Ne faisons pas comme l’Allemagne: endettons-nous !

C’est l’hiver, il fait froid et les cerveaux des Zintellectuels Pariziens sont au point mort (ou patinent dans une neige boueuse). La presse a décidé de nous relater des événements sensationnels : elle s’étale donc très longuement sur les flocons qui tombent en décembre, et sur les saillies palpitantes de certains politiciens qui soutiennent les gens qui font correctement leur travail. Gosh. De stupéfaction en rebondissements poignants, ce qui devait arriver arriva et en désespoir de cause, voilà nos amis journalistes qui interrogent un sociologue / politologue / démographe / historien, plus ou moins adhérent du parti communiste dans une jeunesse déjà lointaine … sur des questions d’économie.

Il est notable que ce n’est pas la première fois qu’on demande à Emmanuel Todd (il s’agit donc de lui) son avis sur un domaine dans lequel il n’est a priori pas un expert. A priori qui se confirme rapidement : notre sociopolitologue historien démographe s’est spécialisé dans l’étude des sociétés au travers de paramètres anthropologiques et démographiques, et n’est pas économiste. Du tout.

J’avais déjà noté, dans un précédent billet, que le pauvre Todd était régulièrement recasé dans les économistes alter-compatibles qu’on chérit en France. .

Il était donc normal que des folliculaires en mal d’article s’empressent de lui coller un gros micro mou sous le nez en espérant lui faire dire des choses croustillantes, ce qui n’a pas manqué d’arriver.

C’est tout de même incroyable cette propension irrésistible qu’ont les journalistes de demander à des cyclistes ou des pâtissiers leur avis sur la politique ou la finance ; ce serait comme si on demandait un engagement politique, appuyé sur une position scientifique mûrement réfléchie, à un vendeur de shampoings cancérigènes aux huiles essentielles de Koala pressé, ou à un tennisman reconverti en chanteur… Les dérives sont sans fin.

Mener, par la suite, une analyse sur le charabia gazouillant qui sort des interviews ainsi produites devient une gageure, ou, plus simplement, matière à un petit billet rigolo de dimanche, sans prétention.

On se souviendra ainsi d’une précédente « performance » d’un quarteron d’imbéciles pontifiants qui nous avaient ainsi gratifié d’une analyse toute en keynésianisme débridé sur le mode « la dette, c’est super, mangez-en« . Avec un aplomb dont seuls peuvent faire preuve les innocents, les abrutis et les gens qui ne craignent pas pour leur emploi, ils nous avaient expliqué que les montagnes de dettes dont les états s’étaient empiffrés étaient le résultat de la crise et non la cause, en dépit même du fait que ces dettes existaient bien avant toutes les prémices de cette crise.

Aujourd’hui, nous avons donc droit à ceci :

Concernant la France et l’Allemagne, ces structures familiales ne sont pas simplement différentes, elles s’opposent par leurs valeurs structurantes respectives. La famille française dominante était individualiste et égalitaire, encourageait l’autonomie des enfants et l’égalité entre eux, ce qui a fini par conduire à la devise « Liberté, égalité, fraternité ». A l’opposé de cette matrice, la paysannerie allemande combine l’héritier unique, en général l’aîné des garçons, l’inégalité entre les frères et une claire infériorité des femmes. Voilà pourquoi, au XXe siècle, l’Allemagne n’a pas brillé par son attachement à la liberté et à l’égalité. Elle a même manifesté lors des années 39-45, une préférence marquée pour le totalitarisme.

Sacré Manu.

On notera rapidement le point Godwin, expédié sous la ceinture en quelques mots, histoire de bien faire comprendre que ce qui marche chez les Allemands ne peut pas marcher chez les Français. On pouffe : la période révolutionnaire, l’avènement de la Terreur, les armées napoléoniennes sont toutes des éléments qui permettent de penser que ce pays est exactement comme les autres et pourrait fort bien basculer dans un totalitarisme joyeux. L’occupation allemande a justement permis de mesurer la bonne adaptabilité, voire le zèle, de l’administration franchouille à ce genre de défis joyeux.

Bref : le coup des matrices familiales différentes, c’est du chicon plein d’eau braisé trop fort. La thèse de Todd, ici, est donc que la différence économique entre l’Allemagne et la France serait dû à une (je cite) différence anthropologique invisible, ce qui est rudement commode pour faire passer ses opinions.

On peut d'ailleurs employer le procédé dans n'importe quelle circonstance. Exemple : je ne veux pas payer ma part au restau, et je justifierai mon attitude désinvolte à l'arrivée de l'addition par une différence anthropologique invisible entre moi et les autres convives, merde alors. Ça marche pour à peu près tout, finalement.

On appréciera aussi l’explication de Todd sur la démographique française, produisant 2 enfants par femme, là où l’allemande n’en décroche qu’un maigre petit 1.3 : pour lui, c’est tout simplement parce que « En France, où le statut de la femme est plus élevé, on peut concilier carrière professionnelle et procréation« .

Et ça n’a semble-t-il rien à voir avec l’immigration. On regrettera qu’un démographe tiret sociologue tiret historien tiret politologue ne lise pas plus d’ouvrages sur les statistiques démographiques, comme celui de Tribalat par exemple (« Les yeux grands fermés ») qui donne pourtant quelques éléments factuels permettant d’apprécier l’impact de cette immigration sur le taux de fécondité et son évolution dans le temps.

Et bien sûr, avec ces raisonnements, on aboutit à un feu d’artifice final : Todd, mis en confiance par les questions préliminaires du pisse-copie de service, se lance dans l’économie … et se prend les pieds dans le tapis avec une bien jolie pirouette pleine de bras et de jambes éparpillés dans tous les sens.

Toutes ces histoires d’inscription de l’équilibre budgétaire dans la Constitution sont les symptômes d’une société en voie de fossilisation. On sent qu’une fraction des élites aimerait que la France rejoigne l’Allemagne dans cette course mortifère au désendettement.

Eh bah oui les petits enfants : ne pas faire de dette, c’est se fossiliser. Chercher à équilibrer son budget, voire rembourser ce qu’on doit, c’est une course mortifère. Dépensons, faisons de la dette ! Ca n’a pas été tenté avant et c’est vraiment ce qui va nous sortir du problème, qui est, pour ceux qui n’auraient pas suivi, qu’à force de dettes, les états se retrouvent proches de la faillite.


La parabole de l’aspirine…

Le tout, c’est de présenter ça de façon sympathique :

La politique économique française traditionnelle incluait une certaine dose de laxisme intelligent et pragmatique … La dévaluation était efficace et égalitaire …

Ben voyons ! Laxisme intelligent et pragmatique : c’est tout français, ça. Intelligence, pragmatisme, laxisme et dettes à gogo. Certains, manifestement, ont trop reniflé l’odeur du champagne et des parfums capiteux de putes de luxe pour comprendre que tout ça finit par coûter cher.

Et tant qu’on y est, on va ajouter un tiret à la longue liste des activités rigolotes que mène Todd en parallèle à ses bricolages économiques : psychologue. Il nous déclare ainsi, maintenant totalement détendu, probablement un verre d’un bon whisky 12 ans d’âge dans la main et son contenu déjà dans le sang :

Il règne donc en économie un système d’interdit préfreudien dans lequel la castration et le surmoi s’imposent…

Pour y comprendre quelque chose, il faut être aussi imbibé que Manu, qui, finalement, nous propose une solution tout à fait idoine à tout cette méchante crise castratrice avec du surmoi préfreudien :

nous pouvons sortir de cette crise par le haut, grâce à l’instauration d’un protectionnisme européen qui seul pourrait sauver la monnaie commune et qui pourrait bénéficier à l’industrie allemande.

Ben voilà. On va faire du protectionnisme et tout sera résolu.

Protectionnisme qui consiste, je le rappelle, à instaurer des taxes importantes pour transformer des produits bon marché achetés par des gens qui s’appauvrissent à cause des dettes colossales en produits hors de prix qu’on continue à s’acheter parce qu’on ne peut les produire sur place, moyennant l’ajout de quelques dettes supplémentaires. A vue de nez, on sent que tout ceci à été longuement réfléchi.

Mais bon. Revenons sur terre : tout ceci est facile. Après tout, Manu n’est pas économiste. C’est un sociologue tiret politologue tiret démographe tiret historien tiret psychologue tiret fumiste, ce qui me permet de faire un petit billet du dimanche et donc de nous payer une tranche de rire à pas cher.

Et le rire, quand il fait froid, ça réchauffe !

J'accepte les BCH !

1BuyJKZLeEG5YkpbGn4QhtNTxhUqtpEGKf

Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
BCH : qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6
 

Commentaires44

  1. Stan

    Arf, c’est vrai que Todd a un peu du brouillard dans les yeux, mais il reste je trouve un gars assez éclairé qui ne se laisse pas tomber dans les idées préconçues.

    Le truc, c’est qu’il n’a pas vu le problème monétaire derrière tout ça. Le comment qu’on crée de la monnaie etc.

    Mais à part ça il reste un bon gars. La preuve ? c’est un libéral :

    « Les protectionnistes sont des libéraux, qui croient au marché, à la libre activité de l’entreprise. Il faut juste fixer la taille du terrain de jeux. C’est le contraire de l’Etat bureaucratique. C’est l’Etat libéral qui organise l’existence d’un marché. Moi, je crois au marché. »

    http://www.rue89.com/entretien/2010/11/28/emmanuel-todd-notre-classe-dirigeante-nest-pas-au-niveau-178081

    j’ai bien aimé aussi son intervention de cette semaine dans ce soir ou jamais

    1. « Les protectionnistes sont des libéraux » : bah non. Les protectionnistes sont justement les étatistes typiques. Dénoncés par Bastiat en son temps.
      Croire au marché et le fusiller en même temps, c’est paradoxal.

      Effectivement, Todd a du brouillard dans les yeux. Et dans la tête aussi.

      1. daredevil2009

        Est-ce vraiment du brouillard, mon cher Hash? Ou plutôt quelques restes de substances que la morale réprouve?
        Mais bon, vous connaissez la fameuse réplique d’Audiard sur les c…s…
        Au fait, petite erreur (désolé 😉 ) : »On pouffe : la période révolutionnaire, l’avènement de la Terreur, les armées napoléoniennes sont toutes des éléments »

        ==> « sont tous des éléments »

        Sinon toujours en mal d’inspiration à ce que je vois 😉
        Faudra un jour quand même nous communiquer votre recette, hein 😉

      2. jicé

        J’ai atterri sur votre planète par hasard, atmosphère très singulière pour moi (je sors pas sans mon casque) mais le style du taulier est vraiment sympa; je vois qu’on sacrifie à sa petite idole, ici comme ailleurs d’ailleurs c’est pas vraiment un reproche, je m’étonne juste que tant d’impertinentes saillies s’encombrent de juvéniles naïvetés : le marché, le Marchééééé Yé, ça existe ? Ce beau concept lisse et imberbe a donc son objet quelque part? Filez-nous son adresse sans attendre, sur la map ou le web, dans un prochain billet.

    2. Théo31

      « un peu du brouillard dans les yeux »

      Du brouillard qui ressemble à s’y méprendre à de la merde. Et pas seulement dans les yeux. Zut, le boss m’a devancé.

      Faudrait rappeler à Todd que lorsqu’un banquier vous consent un crédit, il s’en fout de la structure familiale à laquelle vous pouvez appartenir, du moment que vous pouvez le rembourser.

    3. Mr T

      Todd un libéral ? 😮 Comme h16 l’a fort bien analysé il répète à la chaîne exactement les pires stéréotypes de la bouillie keynésienne prête à penser. C’est juste affolant d’enchaîner les conneries à un tel rythme, et pour couronner le tout ce point Godwin est juste mythique, on a l’impression de lire la copie baclée d’un élève de cinquième.

  2. do

    mais moi je l’aime bien Todd.
    Je crois que ses études sont sérieuses,
    mais oui, il y a des imites, et en plus, en France, son analyse a été fait par régions (en fait par départements) et on est un mélange de plusieurs types. donc ça explique que ce ne soit pas complètement différent de l’Allemagne. Il dit des trucs très justes, il ne faut pas lui enlever ça. le problème vient de ce que les économistes et les politiques sont tellement nuls que les journalistes se sentent obligés d’aller interroger un sociologue ou un chanteur pour savoir si on pourra bouffer demain!
    Courage, dans peu de temps, ce seront les voyants, qu’ils interrogeront, juste avant d’aller demander leur aide aux sorciers.

  3. Astynoos

    Ah oui le coup de l’état libéral qui fixe le terrain de jeu, qui règlemente et qui protege nos entreprises contre la vilaine concurrence étrangère, quelle bonne blague. La vérité est que, hormis quelques socialistes pur sucre à l’extrême gauche et chez les Verts, tout le monde croit au marché, y compris les sociaux démocrates. Maintenant, croire au marché libre, c’est une autre paire de manches. Pour notre plus grand malheur.

  4. Nicolas B.

    C’est tout simplement un paragraphe exceptionnellement bon :

    Protectionnisme qui consiste, je le rappelle, à instaurer des taxes importantes pour transformer des produits bon marché achetés par des gens qui s’appauvrissent à cause des dettes colossales en produits hors de prix qu’on continue à s’acheter parce qu’on ne peut les produire sur place, moyennant l’ajout de quelques dettes supplémentaires. A vue de nez, on sent que tout ceci à été longuement réfléchi.

    Vraiment bravo! Pour quelqu’un qui n’avait pas d’inspiration… Mes plus chaleureuses félicitations…

  5. Winston (l’autre)

    « Manu n’est pas économiste. C’est un sociologue tiret politologue tiret démographe tiret historien tiret psychologue tiret fumiste »

    Il n’est pas climatologue non plus. Je suis déçu. 🙁

  6. Curmudgeon

    Après « Vive la dette » de Marc Bousseyrol, ouvrage au titre chatouilleur, la « course mortifère au désendettement » d’Emmanuel Todd : on est gâtés. Un peu déçu tout de même par le « laxisme intelligent et pragmatique », parce que je croyais que le pragmatisme, c’était les Anglais. Nous, c’est le « cartésianisme », en principe. C’est vrai que, contrairement à celui des Angliches, ce pragmatisme est « intelligent ». Quant à « sortir de la crise par le haut », oh oui, j’y crois très fort. C’est toujours par le haut qu’il faut sortir.

    Pour ce qui est de la castration, etc., peut-être pas très original. Dostaler & Maris ont déjà fait « Capitalisme et pulsion de mort » (sédeuisante présentation sur Marianne2, 15 février 2009).

  7. JG2433

    Entre parenthèses, je n’ai pas l’impression que l’on ait fait grand cas, dans les médias, du livre de Michèle Tribalat : « Les yeux grands fermés », Denoël, avril 2010.

    @Winston (l’autre) :
    « [Manu] Il n’est pas climatologue non plus. […] »
    À défaut d’en être un, ne serait-il pas, néanmoins carbocentriste (c’est-à-dire réchauffiste ou encore pro-RCA), par hasard ?
    Si c’était en l’occurrence le cas, je serai à mon tour encore plus déçu que vous ! 🙂

    1. Winston (l’autre)

      « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » disait notre Rabelais. Aujourd’hui la Bonne Conscience, même (surtout) sans science, suffit à vous faire passer pour une grande âme.

  8. Higgins

    « La politique économique française traditionnelle incluait une certaine dose de laxisme intelligent et pragmatique … »
    J’avoue que même si la phrase fait rire, elle est belle. Magnifique oxymore au demeurant qui montre que son auteur a des lettres. On aimerait bien que nos zélites laissent tomber la bêtise intelligente.
    Merci H16, continue à nous réchauffer avec tes billets pleins d’humour glacé et sophistiqué (même le dimanche).

  9. Hout

    Il y a une chose que je ne comprends pas dans la logique libérale: comment une société/un peuple/etc (ex: la France) peut se protéger économiquement face à une autre société (ex: la Chine) lorsque les différences des conditions de production sont très importantes.

    Je fais mes débuts en libéralisme et ce que j’en ai retenu pour le moment est que:
    – le Libéralisme ne veut pas dire que tout le monde fait ce qu’il veut.
    – que ma liberté ne doit pas empiéter sur la liberté de l’autre.
    – que le marché est le meilleur moyen de réguler l’activité économique mais tant que tout le monde joue avec les mêmes règles.

    Si vous voulez bien éclairer ma lanterne…

    1. Se protéger contre la Chine, c’est se forcer à faire ce qu’ils font pour un prix inférieur ou égal, ou s’appauvrir. De façon générale, le protectionnisme consiste à s’entêter à faire plus cher exactement la même chose que ce font les autres. Il est bien plus rentable de se spécialiser dans ce que les autres ne font pas, ou ne savent pas faire, ou ne peuvent pas faire.

      Les Allemands ont choisi la qualité. Les Américain ou les Japonais, l’innovation, par exemple. Il y a des douzaines d’exemples… Les Français, ils ont choisi de faire de gros « champions nationaux » qui rapportent plein de thunes aux partis politiques, et qui délocalisent. Chacun son camp.

    2. Higgins

      Je vous invite à vous reporter aux Pamphlets de Frédéric Bastiat (http://bastiat.org/fr/). Il y consacre un assez long chapitre sur ce sujet. Comme il le dit très bien, si le protectionnisme a des effets généralement positifs à court terme (et c’est pour cette raison qu’il intéresse les politiciens), il induit inéluctablement des effets pervers au-delà, plus ou moins insensibles mais bien réels. Lisez sa démonstration, c’est éclairant.

      1. Hout

        Merci pour vos réponses!

        En tout cas, il y a une chose que je comprends, c’est qu’être libéral, ça demande beaucoup d’étude…Je préfère être socialiste, c’est plus facile 😉

  10. nordyck

    Merci pour l’occasion de nous faire rire.Beau billet,comme d’habitude.
    C’est quand même surprenant,n’est-ce pas,tout ces experts dont nous abreuvent les médias pour le moindre sujet,évidement tous pluridisciplinaire,qui sont tellement nombreux qu’à chaque fois ,c’est la bousculade. A se demander comment fait ce pays pour ne pas surmonter tous les problèmes qui se présentent à lui… Peut-être une conspiration mondiale ?
    Mais il est vrai que plus ces « experts » en tout genre se plantent en employant un sabir psychiatrico-technique,plus ils merdoient,et plus nous avons la « chance »(?) de les voir donner leur avis sur tout et n’importe quoi .Et,bien, tous peu ou prou affilés à gauche;au centre gauche pour les plus téméraires!
    Finalement,il est normal,après tout,de les voir dans des émissions de variétés avec des « stars » du porno,des pousseurs de chansonnettes,d’apprentis acteurs toujours en devenir,et…de politiques.A quand les émissions de télé-réalité?
    All that’s jazz!

  11. Chris

    Je pense qu’il vaudrait mieux confier l’ économie aux économistes et l ‘anthropologie aux anthropologues …et les dettes , hélas , aux débiteurs ….
    Les dettes étant le plus pressant , on rembourse et on blablatte après …

  12. JulesXR52

    Ce costard que vous taillez à E. Todd, H16, me fait bien plaisir. Ça fait un certain temps que cet hurluberlu, avec son protectionnisme européen, m’échauffe le poil. C’est le cas typique de l’individu sorti de son domaine de compétence. Mais on ne peut lui enlever une chose: la suite dans les idées. La thèse centrale de l’un de ses livres (je crois que c’est L’illusion économique) est basée sur la coïncidence, d’après lui, entre le fort développement de la Grande Bretagne au 19e siècle et le protectionnisme qu’elle appliquait pour elle-même. Le développement de ce pays ne serait pas lié au libre échange, ou plutôt il serait lié à un libre échange… à sens unique.

    1. XAVIER

      pas faux…ça se basait sur la force militaire …. ici on désarme (cf djibouti) et on invite les  » cousins  » ( djiboutiens par ex) a venir profiter ….
      Toutes ces discussions excluant la force armée (y compris celle de todd) …. ne peuvent qu’arriver à des « a priori » idéologiques ….
      c’est trés français intello bobo (maladie de vaincus ça) et post moderne d' »impenser » la guerre… mais elle vient 🙂 .

  13. Bonard Guillaume Amiens

    >>>> Faire de la dette pour s’en sortir, je suis mort de rire d’entenre cela.

    >>>> D’abord, il faut savoir qu’il existe 2 dettes, la bonne dette et la mauvaise dette. Pour faire simple, la bonne dette consiste à emprunter de l’argent pour investir, on considère que la dette est bonne car si les projets sont bons alors il sera possible d’honorer les dettes ainsi elles seront remboursées. Donc des mauvais projets il y en aura toujours car investir est un risque, mais la plupart du temps çà se passe bien, disons qu’il est nécessaire à ce que les 3/4 des projets soient bons, les échecs étant amortis tout en faisant même des excédents avec les bons.

    >>>> La mauvaise dette, ce sont avant tout ce que l’on nomme les plans de relance. Ces plans de relance peuvent être nécessaires pour écouler les stocks, quant à la production, ils ne peuvent stimuler qu’un peu. En somme, un plan de relance soutient la consommation. Ils peuvent être utiles mais attention de ne pas en abuser, c’est comme le starter d’une voiture on peut appuyer de dessus pour relancer le moteur économique mais si on force trop, on noye le moteur. Disons, il ne faut pas s’endetter plus que ce dont nos moyens de production ou investissements permettent de rembourser, sinon c’est l’insolvabilité !

      1. Bonard Guillaume Amiens

        >>>> Oui çà peut marcher aussi mais c’est + lent. Mais je donnais des principes de base pour le + grand nombre avec des mots simples et des explications qui le sont tout autant. Mais, j’essayais de faire comprendre que les plans de relance à la sauce socialiste c’est bidon, en effet tous les plans qui se sont succédés ont eu pour effet de soutenir la consommation mais pour acheter des denrées qui n’ont pas été produites chez nous en France, en l’occurence on a fait marcher les entreprises des autres (comme celles instalées en Chine par exemple, il suffit de regarder les marchandises qui débarquent sur nos quais portuaires ! De plus, on a quasiment plus rien pour rembourser puisque nos entreprises continuent de délocaliser).

  14. Crucol

    bonjour,

    petite correction:
    « Certains, manifestement, onT trop reniflé »

    sinon très bon post, comme d’habitude, on ne s’en lasse pas.

  15. Intelligence Financière

    Pierre Jovanovic décrit Christine Lagarde, la nouvelle directrice du FMI, comme un personnage à deux faces, tel Janus. Selon qu’elle s’exprime en Français ou en Anglais, son discours n’est pas le même. Dans le premier cas, elle materne son auditoire francophone en assurant que les banques françaises possèdent des liquidités, et la semaine suivante elle adopte une attitude plus masculine en les appellant en Anglais à recapitaliser sans tarder. Qu’est ce que vous en pensez ? voici le lien : Analyse Financière

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.