Ségolène Culbuto

Avec l’avènement de la politique-paillette où la personne devient plus importante que ses idées, certains s’en tirent mieux que d’autres. Ainsi, défrayant la chronique, le couple torride du Culbuto et de la Madonne (Hollande et Royal ?) joue le jeu de la presse pipole et de la médiatisation facile d’une amourette qu’on a un peu de mal à imaginer. Lentement, cependant, la Pudibonde de Poitou-Charente, se démarquant de son falot mari, devient une candidate crédible à La Candidature et recueille, sinon le suffrage des Français, au moins celui des pisse-copies en mal de passionaria du peuple et des instituts de sondages sous commande. Il ne lui en faut pas plus pour nous fricoter un petit programme politique des familles pas piqué des hannetons.

Quelques informations ont déjà fui et donnent une idée des solides avancées politiques que constitue déjà son futur « programme ». Je mets des guillemets tant l’assemblage hétéroclite de mesures disparates ne ressemble pas à autre chose qu’un patchwork mal ficelé de bonnes intentions et d’idées foireuses. Gageons cependant que notre ségoliste pondra un ensemble cohérent dans les prochains jours.

Je dis « ségoliste », car c’est le terme qu’elle affectionne ; on comprend en effet que le « royalisme » prête à confusion et que le « ségogolisme » laisse trop facilement entrevoir la vraie nature des idées manipulées par la présidente de Poitou-Charente.

Notons qu’elle avait déjà préparé le terrain en proposant de créer un service civil obligatoire, et/ou de rétablir un service militaire, mixte, là aussi obligatoire. Ce mot étant à rapprocher de « sinon, prison », antienne délicieuse aux oreilles de tout étatiste.

On évoquera aussi sa proposition d’obliger tous les salariés à se syndiquer ; une mesure que ne renia pas l’URSS jadis, et qui montre deux choses : les bonnes intentions (avoir des syndicats représentatifs) sont généralement les précurseurs des pires enfers, et de plus, quand on est bloqué sur un mode de pensée, les moyens imaginés pour résoudre un problème sont déroutants de stupidité : si on les veut représentatifs, on libéralise complètement le domaine du syndicalisme, obligeant ces derniers à n’être présent dans les organisations paritaires que lorsqu’ils atteignent un certain seuil, par exemple… En tout cas, ajouter des lois contraignantes pour pallier un problème d’essence étatique à la base, c’est s’acharner avec des bactéries pour soigner une gangrène.

Mais la Dame de Nerf a, dernièrement, franchi le rubicon avec l’exposition claire de quelques points précis.

Ainsi, volant dans les plumes d’un défunt CPE qu’il est maintenant facile d’enterrer puisque mort, elle préconise une simplification du droit du travail (bien, très bien !) pour rendre au CDI sont statut de base du contrat de travail. Car, et je la cite, ce CDI représente « le droit – fondamental pour tout être humain – à la sécurité d’un salaire et à la dignité d’un métier », et là, patatras, la simplification qu’on pouvait espérer s’enfuit à toute jambe et on sent débouler l’usine à gaz législative dans ses gros sabots collectivistes permettant d’assurer, à chaque être humain car c’est fondamental, la « sécurité d’un salaire » (notion abstraite à l’exception des fonctionnaires) et la « dignité d’un métier » (notion d’une consternante vacuité).

Rappelons-le, les « droits à » ceci ou « droits à » cela font peser la responsabilité (que ce droit sera garanti) sur toute la société et donc sur chacun d’entre nous, au contraire des vrais droits (comme celui de travailler ou de s’exprimer librement), qui font peser la reponsabilité de son exercice sur (et seulement sur) celui qui l’exerce. En clair, le « droit à la sécurité d’un salaire » va se transformer en obligation pour tous et par le législateur de fournir à chacun un travail, et que celui-ci soit rémunéré et gravé dans le marbre de la sécurité. Alors que le « droit de travailler » permet seulement à celui qui veut le faire de travailler, point.

Bref, en quelques mots, on passe d’une position intéressante à – zoooup – un lieu commun des collectivistes.

Mais elle n’est pas en reste sur le plan économique : jugeant les charges sociales trop lourdes et pénalisantes pour les entreprises, elle propose de simplifier, d’alléger grandement ces charges. Voilà qui est superbien. Mais, – zoooup -, dans un mouvement de va-et-vient souple, elle propose aussi de transférer les cotisations maladie et famille sur la fiscalité. Bah voyons. Autrement dit, on déplace simplement le problème. C’est-y pas beau ? Comme les entreprises n’auront plus ces charges à payer, mais que les salariés devront quand même les payer, il y a fort à parier qu’un ajustement des salaires nets aboutira à une nullité de ce petit jeu de vases communicants.

A propos d’emploi et d’aides, elle estime que personne « ne doit être payé à ne rien faire ». Soit. Mais que fait-elle, elle, au juste ? Elle vit de nos impôts, et, en terme de valeur ajoutée (mesure précise que toute entreprise se doit de calculer pour ses salariés) on peut douter de son efficacité, non ? Et que propose-t-elle, à ce sujet ? Mystère ! S’il s’agit là encore de contrôler les chômeurs, sa position consiste donc à continuer ou à intensifier ce que fait actuellement … la droite. Oh, la coquine !

Mais elle est bien à gauche : en effet, pour elle, la gauche « doit se donner pour objectif de réduire les déficits ». Pour ce faire, elle soutient qu’« une politique favorable à la croissance l’y aidera », tout en affirmant que « l’Etat doit réduire son train de vie, ses gaspillages et ses doublons en misant notamment sur une vraie décentralisation ». On vous attendait pour ça ! Alleluhia ! Car, en matière de déficit et de gaspillage, toutes les législatures précédentes, tous les gouvernements précédents, de gauche comme de droite, ont fait montre d’une extraordinaire souplesse d’interprétation. Ségô, c’est vraiment plus fort que tô !

Elle finira sa présentation de « programme » en concluant que « Partout, la droite sème l’injustice et crée le désordre » ; heureusement, la gauche, c’est l’inverse : elle sème le désordre et crée l’injustice.

Au final, on en vient surtout à croire que l’adjectif Culbuto accolé à son mari va finalement mieux à elle qu’à lui. Posant parfois de bons diagnostics, elle les adjoint d’une cure torride directement à l’opposée du bon sens, balançant de gauche à droite les inepties collectives et collectivistes qu’on entend partout…

Rien de nouveau sous le soleil, si ce n’est finalement une explication : le Culbuto, c’est ségo, la Sainte-Nitouche, c’est Hollande.

Le Figaro

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Commentaires22

  1. Fibonacci

    Da vinci revu. La pretresse Segolene, suivie de silas, l’albinos, tous deux de l’ "Opus Status" (l’oeuvre de l’Etat) se glissaient dans l’ombre du marigot politique… Persevere Diabolicum

  2. chris

    On commence à comprendre, au-delà de la façade médiatique de son sourire nunuche façon starlette X en tournée promotionnelle sur la plage de Saint-Trop’, que SEGO ca va pas être du GATEAU.

    En clair, cette femme est dangereuse.

    Quelqu’un a parfaitement résumé, je pense, son "programme" : blairo-pétainiste.

    Que l’on peut analyser en une version moderne, adoucie si j’ose dire du national-socialisme.

    Oui, cette femme est dangereuse. Car elle est carnassière. Plus que par exemple la Dame Aubry. Aubry avait des cojones, mais Ségo a en plus une "vision". C’est une exaltée, là où les vieux éléphants du PS sont d’aimables cyniques.

    Ségo y croit. Ségo croit en elle. Ségo croit à la terrible antienne de l’"homme nouveau".

    Pétainiste, révolution nationale, c’est pile poile ça.

    Et ça donne le frisson.

    Au début, je pensais que Ségo allait pourrir dans les enfers sondagiers, comme tous ces prédécesseurs de type coqueluche médiatique (souvenez vous le père d’Aubry etc.).

    A present, je pense réellement qu’avec le syndrome Le Pen, elle a une chance d’être élue à l’africaine avec 80 % au second tour.

  3. pp

    h16, nous sommes je crois un certain nombre à savoir que quand ségo nous parle des droits de ceci des droits de cela, ça n’est rien d’autre que du marketing pour apater les gogos. Quant au fameux (fumeux?) ségolisme, je n’en peux toujours plus de rire ! ;-)))

    N’empêche que les droits dont elle parle sont en principe garantis par notre constitution républicaine, et pas uniquement ceux dont elle parle. De plus ces droits sont l’expression même du principe de défense de l’intérêt général, qui est l’idée centrale de tout régime qui se veut républicain.

    Par contre le droit que tu définis : "le droit de travailler" (sous entendu "et de la fermer"), je ne vois pas trop d’où tu le sors. Pas de notre constitution en tout cas, car ce droit n’est que le droit de l’esclave, et c’est le seul droit dont il dispose (à part celui de crever bien sûr).

    J’ai donc une question qui me démange un peu. Tu me répondra sûrement : c’est normal, c’est de la politique qui gratte ;-)

    Ceci dit j’aimerai savoir: es tu foncièrement contre le système républicain et notament contre le principe d’intérêt général ?

    J’entend déjà les récriminations de certains : "oui, mais c’est pas possible, y’a pas assez de travail, et pis y’a pas d’argent, et pis j’en ai marre de payer pour tous ces traines savattes! … etc". Je vais donc tout de suite clarifier les choses : le système républicain ça N’EST PAS faire d’une population, une population d’assistés (ce qu’ont fait les socialistes). Comme ça n’est pas non plus mener les gens à la baguette, c’est quoi exactement ?

    Sur ce je laisse le lecteur méditer sur cette inhabituelle question, et vous donne rendez vous un peu plus tard pour tenter de répondre à cette épineuse question.

    à suivre …

  4. Le droit de travailler existe et implique celui qui veut travailler. Le « droit à travailler » n’existe pas et implique au reste de la société de trouver un job pour celui qui le demande ; quant au droit de la fermer, c’est pure extrapolation de ta part. Le droit d’expression libre est légalement encore plus fort que celui de travailler. Parler d’esclavagisme pour le travail, c’est une vision dépravante de tous les gens (il y en a!) qui s’éclatent dans leur travail ; c’est aussi oublier que le travailleur peut choisir ou non de travailler, là où l’esclave n’a pas ce luxe. Et la situation franco-française de sous-emploi est très particulière… et même pas étendue à tous les professions !

    Ensuite, je ne suis pas contre le système d’intérêt général : je ne peux être contre quelque chose qui n’existe pas…

    Enfin, le système républicain est basé sur la démocratie (la dictature du plus grand nombre). On y choisit donc un million de maîtres au lieu d’un ; si les responsabilités en sont diluées, les maux, eux, n’en sont pas moins grands…

  5. pierrem

    " l’Etat doit réduire son train de vie, ses gaspillages et ses doublons en misant notamment sur une vraie décentralisation "

    La decentralisation réduira (peut-être !) les doublons mais certainement pas les gaspillages… Encore la vieille rivalité post ancien régime du type girondins contre jacobins. on croirait entendre l’affiche du dernier match de foot !
    Franchement ce qu’on s’en tape des régions ou des départements autant que de sa première layette. Tout ce qu’on de mande c’est d’être libre, non ? Déjà se faire emmerder par l’etat c’est lourd mais au moins cela correspondait vagement à quelque chose, mais par une région dans laquelle je ne me reconnais même pas, impensable !!!
    Mais le fait que la gauche détient la majorité des régions n’est peut-être pas étranger à ce soudain renouveau d’amour pour nos terroires…
    Au fait avez vous son nouveau délire ? Le "démocratie participative" !! Parce qu’avant on ne participait pas à la démocratie ?! Tiens, j’en rirais…

  6. 118 SOS

    L’analyse n’oppose pas Etat à Régions. Il y a sept entités administratives superposées. Sept! Europe, Etat, Régions, Départements, Cantons, Communautés de Communes, Communes. Il y a là dedans plus de 400000 personnes élues! Pour réaliser certains travaux on doit ainsi parler avec les septs et des quantités d’organismes divers spécialisés et ceux de coordination. Tout ceci occupe bien du monde même sans que rien de tangible ne soit réalisé!

    Mais il y a bien pire. Le pire c’est que des entreprises sont dépendantes de protections administratives comme d’autres de subventions directes ou bien de contrats publics de circonstance ou bien sur-payés. L’illusion est devenue totale!

    Ainsi bien des emplois sont des "occupations" avec des salaires indus comme et c’est pire ouverture de droits indus.

    Le faux emploi chasse le vrai!

    L’activité sous perfusion chasse l’innovation!

    Le statu quo prime sur l’emergence de nouveautés!

    La pierre philosophale inversée en sorte.

  7. Gaël

    Habitué des transports en commun, je récupère régulièrement le fameux journal gratuit Metro auquel je n’accorde généralement qu’une attention de circonstance, 5 minutes entre deux voyages, ou serré debout dans la cohue générale et bondée des jours où il y a du monde.

    Ce matin, cependant, un article a attiré mon attention -forcément, c’est la une- et qui titre "Les Français veulent des réformes… et vite". Tiens, un soudain éclair de génie dans ce machin qui n’est pourtant pas bien brillant d’habitude ? (ni franchement pire que les autres non plus, je deviens cynique)
    Des gens ont donc été interrogés récemment par ledit journal et un institut de sondage (IFOP), et disent en coeur qu’il est temps de réformer. Réformer quoi ? Pour 41% c’est le droit du travail, ensuite l’éducation (25%), la justice (22%), les institutions ne sont qu’à 12% des préoccupations…
    Pour les gens interrogés, les politiques incarnant l’idée de la réforme sont Sarko (76%) et Ségo (65%), puis, à quelques pas derrière, un Villepin (55%) "comme en hommage à son volontarisme sur le dossier du CPE", puis une ribambelle de presque-à-50%, Le Pen (49%), Jack Lang (48%), DSK (47%) et Bayrou (45%). Le club des immobilistes (selon le sondage) est conduit par un Laurent Fabius (33%), accompagné de Lionel Jospin (34%), Alain Juppé (36%) et Marie-George Buffet (39%)…

    Enfin bref, que du bonheur dans cette lecture matinale, vite passons à la météo, ça au moins c’est concret…

  8. pp

    Avant de continuer, une petite remarque sur ta réponse h16, la république et la démocratie sont 2 notions distinctes. L’un va souvent avec l’autre, mais pas toujours, il y a eu des républiques sans démocratie. Sur le papier nous sommes une république démocratique, mais dans les fait je pense que nous ne sommes plus qu’une démocratie. Il n’y a plus de république, et une démocratie sans république n’est plus qu’une dictature de la majorité.

    Quant à l’intérêt général "qui n’existe pas", je suppose que tu veux dire "en ce moment", ce sur quoi je serai d’accord.

    Comment un état républicain peut il donc garantir des droits comme le droit à un travail, un logement décent, … etc, bref une vie digne ? En fait ça revient à poser la question suivante : comment fait on pour développer une économie ? Le paradoxe de notre époque est que nous avons une quantité de travail potentielle énorme (tout nos besoins sont loin d’être satisfaits), et d’un autre côté on a une grande quantité de personnes qui ne travaillent pas. Comment faire pour que tous ces sans emplois puissent faire le travail dont nous avons besoin ? Ou dit autrement comment amorcer la machine ? Car un marché libre tout seul ne développe rien, il ne fait qu’une chose : il s’adapte aux conditions présentes.

    C’est ici que généralement beaucoup de gens disent : "le problème c’est l’argent, y’a pas d’argent!". Eh ben non ! Le problème ce serait plutôt notre conception de ce qu’est réellement l’argent. L’argent n’est pas une richesse en soi, ce n’est qu’un moyen d’échange, et le rôle d’une banque centrale est normalement d’émmettre du crédit à très bas taux d’intérêt et à très longterme pour financer les projets qui permettront d’amorcer la machine économique. Je dis normalement parce qu’aujourd’hui ce rôle de la banque centrale est de fait interdit par le traité de Maastricht.

    Mais là aussi il y a généralement des Cassandres (comme Trichet par exemple) qui viennent nous dire : "oui mais si on emmet beaucoup de crédit ça va faire monter l’inflation!". L’inflation est fonction de l’évolution du rapport de la quantité M de monaie en circulation sur la quantité P de biens produite. Si on augmente seulement la quantité de monaie en circulation, ce rapport va augmenter et l’inflation aussi. Cela veut dire une chose : si l’on veut émettre du crédit pour financer des projets sans créer d’inflation, il faut que les projets en question aient pour effet d’augmenter la quantité de biens produite afin que le rapport M/P n’augmente pas. A terme il diminue même. Le type d’investissement qui permet de réaliser cela est par exemple le développement d’infrastructures, la création de nouvelles industries, le financement de la recherche, … etc

    Ce que ne dit pas ce coquin de menteur de Trichet c’est qu’en europe la BCE a fait marcher la planche à billet. Pour financer des projets ? Non, pas du tout : pour reboucher des trous !!! Souvenez vous l’euro a été lancé en 99, juste après donc la faillite du LTCM qui avait ébranlé le système financier international. M. Camdessus (directeur du FMI à l’époque) a même déclaré que cela avait failli mettre le système en faillite. Après cet événement, afin de réduire le risque systémique et pour permettre aux agents du système financier qui avaient bu la tasse de se refinancer pour pas cher, toutes les banques centrales ont massivement baissé leurs taux. On a donc fait marcher la planche à billet, non pas pour sauver le secteur productif, mais pour sauver un système financier qui ne produit rien. Tout le monde peut constater l’inflation qui en a résulté ces derniers temps.

    La politique d’investissement décrite plus haut a été appliquée par exemple par Roosevelt. Chose intéressante, il est arrivé au pouvoir après Hoover, qui avait appliqué une politique d’austérité budgétaire dans le plus pur style, ce qui a eu pour conséquence de plonger l’économie américaine encore plus profondement dans le gouffre ou elle était. Sous Hoover la production a chuté de 50% !!!
    Le plan Marshall est également le même genre de politique d’investissement, c’est ce qui a permit de reconstruire une europe en ruine et qui a mis sur les rails les fameuses 30 glorieuses. De Gaulle aussi a appliqué ce type de politique, c’est de la que vient pour une bonne partie notre puissance industrielle.

    Aujourd’hui la politique promue est une politique d’austérité budgétaire, on nous présente ça comme une fatalité à défaut d’être une panacée (quoi que pour certains …), et c’est une quasi obligation avec le traité de Masstricht et le pacte de stabilité. Pour savoir ce qui va se passer si on continue comme ça, il suffit de regarder les résultats de la politique de Hoover au tout début des années 30 …

  9. ac

    Je ne suis pas certain que la Democratie soit achevee en France. En effet la representation politique represente l’administration, tous en viennent. Ils y font carriere. Depuis 50 ans on voit les memes en place, Mitterand, Chirac, Giscard 50 ans dans le paysage a divers postes. C’est plus une dictature de majorite administrative, qu’une democratie. On elit un monarque qui a plus de pouvoir que le president americain. On a cree une caste et une fois la ils sont inamovible. Pour la planche a billet: d’accord. Il suffit de lire M1, M2, M3 zone euro et usa pour s’en convaincre (voir institut Turgot).

  10. pp

    Il conclut son analyse par "2007 s’annonce très mal". Je crois que ça va aller très mal bien avant 2007. Depuis 2 semaines toutes les bourses se cassent la gueule, ça n’est pas une bulle qui va éclater, elles vont éclater toutes ensembles. Ce système est mort, il est temps d’en changer et sur ce sujet le silence des politiques est assourdissant.

    Seul un petit parti appelle à une réforme du système financier :
    http://www.solidariteetprogres.o...

  11. A mon avis, le problème initial vient de l’abandon de l’étalon-or. En témoigne la récente poussée de fièvre sur le métal…

    Achetez de l’or !

  12. ac

    Il y a un probleme de bulle immobiliere maintenue artificiellement, administrativement par les POS, ce pays ayant uen reserve fonciere enorme!
    Ce qui est grave ici c’est que si ailleurs la bulle a pousse egalement sur ce modele (administratif) il y avait egalement une economie forte dans le non immobilier, ce qui n’est opas le cas ici loin, tres loin s’en faut! Et les francais se sont endettes en haut et non en bas! On a soutenu la croissance comme cela, on a pulse le btp comme cela en compensation des activites qui sont dans le champs de competition global et qui sont ou depassees ou bien totalement decalees et soutenues par de la depense publique c’est a dire de l’endettement. Il y a comme dit de l’argent non gagne qui circule et ceci revient a de la fausse monnaie!

  13. ac

    Non l’or n’est pas la solution. C’est une erreur formidable de se refugier ainsi dans l’economie d’avant 1972. En economie il n’y a pas d’etalon invariable. En economie globalisee la valeur cle est l’ "asset". Ce qui la fonde c’est le profit pas la VA. L’analyse eco traditionnelle est inadaptee a la globalisation. Ni l’or ni l’immobilier or les francais apprecient les deux!

    Pendant ce temps, d’autres qui auront compris racheteront les "assets" quand les francais s’en detourneront. Et c’est ainsi que la machine a perdre accelerera. Elle est deja tres dynamique.

  14. pp

    Avec le risque systémique qu’il y a en ce moment, je ne miserai pas un kopek sur vos "assets". Les banques l’ont bien compris et achètent toutes sortes de matières premières, dont entre autres l’or et le pétrole. D’où l’hyperinflation de ces dernières semaines sur toutes les matières premières.

  15. ac

    "Assets" ciblees mon cher! Speculer sur les MP c’est un fait, mais ce n’est pas la totalite de l’economie)! Tous vous precipiter sur les memes "choses" lorsque c’est deja en haut est une curieuse facon de faire. Quant aux Kopek, gardez les!

  16. Sujet intéressant : en quoi l’or n’est pas une bonne idée (surtout actuellement), et surtout, que nous conseilleriez vous (assets ou autre) ? Je serai d’autant plus intéressé par vos remarques que vous aurez des pistes de réflexion (articles, liens, …) à nous fournir. Merci :)

  17. ac

    Voir entre autres analystes : charles gave. (Il est sur Hong Kong)

    gavekal.com/index.cfm

    Voir son livre!

    Piste de reflexion: votre activite et vous meme (pariez sur votre tete plutot que sur des "cailloux"), mais j’ai cru comprendre que c’etait le cas ;-))

  18. Pierre

    Revenons à Seculbuto! La parole est d’argent, le silence st d’or! A propos de la valeur de la parole de nos politiques du passé. J’ai reçu ceci qui mérite lecture. Humour:

    CAMPAGNE ELECTORALE

    Jacques Chirac meurt accidentellement…

    Il est accueilli au Paradis par Saint-Pierre qui lui dit :
    - «Bienvenue ! Cependant, nous devons régler un petit problème… Nous voyons si rarement des Présidents ici que nous ne sommes pas certains de ce que nous devons faire de toi. Le Grand Patron veut que tu passes un jour en Enfer et un jour au Paradis. Tu devras ensuite choisir l’endroit où tu voudras passer l’éternité.»

    «Mais j’ai déjà décidé, je veux rester au Paradis.»
    «Je regrette, mais nous avons nos règlements.»

    Saint – Pierre conduit Jacques Chirac vers un ascenseur qui le conduit en Enfer.

    Quand la porte s’ouvre, il se retrouve sur un magnifique terrain de golf tout vert, le soleil brille dans un ciel sans nuages et il y fait un parfait 25 degrés. Au loin se profile un superbe club house. A l’avant de l’édifice se trouvent son papa ainsi que Charles de Gaulle et Pompidou.
    Une grande partie de la droite est là aussi ; tous ces beaux personnages s’amusent, heureux et habillés de façon élégante mais décontractée (Dior, Versace, Armani, etc.).
    Ils accourent à sa rencontre, l’embrassent et se mettent à brasser leurs souvenirs d’antan et leurs débats homériques (ha! ha!).
    Ils jouent une partie de golf amicale et dînent au homard et au caviar. Le Diable offre même une consommation glacée…

    «Bois donc ce Margarita et relaxe un peu, Jacques !»
    «Euh, ben, je ne peux plus boire, j’ai fait un serment.»
    «Voyons, mon garçon, c’est l’Enfer ici. Tu peux boire et manger tout ce que tu veux sans t’inquiéter. À partir de maintenant, ça ne peut qu’aller de mieux en mieux!»

    Jacques boit son cocktail et commence à trouver le Diable sympathique.Il est gentil, raconte de bonnes blagues, aime aussi jouer de bons tours, etc. Ils s’amusent tellement qu’ils ne voient pas le temps passer…
    Arrive pourtant l’heure de partir. Tous ses amis le serrent dans leurs bras et Jacques Chirac prend l’ascenseur qui monte vers le Ciel.
    Saint-Pierre l’attend à la sortie.
    - «C’est maintenant le temps de visiter le Ciel, lui dit le vieil homme, en ouvrant la porte du Paradis.»
    Pendant 24 heures, Jacques Chirac doit frayer avec Jean Moulin, Jean Jaurès, Jean Monnet, Guy Mollet, Charles Hernu , le promeneur du Champ de mars et toute une confrérie de gens bienveillants qui conversent de sujets beaucoup plus intéressants que l’argent et qui se traitent l’un l’autre avec courtoisie. Pas un seul mauvais coup ou une seule blague cochonne; pas de «club house» mirobolant mais un resto ordinaire.Étant donné que ces gens sont tous pauvres,il ne rencontre aucune connaissance, et il n’est pas reconnu comme quelqu’un d’important ou de spécial !

    Pire ! Jésus est une espèce de hippie, un hurluberlu qui ne parle que de «paix éternelle» et ne cesse de répéter ses insipides rengaines:
    "Chasser les marchands du Temple, il sera plus difficile à un riche d’entrer dans mon royaume qu’à un chameau de passer par le chas d’une aiguille,etc.»
    La journée terminée, Saint Pierre revient…
    «Alors, Jacques, tu dois maintenant choisir.»
    Jacques Chirac réfléchit pendant une minute et répond :
    «Bien, je n’aurais jamais pensé faire ce choix. Hum? Bon, je trouve le Paradis «intéressant», mais néanmoins je crois que je serais plus à l’aise en Enfer avec mes amis.»
    Saint-Pierre l’escorte alors jusqu’à l’ascenseur et Jacques Chirac redescend jusqu’en Enfer…

    Quand les portes s’ouvrent, il se retrouve au beau milieu d’une grande plaine brûlée et stérile, couverte de vidanges et de déchets toxiques industriels. Il est horrifié d’apercevoir tous ses amis, en guenilles et enchaînés tous ensemble, qui ramassent des déchets pour les mettre dans des grands sacs noirs. Ils gémissent de douleur, se plaignant de leur supplice, leurs mains et leurs visages noirs de saleté. Le Diable s’amène, mettant son bras velu et puant autour des épaules du nouveau.

    «Je ne comprends pas, balbutie Jacques Chirac en état de choc, lorsque j’étais ici hier, il y avait un terrain de golf et un « club house »; nous avons mangé du homard et du caviar et nous nous sommes soûlés. On s’est envoyés en l’air comme des lapins et on s’est tous follement amusés. Maintenant, je ne vois qu’un désert rempli d’immondices et tout le monde a l’air misérable.»

    Le Diable le regarde, lui sourit, et lui susurre à l’oreille :

    «Hier nous étions en campagne électorale; aujourd’hui, tu as voté pour nous!»

  19. Thanks for the link on the interesting text from Mises Institute ; I will however notice that eventhough gold cannot be considered a currency anymore, it will stay a good investment in the near future…

  20. gold vs brain

    Not exactly! It is said : depending on how much you have to pay! Too late now!

    More, it is physiocratic in essence! It is not a good bet!

    Make a bet on your brain. Follow your gut!

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