Mistral AI : le champion français qui réclame ses propres menottes

Tiens, voilà qu’Arthur Mensch, patron de Mistral AI, a récemment publié une tribune dans le Financial Times pour appeler à la mise en place d’une « contribution obligatoire basée sur le chiffre d’affaires » payée par toutes les entreprises d’IA en Europe, pour alimenter un fonds européen destiné à « soutenir la création culturelle ».

Une nouvelle taxe ? Demandée par un industriel ? Il y avait longtemps !

Avant d’aller plus loin, rappelons que Mistral AI est la licorne française de l’intelligence artificielle, fondée en 2023 par trois chercheurs passés par Google DeepMind et Meta AI. En à peine deux ans, la start-up a levé 3 milliards de dollars, atteint une valorisation de 14 milliards, et s’est positionnée comme le champion européen du secteur (normal, c’est aussi le seul capable de rivaliser, même modestement, avec les mastodontes américains). Mistral vise le milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2026, construit des data centers en Suède et lance sa propre plateforme d’infrastructure IA.

Sur le papier, c’est exactement le genre de réussite que la France devrait chérir, protéger et laisser grandir. C’est donc naturellement la cible idéale pour une bonne séance de castration réglementaire.

Avec un tel pedigree et une telle concurrence, on peut se demander pourquoi Mensch réclame ainsi un boulet à la patte. Mais il y a bien une raison.

Le 23 février dernier, Mediapart publiait une enquête accusant Mistral d’avoir utilisé massivement des œuvres protégées pour entraîner ses modèles : 35% de Harry Potter restituable, 58% du Petit Prince, des paroles intégrales de chansons protégées… Et 3 semaines plus tard, le même Mensch propose une taxe pour « rémunérer les créateurs », voilà une chronologie d’une limpidité confondante : on se fait serrer par la patrouille de la bien-pensance, on propose donc de payer une dîme pour acheter la paix.

D’une part, on est en droit de se demander dans quelle mesure ce genre de « révélations » n’est pas une forme pas trop subtile de sabotage : tous les modèles d’IA, qu’ils soient français, américains ou chinois, ont des besoins gargantuesques de données pour s’entraîner, et il apparaît évident qu’aucun des autres n’est exempt de ce genre de largesses avec le droit d’auteur. Choisir de taper sur Mistral est, finalement, assez bien dans la ligne de ce que la presse française – Mediapart notamment – est capable de faire pour consciencieusement détruire l’environnement économique français.

D’autre part, ce n’est clairement pas lire le matériel d’entraînement (que ce soit Harry Potter ou le Petit Prince) qui constitue un problème de droit d’auteur, mais bien le restituer, ce qui ne représente pas l’essentiel de la difficulté lors du paramétrage d’un modèle. Si Mistral pêche, c’est dans cette étape, pas ailleurs.

Pêché véniel qui n’empêche pas une forte pression pour bien s’assurer qu’une des rares licornes françaises sera correctement châtrée avant d’arriver à maturité.

Pourtant, à voir la concurrence, on se demande si c’est vraiment la direction qu’on doit prendre.

OpenAI est valorisée à environ 500 milliards de dollars, Anthropic à 350 milliards, xAI (Elon Musk) à 230 milliards. À eux trois, ces entreprises américaines pèsent 1100 milliards de dollars. Mistral en fait 14 et apparaît presque comme une erreur d’arrondis comparé aux autres.

Côté investissements, le projet Stargate lancé par OpenAI et SoftBank avec l’aval de Trump prévoit 500 milliards de dollars d’infrastructure IA sur quatre ans (les 100 premiers milliards sont déjà déployés au Texas). Les hyperscalers (fournisseur d’infrastructures massives et distribuées) américains comme Google, Microsoft, Amazon ou Meta prévoient plus de 300 milliards de dollars de capital investi en IA, et ce, seulement pour 2026. La Chine, de son côté, investit 70 milliards de dollars en centres de calcul IA. Quant à Mistral, avec ses 3 milliards levés au total, on frôle gentiment le 0,34% de l’enveloppe Stargate.

Dans un tel environnement, avec une concurrence aussi exacerbée, il est symptomatiquement français de… réclamer une taxe. C’est la version administrative de l’euthanasie appliquée aux entreprises.

C’est d’autant plus stupéfiant de la part d’un patron qui avait précédemment co-signé la lettre « Stop the Clock » demandant le report de l’AI Act européen parce que la réglementation « crée de l’incertitude sur le marché » et « affaiblit la position compétitive de l’Europe ». En pleine schizophrénie, Mensch décide donc quelques mois plus tard d’ajouter une couche réglementaire sur un secteur qu’il jugeait lui-même déjà trop réglementé. La cohérence n’est manifestement pas un modèle de langage que Mistral a réussi à entraîner.

Et ne nous y trompons pas : l’idée que OpenAI ou DeepSeek vont gentiment payer 5% de leur chiffre d’affaires européen dans un « fonds culturel » relève du conte de fées pour énarques en manque de rêves. Soit ces entreprises paieront et répercuteront le surcoût sur leurs clients européens (rendant l’IA plus chère en Europe qu’ailleurs), soit elles contourneront via des montages juridiques habituels, soit (et c’est le plus probable) elles ignoreront superbement la législation, comme elles le font déjà avec le RGPD. Pendant ce temps, l’administration Trump promet de « supprimer les obstacles réglementaires » au développement de l’IA, et la Chine opère dans ce que Mistral elle-même qualifie de « contextes de régulation extrêmement permissifs ». Le résultat est couru d’avance : la taxe pénalisera Mistral et les quelques start-ups européennes qui ont encore l’audace d’exister, et sera parfaitement indolore pour les géants étrangers.

En somme, l’Europe venait enfin de produire (sur un coup de bol ou un malentendu ?) un champion crédible dans la course mondiale à l’intelligence artificielle, un David français face à dix Goliaths américains et chinois, et la première idée de ce David consiste à se couper les bras.

La France a déjà tué son industrie numérique une première fois avec la « taxe Google » et l’obsession de l’exception culturelle. Elle nous en joue à présent une nouvelle version avec l’IA dans le rôle du condamné : le champion français du secteur demande lui-même qu’on reproduise le schéma qui a fait que la France n’a aucun GAFAM, aucun cloud souverain digne de ce nom, et aucune plateforme numérique d’envergure mondiale.

On taxe d’abord, on innove après. Ou plutôt : on taxe d’abord, et ensuite on ne taxe plus, parce qu’il n’y a plus rien à taxer.

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Commentaires76

  1. Aristarkke

    Que n’inventerait on pas comme barrage destiné à rehausser le seuil d’entrée pour les concurrents réels ou potentiels ?

  2. Aristarkke

    5% du CA, ça représente combien de la marge nette ? Il y a de quoi l’anéantir surtout pour des entreprises en pleine croissance qui ont besoin de renforcer leurs fonds propres pour continuer de miser sur l’avenir.

  3. Aristarkke

    Ce genre de démarche est pour maintenir l’illusion que tout ce que fait l’État, la dans le domaine « culturel » surtout cul-turel, est gratuit pour le spectateur qui le paie tellement indirectement qu’il ne le comprend pas…

  4. Gerldam

    Une seule conclusion s’impose: dans les couloirs de Bruxelles,du plus petit gratte papier jusqu’à -surtout- la présidente de la Commission, la raison s’est totalement enfuie en courant, ne laissant de place dans ces micro-cerveaux qu’à de l’idéologie pure. Résultats:
    – on tue l’industrie automobile européenne
    – on tue l’industrie chimique européenne, surtout allemande
    – on tue dans le fétus tout ce qui pourrait ressembler au début du commencement d’un mastodonte européen de la tech
    – on tente de tuer tout ce qui restait d’intelligence dans le continent

    Et vous vous demandez pourquoi l’europe se meure…..

    1. bob razovski

      Petite rectif, l’europe ne se meurt pas, elle n’a jamais existé que dans la tête de cette brochette de crétins.
      Et c’est ce fantasme qui nous coûte un pognon de dingue, faurchourre (*).

      (*) rien a voir avec un socialiste pris la main dans le porte-monnaie

    2. Theo31

      L’agenda 2030 est de transformer l’Europe en Haïti ou Madagascar puis de liquider par tous les moyens les mangeurs inutiles.

  5. breizh

    et une taxe favoriserait la création culturelle ? Pas convaincu !
    En revanche, permettrait aux copains de se faire verser une rente.

    1. Franck

      ^^
      Pour le coup, c’est Mistral perdant !!
      Après, j’ai une question pour le Patron (et les autres) : C’est bien de claquer (par exemple) 500 milliards d’infra IA pour Stargate mais….. ça se rembourse comment ?? On va me dire : « en économies » 🙂 Sauf que les boulots que l’IA remplaçerait (je mets au conditionnel), ce sont des personnes qui ne consommeront pas, donc ne feront pas tourner l’économie réelle et la société, l’argent économisé le serait plutôt au niveau de quelques entreprises, ce qui veut dire Bourse, dividendes, etc, tout ce qui finalement tue la valeur Travail.
      J’ai vrai, j’ai faux ? J’ai les 2 ? Je suis un socialiste ? Un communiste ? Juste un abruti ?? Les 3 ? Les 5 ?

      1. P&C

        Revenu universel. Et hop, tu as gens au chômage car remplacés par ia, mais qui restent consommateurs.
        Et en plus ils vont produire des données.

      2. Takata

        Ce n’est pas du pognon claqué mais de l’investissement
        Le bénéfice de l’IA se retrouve dans la baisse des coûts de production et donc dans celle des prix de vente

        Personne ne peut garder pour lui les bénéfices engendrés par l’évolution technologique

        1. P&C

          Le problème reste : ce qui dépense de l’argent, ce sont les humains.
          Or le but du déploiement des ia est de remplacer les humains.
          Si un jour une boîte sort un armbot de 40k (droide minier), je garantis un carnage dans l’emploi des mineurs.
          Du coup, tu auras une masse de chomeurs… qu’en faire ?

          Dans les précédents sauts technologiques, les emplois des secteurs agricoles et industriels ont été remplacés, et les employés envoyés vers les services. Or le but du déploiement des ia est de remplacer des emplois de service, en premier dans tour cexqui manipule des données : compta, droit, finance, business intelligence, analyse de texte et d’images, recherche biblio…

          1. Takata

            P&C 10h58

            Faites marcher votre cerveau :
            Quel serait le coût d’un robot fabriqué par un robot ?

            Idem pour ce que produit l’IA

        2. P&C

          Meme si tu avais raison, le problème reste que les gens seront mis au chômage.
          Or, un chomeur, niveau thune, c’est en général pas top… il paye son loyer et sa bouffe, mais guère plus. Un rsa, encore moins.

          Or pour faire des bénefs, il faut des clients.

          Quant au robot qui construit des robots, non seulement c’est déjà une réalité, mais en plus ce sera compétitif comparé au travail humain.

      3. Il n’y aura pas de disparition du travail. On va simplement avoir des gains de productivités inouïs de tous les côtés.

        Ce qu’une armée de salariés faisaient, un individu seul le fera tranquillement les doigts dans le nez.

        La société va devoir changer, s’adapter et comptez donc sur l’État et les administrations pour tout ralentir, saboter et rendre gluant. Cette fois, cependant, ils échoueront.

  6. CPB33

    en fait, la lecture du « Petit Prince » est dans le domaine public mais l’utilisation des personnages !
    ieepi.org/actualites/le-petit-prince-libere-du-droit-dauteur-en-2015-sans-ses-personnages/
    et pour harry-cover, il aurait pu choisir d’autres ouvrages libres de droits et plus intelligents….

  7. Aleph

    A lire le billet, il semble que Mensch ait seulement donné un sucre d’orge aux petits nenfants qui crient, et pas vraiment réclamé une taxe à laquelle personne ne croit que son entreprise sera soumise sans échappatoire. Il ne paraît pas y avoir de contradiction dans son action globale, seulement un ajustement tactique vu le terrain. Je dirais même qu’après avoir levé des fonds, il s’emploie à gagner du temps, et sur des gages bien plus faibles.

  8. CPB33

    et voilà !! même pas la peine d’essayer en France….
    bvoltaire.fr/referendum-sur-la-justice-les-raisons-de-lechec-italien/

  9. CPB33

    la justice française :
    encore des terroristes d’extrèèèèèmme droaaaate (ils ont collé des affiches !)
    bvoltaire.fr/info-bv-affaire-quentin-la-justice-saisit-des-telephones-de-plaignants/

    1. P&C

      Pour bientôt si le déploiement des soldats synthétiques s’amplifie.
      Ou alors, on aura la société du cartel avec ses synths et ses transhumance, dirigé par des larves géantes ayant atteint la singularité.

  10. du

    Mediapart est une officine , mais je retiens que le pillage des créateurs est généralisé et inéluctable . Pas une bonne nouvelle , de plus en plus rares par les temps qui courent .

    1. Pheldge

      sauf que « Elon Musk déclare que toutes les données créées par les humains pour entrainer les Intelligences artificielles (IA) sont épuisées »
      haas-avocats.com/ntic/epuisement-des-donnees-humaines-quels-enjeux-pour-lentrainement-de-lia/

        1. P&C

          Meuh non. J’ai déjà interrogé chat gpt sur le new âge, la geobiologie, le tachyon, les êtres de l’un, et ça passe crème. Il m’a même trouvé des infos que j’ignorais sur Cobra.

          Les conversations que l’on peut lire ici sont moins barrées que dans un forum qanon.

  11. perecolateur

    Je ne sais pas où vous en êtes de vos test de l’IA agentique. De mon côté je me forme sur le sujet avec ollama et open webui pour la partie prompt et ordonnancement.
    J’ai testé pas mal de modèles de la librairie d’ollama et celui de mistral dédié à la génération de code est vraaiment pas mal en regard de sa légèreté.

    Quand je vois ce que j’arrive à faire en local, avec un PC gamer un peu gonflé, et des modèles grand public, mais néanmoins loin des Rolls comme Claude ou gemini, je suis littéralement sur le cul.

    Ça va être un massacre total de tous les emplois de bureau. Et pas dans 10 ans. 2 tout au plus.

    Je commence même à reconsidérer mon avis sur le salaire universel.

    C’est impossible de s’adapter collectivement à un game change de ce niveau.

    Ça va être une boucherie.
    Tous ceux qui ont sérieusement éprouvé ces nouveaux outils se posent les même questions et ont les mêmes craintes.

    1. P&C

      Y a deux modèles possibles : féodal, ou distribué.
      La grande différence est la possession des titres et actions.
      Dans le modèle féodal, celui vers lequel on va, la propriété des boîtes d’ia, etc… est concentrée entre les mains d’un nombre réduit d’acteurs.
      Dans le modèle distribué, tout le monde est à peu pres egalitairement proprio des boîtes d’ia.

    2. MadeInCH

      Sous Ollama, vous utilisez quels modèles?
      Mon notebook arrive à faire tourner des modèles 3~4b.
      16Gb RAM et une carte vidéo intel… Pas l’idéal.
      Le plus étonnant, c’est que j’avais un modèle « non aligné » de 7b qui marchait assez bien, puis il s’est mis à halluciner d’un coup.
      .
      Sinon, oui… ça va être un changement de paradigme sosciétal dans les domaines du savoir et de la bureaucratie qui va être assez brutal…

      1. perecolateur

        Côté hardware, faut investir, il n’y a pas le choix si on veux faire tourner des modèles autour de 14B et plus.
        Du GPU NVIDIA rtx 5080 en 16go vram + un cpu rysen 9950x, 64 à 128 go de ram ddr5 à 6000 MHz, le tout avec un système de refroidissement à la hauteur et une alimentation à 1200 w mini de bonne qualité.
        Sinon il y a un Mac mini à 64 go de ram qui tiens bien la route pour les besoins agentique. Il est à 2300 euros sur LDLC en ce moment.

        Après quels modèles, ça dépend de ce que l’on veut faire.
        Moi c’est de la génération de code avancée, et mon choix c’est porté sur mistral code latest que je chaîne parfois selon les besoin avec d’autres modèles plus légers.

        1. P&C

          Punaise… tu installés l’ia sur ton pc ? Non, parce que avec une configuration bien moindre, je peux utiliser chat gpt ou dall e sans problèmes.

            1. P&C

              En service Web. Localement, je ne pourrai pas, mon pc met plus de 2 heures à entraîner un ANN de classification assez basique de données météo et 16 pour entrainer un vgg 16.
              Et mêle un pickle pour svg l’entraînement, la prédiction prend facile 10 minutes.

          1. Leo Lux

            Avec une machine de guerre (dixit le vendeur) de 15 ans, bon la CG à 13 ans :-), je suis impressionné par la vitesse et la puissance de réalisme des IA graphiques d’aujourd’hui.
            J’ai du mal a imaginer celle de demain.

    3. nemrod

      Bon.
      Je sais faire pousser des patates, chasser et découper le gibier.
      Tirer aussi…
      Prendre un poisson.
      Finalement ce seront peut être mes seules compétences vraiment utiles.
      Qui sait ?

    4. Leo Lux

      Et quid des créateurs en générales (développeurs, dessinateurs, artistes …) ?
      Impossible de différencier l’oeuvre humaine de celle de la machine. O_0

        1. P&C

          On voit déjà les effets dans les jeux renpy. Avant, c’était soit dessin, soit 3d avec deux variantes, souvent assez basique, décors réutilisés, etc… les renpy 3d étaient en général moins bien que les dessins, et le rythme de production différait aussi.

          Aujourd’hui on voit de plus en plus de renpy avec dessins faits par ia,souventcdeguelasse en terme de proportions, style toujours les mêmes : anime, ou occidental, et bas terrible. Du coup, on a : les vrais dessins, lents à produire et généralement les meilleurs. Les 3d de qualité variable qui sortent plus rapidement, et les ia qui sortent vite mais souvent à chier.

    5. J’ai mis en place un minipc avec un openClaw pour la veille, et à côté, j’ai dédié une machine avec une bonne carte graphique pour y faire tourner des vm avec des modèles ia (image, texte, son). Cela marche très bien et c’est « managé » par le bot ce qui me fait un minimum de maintenance perso.

      C’est redoutablement efficace.

  12. Gerldam

    Apparemment , Mistral est en train de faire un deal avec Nvidia. Ceci dit ASML demeure l’actionnaire majoritaire.
    Mais si Nvidia met beaucoup au pot, Mistral risque de devenir américain.

  13. Citoyen

     » Une nouvelle taxe ? Demandée par un industriel ? Il y avait longtemps !  »
    Voilà qui est plutôt drôle comme situation, H16.
    Mensch pris la main dans le sac, essaie de s’en sortir comme il peut, et propose d’être taxé !…
    Dans le contexte légal que l’on se traine, c’est la seule solution qui lui parait convenir …, pour l’instant …
    Sauf, après mure réflexion, à imaginer s’envoler pour d’autres cieux … et dans ce cas, « il n’y aura plus rien à taxer »…

    1. Cerf d

      Pourquoi aller acheter au centre ville ce que je peux avoir en ligne sans avoir à payer des amende pour stationnement autorisé ?

      1. nemrod

        Pourquoi ouvrir un commerce et ramer comme un dingue pour satisfaire aux exigences de l’occupant intérieur pour un salaire horaire minable ?
        Dernière en date : le plan d’évacuation obligatoire pour tous les erp…même le toiletteur pour chien de 20 m2.
        L’obligation d’une porte arrière « antipanique » est dans les tuyaux…
        Bon t’ira te promener dans les hangars Amazon, Cerf, parce que les villes ce sera No Mans Land et zonards.

  14. Cerf d

    Cette histoire de contre façon est grotesque.
    Quand tu demandes à une IA de te trouver une citation exacte d’un livre ce n’est en rien de la contrefaçon. Et pour ça il faut bien que l’IA ait « lu » le livre en question.

    Et l’absurde s’ajoute au grotesque lorsqu’on se rend compte que l’AFNOR (Agence Française de normalisation) interdit que les normes qu’elle publie soient utilisées pour entraîner une IA.

    Alors qu’on pourrait gagner énormément de temps en demandant à l’IA de synthétiser ce qui dans un ensemble de normes s’applique au sujet sur lequel on travaille, eh bien non ! Interdit !

    Il ne faudrait pas qu’on n’ait aucun risque de manquer un élément important et de payer une bonne amende à cause de cela !

    1. bob razovski

      « Et l’absurde s’ajoute au grotesque lorsqu’on se rend compte que l’AFNOR (Agence Française de normalisation) interdit que les normes qu’elle publie soient utilisées pour entraîner une IA. »
      Epikoi encore ? Tu veux que l’IA explose, c’est ça hein ?
      Le syndicat des IA proteste: ce n’est plus de l’entrainement, c’est de la torture.

      1. P&C

        Pourtant, ce ne sont que des données textuelles, rien de bloquant. Si les ia argentiques ont pu se manger les d’élites qanon, elles peuvent se manger les normes afnor.

  15. Leo Lux

    Si je peins un tableau de la Joconde à la manière Gotlib, je suis nullement hors la loi.
    Pourquoi l’IA la serait t’elle ?

    1. P&C

      La thune. L’objectif est que les auteurs continuent de percevoir leurs rentes.
      Or les boîtes d’ia ont du pognon, donc y aurait moyen de moyenner…

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