L’Occident a eu trop de succès pour son propre bien

L’Occident a probablement trop bien réussi.

Cela peut paraître étonnant mais le problème de l’Occident moderne est le suivant : la civilisation occidentale a permis l’émergence de techniques et de technologies qui ont rapidement décuplé, centuplé la productivité, amenant une telle richesse pour tous que deux problèmes sont apparus.

Le premier, c’est la persistance puis la croissance inquiétante d’un groupe qui s’apparente de plus en plus aux chasseurs-cueilleurs. Le second, c’est la coagulation de ce groupe dans ce qu’on peut caractériser comme une excroissance de l’État bien au-delà du régalien, à la faveur des facilités qu’ont offertes, ces derniers siècles, les technologies modernes.

Pour rappel, la différence fondamentale entre les classes actives productives et la classe jacassante (composée essentiellement des politiciens, des médias et dans une certaine mesure, des « sachants » qu’on peut retrouver dans certaines positions d’autorité, les experts, les universitaires, etc.) est la même que celle entre l’agriculteur et le chasseur-cueilleur. Un agriculteur crée de la richesse et un chasseur-cueilleur la trouve… De même que les producteurs produisent de la richesse pendant que la classe jacassante se contente de la recevoir.

Il faut comprendre qu’historiquement, la mentalité de chasseurs-cueilleurs ne permet pas l’émergence de civilisations plus vastes qu’un groupe, car celui-ci doit rester mobile : la taille du plus grand groupe viable dépendra essentiellement de la capacité de son territoire à générer des ressources caloriques suffisante pour soutenir ce groupe.

Jusqu’à récemment dans l’Histoire humaine, ces groupes de chasseurs-cueilleurs sont souvent devenus chasseurs-pilleurs, et c’est ce qui a poussé les sédentaires à s’organiser de façon de plus en plus complexe afin de les repousser et éviter au mieux la perte des récoltes et au pire, la perte de leur famille, de leurs biens et la destruction de leur propre groupe. Historiquement, les nomades pillards forçaient les sédentaires à innover en fortifications et en alliances.

Mais aujourd’hui, ces pillards sont internalisés via l’État, qui absorbe les surplus de production sans générer de contre-pression évolutive. Eh oui : de nos jours, ceux qui se contentent de prendre au lieu de produire ne tuent personne et les richesses produites permettent de couvrir leurs demandes ; les classes productives ne sont donc plus prêtes à entrer en lutte ou utiliser la violence pour se débarrasser des parasites tout simplement parce que ce n’est pas rationnel : payer une rançon – appelons ça « impôts » par exemple – est suffisant.

Et c’est bien les gains énormes de productivité qui ont rendu viable la parasitocratie : l’Occident est la première civilisation à avoir transformé son surplus en poison. Nous ne mourons pas de manque, mais d’une indigestion de gratuité apparente.

Par exemple, comme un précédent billet le notait, en 1921, la population de l’Empire français représentait près de 69 millions d’individus sur les cinq continents et l’État employait alors un peu plus de 700.000 personnes pour des services publics devant pourtant gérer un territoire massif sur lequel le soleil ne se couchait jamais. Or, de nos jours, alors que la France s’est largement recentrée sur son hexagone, la fonction publique compte plus de 5,6 millions d’individus au service de l’État avec les toutes dernières technologies et on arrive encore, malgré cette véritable débauche de moyens, à nourrir tout le monde. La technologie a fait de l’État un prédateur stationnaire qui n’a plus besoin de chasser puisqu’il lui suffit de filtrer le flux, et qui utilise les progrès technologiques pour masquer son inefficacité pourtant croissante.

Certes, il apparaît maintenant clairement que la richesse par tête de pipe est en plein effondrement, mais l’image est parlante : pour arriver, malgré un État obèse, à conserver un tel niveau de vie aux Français, il fallait que les gains de productivité aient été absolument massifs. Quant au niveau de dette atteint finalement assez récemment, il donne surtout une idée de l’ampleur délirante de la « cueillette »…

De façon intéressante, cette différence de perspective – entre agriculteur et chasseur-cueilleur – se manifeste aussi dans l’attitude d’une personne vis-à-vis de la démocratie.

Pour quelqu’un qui considère la richesse comme un acquis – c’est-à-dire pour qui la sécurité et le confort sont naturels – la seule question qui se pose est de savoir comment la partager. Et comme personne ne souhaite s’engager dans un conflit potentiellement coûteux et à l’issue incertaine, alors s’impose assez vite le principe du vote et de la démocratie en général. C’est ainsi que dans ce monde, le droit de vote devient absolument indispensable à tous, sans quoi nul ne recevra une part égale de la « manne tombée du ciel ».

En revanche, si la richesse n’est pas un acquis certain, elle peut s’évanouir… Et dans ce cas, il faut agir « comme un agriculteur », c’est-à-dire surveiller la météo, les récoltes, les maladies, les marchés et les stocks de semences, afin de minimiser les risques d’échec. Dans ce cadre, une mauvaise décision peut coûter très cher, avec une vraie possibilité de famine et de mort au bout. Dans ce monde « agricole », il est crucial de choisir avec soin ceux qui prennent les décisions, car leurs choix peuvent nous mener à la ruine ou à la richesse.

Autrement dit, pour la classe productive, la richesse ne tombe pas du ciel. Elle la crée, et connaît donc tous les obstacles à sa diffusion. Elle comprend instinctivement la nécessité de réserver le droit de vote à ceux qui pensent et agissent sur le long terme, à ceux qui sont instruits, patients et sages. À l’inverse, la classe jacassante ne gère pas des ressources mais des perceptions et elle est donc rapidement horrifié par la perspective de planifier. Pour elle, le blé ne pousse pas, il s’alloue et chacun devrait donc avoir voix au chapitre quant à sa répartition.

En somme, l’agriculteur soumet la nature à la discipline du temps quand le cueilleur soumet l’agriculteur à la discipline de ses besoins.

De ce point de vue, on comprend qu’une démocratie de plus en plus inclusive, large et étendue mène surtout à l’égalité… dans la misère : le suffrage universel se transforme en une loterie suicidaire où l’impulsif pèse autant que le prévoyant, où celui qui hypothèque l’avenir vote aussi fort que celui qui le construit… Et rapidement, le vote n’est plus un choix de direction mais une enchère sur le stock de semences. Dans ce cadre, la démocratie n’est plus un mécanisme d’arbitrage entre producteurs, mais un mécanisme de distribution entre « consommateurs politiques ».

Le succès phénoménal rencontré par l’Occident a permis à un nombre croissant – probablement majoritaire à l’heure actuelle – de personnes de vivre dans un état déconnecté du réel où l’on peut calmement imaginer que la sécurité et le confort sont acquis et qu’on peut donc dévorer ce qui existe sans se soucier de comprendre d’où cela vient ni ce qui pourrait le faire manquer tout en raillant quiconque parle de l’importance des incitations ou de bien faire supporter les conséquences des choix calamiteux à ceux qui les ont faits.

En fait, la classe jacassante a réussi un tour de force biologique puisqu’elle bénéficie de la complexité de la civilisation sans en subir les retours de bâton. Pour simplifier (à peine), si l’agriculteur se trompe de semence, il meurt mais si « l’expert » se trompe de théorie, il est simplement invité sur un autre plateau pour expliquer pourquoi la réalité a eu tort.

Bien sûr, il va de soi que la caste jacassante, instruite et diplômée, est parfaitement capable – tout du moins sur le papier – de comprendre les mécanismes de motivation et les conséquences désastreuses qu’entraîne le vote de personnes incapables de maîtriser leurs impulsions. Elle n’ignore pas les conséquences à long terme, mais sait simplement qu’elles n’entreront pas dans le prochain cycle électoral et comprend qu’il lui est beaucoup plus facile de flatter ces instincts, détruire le passé et hypothéquer le présent, plutôt que les combattre et préparer l’avenir, ce qui demande de changer fondamentalement d’état d’esprit, de passer du mode chasseur-cueilleur au mode agriculteur.

L’Occident meurt de sa compétence à différer la mort : ses technologies ont repoussé si loin les conséquences de l’insouciance que plusieurs générations ont pu vivre et mourir dans l’illusion de l’impunité. Le chasseur-cueilleur ancestral savait qu’un hiver trop rude signifiait la mort mais son descendant bureaucratique actuel peut voter cinquante hivers de déficits avant que le froid ne morde.

Reste à savoir si l’Occident souhaite continuer à vivre comme un chasseur-cueilleur dans un monde agricole ou s’il est encore capable de redevenir agriculteur dans un monde qui ne pardonne plus l’oubli.

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Commentaires185

  1. Aristarkke

    Comme le dirait Charles Gave, les générations actuelles mangent le capital accumulé par les générations précédentes sans en apporter de nouveaux à la hauteur..

    1. Aristarkke

      Bref, des héritiers indignes même plus capables d’entretenir le patrimoine comme par exemple, la Tour Eiffel qui commence à rouiller sérieusement…
      Il y a sept ans qu’elle attend de recevoir sa couche de peinture heptannuelle…
      Annihildalgo dans ses oeuvres…

                    1. Pheldge

                      une génération c’est 25 ans et comme je doute* que tu aies moins de 40 ans, l’écart qui nous sépare est inférieur à cette durée. On peut donc affirmer, si on compte à partir de 1960, que nous appartenons à la même génération, ne t’en déplaise … 😉

    1. Unmeusien

      J’étais a me dire la même chose,une Feuille magistralement écrite ou encore,un En-dehors superbe ( Feuille, En-dehors,le Petit journal étaient des parutions alentours 1900 d’un anarchiste peu connu)

    2. Dom17

      Oui, et l’on pourrait dire que l’homme d’Etat fait partie des producteurs en ce qu’il est au service de ces derniers et prépare l’avenir, au contraire des parasites qui nous administrent (je ne dis plus « gouvernent »)
      L’Etat est devenu un pouvoir coercitif au fur et à mesure qu’une classe parasitaire l’a pris en main.

    1. Capella

      Merci pour ce billet magistral Monseigneur, oui, quelle profondeur !

      Le problème qui nous conduit à la ruine et la misère est bien tel que décrit. L’URSS s’est effondrée avec 50% de ponction. En France, on en est à plus de 70% ! Seule une productivité décuplée a pu produire un tel volume de parasites. Mais l’écroulement ne sera pas juste façon URSS, 15 ans difficiles et on est reparti. L’URSS avait éduqué sa population. Oh ils n’étaient pas tous ingénieurs mais ils savaient lire, écrire, compter, avaient un savoir manuel, et pas de hordes de sur-diplomés en psycho ou réchauffement climatique !
      Pour nous sortir de l’impasse on a eu l’idée suprême d’imporer une armée d’ingénieurs en coutellerie et ça se passe comme prévu, c’est à dire mal.
      Ici c’est au minimum 70 ans qu’il faudra pour se relever, si on se relève, ce dont je doute de plus en plus.
      Mes enfants, tous 2 ingénieurs sont partis hors de cet enfer sans avenir. Malgré le deni ambiant, le phénomène prend de l’ampleur pour tous ceux qui peuvent produire une richesse.
      Les producteurs fuient par milliers, on importe et élève à la chaine des parasites et autres ingenieurs en coutellerie. La coup de ciseau et l’effondrement va être d’ampleur biblique !

  2. nemrod

    Très bon billet.
    Deux pb
    – les parasites pompent maintenant plus que ce que la bête peut supporter.
    – la bête a pris conscience et veut devenir parasite ou au moins s’économise.

    1. Aristarkke

      « la bête a pris conscience et veut devenir parasite ou au moins s’économise »
      Pour des raisons de quant à soi et/ou de comportement social chrétien, beaucoup de Nicolas prennent à leur compte les paroles de l’apôtre Paul : Que celui qui ne veut pas travailler ne mange pas non plus (2Thess 3:10) et même aussi par Lénine en reprise…

              1. durru

                C’est parce qu’il n’était même pas rentier lui-même qu’il n’a pas compris la contradiction… Cueilleur de compétition, par contre.

                1. P&C

                  il n’y a aucune contradiction pour un rentier d’expliquer comment le système de la rente fonctionne.
                  L’oeuvre de Marx est tout aussi utile pour ceux qui veulent combattre ce système que pour ceux qui veulent le pérenniser à leur profit.
                  Selon Aldo stérone, Marx est très lu dans le milieu de la finance… pourtant, niveau rentes et parasitisme, la finance, ça se pose là.

                  1. durru

                    L’œuvre de Marx est très utile pour comprendre pourquoi les normes morales promues par le christianisme sont à ce point combattues par certains groupes (de chasseurs-cueilleurs). Il en a théorisé les principes.

                  2. Cerf d

                    Donc pour toi te fournir de l’argent qu’elle n’est pas obligée de te fournir à un taux que tu acceptes c’est du parasitisme ?

                    Pfffiou

                    1. P&C

                      un taux que tu acceptes… quelle blague.
                      Tu crois que les gens qui partaient en croisade ont eu le luxe de négocier leurs taux avec les préteurs juifs ? Or comme ceux ci n’avaient aucune garantie, ils prêtaient à des taux usuraires.

                      Le seul qui a pu bien négocier, c’est Godefroy de Bouillon… en menaçant de les passer au fil de son épée.
                      Raymond de St gilles n’en a pas eu besoin, il était le plus riche des barons de la 1ere croisade.

                      Le problème de la finance est le poids qu’elle fait peser. Trop lourd, et ça devient du parasitisme. C’est un vieux sujet, à tel point qu’il était courant pour les rois de faire des jubilés de dettes lorsqu’ils montaient sur le trône, car avec une croissance trop faible, les dettes pesaient trop lourd sur l’économie.
                      Le changement viendra de la république romaine.

                    2. P&C

                      @durru

                      Oui, mais ils faisaient oeuvre divine en répondant à l’appel du pape.
                      Or se croiser coute horriblement cher. Et se prendre 20% ou plus d’intérêts de la part es gens qui ont tué le christ alors que toi tu pars faire œuvre divine, ça pique.

                      Pour résoudre ce problème, les rois de france créeront une innovation fiscale : une flat tax de 10% sur tous ceux qui ne partent pas.
                      Le pape fera aussi une innovation avec le rachat de voeux : en gros, tu peux te dédire de ton voeux de croisé moyennant du pognon…

                      Sébastien 1eer du portugal fera de même pour financer son expédition au maroc, mais ça aura un effet pervers : il va se retrouver avec une armée constituée de gens pauvres, inaptes aux armes, et peu motivés, car tous les autres ont préféré payé pour ne pas être recrutés.

                    3. P&C

                      @durru

                      C’est pourtant un des arguments que vont sortir les massacreurs de juifs de la 1ere croisade, notamment les deux potes de pierre l’ermite.

                      Bon, le troisième, et le plus dangereux, Emich de Flonheim, était un chevalier brigand, motivé avant tout par le pognon.

                    4. Pierre 82

                      @P&C 13 février 2026, 11 h 49 min

                      Où avez-vous été chercher que les croisés se sont « endettés après des banquiers juifs » ?
                      La banque, telle qu’on l’entend actuellement, n’est venue qu’un bon siècle après, avec les Lombards, et dans une certaine mesure, les templiers.
                      Les « banquiers juifs » étaient surtout des prêteurs sur gage, et tenaient beaucoup à voir revenir ce qu’ils avaient prêté… avec un riusque énorme, rappelons-le ?
                      C’est hallucinant…

                    5. P&C

                      @Pierre 82

                      J’ai rappelé plus haut le pourquoi des taux usuraires pratiqués par les préteurs juifs : ils n’avaient quasi aucune garantie.

                      Pour un noble qui a du bien, pas grave, il pouvait mettre en gage une terre. Mais pour le commun des croisés, payer de tels taux était insupportable, et ils n’avaient pas assez pour se croiser avec leurs propres moyens.

                      D’autant plus que l’expédition était considérée comme hasardeuse… la suite le montrera bien assez d’ailleurs.

                    6. CPB33

                      en tout cas, dans les Walter Scott, par exemple, il est bien démontré que Jean ou Richard avait des prêts chez les juifs; alors révisions de l’histoire (romans écrits au début 19ème) ou vérités ?

    2. Theo31

      Pour l’aide a l’Ukraine, ça ne se passe pas comme prévu. Des pays refusent d’être garants et l’UE pense sérieusement a piquer les avoirs russes. Sinon, ce sera Nicolas, Helmut et Giuseppe qui paieront. Sauf que Helmut et Giuseppe ne sont pas chauds non plus.
      C’est donc Nicolas qui paiera. Necron volera donc l’épargne des Français dans les semaines qui viennent avec le soutien de tous les députés.

      1. Mildred

        Dans l’avenir, nul besoin du « soutien de tous les députés » pour perpétrer le vol de l’épargne des Français puisque désormais, il se commettra par décret.

      2. Pierre 82

        Difficile à prévoir.
        Que Macron en ait envie, c’est une chose, mais en aura-t-il la possibilité ?
        N’oublions pas qu’il a de moins en moins d’appuis réels, permettant un vol d’une telle ampleur. Ca pourrait causer sa perte.
        Quoi qu’il en soit, il finira immanquablement par trébucher.

        1. P&C

          Tant que les prétoriens seront payés et restent en ligne, la macronie ne prend aucun risque.

          Le risque, comme Septime Alexandre l’a découvert à ses dépens, c’est quand la thune manque pour payer les solats, et qu’un autre se propose d’en trouver à sa place.

  3. Aristarkke

    « le suffrage universel se transforme en une loterie suicidaire »
    En résumé de la situation grançaise, les cigales ont pris le pouvoir et transformé les fourmis en ilotes…
    Pour les prédateurs-cueilleurs, la production de ce qui sera consommable est implicite et trop triviale pour que ces beaux esprits s’occupent de cette étape…

  4. Simon

    « … une démocratie de plus en plus inclusive, large et étendue mène surtout à l’égalité… dans la misère »
    Comme disait Jacques Godfrain, ancien ministre de Jacques Chirac :
    «Les socialistes aiment tellement les pauvres qu’ils en fabriquent.»

  5. Theo31

    On le voit depuis quelques décennies, le nombre de bénéficiaires de l’Etat providence augmente à mesure que les créateurs de richesses diminue en nombre et en richesse. Le manque est compensé par un endettement croissant mortifère.

    La start up nation a réussi l’exploit de faire partir plus de deux millions de gens instruits et motivés.

    Ça finira très mal cette histoire.

    1. Aristarkke

      Un articulet lu hier chez Xwitter indiquait que, outre Manche, la suppression de l’exemption de l’IR pour les revenus tirés de pays autres que le UK par des tiers domiciliés pour cela donc chez Charles III, a entraîné une perte de 98 Md£ de matières fiscales parties se faire voir ailleurs…
      Même punition pour la Norvège avec un procédé similaire façon ISF ou en Grance, avec la taxation des bateaux de plaisance au delà d’une taille définie comme seuil on/off…

  6. Miniac

    Le raisonnement est bon mais incomplet. Nous savons tous que les politiciens et communiquant ne sont que la pietaille des chasseurs cueilleurs, et qu’ils obéissent eux mêmes aux chefs de cette classe de chasseurs cueilleurs, les financiers. Car la finance est bien la discipline qui ne produit rien et rabotte tous les gains de productivité. Ce n’ est pas un hasard si l’occident est financiarisé à mort… On rappellera également que dans aucune société l’agriculteur n’est devenu immensément riche, le banquier toujours… Le journaliste demande du blé, le politicien lui donne avec la dette, le banquier empoche les intérêts… C’est un triumvirat, dont on ne peut ignorer l’un des côtés… La question est donc de savoir pourquoi il est ignoré ici… Oui, je suis complotiste…

    1. Pythagore

      Le problème sous-jacent est la responsabilisation et la possibilité pour le chasseur-cueilleur des tps modernes de se servir sur la bête sans jamais n’être responsable de rien.
      Pareil dans la finance, lorsque ca craque les états viennent à la rescousse, et donc le casino tourne à plein.
      Si le chasseur-cueilleur veut se contenter de butiner, qu’il le fasse, mais pas par l’intermédiaire de l’outil de coercition qu’est devenu l’état. Qu’il cherche des donateurs, qu’il ouvre une cagnotte sur litchi,…etc…

      1. P&C

        Historiquement, un chasseur ceuilleur est tout sauf un assisté : il vit dans un groupe organisé autour de la survie, avec une discipline qui ferait frémir les moustaches d’un militaire. Se déplacer était une nécessité pour trouver la calorie.
        Tu as déjà une spécialisation du travail selon les capacités des individus, entre chasseurs de gros ou de petit gibier, ceuilleurs pêcheurs, artisans, constructeurs, et même un médecin. Les gosses et les vieux bossent.
        Et parmi les chasseurs ceuilleurs, tu avais déjà un parasite : celui qui savait raconter des histoires et y faire adhérer les gens. A tel pont que des recherches avaient montré que cette compétence était recherchée par les femmes au même titre que la chasse, la pêche, où l’artisanat du cuir.

        On confond ici la tribu nomade, la cour des miracles du lupen prolétariat, et les aristocrates parasites avec leurs suites.

          1. P&C

            les chasseurs cueilleurs ont pourtant du capital : outils, vêtements…
            mais comme le groupe est organisé pour la mobilité et la survie, il ne peut avoir que ce qui est utile et transportable à dos d’hommes.

            Le capital est un enfant de l’agriculture. C’est en se fixant que les communautés humaines ont été contraintes d’améliorer leur environnement, et de commencer à stocker pour les mauvaises saisons, par exemple avec des greniers à céréales.

          2. Mitch

            Certes durru, mais on peut très bien produire de la valeur ajouté sans forcément générer du capital. De plus, dans la valorisation d’un groupe il y aussi de l’intangible (les gens et le savoir-faire qui composent la tribue de chasseurs-cueilleurs). je pense que c’était le point de P&C

            1. durru

              Comme l’a bien fait remarquer le Patron, c’est impossible de construire une civilisation là dessus.
              Leur mode de vie n’emmerde personne, nous sommes d’accord, mais ça n’apporte aucun progrès non plus.
              Il y a là une contradiction avec la nature humaine, c’est un fait.

              1. CPB33

                le seul progrès vraiment important dans l’histoire des civilisations est l’invention des sanitaires à l’intérieur des habitations….

                  1. Pheldge

                    tout à fait durru, le feu, la roue, l’écartèlement, le briseur de genou, la poire d’angoisse, la manivelle intestinale, ou le berceau de Judas sont d’importantes inventions qui ont vraiment fait avancer la civilisation. 😉

                  1. Capella

                    Le communisme c’est les WC publiques disait mon Père. Tout le monde chie dedans mais personne ne nettoie et rapidement tu dois enjamber un tas de merde puant qui bloque la porte !

          1. P&C

            non, le paysan produit des céréales.
            Le meunier transforme les céréales en farine, qui sera utilisée par un autre transformateur, le boulanger.

            Le meunier est aux céréales ce que le fourneau est au minerai de fer. Le mineur produit le fer brut, le fourneau réduit en métal utilisable pour le forgeron.

            1. Cerf d

              Le meunier transforma de des céréales et ce faisant PRODUIT de la farine.
              Le boulanger transforme de la farine en ce faisant PRODUIT du pain.

              Les deux sont donc des producteurs.

              Plus généralement le transformateur n’est qu’un producteur parmi d’autres.

              A contrario, le paysan transforme aussi des graines en céréale.

              Bref la distinction producteur/transformateur est artificielle.

              Pffffiou.

    2. durru

      « Mon ennemi c’est la finance. »
      L’analyse marxiste de la société a visiblement encore des beaux jours devant elle.

      « dans aucune société l’agriculteur n’est devenu immensément riche, le banquier toujours »
      Et moi qui croyais que le métier de banquier a été inventé en Italie, vers la fin du Moyen-Âge… Les riches, par contre…

      1. P&C

        on a déjà de la banque sous Hamourabi.
        Mais ça marchait mal, le roi était obligé de les tuer régulièrement, car ils atrophiaient l’économie. Taux d’intérêts trop hauts par rapport à la croissance économique.

          1. P&C

            A l’époque, c’était un mix de marchands collecteurs d’impots et preteurs…

            Chez les assyriens, tu ajoutes la proximité avec le pouvoir, notamment pour les marchands de cuivre et d’étain.

              1. du

                … qu’on leur donne . La Dette avec un grand D a très tôt été perçue comme devant être encadrée car pouvant avoir des effets destructeurs

      2. Pierre 82

        Le but de ‘la finance », comme l’explique si bien Gave, c’est de collecter de l’argent épargné par certains, en leur donnant un certain taux d’intérêt, et à PRENDRE LE RISQUE de le prêter à quelqu’un qui a besoin de pognon, et qui prétend être capable de le rembourser avec un autre taux d’intérêt.
        La différence entre les 2 taux d’intérets, c’est la rémunération du banquier.
        Des dispositions réglementaires ont fait que les banquiers ont commencé à prêter aux états, en étant assurés que ce faisant, ils ne prennent aucun risque (risque personnel, et non pas risque de la banque, dont ils se contrefichent puisqu’ils sont salariés hyper-protégés et non pas propriétaires no responsables de l’argent qu’ils prêtent. Si ça pète, ils prennent leur parachute doré et ils se cassent).
        En fait, c’est ce découplage entre « le banques » et ceux qui les dirigent qui ont fait que le « skin in the game », condition sine qua non au fonctionnement d’un système libéral, a complètement disparu. Ca ne peut donc plus fonctionner, si personne n’est plus responsable de rien

          1. Pheldge

            oui c’est ça, allez, retourne jouer aux billes avec tes copains, et ne dérange plus les grandes personnes quand elles causent entre elles ! 😉

    3. Dom17

      Oui, et à ce sujet, pour comprendre comment on en est arrivé là, je conseille l’ouvrage de l’économiste chinois Hongbing Song « La guerre des monnaies »

  7. Mitch

    Pourquoi le parasite qui gère les flux de richesses produites par d’autres aurait tout à coup envie d’aller produire et de prendre des risques ??.

    Un parasite ne devient pas un producteur. Jamais.

    Les parasites devront être chasser (pas par le vote évidemment – seul les boomers croient encore en ces conneries).

      1. P&C

        vus confondez le parasite et le parasitoïde.

        Le but du parasite est la survie de son hôte, au moins tant qu’il n’a pas achevé son cycle. Le parasitoïde au contraire doit tuer son hôte.

        Pour vos donner des exemples.
        – le vers solitaire ou le symbiote dans spider man sont des parasites, il n’a aucun intérêt à vous tuer. Vivre à vos dépends, ça oui, mais il faut que vous restiez en vie pour qu’ils prospèrent.
        – le xénomorphe, le cordyceps de last of us sont des parasitoïdes. Leurs cycles impliquent forcément de tuer leur hôte.

        Lee problème qu’avait soulevé le cheik chauve au canapé rouge est celui du nomadisme de l’élite parasitaire, ce qui lui permet de se comporter en parasitoïde.

  8. Gerldam

    Il y a deux millénaires et demi, un certain Platon disait déjà tout le mal qu’il faut penser d’un système (la démocratie -demos kratos) qui donne le même poids à une infime minorité de citoyens capables de comprendre tous les enjeux d’une cité comme Athènes et à une majorité de crétins (Platon est un peu moins direct, mais c’est le sens de son texte dans ‘La république »).
    Je ne suis pas loin de penser que le système censitaire où seuls ceux qui possèdent peuvent voter ne serait pas meilleur. Le principe derrière le vote censitaire est frappé au coin du bon sens: ceux qui possèdent ne voteront pas de lois assez folles qui conduiraient à ce qu’ils perdent leurs propres biens. Les propriétaires seront, par nature plus prudent et plus conservateurs, alors que la plèbe ne voit aucun inconvénient à voter des lois qui volent ceux qui possèdent en leur faveur.

      1. P&C

        Sauf que la république ne marche pas non plus.

        La république romaine l’a montré.

        Quand à la production de richesses elle était surtout assurée par les non aristocrates : les esclaves, les métèque, les citoyens pauvres, et les classes moyennes artisans et marchands.

        1. durru

          La république romaine a été déstabilisée par l’apport phénoménal de richesses suite aux guerres puniques. Résultat obtenu grâce au succès massif de son modèle économique et politique.
          Un parallèle avec la situation d’aujourd’hui saute aux yeux.

          1. P&C

            +1
            trop d’esclaves par exemple suite aux guerres puniques et grecques.
            Entre les fermes retrouvées abandonnées par les soldats de retour, et devenus non compétitives à cause du patriciat, qui en a profité pour confisquer le domaine publique pour y faire leurs latifudas exploitées par des esclaves, la plèbe a été réduite à la misère.
            Le communisme nait à ce moment là, avec les gracques.

      2. Pierre 82

        Amha, on devrait donner plusieurs niveaux de droit de vote.
        Que le budget (donc les prélèvements) soient votés uniquement par ceux qui paient l’impôt ne serait pas choquant (en considérant,bien sûr, qu’un fonctionnaire ne paie pas d’impôt vu quye c’est juste du pognon qui fait des ronds dans l’eau).
        Pour les autres sujets, le droite de vote à chacun de me pose pas de problèmes.

        1. Dom17

          Je doute que, sur la politique étrangère, le citoyen lambda soit pertinent.
          Ce qui est certain, c’est que sur le chapitre des relations internationales, la valse des dirigeants tous les 5 ans est catastrophique

        2. Pheldge

          histoire de mettre tout le monde d’accord : inquiétez vous pas de ces histoires de vote, bientôt vous ne serez plus concernés :
          « Pour les élus coupables d’«actes et propos antisémites et racistes», Emmanuel Macron souhaite une «peine d’inéligibilité obligatoire»
          Donc bientôt les complotistes ne pourront plus voter, leurs partis de prédilection étant réduits à la portion congrue ! fallait y penser, la dette explose, rien ne va, mais voilà ce qui préoccupe notre Mozart …
          lefigaro.fr/actualite-france/emmanuel-macron-souhaite-une-peine-d-ineligibilite-obligatoire-pour-les-elus-coupables-d-actes-et-propos-antisemites-et-racistes-20260213

          1. Higgins

            Qu’il commence par le maire socialiste qui a déclaré récemment que la France était trop youpine !!!
            france3-regions.franceinfo.fr/nouvelle-aquitaine/dordogne/perigueux/la-france-trop-youpine-apres-ses-propos-antisemites-un-maire-de-dordogne-pourrait-etre-demis-de-ses-fonctions-3270809.html

    1. QuisesouvientdesHommes

      Le vote censitaire part du même postulat que le suffrage universelle : l’intérêt général est égal à la somme des intérêts particuliers.

      Hors ce postulat est totalement faux.

      Les intérêts particuliers sont antagonistes entre eux et l’intérêt général l’est avec les intérêts particuliers. Par conséquent, dans un système démocratique, chacun des intérêts particuliers cherche à faire valoir son droit contre celui des autres et contre l’intérêt général.
      Le nombre et la nature des votants ne changent bien évidemment rien à l’affaire…

        1. QuisesouvientdesHommes

          « la somme des intérêts particuliers n’est pas positive », c’est votre postulat.
          Moi je n’ai pas dit ça, je dit simplement que l’intérêt général, le bien commun, n’est pas seulement la somme des intérêts particuliers, il est bien autre chose de supérieur. « La totalité est plus que la somme des parties » selon Aristote.
          La politique c’est justement de permettre le développement harmonieux des intérêts particuliers et de les faire concourir au bien commun qui les contient mais ne s’y limite pas !!!

          1. durru

            Justement, si la somme des intérêts particuliers est positive par nature, pourquoi vouloir trouver des mécanismes artificiels, forcément gérés par des « élites » (ou le nom que vous voulez leur donner) pour « améliorer » le processus ? Vous n’avez pas eu déjà assez d’exemples concrets de foirage en beauté et avec moult dégâts collatéraux ?
            La politique, c’est propager l’illusion que chacun puisse vivre aux dépens des autres.

        1. QuisesouvientdesHommes

          Non, avec le vote censitaire vous ne faites que réduire le nombre des votants, pas le mécanisme psychologique du vote qui consiste à toujours vouloir favoriser son propre intérêt au détriment de l’intérêt collectif. Etre contributeur net ne fait pas de vous un être vertueux par principe sinon il n’y aurait jamais de conflits d’intérêts… Pour reprendre votre formulation, plus on donne, plus on attend en contrepartie.

          1. durru

            « toujours vouloir favoriser son propre intérêt au détriment de l’intérêt collectif »
            Déjà, j’aimerais savoir ce qu’est ce fameux « intérêt collectif ». Celui décidé par les politiques, peut-être ?
            Salauds d’individualistes qui cherchent à favoriser leur intérêt plutôt que le mien !

            1. QuisesouvientdesHommes

              Vous avez raison j’aurais dû utiliser plutôt le concept de « bien commun » mais vu votre façon de raisonner pas sûr que cela eût changé grand chose à votre réaction…

              1. durru

                Non, bien sûr que ça n’aurait rien changé, parce que c’est dans la nature de l’homme de se préoccuper d’abord et avant tout de soi-même.
                C’est un contresens absolu d’accuser qui que ce soit de privilégier son intérêt par rapport au groupe, dont l’intérêt (réel) est bien plus difficile à appréhender.
                C’est juste une énorme illusion qui est promue notamment, depuis désormais plus de deux siècles, par des parasites de compétition qui se nomment « socialistes ».

                Et ne venez pas m’expliquer que l’église porte le concept de « bien commun », car, comme le répète Charles Gave, « Dieu ne sait compter que jusqu’à un ».

                1. P&C

                  Je ne suis pas forcément d’accord.

                  Si on considère par bien commun les infrastructures nécessaires à la communauté, alors c’est très ancien, il y en a plein.

                  Le grenier à céréales, par exemple. Les égouts et chiottes publics.

                  Ce sont des biens qui n’appartiennent à personne tout en étant payés par tout le monde (en tout cas, tous ceux qui payent des impôts), et qui bénéficient à tous.

                  1. durru

                    Et ça a été fait parce que chaque individu de la communauté a compris que c’est *aussi* dans son intérêt d’avoir ces équipements.
                    Le sujet, c’était l’intérêt, pas la propriété. La propriété commune, oui, ça existe et ça a existé. Je dis bien « commune », pas « publique ».

                  2. Dom17

                    La paix et la concorde civile sont aussi des biens communs…
                    Le vote suppose une population suffisamment éduquée pour que, justement, elle puisse s’élever au-dessus de ses intérêts immédiats et particuliers.
                    Il suppose aussi des médias libres et une liberté de débat.
                    A mon avis, nos problèmes sont aussi liés à ces deux derniers points. En particulier le premier puisque le logiciel socialiste fait partie depuis un moment de l’éducation des jeunes.

                    1. durru

                      Vous croyez vraiment qu’ils sont nombreux, les gens qui ne veulent pas avoir une vie paisible et que leur environnement soit sécurisé ?
                      Les intérêts individuels de la grande majorité (car il y aura toujours des psychopathes et autres malades) convergent naturellement vers ce genre d’environnement.
                      Montesquieu, toujours…

                2. Pierre 82

                  Et pourtant, le Bien commun est défini dans la doctrine sociale de l’Eglise, comme suit :
                  « Ensemble des conditions sociales qui permettent aux hommes et aux groupes d’hommes
                  d’atteindre la perfection »

                  En réalité, il suppose 3 principes :
                  – dignité absolue de la personne humaine
                  – chacun doit avoir la possibilité d’avoir une vie digne (je dis bien « possibilité », autrement dit, que le fruit des activités de chacun leur permette une vie digne, et pas de vivre aux crochets des autres)
                  – Paix, sérénité, justice au sein de la société.

                  Rien à voir, donc, avec ce concept fumeux « d’intérêt général »

                3. QuisesouvientdesHommes

                  Ce sont justement vos théories individualistes à l’extrême qui sont à la base de la Révolution française et du socialisme révolutionnaires qui en découle. Théories qui consiste à faire de la société une juxtaposition d’individus interchangeables, indiférenciés, sans liens entre eux, aux droits et aux intérêts identiques.
                  Quant à refuser la notion de bien commun, cela revient à nier que l’homme est un animal social, et qu’en conséquence il doit chercher à tempérer ses intérêts personnels au nom d’un bien supérieur qu’on appelle « la société » pas le socialisme….

                  Pour finir Charles Gaves est peut-être très compétent en finances mais pour le reste…

                  1. durru

                    « juxtaposition d’individus interchangeables, indiférenciés, sans liens entre eux, aux droits et aux intérêts identiques »
                    Vous n’avez strictement rien compris. Pas grave.

      1. Gerldam

        En désaccord total avec vous. Ceux qui possèdent se rejoignent toujours sur le fait qu’ils n’aiment pas être dépossédés. Il y a conjonction d’intérêt. Avec le suffrage universel, au contraire ce sont les branleurs qui veulent profiter de ceux qui produisent des richesses, ce qui conduit mécaniquement à l’appauvrissement de tous.

        1. QuisesouvientdesHommes

          Et le suffrage censitaire c’est l’enrichissement de quelques uns avec la conjonctioin des intérêts de quelques un au détriment du plus grand nombre. Nombre qui d’ailleurs n’est pas forcément un ramassis de gueux mais n’a pas l’heur de plaire à la caste qui s’autoproclame seule capable de diriger et posséder. C’est exactement ce que nous vivons aujourd’hui avec l’hyperclasse globalisée…
          Mécanisme qui, au XIXème siècle, a conduit au développement des théories révolutionnaires de lutte des classes marxiste…

          1. durru

            Brève remarque : dans les entreprises, c’est bel et bien le suffrage censitaire qui est utilisé (sauf quand c’est l’état – et ses parasites – qui met sa queue), et c’est bien les votants les plus importants qui s’enrichissent le plus. Ou s’appauvrissent le plus, mais ça, personne n’en parle.
            « Skin in the game », il n’y a que ça de vrai.

            1. P&C

              Pas dans les grosses. là, c’est le PCC, avec fait du prince, esprit de cours, déni de responsabilité, report du risque sur le bas de l’échelle, promotion au bistrot ou par fornication, etc…
              Du bon management à la chernobyl.

    2. du

      Quelle que soit l’organisation de la société et à moins de sombrer dans la coercition la plus totale , il faudra quand même une adhésion du plus grand nombre au système . Je ne crois pas qu’il y aie un système parfait et immuable possible . Gouverner sera toujours de la navigation …

  9. Blondin

    Billet très intéressant.
    A mettre en parallèle avec la sépération traditionnelle en trois classes jusqu’aux (grosso modo et en schématisant) prémisses de la révolution industrielle.
    Bellatores – qui font la guerre, qui protègent
    Oratores – qui prient
    Laboratores – qui travaillent et nourrissent les deux premiers.
    Les laboratores sont bien sûr ultra majoritaires.
    La révolution industrielle vient tout bouleverser et, en France, la Révolution est le fait de laboratores enrichis venant prendre le pouvoir de Bellatores ayant perdu toute légitimité, de même que les plus riches des Oratores.

    1. Cerf d

      Il faut voir aussi que la classe de Bellatores (et dans une moindre mesure celle des Oratores) a tout fait pour perdre tout légitimité dans une guerre incessante entre le pouvoir royal et les seigneurs féodaux, le Roy cherchant à accaparer le pouvoir des nobles, ces derniers frondant pour finir par ne plus être que des nobles de cour.

  10. Gaston

    Billet qui m’a fait me souvenir du chapitre de La Grève où l’assemblée de la 20th Century Motor Company décide collectivement de donner selon ses capacités, et recevoir selon ses besoins.

  11. Mandol

    Voici une réécriture de l’histoire amusante. En realité les Tzars, les Rois et nobles, Les riches grecs ou romains, les conquérants perses ou Genkis Khan, ont tous agi ainsi. Et l’on trouve cette situation en Afrique – tutsi et hutus par exemple – ou Amerique du Sud, ou en Inde – les brahmanes.
    Un groupe prédateur prend le pouvoir et vit en parasite via un impot ou tribut payé par les cultivateurs. Il se maintient au pouvoir par la force et par l’abrutissement des masses, analphabétisme, drogues, propagande religieuse ou autre. Et s’il n’y a pas d’evenements imprévus, l’arrivée d’un autre prédateur, colons ou barbares , une catastrophe naturelle ou une épidémie, il se maintient très longtemps, 1000 ans, jusqu’a l’epuisement des ressources, c’est à dire atteindre la limite du territoire conquerable ou gérable.
    Quant à la democratie actuelle, c’est un système censitaire déguisé, où une poignée d’elus sont censés représenter le peuple et en fait ne représentent qu’eux memes et leur caste, une noblesse de robe.

    1. P&C

      +10
      le problème est moins l’existence d’une aristocratie que son utilité et la pression qu’elle excerce sur le système dont elle tire ses revenus.

  12. Mitch

    Je trouve la métaphore des chasseurs-cueilleurs assimilés à des parasites non adaptée. Les chasseurs-cueilleurs ramenaient de la viande et donc des protéines. En somme, il créaient de la richesse et avaient une fonction. Les polytocards, merdias, et tous eux qui vivent sur l’état (chomeurs, les gars qui vivent des aides, une immense proportion de fonx, pensionés) ne créent absolument aucune richesse.

    1. durru

      Le parallèle ne se situe pas à ce niveau. C’est même écrit…
      L’agriculteur accumule, crée du *capital*, quand le chasseur-cueilleur n’y pense même pas.
      Je lisais récemment un livre écrit par un ethnologue / anthropologue marxiste à fond qui faisait l’éloge des derniers tribus de Bushmen au Kalahari et se désolait de la disparition de ce mode de vie par le départ progressif des jeunes malgré les aides diverses et variées pour les encourager à rester.
      La capitalisation est rentrée dans notre ADN, rien à faire…

    2. Murps

      Les chasseurs cueilleurs n’avaient pas envie de rester chasseurs cueilleurs, ils ont élevé les animaux qu’ils avaient l’habitude de chasser et ont replanté les végétaux qu’ils avaient l’habitude de cueillir…
      Ils sont devenus éleveurs et agriculteurs.
      Maintenant on peut comparer la classe jacassante à Gengis Khan, l’herbe ne repousse plus elle est remplacée par des cerfas…

      1. P&C

        +1
        le passage de la chasse cueillette à l’agriculture n’a pas été si évident.
        Pas mal de populations ont fait des va et vient entre les deux modes de vie, chacun ayant ses avantages et inconvénients.
        Les agris par exemple étaient moins bien nourris, et contractaient plus de maladie en vivant proche des animaux. Ce serait ainsi qu’on aurait chopé pas mal de maladies, dont la variole.
        Ce qui a décidé, c’est la guerre : les agriculteurs peuvent faire plus de gosses, ce qui est un avantage évident.

      2. P&C

        j’ajouterai que Ghenghis Khan a pu faire ce qu’il a fait car il avait un vrai système économique à a disposition : le pastoralisme nomade combiné au système militaro administratif décimal.

        C’est très vieux, les scythes s’en servaient déjà.
        Grosso modo, l’économie fonctionne sur l’élevage des 5 museaux : chèvres, moutons, bovins et yaks, chameaux, et bien sur chevaux. Ajoutes aussi le bouvier des steppes, chien loup agressif dont le jeune ghenghis khan avait peur.

        La chèvre fournit viande et cachemire. Le mouton fournit viande et laine. Le yak est une véritable rolls, qui fournit viande, lait, laine, cuir, et des bouses bien sèches pour le feu. Le chameau est simplement le meilleur transport de l’époque, capable de tirer 400 kg. Quant au dada, c’est un poney rustique qui se contente d’herbe, et qui peut en trouver pour lui et les autres animaux même sous la glace. Le data fournit aussi viande cuir et lait.
        Le fromage des steppes peut se conserver 10 ans, il a été un des atouts de la logistique steppique.

        Concernant le système politique : chaque personne est recensée et enregistrée dans une unité militaire. cette unité est la base pour lever les impôts, lever les soldats, et contrôler la société. Les familles sont inclues dans ce système. Un membre d’une unité militaire n’a pas le droit de la quitter sans permission.
        Lorsqu’un tumen bouge (unité de 10000 hommes + 10000 remplaçants + 10000 réservistes), c’est tout le système économique capable de soutenir le tumen qui bouge avec, les familles, les troupeaux, etc…

    3. Cerf d

      C’est surtout que, comme tous, le chasseur cueilleur va au plus simple et au moins risqué.

      Si pour ramener de la viande, il peut la prendre sans risque chez l’agriculteur, pourquoi prendrait-il le risque de la chasser dans la nature.

      1. P&C

        hum… pas forcément juste.

        Avec le temps, les chasseurs cueilleurs vont devenir des éleveurs nomades, en domestiquant les chevaux, ce qui va créer le pastoralisme nomade des peuples steppiques. De la viande, ils en avaient. Plein.

        Pourtant, peuples stepiques et sédentaires du moyen orient se tapaient fréquemment dessus. ça a même décidé de la création de l’état et des premières villes.

        1. Gerldam

          C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles il n’y eut jamais de famine au moyen-âge en Hongrie alors qu’en France, c’était courant: étant surtout des bergers, ils eurent tojours assez de viande pour se nourrir de protéines lorsque les récoltes étaient mauvaises.

        1. Habeas Corpus

          agri et chasseurs ne sont qu’une image.
          c’est plus construction à long terme vs profiteurs de court terme

          c’est forcément une image car des cueilleurs peuvent organiser sur le long terme un beau verger pour continuer à cueillir en toute sérénité.
          Idem pour les chasseurs qui peuvent mettre des seaux de grains ici ou là.

          Cette allégorie un peu maladroite ne doit pas masquer la beauté du billet, bien meilleur que celui de Mercredi.

          Ne pas oublier : même Truman Burbank franchit la Porte, malgré les incitations de son « créateur » à l’insouciance et la sécurité.

    4. breizh

      oui, le mamouth, il faut quand même transpirer un peu pour en ramener la viande à bobonne…
      Et même aujourd’hui, Nemrod peut témoigner que la chasse reste un art pas si facile que cela.
      Et même cueillir des fruits nécessite d’avantage de transpiration que d’augmenter le code des impôts.
      En fait, le terme parasite se suffit à lui même.
      La fin de l’Ancien Régime provient notamment du fait que l’aristocratie était devenue (à quelques exceptions) un parasite.
      Mais l’idée générale du billet du patron reste tout à fait pertinente :-).

      1. P&C

        Ajoutes aussi les conséquences de la guerre de 7 ans, la dette qui fait exploser les impôts, et une crise économique qui fait passer la miche de pain à 14 sous alors que les ouvriers en gagnaient 20 par jour.

  13. breizh

    et le parasitisme ne veut pas s’arrêter (c’est une de ses caractéristiques) : lecourrierdesstrateges.fr/ue-macron-valide-un-saut-federal-immediat-avec-5-autres-pays-par-elise-rochefort/

  14. Dr Slump

    Passionnante analyse de maître Hash, qui ouvre à d’autres perspectives. L’une d’elle est que le développement exponentiel des IA va rebattre les cartes d’une force telle que cela ébranlera les fondements même de nos systèmes économiques et capitalistes, ce qui revient à dire que cela remettra en question le fonctionnement des systèmes politiques et sociétaux… en bien ou en mal, mais pour muter vers quelle forme, ça je n’en sais rien.

    1. P&C

      On verra.
      On a déjà vu ce que ça a donné avec le wokisme : que tout change pourvu que rien ne change.
      Je pense que l’on sous estime grandement la capacité de nos mamamouchis à se maintenir et pomper leurs rentes.

    2. Pierre 82

      @Dr Slump 13 février 2026, 12 h 48 min

      J’ai trouvé également cette analyse particulièrement pertinente.
      Evidmment, il faut comprendre « chasseur-cueilleur » comme un « animal opportuniste », qui se contente de puiser ce dont il a besoin dans son environnement, et ce qu’il appelle « agriculteur » n’est que les gars qui produit quelque chose, de manière concrète (il ne « produit » pas de rapports destinés à caler les meubles dans un ministère, mais quelque chose qu’un individu serait capable de lui acheter librement).
      Au fond, je me demande s’il ne faudrait pas envoyer ce texte à la malheureuse Tatiana Ventôse, qui parle souvent des « producteurs ».
      Je sens bien qu’en fait, elle veut parler de la même chose, mais elle a du mal à mettre sa pensée en ordre, polluée par des années de marxisme ingurgité par palettes entières, et probablement un entourage qui est resté profondément marxiste.
      Par ailleurs, elle devrait faire un stage à l’IdL, afin que quelqu’un se décide à aller éclairer sa lanterne, et de manière bienveillante (ici, la moitié des commentateurs lui gueuleraient dessus après deux interventions, c’est sans espoir)

      1. durru

        Ah oui, ça c’est une bonne idée, Tatiana 😉
        Sinon, je lui donne quelques chances de survivre, j’en connais qui sont passés par là 😀

      2. Dom17

        Tout le monde peut évoluer. La preuve, le titre de son livre « Il est venu le temps des producteurs ».
        Il faut saluer aussi la rigueur de son travail d’information.

  15. BilbonLeHobbit

    Bonjour à tous,
    En complément de mon autre commentaire sur ce billet, mais complètement HS (je parlais du recensement) …
    Vu que j’écris très rarement, j’en profite pour remercier le Patron pour son blog, sans lequel nous nous sentirions bien seuls.
    Contributeur peu récurrent mais lecteur assidu depuis 2020 (faites gaffe, je vous ai tous à l’œil, je lis TOUS les commentaires), j’ai pris conscience grâce à vous tous qu’il faut bien l’ouvrir un peu, car même si c’est une goutte d’eau… (« le mensonge ne passera pas par moi », tout ça)
    Merci à tous les commentateurs et tâteuses pour leurs compléments à ce blog, qui sont bien plus qu’un agrément.
    Il devient ainsi une mine d’or de libéralisme (de la version carton à la version titane), mais pas que : tous les sujets parcourent ce blog, qui est de plus devenu ma principale source d’informations, vu que toute l’actualité y est commentée et débattue.
    (Ouhlàlà mon Dieu, si je ne m’informe qu’ici et plus sur Rance TV, c’est donc que je suis platiste et reptilien, je suis perdu)

    Longue vie à ce blog, en espérant qu’il survive à la censure « en marche », mon espoir étant qu’ils foirent systématiquement et prodigieusement (et chèrement aussi) tout ce qu’ils entreprennent.

    Merci Patron, gloire à vous, et continuez à sauver des chatons mignons des griffes de l’ogre communiste.
    J’essaime à chaque fois qu’il en est possible, tant les idées que les articles de votre blog. Je serai comblé si au moins un jour, une de mes connaissances rejoint les fidèles lecteurs, ou ne serait-ce que s’éveiller à ce qu’une autre voie soit possible (« Sans Etat ? mais vous n’y pensez pas ?! »)
    Mais Ed a bien bossé et ce désir profond d’Etat de la part des Français est culturel, rabâché durant des années, et même institutionnalisé (mieux : financé par Nico contre lui), tant et si bien que nous ne luttons pas à armes égales.
    Cela causera est leur perte.

    Egalement, notamment merci à (j’espère ne pas confondre) :
    * feu Sam pour les débats mécaniques (j’en ai appris des choses sur la mécanique auto… capteurs ABS pour la vitesse, tout ça ; et donc toutes mes condoléances aux proches… 🙁 ) ;
    * Ari pour être toujours en vie, nous raconter les débuts du libéralisme, comment c’était dans sa jeunesse, ses échanges avec Dieu lors de la création de l’univers, être tout seul à faire marcher l’industrie du Doblo, et ses conseils qui sont toujours de bons tuyaux 🙂 ;
    * Pheldge pour les jeux de mots auxquels tout le monde pense mais que personne n’ose dire, merci de te dévouer ;
    * Pheldge (encore ce cher Célestin) pour la lessive et le ménage, merci bien, c’est très propre ; et tout ça en musique ;
    * Pierre, en même temps 82 mais une fois, je n’ai jamais compris 🙂 ;
    * P&C pour avoir le don d’ubiquité (dans le sens : il est là, mais en même temps doit vivre sur une autre planète que la mienne au vu de ses certitudes 🙂 ) (c’est bon je rigole) et j’ai dans l’esprit un éternel insatisfait, qui change ou veut tout le temps changer de taf, et de vie ;
    * Grosmatou pour faire tourner ;
    * durru pour sa mauvaise foi en béton armé de titane, mais grâce à qui j’ai compris que les Roumains ne sont pas tous des Roms, mais vos futurs « chances » et « ingénieurs » à vous (donc #padamalgam) ;
    * le major Higgins pour sa pertinence et son sérieux absolu (sauf sur le sujet que tout le monde sait :)) ; mes respects pour votre carrière, vous êtes ma référence en aéronautique ;
    * Kéko pour sa gouaille : il en faudrait des affiches publicitaires ou une chronique tous les matins sur Rance Info : ça terminerait les vieux sur le départ, mettrait en PLS les macronards, et convertirait les autres 🙂 Au plaisir de se voir peut être un jour ! ;
    * Mitch pour ne pas encore avoir quitté ce pays de cinglés (mais qui est dans les starting blocks) et sa vision de quelqu’un « du bout du monde » (avec Laurent vous êtes nos Américain à nous) ;
    * MCA pour LE train à l’heure (qui a dit : « lequel ? ») ;
    * BA (qui doit je pense s’être envolé pour Oxxo) pour avoir dû absorber tous les trucs peuvent s’absorber, et même ceux qui ne peuvent pas (reviens vite de ta planète, tes fines analyses et théories uniques me manquent)
    * MadeInCh, de Dieu ou bien ;
    * Habeas Corpus pour son côté « double face » : d’une mauvaise foi que seul durru peut égaler sur quelques sujets dont l’Ukraine, mais pertinent sur tout le reste ; et passes mes amitiés à ton poteau Donald ;
    * VR (d’ailleurs, hier j’ai vu un de tes compatriotes bien gras, j’ai pensé à toi ; merci Hidaldingue), pour nous faire part de ses combines pour être aux crochets de maman Etat, et nous faire passer d’un statut de « Nico du bureau » à « Kévin de la CAF » (mais donnes plus de précisions, c’est flou, j’arrive pas à faire pareil)
    * nemrod pour faire du prélèvement dans nos campagnes, merci car ça pullule ; et merci pour les conseils pharmacologiques avisés ;
    * Laurent a LA, pour sa vision depuis « l’autre côté du miroir », très intéressant ;
    * Yanka pour me laisser sa part de Rolex, piscines et SUV contre ma part de Villageoise, de pulls qui grattent et de sarouels (je blague, merci pour les commentaires) ;
    * Spirou pour être celui qui défend Israel, envers et contre tout : y’en a décidément toujours 1 quelque part… ;
    * Oréliane pour apporter la touche féminine à ce blog (et les magnifiques poèmes si je ne m’abuse) ;
    * Jacques Huse de Royaumont pour sa bonne tenue, et qui me rappelle quand je me rendais à l’abbaye 🙂 ;
    * RPA pour sa prose parfaite, pertinente, mais trop peu présente ;

    Et désolé à ceux que j’oublie !
    Merci encore !
    J’en profite pour vous souhaiter à tous une bonne année (ben oui, je l’avais pas encore fait) et un bon futur Noël si on ne se revoit pas d’ici là 🙂

      1. BilbonLeHobbit

        Ah oui j’ai pensé à vous, mais je ne savais pas quoi dire de drôle à votre sujet !
        Merci pour votre présence permanente et commentaires pertinents notamment sur l’actualité
        En vrai : non mais vous êtes tout le temps là !!!! 😉

  16. BilbonLeHobbit

    Note pour le Patron
    Désolé, j’ai laissé mon nom dans mon autre post… c’est ballot concernant la confidentialité des données !!!
    S’il pouvait le supprimer, je le reposte avec l’anonymat adéquat

  17. Higgins

    En attendant, ce qui nous sert d’exécutif s’asseoit dans les grandes largeurs sur les règles de démocratie si tant est que ces règles aient encore du sens dans ce pays avec un Parlement aux abonnés absents sur les sujets importants :

    « Le Premier ministre Sébastien Lecornu a promulgué la PPE3 (Programmation pluriannuelle de l’énergie version 3) par décret, le 13 février 2026, sans passer par une adoption par le Parlement, malgré un moratoire voté en juin 2025 et un processus législatif bloqué.
    Cette décision a été qualifiée de « passage en force » par quelques médias [seulement C News et Le Figaro, les autres se sont aplatis !] et acteurs politiques, notamment pour contourner les débats parlementaires interrompus depuis juillet 2025.
    Cette PPE3 présente 2 risques forts :
    – Risque pour la sécurité nucléaire : les rapports internes d’EDF et de RTE affirment que le nucléaire n’est pas prévu pour absorber la modulation forcée des centrales nucléaires pour absorber les pics intermittents du solaire et de l’éolien.
    – Coûts élevés : des investissements pharaoniques (jusqu’à 45 milliards € pour le raccordement des éoliennes en mer) risquent de faire doubler les factures d’électricité d’ici 2035.
    Cette approche a été qualifiée de « capitalisme de connivence » par des observateurs, mettant en avant des liens privilégiés entre décideurs politiques et lobbys des énergies renouvelables, au détriment de l’intérêt national.
    Sebastien Lecornu a qualifié les remarques des experts passés sur C News de « grotesques ».

    Source fil Telegram @leveil2022

    1. Dom17

      Les décideurs politiques ont beaucoup de « liens privilégiés » dans différents secteurs. On peut à coup sûr citer aussi l’industrie pharmaceutique dont les liens avec Macron sont à peine un secret.
      Dans ces liens, qui emporte les décisions?
      Bref, qui détient le pouvoir réel en France?

  18. FaLLaWa

    J’ai une suggestion:
    Que seuls ceux qui aient un emploi privé / une entreprise / une profession libérale puissent voter.
    Pas de droit de vote pour les salariés du secteur public ou les chômeurs.
    Z’en pensez quoi?

      1. Higgins

        Plus généralement, faire le choix d’une carrière politique à travers un mandat quelconque devrait imposer de démissionner de manière absolue de la fonction publique sans esprit de retour. Ça apurera le stock de parasites.

      2. durru

        Ah, mais ceux qui n’ont pas de droit de vote n’ont pas non plus le droit d’être élus (pour les chômeurs, je mettrais un bémol par rapport à la durée du chômage, mais c’est un détail).
        Donc, un fonctionnaire qui veut voter et/ou être candidat, il doit *d’abord* démissionner. C’est encore plus simple.

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