Un article de Henry Bonner
La stratégie d’investissements dans le dématérialisé, pour des plateformes et des logiciels par abonnement, porte finalement ses fruits pour Microsoft, le géant de l’informatique.
L’envolée du titre de 17 %, après la publication des résultats du trimestre, génère ainsi une hausse de valorisation de 450 milliards $ !
Les résultats donnent des preuves de la demande pour les plateformes et services en ligne, et ainsi les besoins d’investissements dans les salles de serveurs, pour le stockage et les services à distance, et même les outils IA.
L’Opinion détaille ainsi :
“Mercredi soir, Microsoft a annoncé un bénéfice net de 35,8 milliards de dollars lors du quatrième trimestre de son exercice décalé (d’avril à juin). Soit une hausse de plus de 30 % sur un an. De quoi rassurer les actionnaires qui s’inquiétaient des conséquences de la nouvelle stratégie de l’entreprise en matière d’IA.”
Le groupe met en place une stratégie d’investissements dans le dématérialisé, en particulier les salles de serveurs, après la modification du partenariat entre OpenAI et Microsoft en avril, vers la concurrence entre les entreprises dans le domaine de l’IA.
Le site explique :
“Depuis plusieurs mois et la fin de son partenariat avec Open AI, la firme concentre en effet ses activités autour du cloud — centres de données, stockage à distance — et investit encore davantage dans l’intelligence artificielle. Au point que le cloud représente environ les deux tiers de son chiffre d’affaires.
“Microsoft multiplie les annonces et les présentations de modèles maison. Sans oublier son principal outil Copilot, dont la version professionnelle réunit 30 millions de clients parmi lesquels des sociétés comme Boeing, AstraZeneca ou Stellantis.
“Le groupe ambitionne d’investir 175 milliards de dollars en 2026. La majorité de cette somme est dirigée vers le cloud. Au dernier trimestre, 41 milliards de dollars ont été investis par Microsoft dans ses activités d’informatique à distance. L’entreprise a aussi porté son parc de centres de données à 88 dans le monde.”
Les chiffres de la présentation de mi-2026 montrent en effet l’importance du dématérialisé, sous forme de plateformes et outils par abonnement, sur les ventes d’ordinateurs (source).
Ci-dessous, vous voyez la stagnation des revenus et bénéfices sur les ventes d’ordinateurs.
Ci-dessous, vous voyez l’envolée dans la plateforme de logiciels et stockage de données à distance, la Cloud, avec des outils IA.
De même, ci-dessous, vous voyez les revenus de services et logiciels pour les entreprises, dont les revenus de l’outil Copilot, un moteur d’IA.
Les chiffres de Microsoft, comme les résultats du début de l’année chez Apple, montrent les gains du dématérialisé, via des plateformes et abonnements, comme source de records de revenus chez les géants de la tech.
Schneider Electric : renforcement dans les centres de données
Schneider Electric, un fournisseur d’électricité, de services de logiciels et de robotique pour l’industrie, génère de même des hausses de revenus sur la vague d’investissements dans les centres de données.
ZoneBourse détaille ainsi :
“Au premier semestre, le spécialiste de la gestion de l’énergie et des automatismes a enregistré un Ebita ajusté record de 4,09 milliards d’euros, en hausse de 16,6% en données publiées et de 22,1% en organique. Sa marge d’Ebita ajusté s’est établie à 19,3%, en progression de 120 points de base sur un an en données organiques.
“Le chiffre d’affaires a lui aussi atteint un niveau inédit, à 21,23 milliards d’euros, en croissance de 9,8% en données publiées et de 14% en organique. Le groupe a bénéficié d’une demande toujours soutenue pour ses solutions destinées aux centres de données, en particulier en Amérique du Nord et en Chine.”
Le cours de Schneider Electric grimpe au fil des années avec la hausse des carnets de commandes dans l’industrie.
Sur la première moitié de l’année, la hausse des chiffres montre de nouveau l’importance des centres de données, en particulier en Amérique du Nord.
Le tableau ci-dessous vous donne un résumé des résultats pour la période (source). Le bénéfice net grimpe de 30 %. Le bénéfice avant impôts, charge des intérêts, et ajustements dans la valeur des actifs (EBITDA) grimpe lui de 16,6 % en brut, et de 22 % sans les effets de cessions ou acquisitions.
Le tableau ci-dessous permet de voir l’évolution des revenus par région du monde. L’Amérique du Nord génère environ le double des revenus de l’Europe, après une hausse de 15 % au premier trimestre, contre 8 % en Europe. Le groupe génère aussi 15 % de croissance en Chine et Asie de l’Est.
Dans la présentation pour les investisseurs, les gérants mettent en avant une offre d’outils IA, soit pour la présentation de données et la gestion des opérations (Cognite Flows), ou pour la gestion de tâches (Atlas AI) et la génération de données (Cognite Data Fusion).
En principe, l’intégration des services IA de Schneider Electric, sur la totalité de la chaîne de production, crée des efficacités pour les clients dans l’industrie, et ainsi une hausse des carnets de commande et revenus par la suite.
L’envolée des résultats en Amérique du Nord montre les gains pour le groupe, comme fournisseur de services pour les centres de données, et ainsi la course vers les capacités de calcul.
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