Législatives : Macron veut réaliser la triangulation du vide

Dans un contexte national et international particulièrement mouvementé dont les principales turbulences ont été habilement gommées par des médias parfaitement nuls, les élections législatives se rapprochent donc dans un choc émotionnel équivalent à la rencontre inopinée d’un escargot avec une limace.

Tout semble écrit : on comprend déjà qu’il y aura une large victoire de l’Extrême-centre, appellation jadis moqueuse mais à présent étiquette très représentative de cette grosse amibe invertébrée qui sert de parti politique à un Président assez représentatif du suicide français. C’est dit. Pas la peine de discuter.

Cependant, à en croire la presse qui fait ses choux gras des petits bruits chuintés dans les couloirs de nos institutions, ce qui fut la République en Marche et qui vient de devenir Renaissance – ce qui est particulièrement comique pour un parti massivement voté par le troisième âge – semble craindre une trop grande prise d’importance de Mélenchon dans le prochain scrutin. L’idée flotte même d’une majorité dont il serait le chef, devenant un Premier ministre encombrant d’un Macron désemparé.

L’hypothèse est très hardie et serait, à en croire ces bruits, ce qui motiverait l’actuel chef de l’Exécutif français à se démener pour à la fois trouver un premier ministre crédible pour la campagne électorale qui s’ouvre actuellement et à trouver de solides députés pour garantir une belle majorité bien comme il faut.

Pour le premier ministre, les affaires semblent assez mal engagées. Apparemment, aucun bourricot ne semble vouloir servir de prochain punching-ball républicain. Il faut dire que la conjoncture politique, économique et sociale dans laquelle la France est plongée ne donne qu’assez peu envie. Gageons que Macron trouvera quand même, quitte à diminuer progressivement ses exigences (dit autrement : on va écoper d’un boulet comme jamais).

Maintenant, pour sa belle majorité parlementaire, que craint vraiment Macron avec ce pétulant Mélenchon ?

Craint-il réellement une perte de pouvoir ? Probablement pas. Craint-il une opposition si féroce ? Tout indique qu’elle ne sera pas si nombreuse… À bien y réfléchir, il semble surtout que le Président craigne surtout la nécessité de devoir produire des idées, des propositions un peu plus substantielles que le castorisme confortable que lui offrait l’opposition avec Marine Le Pen : si construire des barrages a marché deux semaines entre le premier et le second tour, il est probable que les Français ne se satisferont pas des mêmes ficelles grossières pendant les cinq années à venir.

Il va donc falloir manœuvrer finement pour en même temps avoir des députés obéissants, le doigt sur la couture et en même temps capables de fournir des idées crédibles capables de concurrencer Mélenchon et sa gauche fourre-tout. Défi pas simple d’autant que depuis cinq ans, les Français ont bien compris que le produit Macron, c’est du vide sur du vide sur du vide

MélenchonCertes, la concurrence de cette gauche tutti-frutti n’est pas si violente ; l’effet de loupe des médias joue beaucoup qui, actuellement, multiplient les petits bisous langoureux en direction du Chef des Soumis et fournissent une large tribune, sur toutes les ondes et sur toutes les rotatives, aux audacieux bricolages démagogiques qu’il propose dans un programme que tout le monde devrait lire attentivement.

Au passage, on ne sera pas surpris que les mêmes médias s’accommodent fort bien des double-standards évidents des uns et des autres qui, il y a encore quelques semaines, s’époumonaient sur une Le Pen soi-disant inféodée à Poutine et la Russie, et qui trouvent les positions mélencholiques à ce sujet parfaitement compatibles avec leur conception de la République et des petits plaisirs de la vie. Comme d’habitude, lorsque des individus bien en cour, et notamment des politiciens, invoquent la morale dans le débat politique, la moindre des choses est immédiatement de prendre ses distances et de faire preuve du plus grand scepticisme…

On le comprend : à court terme et pour les élections qui arrivent, Macron n’a probablement pas trop à s’en faire. Il aura son Assemblée-Godillots de députés servant de passe-plats aux lobbies et aux capitalistes de connivence, et personne n’y trouvera à redire.

En revanche, sur le plus long terme, il existe un vrai risque que Mélenchon finisse par occuper progressivement tout l’espace politique sur la gauche et y impose une franche recomposition, précisément parce que le petit Marquis de l’Élysée n’a pas de réelle substance, ni à droite, ni à gauche, ni au milieu.

Et comme, dans ses dernières manœuvres, Macron a fort bien réussi à dynamiter tous les partis de droite, que l’extrême-droite ne représente pas et n’a en réalité jamais représenté une force politique capable de prendre le pouvoir, c’est bien de cette gauche que viendra son prochain combat, et qu’il sera bien plus compliqué à mener que contre une Marine Le Pen dont les objectifs n’ont jamais dépassés ceux d’une gérante de PME.

En somme, Macron fait de Mélenchon le nouvel épouvantail médiatique pour mobiliser ses électeurs peu motivés pour les législatives, tout comme il a utilisé Marine Le Pen pour la présidentielle. Utilisant encore une stratégie de la vacuité, il n’y a pour Macron rien d’autre qu’une nouvelle manœuvre : « on ne pense rien, on n’a pas de programme (qui pourrait résumer les 5 principaux points du programme macronnien de 2022, pour rire ?), mais élisez nous parce qu’on est moins catastrophiques qu’en face. »

Alors que la France empile les défis à relever et les problèmes graves à l’horizon, on assiste à une fuite en avant et dans cette fuite, la Macronie offre du vide de combat.

Et on vient d’en prendre pour 5 ans. Au moins.

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Commentaires200

  1. Aristarkke

    Vla-t-y-pas que notre Vlad l’Eborgneur à nous, ne trouve aucun sbire, même et surtout en jupons, pour lui servir de PM…
    Fâcheux car, en théorie, il ne peut pas faire directement campagne…

    1. Pheldge

      t’inquiète, la place est trop bonne, il n’aura aucun problème pour trouver quelqu’un, c’est pas les énarques qui manquent … et puis « servir la France », ça ne se refuse pas 😉

      1. JPB

        Pas faux. Test pour choisir le phénix candidat idéal : celui qui traduira « To serve and protect » par « Se servir et se protéger ».
        La place pourrait être attribuée à un producteur/présentateur d’émission de tivi. Les compétences requises sont comparables : assurer au public des abrutis une *représentation*.

            1. Grosminet

              Pour ce genre de dilemme à propos de changement de sexe, on a un expert à disposition en ces lieux. Ba, SVP, on a besoin de vous.

            2. Lothar

              @ Roanna : je ne pensais pas à elle, ni à iel, mais au nouveau Grand Élu, le Grand Emmerdeur ; je pensais à notre Pétain-Minet.

          1. Roanna

            Sibeth, comme son nom l’indique y a pas moyen de faire pire.

            C’est là qu’on reconnait nos fins stratèges, dans un lot de 60 millions de pélerins trouver celui qui est le plus bête.

  2. Le Gnôme

    Voilà t’y pas que l’micron se prend pour Charlemagne et veut sa renovatio imperii romanorum. Rendez vous à Rome pour le couronnement impérial.

  3. Aristarkke

    Ce sont Korian ou Orpea qui doivent se lamenter d’avoir pris trop de temps pour un re-branding et d’avoir ainsi laissé filer ce nom à un nouveau concurrent…

  4. Aristarkke

    « le produit Macron, c’est du vide sur du vide sur du vide… »
    Le tout plongé dans un vide abyssal sauf de mystères…

  5. Flo

    « Renaissance » rien que le nom m’évoque je ne sais quel arrière goût à base de croix biscornue.
    Pour la presse elle ferait bien d’arrêter sa promotion même pas dissimulée de la gauche plus rien. Elle pourrait bien s’en mordre les doigts : « qui trop embrasse… »
    Sinon pas cool votre comparaison entre une politicienne et les gérants de PME.

    1. Pierre 82

      Le but d’une PME bien gérée est de dégager des bénéfices en échange de biens et/ou services à des clients qui acceptent librement de payer.
      Si je prends ça comme définition, alors oui, MLP est bien une bonne gérante de PME. Excellents, même, vu que son business tourne bien
      .
      Remarquez que je ne parle pas de l’origine du pognon, puisque dans ce cas, il provient directement de l’état dès le moment où vous avez des élus et 5% de votes. Pas plus qu’on ne peut incriminer une société qui vend des conneries à l’état, que je considère comme un client comme un autre au niveau microéconomique.

      1. Flo

        Certes mais ce n’est pas vraiment l’admiration due aux gérants de PME que je ressentais dans la comparaison mais plutôt un certain mépris (pour elle, pas pour les gérants).
        D’où ma remarque.

      2. Theo31

        La PME de méchanculé fonctionne bien également. En revanche, ce gros fdp ne partage pas les bénéfices avec les travailleurs dont il se prétend le représentant.

  6. Aristarkke

    *la Macronie offre du vide de combat.*
    Comme les AT-AT de Starwars V ou de Rogue One. Impressionnants mais remplis de vide (visible lorsqu’ils sont désemparés, les techniciens n’ayant eu aucune idée)

  7. Pierre 82

    Question vacuité, je ne me tracasse pas pour Macron. Avec tout ce qui est en train de nous tomber sur la tête (guerre récession, inflation, plus sans doute un rebond du covid, indispensable pour maintenir son électorat dans la terreur), Macron n’aura aucune peine à occuper le théâtre, fournir des idées, et de le faire mettre en application avec toute le violence dont il a toujours su faire preuve.

    Des autorisations pour tout, une spoliation généralisée, des tickets de rationnements et des visas intérieurs, il ne manquera pas d’idées, c’est certain.
    Avec sa réélection, et une assemblée nationale à 70% macron-compatible, 25% communiste et 5% extrême-droite, je ne pense pas qu’il aura beaucoup de freins dans les idées qu’il va défendre, en symbiose totale avec Cruella von der Layette.

    1. René-Pierre Alié

      « Guerre récession, inflation, plus sans doute un rebond du covid »…
      Vous oubliez le réchauffement, toujours là pour remplir les éventuelsr trous du théâtre médiatique.

      1. Roanna

        Pendant les récessions on parle moins de réchauffement ce qui pourrait affoler les gens.
        Consommer moins et malgré tout réchauffer la planète, non mais…

    2. Reddef

      Ben Macron devrait être content de Melechon , il pourra dire que c’ est de sa faute en cas de problème. Il y’a beaucoup d’ anciens de gauche qui ont votés Macron face à Lepen mais voteront Melechon.

  8. Pythagore

    J’avoue être assez admiratif de Mélanchon. Après l’éléction de 2017, l’âge avancant et les substances (légales) de plaisir aidant, j’étais convaincu qu’il allait sombrer dans l’oublie. Le voilà en deuxième place en position de faire les r.eine.oi.s et de devenir l’arbitre de la politique francaise.
    Chapeau l’artiste.

    1. Pierre 82

      Pas exactement: il est brandi comme un épouvantail, parce que Macron et sa presse stipendiée l’ont exigé.
      Gagnant-gagnant: Macron aura une opposition faiblarde et caricaturale avec LFI, et ça flatte l’égo (et le portefeuille) du méchant con.
      L’opposition souverainiste restera ce qu’elle est à l’AN: une poignée qui ne réussira sans doute même pas à former un groupe parlementaire.
      La future législature s’annonce super bien pour le poudré.

      1. Pythagore

        Certes, certes, c’est un godillot, mais n’empêche qu’il a réussi à revenir au premier plan, là où tous les autres de gauche à droite ont échoué.

      2. Reddef

        Ben non Mélenchon est la seule opposition à Macron, les Libéraux étant seulement une portion de la droite. Perso je suis anti Macron je préfère une catastrophe festive que celle de l’ Europe : mélange de fascisme aculturé et communisme végane à la sauce capitaliste News âge.

  9. Nemrod

    La Méluche est de mèche avec le Poudré.
    De bons arrangements pour deux ou trois apparatchiks et des millions de cocus.
    Assez drôle.

        1. JPB

          @Edoras H. : Même en corrigeant le lien (par chance, l’Echelle de Jacob avait reproduit le texte), j’avais obtenu une 404., et l’article était introuvable depuis le sommaire, raison pour laquelle j’avais pensé à un remords de Verhaeghe. Merci d’avoir vérifié.

    1. Grosminet

      C’est en effet une hypothèse qui tient la route, vu la belle paire de pourris dont il s’agit, ça ne serait finalement pas très surprenant.

        1. JPB

          Une autre des cartouches dont la blondasse n’a pas voulu se servir, préférant le pistolet à eau tiède. Et ce [autocensuré] de Ruffin qui, comme tous les autres, ose toujours se montrer. Comme le disait un vieux maréchal « {sauveur de|traître à} sa patrie » (*Histoire de France* du G.I.C. Jalons), « Français, vous avez la mémoire courte ».

  10. Francis Kuntz

    Contrairement à ce que dit le patron, Macron ce n’est pas du vide, c’est l’Europe sur de l’Europe sur de l’Europe

  11. Francis Kuntz

    Article intéressant qui accrédite l’idée qu’on entend pas toujours que des conneries sur France Inter

      1. Chieur chiant

        Je me retiens de dire la solution que je réserverai à ces gugusses… (oh, et puis zut, tiens, réouverture de Cayenne avec pics, pelles, pioches, brouettes et boulets de 15 kg aux pieds)

          1. JPB

            « Quatre murs pour punir, c’est trois de trop. » (attribué à Béria et à quelques autres)
            Faut se méfier des requins, qui seraient capables de ne pas réagir comme on le souhaiterait. Vieille facétie ricaine :

            Did you hear about the lawyer on vacation whose sailboat capsized in dangerous, shark-infested waters?

            He surprised his traveling companions by volunteering to swim to the far-off shore for help. As he swam, his companions were startled by the appearance of two dorsal fins — great white sharks, heading straight toward the lawyer.

            To their surprise, the sharks allowed the lawyer to take hold of their fins, and escorted him safely to shore.

            When the lawyer returned with help, his companions asked him how he had managed such an incredible feat. The lawyer answered, « Professional courtesy. »

            1. Aristarkke

              Quatre murs pour punir, c’est trois de trop. » (attribué à Béria…
              Initialement, cette sentence provient de Félix Dzerjinski, suppôt de Lénine et créateur de la Tcheka, prenant en fait la suite de l’Okrana (équivalent tsariste).
              Création dès le 20 décembre 1917 devenant ensuite la Guepeou pour se transformer en NKVD dans les années 30…
              Mais une si belle formule ne pouvait qu’être reprise, également par Che Guevara à ce qu’il semble…

              1. JPB

                Je l’avais oublié, mais j’avions fait mes devoirs voici quelques années, sans trouver de source plus crédible pour l’un ou pour l’autre :
                http:/++/guerrecivileetyaourtallege3.hautetfort.com/archive/2017/12/19/l-essonne-de-la-pensee-6009874.html#c8671102
                😉
                Je crois même l’avoir entendue, gamin, dans une pièce de boulevard d’Au théâtre ce soir.

  12. Chieur chiant

    Ce matin sur grance escroc, j’ai entendu une petit bande de promotion sur le rappel de dose, y’avait longtemps… si on avait oublié, un petit rappel ça fait jamais de mal.
    Pour le billet du jour, j’irai cautionné le jeu démocratique, mais je choisirai un perdant, comme toujours depuis 30 ans… nous avons ce que nous méritons, CPEF, merde!

  13. Laglute

    « par des médias parfaitement nuls »
    Disons plutôt que les médias, du moins les MSM, sont complices, parce qu’aux ordres de leurs patrons, représentants du capitalisme de connivence.

    1. JPB

      Légère correction : le journalope, entretenu par ses rares lecteurs ou par les largesses de la mafia étatique, n’obéit pas aux ordres, il les devance. Sinon, il n’aurait pas eu le poste.
      Ce n’est d’ailleurs pas un souci, que l’employé fasse le boulot pour lequel il est payé (mentir, taire, raconter n’importe quoi, prendre ses lubies pour des vérités…) ; ce qui est un souci, c’est quand le salarié se croit « remarquablement spécial » (Debord dixit) et prétend donc n’obéir qu’à sa très haute — forcément — conscience morale.
      Faut admettre que le public, muselé ou non, ne demande qu’à être trompé et à ne pas voir la laisse pourtant évidente.

  14. Taisson

    Le danger Mechancon n’est pas dans sa future représentation électorale, il est dans le buzz idéologique omniprésent qui noie la société française, avec un catalogue d’idées hétéroclites, ou l’on peut trouver tout et son contraire, bien dissimulé sous l’étiquette « gauche ». plus il sera « officiellement » présent, plus le buzz de propagande se légitime !

    Les médias, la jeunesse, les vip, la plupart des enseignants et autres fonctionnaires, marchant derrière tout ce monde de cliquant parfaitement inutile ont choisi de trouver le gauchisme plutôt « sympa » et la vraie droite nationale « nauséabonde ».

    Dans ce contexte, Macron qui n’a jamais eu d’idéologie, et qui ne peut pas en construire sur du vide. n’a rien à craindre, mais si les opportunistes gagnent toujours, pour sauver leurs places, il leur faut pour ça se rapprocher des idées de ceux d’en face, et ce ne sera pas un problème pour eux !

    Le monde des gardes rouges/verts à la Française devient un risque bien réel !
    Rouge des communiste, vert de l’islam, appliqué avec discipline par tous !
    Et la, pas de sortie possible…

    Je trouve que la conscience de ce danger est bien faible…

    Giscard à amené Mitterrand, Macron ouvrira la porte à qui ?

    1. Nemrod

      Oh si.
      Je pense que si ça tient encore, la prochaine alternance sera islamogauchiste.
      J’ai 5 ans maxi pour préparer peut être une porte de sortie.

  15. JPB

    Dans sa dernière chronique [1], Dalrymple traite involontairement de la situation dans l’eurorégion France, de son Gauleiter et de son UnterGauleiter :

    The leaders of even the best countries are scoundrels, otherwise they wouldn’t be leaders. They are incompetent in everything except self-advancement and self-preservation. They don’t care a fig for the man in the street (of whom one is one). Whoever replaces them, however, will be even worse. Not for nothing did Gibbon tell us that “History is indeed little more than the register of the crimes, follies and misfortunes of mankind.”
    For the vast majority of those who follow the news, there is nothing they can do about it. They follow the news not because, by doing so, they might make it better, or because they will base any personal decisions on it, but because they are addicted.

    Est-il bien utile de commenter les manifestations du vide parfait quand ce n’est pas celui de Lie Tseu ? 🙁

    [1] https://www.takimag.com/article/no-news-is-bad-news/

      1. JPB

        En parlant d’essence saine…ment employée, cette énième version d’une petite histoire morale qui me fait toujours sourire (je suis une âme simple) :

        Un policier s’adresse à l’automobiliste qu’il vient d’arrêter à un barrage filtrant :
        — Bonjour, Monsieur. Sur ordre de mes supérieurs, je dois vous donner cette information : alors que le président et tous ses ministres visitaient une usine de production de masques destinés aux Afriques…
        — Aux Afriques ? Alors que nous en avons besoin ici ?
        — Ni wacisme, ni mauvais esprit, Monsieur, je vous prie, ou alors je serai obligé de sévir. L’amende est de 150 euros. Vous devriez d’ailleurs savoir que les Afriques, c’est son « obsession » (je mets des guillemets parce que je le cite). Que lui importent de vagues humanités banalement françaises et même gauloises ? Bref, je continue : alors que le convoi reprenait la route vers Paris, une foule haineuse l’a arrêté. A l’heure actuelle, président et ministres sont retenus prisonniers dans l’usine, probablement avec quelques journalistes. Les ravisseurs menacent de tous les asperger d’essence et d’y mettre le feu s’ils ne recoivent pas 100 millions de francs suisses dans les 24 heures. Ils ont même osé cette blague douteuse : « 100 briques suisses pour les réfractaires ». En guise d’affront pour le préfet Leboche qui dirige les négociations, « briques » et « réfractaires » étaient soulignés, de manière à ce qu’il puisse comprendre la kolossale finesse de l’expression.
        — Sont malins. Le franc suisse, c’est mieux que la monnaie d’occupation.
        — Je n’ai rien entendu. Notre hiérarchie a été claire : nous devons apporter notre petite pierre à l’effort commun, nous devons être des colibris, comme nous y invite le ministricule soutenu par Brighelli. C’est pourquoi nous sollicitons tous les automobilistes, indépendamment de toute question de sexe, de genre, de race, de couleur, de religion et de politique — même si vous êtes sympathisant du F.N. (je ne me fais pas à leur nouveau nom). Votre pays a besoin de vous. C’est un appel au don altruiste…
        — Attali nous a appris que l’altruisme pouvait être un peu intéressé…
        — Je vous rappelle, Monsieur, que l’antisémitisme est un délit. Alors, que comptez-vous donner pour le Gouvernementhon ?
        — En règle générale, on vous donne combien ?
        — En moyenne, 5 litres avec en plus, parfois, un briquet Zippo, au nom du principe de précaution.

        1. Pheldge

          c’est rigolo, votre pseudo est JPB, les initiales de Jean Paul Brighelli, que tout le monde connait ici, dont on respecte les analyse sur l’éducation, et que vous avez mentionné à plusieurs reprises. Si on ajoute une culture littéraire, largement au dessus de la moyenne, on se pose des questions : original ou copycat ? 😉

          1. JPB

            @Pheldge : C’est le hasard. JPB ne fait que traduire ma paresse à écrire « Just Passing By ». Je ne suis d’ailleurs pas un admirateur de Brighelli : s’il n’est évidemment pas un kron fini, il a ses faiblesses, assez nombreuses, comme il l’avait démontré dans son blog « Bonnet d’âne », fermé voici quelques mois, son animateur ne supportant plus l’examen critique de ses opinions, erreurs et livres — il ne tolère que les admirations inconditionnelles devant un génie qu’il croit universel. Quand on trouve des vertus intellectuelles à un Barthes, à une Polony et même à un Blanquer, on n’est pas si brillant que ça. C’est même onfrayant.

            1. Pheldge

              Si Brighelli a des défauts, comme nous tous, il a eu le grand mérite d’écrire « la fabrique du crétin », et de se battre contre le pédagogisme pendant des années. Après, si le fond gauchiste est bien là, il est bien lucide sur une réalité qu’il côtoie à Marseille.
              Pour la fermeture de son Blog, j’ai cru comprendre qu’il s’est fait troller grave, suite à une prise de position pas trop bisou, et que ça l’a dégoûté. Sinon son blog était un repaire d’enseignants plutôt genre « camp du bien », milieu assez potache. Et son admiration pour Polony, je crois que c’était pour autre chose que la pensée … 😉

              1. JPB

                @Pheldge : Il n’a été ni le seul ni le premier à tonner contre les pédagogols et autres Meirieu (à une époque, le pamphlet sur l’édunat, c’était presque une mode) — tout en courtisant Blanquer ! Pire, sans honte aucune, il est favorable au traitement de faveur (cette ignoble saloperie que d’aucuns appellent, en novlangue, « discrimination positive ») pour les importés, au détriment des locaux.
                Polony étant très ordinaire, il aura donc été séduit par sa veste en cuir. 😉
                Blague à part, non, il la croit intelligente parce qu’elle est agrégée, oubliant que l’engeance est légion, et que bien des imbéciles remportent des concours organisés sur la mémoire et le conformisme, n’exigeant aucune capacité de raisonnement. Pas un hasard si son anticonformisme de façade (c’est courageux d’affirmer que Totor était un khon, quand on ignore l’existence de l’*Hugothérapie* du frère écrivain de Cousteau, très supérieur aux petites plumes de *Blablateur*) ne lui interdit pas d’être toujours en admiration devant les Barthes, Foucault, Derrida et autres Genette, qui me faisaient déjà ricaner quand j’étais en khâgne.
                Voulant faire un cours sur La Fontaine, il ne savait même pas que Boutang avait écrit un livre magistral, *La Fontaine politique* !
                Il y avait bien quelques trolls qu’il n’a jamais eu le courage ou l’intelligence de censurer (apparemment parce que plusieurs le connaissaient), mais c’est surtout le fait de subir, de temps à autre, des critiques argumentées qui l’ont « vulnéré » — pour reprendre le néologisme de Claude Bruaire. Qu’on lui dise qu’il n’était pas Perez-Reverte suffisait à le rendre malade au point de réclamer l’approbation de deux ou trois membres de sa garde rapprochée d’agrégés médiocres (dommage : il a effacé les textes hagiographiques, qui étaient gratinés). Quand on est un personnage public, on devrait avoir le cuir plus épais.
                Ah, j’oubliais : il trouve des vertus de caractère et d’intelligence à Pécresse, et lui tresse à l’occasion des couronnes en oubliant de rappeler à ses lecteurs qu’ils ont « écrit » ensemble.
                Suffit pas d’admirer Dumas (au point d’en confondre la prose avec celle de Retz quand même) et d’aimer le contraire de l’Est brillant pour être estimable.
                Je m’arrête ici : y’aurait trop à rappeler, et ce serait sans grand intérêt. Pour le dire en un mot : j’ai bien plus d’estime pour l’auteur de *Légitime(s) défense(s)* que pour l’autre JPB. No kidding.

                Esprit de l’escalier sur *La fabrique du crétin* : un Gaxotte avait compris toutes les conséquences dramatiques de la réforme qui allait détruire l’édunat, des décennies avant les Brighelli et autres Wetzel. En trois chroniques, tout était dit. Les bons esprits d’avant, c’était autre chose que les minuscules de notre temps. Ainsi, dans une mémorable chronique figaresque des années 70, le même Gaxotte, à partir d’un trajet dans le métro, avait annoncé la submersion de la France, laissant au lecteur le soin d’en développer les conséquences tragiques ; au milieu des années 90, Thuiller décrivait avec la rigueur d’un Bainville la future *grande implosion* du système enivré par des possibilités despotiques de la technique.
                Nous sommes à une époque de nains où avoir le bagage d’un khâgneux touristique des années 80 fait passer pour un grand esprit. On mesure la chute.

                1. Reddef

                  Ben tous les concours sont fait pour savoir si vous avez bien digéré la sauce et l’ appliquer aux autres, vive la république vive la France !

                  1. JPB

                    Anecdote tirée de l’*Histoire de la Chine classique* par René Grousset :
                    « Wang Ngan-Che était un lettré. Mais il estimait que le programme des examens n’était bon qu’à former des pédants et non des administrateurs. En 1071, il en bannit les compositions littéraires ou le style l’emportait sur les idées et toute la littérature proprement dite. Le programme comporta désormais l’interprétation des classiques confucéens d’après l’exégèse nouvelle du réformateur, des narrations et des pièces administratives, les candidats devant être jugés beaucoup plus d’après leurs idées personnelles et leurs connaissances pratiques que par les grâces de leur style. »
                    Réforme qui lui valut une opposition féroce. Plus tard, vers 1126, Houei-tsong, après avoir pris plusieurs décisions idiotes, « rétablit l’ancien programme des examens en rendant sa place d’honneur à la littérature. »
                    Le pragmatisme et l’intelligence ne sont jamais récompensés. 😉
                    Comme le disait un méchant Grand Ancêtre :
                    //
                    Les concours mnémoniques engendrent des inégalités sociales plus profondes que celles de l’ancien régime, et souvent moins justifiées.
                    //
                    Notre système d’éducation classique a fini par créer une aristocratie de la mémoire, n’ayant aucun rapport avec celle du jugement et de l’intelligence.
                    //
                    Conservée presque exclusivement par les peuples latins, l’instruction mnémonique est une des grandes causes de leur faiblesse. Elle a pour résultat de confier les plus importantes fonctions sociales à des individualités fort médiocres.
                    //
                    Le choix d’un système d’éducation a plus d’importance pour un peuple que celui de son gouvernement.
                    //

                    1. Higgins

                      Je répondrai presque en paraphrasant Churchill : « C’est le pire des systèmes à l’exclusion de tous les autres »!!!

  16. Nemrod

    Tout se passe comme annoncé.
    Le Pen au deuxième tour puis épouvantail Mélenchiasse pour effrayer le bourgeois retraité.
    En fait les électeurs grançais, c’est comme les sangliers de mes battues.
    La manoeuvre est transparente, pas discrète du tout et certains se défilent mais il en reste toujours assez dans l’enceinte pour faire une bonne Chasse

    1. Taisson

      « En fait les électeurs grançais, c’est comme les sangliers de mes battues. »
      Les sangliers semblent bien plus malins…Moins faciles à attraper, mais très bons à manger…s’ils ne sont pas trop gros !
      Je n’ai jamais eu encore l’occasion de gouter un civet de woko-mechanconiste, je ne suis pas sur que la viande soit très saine, même quand ils sont jeunes, mais le tir est surement plus facile.
      Dommage que personne ne propose de bracelets pour ça !
      Aujourd’hui j’avais du chevreuil ce midi. Qui vivra verra pour la prochaine saison!

  17. Obenjayagaar

    Sachant que CPEF, pourquoi ne pas voter la meluche pour accélérer le bouzin? Perso ça me donne un haut le coeur, mais l’abstention ne sert à rien.

    1. Le Gnôme

      Un entrefilet du Figaro de ce matin nous apprend qu’il y a une famine en Corée du Nord avec moult décès. Votez Méluiche.

      1. Pheldge

        y’a également ça dans le Point
        et également dans le Figaro :
        lepoint.fr/afrique/crise-alimentaire-inflation-le-sahel-en-etat-de-siege-06-05-2022-2474524_3826.php
        lefigaro.fr/conjoncture/guerre-en-ukraine-des-images-satellites-predisent-une-perte-d-un-tiers-des-recoltes-de-ble-20220506
        Tout c’est bien sûr la faute à Poutine, et pour sauver le Monde de la famine, il va falloir aller l’anéantir !

        1. Le Gnôme

          Je pense que les augmentations des denrées alimentaires vont provoquer quelques tangages dans des pays où la bouffe est largement subventionnées par les gouvernements qui ne pourront pas suivre.

      2. Yanka

        Dans le même journal, on trouve une interview de Ioulia Tymochenko (qui ne s’appelle aucunement Tymochenko mais Hrihian de son patronyme de naissance, pas très ukrainien), connue pour son haut degré de corruption, nous dit, sans rire, que « Poutine est un fasciste en guerre contre l’Europe ». Et demain elle nous dira, toujours sans rire, que Macron est la douceur même et Castex un candidat sérieux au Nobel de la Grâce !

        1. Pheldge

          le problème n’est pas tant qu’elle le proclame, mais plutôt qu’on lui offre une tribune et une crédibilité qu’elle ne devrait pas avoir compte tenu de son passé …

    2. Obenjayagaar

      Et sinon, on est en novlangue à fond : renaissance, reconquête, ensemble, la France (in)soumises et j’en passe… Faire du neuf avec du (très) vieux. Un coup de ripolin pour appâter le gogo mais que c’est rance derrière (un petit goût de Nightmare Alley?).
      Dans le monde l’autre jour: un article sur le ‘vice-président’ Koehler, pepouze. Un nouveau monde on vous dit…

      1. JPB

        @Obenjayagaar : « Il n’y a de nouveau que ce qui a été oublié ».
        J’espère que vous ne faites pas allusion au *Nightmare Alley* de 1947, dont les charlatans (le vrai et la psy) étaient bien plus habiles qu’un foutriquet 2.0.

        1. Obenjayagaar

          Au remake de Guillermo del Toro, mais je faisais allusion aux coulisses rances du spectacle qui est donné.
          CPEF et coule doucement mais sûrement, et l’orchestre continue de jouer.
          Barrez-vous. Ça fait mal, c’est dur, mais c’est une question de survie.

            1. JPB

              @Obenjayagaar : J’aurais été mieux inspiré de vérifier au lieu de citer de mémoire (même si je préfère ma formulation à l’originale). Le mot est rapporté dans *Le matin des magiciens*, à la page 97 de l’édition de poche. Il est attribué à la modiste de Marie-Antoinette, Mlle Bertin. « Rajeunissant d’une main preste un antique chapeau, elle s’écria : « Il n’y a de nouveau que ce qui est oublié. » »

    1. Roanna

      Il a fait son possible c’est à dire pas grand chose sinon rien et pour ce faire en a transpiré jusqu’à sa dernière goutte de sang.
      Laissons le se demandes pourquoi il n’est pas reconduit, on pourrait aussi lui suggérer un rapport du mec qui sait.

      1. Yanka

        C’est lui qui ne veut pas continuer ! Il ne veut même pas attendre les législatives ! C’est aussi pour ça que Poudré le Magnifique tient à avoir son nouveau Premier — Jean-Mi — ministre juste après son couronnement dans la cathédrale du Touquet !

      2. MCA

        @Roanna 6 mai 2022, 17 h 48 min

        Oui,

        Fait ce qu’il peut mais peut peu, en tt cas pour nous faire ièche avec ses mesures débiles anti-covid, il a brillé par son excellence.

        Plages dynamiques et ses flics pour faire appliquer ça, il fallait de l’imagination pour inventer le concept et combien d’autres conn*ries du même tonneau?

        A présent histoire de varier les plaisirs tout en continuant le délire, je fais confiance au poudré pour nous en trouver un autre de derrière les fagots et je fais confiance à cette trouvaille pour nous bâtir une équipe gagnante.

        1. Roanna

          L’histoire se répète et sauf à trouver un représentant d’une morale irréprochable et d’un désintérêt total, qui par conséquent ne pourra pas venir d’un quelconque parti, il n’y aura pas de salut.

      1. Pierre 82

        Ah ben ça change tout: c’est une simple alliance de dictatures communistes qui suintent la prospérité par tous leurs pores comme Cuba, le Venezuela, le Nicaragua, le Pérou et une poignée d’états des Caraïbes qui ont délibérément choisi de ne pas devenir de vulgaires paradis fiscaux.
        Ce serait tellement enthousiasmant pour la France si elle pouvait rejoindre une telle palanquée de gagnants.
        Je note qu’Haïti n’y est qu’en tant qu’observateur. Question niveau de vie, c’est OK, mais par contre, ils ne sont pas assez communistes.

        Mais quelles mauvaises langues, ces journalistes: la Russie n’en fait évidemment pas partie. D’abord, c’est pas en Amérique du sud, et ensuite, ils sont beaucoup trop prospères pour espérer rentrer un jour dans un bidule pareil !!
        D’après Wiki, la Russie « aurait été invitée à participer en tant qu’observateur », mais ils avaient poney ce jour-là et ils n’ont pas pu venir.
        Décidément, Wiki n’est plus ce qu’il a été.

        1. Lestat

          C’est une alliance commerciale si c’est bénéfique économiquement je ne vois pas le problème, sinon il faut arrêter toute relation avec les pays du moyen orient, chine, iran, turquie… en fait une bonne partie du monde.

          1. Pierre 82

            Il y a une différence entre commercer avec d’autres pays, et vouloir rentrer dans une organisation comme ce truc-là. Je rappelle que, si j’ai bien compris, il était question que Mélenchon voulait nous faire rentrer dans cette alliance de pays disons modérément attirants, à tous points de vue, sauf pour un coco tendance un tiers-mondiste, deux tiers mondains, comme disait je sais plus qui à propos de Kouchner.

            1. Pheldge

              et vu la distance qui nous sépare de l’Eldorado vénézuélien ou péruvien, je ne vois pas trop quels bénéfices* nous pourrions en tirer …

              * je parle des « bénéfices positifs », les vrais, pas de ceux qui nous coûtent des sous mais nous rapportent éventuellement gloire et renommée 😉

                1. Pheldge

                  apparemment jusqu’à présent, il semble qu’on s’en soit passé sans trop de mal … ça doit être sûrement pour des motifs idéologiques, je ne vois que ça comme explication, certainement pas par intérêt économique. Et puis, le pétrole, c’est mal, ne l’oublions pas !

          1. Ryan

            Pour avoir été à Cuba, je pense qu’ils ont raison: cet embargo prive surtout les pauvres gens et a donné aux dirigeants communistes une excuse éternelle à leur bilan économique.

            Seule fois où des jeunes femmes dans la rue m’ont demandé du lait maternel pour leur enfant.

            1. Pierre 82

              L’embargo a toujours été une mesure qui ne visait qu’à maintenir les pays qui s’opposent aux USA dans un état végétatif. Et ça fonctionne très bien.
              Bien sûr, ils présentent ça comme une mesure visant à ce que le peuple renverse leur dictateur, mais c’est bien sûr à un renforcement du système qu’on aboutit. Comme ils sont dans la dèche, ils ne représentent plus de danger, et en plus c’est stable.
              Si on voulait renverser les dictateurs, c’est bien sûr l’inverse qu’il faut faire: continuer le commerce.

              1. bibi

                Je ne vois pas où est le problème de l’embargo US avec Cuba car de toute façon si les communistes étaient cohérents ce sont eux qui auraient mis en place un embargo avec ce vil pays capitaliste ainsi que tous les autres de la planète.

                1. Aristarkke

                  Il n’y a jamais eu ni embargo ni blocus US avec Cuba. Les USA avaient seulement spécifié qu’eux n’assureraient aucune relation commerciale avec Fidel C. D’ailleurs, l’URSS de la grande époque y acheminait toute son aide économique sans autre problème que la logistique avec pareille distance et le suivi incertain des productions.

                  1. Theo31

                    Un client de ma banque a eu de gros soucis en se rendant à Cuba. Il n’avait pas précisé que c’était pour obtenir un passeport.

                    Depuis ladite banque s’est pris neuf milliards de dollars d’amende, ils ont mis en place des algorithmes pour éviter les mauvaises surprises.

                2. Roanna

                  Il est facile pour une superpuissance d’opresser les plus faibles, c’est une autre affaire que de s’en prendre à la Russie.
                  Je pense qu’ils vont échouer surtout si la Chine et L’Inde ne jouent pas le jeu.
                  A l’arrivée $ et € vont en prendre un sale coup.

    1. Higgins

      https:/ /lactudissidente.com/ce-specialiste-en-economie-deballe-tout-sur-les-repercutions-des-sanctions-prises-envers-la-russie/

  18. Theo31

    Qui aurait envie de voter pour celui qui a convaincu la moitié de ses électeurs de donner sa voix à la femme de Jean Michel ?

  19. Pierre 82

    Désolé, mais elle s’y prend très mal pour coincer ce gars.
    Déjà, si une cadre de l’entreprise a mis en smiley dans un mail (en 2013 !!), ce n’est pas à son boss qu’il faut demander de se justifier, mais bien à la personne concernée. Et que je sache, l’utilisation d’un smiley n’est pas illégale.

    La loi est très compliquée, une vraie usine à gaz, à tel point que cette cadre fait remarquer dans ce mail qu’une nouvelle disposition juridique n’a probablement même pas été remarquée par les « gros prescripteurs ». Le type rappelle que le rôle de Mc Kinsey est précisément d’aider ses clients à vendre un maximum, tout en restant dans le cadre de la loi, et en faisant justement attention à ne jamais quitter le cadre légal. C’est l’objet même du mail en question, ce qui est un comble pour ce quelle tente de démontrer.

    Tout ça n’est peut-être pas très moral, mais c’est légal. Or toute notre civilisation occidentale depuis Abélard et les thomistes, et comme le rappelle souvent Charles Gave, est basée sur la non-confusion entre la morale, qui est individuelle, et le droit, qui est commun. Quand on outrepasse cette règle, c’est la porte ouverte à l’arbitraire, et c’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles notre société se délite.
    J’en déduis que cette députée se fait mousser, et a interrogé ce bonhomme sur un ton à la limite de la calomnie (elle le traite de trafiquant en le comparant à Escobar, quand même).
    C’est uniquement pour faire croire à ses électeurs qu’elle est déterminée, mais c’est du pipeau.
    Si on veut coincer Big Pharma, ce n’est pas comme ça qu’il faut s’y prendre.
    Ce match, c’est 1-0, mais pas pour elle.

    1. Jacques B.

      C’est uniquement pour faire croire à ses électeurs qu’elle est déterminée, mais c’est du pipeau.
      Si on veut coincer Big Pharma, ce n’est pas comme ça qu’il faut s’y prendre.

      Rachida Tlaib est membre de l’organisation « Democratic Socialists of America » quand même… tout un programme, et ceci explique peut-être cela.
      (d’ailleurs, curieusement… ou pas, les Démocrates US sont d’acharnés défenseurs d’une immigration latino-américaine massive, dont on sait qu’elle est justement pourvoyeuse de trafiquants en tous genres, notamment de drogue… bref)
      Je crois que votre phrase « C’est uniquement pour faire croire à ses électeurs qu’elle est déterminée, mais c’est du pipeau. » a tout dit, en fait.

    2. Yanka

       » … ce n’est pas comme ça qu’il faut s’y prendre »

      Rien de tel qu’un interrogatoire avec le délinquant allongé par terre, une semelle de botte crottée sur la gueule et au bout de la botte, un malabar de 125 kg à la forte encolure et tatoué, l’œil injecté de sang, le tout sur fond sonore de molosses aboyant dans la coulisse et de meule d’aciérie.

      1. Pierre 82

        Ce n’est pas tout à fait à cela à quoi je faisais allusion: plutôt d’attaquer avec des des arguments juridiques valides et pertinents.
        Ceci dit, il est possible qu’il n’y ait eu aucune infraction aux lois existantes.
        Dans ce cas, il faut prendre ses pertes et se poser la question de savoir comment à l’avenir on peut éviter que ça se reproduise.

  20. LCH

    HS mais je pense en question avec le choix de billet
    J ai mis a jour le browser heuu le moteur de recherche sur la tablette

    et bien nouveaute youpi youpala maintenant les onglets ont une courleurs !!
    Bleu C est ok info nickel chrome
    Orange Faites attention
    Rose ben je sais pas ??
    Rouge vif Artuchung !! scheinle !! bon le allemanique n est pas mon truc

    je viens de faire un rapide test donc
    Les Moutons enrage …. Rouge vif a oui un niveau de rouge
    E et R ….. Rouge aubrun enfin ce que me ds une copine car moi j ai que 16 couleurs elle doit etre en 8K
    Ls crises de OB …. bleu clair
    Quotidien de jova ….. rouge vif
    Demelenaere ….. en jaune lol alors qu il donne toute les sources
    Media 442 ….. en rouge aubrun alors que c est juste de la rediff
    Blog de Nat MP …. jaune clair
    Courrier des strateges ……. bleue pas lumineux lol

    HS j apprends des couleurs

    IDL ….. meme bleue

    et pour finir taaadaaaannnn
    Le Blog du BOSS

    un Bleue Dito IDL

    Bon je viens juste de vous dire que les billets du boss nous somes deja

    Put1 pourquoi je suis en retard sur ma BAD ?

    ha oui l argent pour la faire

    Perso je conseille de faire du stock de produit non peri
    des outils des competence

    Vais finir a tracter mon MH sur le mandaron avec ce que jai
    c est en hauteur je peux venir voi et je peux me proteger

    C est plus CPEF
    C est C P E D F
    Ce pay est deja foutu

    Bien venu dans In China control Made in FR via les US gafam

    1. LCH

      Si des proprios de tablette Samsung peuvent me confirmer car je vire totalement complotiste a ce iveau

      Qui es tu pour choisir ce qui es potable ou nocif piur moi et mon esprit
      Si j ai envie de me detruite j ai assez de truc dans la pharmacie pour me foutre en l air en 30 min

      Mais c est pas mon style donc je veux en prendre un maximum avec moi si ils me condannent a plus de vie psychique
      desole je ne suis pas un numero et cela depuis mes 15 ans
      Je ne suis pas maleable a souhait

      Un cri du coeur va pas falloir venir me voir avec des idees de LFI ou du Macronistant encore plus droitart que le truc e la droite

      Je risque de dvenir violent

      Bon je vais demander a mon pere de commander 100 cartouches 764 et je vais me prendre 48 fleches avec pointe Chasse

      Desole mais je crains le pire

      1. MCA

        Mais non, tu fais une erreur d’interprétation.

        Au contraire ils te mâchent le boulot.

        Tout ce qui est rouge les dérange donc c’est ce qu’il faut aller voir.

        Tout ce qui est vert indique ce qu’ils veulent que tu penses pour te manipuler, donc ce dont il faut te méfier.

        Ca permet de cibler dans le détail où agit le poil à gratter.

  21. Yanka

    La Fwance, li jouli !

    Locataires obligés de décaniller à cause de la violence de squatteurs « nigérians anglophones sans papier » !

    Ne demandons pas ce que fait la police : elle contrôle Jojo, ancien Gilet Jaune, qui a roulé à du 51 km/h là où c’était indiqué 50, ou vérifie que Lulu, 87 ans, porte bien la culotte de protection légale selon la norme européenne GHM87PW217 !

    Méchant Poutine !

    https:/ /www.lefigaro.fr/faits-divers/marseille-terrorises-par-des-squatteurs-des-locataires-quittent-leur-logement-20220504

    1. Aristarkke

      Malheureusement pas surprenant du tout. Quand on tient un bon filon, ce serait c.n de creuser ailleurs comme chante l’imitateur (doué) de Christophe Maé…

  22. Higgins

    HS mais je crois que nous sommes tous d’accord sur le fait qu’il y a quelques choses qui dysfonctionne grave dans ce pays : https:/ /maximetandonnet.wordpress.com/2022/05/07/tweet-a-plus-de-200-000-lecteurs/

    1. Jacques B.

      Il me semble, Major, qu’une partie de la réponse se trouve dans les questions posées :

      « 80% des Français ne voulaient pas le duel le pen/macron et ils l’ont eu ; 70% des Français ne voulaient pas la réélection de macron et ils l’ont eue ; 65% des Français ne veulent pas d’une majorité LREM… »

      Uniquement des refus, des négations : rien de positif.
      Ce qui fait immédiatement penser aux propos de Pasqua, qui il y a bientôt une trentaine d’années disait que les Français savaient ce qu’ils ne voulaient pas, mais qu’ils ne savaient pas ce qu’ils voulaient.
      Peuple très divisé, peuple frustré, peuple immature, qui croit aux promesses de bonimenteurs professionnels et à l’argent magique, qui croit toujours, après plus d’un siècle d’expériences marxistes partout dans le monde, que l’ennemi absolu est le patron qui s’en met plein les poches sur le dos des travailleurs, que la « spéculation » est un péché capital, que l’herbe dans le champ du voisin est plus verte que dans le sien et que c’est injuste, peuple qui comme le rappelle breizh a perdu ses repères moraux élémentaires et se fiche comme de l’an 40 de l’avenir du pays et de ce que ses enfants et petits-enfants ont sur la tête une dette publique de près de 42000 euros par personne, de ce que l’école forme des crétins et que d’une façon générale tout fout le camp.
      La liberté et la responsabilité individuelles, késako ? Le travail, pour quoi faire puisqu’on peut gagner plus en travaillant moins ? Des prélèvements obligatoires records, et alors ? l’important est d’être suffisamment malin pour savoir bénéficier de la manne publique…
      Bref, il ne faut pas occulter la responsabilité des gens (les Français de base) dans le « malaise démocratique » actuel. Que nous héritions d’aventuriers sans foi ni loi en guise de « gouvernement » et de parlementaires est somme toute logique : ils tirent profit de la bêtise et de l’irresponsabilité de nombre de nos concitoyens… (cela ne les exonère certes pas de leurs responsabilités)
      Quand on voit des pays enfoncés dans une corruption endémique depuis des décennies voire des siècles et même plus, ce qui serait étonnant est qu’ils aient des dirigeants et un système politique fonctionnels et travaillant dans l’intérêt général, mais non : ils ont des dirigeants et un système à leur image, corrompus.
      Il n’y a pas de raison que la France fasse exception…

      1. JPB

        « Uniquement des refus, des négations : rien de positif. » Un vieux sage de roman, plus réel pourtant que bien des vivants, faisait son *contrarian*, qui trouvait des vertus à la négation. Il s’adresse ici aux rédacteurs d’une future constitution :
        //
        I note one proposal to make this Congress a two-house body. Excellent–the more impediments to legislation the better. But, instead of following tradition, I suggest one house legislators, another whose single duty is to repeal laws. Let legislators pass laws only with a two-thirds majority… while the repealers are able to cancel any law through a mere one-third minority. Preposterous? Think about it. If a bill is so poor that it cannot command two-thirds of your consents, is it not likely that it would make a poor law? And if a law is disliked by as many as one-third is it not likely that you would be better off without it?

        But in writing your constitution let me invite attention the wonderful virtues of the negative! Accentuate the negative! Let your document be studded with things the government is forever forbidden to do. No conscript armies… no interference however slight with freedom of press, or speech, or travel, or assembly, or of religion, or of instruction, or communication, or occupation… no involuntary taxation.

        Comrades, if you were to spend five years in a study of history while thinking of more and more things that your governinen should promise never to do and then let your constitution be nothing but those negatives, I would not fear the outcome.

        What I fear most are affirmative actions of sober and well-intentioned men, granting to government powers to do something that appears to need doing. Please remember always that the State* was created for the noblest of purposes by just such sober and well-intentioned men, all popularly elected. And with that thought I leave you to your labors. Thank you.
        //
        * Y’avait ici une expression équivalente.

        Pour le reste, comme l’avait énoncé Bernard Shaw : « Liberty means responsibility. That is why most men dread it. » — sauf erreur, c’est dans ses *Maxims for Revolutionists* et chic ! wikisource confirme :
        https:/++/en.wikisource.org/wiki/Man_and_Superman/Maxims_for_Revolutionists

        Tandonnet est bien plaisant, d’oser invoquer le fameux célégalécélégitime : « La question n’est pas de discuter la légitimité de scrutins qui sont à la fois parfaitement légaux et légitimes dans la mesure où ils sont conformes à la règle du jeu. »
        On sait qu’environ 80% de la population prétend mépriser les journalopes, dont ils suivent pourtant les recommandations. Faudra prévoir dans les enquêtes une case pour la réponse « J’ai obéi aux ordres ».

        1. Pierre 82

          Ceci nous remène à Montesquieu:
          « Il est parfois nécessaire de changer certaines lois mais le cas est rare, et lorsqu’il arrive, il ne faut y toucher que d’une main tremblante. »

          Mes réflexions le poussent de plus en plus à penser que le problème n’est pas que nous ne sommes plus dans un système démocratique, mais que nous sommes juste arrivés au terme de la démocratie, qui a suivi sa pente naturelle pour en arriver à ce système pervers. Un peu comme l’idée communiste amène très rapidement au goulag.
          Jadis personne n’imaginait que l’état devait penser et agir à notre place et jouer les nounous. Le fait est qu’au fil du temps, et simplement parce que ça parait plus simple, on a délégué nos prérogatives. Ce n’est pas propre à la France, mais à tout le genre humain. D’ailleurs, tous les pays occidentaux, dits démocratiques, aboutissent, chacun à leur rythme, au même résultat: l’abandon de prérogatives personnelles, de domaines dont chacun était individuellement responsable, au profit d’un état omnipotent, sensé résoudre nos problèmes. Et naturellement, le problème posé à l’état est insolvable, et par conséquent, la seule chose qui peut en sortir, c’est le plus petit dénominateur commun, c’est-à-dire des mauvaises solutions.

          Le problème n’est pas la démocratie, mais plutôt son domaine d’application. Je prends un exemple: s’occuper des plus faibles, malades, vieux, handicapés, fait partie de ce que notre civilisation considère comme très important. Si on laisse l’état s’en occuper, de fil en en aiguille, (et c’est amha inévitable), on arrive à ce principe très vicieux de redistribution. Ce type de préoccupation de l’état devrait être tout simplement proscrite, impossible. D’ailleurs, de telles fadaises étaient considérées comme inimaginables au temps où les personnes éduquées avaient de la culture et du bon sens.
          Il faut revenir à ce principe indispensable au bon fonctionnement de la société: le principe de subsidiarité. Que chacun ne s’occupe (démocratiquement, pour le coup) exclusivement de son champ de compétences, à l’exclusion de tous les autres. Voter une loi qui consiste à piller une catégorie de citoyens pour que la majorité puisse en profiter ne devrait pas être possible, et comme ce n’est pas le cas, il est normal que les Français (et les autres) en aient perdu leur latin et ne savent plus ce qu’ils veulent. Surtout s’ils n’ont plus qu’un seul son de cloche dans les médias.

          Donc yakafonkon:
          – bien déterminer les domaines d’application de chaque niveau démocratique (l’état central n’a pas à se mêler des affaires municipales, par exemple, et encore moins de ce qu’il se passe au sein des familles)
          – Fixer de manière inamovibles les domaines sur lesquels la loi n’a pas prise, et qu’il serait impossible d’outrepasser ou de modifier (libertés fondamentales, propriété privée, respect de la vie, …)

          1. Aleph

            Je suis bien d’accord avec vous, sauf sur certaines améliorations possibles de notre système : par exemple, le vote à bulletin secret dans les assemblées (permet des actions collectives sans que tout soit soumis à l’esprit de parti ou au chantage), les saisines anonymes des organismes de contrôle type Conseil constitutionnel par des parlementaires dont les huissiers vérifient seulement la qualité, sans proclamer les noms (idem), etc., les élus tous inéligibles avant un temps égal au mandat le plus long existant (pas de professionnels politiciens ni d’arrière-pensée électoraliste, ni de campagne au frais du contribuable), pas de cumul (conflit d’intérêt). la responsabilité des fonctionnaires, les contrôles de qualité dans la FP, la réforme de la Cour des comptes, etc.

            1. durru

              La quasi-disparition des fonctionnaires serait encore mieux.
              Le service fourni est nécessaire, pas le corps constitué qui assure son exercice (et en abuse, inévitablement).

              1. Aristarkke

                Des fonctionnaires avec un statut à vie se révélant exorbitant par rapport à l’utilité réelle du besoin. A t on besoin de garantir à vie des postes qui ne sont pas régaliens, le moins du monde? UK n’a que quelques catégories bénéficiant de pareil privilège, ce qui est très bien.

        2. Jacques B.

          @ JPB : ce que vous dites est intéressant et pourrait sans doute être résumé de la façon suivante : c’est parce que nous sommes saoulés de lois et de bureaucratie que nous répondons « je ne veux pas » (ci ou ça).
          En réalité, nous ne voulons plus de ces interdictions, obligations, contrôles, ponctions, redistribution, de cet État-nounou à toutes les sauces et nous le disons à notre façon, certes un peu immature : nous ne voulons plus de ces gens pour nous gouverner parce que nous ne voulons plus de ce système quasi-communiste.
          Pourquoi pas.
          D’un autre côté, n’oublions pas qu’il y a des tas de Français pour réclamer toujours plus d’État, toujours plus de redistribution, d’ « égalité » et pour critiquer toujours plus l’ « ultralibéralisme », donc…
          Donc le Français moyen ne sait pas ce qu’il veut.
          Et je crois qu’il ne sait pas ce qu’il veut parce qu’il ne veut pas de la liberté/responsabilité individuelles (écho au principe de subsidiarité évoqué par Pierre, dont je crois que le principe de liberté/responsabilité individuelles est le fondement). Et à ne niveau, il s’agit davantage d’une question « morale » (de valeurs) que d’une question de connaissance intellectuelle. Quand on veut pouvoir agir à sa guise mais que ce soient les autres (via l’État) qui en subissent les conséquences si ça ne marche pas comme prévu – mais que ce soit soi-même qui en profite si ça marche – alors on est dans une forme de perversion. Pile je gagne, face tu perds.
          Ça risque de durer longtemps. En fait, jusqu’à un écroulement semblable à celui de l’ex-URSS. Ou à celui de l’empire romain. Nous sommes dans une forme de décadence, en réalité, et sortir de la décadence ne se fait pas en un jour, ni sans grandes douleurs, en général…

          1. durru

            Formule qui a acquis ses lettres de noblesses lors de la crise des sub-primes : « privatisation des bénéfices et socialisation des pertes ». C’est le principe communiste par excellence et, inévitablement, il mène à la ruine. Plusieurs Cassandres se rendent compte ces jours-ci que le « système » a une résilience bien plus importante que prévu, mais je reste sur ma position (comme eux, d’ailleurs) : la chute est incontournable, c’est anthropologique. Ce qu’ils essaient de faire est tout simplement inhumain (càd ça n’a aucun rapport avec l’humanité).
            Du sang et des larmes (ce bon vieux Winston, il avait le sens de la formule…), c’est tout ce qui nous attend.

            1. JPB

              Information sans importance mais qui permet de s’amuser dans les dîners mondains : le bon Winston n’était pas seulement capable de faire l’éloge de personnalités « controversées » (comme on dit maintenant chez les arbitres des élégances intellectuelles). A l’image d’un Attali, il savait emprunter en omettant les guillemets. Les trois sécrétions fameuses viennent d’un poème de John Donne, « An Anatomy of the World », au vers 431 (Byron, bien plus tard, aurait lui aussi commis un poème mentionnant cette trinité mais j’ai la flemme de chercher, l’original étant bien suffisant) :
              //
              She, she is dead ; she’s dead ; when thou know’st this
              Thou know’st how dry a cinder this world is ;
              And learn’st thus much by our Anatomy,
              That ’tis in vain to dew, or mollify
              It with thy tears, or sweat, or blood ; nothing
              Is worth our travail, grief, or perishing,
              But those rich joys which did possess her heart,
              Of which she’s now partaker, and a part.
              //
              Le contexte n’a d’ailleurs rien à avoir. C’est grâce à Bergen Evans et son irremplaçable *Histoire naturelle des sottises* que je l’ai appris voici de nombreuses décennies. Je n’ai cherché ici que l’origine précise, qui n’est jamais donnée par les ceusses qui se copient les uns les autres (même Evans ne donnait que l’année du poème, 1611, sans mentionner le titre). Y’a des oeuvres de Donne présentées comme complètes qui ne comportent pas ce poème ou seulement sous une forme abrégée et sans ce passage.

              https:/++/ia802708.us.archive.org/26/items/poemsofjohndonne02donniala/poemsofjohndonne02donniala.pdf

              1. durru

                Très intéressant, comme beaucoup de vos interventions.
                À sa décharge, il a ajouté toil et a légèrement changé l’ordre.
                Aussi, lorsqu’on cherche la citation d’origine, on trouve par exemple ça (pour un compte rendu plutôt honnête, même si incomplet) :
                https: //writingexplained.org/idiom-dictionary/blood-sweat-and-tears

                1. JPB

                  Vous êtes trop aimable. Merci.

                  Puisqu’on évoque Churchill, ces quelques mots, pris ailleurs :
                  Dans les discours de Churchill, le gras — voire le filandreux — l’emportait ordinairement sur le muscle. Suffit de s’en infliger quelques-uns en version originale et surtout intégrale pour s’en convaincre. Au reste, ses contemporains ne le prenaient pas pour un orateur de première force ; de certaines méchantes langues prétendaient même que plus l’auditeur était primaire, plus le discours était jugé bon.
                  Le discours de « l’heure de gloire » (et non « la plus belle heure ») ne fait pas exception, qui est bien pâle comparé aux grands discours guerriers de l’Antiquité, qu’ils soient rapportés, arrangés ou inventés. L’auditoire n’était évidemment pas celui d’un Thucydide ou d’un Tacite ; le rhéteur non plus — tout supérieur qu’il est, évidemment, à un foutriquet 2.0 amateur de charabia (ici mot-valise).

                  Nous savons tous que seul Thierry Maulnier, tiré d’un profond sommeil, pouvait répondre à la question « Qui a éteint quoi et quand ? ». L’exploit serait presque aussi fort, d’identifier le sujet et surtout l’auteur de ces quelques lignes ne trahissant pas une franche détestation :

                  « Whatever else may be thought about these exploits, they are certainly among the most remarkable in the whole history of the world. »

                  « The story of that struggle cannot be read without admiration for the courage, the perseverance, and the vital force which enabled him to challenge, defy, conciliate, or overcome, all the authorities or resistances which barred his path. He, and the ever-increasing legions who worked with him, certainly showed at this time, in their patriotic ardour and love of country, that there was nothing they would not do or dare, no sacrifice of life, limb or liberty that they would not make themselves or inflict upon their opponents. »

                  « Those who have met GuessWho face to face in public business or on social terms have found a highly competent, cool, well-informed functionary with an agreeable manner, a disarming smile, and few have been unaffected by a subtle personal magnetism. Nor is this impression merely the dazzle of power. He exerted it on his companions at every stage in his struggle, even when his fortunes were in the lowest depths. »

                  GuessWho, c’est évidemment Dolfie le diable germanique ; l’auteur, beaucoup plus inattendu, c’est Churchill, qui formulait en 1935, dans *Great Contemporaries* (dont on peut s’infliger la lecture grâce à Internet), ces étonnants jugements dignes de l’Ulick Varange d’*Imperium*. Pour l’anecdote, Churchill, qui se prenait pour un vrai peintre, qualifiait au passage Dolfie de *house-painter*, selon une légende qui a la vie dure malgré un honnête petit livre consacré aux aquarelles, sans génie mais fort convenables, peintes par le Mal Absolu. Toujours pour l’anecdote, Churchill, peu favorable à la France, comprend que le traité de Versailles ouvre la voie à bien des aventures, mais il est incapable d’en tirer les conséquences politiques — tout le monde n’est pas Bainville qui avait tout dit en 1920, lui. Créditons l’Anglais de cette forgerie que je n’avais, pour ma part, jamais vue auparavant, « Nazidom », et d’une remarque éclairante que nos historiens démocrates contemporains n’apprécieraient sans doute pas : « It is probable that, when he [Dolfie] overthrew the existing constitutional Government of Germany, he did not know how far they had prepared the ground for his action ; certainly he has never done them the justice to recognize their contribution to his success ».
                  Churchill formule évidemment quelques réflexions plus prévisibles, plus attendues, plus ordinaires à propos de certains aspects, qui lui font peur, de la nouvelle Allemagne (mise à l’écart de tous les ennemis de l’intérieur, propagande) : d’amusante manière, ses propos pourraient, sans trop forcer, décrire la tyrannie collectiviste qui, un peu partout dans le monde, entend *fabriquer* l’homme nouveau d’une terre nouvelle — et terre *gaste*, surtout.

                  « Avez-vous des textes ? » demandait certain vieil historien oublié. En tout cas, Churchill portraitiste valait mieux que Winston orateur.
                  My two cents — ce n’est que mon avis. 😉

                  1. Pierre 82

                    Je ne connais de Churchill orateur que deux -très courts- extraits: celui auquel nous faisions allusion: le sang, la sueur et les larmes, ainsi que celui, après la guerre, qui a consacré l’expression « rideau de fer ».
                    Ceci dit, vous m’apprenez qu’il était un orateur médiocre.
                    Heureusement, ce n’est pas d’un orateur dont le Royaume-Uni avait besoin au printemps 1940, mais d’un lion.
                    Sans être spécialiste de UK, il me semble que de nombreux défaitistes (et certains sympathisants également) tenaient à l’époque le haut du pavé dans le monde politique outre- Manche.
                    La possibilité d’un Pétain anglais n’était pas à exclure, qui aurait gentiment proposé un armistice, voire un « accommodement raisonnable » avec l’Allemagne.

                    Certaines personnes, comme Churchill, se sont finalement révélées à cette occasion.

                    1. Jacques B.

                      @ Pierre : le film « les heures sombres » (« Darkest Hour » sorti en 2018) sur Churchill et le combat qu’il a mené en mai-juin 40, contre les défaitistes voire germano-compatibles parmi ses pairs (Chamberlain, Halifax notamment) est sans doute un peu romancé – en particulier, sa sortie dans le métro londonien ne correspondrait pas tout à fait à la réalité historique – mais il donne un bon aperçu, je crois, de l’ambiance qui régnait aussi de l’autre côté de la Manche, en ces heures cruciales. On en sort avec l’idée que la sentence : « Mon Dieu, gardez-moi de mes amis ; quant à mes ennemis, je m’en charge » n’a jamais été autant d’actualité.

                    2. Mitch

                      Winston a été au début de sa carrière un orateur médiocre. Il raconte dans ses mémoires qu’il s’était fait ‘scotcher’ par ses interlocuteurs à de nombreuses reprises et avait donc décide de ‘grasp the nettle’ en travaillant expression et réparti. Il est au fil de sa carrière devenu plutôt très bon voire même excellent (de mon point de vu) dans ces exercises.

                    3. JPB

                      @Pierre 82 : Vous pensez bien que si je fais partie des rares à avoir lu *Great Contemporaries* et à y avoir trouvé ces propos inattendus sur le Grand Méchant, c’est que je sais *un peu* de quoi je parle, et pire, que j’ai des textes, comme Fustel. Je m’étais infligé, voici deux ou trois ans, par curiosité, une trentaine de discours, et pas en extraits : tous justifiaient ce jugement qui était d’ailleurs aussi celui d’un ancien prof d’anglais de khâgne (pourtant résistant et gaulliste forcené), jugement dont j’ai repris la conclusion : « plus de gras que de muscle ».
                      Je n’ai aucune lance à rompre sur ce sujet mineur. Comme le héros des *Pavés du diable*, je ne vibre que pour l’histoire de Rome. 😉
                      Voici un véritable exemple de fier discours, adapté à notre sinistre époque, celui du chef calédonien Calgacus qui harangue ses troupes en leur exposant sobrement le système amé^H^H^Hromain qui entend les asservir. Il a le talent de Tacite. *Mutatis mutandis*…
                      //
                      Toutes les fois que je considère les causes de la guerre et l’extrémité à laquelle nous sommes réduits, un grand espoir m’anime ; oui, ce jour même et votre accord fonderont l’époque de la liberté de toute la Bretagne. Et en effet, tous nous fûmes exempts de la servitude ; au delà plus de terres ; la mer même ne serait pas un asile : la flotte romaine nous y menace. Ainsi le combat et les armes, seul parti honorable pour les braves, sont ici même le plus sûr pour les lâches. Les guerres précédentes, où l’on combattit contre les Romains avec une fortune diverse, avaient leur espoir et leur ressource en nous, nous les fils les plus nobles de la Bretagne, et qui, placés au fond même de son sanctuaire, et ne voyant pas les rivages de la servitude, avons eu nos yeux même préservés du contact de la tyrannie. Placés à l’extrémité du monde, derniers restes de sa liberté, cette retraite, qui nous cache à la renommée, nous avait jusqu’ici protégés : maintenant les dernières limites de la Bretagne sont à découvert ; ce qu’on ignore est ce qui en impose. Mais derrière nous plus de nation, rien, que des flots et des rochers ; et à l’intérieur sont les Romains, à l’orgueil desquels vainement vous penseriez échapper par l’obéissance et par la soumission : envahisseurs de l’univers, quand les terres manquent à leurs dévastations, ils fouillent même les mers ; avares, si l’ennemi est riche ; ambitieux, s’il est pauvre. Ni l’Orient ni l’Occident ne les ont rassasiés ; seuls, de tous les mortels, ils poursuivent d’une égale ardeur et les richesses et la misère : enlever, égorger, piller, c’est, dans leur faux langage, gouverner ; et, où ils ont fait un désert, ils disent qu’ils ont donné la paix.

                      La nature a voulu que les enfants et les parents fussent à chacun ce qu’il eût de plus cher : ils nous sont enlevés par des enrôlements, pour aller obéir en d’autres climats. Si nos épouses et nos soeurs échappent à la brutalité ennemie, les Romains les déshonorent sous le nom d’hôtes et d’amis. Nos biens, nos fortunes, sont absorbés par les tributs ; nos blés, par les réquisitions : nos corps mêmes et nos bras s’usent, sous les coups et les opprobres, à des travaux au milieu des bois et des marais. Les malheureux nés dans l’esclavage, une seule fois vendus, sont nourris par leurs maîtres : la Bretagne achète chaque jour sa propre servitude, chaque jour elle l’entretient. Et, comme dans une maison le plus nouveau des esclaves est le jouet même de ses camarades, ainsi, dans cet antique servage du monde, nouveaux et méprisés, nous sommes destinés à être victimes. Nous n’avons point, en effet, des champs, des mines, ou des ports aux travaux desquels on puisse nous réserver ; nous n’avons que du courage et de la fierté, vertus insupportables à des dominateurs ; et plus notre éloignement et le mystère de nos retraites nous protègent, plus nous sommes suspects. Ainsi, perdant tout espoir de pardon, enfin prenez courage, et vous à qui la vie, et vous à qui la gloire est la plus chère. Les Trinobantes, conduits par une femme, ont pu incendier la colonie des Romains, dévaster leur camp ; et, si leur prospérité ne les eût endormis, ils eussent secoué à jamais le joug. Nous, intacts et indomptés, nous qui n’avons point à conquérir une liberté, dès le premier choc ne montrerons-nous pas quels hommes la Calédonie s’était réservés ?

                      Croyez-vous aux Romains autant de courage dans la guerre que d’insolence dans la paix ? Ces hommes, qu’ont illustrés nos dissensions et nos discordes, tournent à la gloire de leur armée les fautes de leurs ennemis ; cet assemblage des nations les plus diverses, le succès le maintient, un revers le dissoudra. A moins que vous ne pensiez que ces Gaulois, ces Germains, et, j’ai honte de le dire, ces Bretons qui prêtent leur sang à une tyrannie étrangère, toutefois plus longtemps ennemis qu’esclaves, soient retenus par fidélité et par attachement ; c’est par la crainte et la terreur, faibles liens d’affection ; brisez-les : cessant de craindre, ils commenceront à haïr. Tout ce qui peut exciter à la victoire est pour nous ; nulle épouse n’enflamme le courage des Romains, nul père ne va leur reprocher leur fuite. Pour la plupart, point de patrie, ou ils servent une patrie qui n’est point la leur. Peu nombreux, tremblants, incertains, ne voyant autour d’eux qu’un ciel, une mer, des forêts inconnues, enfermés et comme enchaînés, ils nous sont livrés par les dieux. Qu’un vain appareil ne vous épouvante, ni cet éclat d’or et d’argent qui ne blesse ni ne défend. Dans les rangs mêmes de l’ennemi nous retrouverons les bras de nos frères ; les Bretons reconnaîtront leur cause ; les Gaulois se rappelleront leur ancienne liberté : ce qui leur reste de Germains les abandonnera, ainsi que naguère les Usipiens les ont délaissés, et dès lors plus de crainte. Des forts évacués, des colonies de vieillards, des municipes affaiblis et en proie aux discordes entre des maîtres injustes et des sujets prêts à la révolte. Ici est votre chef, ici est votre armée ; là, des tributs, les travaux des mines et tous les autres châtiments des esclaves : les rendre éternels, ou s’en venger aussitôt, va se décider sur ce champ même. Ainsi, en marchant au combat, pensez et à vos ancêtres et à vos descendants.
                      //
                      C’est sans doute recréé, peut-être même inventé, mais ce n’est pas moderne.

                      MM. Martin et Gaillard offrent une meilleure traduction dans leur remarquable *Anthologie de la littérature latine* (en poche).

                    4. Mitch

                      @Higgins 8 mai 2022, 17 h 54 min

                      I feel goosebumps.

                      C’est sur que ca change des discours du Mignon, ou de ses tristes sbires (le Verreux, CacheSex, Attal, SiBête, ….. pour ne citer qu’eux)

                    5. Aristarkke

                      « La possibilité d’un Pétain anglais n’était pas à exclure, qui aurait gentiment proposé un armistice, voire un « accommodement raisonnable » avec l’Allemagne. »
                      Il y avait par exemple Oswald Mosley, fondateur du parti fasciste anglais qui avait une grande admiration initiale pour Mussolini puis ensuite pour A.H. et qui fut interné durant la guerre pour « sûreté », tellement il prônait le rapprochement…
                      Bref, l’antithèse de Winston C.

                    6. Aristarkke

                      avait donc décide de ‘grasp the nettle’ en travaillant expression et réparties.
                      Question de ces dernières, il en a eu de brillantes et « sanglantes »
                      Exemple : lors d’un discours, il est interrompu sans discontinuer par un parlementaire qui lui jette des « Menteur! »
                      Et de répondre : si cet honorable parlementaire pouvait m’indiquer son propos exact au lieu de me rabâcher sa profession, je pourrai assurément lui répondre…

                  2. Aristarkke

                    Certains (des malotrus, forcément) ne partagent pas votre opinion sur les qualités d’orateur de Winston C.
                    Par exemple : introduction à la biographie de ce dernier par le site cité dans le lien :

                    Winston Churchill (du 30 novembre 1874 au 24 janvier 1965) était un orateur légendaire, un écrivain prolifique, un artiste sérieux et un homme d’État britannique de longue date.
                    https:/
                    /www.greelane.com/fr/sciences-humaines/histoire-et-culture/sir-winston-churchill-1779796/#:~:text=Winston%20Churchill%20%28du%2030%20novembre%201874%20au%2024,et%20un%20homme%20d%27%C3%89tat%20britannique%20de%20longue%20date.

                    Notons aussi que des vidéos reprenant des films d’actualité de l’époque ne vont vraiment pas dans votre sens.

                    1. JPB

                      @Aristarkke : Vous allez me faire regretter de n’avoir pas conservé tous les témoignages de contemporains n’étant pas subjugués par ses talents oratoires — c’est d’ailleurs assez dire que le sujet ne m’intéressait guère puisque je n’ai conservé que l’essentiel, qui n’a étrangement intéressé personne, savoir l’absence de lucidité envers, et presque la fascination pour, le Grand Méchant. Eh, cela va tellement à l’encontre de la suite qu’on a préféré l’oublier, pour d’excellente raisons : la honte, peut-être.

                    2. Mitch

                      Discussion qui pourrait durer des années et des années puisque il n’y a pas de KPIs pour évaluer la performance oratoire.

                      Ah si, un peut être. Sous forme de question: le peuple Britannique a t-il suivit les autres Européens en se couchant ou a t-il suivit Winston? la réponse est sans doute dans la question.

                      J’en parle avec d’autant plus d’aisance que Winston n’a pas fait que le bien dans le mon autre pays lors de la seconde guerre des Boers.

                      Maintenant qu’on parle de Winston, s’il lui été arrivé malheur son successeur aurait sans doute été le Field Marshal Jan Smuts (grand homme d’état SudAf qu’il avait pourtant ‘combattu pendant cette même guerre des Board au début du siècle).

                      Pour ceux en mal de livres d’histoires et bibliographiques, je vous conseil le vie de Jan Smuts, personnage méconnu ici en Europe qui a eu des roles clefs lors des 2 conflits.

                    3. Mitch

                      guerre des boers et non des board. Vous aurez tous corrigé mais ça me rend malade de ne pas pouvoir éditer 🙂

                    4. Aristarkke

                      « Vous allez me faire regretter de n’avoir pas conservé tous les témoignages de contemporains n’étant pas subjugués par ses talents oratoires  »

                      Il avait de sérieux opposants politiques qui ne devaient guère lui reconnaître de qualités, quelles qu’elles soient, surtout qu’il ne les ménageait guère…

                      Comme premier lord de l’Amirauté, il avait parfaitement conscience que le Kaiser créant une marine de guerre moderne n’avait d’autre ambition que de concurrencer la Navy sur les mers du globe et il avait travaillé à contrer cela en faisant construire une augmentation de sa flotte conséquente.
                      Mais pourtant on lui fera porter le chapeau de l’échec des Dardanelles (qui était une opération combinée et pas seulement navale) qui était de toute évidence une opération mal conçue, mal menée (les cartes marines des lieux avaient un bon paquet de décennies sans mises-à-jour) et dont le but était de toute façon trop vague pour une exécution se terminant bien (un peu comme Arnhem en septembre 44).

                      Mais l’important n’était pas qu’il fut excellent ou piètre orateur mais qu’il avait une claire vision des événements lors du début de WW II quand le Roi n’a eu que lui à trouver comme Premier Ministre devant le désastre rapidement visible de la campagne de France…

                    5. Higgins

                      @Mitch

                      La guerre des Boers est très mal connue, pour ne pas dire plus, dans notre pays. Si les troupes de sa gracieuse majesté ont gagné, ce n’est pas sans difficultés et sans rentrer dans les détails, elles n’y sont pas allées avec le dos de la cuillère et à une époque où on fait facilement la morale aux allemands pour les « exactions » commises en Namibie toute proche à peu près à la même époque, il y a deux ou trois choses qui ne sont pas à l’honneur des grands bretons. Une fois ces choses dites, dans la première partie de ses mémoires intitulées « Mes jeunes années »,les chapitres où ce bon Winston raconte sa « guerre » sont parmi les plus truculents. J’en recommande la lecture. C’est là qu’il a gagné son brevet de reporter de guerre et que sa personnalité, un peu hors du commun il faut l’avouer, a commencé à émerger..

                    6. Aristarkke

                      Mitch, lors de la guerre (2me) des Boers, il était surtout correspondant de guerre (avec un talent d’écriture reconnu mais surtout bien payé…).
                      Même plus officier subalterne, ayant démissionné de l’Armée.
                      Bref, il n’en pouvait…

                    7. Mitch

                      @Aristarkke: il n’avait pas qu’un role d correspondant de guerre. C’est par exemple lui qui est entré dans Pretoria lors de sa chute en Juin 1900. Sans rentrer dans les détails, forcement longs, il était bien ‘actif’ et à faillit y laisser sa vie à plusieurs reprises.

                      @Higgins: on est d’accord. De toutes façons, l’immense majorité des Français ne connait pas sa propre histoire, alors les Boers …. comment dire.

                      Effectivement, les premiers camps de concentration de l’histoire n’ont pas été Allemands et n’étaient pas en Europe centrale mais bien ‘in the southernmost part of Africa’. Beaucoup de ceux qui n’ont pas été exterminé, ont été proprement et simplement viré de leur pays, et certains retenus en captivité dans des lieux ‘improbables’ tel que St Hélène. St Hélène qui compte à présent nombre de descendants de ces bannis qui ne sont jamais retournés sur la terre mère.

                    8. Aristarkke

                      Une sorte de franc-tireur partisan en quelque sorte…
                      A la guerre, nécessité fait loi…

            2. JPB

              @Aristarkke : D’une part, comme je l’ai dit plus haut, je me suis infligé des dizaines de discours entiers de W. C. — les avis de quelques contemporains, consultés à cette occasion, confirmant simplement que tout le monde n’était pas aveuglé, quelles que soient les raisons pour cela. D’autre part, j’ai lu, moi aussi, quelques biographies : tout le monde peut jouer à l’historien stratège avec la bonne bibiliothèque.
              Ce n’était *pas* le point intéressant ici.
              Incidemment, je ne crois pas avoir traité qui que ce soit de malotrus, en fait comme en intention : le portrait admiratif du Grand Méchant Dolfie (*GREAT Contemporaries*, quand même !), c’est du *factuel* que très peu de gens connaissent, et ce n’était sans doute pas dans vos hagiographies. Vous pouvez maintenant l’oublier, puisque cela ternit l’image du Grantome.
              Comme on dit dans *Au bord de l’eau*, « Assez sur ce sujet ». 😉
              C’était une erreur que d’intervenir encore ici, quel que soit le sujet. C’est comme partout. On en tiendra compte.

              1. Aristarkke

                Vous avez décidément l’épiderme sensible pour réagir ainsi à l’évaluation d’une situation résumée par le fait que ceux n’étant pas de votre avis soient qualifiables de malotrus.
                La tentation perce en effet nettement sous votre plume de par la rédaction de vos propos..
                Avoir une position négative sur Winston C., plutôt péremptoire, que l’on ne soutient que par le fait de contemporains l’ayant estimé faible orateur, sans en citer aucun nommément, par omission fâcheuse de les avoir recensés sauf Thierry Maulnier que l’on peut mettre en doute quant à la sûreté de son jugement si l’on en juge par son parcours ondoyant (disons-le ainsi), a tendance à me hérisser le poil.
                Le Grantome ne l’est de toutes façons pas devenu ainsi par la qualité de ses discours ou sa façon de les prononcer mais bien plutôt par ses actions concrètes et le rabaisser globalement comme vous l’avez fait, manque d’élégance, amha. Mais je peux me tromper, bien entendu.

                1. durru

                  Comme j’étais le premier destinataire des propos de JPB sur Winston, je me permets de donner mon interprétation de ce que j’ai pu lire.
                  Pour commencer, en fan inconditionnel du personnage, j’ai été d’abord étonné.
                  Mais à un second regard, c’est assez juste. D’abord, la citation sur AH est incontestable. Ensuite, le post du Major, avec l’extrait de son discours, ne plaide pas en sa faveur, malgré le texte d’une qualité certaine.
                  C’est peut-être le fait que les propos correspondent à mon style (on a pas à rappeler ce que tout le monde accepte, on a pas à louer les qualités reconnues…), mais pour moi les critiques n’ont fait que rappeler qu’il faut éviter d’élever nos idoles sur des piédestaux.

                  1. Higgins

                    Si c’est la vidéo, ça manque clairement d’emphase. Je ne sais pas si c’est l’enregistrement originel du discours.

                    1. Pierre 82

                      Pas la peine de s’étriper. Que Churchill ait été un bon ou un mauvais orateur, ça ne change rien au fait qu’il a réussi à redonner le moral au peuple et à l’armée britannique qui, à ce moment-là, devant l’effondrement de la France, devait certainement avoir un gros coup de mou.
                      Le reste, en fait, on s’en fiche un peu. On ne parle pas d’un avocat, mais bien d’un chef qui a pris la bonne direction au bon moment en impulsant la volonté de vaincre au moment précis où en avait besoin.
                      Ce qu’on demande à un chef, c’est de cheffer, pas de jouer les Cicéron.

          2. JPB

            Y’a d’autres théories sur ce que veulent les populations, à commencer par celle de Mencken, dont un des articles rassemblés dans *A Mencken Crestomathy* rappelle cette vérité : « Democracy is the theory that the common people know what they want, and deserve to get it good and hard. »
            Les Français (ou les pagures qui usurpent ce nom) sont d’une incohérence très moderne et très foutriquetiste. Ils ont obéi, obéissent, obéiront parce qu’ils sont dépourvus de principes comme de caractère.
            Pour l’effondrement qui vient sur ses pattes de colombe (just an old joke), je sais, je sais, faudrait un fort volume pour le démontrer, ou faire une très longue liste de textes d’historiens, mais *Non est his locus*. Pour le dire en deux mots : dans notre situation, deux différences essentielles avec la chute de Rome[1] : l’oligarchie romaine ne voulait pas la perte de ses peuples (les exploiter, comme le fait toute mafia étatique, oui ; les changer, en réduire le nombre, en contrôler chaque unité individuelle, non) ; quant aux barbares importés, ils ne veulent ni prendre ni reprendre le flambeau mais l’éteindre, qui ne sont qu’agents de destruction.

            [1] Tout bon sophiste peut, sur ce sujet comme sur bien d’autres, raconter n’importe quoi en fonction de ses lubies. Dans une chronique historique, Gaxotte citait avec amusement un savant érudit Professor allemand qui avait dénombré plusieurs *centaines* de raisons à la crise de 29. O sancta simplicitas !

          3. Mitch

            @Jacques – 8 mai 2022, 11 h 08 min
            « Donc le Français moyen ne sait pas ce qu’il veut. »

            Il veut:
            – Des impôts … mais pour les autres
            – De la redistribution … s’il en est bénéficiaire
            – Du social … si le pognon provient de son voisin qui est un nantis couplé d’un salaud de riche
            – De l’égalité … à géométrie variable, mais du moment qu’il en bénéficie
            – De l’état partout … car le privé c’est le mal absolue. Ce qui ne l’empêchera pas de râler après l’état toujours plus paperassier. Va comprendre …
            – Des grands systèmes communautaires … bien qu’il n’en comprenne même pas les principes de bases.

            Le Français moyen est l’incarnation du ‘en même temps’ du Mignon. Il veut envoyer des armes à l’Ukraine et en même temps, a peur de la guerre. Il veut des grands système communautaires … et en même temps gémit que c’est voisin qui en bénéficie (qui est un salaud de riche comme chacun le sait), Il veut travailler moins et en même temps gagner plus, ….. etc etc ….

            A se taper la tête contre les murs …

        3. BXL

          Je ne suis pas sûre que légalité et légitimité soient deux termes synonymes stricto sensu. C’est quelque part une consolation pour moi : on peut avoir été élu légalement sans pour autant être légitime au poste qu’on occupe.

      2. Theo31

        En 1940, un vieillard athée sans enfants a voulu mettre en route
        – un culte de la jeunesse
        – le retour de la domination de l’Eglise
        – la natalité

        La schizophrénie ne se guérit pas.

      3. Reddef

        Oui il y d’à ça mais c’ est surtout le ruissellement monétaire qui les fait agir cœur à gauche portefeuille à droite et passe droit, léchage etc …en plus d’ être c.n

  23. breizh

    le problème est l’absence de morale et de culture des élus : il y a bien un moment où la déchristianisation finit par produire des effets… plus de principe, plus de référentiel commun, tout se vaut, même les pires saloperies.

    Il ne reste plus que le rapport de forces (l’argent, la violence… et non le droit et le respect des individus, de la liberté,…).

    l’absence de culture empêche tout dialogue.

    NB : je vois de moins en moins de gens masqués dans les magasin.

    1. breizh

      Je répondais au major à 15h03.

      c’est aussi l’illustration de la prise de pouvoir par les oligarques/énarques et copains de sciences po.
      Tout ce qui n’en émane pas ne fait que de la figuration : rien ne change.

    2. Pierre 82

      @breizh:
      Je ne comprends pas bien le lien avec votre dernière phrase en NB.
      Vu d’ici, on a l’impression que pour vous, la disparition de tout référentiel commun a provoqué un tel délabrement moral que maintenant, les gens portent de moins en moins le masque dans les magasins.
      Y a-t-il pour vous un lien de cause à effet, ou bien c’était juste une remarque hors contexte?

      1. durru

        Que les gens ordinaires se rendent compte de plus en plus du délabrement moral de leurs zélites ? Et qu’ils ne suivent plus leurs délires ? Parce que moins atteints ?
        C’est une interprétation, je suis loin de la prendre pour une vérité. Je me souviens avoir lu (sur ce blog, je crois), deux sondages du figolu, où 70% des Français soutenaient à la fois l’envoi d’armement à l’Ukraine et avoir peur d’une escalade dans le conflit. Interpréter les faits et gestes des Français ordinaires devient une tâche plus qu’ardue…

        1. Pierre 82

          Les sondages sont en soi une absurdité.
          Que peut me foutre la réponse à des questions figées posées à des gens qui non seulement ne sont pas concernés, mais qui en plus ne font pas partie de la chaine de décision, qui ne comprennent pas les tenants et aboutissants de la question, et qui ne devront pas répondre des conséquences?
          « Skin in the game », comme disait Nassim Taleb.

          1. durru

            Nous sommes entièrement d’accord sur l’absence de responsabilité individuelle dans notre monde.
            Je voulais juste pointer l’incohérence des choix de nos contemporains. De toute façon, comme pour les normes et réglementations européennes, l’avis des Français est pris en compte par leurs dirigeants seulement quand ça les arrange…

        2. Nemrod

          Si je puis me permettre, il me semble qu’ une erreur commune et que j’ai souvent faite est de considérer que les gens sont rationnels le plus souvent.
          Leurs actes sont le plus souvent dénués de rationalité qui est l’exception et non la règle.
          Quand on a compris ça, tout s’éclaire et finalement plus rien n’a beaucoup de sens.
          Je vois la société comme un gros bateau ivre qui tangue, parfois un quarteron de marins fait la bonne manœuvre qui envoie l’ esquif sur des rochers plus lointain ou ceux de quart un peu plus saoul ou beaucoup plus con l’ échouent.
          Il y a des noyés et des fortunes de mer
          Un autre navire reprend la mer et ça recommence.

  24. JPB

    Hors sujet : dans un autre billet récent était évoquée la triste figure d’Harar[abrut]i, demi-habile à l’onfrayante hubris, le végan qui tient lieu de cervelet à Schwab (et à Laurent Alexandre malgré les hypocrites réserves de l’individu) au motif qu’il recycle des idées de mauvaise S.F et de jeux vidéo à la *Deus Ex*. Husson, plutôt bien inspiré (le souvenir du grand Tresmontant ?), vient de traiter le sujet :
    https://lecourrierdesstrateges.fr/2022/05/06/yuval-noah-harari-le-gourou-liberticide-qui-chuchote-a-loreille-de-klaus-schwab/

  25. BilbonLeHobbit

    https://youtu.be/lpqRMliBFYM

    Complètement HS
    Je partage ici une excellente émission de TVL que je viens d’écouter.

    Concernant la crise financières et les métaux précieux.
    En 1929, ceux qui avaient 10% d’or dans leur patrimoine sont restés à l’équilibre après la crise.
    Pour avoir un ordre d’idées…

    Aujourd’hui j’aurais dit un peu plus, de l’ordre de 20 à 30 %.
    Sachant que Charles Gave préconisait récemment 30% de son patrimoine en métaux précieux pour la crise actuelle.

  26. Malancourt

    @Bilbonlehobbit
    Je l’avais déjà écrit dans les commentaires d’un autre billet, le secret des grandes fortunes qui ont traversé les décennies sans y perdre ou pas trop : 1/3 de terre, 1/3 d’art, 1/3 d’or.

    1. BilbonLeHobbit

      Oui en effet, et j’avais lu votre message ;D
      Je souhaitais juste apporter une précision de fourchette avec un exemple historique.
      Donc entre 10 et 30% de métaux précieux, on serait bien… en theorie. A voir si cette crise sera identique aux autres, et en doute, et je ne saurais expliquer pourquoi.

      1. durru

        La France n’a pas encore connu de crise de nature totalitaire, si on fait abstraction de la Terreur, qui a été un apprentissage plutôt chaotique.
        Sans vouloir jouer les catastrophistes, rester en vie et garder ses biens (ou du moins une proportion significative) représentent les défis majeurs dans ce cas.
        Mettre de la distance, ou tenir à distance, voici le vrai dilemme qui se profile…

  27. Pierre 82

    Totalement HS:
    Je viens de tomber sur ceci,
    https:/ /lecourrierdesstrateges.fr/2022/05/07/secession-culturelle-comment-sortir-definitivement-de-la-matrice-mondialiste/

    En fait, j’applique et j’ai fait miens ces principes, depuis au moins deux ans (en réalité, plus, puisque je sais depuis au moins 10 ans qu’on nous berce d’illusions sur la situation économique réelle. La seule différence, c’est que depuis le covid, ça a affecté directement ma vie personnelle) – sauf l’utilisation des agrégateurs de flux RSS, que je n’ai pas encore essayé. En fait, mes sources, c’est sur ce blog que j’en ai trouvé beaucoup, que je consulte régulièrement

    Je me rends compte qu’à l’instar de M Jourdain, je fais de l’intersubjectivité sans le savoir. Un long cheminement intellectuel qui a commencé environ pendant la crise des subprimes, pour fixer un événement fondateur.

    1. theo31

      Combaz et Aldo ont raison : l’inverti va se lâcher
      – destruction de l’économie en cours, accélérée avec la guerre contre la Russie
      – apartheid : en cours. Manquent plus que les camps d’extermination, mais ils ne sauraient tarder.
      – flicage numérique : en cours avec accélération
      – guerre contre Poutine : imminente
      – constitutionnalisation de l’avortement et l’euthanasie.

  28. Nemrod

    Bon..guerre contre Poutine imminente…
    Ça peut déraper  » grave » comme disent les jeunes, y a beaucoup d’incertitudes dans une guerre.
    Surtout contre un pays de 155 millions d habitants et plusieurs milliers de tête nucléaires.
    Alors le reste devient un peu brumeux, d’un coup.

  29. Ned Kelly

    Ne dramatisons pas. N’oubliez pas que certains des commentateurs de l’actualité ont intérêt à ce que la situation empire.
    Seul l’irremediable, le changement de culture et de population compte. Le reste ? Des aléas.

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