Pas de répit pour les cafards

Les vacances s’achèvent avec un mois d’août qui part en quenouille sous des températures en pleine dégringolade. On pourrait croire que la torpeur qui envahit naturellement le pays pendant le mois le plus mou de l’année aura gagné toutes les strates de la population. Mais non ! Tout comme l’imbécile qui ne peut s’arrêter d’être idiot de temps en temps, les étatistes semblent incapables de se retenir quelques jours… Et après la prise de recul de vacances capitalistes chèrement méritées, le concentré de bêtises n’en est que plus fort.

Je suis resté coupé du monde pendant quinze jours. Ne regardant quasiment jamais la télé et écoutant très peu la radio, la coupure aura essentiellement été informatique. Internet-addict, le sevrage fut dur mais m’aura permis de profiter pleinement de la pause estivale, et, les heures se muant en jours, imaginer niaisement que tout le monde en faisait autant.

A ce titre, je croyais – fou que j’étais – qu’il en allait ainsi des habituels cancrelats que notre pays nourrit tendrement, et qu’ils avaient donc pris quelques jours de repos, et arrêté de nous bassiner la tête de leur abrutissantes litanies d’idioties alter-comprenantes. Je pensais ainsi que la plupart de nos enquiquineurs habituels avaient eux aussi trouvé quelque bon bouquin à lire sur un transat, ou qu’ils se mijotaient un petit carcinome basocellulaire au soleil de midi sur une plage privée que leurs rémunérations leur autorise. Le retour à la réalité fut évidemment douloureux quand je constatais, l’oeil agité de spasmes fébriles, qu’il n’en avait rien été : la pompe à merde du pays des Shadoks tournait à plein régime.

Vous l’avez deviné : quand on parle de caca et d’insectes nuisibles, José Bové n’est pas loin ; non pas, bien sûr, que l’amusant rectum moustachu prodigue d’importants conseils sur l’utilisation judicieuse des excréments et autres purins pour éviter les nuisibles sur les plantations agricoles. En fait, notre joyeux cloporte alter-communiste continue son appel médiatisé à enfreindre la loi en allant détruire des propriétés privées.

Ce type est une publicité vivante pour notre système judiciaire et pénal : il démontre à l’envi que si la prison, ce n’est certes pas très cool, ça ne lui semble en tout cas pas un obstacle trop gênant ou humainement trop pénible au point de renoncer à ses exactions. Il démontre aussi qu’apparemment, la récidive, au petit dam (fort discret) de Rachida – qui s’est totalement abstenue de commenter sur les appels loufoques à l’infraction caractérisée du baryton de la bêtise médiatique -, ce n’est pas franchement grave et qu’on peut même en faire une profession.

Profession qui vire à celle de foi lorsqu’il déclare : « En tant que militants syndicaux, en tant que citoyens, notre devoir c’est de désobéir à ces lois injustes, pour faire triompher le droit, pour faire triompher la justice ». Evidemment, il s’agit bien sûr de sa justice. En tant que citoyen même pas syndiqué, par exemple, je trouve fortement injuste qu’on ponctionne mes revenus pour les dilapider en Charles De Gaule atomique, chars Leclercs inemployés et autres Rafales péniblement exportés, qui, soit dit en passant, ont fait ou feront certainement plus de morts que les maïs transgéniques plantés dernièrement…

On notera (étonnant ?) que le furoncle à bacchantes ne s’attaque d’ailleurs pas aux cibles les plus évidentes dont le danger a pourtant depuis longtemps dépassé celui du principe de précaution ; on ne verra pas, et c’est bien dommage, le petit José arracher les Famas de nos joyeux légionnaires, s’introduire sur un porte-avion atomique pour une action festive de démontage citoyen d’un réacteur nucléaire militaire…

Si les lamentables communistes honteux continuent donc de prospérer même en période estivale, il en va de même des habituels étatistes mous, parasites grisâtres de tous les jours, dont les méfaits sont à ce points courants qu’ils passent totalement inaperçus dans la presse quotidienne. On retrouve ainsi aux premières loges la pauvre Alliot-Marie, dont les précédentes sympathies chiraquiennes lui vaudront probablement son poste dans les prochains mois, et qui occupe donc son temps comme elle peut avant de se faire débarquer plus ou moins vigoureusement à la faveur du prochain soubresaut de l’affaire Clearstream.

Ayant trouvé un petit coin tranquille au ministère de l’Intérieur, elle justifie lymphatiquement ses émoluments en s’improvisant dans l’ingénierie mécanique : elle préconise ainsi d’augmenter le taux d’inspections des manèges soumis à d’importantes tensions, en réaction parfaitement calme, lucide et totalement à chaud des récents problèmes survenus sur des attractions à sensations de fêtes foraines.

Car, et MAM le sait, plus on pond vite des textes sur les objets qui cassent plus rapidement, plus ceux-ci tendent à moins se casser plus vite si vous me suivez… D’ailleurs, pour être logique, il va de soi que si aucune loi n’existait, les manèges casseraient à qui mieux mieux, ce qui rendrait la fréquentation de fêtes foraines particulièrement piquante, avec, on l’imagine, des décharges de responsabilité en triplicata à signer à chaque attraction. C’est aussi tout un microcosme juridique de petits avocats spécialisés dans les traumas post-benji qu’on nous évite ainsi grâce à ces conventions subtiles dont l’aspect médiatique n’aura pas échappé aux plus sagaces d’entre vous : si la convention n’existait pas, il aurait fallu l’inventer, et surtout, la faire connaître le plus fort possible.

La question mérite d’être posée : en quoi la convention de MAM va-t-elle changer quelque chose à la sécurité des manèges ? Cette sécurité n’est-elle pas, normalement, de l’entière responsabilité des exploitants, indépendamment d’ailleurs de toute loi ? De la même façon que, lorsque je prends un ascenseur, j’espère logiquement un déplacement modérément accéléré vers le haut ou amorti vers le bas sans risque pour mes lombaires, je suis tout aussi logiquement en droit d’attendre des performances de sécurités équivalentes quand je monte dans un manège…

Et si l’on s’éloigne de ces considérations strictement franco-françaises, on continue là encore à trouver dans l’actualité estivales les traces un peu grasses et aux odeurs suspectes de la collectivisation rampante des masses humaines : apparemment, les Tokyoïtes ont réussi à condamner leurs industries automobiles pour les dégâts provoqués à l’environnement et à leurs bronches. La constatation prend d’ailleurs un tour franchement comique quand elle est commentée par les bivalves à coques chamarrées de Libération. Pour les charmants mollusques parisiens, il s’agit ici – oui, vous avez bien lu – d’une application du principe de pollueur-payeur (!) : les constructeurs, avec leurs méchantes auto nippono-polluantes, empestent l’atmosphère ; ils doivent donc payer.

Evidemment, il ne semble pas effleurer l’esprit du scribouillard coupable de l’article que la responsabilité s’établit au moins entre les constructeurs de ces automobiles, les producteurs du combustible qu’elles brûlent, et les conducteurs de ces engins mortifères. On pourra s’étonner qu’aucune analogie avec une arme à feu ne soit faite : il faut un producteur de poudre, un fabriquant d’arme et un tireur pour tuer. Mais, bizarrement, le bon sens veut que, même pour un article dont l’objet est clairement de tuer, la responsabilité des producteurs d’armes et de poudre ne soit pas mise en cause. Il est temps de changer tout ça, apparemment, et de traîner les fabricants d’armes, à commencer par les couteaux, les tondeuses à gazon et les battes de base-ball, devant les tribunaux.

Constat effrayant : la déresponsabilisation des masses est à ce point avancée qu’on ne trouve plus rien d’étonnant à condamner des industriels pour avoir fourni ce que le consommateur demandait et qu’il trouvait (à concurrence de plusieurs millions d’entre eux, en tout cas) tout à fait acceptable.

En pratique, la pollution est clairement le résultat d’une somme impressionnante de petites décisions individuelles : celles de chaque utilisateur de voiture. Faire porter la responsabilité de cette pollution sur un autre responsable que ces derniers, c’est, directement, dédouaner les utilisateurs. Et puis, c’est aussi très pratique. Taper sur des industriels, peu nombreux et notoirement riches (oh, le gros mot), passe toujours mieux qu’un discours moralisateur sur l’importance des transports en commun, de bien se laver les mains et de ne pas mettre les doigts dans son nez.

Etonnante gradation de plaies collectivistes, finalement. De l’individu clairement responsable de ses méfaits mais à qui toute la presse offre tribune pour ses vomissures, en passant par la créature politique avant tout responsable de suivre la chimère qu’on appelle opinion publique pour ses appétits de pouvoir, on arrive jusqu’à la masse gluante de personnes dont la responsabilité individuelle est si ténue qu’on s’empresse de trouver un bouc émissaire…

A part ça, il a fait beau pendant mes vacances. C’est donc légèrement hâlé que je vous souhaite à tous une excellente rentrée !

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