Un article de Henry Bonner
L’augmentation de l’apparition de prix en dessous de 0 euros pour l’électricité signale des excès de production avec une explosion de capacités, et ce malgré un manque de demande.
Les investissements dans les renouvelables génèrent plus de capacités de production malgré une baisse de demande en France.
Le graphique ci-dessous du groupe Epex montre les prix en moyenne par jour, sur un an.
Lors des pics d’ensoleillement, ou des baisses de demande, les prix plongent sous 0 euro, le plus souvent sur plusieurs heures.
Le prix de l’électricité pour la charge de pointe (gris clair) plonge même jusqu’à près de -150 euros, en moyenne sur une journée, au début de mai. Les jours fériés et la hausse de production du solaire créent les excès d’électricité et plongeons du prix (source).
Le gestionnaire du réseau, le groupe RTE, donne plus de détails.
RMC explique ainsi :
“En 2020, la France comptait 102 heures de prix négatifs, soit 1,2% du temps. Un chiffre record à l’époque, largement attribué à la chute de la demande pendant les confinements.
“En 2023, l’Hexagone a enregistré 147 heures de prix négatifs (1,7% du temps) et près de 235 heures en 2024 (5,4% du temps), selon un rapport de la Commission de régulation de l’énergie. Et le chiffre a encore grimpé en 2025 avec 436 heures, soit plus de 8% du temps.”
Au lieu d’une hausse de la consommation en réponse à la hausse de production, les producteurs font des pertes. Le gouvernement fournit ensuite des compensations pour les parcs de renouvelables contre cette perte de revenus.
Le manque de demande pour l’électricité et les coûts des variations de production créent en réalité des gâchis d’électricité et des hausses de factures pour les consommateurs.
D’autre part, l’explosion de ces capacités sur le réseau crée plus de risques de coupures de courant, de pannes d’équipements dans les réacteurs, et d’explosion des coûts en subventions pour les parcs de renouvelables.
Électricité : des dizaines de milliards malgré la baisse de demande
RTE, dans la transmission, annonce 8 milliards d’euros sur la fin de la décennie, une hausse de trois fois le niveau de dépenses par an. Enedis, dans le raccordement des renouvelables et la livraison vers les logements et entreprises, annonce 33 milliards d’euros d’investissements avant 2030, sur un plan de 100 milliards d’euros. La Fiere, l’association d’entreprises du secteur de l’électricité, annonce 200 milliards au total avant 2040.
Les engagements d’entreprises du secteur comprennent par exemple des budgets pour des bornes de recharge, après les directives sur les espaces de parking.
Selon le magazine Decideurs :
“Sur la recharge, les acteurs s’engagent à déployer 400 000 bornes en copropriété d’ici à 2030 (un million à horizon 2035) et 60 000 nouveaux points de charge rapides, représentant 3,5 milliards d’euros d’investissements supplémentaires. Plusieurs entreprises ont été citées nommément : Electra (300 millions d’euros d’ici à 2030), Engie (300 millions également), E.Leclerc (plus de 200 millions pour 10 000 points de charge en 2035), ou encore Lidl France et le groupe Sorégies.”
Après la débâcle des quotas pour l’électrique dans les voitures, le gouvernement continue les mesures pour la hausse de la part de l’électricité dans la consommation.
Le graphique ci-dessous de la présentation d’Enedis montre l’objectif de la conversion vers la consommation d’électricité, en remplacement pour les carburants.
Comme vous le voyez ci-dessous, la consommation d’électricité en France baisse au fil des ans, avec la fermeture d’usines, et les économies d’énergie chez les ménages.
Le gouvernement pousse vers encore plus de raccordements de renouvelables malgré une baisse de la demande depuis 10 ans ! Ils attendent une envolée de la consommation d’électricité, sous l’effet des voitures électriques, des pompes à chaleur, et d’autres types de conversion vers le “tout électrique”.
Ainsi, les dépenses de dizaines de milliards d’euros pour l’inclusion des renouvelables dans l’idée d’une explosion de la demande de courant créent un risque de gâchis, exactement comme pour les voitures électriques, en raison du manque de demande dans la réalité.
Idées de placements (rapport gratuit)
Le secteur du pétrole et du gaz fait partie des recommandations de mon groupe depuis notre lancement, début 2021. Nous évitons, à l’inverse, les voitures électriques, l’hydrogène, ou les renouvelables.
Dans mes écrits réguliers, vous recevez des commentaires et analyses sur l’actualité de l’économie, ou encore des résultats.
Je peux tout de suite vous envoyer gratuitement votre guide sur comment acheter de l’or et un autre métal. Vous recevrez gratuitement plus de commentaires et analyses 3 fois par semaine.





« EDF vous doit moins que la lumière, soit les ténèbres. »
Deuze.
Il n’est pas discuté de l’impossibilité économique de prix négatifs. Rien n’empêche de simplement débrancher des panneaux solaires.
J’en déduis que ceux qui produisent la fameuse électricité à prix négatif, sont quand même rémunérés à prix positif, via les subventions.
Ce qui ferme la boucle. Des gens sont payés pour produire de l’électricité, puis des gens sont payés pour la jeter. Toute ressemblance avec Keynes qui proposait d’embaucher des gens pour creuser des trous et d’autres pour les reboucher n’est que pure coïncidence.
C’est à peu près ça.
Les prix du voltaïque sont fixés par contrat à tant du MWh (probablement de l’ordre de la centaine d’euros).
La différence avec un prix spot plus bas est payée par l’État… Ou remboursée par l’entreprise à l’État. Dans tous les cas c’est le consommatribuable qui paie.
Cerise sur le gâteau : si l’excès d’électricité exige un ecrėtage en deconnectant du réseau une partie de la production voltaïque, le producteur est dédommagé pour l’électricité qu’il n’a pas fourni.
Elle est pas belle la vie ?
Je me demande quels sont les escrocs et les esprits pervers qui ont pu imaginer un dispositif pareil…
Ceux qui en profitent ?
Le schéma pour moi n’est pas idoine car il compare du choux avec des carottes . « electricité » n’est pas une ressource , c’est un produit . J’aurais largement préféré : nucléaire , barrages, déchets, prétrole , gaz , éolien etc et du coup c’est dommage , ça décrébilise tout l’article par ailleurs de mon point de vue pertinent. Mais je vais le soumettre à mon expert préféré.
En tout cas par chez moi si excès d’électricité il y a le sentiment d’excès de celle-ci manque cruellement. Ces 2 dernières semaines à la maison c’est infernal, pas un jour sans sa ou ses pannes de courant. Hier encore 2 pannes de plus d’une heure chacune. Par contre à la boîte, à une bonne vingtaine de bornes, pas de soucis de ce genre. Serait-ce que parce qu’à la boîte on est branché direct sur le 20 kV, ou bien parce qu’à seulement quelques kilomètres de chez moi dans les champs on cultive désormais les miroirs magiques à profusion ? D’ailleurs y’a très souvent des pannes le matin, vers 7-8 heures, pile poil quand le soleil se met à taper…
Le bonheur est dans le pré 😀
C’est le concept de « prosumateur », faudra s’y habituer !
Toute cette énergie perdue qui pourrait alimenter à bas coût des fermes de minage, des data centers… ça ne viendrait pas à l’idée des sombres imbéciles qui nous gouvernent de s’en servir comme incitation à leur implantation.
Leur but est de réduire la consommation, pas de l’encourager…