L’immigration de remplacement n’est pas une théorie : c’est un budget

Pourquoi, en l’espace de quelques années, les villes européennes et américaines se sont retrouvées submergées de réfugiés, toutes à peu près au même moment et comme par un heureux hasard de calendrier ? Pourquoi des métropoles aussi différentes que Malmö, Bruxelles, Minneapolis et Lampedusa ont connu simultanément le même phénomène, avec les mêmes ONG, les mêmes circuits et les mêmes éléments de langage ?

Si vous demandez, on vous expliquera sans doute que ce fut le fruit d’une convergence de crises géopolitiques.

Cependant, en suivant les flux monétaires liés à ces vagues, on découvre que cette convergence n’a rien de fortuit.

Et ceux qui ont remonté ces flux ont noté que, par exemple, pour l’afflux de réfugiés en Europe, il a été accompagné et souvent précédé par des subventions financées par le contribuable américain.

Oui, Washington a littéralement payé les villes européennes pour accueillir ces populations, en utilisant comme intermédiaire des structures telles que l’American Refugee Committee (ARC), co-fondé avec l’argent du Fonds Humanitaire de George Soros. L’ARC ne se contentait pas de distribuer des couvertures : elle gérait la logistique de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), jusqu’au placement des réfugiés et à leurs calendriers d’arrivée. Quant au budget de l’OIM, il a été multiplié par dix en vingt ans, passant de 280 millions de dollars en 2000 à 3,4 milliards en 2023, dont 40 % financés par les États-Unis.

On est loin d’un mouvement spontané de solidarité que nous vendent les médias de grand chemin et les politiciens.

Et ce ne sont pas des initiatives isolées : l’ONU elle-même, par le truchement de programmes dédiés, offre encore aujourd’hui des incitations financières aux villes européennes qui acceptent d’accueillir des réfugiés. Si votre commune a vu fleurir un centre d’accueil là où se trouvait jadis un bureau de poste ou une école désaffectée, il y a de bonnes chances qu’un chèque, au départ en dollars, ait facilité la conversion.

Pour comprendre comment on en est arrivé là, il faut remonter une chronologie que personne ne vous présentera dans cet ordre.

Dès 1972, la Conférence des Nations Unies à Stockholm pose les bases d’une gouvernance environnementale mondiale intégrant la question des migrations. La même année, le Club de Rome publie « Les limites de la croissance », installant le contrôle démographique dans le débat. En 1973, la Commission trilatérale de David Rockefeller et Zbigniew Brzezinski théorise la coopération transatlantique. En 1979, l’ARC et les premières structures philanthropiques de George Soros voient le jour. En 1980, le Refugee Act aligne officiellement l’ARC sur les stratégies gouvernementales américaines. Le rapport Brundtland de 1987, « Notre avenir à tous », consacre le « développement durable » comme horizon mondial. En 1992, l’ONU adopte l’Agenda 21 au Sommet de la Terre à Rio. Dans les années 1990, l’OSF et l’ARC s’étendent à l’échelle planétaire avec le soutien de l’USAID.

Et puis, en l’an 2000, la Division de la population des Nations Unies publie un rapport au titre remarquablement transparent : « Migration de remplacement : est-ce une solution au déclin et au vieillissement démographiques ? »

Le document est public et ne laisse aucune place à l’ambiguïté : « Au cours des cinquante prochaines années, la population de pratiquement tous les pays d’Europe ainsi que du Japon connaîtra un déclin et un vieillissement démographiques. Les nouveaux défis liés à ces tendances nécessiteront une réévaluation complète de nombreuses politiques et programmes établis, y compris ceux relatifs aux migrations internationales. »

Le rapport examine pays par pays le nombre d’immigrants jugés nécessaires pour compenser le déclin de la population active ; pour l’Union européenne, les immigrants post-1995 et leurs descendants représenteraient entre 30 et 39 % de la population en 2050. Et non, ce n’est pas un tract complotiste rédigé dans une cave mais bien un communiqué de presse des Nations Unies, référence DEV/2234, daté du 17 mars 2000.

C’est ici qu’il convient de désamorcer le réflexe pavlovien habituel.

Non, dénoncer l’existence de ces programmes coordonnés de déplacement de populations n’est pas du racisme, c’est même l’inverse. Ce qui est en jeu, ce n’est pas la couleur de peau des arrivants mais l’architecture d’un système qui affaiblit les démocraties occidentales en y important des tensions et des fractures profitant à un écosystème d’ONG, de fondations et, accessoirement, au complexe militaro-industriel qui prospère à chaque intensification des conflits.

Car il y a une différence fondamentale entre l’immigration naturelle et l’immigration organisée.

Dans le premier cas, l’absence d’aide impose à l’arrivant de s’intégrer par le travail : c’est un frein au départ et un filtre à l’arrivée. N’immigre pas qui veut, seulement qui peut.

Dans le second cas, la distribution généreuse d’aides sociales, couplée à l’abandon de tout filtre aux frontières, produit une cascade d’effets désastreux. Si quelques patrons à la vision courte se réjouissent de voir baisser le coût de la main-d’œuvre, l’abaissement du niveau général de compétences finit par peser lourdement sur la compétitivité du pays.

Et cette perte n’est pas compensée par la consommation des arrivants : trop pauvres et insuffisamment formés pour générer des richesses à hauteur de ce qu’ils consomment, ces immigrants représentent un coût net finalement supérieur à leur contribution — constat documenté par Contribuables Associés en France, par les données officielles du Danemark (31 milliards de couronnes par an), et par le Joint Research Centre de la Commission européenne, entre autres.

On pourrait d’ailleurs relire avec profit la stratégie Cloward-Piven, théorisée dans les années 1960 : surcharger délibérément le système d’aide sociale pour provoquer une crise systémique qui forcerait une refonte totale de la redistribution.

Attention, personne ne prétend ici qu’un comité secret a décrété son application à l’échelle européenne. Mais comme le dit le proverbe anglais, si ça ressemble à un canard, si ça nage comme un canard et si ça cancane comme un canard, c’est probablement un canard : que la surcharge des systèmes sociaux européens soit le fruit d’un plan ourdi en secret (complotisme !) ou d’une simple accumulation de lâchetés politiques bien plus probables, le résultat est malheureusement identique : un État-providence poussé au-delà de ses capacités, des services publics qui craquent, et une population qui commence à se demander pour qui, exactement, elle cotise.

Car il ne peut pas y avoir simultanément une absence de frontières et un État-providence. C’est l’un ou l’autre.

Soit les frontières sont une fiction, et toute redistribution financée par les locaux à destination de la planète entière est insoutenable par définition. Soit un État-providence est en place, et les frontières doivent être matérialisées pour que la redistribution se fasse dans le cadre d’une appartenance contrôlée au pays.

L’Europe, et la France en particulier, ont choisi l’impossible : ouvrir les frontières sans filtre tout en laissant tourner la machine redistributive à plein régime. L’appauvrissement qui en résulte n’est donc ni un mystère, ni une fatalité : c’est une conséquence mécanique.

Et pour ceux qui ont suivi l’argent depuis Stockholm jusqu’à Bruxelles en passant par Washington, ce n’est pas non plus une surprise.

J'accepte les BTC, ETH et BCH !

1BuyJKZLeEG5YkpbGn4QhtNTxhUqtpEGKf

Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires85

    1. Pheldge

      je lis : « cette convergence n’a rien de fortuit » puis plus loin « personne ne prétend ici qu’un comité secret a décrété son application à l’échelle européenne. » … Je ne doute pas qu’un lecteur responsable – j’ai des noms – aura le courage de faire un signalement citoyen, pour contribuer à sauver la république ! 🙂

  1. Aristarkke

    « ce fut le fruit d’une convergence de crises géopolitiques »
    Le concept de « réfugié climatique » a vu le jour également. Mais personne ne l’a défini avec précision ou cela n’a pas été mis en évidence médiatique.

  2. Aristarkke

    « L’ARC ne se contentait pas de distribuer des couvertures :  »
    Quel que soit le pays, l’ARC est décidément un sigle maudit d’escroquerie institutionnalisée…

  3. Aristarkke

    Philou, tu te dois d’encadrer et de mettre en place d’honneur dans ta case, devant le hamac, cette affiche digne de l’Etat Grançais trop tôt disparu, arraché à l’affection des siens (et de leurs descendants).

    1. Pheldge

      oh que oui, quel honneur pour moi de voir qu’enfin, le signalement citoyen est reconnu pour ce qu’il est : une nécessité démocratique … 😉

  4. Aristarkke

    Milton F. a abondamment prévenu de cette évolution :
    « Dans le second cas, la distribution généreuse d’aides sociales, couplée à l’abandon de tout filtre aux frontières, produit une cascade d’effets désastreux. »
    C’est la situation souvent reprochée à tort au libéralisme qui serait ainsi en contradiction avec ses thèmes principaux selon ses détracteurs…

  5. Aristarkke

    « Si quelques patrons à la vision courte se réjouissent de voir baisser le coût de la main-d’œuvre »
    Le PCG du mécano de la Générale de chez Messerschmitt, l’ineffable Georges M. dénonçait curieusement mais véhémentement ce risque à la fin des années 70, n’hésitant pas alors à vandaliser un foyer Sonacotra dans la riante ville de Vitry sur Seine.
    Depuis cet organisme a abandonné les classes laborieuses de souche, plus assez rentables électoralement parlant…

  6. Aristarkke

    « Soit les frontières sont une fiction, et toute redistribution financée par les locaux à destination de la planète entière est insoutenable par définition. »
    Lu cette semaine chez Xwitter que l’administration grançaise aurait modifié une énième fois les critères de recevabilité d’une demande d’asile politique avec pour conséquence une estimation actualisée de 580 M de demandeurs potentiels…
    Pourtant, l’homme du sérail Rocard avait insisté sur l’impossibilité pour la Grance d’accueillir toute la misère du monde…
    Mais ça, c’était avant !

  7. perecolateur

    Ça fait quelques années que je pense que l’immigration est un couteau suisse des gouvernants occidentaux.
    Ça fait plus de 10 ans maintenant qu’ils cherchent à déclencher une guerre impliquant nos pays. Sans grand succès pour l’instant, le quidam moyen étant nettement plus motivé à dessouder du macron et autre starmer que des Russes.

    Par contre une chose dont je suis sur, si ils se replient finalement sur une guerre ethnique entre blanc et pas blanc, là, vu la haine et la rage accumulée depuis 45 ans, les gens iront sans qu’on ait à trop les pousser. Et ça sera bien plus sanglant que dans les films et les livres, c’est garanti.

    1. MadeInCH

      AMHA, il n’y a rien de pire qu’une guerre civile ou vraiment religieuse.
      .
      Dans une guerre d’états, il y a les droits de la guerre, plus ou moins suivis, mais on sait que le type en face est un peu comme toi, qu’il fait son devoir mais ne veut pas se faire tuer. Il peut se rendre, ou au moins essayer, et avec de la chance, tu accepteras sa réddition, ne serait-ce que parce que tu penses au fait que peut-être tu seras amené à tenter de te rendre pour sauver ta vie.
      .
      Dans uen guerre civile ou religieuse, le type en face est juste un truc à éliminer. Même si c’est ton frère. Il le sait, tu le sais, et il n’y a pas de réddition car il n’y a pas de prisonnier. Ou peu.
      .

        1. MadeInCH

          Mais je suis en occident.
          Et si je regarde ce qui s’est passé à travers le monde lors de guerre muslmo-n’importe qui d’autre, voir entre eux, c’est sans prisonniers ni pitié pour les kouffars.
          Or si il y a une guerre religieuse en Europe, ce ne sera pas avec des boudhistes ou des taoïstes.

      1. Higgins

        On y court de plus en plus vite.
        Le Parquet européen, excusez du peu, vient d’ouvrir fort opportunément une enquête sur une possible fraude autour de formations aux médias qui auraient bénéficié notamment au président du RN, Jordan Bardella. Des financements du parlement européen auraient été utilisés.
        actu.orange.fr/politique/rassemblement-national-le-parquet-europeen-enquete-sur-des-soupcons-de-fraude-impliquant-jordan-bardella-magic-CNT000002p5lD6.html

        Perso, je tiens le monde politique pour un rassemblement de malhonnêtes quel que soit le parti mais à un an d’une échéance cruciale pour le pays, cette enquête « spontanée » pose question. Je n’ai aucune sympathie pour la maison RN mais je sais que les sondages la mette largement en tête pour cette élection. Perso, j’en ai marre d’avoir à choisir entre des truands et je me félicite lorsqu’il y en a un qui se fait prendre et n’éprouve aucune compassion pour son sort. Il a joué et il a perdu. Cependant, je ne suis pas persuadé que de visser le couvercle de la cocotte, car je pense que c’est là l’objectif, en coupant les ailes de Bardella contribuera à apaiser les tensions dans notre pays. Je crains même que ça n’accélère les conditions de l’explosion qui vient et qui se passera lorsqu’il n’y aura plus de financement possible.

        1. Higgins

          On pourrait rajouter à ce constat les difficultés du RN à trouver une banque pour financer sa campagne. Ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’on fait tomber la fièvre.

    1. Dans des pays normalement constitués, deux choses :
      – on coupe la distribution d’aides sociales OU on ferme les frontières (ou les deux tant qu’à faire)
      – on arrête les financements occultes des ONG toxiques

      Dans la réalité, on va continuer ainsi parce que l’effondrement est l’objectif.

      1. breizh

        et l’on poursuit ceux qui posent trop de questions : lesalonbeige.fr/bruno-retailleau-fait-adopter-un-nouveau-texte-liberticide/

            1. Dom17

              Ceux qui ne sont pas des traîtres ne peuvent même pas concourir à l’élection et sont i visibles dans les médias

      2. MadeInCH

        Et moi, en tant que personne individuelle n’ayant d’autres pouvoir que d’utiliser au mieux ce qui reste dans mon porte monnaie une fois que tout ce qui obligatoire est payé, et avec capactité de voter et d’élire?
        Mon avis:
        1) Ne rien donner à quelque organisation humanitaire ou culturelle. Plus assez de sous de toute façon.
        2) Voter pour le plus [censuré pour ne pas attirer des foudre de l’ajustice en ce lieu]
        3) En discuter si il me semble que cela pourait avoir un effet.
        4) Imprimer cet article avec une imprimante payée cash et jamais connectée à une machine connectée à l’internet, et « oublier » ces papier un peu partout dans les transports publiques, bancs publiques, etc.
        5) Autre?

  8. Murps

    Et les réfugiés climatiques, hein ? Keskonnanfait ? Faut pas oublier tous ceux qui débarquent chez nous parce que le climat s’effondre chez eux !
    Et un climat qui s’effondre, c’est des catastrophes naturelles plus extrêmes et de l’anxiété.

  9. Taisson

    Quel chemin parcouru sur ce site.
    A peine, à peu près, une petite vingtaine d’années pour passer d’un regard économiquement complaisant sur l’immigration à l’analyse des complicités de l’expansion de cette catastrophe !
    Le temps ou je me faisais « remettre en place » pour toute allusion aux risques migratoires dans un commentaire semble bien révolu !
    Trop tard !
    Avec une vision bien plus simple, bien des « petites gens » l’avaient compris, depuis une bonne quarantaine d’années…
    Comment gérer 20% de la population que l’on à biberonnée à la haine communautaire et victimisée en permanence ??
    20% au moins aujourd’hui, environ 60% vers 2050/60 !!
    Mes évaluations seraient donc pas loin d’être réalistes !!
    Si je pouvais j’aimerais pouvoir en rigoler…
    Bon courage pour votre avenir.
    Hommage à Jean Raspail et à JM Le Pen (entre autres) !

    1. Cerf d

      Depuis une petite vingtaine d’années que je fréquente ce blog je m’inscris en faux. La ligne sur l’immigration n’a jamais été complaisante.

      Vous ne compreniez rien à l’époque. Peut-être un peu mieux maintenant mais trop tard.

      1. Taisson

        @Cerf d 8 mai 2026, 9 h 50 min
        « Vous ne compreniez rien à l’époque. Peut-être un peu mieux maintenant mais trop tard. »
        Commentaire amusant !! Et prétentieux aussi ! En voilà un qui sait mieux que moi ce que j’ai compris.

        1. Cerf d

          Je ne sais pas mieux que vous ce que vous avez compris.
          C’est vous qui nous expliquez que la ligne de ce blog sur l’immigration aurait changé depuis le début.
          Or ce n’est pas le cas.

          Il y donc trois possibilités
          1/ vous n’aviez pas compris la ligne du blog à l’époque
          2/ vous ne comprenez pas la ligne actuelle
          3/ les deux à la fois.

          1. CPB33

            j’avoue qu’au début, j’ai vu une sorte de complaisance à l’immigration moi aussi; mais j’ai compris le point-de-vue d’H16 bien que comme Taisson je suis pour la tolérance zéro (ou Z ou Knafo 😉 ) et remigration

          2. Taisson

            « Il y donc trois possibilités
            1/ vous n’aviez pas compris la ligne du blog à l’époque
            2/ vous ne comprenez pas la ligne actuelle
            3/ les deux à la fois. »
            J’aurais pu écrire ces trois lignes .
            Pas de bol, je pense exactement la même chose à votre sujet!
            Donc, si personne n’a rien compris, fin du débat pour moi.
            L’idiot du village que je suis à pourtant tout vu venir depuis environ 40ans…

            1. Ah mais personne ne vous traite d’idiot 🙂 – et pour ce qui est d’avoir tout vu venir, malheureusement bien que pas seul, ceux qui vous rejoignent ont toujours été trop peu nombreux.

    2. « regard économiquement complaisant sur l’immigration »
      Ma position a toujours été claire depuis 20 ans et plus (et décrite dans ce billet) : l’immigration doit être libre, mais il ne doit y avoir aucune aide, d’aucune sorte.

      Les commentaires venaient peut-être de commentateurzétateuses mais pour ma part, j’ai toujours eu cette position ; et pour la sécurité (i.e. coller les fouteurs de merde en prison), idem. J’ai suffisamment de billets sur ces deux sujets pour que ce soit clair.

      1. MadeInCH

        AMHA: L’immigration ne doit pas être libre.
        Sinon, il pourraît bien y avoir des vagues de gens subventionnés, non pas par le gouvernement français, mais par d’autres, venant s’installer en France.
        Purement économiquement, ça fait des rentrées d’argent en plus, non?
        Et lorsque ces gens sont assez nombreux, …

        1. Là, on n’est plus dans l’immigration au sens strict. On peut même parler d’invasion ou d’infiltration, et ça, c’est autre chose.

        2. Dom17

          L’immigration n’est pas « libre » non plus quand on va chercher les futurs migrants dans leur pays en leur promettant monts et merveilles

      2. durru

        Le souci, Patron, c’est celui évoqué il y a bien longtemps par Milton Friedman : la libre circulation des personnes est incompatible avec l’état providence.
        Il est techniquement impossible de refuser les transferts, par tubulures chromées, depuis ceux qui ont contribué (et qui sont donc forcément présents sur le territoire depuis un moment) vers les nouveaux arrivants au nom de tous les « principes » de cet incontournable état providence.
        C’est bien ce que Bastiat avait vu avec presque un siècle d’avance : l’illusion de vivre aux crochets des autres (car c’est bien sûr le but de tous ceux ayant participé, d’une manière ou d’une autre, à la mise en place de cette escroquerie).

      3. Cerf d

        J’ajouterais rendre ses droits au propriétaire. Un propriétaire devrait avoir un droit absolu de refuser de louer à qui il veut et de ne pas renouveler un bail s’il juge que les mœurs de son locataire ne lui conviennent pas.

        1. durru

          Si le droit est *absolu*, il n’y a pas de « si ». Il fait ses choix selon ses critères, qu’il n’a pas à exposer à qui que ce soit.
          Et c’est bien pour ça que le concept d’état providence est une abomination (au-delà même de l’idée de transcendance qu’il suggère) : il n’y a pas de propriétaire au sens premier, donc pas de décision possible.

      4. Taisson

        @ H 16 Pardon, mais le simple fait de préciser que « l’immigration doit être libre » va dans le sens de ma remarque.
        C’est une position théorique tout à fait respectable, mais dans la pratique, ce n’est pas jouable. Il faut examiner chaque demande cas par cas, et surtout ne pas ouvrir systématiquement
        Quand aux commentaires du passé, je me souviens d’avoir été « recadré » pour avoir évoqué la lourde responsabilité du patronat Français dans l’immigration massive des années 60/70 principalement.
        Il me semble qu’il n’est plus tabou d’en parler…
        En clair, j’ai toujours pensé qu’un pays dont les habitants n’ont plus rien en commun, ni ethnie ni croyances, ni même récit national, ne peut pas survivre. C’est en blaguant sur le sujet que j’ai tapé sur Google « ce pays est foutu ». et j’ai trouvé le blog !
        Mais malgré nos différences de perception des choses, bien normales en fait, (différences sociales niveau d’études, etc) je suis toujours un fidèle ! A mon age, je ne discute plus qu’avec ceux que j’apprécie !

        1. C’est bien ce que disait Cerf D. Vous ne comprenez pas la position et vous en faites une caricature (technique de l’homme de paille) qu’il est facile de défoncer ensuite. L’immigration libre ne veut pas dire libre comme dans « buffet libre ».

          Pour faire court, l’immigrant *doit* s’intégrer (sinon, il *doit* partir). Il ne doit bénéficier d’aucun passe-droit, aucune aide, aucune facilité quelconque. Il est « chez les autres » et ce tant que les autres en décident ainsi (par construction). Les problèmes migratoires qu’on observe sont liés au non respect de ces aspects et à l’utilisation du pognon gratuit des autres pour vicier la notion même d’immigration. Une immigration libre avec ces aspects impérieusement observés devient anecdotique (6000 ans d’histoires en attestent).

          1. Taisson

            H16 je suis totalement d’accord avec votre « pour faire court » etc..Et aussi, avec la plupart des commentaires.
            Je n’ai jamais cherché à faire une caricature, ni à défoncer un homme de paille imaginaire, mais juste à évoquer un très visible changement de narratif, ce qui, dans mon esprit indique une évolution dans la perception des choses.
            L’idiot du village que je suis à compris à sa façon pas mal de choses, vérifiées par les événements, depuis trop longtemps…
            Et tant pis si la façon de dire qu’en gros nous sommes d’accord ne plait pas.
            En plus d’être idiot, je me découvre masochiste puisque personne ne m’oblige à me précipiter dès le matin sur ce blog.
            Amicalement, à (presque…) tous quand même.

      5. du

        Aucune aide publique , ça aiderait déjà . Le véritable combat est idéologique ,  » l’hégémonie culturelle  » générant associations , votes et en définitive , politiques

  10. du

    Il y a une telle quantité de facteurs contribuants que ça inspire une infinité de considérations . Ex : Une hautement improbable politique de contrôle strict imposerait une révision profonde de l’état de droit , constitutionnelle!

    1. MadeInCH

      La base fondamentale, je le pense de plus en plus, n’a qu’une racine.
      Le reste, ce sont des idiots utiles, des abrutis convaincu de faire du « bien » mais habilement orientés, etc.

    2. durru

      Il n’y a qu’une seule cause racine : l’emploi sans contrôle et sans limite de l’argent des autres. La définition même du socialisme et de l’état providence (des synonymes de fait).

      1. Dom17

        Et le socialisme, de gauche comme de droite, est promu dans tous les pays européens depuis des décennies. Avec une palme pour la France.

  11. breizh

    On peut ajouter les opérations militaires occidentales, qui touchent en pratique surtout les civils par les destructions, ne les incitant pas à rester dans leur pays d’origine : Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Liban…

    1. durru

      Oui, oui, les guerres inter-ethniques et/ou inter-religieuses au Soudan, au Nigeria, dans à peu près tout le Sahel, en Birmanie (pardon, Myanmar), au Bangladesh, j’en passe et des meilleures, qui ont fait des centaines de milliers de victimes, voire plus, sont toutes des conséquences des interventions occidentales.
      C’est sûr que là-bas, contrairement à tes exemples, les gens ont vachement envie de rester chez eux.

        1. durru

          Tes œillères deviennent fatigantes au bout d’un moment.
          Non, l’Occident (et Israël, ton meilleur ennemi) ne sont pas (et de loin) les premiers coupables des désordres dans le monde. C’est même presque le contraire, si on prend la peine d’avoir un regard d’ensemble et sur le temps long.
          La prospérité n’amène pas la violence, c’est la pauvreté qui le fait. Et les gouvernements autoritaires, tout comme les socialistes, cherchent à maintenir le plus de leurs sujets dans la pauvreté, ça aide pour les contrôler.

      1. MadeInCH

        T’as pas les codes.
        Tout, absolument tout, est la faute de la colonisation européenne, due au vilain mâle blanc chrétiens. Si ce n’est une colonisation physique, alors culturelle.
        C’est casse-pied de devoir toujours réexpliquer les vérités absolues de base!
        .
        Bon, je rajoute un smiley, au cas où…
        .
        😀
        .

        1. du

          Le colon mâle blanc chrétien a créé son propre malheur en exportant sa médecine performante qui a fait exploser la démographie africaine

  12. CPB33

    alerte pour MCA ! surtout ne va pas faire d’alpinisme malheureux
    qactus.fr/2026/05/08/indonesie-deux-alpinistes-sont-morts-lors-de-leruption-du-volcan-dukono-en-indonesie/

  13. CPB33

    pour abonder dans le sens du billet
    bvoltaire.fr/union-europeenne-le-parlement-refuse-la-transparence-sur-les-salaires-dans-les-ong/

  14. CPB33

    le djihad tous les jours dans notre « beau » pays
    ripostelaique.com/islam-un-canon-francais-aseptise-sans-alcool-sans-cochonnailles-impossible/

  15. Ningen

    L’Immigration Act des USA de 1965 a servi de matrice à toutes les lois de l’immigration depuis 1970 dans l’UE.

    Le président Pompidou reconnaissait avoir ouvert les vannes de l’immigration à la demande d’un certain nombre de grands patrons désireux de bénéficier d’une main-d’oeuvre docile, bon marché, dépourvue de conscience de classe et de toute tradition de luttes sociales, afin d’exercer une pression à la baisse sur les salaires des travailleurs français, de réduire leurs ardeurs revendicatrices, etc …

  16. CPB33

    et quand des immigrés veulent partir, on les en empêche ! quel pays de cons
    policeetrealites.com/2026/05/07/oye-plage-une-video-de-gendarmes-lacerant-une-embarcation-de-migrants-relance-la-polemique/

  17. Pythagore

    Je ne peux m’empêcher, à tort ou à raison, que la seule finalité est de créer de l’électeur docile, les socialistes ayant déjà tout promis au-delà du possible aux populations autochtones sans jamais remplir les objectifs, e.g. fin de la pauvreté grâce à la redistribution.

  18. Dom17

    On pourrait aussi citer le plan Coudenhove Kalergi. Ce « penseur » du projet Paneuropa (1923), a publié en 1925 un livre intitulé « Praktischer Idealismus ». Il y imagine un avenir où les futurs Européens ne seraient plus majoritairement originaires du Vieux Continent, mais de mélanges raciaux provoqués par le croisement avec des populations issues d’Afrique et d’Asie, dans le but de créer un troupeau multi-ethnique sans qualités spécifiques et facile à dominer par une nouvelle élite.
    « La race du futur, négroïdo-eurasienne, d’apparence semblable à celle de l’Egypte ancienne, remplacera la multiplicité des peuples par une multiplicité des personnalités. »
    Élucubrations du passé? Pas tant que ça, puisque ce type fait partie des inspirateurs du projet européen. D’ailleurs, un prix Kalergi a été institué dans l’UE, dont le premier récipiendaire, en 2015, fut… Angela Merkel.

  19. Hagdik

    Soros, Soros toujours Soros … Il n’y aurait pas quelque part un missile hors quota à lui foutre sur sa sale gueule ?

    Sur DREUZ, il y a un excellent article de Jean-Patrick Grumberg qui recense quasiment tous les organismes connectés à l’hydre Soros. C’est hallucinant.
    Comment l’humanité peut-elle tolérer cela ?

Laisser une réponse

(obligatoire)
(facultatif)