembre dernier, la dernière enquête internationale TIMSS (Trends in Mathematics and Science Study) faisait l’effet d’une bombe au Ministère en charge de nos chères têtes blondes : les résultats français y sont catastrophiques.

najat vallaud belkacem scrogneugneuCette enquête, qui mesure depuis 1995 les performances des élèves en mathématiques et en science par niveau scolaire, révèle que les élèves français arrivent bons derniers dans l’Union Européenne en mathématique, et avant-derniers (juste avant Chypre) en sciences. Pire : la France est le pays qui accuse la plus forte baisse (de 107 points), passant d’un score de 569 en 1995 à un score de 463 en 2015. Patatras. Ces résultats viendront s’ajouter aux résultats des enquêtes PISA déjà menées les années précédentes et dont le volet annuel paraîtra le 6 décembre prochain. On se doute qu’ils ne seront, là aussi, pas meilleurs.

On s’en doute : la nouvelle est fort mauvaise pour Najat Vallaud-Belkacem, la dogmatique ministricule en charge de l’Édulcoration Nationale en France et dont chaque saillie laisse consternée une part croissante de parents, d’enseignants et de contribuables.

Bien évidemment, l’impétrante étant surtout et essentiellement une femme politique, avant d’avoir jamais pu être une quelconque ministre opérationnelle, les raisons de cet échec lamentable ont rapidement été trouvées. Et comme on peut s’en douter, il ne s’agit en rien des politiques désastreuses qu’elle empile maintenant depuis plusieurs années et dont ces colonnes se font la critique. Que nenni. Si nos élèves se bananent avec application dans toutes les enquêtes internationales, c’est avant tout … de la faute à Fillon. En plus, ça tombe bien, le coupable tout désigné est justement dans la course à l’Elysée. Comme c’est commode.

L’explication belkacémienne est simple : si les résultats sont mauvais, c’est parce qu’il y a eu une méchante réforme en 2011, sous Fillon donc, et qu’elle n’a pas porté ses fruits. Les autres réformes (de chaque gouvernement avant et après, puisqu’il y a réforme à chaque changement de gouvernement) ne sont pas responsables. L’effondrement du niveau, pourtant constaté sur les 30 dernières années sans le moindre doute, n’est absolument pas pertinent. Le constat, effarant, que des élèves de Terminale scientifique ne sont pas foutus de savoir ce qu’est vraiment une démonstration mathématique ne semble là non plus pas rentrer en ligne de compte. On vous dit ici que seul le gouvernement Fillon est directement responsable, et puis c’est tout. Fermez le ban.

Et peu importe que nos voisins fassent (nettement) mieux que nous. Peu importe, surtout, qu’ils obtiennent ces meilleurs résultats avec pourtant des effectifs moindres et des horaires plus légers que ceux des petits Français. Peu importe, de surcroît, que la facture pour le contribuable soit inférieure et qu’il en ait donc plus pour son argent. On vous dit que célafota-Fillon, c’est donc qu’il ne pourra pas y avoir d’autres raisons possibles.

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Il est inutile de chercher dans les années de roue libre de pédagogos en folie régentant les méthodes, les enseignements et faisant la police politique à l’intérieur de l’Education Nationale. Il est inutile de croire que le niveau des élèves baisse parce que le niveau des enseignants baisse aussi, enseignants qui sont eux-mêmes issus de générations biberonneées aux beaux principes gloubiboulguesques qu’on a érigés en tabous. Il est inutile de pointer du doigt l’effondrement de la capacité orthographique ou grammaticale de ces enseignants et, conséquemment, de ces élèves suite à l’introduction de la méthode globale et du refus répété, obstiné, de croire qu’elle ne serait plus d’application nulle part (alors que tout montre que c’est un bobard éhonté voire camouflé).

De même, il est inutile de regarder le taux de syndicalisation, la politisation des discours voire des cours à l’école (pour ne pas dire le prosélytisme), la chasse au politiquement incorrect, les efforts tous les jours plus grands pour faire de l’école le lieu de tous les possibles, y compris et surtout les pires, par laxisme, incompétence ou irresponsabilité (comme en témoigne le cas récent d’un lycée de Loire-Atlantique). Il est inutile de croire que les violences dans les établissements, en hausse constante, ont un rôle dans cet effondrement de l’enseignement français. Ainsi, quand le SAMU intervient suite à une « bagarre » entre deux collégiennes, il semble évident que toute l’attention des enseignants devra être portée sur la lutte contre le sexisme, et que cette décision ne comportera en elle-même aucun des germes de l’échec futur de générations entières d’apprenants pardon d’élèves.

Tout ceci est inutile car, d’une part, le bouc émissaire est évident : c’est François Fillon. Ou, disons plus charitablement, quelqu’un d’autre que les bouffons tragiques actuellement au pouvoir ou que les crétins thermophiles décideurs de l’EdNat.

C’est d’autre part inutile car c’est, plus que probablement, un but recherché. À force de raboter, « l’égalité est possible » et bientôt, toutes nos chères têtes blondes seront également médiocres, sauront toutes aussi mal lire, écrire et compter. Bientôt, les politiciens ne seront plus seuls à patauger dans leur nullité, à être incapables d’effectuer une simple règle de trois ou de balancer un budget. Ils seront enfin accompagnés de tout un peuple inculte lorsqu’ils répéteront inlassablement les mêmes opérations de division du pays, de multiplication des prébendes, de soustraction de l’argent des autres et d’addition effrénée de taxes improbables.

Du reste, comme pour la santé, comme pour le travail, c’est l’Etat qui s’occupe de l’éducation et les mêmes observations peuvent y être faites : plus il se penche sur son cas, plus il met ses gros doigts boudinés dans les petits engrenages de l’instruction, plus les résultats sont catastrophiques.

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Pour nos amis socialistes, cela ne veut dire qu’une chose : il faut plus d’Etat ! Pour les autres, les individus lucides et non dogmatiques, cela veut plutôt dire que, comme pour la santé, comme pour le travail, il devient urgent que l’Etat se retire de l’éducation, son office a déjà fait trop de dégâts.

Ce n’est pas invraisemblable, et non, ce n’est pas un recul de nos zacquis sociaux tagada pour lesquels se sont battus nos parents et nos grands-parents tsoin-tsoin, vu la valeur objective de ces zacquis et le bilan désastreux qu’on peut en tirer.

Des alternatives sérieuses existent, elles montrent, tous les jours dans les pays qui s’en sont dotées, qu’elles fonctionnent et sont accessibles au plus grand nombre, pauvres y compris. Ceux qui voudront approfondir cette affirmation liront avec profit ces deux articles ici et qui détruisent bien les mythes et autres fadaises collectivistes qu’on nous serine partout en France. Et comme on pouvait s’y attendre, l’Etat s’emploie précisément à fusiller ces alternatives, de lois d’interdictions en orientations politiques calamiteuses (et là, c’est bien de la petite Najat qu’il s’agit, pas du précédent ministre François).

Si la désolation et la consternation ne peuvent qu’emplir ceux qui, observateur du monde de l’éducation en France, constatent l’effondrement du niveau, il reste cependant une raison de se réjouir : cet effondrement et cette lutte pied à pied contre les alternatives hors contrat démontrent clairement que l’Etat et ses sbires à la Najat et compagnie sont maintenant sur la défensive d’un système corrompu, coûteux et contre-productif. Chaque jour qui passe leur donne un peu plus tort. Chaque école hors contrat qui recrute un élève de plus, chaque cours en ligne et dématérialisé (MOOC) qui forme un esprit indépendant sans en passer par la case souffrance à l’école, chaque initiative privée (à l’instar de l’Ecole de la Liberté) représente un clou de plus dans le cercueil de l’école d’Etat telle qu’elle fut imposée depuis plus d’un siècle en France et dont on observe à présent la totale déliquescence.

C’est une immense bataille qui se joue actuellement, entre un establishment dépassé et archaïque, dogmatique et étatisé d’un côté et, de l’autre, l’enseignement libre, adapté, adaptatif, et les nouvelles technologies. À terme, inévitablement, ces derniers réussiront, l’école collectiviste disparaîtra.

Mais en attendant, chaque élève du système étatiste sera une victime collatérale.

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Commentaires414

  1. Nicolas

    Lorsque l’on sait qu’en réalité le niveau baisse en occident depuis en gros les année 40, et que la France est la dernière des médiocre, on comprend le sucés complet des gens de gauche en France, voulant absolument réduire le niveau intellectuel pour couler définitivement les immigrés ( et, avec du bol, ceux de droite), pour les empêcher de penser, de critiquer, de vivre, pour qu’ils restent toute leur vie des parasites léchant les pantoufles moisies des socialos, et encore mieux, des délinquants (« c’est la faute aux Inégalités ! », « Payer pour ne pas vous faire tuer »).

    C’est qu’ils ne veulent pas, les gens de gauche, que la mésaventure que leur ont fait les juifs au XIXéme siècle recommence..

    Alors gens de gauche, BRAVO ! Hip Hip ! Hourra pour les gens de gauche !

  2. Françoise

    Je suis dans le système, et en tant que professeur, je résiste à l’intérieur -ce qui consomme une énergie colossale. Le savoir, la discipline, le silence, le travail : je fais ce que je peux, je ne lâche rien, j’ai des devoirs envers les élèves- et ce, contre le poids écrasant du mépris émanant de l’institution et de la hiérarchie. Nous sommes quelques uns à le faire. Tout le monde s’en fout, mais je tiens à le dire…

  3. René-Pierre Samary

    Ne nous trompons pas.
    C’est un véritable tour de force qu’accomplit le système de l’enseignement en France. Ce système réussit, et au prix d’un effort financier ahurissant, à transformer une période de la vie humaine où les jeunes cerveaux ont soif de satisfaire leur curiosité naturelle, et cela à une période critique, en une sorte de machine à les priver de ce bonheur, à les écoeurer de toute forme d’apprentissage. Ce système est une sorte de machine à décerveler, à abrutir, l’école est une sorte de bagne pour enfants dirigé par des crétins, dont on veut croire qu’ils sont bien intentionnés, mais que la simple présence au sommet du système d’une idiote doublée d’une militante sectaire, après d’autres imbéciles tout autant sectaires, induit à penser que la machine n’est pas simplement aveugle, elle est malveillante. Il semble que leur ambition soit bien de transformer un terrain (plus ou moins) fertile en un désert de l’intelligence et du savoir.
    J’entends dire : l’école sert à fournir des connaissances. Soit. Faudrait-il que les méthodes soient adaptées au but, et ce n’est pas une question de moyens financiers, mais de pratiques qui prennent en compte le réel. Ce réel est fait d’un public extrêmement divers, avec des capacités cognitives différentes, des psychologies différentes, des personnalités différentes, des attentes différentes, des origines socio-culturelles différentes, un rythme de maturation intellectuelle différent, notamment entre les garçons et les filles.
    L’enseignement ne peut être, sauf exceptions, individuel – à moins de s’enseigner soi-même, en autodidacte, ce qui a ses vertus et ses limites, je le sais d’expérience. Il est, par force, un enseignement de masse. Au moins, à coût similaire, pourrait-on prendre en compte les différences les plus évidentes du public d’élèves. Face à cette pluralité on a choisi l’uniformité, au nom d’une vision simpliste de la sacro-sainte égalité. Or, comme l’exprime Arthur A. Jensen :
    « Il ne faudrait pas confondre le principe d’égalité des chances avec une uniformité de moyens, de techniques et d’objectifs pédagogiques pour tous les enfants. C’est par la diversité et non l’uniformité des approches et des objectifs que l’on peut parvenir à rendre l’enseignement fructueux pour des enfants de différents types d’aptitude. La réalité des différences individuelles ne signifie pas nécessairement la réussite pour certains et la frustration et l’échec pour les autres. »
    Le regroupement par classes d’âge, le regroupement entre garçons et filles du même âge, est une des plus évidentes absurdités du système. C’est une méthode extrêmement sûre pour fabriquer des échecs, des révoltes, avec ce que cela induit de violence, surtout chez les garçons.
    Devant ce gâchis, on se dit : ce n’est pas possible, « ils » le font exprès. Ils veulent abêtir systématiquement une population. Logiquement, on peut se poser la question, n’est-ce pas MCA ?

    1. albundy17

      « et cela à une période critique »

      La période critique n’est elle pas justement liée à une décérébration bien plus ancienne que les derniers rapports Pisa et autres ?

      Tout les regroupements et uniformisations de moyens que tu dénonces sont sans doute le meilleur moyen pour façonner les quelques diamants brut comme le reste, à coup de pilon hydraulique.

      Je voyais l’autre jour les effectifs de l’enseignement en allemagne, 1/3 de profs en moins, 2.5 fois plus de conseillers d’orientation.

      1. René-Pierre Samary

        Je vois ce que tu veux dire. Mais je parlais de l’âge auquel la réceptivité du cerveau a des capacités optimales, du moins je pense.
        Le pire de tout ça, c’est qu’il y a des solutions. Mais il faudrait mettre le mammouth cul par-dessus tête.

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