Pascal Nègre a encore trop de clients

Pascal Nègre, le fringant patron d’Universal Music France, gagne trop bien sa vie, et il juge probablement que l’industrie culturelle française baigne trop dans le bonheur, les barres d’or pur et les soirées mousse ; à tel point qu’il a décidé, dans un geste audacieux, de se mettre à dos plus de la moitié de sa clientèle. Il est comme ça, le gars Pascal : rien de tel que conchier des millions de consommateurs, ça lui file la patate !

Et pour arriver à agacer rapidement autant de personnes d’un coup, il n’y est pas allé avec le dos de la cuillère :

« Le modèle du gratuit pose un problème. Je pense qu’il faut le restreindre, je pense qu’il faut le dégrader, et le dégrader cela veut dire qu’il faut beaucoup plus de pub qu’aujourd’hui, je pense qu’il faut peut-être réfléchir sur limiter le nombre de fois où vous pouvez écouter la même chanson. Quand on voit des gens qui écoutent 35 fois la même chanson, vous vous dites à un moment donné que le gars, il faut qu’il aille acheter le titre. »

Voilà, c’est dit : pour lui, c’est bien simple, écouter de la musique gratuitement, c’est problématique, et les plateformes qui offrent un tel service devraient le dégrader. Il est vrai qu’en matière de musique dégradée, Pascal Nègre et Universal Music en connaissent un rayon ; depuis les années qu’il sévit, on n’a guère constaté d’amélioration dans la soupe clairette et insipide qu’il nous refourgue, à grands renforts de publicité agaçante, sur des médias moisis qu’il a d’ailleurs bien du mal à dépasser.

Car pour Pascal, la musique ne peut pas, ne doit pas être gratuite !

Il est impensable qu’un système qui lui a rempli le ventre sur les trente dernières années, entièrement basé sur la vente de galettes difficiles à reproduire, ne puisse pas perdurer encore trente nouvelles années.

Un système qui se base sur le mécénat, sur le don naturel des fans, sur la vente d’un « service musical concret » comme, par exemple, des concerts live, des CD personnalisés, bref, toutes ces solutions éprouvées par des types comme Trent Reznor et qui montrent tous les jours qu’on peut se passer des majors et de leurs fringants présidents lobbyistes, ce genre de système, pour un gars comme Pascal, c’est de la science fiction, c’est du jamais-vu , jamais-entendu, jamais-imaginé ; ça tient plus du bad trip sous acide que d’une solution viable pour les artistes.

En vertu de quoi, le brave Pascal, petit VRP consciencieux d’une industrie au business model agonisant, continue la retape pour ses idées poussiéreuses sur le mode Je Vous Prends Pour Des Cons En Cinémascope Et En 3D :

« Restreindre le nombre d’écoutes gratuites n’est pas une régression, c’est la promotion du système de l’abonnement et donc de l’écoute illimitée.»

Eh bien moi je dis : banco, Pascal ! Boutons l’écoute illimité des radios hors de France, que dis-je, hors du Monde ! Interdisons à ces mêmes supports la diffusion d’un titre plus de quatre fois ! Fini les couinements épileptiques de Christophe Maé ! Terminé les promotions lamentables de soupe industrielle à la Britney Spears ! Liquidées, les agressions auditives honteusement labellisées R’n’B qui font se retourner James Brown ou Ben E. King dans leurs tombes !

Pascal Nègre a des goûts très sûrs.

En attendant que cette saine idée lui traverse l’esprit, Pascal s’est donc méticuleusement acharné à bousiller sa clientèle : plutôt qu’en comprendre les ressorts et les motivations, il nous a donc doctement expliqué que raquer très cher pour avoir le droit d’écouter sa tambouille était parfaitement logique.

Manque de bol : la moitié des internautes français serait des pirates et ce n’est certainement pas l’attitude consternante de notre fringant patron qui va les inciter à rentrer bien vite dans le droit chemin.

Ce n’est pas non plus la terrrrrible menace que représente la HADOPI, et dont, pourtant, le petit Pascal se faisait le héraut, qui va pouvoir y changer quelque chose : tout le monde a rapidement compris que le tigre avait les dents limées, les griffes en carton et la peau sur les os. Mieux : tout semble indiquer que les gesticulations de nos frétillants incompétents de l’interweb ont dopé le marché de la vidéo pirate !

Quant aux DRM (protections numériques du droit d’auteur mal boutiquées), on ne peut pas dire que leur application emporte l’adhésion des foules : dans les jeux vidéos, Ubi Soft en a fait l’amère expérience, et dans le domaine du livre numérique, la FNAC devra elle aussi très probablement faire marche arrière tant la grogne est audible jusqu’ici : non seulement, les DRM ne protègent pas les contenus, mais ils incitent (comme la HADOPI) au contournement et au piratage par leur aspect frustrant et inamical. D’ailleurs, qui n’a pas fini par décharger rapidement un film pour éviter de se cogner la pub et les 3’30 d’avertissements idiots du FBI et des autorités compétentes qui précèdent maintenant toute vidéo légale, et qu’on ne peut pas passer nom d’une pipe en bois de DVD légal de merde ?

En réalité, on peut se poser la question : combien d’échecs cuisants ces crêpes marketing devront se prendre en pleine surface pour comprendre que leur business model ne fonctionne pas ? Combien de branlées magistrales, combien de moqueries méritées devront-ils subir pour qu’enfin, ils laissent tomber le principe même d’une protection sur des biens culturels numériques ?

Car oui, messieurs, oui mon brave Pascal, votre job, tel qu’il existe, va disparaître : vous allez peut-être continuer à vendre des artistes et leurs performances live, mais non, vous ne vendrez plus « de la musique », « des images », mais autre chose dont une majeure partie reste encore à inventer.

Au fur et à mesure que les informations s’échangeront de plus en plus vite, les empires que vous avez construits devront s’adapter ou s’effondrer sous leur propre obsolescence, et il n’y a rien que vous puissiez faire contre cela.

Mais je ne m’inquiète pas pour vous, messieurs. Et toi, Pascal, tu es suffisamment roublard : tu trouveras ta voie, et s’il faut, demain, crier haro sur le DRM, tu sauras retourner ta jolie veste à rayures de maquereau albanais et te joindre sans honte aux chœur des brailleuses !

Et pour clore ce petit billet, je ne peux pas résister à l’envie de vous faire découvrir (ou redécouvrir) cette entêtante chansonnette consacrée à celui qui veut, prochainement, faire un véritable G20 sur les droits d’auteurs, chansonnette (Hultime!) qui, j’en suis sûr, vous incitera à aller voter en 2012 :

J'accepte les BCH !

1BuyJKZLeEG5YkpbGn4QhtNTxhUqtpEGKf

Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
BCH : qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6
 

Commentaires140

  1. scaletrans

    Géant! Une branlée suivie d’une déroute s’appelle une « branloute » (copyright d’un de mes fils).
    Quant aux Albanais, on connaît ceux de la traite des blanches depuis longtemps (ils arrêtent pendant le ramadan) et on connaît maintenant ceux de la traite des organes après exécutions sommaires.

  2. Flo

    Plus de la moitié de sa clientèle en effet :

    – 50 % qui « piratent »
    + ceux là : « et le dégrader cela veut dire qu’il faut beaucoup plus de pub qu’aujourd’hui »

    Sympa pour les publicitaires…

      1. Effectivement connu, mais même ce clip là a plus de classe que celui pour Sarkohohohihihuhuhahahaha … C’est dire.

  3. L.F.

    L’article du Monde (« comment Hadopi a modifié vos pratiques de téléchargement ») est absolument délectable !

  4. Kelevra

    c est amusant de constater comment une loi peut inciter a pirater encore plus. avant la loi, j en profites un max, au debut aussi en attendant de recevoir l avertissement, et comme je recois rien, je pompes toujours un max. les internautes ont pris des habitudes, encourages par les fournisseurs d acces vantant la facilite d avoir de la musique et des films. et ca ne s arretera pas demain, et ca coute et coutera des fortunes. comme d habitude l etat, en voulant se meler de tout, ne fait qu amplifier ce probleme et en creer d autres. a chaque probleme, il y a une taxe. la mer se vide de ses poissions, les pecheurs ne gagnent plus leur vie, vite une taxe. l immobilier part en capilotade, hop une taxe et meme plusieurs. etc etc.
    pourtant de l argent pour les artistes, l etat en pompe deja beaucoup, mais comme d habitude on prend 100 et on reverse 10 et le reste est englouti dans le magma du budget general pour boucher des trous, des petits trous, toujours des petits trous.

    1. Essepe

      [le piratage] « ca coute et coutera des fortunes »

      Non, la copie « pirate » ne coute rien.

      C’est bien à « l’industrie de la musique » de se bouger le cul pour développer des plateformes de distribution de musique qui attire des clients, et pas au consommateur à se plier à un service proposés par certains.

  5. Toma

    Encore un article délicieux, décidément j’adore ce site.
    Si seulement cela amenait les personnes concernés à réfléchir…

    « Car oui, messieurs, oui mon brave Pascal, votre job, tel qu’il existe, va disparaître : vous allez peut-être continuer à vendre des artistes et leurs performances live, mais non, vous ne vendrez plus « de la musique », « des images », mais autre chose dont une majeure partie reste encore à inventer. »

    Voici une bien grande vérité,… Hélas, Pascal et ses confrères ne se rempliraient pas autant les poches, et forcement, c’est une bonne raison (vénale) pour se battre contre ce moulin.

  6. Flak

    posseder ses reseaux de distribution permet aussi d’empecher les autres de se faire distribuer, Pascal connait bien ca, c’est une tradition en fRance dans la musique et l’edition.
    Zappa avait du acheter ses propres camion pour se distribuer lui-meme.
    Les gros editeurs francais empechent activement les petits de naitre, c’est donc une double bonne chose si Pascal et ses potes mordent la poussiere. Bien fait pour leur gueule.

    1. Stéphane

      Mais non. Quand ils seront proches de l’effondrement ils se tourneront vers le pouvoir avec les yeux pleins de larmes, pour qu’on les sauve, qu’on sauve les emplois, qu’on protège leur secteur des affreux concurrents néolibéraux anglo-saxons avec leurs crocs pointus (et c’est bien compréhensible, toute concurrence locale crédible ayant été écrasée sous leur botte depuis longtemps.)

      Et le Gouvernement les écoutera.

      Et Il les regardera avec bienveillance.

      Et Il édictera une Loi calquée pour protéger les faibles, punir les mécréants et financer les prestigieux secteurs français menacés par le turbo-libéralisme anglo-saxon et ses crocs pointus.

      Et l’on se réjouira dans tout le Royaume lorsque la Loi sera votée.

      Et la Loi sera budgétée, car le Financement est sève de la Loi.

      Et le Budget réclamera des Rentrées Fiscales, car tout Financement doit s’associer à de Nouveaux Revenus pour l’Etat.

      Et les Rentrées Fiscales seront édictées, car un peuple trop riche perd le sens des vraies valeurs, à l’aide d’autres Lois, Fiscales.

      Et l’Administration Fiscale transmettra les nouvelles directives fiscales à son corps de Fonctionnaires, qui partiront avec diligence dans tout le Royaume pour répandre la nouvelle Parole de l’Etat et ramener les Prélèvements afférents.

      Et les protestataires, peu nombreux et vilipendés par l’Opinion Publique, seront invités à contribuer avec leur patrimoine à la Plus Grande Gloire du Royaume, et on leur rappellera la Chance qu’ils ont de vivre dans un pays qui leur a tant donné, sans lequel ils ne seraient Rien, et grâce auquel ils sont protégés du turbo-libéralisme anglo-saxon et ses crocs pointus qui pousse les Pauvres à Devenir Plus Pauvres et les Riches toujours plus Riches (mais plus malheureux aussi, car ils n’ont pas la chance de vivre dans le Royaume que la Galaxie Nous Envie.)

      Amen (le pognon.)

  7. Heimdal

    « la musique ne peut pas, ne doit pas être gratuite »

    En l’occurrence, c’est vrai. Ce mec est peut-être un tocard, mais sur ce point, il a raison. Et ce n’est pas parce que les majors se goinfrent (hypothèse) que le piratage est une bonne chose.
    Si t’es pas content du prix des CDs, et bien tu n’écoutes pas de musique. Si tout le monde s’accorde là-dessus, les mecs seront bien obligés de baisser les prix. S’ils ne le font pas, c’est que suffisamment de gens pensent que le prix des CDs n’est pas abusif et continuent donc d’en acheter.

    Les groupes que j’écoute vendent quelques milliers d’exemplaires (grand max) de chacun de leurs albums. Si tout le monde piratait leur musique, ils s’en taperaient probablement car ce n’est bien souvent pas leur métier. Mais c’est un putain de manque de respect de le faire.

    T’aimes: t’achètes. T’aimes pas, t’achètes pas ET tu n’écoutes pas.

    C’est du vol manifeste. Il ne s’agirait pas de musique mais de tout autre bien/service produit, tout le monde crierait au scandale. On n’est pas dans la situation monopolistique de la SNCF, où là, effectivement, le consommateur/contribuable se fait baiser deux fois.

    Des blaireaux/racailles qui téléchargent gratos sur internet, tout le monde s’en branle. C’est juste affligeant… Si mon boulanger vend sa baguette 3 EUR, je ne l’achète pas chez lui. Si tous les boulangers vendent leur baguette 3 EUR, je ne mange plus de pain. Si tout le monde cesse de manger du pain, le prix de la baguette baisse. C’est la loi du marché. On ne peut pas être pour dans 99% des cas et être contre quand ça ne nous arrange pas.

    Acheter un CD en MP3 8 ou 9 EUR, en quoi est-ce abusif?

    1. Flak

      absolument, et d’ailleurs je propose qu’on taxe les fredonnements.
      Ou tout simplement qu’on les soumette a declaration.

      1. Flak

        non je deconne.
        Il suffit tout simplement d’obliger les gens qui veulent ecouter du mp3 a avoir une connexion internet permanente qui checke les droits sur leur musique et verifie que leurs enregistrements persos ne comportent pas de musique sous license, d’ailleurs a ce sujet on peut imaginer un systeme de taxation progressive ou l’on taxe le fond sonore de vos videos de vacances en fonction de sa clarte…

        1. Flak

          je viens d’inventer un plug-in pour cette merveilleuse technologie de la sodomie: vos chansons sont soumises a une synchronisation (un super nouveau concept de pure blaireauterie derive d’un truc vraiment utile dans l’industrie mais pas sur un ipod) qui remplace les textes des chanson au moment ou ils sont censures!
          quelle bonheur!
          d’ecouter biip avec du bip dans le biip c’est trop biiip du bippp de biiipppp

        2. Heimdal

          Vous êtes plutôt marrant. Je ne vois pas comment ce que j’ai écrit ait pu vous amener à ce type de conclusion…
          Je ne faisais que commenter une phrase sur la musique gratuite.

          Je suis bien le premier à gueuler sur cet Etat de merde adepte de la taxe. Il n’empêche que dire que la musique gratuite, c’est bien, c’est du discours Altercomprenant Degauche 100% approved.

    2. Bon. Je crois que malheureusement, vous n’avez pas lu le texte, ce qui rend le commentaire un tantinet à côté de la plaque.

      Si t’es pas content du prix des CDs, et bien tu n’écoutes pas de musique.

      L’une et l’autre propositions n’ont rien à voir. C’est ce qu’on appelle un non sequitur. Et je vous encourage à regarder les liens de l’article (notamment celui sur Trent Reznor). Le fait est que plein d’artistes vivent de leur musique gratuite. La radio, ça marche, c’est rentable.

      T’aimes: t’achètes. T’aimes pas, t’achètes pas ET tu n’écoutes pas.

      Même remarque avec celle supplémentaire que si on n’aime pas, on ne risque pas d’écouter (ou alors, masochisme, mais là, c’est un autre problème).

      C’est du vol manifeste.

      Justement non. Si je prends ton vélo, oui, parce que pendant que je l’ai, tu ne peux pas l’avoir. Quand je copie une musique, je ne dépossède personne.

      La parenthèse du droit d’auteur ne s’est ouverte qu’à la faveur d’un décalage entre les consommateurs et les producteurs d’information pour un bête problème techno : il était difficile de reproduire un disque, puis moins pour une cassette, puis encore moins pour un CD, puis plus du tout pour un MP3. Cette parenthèse se referme, écrasant au passage les majors qui n’existaient pas avant cette période et n’existeront plus après.

      Mais le droit d’auteur, c’est du fifrelin, du pipeau. C’est une création chimérique pour protéger une non-propriété, quelque chose qui n’est pas appropriable.

      Si mon boulanger vend sa baguette 3 EUR, je ne l’achète pas chez lui. Si tous les boulangers vendent leur baguette 3 EUR, je ne mange plus de pain. Si tout le monde cesse de manger du pain, le prix de la baguette baisse. C’est la loi du marché. On ne peut pas être pour dans 99% des cas et être contre quand ça ne nous arrange pas.

      Précisément parce qu’une musique, une image, un son, une odeur, une sensation tactile, une idée, une équation, un livre (son contenu) ne sont QUE des informations et que je peux en faire une copie numérique fidèle, parfaite et sans déposséder quiconque, les comparer avec la baguette du boulanger montre la méconnaissance qui sous-tend le raisonnement.

      Désolé, mais c’est juste n’importe quoi.

      1. Flo

        « Si mon boulanger vend sa baguette 3 EUR, je ne l’achète pas chez lui. Si tous les boulangers vendent leur baguette 3 EUR, je ne mange plus de pain. Si tout le monde cesse de manger du pain, le prix de la baguette baisse. »

        Tien c’est vrai ça, dans la Russie Tsariste (et l’URSS qui a suivi d’ailleurs) les gens en avaient tellemnt ras le bol des prix du pain et des queues interminables qu’ils avaient décidé de ne plus en manger.
        Les allemans sous Weimar aussi, et les prix baissaient, baissaient, baissaient…

        1. Heimdal

          De toute façon, il est impossible de convaincre un mec qui n’a jamais déboursé le moindre centime pour se payer un CD que ne pas le faire, c’est du vol. On pourra toujours me dire: une bagnole, c’est pas pareil qu’un morceau de musique. Une bagnole, ça laisse des traces alors que VOLER un putain de morceau, c’est pas grave parce que l’original du morceau est toujours là, intact! C’est du pipeau total.

          Ceux qui font ça sont juste des putains de voleurs. Ils ne valent pas mieux que la première racaille venue. Un film piraté, c’est pareil, on s’en branle. L’original est INTACT. Un bouquin, c’est pareil! L’original est INTACT. C’est blaguesque. J’ai l’impression d’être sur un blog estampillé Degauche. La propriété, ça n’existe pas. On va aller squatter des apparts inoccupés, tiens, pour écouter des bons vieux morceaux piratés sur un Ipod volé à un gamin de 6ème qui sortait du collège! Je vois pas le mal, hein! Et en plus, Pascal Nègre est un connard! Donc c’est bien fait pour lui! Et je suis sûr que, de toute façon, avec le fric qu’il a cet enculé d’exploiteur du peuple, il va trouver un moyen de s’en sortir! C’est clair: les artistes, on leur chie à la gueule! Les producteurs s’en mettent plein les fouilles, c’est Hévident, en arnaquant les gentils consommateurs. Vive la musique gratuite! Et comme certains chanteurs ou des groupes pas du tout marxistes, hein, je vous rassure ma p’tit dame, ont des super idées avec leur musique gratos ou, dans le pire des cas, tu payes ce que tu veux mon brave petit, et bien tout le monde n’a qu’à faire ça! Et merde alors!

          Ce qui me fait halluciner, c’est que je lis votre blog tout les jours, que je trouve vos articles excellents et que je suis à 99% du temps d’accord avec vous, mais dès que vous parlez de musique gratuite, j’ai envie de vous foutre des baffes. C’est complètement contraire à tout ce que vous défendez et vous ne vous en rendez même pas compte.

          (et que dire de Flo qui utilise mon exemple dans un contexte à la con)

          1. Mmmh. Et comment expliquez vous que les ventes de musique tous supports confondus n’arrête pas d’augmenter ? (record cette année, il me semble)
            Le piratage augmente, et pourtant, la thune coule à flot. Paradoxe ?

            Ce qui me fait halluciner, c’est que je lis votre blog tout les jours, que je trouve vos articles excellents et que je suis à 99% du temps d’accord avec vous, mais dès que vous parlez de musique gratuite, j’ai envie de vous foutre des baffes. C’est complètement contraire à tout ce que vous défendez et vous ne vous en rendez même pas compte.

            Vous ne voyez pas le pb : j’aurai bon sur à peu près tout le reste, et juste là dessus, poum, je commets une erreur ? Ou, autre hypothèse (hyperfarfelue, je vous l’accorde) : vos prémices sont fausses et votre raisonnement ne tient pas debout…

        2. Heimdal

          « j’aurai bon sur à peu près tout le reste, et juste là dessus, poum, je commets une erreur ? Ou, autre hypothèse (hyperfarfelue, je vous l’accorde) : vos prémices sont fausses et votre raisonnement ne tient pas debout… »

          La perfection n’est pas de ce monde… Vous y étiez presque, pourtant…

          1. tututut – je me plante régulièrement, mais pas sur ça, désolé.

            Votre problème provient d’une mauvaise définition de « propriété » . La propriété intellectuelle est une création de l’état qui n’existe pas sans.

      2. ctz

        « Et je vous encourage à regarder les liens de l’article (notamment celui sur Trent Reznor). Le fait est que plein d’artistes vivent de leur musique gratuite. La radio, ça marche, c’est rentable. »

        Merci de justifier ce « plein d’artistes vivent de leur musique gratuite », jusqu’ici les seuls qui l’ont fait avec succès sont Reznor et Radiohead, donc pas vraiment le petit artiste qui démarre en manque de notoriété. D’ailleurs c’est tellement un modèle solide que Reznor se tourne désormais principalement vers le B2B en composant des B.O de films et que Radiohead vient d’annoncer que son nouvel album à paraitre samedi ne serait plus gratuit mais à 7€
        Enfin, donnez moi 2, 3 noms d’artistes (et pas Lady Gaga ou David Guetta) qui arrivent à vivre exclusivement des revenus radio, il n’y en a pas.

        1. Mozart, Beethoven, et des centaines d’autres (assez connus, il me semble) vivaient très bien de leur art.

          Ah, oui, c’est vrai : c’était 100% live tout le temps. Fallait suer, à l’époque (et, évidemment, être un peu meilleur que Lady Gaga). L’ère du « je fabrique de la copie et je deviens millionnaire » semble révolue. Moi, ça ne me fait pas pleurer. Vous, semble-t-il, si. Mais je crois deviner pourquoi.

        2. ctz

          Non, relisez la bio de Beethoven (« Jusqu’à sa mort la conjoncture lui restera défavorable de ce point de vue et il devra vivre ses dernières années dans une situation proche de la misère. »). Prendre l’exemple du mécénat du 18ème siècle me semble très peu probant, vous voulez qu’on écoute uniquement la musique de cours de Nicolas Sarkozy ?
          Vous devinez bien, je suis technicien pour un petit label indépendant, je ne suis pas pascal nègre, la vie est dure et ça ne fait pas plaisir de voir ses collègues se faire licencier à tour de bras

          1. Bon, je vois qu’on a à faire à un altercomprenant. Si Beethoven ne vous sied pas, prenez Bach. En gros, ce qui marchait au 18è ne le peut plus maintenant parce que … parce qu’il n’y aurait pas assez de cours, assez de riches ? Allons, c’est à mourir de rire, comme argument. Rien qu’avec ce que claquent les nouveaux riches russes, on peut faire vivre 10 Bach et 10 Mozart de front. La richesse actuelle disponible pour la culture est bien supérieure à celle du 18ème. Mais il est vrai que les gens n’aiment pas payer pour de la culture en conserve.

            Et quant à l’argument de la musique de cour de Sarko, il est du plus haut stupide : la musique franchouille est massivement subventionnée … par l’état que représente justement le gars Sarko.

            La vie est dure aussi pour les soudeurs et les fraiseurs, mon brave. Elle est encore plus dure pour les types qui bossent à la chaîne, en trois huit. Elle est très dure pour les livreurs de pizza, et assez pénible pour les éboueurs. Et après ? Ils n’ont pas pour eux le statut assez ébouriffant d’intermittents (gageons qu’ils aimeraient bien). Ils n’ont aucun monopole de droit artificiel pour protéger leur métier.

    3. Théo31

      « « la musique ne peut pas, ne doit pas être gratuite »

      En l’occurrence, c’est vrai. »

      Faudrait payer, comme pour le service public, pour écouter la radio ?

      1. Heimdal

        Pour la radio, l’auditeur paye d’une certaine manière car il se tape des pubs toutes les 30 secondes… Les artistes & producteurs sont rémunérés…

        1. Non. C’est un détournement du sens « payer ». Quand j’écoute la radio, je paye le courant qui va dedans, c’est tout. C’est tellement vrai que la facture pour les artistes est envoyée par la radio … aux annonceurs, et pas aux auditeurs.

        2. philippepsy

          Les artistes peuvent aussi comprendre que les gens paieront pour un peu plus que de la musique et des images. Ainsi, les groupes les plus intelligents rivalisent d’idées pour sortir des coffrets qui sont de beaux objets avant même de n’être que des CD et des DVD. A terme, je crois que seuls les fans paieront plus cher ces beaux objets tandis que les auditeurs occasionnels ne paieront plus 15 euros pour une CD médiocre présenté dans sa boîte de plastique.

          La belle époque du disque aura couru de de 1962 à 2002, quarante ans à se goinfrer en piquant l’argent de poche des jeunes. Hélas, les jeunes sont aujourd’hui confrontés à d’autres besoins : cd mais aussi jeux vidéos, DVD, abonnement téléphoniques, fringues, etc. Vendre 100 fois son prix un produit médiocre n’intéresse plus personne.

      2. ctz

        « Non. C’est un détournement du sens « payer ». Quand j’écoute la radio, je paye le courant qui va dedans, c’est tout. C’est tellement vrai que la facture pour les artistes est envoyée par la radio … aux annonceurs, et pas aux auditeurs. »

        Si, vous payez. Via la redevance pour les radios publiques et via la pub pour les privées, c’est le principe des modèles financées par la publicité, vous payez, indirectement.

        1. Non, je ne paye pas. Je ne paye pas la redevance (désolé, je ne suis pas en France). Et pourtant, ça marche. Quant à la pub, ce n’est pas moi qui paye, c’est, in fine, le consommateur de l’objet acheté. Ce qui est complètement différent (tout le monde ne va pas chez carglass, tout le monde n’achète pas chez Leclerc). Et encore une fois, la facture est reçue par l’un et l’autre et répercutée à 100% de leurs clients, pas 100% des auditeurs.

          Vous racontez n’importe quoi.

        2. ctz

          Bref, je comprends pourquoi vous énervez tout le monde, vous parlez d’un milieu que vous ne connaissez pas du tout avec une bien belle rhétorique je le conçois. VOUS racontez n’importe quoi (le fait de ne pas habiter en france est hors sujet, et le parallèle avec carglass est stupide), j’arrête ici.

          1. Le parallèle avec carglass est limpide : ce n’est pas parce qu’ils font de la pub que j’en serai consommateur. Ils payent. Pas moi. Evidemment, cet argument détruit le votre sur qui paye quoi. On comprend que ça énerve. Le fait de ne pas habiter en France fait que je ne paye aucune redevance sur les émissions qui passent en France, et ce, même si je les écoute ou les regarde. Eh oui. Ce qui amoindrit aussi la portée de cet argument là. Ça énerve encore un peu plus.

            Bref. On a les arguments qu’on peut.

    4. gluon

      En français, on écrit :
      des CD, des DVD, des FTP (Francs Tireurs et Partisans) etc.
      en anglais, seulement en anglais, on écrit au pluriel :

      CDs, DVDs etc.

  8. heimdal

    Pour le « t’aimes, t’achetes.. », my bad, je me suis mal exprime. Pour la lecture, exact: je me suis arrete peu apres la phrase que j’ai commentee… mais elle pouvait etre tiree de son contexte. Je regrette le temps du vinyl, ou ce genre de question ne se serait pas pose. le fait de PAYER pour ecouter me semble pourtant la base. A ma rzdio, vous payez d’une certaine maniere car vous vous tapez 10min de pub toutes les 5 min. Les artistes sont payes. Les producteurs aussi. Comment les artistes sont-ils payes quand le premier tocard venu telecharge gratuitement et avec une qualite parfaite et perenne un morceau/album qu’il aime? Pourquoi ne pas faire ca avec les bouquins, tiens! Un glandu numerise tout et file ca au premier connard venu! Ce serat liberticide de l’en empecher n’est- pas?

    1. BN

      « je regrette le temps du vinyl, ou ce genre de question ne se serait pas pose. »

      Ben oui, mais le temps du vinyl est fini, et rien ne le fera revenir. On aime ou on aime pas, mais on y changera rien. On peut aussi regretter le temps où pour avoir de la musique il fallait payer un musicien pour qu’il joue « en live ».

      « Ce serat liberticide de l’en empecher n’est- pas? »
      Oui, et pour les mêmes raisons que la musique :

      1. il n’y a aucun moyen de l’empêcher sans fliquer chaque personne. Et quand je dis fliquer, je ne veux pas dire surveiller de temps en temps, je veux dire permettre de contrôler en permanence le comportement des individus, savoir ce qu’ils lisent et quand, interdire le prêt et même effacer le contenu à distance si je le souhaite. Oui, les DRM permettent de faire tout ça, et c’est le seul moyen d’espérer empêcher la copie.
      Il n’y a que deux choix : un monde où l’informatique est ouverte, et où il est possible de copier, et un monde où elle est totalement fermée, mais où elle est alors un instrument d’une puissance incroyable pour tout totalitarisme, qu’il soit politique ou économique. Heureusement, le deuxième choix n’a aucun espoir de l’emporter.

      2. Là où l’abondance est possible, et même la norme, il est hautement immoral d’entretenir une pénurie artificielle au nom d’intérêts économiques, comme veulent le faire les majors. Si on invente la machine à fabriquer à manger à partir de rien, verra-t-on les restaurateurs demander une loi pour interdire cette invention ?

      Maintenant, je vous accorde qu’il faut bien nourrir les artistes, mais vous savez quoi ? le CD n’est pas leur seule source de revenu, et heureusement pour eux, sinon ils mourraient déjà de faim vu la rapacité des majors.

      1. D’autant que l’histoire a prouvé que des artistes (les vrais, qui valent quelque chose) ont toujours réussi à trouver des mécènes.

        1. Heimdal

          Des mécènes pour les « vrais » artistes? Falkenbach, Galar, Forefather, Thyrfing… Ils les trouvent où leurs mécènes? Christophe Maé, oui, il en trouvera, c’est clair! Donc le vrai artiste, c’est Christophe Maé! Superbe raisonnement!

          1. Eh ouais, vous arrivez à la conclusion logique que :
            a/ si on trouve un (ou des) mécènes, c’est qu’on arrive à vendre sa production
            b/ si on arrive pas à vendre sa production, … c’est qu’on n’a pas un niveau suffisant. C’est dur la vie. Caliméro, tout ça.

            Eh c’est comme ça depuis la nuit des temps. Bach et Mozart n’ont pas eu besoin du copyright et d’Universal Music. Et Jules Petibidon, pétomane émérite reconnu dans toutes la province de Tours en 1633 est resté parfaitement inconnu au delà… parce que personne n’était prêt à payer ses « performances ». Bah oui.

      2. Heimdal

        « il n’y a aucun moyen de l’empêcher sans fliquer chaque personne »

        Pour empêcher les « jeunes », « plus ou moins déçus », de brûler des bagnoles, il faudrait fliquer tous les mecs de banlieue! C’est une atteinte intolérable à la liberté de chacun, donc on n’a qu’à rendre gratuits le bidon d’essence et les allumettes.

        Une boite de production qui produit des « artistes » qui vendent très peu d’albums claquent si personne n’achète ses disques. C’est le cas de nombreux genres de métal. A chaque fois que je dis ça à un mec qui pense comme vous, il me répond: « mais c’est pas pareil, c’est une petite boite de production, c’est pas une « major » »… Ce qui revient à dire « bien fait pour sa gueule » au mec qui s’est fait tirer sa Porsche quand dans le même temps on plaint celui qui se fait tirer sa twingo…

        1. Vous loupez l’argument : quand un jeune déçu brûle une voiture, il commet un délit puisqu’il use et abuse d’une propriété qui n’est pas la sienne. Quand je copie un MP3, je ne dépossède personne de sa propriété (la source de la copie est intacte et toujours utilisable, en même temps qui plus est).

        2. Raoul

          Dans la série: « Raoul, raconte pas ta vie »
          Il se trouve qu’il m’arrive de faire (pour mon plaisir) de la vente de spectacles lyriques (je vous épargne les détails) et, je rencontre à cet effet les responsables culturels des collectivités locales et les directeurs de petites salles ou de théâtre de province. J’ai fait la connaissance dernièrement d’une dame qui dans son ancien poste comme directrice de salle avait fait venir pas moins que Claude Nougaro. (elle en était assez fière parce que, désormais, c’est plus difficile de le programmer) Beau spectacle, ambiance, spectateurs ravis, et à la sortie compliment à l’artiste qui faisait l’effort de rencontrer son public jusqu’en province profonde. A ce moment de son histoire, elle se dit choquée de la méconnaissance des gens sur le fonctionnement de sa salle…
          Comme je ne comprend pas pourquoi, je demande. Elle m’explique alors que le spectacle était à perte (malgré le prix des places) et que c’est la collectivité qui paye la différence entre ce que rapporte la vente des billets et ce que demande monsieur Nougaro et que cela représentait la bagatelle de 30000 euros…
          Je venais lui proposer des spectacles variés entre 4000 et 8000 euros, c’est-à-dire potentiellement rentables pour une salle de 900 places, et pas n’importe quoi (opéras, opérettes, avec choristes nombreux et bénévoles, jeunes solistes professionnels, pareils pour les musiciens, bref toute une compagnie ultra motivée et vraiment de qualité, en toute humilité puisque j’en fait partie) pour lesquels elle tordait le nez à cause du prix, et elle me balance qu’elle paye le cachet des artistes contemporains célèbres pour le prestige de la salle et la satisfaction du public…
          Ma compagnie est subventionnée aussi, il faut être honnête, néanmoins, le jour où l’argent public n’y sera plus, je pense que Christophe Maé, en dépit de sa célébrité, aura plus de mal à trouver des mécènes que nous à moins de revoir franchement ses tarifs. Et (là, encore en toute humilité) je pense qu’on gagnera en qualité.

        3. bn

          Merci de ne pas comparer des choses qui ne sont pas comparables. Lire la suite de cette phrase aurait aussi été une bonne idée.

          Mon propos parlait non de répression, mais de prévention, en bloquant la copie. Admettons qu’elle reste possible, comme à l’heure actuelle, il faut donc utiliser la répression, comme vous le suggérez.
          Là, il y a un problème.
          Pour empêcher les «jeunes» de brûler des voitures, il y a des moyens non invasifs pour le reste de la population : des enquêtes ponctuelles, voire de la vidéo-surveillance qui n’est consultée qu’à postériori. Cela est possible d’une part parce qu’il y a un consensus large sur le fait que brûler des voitures, ça ne se fait pas, et donc que le nombre de faits est limité, d’autre part parce qu’une voiture brûlée, ça laisse des traces visibles relativement facilement. Rien de tel pour la musique, notamment sur internet. Comment savoir si une musique a été échangé par internet ? Mis à part dans le cas du P2P non crypté, qui est en train de disparaitre, le seul moyen de le savoir est d’écouter, et d’analyser tout ce qui transite. Les pirates répondront par le cryptage. Il faudra alors l’interdire, au grand dam des commerces en ligne, et des amoureux de la vie privée. Les apprenti-dictateurs, par contre, adorerons ce système qu’il suffira de modifier très légèrement pour traquer toute opposition. Tout pouvoir excessif, c’est à dire capable de s’exercer sans l’assentiment d’une majorité, devient tyrannique, c’est une règle absolue.
          Le problème est pire dans le cas de l’échange disque à disque : aucune trace, rien. Va-t-on fouiller les cartables à la sortie des classes, et demander une facture pour chaque mp3 trouvé ? La répression n’est pas une solution face à une pratique massive, perçue comme légitime et quasi-invisible.

  9. heimdal

    Et je n’ai pas dit que ses propals etaient bonnes. Je donnais simplement mon avis sur cette histoire de musique gratuite… pas sur le reste/suite (que je n’ai pas lu(e), encore une fois)

  10. Duke Nukem

    On ne dit pas Pascal Nègre mais Pascal Decouleur.

    « Police de la pensée, je dépasse tes instructions. »

  11. Paulo

    Rien que pour la veste de makro albanais
    ce billet mérite de figurer dans l’anthologie
    de la globosphère. Merci.

  12. monoi

    La derniere fois que j’ai regarde, il ne me semblait pas que les majors ou les musiciens etaient inventeur du vynil, cd, mp3, etc…

    Donc s’ils decident d’utiliser une technologie qui ne leur appartient pas pour vendre, ils peuvent difficilement se plaindre des inconvenients.

    PERSONNE ne les force a produire des disques. Ils peuvent tres bien se limiter a des performances en live.

    Evidemment, ca fera moins de revenus. Ce qui est leur probleme a la base, mais pas le notre.

    1. Heimdal

      Sympa pour le mec qui vit au fin fond de la Creuse. Je suis sûr que Bruce Springsteen passera dans le coin pour lui faire plaisir!
      Mais non, je suis con, le mec au fin fond de la creuse va télécharger GRATUITEMENT tous les albums de Bruce Springsteen, comme ça, il pourra en profiter lui aussi!

      Ah non, je suis con, Bruce Springsteen aura arrêté de faire des disques car ça sert à rien, plus personne ne les achète sauf 1 personne, qui le convertit en MP3 et le balance sur le net, comme ça, le reste du monde peut le télécharger GRATUITEMENT. Et ceux qui disent que c’est pas bien, c’est que des méchants fascistes! Bouh les fascistes, bouh! Comme si l’original n’était pas INTACT!

      1. Si seule 1 personne achète du B. Springsteen, c’est que … Springsteen fait de la musique que seule une personne est prête à payer . En d’autres terme, il fait de la merde (bon, en réalité, je crois qu’il aurait de toute façon plus d’acheteurs).

        Là encore, comment expliquez vous que des artistes vivent sur des productions (pas seulement musicales) qu’ils distribuent gratuitement ?

        Tiens, une étude : http://arstechnica.com/tech-policy/news/2011/01/how-many-internet-pirates-are-there-anyway.ars

        1. Heimdal

          Concerts/produits dérivés/passages radio-télé… Je ne dis pas qu’ils n’ont pas d’autres sources de revenus, je dis qu’on les prive d’une autre source de revenus (CDs/MP3 légaux) dont ils sont indûment privés…

          On revient sur le type dont la Porsche a été volée qu’on ne plaint pas parce qu’il a « les moyens »…

      2. Raoul

        Vous citez Bruce Springsteen en disant qu’il arrêtrera de faire des disques. Ca m’étonnerait beaucoup… Il faut savoir que pour la musique classique, mis à part quelques artistes très célèbres, la plupart des interprètes sont payés au cachet et n’ont aucun droit sur leurs interprétations. Le libre échange de mp3 sur internet est donc une bénédiction pour eux puisqu’il permet d’accroître leur public à peu de frais. Seul l’éditeur y perd. Le jour où les éditeurs seront morts, je pense qu’ils continueront à faire des enregistrement à leur frais pour les diffuser sur internet à des fins publicitaires avantageuses pour tout le monde. Et Bruce Springsteen de même… Il y perdra certainement en rémunération (Franchement, je ne pleurerai pas sur son sort et, probablement, lui non plus) mais pas en notoriété et ça nettoiera le marché des tubes de l’été en composition assistée par ordinateur.
        On peut se poser la question de l’honnêteté du procédé (le téléchargement illégal) et, certes, à mon sens il manque de morale, mais il répond assez directement au procédé du droit d’auteur qui, sous couvert de justice envers les créateurs est un artifice coûteux qui favorise la prolifération d’artistes qui n’en sont nullement ainsi que les producteurs avides qui noient dans le bruit des musiciens plus amoureux de leur art. Cela va provoquer un rééquilibrage et, pourquoi pas, un certain retour à la libéralité dans le monde de l’art avec disparition de la sacem (oui, pardon, je rêve!).
        Alors, quelque part, je vous suis… Ca vaut toujours la peine de signaler que c’est amoral et que la fin ne justifie pas les moyens. Cela dit, il n’y a pas de quoi se fâcher non plus.

        1. Heimdal

          Je ne fais que ça, de discuter. Je ne fais que ça, d’argumenter. Et veuillez m’excuser pour mon ton péremptoire et agressif, je me soigne.

          Mais contrairement à ce que vous pensez, je ne refuse pas la discussion, et il me semble avoir argumenté.

          Ma conclusion effectivement, c’est que ceux qui téléchargent sont des salopards avec une mentalité de gauchiste.

          1. Revenons cependant sur mon exemple :

            Vous écoutez la radio en streaming (rien d’illégal), vous déchargez le flux streamé sur votre bécane (en gros, c’est comme le podcasting, et c’est légal), vous découpez le stream en morceaux séparés (légal). Vous avez donc des MP3 obtenus gratuitement et légalement.

            OU EST LE VOL ?

        2. Mr T

          Au sujet de la « mentalité de gauchiste » il faudra m’expliquer le qualificatif… les gauchistes veulent remplacer des solutions étatiques type HADOPi par d’autres solutions étatiques éventuellement moins intrusives et irréalistes, mais ça s’arrête là.

          Et vous allez probablement déchanter en constatant que les libéraux sont gangrenés par la « mentalité gauchiste » que vous évoquez, parce que le paradigme dans lequel vous êtes qui pouvait prévaloir dans les rangs des intellectuels libéraux en 1950 est lentement mais sûrement en train d’être réfuté et abandonné.

          D’ailleurs j’ai trouvé le plus grand corpus de textes mettant en cause la propriété intellectuelle sur Mises.org, un authentique repaire de gauchistes s’il en est.

      3. Heimdal

        « Si seule 1 personne achète du B. Springsteen, c’est que … Springsteen fait de la musique que seule une personne est prête à payer »

        Vous partez du principe que les gens « honnêtes » payent lorsque la qualité est là (c’est ce que je fais). Mais si vous dites à un type lambda: je te donne exactement le même produit ou alors tu payes 10EUR pour l’avoir, vous croyez vraiment que le mec ne va pas prendre le produit gratuit?

        Aujourd’hui, la copie VAUT l’original. Avant, ce n’était pas le cas: vous copiiez une K7, le son était bien plus pourri que celui de l’original, qui n’était déjà pas terrible.

        En fait, contrairement à vos habitudes, vous niez la rationalité des individus: pourquoi payer quand le MEME produit est disponible gratuitement?

        1. Théo31

          Quand vous achetez un livre et que vous le prêtez à un copain, personne ne demande à votre copain de payer le bouquin à son tour. Tout simplement parce que c’est votre bouquin, que vous l’avez payé, et que vous en faites ce que vous voulez.

          Quand vous achetez un CD à la Fnac ou chez Adipocere, jamais personne ne vous fait signer un papier dans lequel vous vous engager à ne pas faire de copie, de prêt ou quoi que ce soit (sauf dans un cadre « public »).

          Quand Universal fait payer plein pot (20 euros) un CD à sa sortie qu’on retrouve à 8-10 euros dans le bac à soldes quelques semaines après – exactement comme à l’argus -, qui se fout le plus de l’artiste ? Celui qui va le télécharger ou celui qui considère que passé un délai, un album vaut plus un clou ?

        2. Aujourd’hui, la copie VAUT l’original. Avant, ce n’était pas le cas: vous copiiez une K7, le son était bien plus pourri que celui de l’original, qui n’était déjà pas terrible.
          En fait, contrairement à vos habitudes, vous niez la rationalité des individus: pourquoi payer quand le MEME produit est disponible gratuitement?

          Hébé non, justement, je le dis clairement : oui, les gens vont prendre le gratuit. Et certains, un certain nombre, vont payer. Je ne dis pas ça parce que je rêve, mais PARCE QUE CA EXISTE, c’est documenté, et la raison est simple : certains veulent le CD avec l’emballage spécial, la dédicace faite à la main par l’artiste, etc… Le collector. Et ils sont même prêt à payer 10x le prix normal.

          Autrement dit, l’artiste vend 1000 disques à 50€ au lieu de 10.000 à 5€. Mais dans ce cas, il faut que le produit en vaille la peine, qu’il soit réellement unique.

          Mieux : l’artiste ne vend pas ses cd du tout. Mais à ceux qui le sponsorisent, il offre des choses spécifiques (concerts, etc…) Autrement dit, la musique devient le produit d’appel, gratuit, de l’artiste lui-même.

          Avez-vous lu le lien sur Trent Reznor, ou vais-je devoir encore continuer à vous parler d’un truc que vous vous entêtez à croire impossible alors que ça existe déjà ?

        3. BN

          Admettons l’espace d’un instant que vous ayez raison. Il est justifié de faire payer pour chaque copie du morceau écouter, aucun autre modèle n’est possible, et personne n’est près à donner pour soutenir l’artiste. Négligeons aussi le problème de la déconnexion entre les coûts unitaires et le prix de vente. J’aurais alors une question fondamentale :
          Comment faire respecter l’interdiction de copier ? les majors s’y emploient depuis presque 10 ans, avec des moyens financiers colossaux, et avec les résultats que l’on connaît. La tentative la plus aboutie, hadopi, est inefficace techniquement et juridiquement. La version 1 piétinait allègrement tous les principes qui ont été mis en place ses derniers siècles pour protéger les justiciables des erreurs judiciaires (procès contradictoire, présomption d’innocence, juge indépendant, etc.). La version 2 va s’effondrer comme un château de carte à la première contestation. Sans parler du plus gros problème, elle ne s’attaque qu’au P2P, ignorant (par impossibilité technique) les autres moyens qui sont en train de monter en flèche.

          Sans réponse à cette question, tout le reste n’est que littérature. Personnellement, j’apprécie cette évolution, et non je n’y vois pas la mort de la musique. La mort de l’industrie du disque, en revanche, oui. Mais de toute façon, il n’y a pas de choix, les réalités techniques forceront cette évolution. Les majors ont choisi de faire en sorte que ça ce passe dans la douleur, en refusant de se remettre en question. Après les coups dans les parties qu’elles nous ont mis avec hadopi, et la spoliation organisé des artistes qu’elles prétendent défendre, je n’irais pas pleurer pour elles.

        4. Heimdal

          « Quand Universal fait payer plein pot (20 euros) un CD à sa sortie qu’on retrouve à 8-10 euros dans le bac à soldes quelques semaines après – exactement comme à l’argus -, qui se fout le plus de l’artiste ? »

          Mais je suis d’accord avec vous quand vous dites que les maisons de disque se foutent du monde avec leurs CDs à 20 EUR (vous remarquerez d’ailleurs que chez Adipocere, les prix sont plus proches de 14 EUR, et chez Osmose, vous en avez des tonnes sous 10 EUR…)!

          Je n’ai pas dit que d’autres modèles (que celui du CD à 20 EUR) ne pouvaient pas marcher (mais dan tous les cas, l’artiste DOIT être rémunéré par CHAQUE personne qui l’écoute, d’une manière ou d’une autre).

          J’ai simplement dit: la musique gratuite est une saloperie. Et ceux qui téléchargent illégalement sont des salopards (ça coute 8.99 EUR sur Itunes, un album… Ca parait raisonnable, non?).

        5. Heimdal

          Mais je ne fais que ça, d’argumenter! C’est vous qui faites semblant de ne pas comprendre!

          Imaginons un type qui crée quelque chose. Sa création est vendue sous différentes formes. Pour 65% des formes sous lesquelles il vend son produit, il est rémunéré. Mais les 35% restants sont volés par des SALOPARDS qui estiment ne pas devoir payer pour utiliser son produit. Le type se fait baiser de 35%. Cela ne veut pas dire qu’il ne gagne pas d’argent. Cela ne veut pas dire qu’il ne s’en tape pas, parce qu’il se fait de toute façon plein de blé avec les 65% restants. Cela ne veut pas dire non plus qu’il ne doit pas penser à d’autres formes pour remplacer les 35% qui lui échappent indûment. Mais, dans tous les cas, cela veut dire qu’il se fait VOLER. Et les voleurs sont des salopards. Basta.

          1. Mais nous avons déjà expliqué : la propriété physique et la propriété intellectuelle, ce n’est pas la même chose. Tant que vous n’aurez pas intégré ce fait (reconnu juridiquement, puisque les deux codes sont distincts, que l’un est millénaire, et l’autre est tout jeune et déjà obsolète), la discussion ne mènera nulle part. Tant que vous comparerez des baguettes de pain à une information, nous ne pourrons pas nous entendre.

            Je suis désolé, mais vous vous bornez à rester sur cette assimilation qui est la base même du différent.

        6. Heimdal

          Ok. Vous avez raison. Je ne comprends rien. Vous êtes un génie de toute façon (je vous l’ai déjà dit), vous devez avoir raison sur ce point également.
          Je vais donc arrêter d’acheter plein pot mes CDs et mes Vinyls, et je vais inciter tout le monde a en faire de même.

          C’est le bon sens même, c’est moi qui ne comprends pas la différence entre propriété intellectuelle et propriété physique. Voler un CD dans un magasin, c’est mal. Voler un morceau sur le net, c’est bien.

          Merci!

          1. Voler un CD en magasin, c’est mal. Vous volez un bien physique.
            Vous écoutez la radio en streaming (rien d’illégal), vous déchargez le flux streamé sur votre bécane (en gros, c’est comme le podcasting, et c’est légal), vous découpez le stream en morceaux séparés (légal). Vous avez donc des MP3 obtenus gratuitement et légalement.

            OU EST LE VOL ?

            Tant que vous ne m’aurez pas prouvé que j’ai fait là qq chose d’illégal, on ne pourra pas discuter.

        7. Higgins

          Si on vous suit, un constructeur automobile serait en droit de faire payer la personne à qui on prête sa voiture!
          A titre personnel, je ne télécharge rien. Je fais partie de ceux qui éprouvent encore du plaisir à aller chez un disquaire (surtout que le mien est excellent. Il offre un véritable service que je suis prêt à payer. Et puis, mes goûts musicaux se situent dans un marché de niche, principalement le Jazz, avec une diffusion des productions sommes toutes limitée).
          Si les Majors avaient eu l’intelligence d’adapter le prix de leur production (un CD ou un DVD ne devrait pas être vendu plus de cinq euros. Et encore, c’est encore grassement payé. Le coût de revient est de l’ordre d’un euro) à leur clientèle (les Djeuns n’ont pas d’argent), nous n’en serions pas là. Comme ils ont fait le choix de se goinfrer comme des cochons, ils ont creuser leur propre tombe. De toutes façons, la technique, elle, a créé un écart insurmontable, hurler avec les loups ne sert plus à rien.
          Quant aux artistes méritants, le public saura les récompenser si ils le méritent.

        8. Heimdal

          « Si on vous suit, un constructeur automobile serait en droit de faire payer la personne à qui on prête sa voiture! »: c’est de la mauvaise foi pure.

          Vous avez acheté votre voiture. Vous pouvez la prêter. Il n’y aura toujours qu’UN seul utilisateur, pas 2, pas 3, pas 100 000… Si la personne à qui vous la prêtez trouvait un moyen de la dupliquer à l’identique parce que vous lui avez prêté, alors là, oui, le constructeur aurait raison de gueuler, parce qu’il a vendu UNE voiture, pas DEUX, pas 100 000.

          Le morceau que vous téléchargez gratuitement parce qu’un mec l’a acheté (que ce soit un pote qui a payé pour un CD ou que ce soit une radio, qui paye des droits aux auteurs et aux éditeurs pour chaque retransmission), vous lui dites de ne plus l’écouter tant que vous le faites? Bah non, vous êtes deux à l’écouter. L’artiste a vendu 1 morceau à 1 client, pas à 2, pas à 3, pas à 100 000…

          C’est juste du putain de bon sens. Vous pouvez tous tourner autour du pot pendant trois heures, ce ne sera que la mauvaise foi typique des mecs qui SAVENT qu’ils ne devraient pas faire un truc (je ne parle même pas au sens de la loi mais juste de morale) mais qui se trouvent des excuses pour le faire quand même…

          1. Vous écoutez la radio en streaming (rien d’illégal), vous déchargez le flux streamé sur votre bécane (en gros, c’est comme le podcasting, et c’est légal), vous découpez le stream en morceaux séparés (légal). Vous avez donc des MP3 obtenus gratuitement et légalement.

            OU EST LE VOL ?

        9. Mr T

          Au bout d’un moment on a compris l’idée, ceux qui téléchargent sont des salopards et des voleurs et vous avez l’air d’y tenir, et c’est un truc d’en’tchulé de gauchiste de remettre en cause la propriété intellectuelle. Mais soit vous êtes là pour vous défouler soit vous discutez, c’est archi-lourd d’avoir à supporter le ton grossier, agressif, péremptoire et prétentieux que vous employez et ce d’entrée de jeu.

          Je suis d’accord avec le diagnostic de h16, vous avez une autre compréhension de la propriété (mauvaise car incohérente avec la philosophie libérale à mon avis).

        10. Arkh

          Bon, petit exemple inimaginable.
          Le webcomic « Looking for Group » (http://www.lfgcomic.com/ ) est disponible à la lecture directement sur le net. J’ai pourtant déboursé une certaine somme pour acheter tous les volumes actuellement parus, signés par les auteurs et de très bonne facture.
          Même principe pour différents jeux : soit achetés car la version matérielle était classe, soit parce que plus simple à télécharger légalement (Steam est immonde pour ça) soit parce que c’était un jeu indie au gameplay qui mérite (à mon avis) du pognon (Minecraft, Braid, World of Goo etc.).
          Pire, j’ai acheté une blinde de coffrets DVD de séries, mangas ou films que j’avais déjà visionné pour les offrir à la famille ou des amis car je sais justement que c’est de la bonne came.

        11. Théo31

          « Bah non, vous êtes deux à l’écouter. L’artiste a vendu 1 morceau à 1 client, pas à 2, pas à 3, pas à 100 000 »

          Quand vous achetez un DVD à regarder en famille ou avec des amis, vous demandez à votre femme, à vos enfants et à vos amis de payer parce que vous êtes plusieurs à le regarder ?

          De même, si deux personnes écrivent la même chanson, pourquoi l’un devrait toucher des thunes et pas l’autre au nom de la propriété intellectuelle ?

          « l’artiste DOIT être rémunéré par CHAQUE personne qui l’écoute »

          J’espère que vous envoyez un chèque chaque fois que vous écoutez une chanson à la radio.

        12. Heimdal

          « Quand vous achetez un DVD à regarder en famille ou avec des amis, vous demandez à votre femme, à vos enfants et à vos amis de payer parce que vous êtes plusieurs à le regarder ? »

          Il me semble que l’écran d’accueil de chaque DVD précise: DVD réservé au cadre privé (famille et amis)… Toute représentation publique blablabla…

          « J’espère que vous envoyez un chèque chaque fois que vous écoutez une chanson à la radio. »

          D’une certaine manière, nous le faisons tous quand nous écoutons la radio puisque les radios payent les auteurs/éditeurs à chaque fois qu’un morceau passe sur leur antenne… Vous ne payez pas directement mais l’argent de la pub permet de rémunérer les artistes. Et s’il n’y a pas d’auditeurs, il n’y a pas de pub… L’hôte de ces lieux m’a déjà dit que je ne savais pas ce que voulait dire payer, mais il n’empêche qu’au final, l’artiste reçoit quelque chose PARCE QUE vous l’écoutez… Cela revient donc à PAYER l’artiste parce qu’on l’écoute…

          1. Bah non. Vous ne payez pas. Vous ne recevez pas de ticket ou de facture. Et l’argent ne sort pas de votre compte en banque. Un type qui écoute 0 radio et un type qui écoute la radio 24H/24 ont 0 différence sur leur compte en banque. Désolé, mais là, vous enfumez.

            Revenons cependant sur mon exemple :

            Vous écoutez la radio en streaming (rien d’illégal), vous déchargez le flux streamé sur votre bécane (en gros, c’est comme le podcasting, et c’est légal), vous découpez le stream en morceaux séparés (légal). Vous avez donc des MP3 obtenus gratuitement et légalement.

            OU EST LE VOL ?

        13. Théo31

          « il n’empêche qu’au final, l’artiste reçoit quelque chose PARCE QUE vous l’écoutez… »

          Non, l’argent va à la Sacem, qui va ensuite on ne sait pas trop où, mais pas dans les poches des artistes.

        14. Heimdal

          Ok, je vais changer de mot, puisque « payer » ne convient pas.

          L’artiste reçoit de l’argent.
          Cet argent vient de la radio qui a passé son titre.
          L’argent qu’a reçu la radio vient d’un annonceur.
          L’annonceur a étudié les audiences et s’est dit que ça valait le coup de payer la radio pour que son message publicitaire soit diffusé. Il n’aurait pas fait cela s’il n’y avait pas eu un auditeur devant son poste de radio.
          Conclusion: l’auditeur devant son poste de radio a permis à l’artiste, simplement en écoutant son titre à la radio, d’être rémunéré.

          « Vous écoutez la radio en streaming (rien d’illégal), vous déchargez le flux streamé sur votre bécane (en gros, c’est comme le podcasting, et c’est légal), vous découpez le stream en morceaux séparés (légal). Vous avez donc des MP3 obtenus gratuitement et légalement. »

          Ecouter la radio en streaming permet one-shot de télécharger le morceau.

          Si je reprends ce que j’ai écrit plus haut:

          L’artiste recevait de l’argent.
          Cet argent provenait de la radio qui passait son titre.
          L’argent que recevait la radio venait d’un annonceur.
          L’annonceur avait étudié les audiences et s’était dit que ça valait le coup de payer la radio pour que son message publicitaire fut diffusé. Mais une semaine après, plus personne n’écoutait la radio car tout le monde ne l’avait fait que pour télécharger légalement le morceau. Plus besoin d’écouter la radio dès lors que le morceau favori de tout le monde était désormais sur l’ipod de tout le monde! L’annonceur a donc par la suite décidé d’arrêter sa campagne de pub. La radio a arrêté de diffuser. Tout le monde écoute désormais la musique de l’artiste mais l’artiste ne reçoit pas d’argent en contrepartie. L’artiste se fait enfler, mais il n’y a rien d’illégal ni d’immoral là-dedans.

          1. Bien. Et maintenant, vous allez sur http://www.streamingsoundtracks.com : c’est une radio où il n’y a pas de pub, et où vous pouvez faire exactement ce que je décris (récupérer des MP3 sans rien payer).

            C’est un exemple CONCRET de comment chacun peut être payé SANS passer par les systèmes qui existent. ET CA MARCHE.

            Et effectivement, il y a des donateurs. Des mécènes. Eh ouais. Certains choisissent de payer, d’autres pas.

            Conclusion :
            a/ la notion de prop. intellectuelle n’est pas nécessaire ni suffisante pour assurer des revenus aux artistes.
            b/ la liberté (de payer ou pas), ça marche
            c/ le reste, c’est de l’enfumage.

        15. heimdal

          Ok. Je n’ai rien a dire. Vos arguments sont excellents. « Certains payent ». Cool. L’artiste gagnera X% de ce qu’il devrait toucher, mais au final, je suis d’accord, on s’en contrefout.

          1. « devrait » selon qui, exactement ? Selon le business model qui ne marche pas et nécessite un monopole de droit ?

        16. Heimdal

          Au fait, en parlant des DVDs…
          Il s’agit à l’instar des CDs de propriété intellectuelle.

          Mais (c’est marrant je trouve) le message comme quoi la copie c’est pas bien, le ripping c’est pas bien et compagnie, et bien au départ, c’était un message du FBI (je crois me souvenir qu’avant la mascarade actuelle de 5 minutes à chaque lecture du DVD qui consiste à faire culpabiliser les mecs qui ACHETENT le DVD en leur montrant que c’est pas bien de ne pas le faire (????)).
          Et le FBI, on sait bien que c’est le bras armé liberticide du méchant état-tout-puissant américain qui fait rien que priver les américains de leurs libertés…

          Mais bon, c’est un hasard…

          Ah, et puis parmi les premiers à gueuler contre cette saloperie (désolé, je ne peux pas m’en empêcher, le syndrome de tourette probablement) de téléchargement gratuit, il y avait James Hetfield qui, évidemment, est un dangereux gauchiste qui n’aime pas et combat la liberté de toutes ses forces, partout où il en voit la moindre trace.

          Enfin, le site que vous mentionnez (http://www.streamingsoundtracks.com) qui semble assez bien fait même s’il ressemble comme deux gouttes d’eau à un blog amateur de séries TV à regarder en streaming là aussi en toute légalité, avait la bagatelle de 795 auditeurs lorsque j’y suis allé…

          795 auditeurs…

          C’est clair que le problème est réglé: le monde entier connaissant ce site (ou des sites du même type), les artistes n’ont aucun souci à se faire. C’est pas comme s’il y avait des millions de types qui téléchargeaient à s’en faire pétér le disque dur gratos et pépère à la maison du bon gros son, en toute légalité et bien entendu sans aucun problème de conscience.

          1. 795 auditeurs, dont certains payent et le site est rentable, en ligne depuis plusieurs années (au moins 5), avec 0 subventions, 0 pub. Beaucoup de radios ne peuvent pas en dire autant. Bref : vous essayez de prouver quoi, là ? Que si on continue, il y aura moins d’artistes ?
            C’est basé sur quelle étude, quel raisonnement ?

            Encore une fois, on a prouvé (plein de fois) que des artistes qui donnent gratuitement leur travail, il y en a.
            On a prouvé que des artistes vivent des dons de mécènes et d’enthousiastes.
            On a prouvé que des industries, des entreprises peuvent fonctionner sur ces bases, sans utiliser ni la coercition du monopole étatique, ni l’argument de la PI, ni les DRM.

            Il vous faut quoi de plus ?

            Là, vous nous faites non pas Tourette, mais déni de réalité :
            a/ le business model actuel des majors est en train de péricliter
            b/ d’autres business model existent, et ils sont viables
            c/ et ces modèles sont liberal-kasher…

            La question, comme souvent, sera close par le marché.

        17. Théo31

          « parmi les premiers à gueuler contre cette saloperie …il y avait James Hetfield »

          Il est multimillionnaire. S’il perd un million sur les ventes de cd, il les récupère assez rapidement avec les concerts. Alors un million en plus ou en moins quand le compte en banque affiche 7 ou 8 après le chiffre, je ne vais pas le plaindre.

          Je crois voir où vous voulez en venir. Les petits groupes qui ne vendent que quelques centaines de CD le font avant tout par passion. Ce n’est pas un métier pour eux. Ils font de la musique en plus de leur métier. Vindsval de BAN ne vit probablement pas de sa musique, je n’ai jamais d’interview où il se plaignait du téléchargement. En revanche, les patrons de certains labels…S’ils produisaient moins de merdes et concentraient leurs budgets sur des groupes qui ont un vrai talent et qui se contentent pas d’être des copies médiocres de Darkthrone…

      4. monoi

        Ce que vous avez du mal a comprendre, c’est que la seule possession de l’artiste, c’est ce qu’il fait lui meme et c’est a ca que devrait se limiter leur propriete intellectuelle.

        Encore une fois, le vynil, cd, mp3 sont des technologies qui existent et qui n’ont pas ete forcement inventes pour les musiciens.

        Si ces derniers decident d’utiliser ces supports pour se faire plus de ble ou se faire connaitre, c’est leur choix et tant mieux pour eux. Le gars dans la creuse, ils n’en ont pas plus a foutre qu’un autre a part le fait qu’il peut leur acheter quelque chose.

        C’est a se demander comment les artistes faisaient jusqu’a ce qu’on invente ces supports.

        Derniers points: me faire traiter de gauchiste, c’est assez drole, et je fais partie de ces gens qui preferent encore acheter des CDs (je dois en avoir pas loin d’un millier, mais bon je suis vieux et j’en achete depuis que ca existe) et qui ne telecharge rien, si ce n’est quelques morceaux sur itunes de temps en temps. Mais d’apres vous, je ne dois pas exister.

        1. Heimdal

          C’est la cinquantième fois qu’on me dit: »ce que vous avez du mal à comprendre ».

          Mais je comprends, au contraire, tout ce que vous me dîtes. Je ne suis simplement pas d’accord et j’estime que vos arguments sur la différence entre propriété physique et intellectuelle / sur le fait de faire tout un tas de trucs légaux qui permettent au final de taper de la musique qui passe sur une radio et de la mettre sur son lecteur MP3 gratos, sont de la pure fumisterie.

          En revanche, vous faites exprès, de votre côté, de ne pas comprendre ce que je dis…

          Ce qui est hallucinant, c’est que vous ne semblez pas être capables, malgré votre grande intelligence (et sans flagornerie aucune: j’adore ce blog et trouve excellents la plupart des commentateurs [sauf sur ce point précis]), d’aller jusqu’au bout de votre raisonnement et d’en faire l’unique conclusion qui s’impose (et peu importe que Nègre soit un abruti, qu’il propose des solutions débiles et compagnie. Encore une fois, je suis d’accord avec vous sur ce point. Je ne parle pas de HADOPI, LOPPSI, du contrôle d’internet par l’Etat et tutti quantti. Je suis autant amoureux de la liberté d’expression et contre l’intervention de l’Etat quelque soit le domaine d’activité que vous. Je ne parle que du fait de se procurer de la musique gratuitement et de trouver cela bien et normal): si tout le monde télécharge gratuitement (ce qui devrait être le cas bientôt, si vous êtes cohérent avec vous-même, puisque d’une part les individus sont rationnels et d’autre part cela ne pose aucun problème ni légal ni MORAL), l’auteur génial mais agoraphobe ne touchera rien pour sa production. Et pourquoi payer de toute façon, puisque ça ne pose AUCUN problème d’AUCUN ordre? C’est pas parce que je l’aime bien que je vais payer, hein, puisque ce que je fais est légal ET moral…

          1. Accessoirement, vous dites « l’auteur génial mais agoraphobe ne touchera rien pour sa production » : or ça, VOUS N’EN APPORTEZ PAS LA PREUVE, et nous avons apporté des preuves du contraire.

            (cf réponse au commentaire plus haut)

        2. Théo31

          « si tout le monde télécharge gratuitement »

          Le téléchargement n’est pas gratuit : il faut un PC, un abonnement à EDF et un à un FAI.

          Avant, tout le monde copiait les 33 tours sur des K7 : ça n’a jamais empêché les artistes de toucher des sous.

        3. BN

          « C’est pas parce que je l’aime bien que je vais payer, hein, puisque ce que je fais est légal ET moral… »
          Ben si. Vous avez entendu parler des pourboires, des soirées à participation libre, etc, etc.
          Pour ma part, je ne télécharge pas de musique. Par manque d’intérêt. Par contre, je télécharge de nombreux jeux. Sans aucun scrupule, je me considère dans mon droit, moral à défaut d’être légal. Ça ne m’a pas empêcher d’acheter certains jeux, parce que je les ai aimé, et que souhaite rémunérer les auteurs. Oui, le don est possible. Non, le mécène ne donne pas pour se donner bonne conscience ou parce qu’il pense qu’il y est obligé.

          «L’artiste gagnera X% de ce qu’il devrait toucher»
          Vous faites l’erreur classique des majors de penser que 1 téléchargement = 1 vente perdue. Mais c’est faux. Pour parler encore une fois de ma vie, j’étais jusqu’à peu étudiant, donc avec un budget très limité. J’avais un budget « loisirs » fixe, et hors de question de le dépasser. Acheter 1 jeu par mois à 50 €, impossible. Du coup, non, mes téléchargements n’ont rien fait perdre aux auteurs, puisque de toute façon je n’aurais pas acheté. Ce qui me fait dire que non, je n’ai rien volé. J’ai profité d’une technologie qui m’a permis de faire une chose que je n’aurais pas pu faire autrement, sans faire de tord à personne.
          Et sinon, quand un artiste est connu grâce au piratage, et qu’il vend par la suite de nombreux albums, ou qu’un film augmente ses places de cinéma vendues, ça donne quoi au final ? un vol négatif ?
          D’ailleurs, en parlant de cinéma, je suppose que vous n’êtes pas sans savoir que malgré l’importance croissante du piratage, les salles ne se sont jamais aussi bien porté sur le plan financier.

          1. Sans même recourir à l’argument de sa vie perso, il suffit de constater que les ventes de musiques explosent avec internet, et continuent à grimper bien que le piratage existe. Mieux : ça grimpe aussi et/ou plus vite que le piratage. Autrement dit : les pirates sont ceux qui achètent le plus de musique. Plusieurs études le montrent (j’ai mis un lien précédemment).

        4. monoi

          Je comprends votre raisonement, mais je pense qu’il est errone, et on a une difference d’appreciation de la propriete intellectuelle.

          Si un artiste ne veut pas se faire copier, il n’a qu’a ne pas produire de cd/mp3 et se limiter a des concerts. Il pourrait d’ailleurs toujours utiliser internet pour se faire connaitre. Produire des cd/mp3 ameliore leur offre, les copies l’etendent encore plus.

          Il y a un point qui a deja ete dit par plusieurs, mais que vous semblez ignorer dans vos reponses: les artistes, ca existe depuis bien plus longtemps que les moyens de reproduction, donc il doit bien exister un modele viable. Il est peut etre temps de le redecouvrir, encore que je suis bien sur que nombre d’artistes connaissent deja tres bien ce modele.

          Tiens, j’ai un exemple devant mon nez: le prof de guitare de mon fils est musicien, fait partie d’un groupe pas connu du tout du grand public (ni de moi d’ailleurs) et ils vivent des concerts qu’ils font (et des lecons de guitare qu’ils donnent). Ils n’ont pas encore produit de cd. S’ils en faisaient et que ceux ci etaient copies, ca ne ferait qu’ameliorer leur offre et ainsi leur demande.

        5. Heimdal

          « Si un artiste ne veut pas se faire copier, il n’a qu’a ne pas produire de cd/mp3 et se limiter a des concerts. Il pourrait d’ailleurs toujours utiliser internet pour se faire connaitre. Produire des cd/mp3 ameliore leur offre, les copies l’etendent encore plus. »

          Vous imaginez combien de concerts devrait faire un groupe comme Metallica pour compenser la perte de revenus liés au téléchargement gratuit devenu légal? On aura d’un côté les fanboys qui continueront à aller les voir en concert (en payant leur place plus cher mais peu importe) et ceux qui de toute façon n’y seraient jamais allé mais qui désormais pourront les écouter tranquilles à la maison sans avoir déboursé le moindre centime.

          Un concert et un CD, ce n’est pas pareil. Vous ne pouvez pas « écouter » un concert dans les transports en commun. Vous ne pouvez pas « écouter » un concert dans votre salon en sirotant une bonne bière. Ce n’est pas parce que certains groupes auront une plus grande visibilité qu’ils y gagneront: vous allez voir Dark Funeral à la loco. Vous pouvez mettre peut-être 1000-1500 personnes (maximum). Ils font un concert tous les jours dans différentes villes. La fréquentation à leurs concerts n’augmentera donc pas. Et l’argent qu’ils devraient percevoir sur les ventes de disques aura disparu. Ils n’auront AUCUN moyen de compenser cela.

        6. Théo31

          Et depuis quand le montant de leurs revenus est défini à l’avance ?

          Quand vous sortez un CD, savez-vous à l’avance s’il va vous rapporter et si oui, combien. Il y a plein de films qui sont retirés des salles au bout de quelques jours faute de public, il faudrait dédommager le type qui l’a réalisé parce que personne ne veut de sa bouse ?

          Si Metallica ne veut pas que ses CD soient copiés, ils n’ont qu’à faire signer un contrat à leurs clients ou faire installer des sécurités sur les disques.

    2. monoi

      Mais bon sang de bonsoir, ca vient d’ou cette idee qu’ils doivent toucher un montant X de fric? C’est qui qui le definit ce montant? On aurait un montant X pour Metallica, et un montant Y pour Dark Funeral, c’est ca? On nage dans le n’importe quoi la.

      Si un groupe comme metallica doit faire pleins de concerts pour gagner plus, qu’est ce ca peut vous faire? C’est leur metier de base que je sache. Alors s’ils decident d’utiliser un support, qu’ils n’ont pas eux memes crees et avec les risques de copie que ca engendre, c’est leur CHOIX et je ne vois vraiment pas en quoi ca deviendrait mon probleme pour lequel on se retrouve a payer pour des usines a gaz genre hadopi.

      Si dark funeral (?) ne peut pas faire mieux que des concerts a 1500 personnes, c’est peut etre que c’est la l’etendue de leur marche.

      Une derniere fois, on a eu Mozart, Beethoven, Chopin, etc… et il n’y avait pas disques a l’epoque. Alors les larmes de crocodiles pour les pauvres gars de Metallica qui doivent travailler plus pour gagner plus, vous repasserez.

        1. ctz

          « Sans même recourir à l’argument de sa vie perso, il suffit de constater que les ventes de musiques explosent avec internet, et continuent à grimper bien que le piratage existe. Mieux : ça grimpe aussi et/ou plus vite que le piratage.  »

          Merci de donner des sources, jusqu’à preuve du contraire c’est tout l’inverse. Vous devez confondre marché de la musique dans son ensemble (ventes, concerts, produits dérivés, …) et ventes de musique (physique + numérique) car là c’est la dégringolade

          http://money.cnn.com/2010/02/02/news/companies/napster_music_industry/

          1. Relisez. Je n’ai pas dit « les ventes de musiques sur internet explosent » mais « les ventes de musiques explosent avec l’internet » : l’apparition d’internet coïncide (étrangement ?) avec l’augmentation des ventes de musiques (oui, tout le marché de la musique). Et évidemment, la musique seule, bêtement musicale, tombe, pour la simple et bonne raison qu’il ne s’agit que d’information. Et l’information est et restera, in fine, toujours gratuite car non rivale.

        2. ctz

          « Vous écoutez la radio en streaming (rien d’illégal), vous déchargez le flux streamé sur votre bécane (en gros, c’est comme le podcasting, et c’est légal), vous découpez le stream en morceaux séparés (légal). Vous avez donc des MP3 obtenus gratuitement et légalement.
          OU EST LE VOL ? »

          En effet, c’est légal tant que cette copie se limite à l’usage privé du copiste (article L122-5 du code de la propriété intellectuelle). Le balancer après sur un réseau P2P, il est là le vol.

          1. Même pas. Non rivalité.
            Juridiquement, il ne s’agit d’ailleurs pas d’un vol, mais d’une contrefaçon.

        3. ctz

          Vous jouez sur les mots et votre vision est bien simpliste, le vol ne se limite pas à une baguette de pain. Ne pas payer son ticket de métro ou filmer un cours de MBA pour le mettre sur Internet, c’est du « vol », pourtant vous ne dépossédez personne de biens matériels.

          1. Ne pas payer son métro, ce n’est pas un vol. Les mots ont un sens, désolé.
            Filmer un cours de métro, c’est éventuellement une rupture d’une clause de contrat, ou la violation d’un règlement intérieur. Ce n’est pas un vol.
            Le vol a une définition précise, que vous ne connaissez pas.

  13. Mr T

    Sacré Pascal. Globalement les mêmes têtes pensantes qui nous prédisaient l’échec de l’internet face au minitel nous ressortent la même rengaine au sujet des supports numériques. Et il y a des cons pour les croire, si, si.

  14. Winston (l’autre)

    « un certain nombre, vont payer. Je ne dis pas ça parce que je rêve, mais PARCE QUE CA EXISTE »

    J’en fais partie. J’achète le plus souvent via Amazon Marketplace chez des détaillants aux USA à des prix très attractifs et si je ne veux q’une chanson, je la télécharge légalement, toujours sur amazon. 0,99 € le mp3, parfois moins, c’est abordable.

  15. Mateo

    @ Heimdal

    Je n’ai personnellement toujours pas d’avis tranché sur la propriété intellectuelle (pour des raisons bassement utilitaristes, mais je me soigne).

    Mais le raisonnement sous-tendant le rejet de la notion de PI est solide et cohérent, d’un point de vue jusnaturaliste (auquel les libertariens sont très attachés). Il ne sort pas de l’imagination de quelque blogueur égaré, mais de théoriciens (libertariens) du droit naturel.

    Je n’ai pas trop le temps de développer, mais brièvement:

    Avant de se demander si la PI est justifiable d’un point de vue jusnaturaliste, il faut d’abord se demander ce qu’est la propriété. La notion de propriété a été « inventée », ou plutôt reconnue, du fait même de la rareté des ressources. Ce n’est que lorqu’une ressource est « rare » (*), lorsqu’elle n’est pas illimitée, que l’on peut définir un droit de propriété dessus: je ne peux prendre la bicyclette de Paul sans que celui-ci soit lésé, puisque celui-ci ne peut plus en faire usage.
    Mais lorsqu’une ressource est illimitée, comme l’est une information, on ne peut, d’un point de vue jusnaturaliste, définir une propriété dessus: si je « copie » l’idée de Paul (si celui-ci a choisi de la divulguer), Paul n’est pas dépossédé de son idée, il peut toujours en faire usage.

    Par contre, cela ne veut pas dire que l’information en elle-même n’a pas de valeur!

    Et la production, la divulgation/transmission de l’information (qui nécessite un support à un moment ou à un autre) est bien un travail, qui peut être rémunéré. (D’ailleurs certaines formes de transmission de l’information ont beaucoup de valeur pour certains, par exemple un concert ou un spectacle).

    Un libéral ne peut donc accepter l’idée de propriété intellectuelle sur des bases jusnaturalistes, mais seulement sur des bases utilitaristes (à la rigueur).
    Nous revenons donc au vieux débat jusnaturalistes vs. utilitaristes.

    Pour développer tout ça, je recommande très chaudement la lecture des cette petite série d’articles de l’excellent pédagogue qu’est « le Minarchiste »:
    http://minarchiste.wordpress.com/2010/03/08/de-la-propriete-intellectuelle/
    http://minarchiste.wordpress.com/2010/03/17/de-la-propriete-intellectuelle-partie-2/
    http://minarchiste.wordpress.com/2010/05/31/de-la-propriete-intellectuelle-partie-3/

    Ou encore:
    http://jesrad.wordpress.com/2006/11/28/quest-ce-que-la-propriete-intellectuelle/
    http://jesrad.wordpress.com/2007/09/26/innovation-sans-droit-de-propriete-intellectuelle/
    http://jesrad.wordpress.com/2008/03/04/fading-copyright/
    http://jesrad.wordpress.com/2008/05/09/pourquoi-le-copyright-marche-sur-la-tete/
    http://www.wikiberal.org/wiki/Propri%C3%A9t%C3%A9_intellectuelle

    (*) Au sens économique du terme. Une ressource présente en très grande quantité n’est pas « rare » du point de vue économique, car cette quantité est limité.

    1. Mateo

      Hum, il est visible chez vous mon commentaire précédent? J’ai un doute, il n’apparait pas dans les commentaires récents…

    2. Grixxby

      Quand au point de vue utilitariste, il est analysé et battu en brèche dans « Against Intellectual Monopoly » de Michele Boldrin et David K. Levine.
      Livre bien entendu disponible gratuitement et légalement sur le site des auteurs ou en version papier et payante chez amazon.
      Détail amusant, j’ai acheté le livre.

      1. Heimdal

        Vous avez acheté le livre. Cool.

        J’aimerais bien connaître le ratio nb personnes ayant lu et acheté/nb personnes ayant lu sans acheter.

        On me demande de PROUVER que le pourcentage de personnes qui (font la bêtise) achètent alors que le même produit culturel est disponible gratuitement (en toute légalité et en toute bonne conscience) est suffisamment élevé pour que le modèle soit viable sur le long terme.
        Mais personne ne m’a prouvé le contraire.

        J’aimerais également voir la réaction de Miss Boldrin et Mr Levine si on leur disait qu’ils pourraient être tranquilles à se faire dorer la pilule sur une plage des caraïbes s’ils avaient reçu la contrepartie financière qui devrait leur revenir (ils, ou leur éditeur, ont fixé un prix pour leur ouvrage (14.49 EUR). C’est donc qu’ils estimeraient NORMAL que les gens payent cette somme pour se le procurer) si TOUS LES LECTEURS avaient effectivement acheté leur livre.
        Je n’ai bien entendu aucune idée des ventes que cela représente. Ce n’est qu’une hypothèse.

        Si on dit au monde entier que la propriété intellectuelle n’existe pas et DONC que le téléchargement gratuit doit être légalisé, votre honnêteté, cher Grixxby, sera (probablement) l’exception… Et c’est là d’ailleurs que nos avis divergent: je pense que ce sera l’exception. Vous pensez que ce sera la règle.

        On devrait peut-être faire un sondage… en posant correctement les termes, histoire d’être bien sûr de l’interprétation des résultats… Style:
        « Si le même produit culturel (CD, DVD, Livre) est disponible dans une version payante et dans une version IDENTIQUE totalement gratuite, quelle version choisiriez-vous? »

        Je viens de faire le sondage dans ma boite… J’ai 100% de versions gratuites et 100% de versions « faudrait vraiment être con de prendre la version payante »… Et je ne bosse pas avec des mecs qui ont des problèmes d’argent…

        1. « Mais personne ne m’a prouvé le contraire. » Franchement, vous lisez les commentaires et liens qui sont fournis ?

        2. Mateo

          Ce n’est justement pas le « même » produit: la « version » gratuite aura certainement moins de valeur ajoutée.
          D’autre part, la divulgation de l’information peut être un service « vendable ». Par exemple, nombreux sont ceux qui préfèrent acheter un titre sur l’iTunes Store (sans DRM) même s’il peuvent se procurer le « même » produit sur les réseaux de p2p (ils sont même très très nombreux, au vu du succès de l’iTS). Pourquoi? Car l’acquisition de l’information est plus simple, plus rapide, plus sécurisée, porteuse de plus de confiance etc. sur l’iTS que sur les réseaux de p2p. C’est donc un service qui a une valeur pour beaucoup de gens et donc qui peut être vendu, même en l’absence de PI. Bref les exemples sont nombreux…

          Enfin, oui, en l’absence de PI, certains artistes auraient moins de rentrées financières. Et alors? Une partie de leurs revenus sont illégitimes, puisque reposant sur un monopole qui leur est accordé par l’Etat. Pour reprendre un exemple lu dans un des liens, lorsque l’esclavage a été aboli, les esclavagistes ont vu leurs revenus baisser (et certains hommes politiques souhaitaient les indemniser, par l’intermédiaire de la poche des contribuables!). Et alors? Leur gains précédents étaient illégitimes!

      2. BN

        « Si le même produit culturel (CD, DVD, Livre) est disponible dans une version payante et dans une version IDENTIQUE totalement gratuite, quelle version choisiriez-vous? »

        Mauvaise question. La bonne, c’est « êtes-vous prêt à donner de l’argent à un artiste dont vous aimez le travail ? » ça change tout. Et la réponse est oui, comme les liens vous l’ont montré. Il faut changer de mentalité.

        « C’est donc qu’ils estimeraient NORMAL que les gens payent cette somme pour se le procurer) si TOUS LES LECTEURS avaient effectivement acheté leur livre. »
        Sachant qu’ils ont mis leur livre en libre accès volontairement, il faut vraiment être de mauvaise fois pour estimer que les auteurs trouvent normal que tout le monde paye 15 € pour les lire.

        Maintenant, je m’interroge sur vos motivations. Que cherchez vous ? Vous n’avez rien répondu sur le fait que le piratage est une réalité, et qu’il est impossible de l’empêcher. J’en conclu que vous avez renoncé à l’empêcher. Vous cherchez à nous prouver que le piratage c’est mal, pour qu’on continue à acheter ? Vaincre le piratage par la mauvaise conscience ? Bon courage, pour l’instant ça n’a pas l’air d’être une réussite. Il faut dire que les majors ne vous aident pas, on a l’impression qu’ils font tout ce qu’ils peuvent pour se faire détester.
        Mais vous ne croyez pas que votre énergie serait plus utilement dépensée en militant pour faire entrer le mécénat dans les mœurs, que les gens DONNENT aux artistes qu’ils aiment, comme on donne aux guides des monuments historiques à l’heure actuelle ? Vouloir à tout prix empêcher une évolution dictée par les réalités techniques est vain. Mieux vaut chercher à construire l’avenir.

        Maintenant, moi je dis ça, je ne dit rien, continuer à combattre des moulins à vent si ça vous amuse.

        1. Heimdal

          « Maintenant, je m’interroge sur vos motivations. Que cherchez vous ? »

          Le piratage est une réalité, effectivement, et je le déplore. Je me bats juste pour essayer de convaincre les gens que s’ils veulent écouter un artiste, ils DOIVENT payer. Que s’ils ne veulent pas payer, ils ne l’écoutent pas. Pour moi, il n’y a pas de différence entre un produit culturel et une bagnole ou une machine à laver. Cela reste un PRODUIT.

          En revanche, je pense comme vous que le prix des CDs est prohibitif et que Nègre, entre autres, s’y prend mal pour régler le problème… Un CD ne devrait pas coûter plus de 8-9 EUR (ce qui est le prix d’un album acheté sur Itunes…). La technologie ne devrait pas encourager la fraude mais plutôt faire baisser les prix des supports traditionnels. Ce qui est le cas puisque, encore une fois, un album coûte 8-9EUR sur Itunes. Si les majors ne voient pas qu’il faut de ce fait baisser le prix de leurs autres supports, il n’y a rien à faire pour eux.
          Mais cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas payer DU TOUT.

          A la base, je commentais simplement une phrase de H16 comme quoi la musique pouvait et devait être gratuite (en prêtant ironiquement à Nègre les mots contraires). Je ne commentais pas le reste. Je ne commentais pas les exemples ici ou là où effectivement, après avoir « discuté » avec les gentils pirates qui ne piratent que parce qu’ils sont « déçus » et contraints par la société, les au-départ-méchants puis en-fait-gentil artistes ont réussi à faire acheter leurs produits.

        2. Théo31

          « Si les majors ne voient pas qu’il faut de ce fait baisser le prix de leurs autres supports, il n’y a rien à faire pour eux. »

          Voilà. Ils n’ont pas compris les règles élémentaires de l’économie. Ils ont exploité les consommateurs pendant des décennies et ne veulent pas comprendre, que maintenant c’est fini, le client est roi, qu’il ne paiera pas pour des bouses qu’il n’a pas pu écouter pour se faire une idée. Le client peut enfin tester le produit en le téléchargeant et l’acheter s’il lui plaît.

    3. Heimdal

      J’ai lu ceci, mateo, sur le premier lien que vous indiquez (j’ai laissé les fautes):

      « La réalité est qu’on ne peut attribuer un droit de propriété à une idée. Les idées sont véhiculées à l’intérieur de notre cerveau et ce qui se trouve là nous appartient, tout comme ce que nous fabriquons de nos mains avec nos outils et notre matière première. Personne ne peut revendiquer être propriétaire d’une idée et restreindre l’utilisation que nous faisons de cette idée avec le fruit de notre travail et de nos ressources.

      Supposons que j’écrive un poème publié dans un journal, que vous le lisez et le mémorisez. Il est donc stocké dans votre cerveau et je ne peux rien faire pour vous en empêcher.

      Ensuite, vous utilisez un stylo qui vous appartient pour écrire ce poème sur un bout de papier qui vous appartient aussi. Il ne fait aucun doute que le fruit de ce travail vous appartient. Si c’est le cas, comme toute propriété, vous pouvez échanger ce bout de papier, le vendre, le publier, ou faire quoi que ce soit qui vous plaise avec celui-ci. »

      Ok: vous écoutez un morceau. Vous le mémorisez. Vous le REJOUEZ. Vous revendez votre morceau… Et là tout le monde se marre.
      Pareil pour un film: vous prenez Inception. Vous le refaites avec vos petits moyens. Vous vendez votre produit: tout le monde se marre…
      CE n’est pas LE MEME PRODUIT. C’est devenu le vôtre même si c’est une honteuse tentative de plagiat.

      Autre citation:
      « Disons que je prends le texte d’un livre que vous avez écris, appose mon nom dessus et le commercialise; ou encore disons que je prends un livre que j’ai écris et le commercialise sous votre nom. Dans ces deux cas, ai-je fais quelque chose qui ne respecte pas les droits de propriétés? Oui, mais pas envers vous! C’est la propriété des acheteurs du livre que j’ai violée en utilisant une fausse représentation. Je leur ai vendu un produit X dont l’étiquette mentionne que c’est un produit Y »

      En gros, je suis étudiant en philo. Je dois faire une dissert’ sur la volonté. Je prends le texte intégral de Schopenhauer « Le Monde comme Volonté et comme Représentation » et je la rends à mon prof. Je pense que j’aurais beau lui expliquer que c’est pas parce que Schopenhauer a eu une idée que ce ne devrait pas être la mienne maintenant parce que je ne suis pas un esclave et parce que je m’exprime aussi bien que lui donc j’aurais écrit la même chose EXACTEMENT… Je me prendrai mon zéro pointé et ce serait bien fait pour moi.

      1. Mateo

        « Ok: vous écoutez un morceau. Vous le mémorisez. Vous le REJOUEZ. Vous revendez votre morceau… Et là tout le monde se marre.
        Pareil pour un film: vous prenez Inception. Vous le refaites avec vos petits moyens. Vous vendez votre produit: tout le monde se marre… »

        Oui, exactement! Donc pas besoin de PI! Vous serez « naturellement » sanctionné (par le marché, c’est-à-dire vous, moi, Mme Michu…).

        « En gros, je suis étudiant en philo. Je dois faire une dissert’ sur la volonté. Je prends le texte intégral de Schopenhauer « Le Monde comme Volonté et comme Représentation » et je la rends à mon prof. Je pense que j’aurais beau lui expliquer que c’est pas parce que Schopenhauer a eu une idée que ce ne devrait pas être la mienne maintenant parce que je ne suis pas un esclave et parce que je m’exprime aussi bien que lui donc j’aurais écrit la même chose EXACTEMENT… Je me prendrai mon zéro pointé et ce serait bien fait pour moi. »

        Tout-à-fait! Mais où est le rapport? D’autant plus qu’il n’y a plus de PI sur les oeuvres Schopenhauer (domaine public). Et au passage, il n’y a pas de PI, ses oeuvres sont accessibles gratuitement, et pourtant les gens continuent de payer pour avoir ses oeuvres sur un SUPPORT.
        Autre bel exemple montrant que la PI est inutile.

  16. Heimdal

    Pour prendre un de vos exemples:
    « Mais au lieu de contacter son avocat, il est rentré dans la discussion avec les autres membres de la communauté du site. Un échange fascinant, selon lui. »

    C’est 100% Libération approved ce truc, ça, c’est clair… On se croirait au Bisounoursland, comme vous dites…

    Dans le monde REEL, si vous dites à l’humanité tout entière que ce n’est plus la peine de payer pour lire un livre, pour écouter de la musique ou pour regarder un film parce que maintenant c’est légal, et que désormais c’est juste « à vot’ bon coeur messieurs/dames », 99% des gens ne paieront pas, et c’est parfaitement rationnel. Vous trouvez ça bien. Moi pas.

    Remarquez, on aura peut-être une hausse de nos impôts pour aider la production artistique, hein! Ce ne serait pas étonnant. Comme ça, le mec qui n’écoute jamais de musique et qui n’a pas de lecteur Blu Ray chez lui, il paiera pour tous les autres qui en profiteront gratuitement (enfin, un peu moins gratuitement s’ils payent des impôts).

    1. Mateo

      « Dans le monde REEL, si vous dites à l’humanité tout entière que ce n’est plus la peine de payer pour lire un livre, pour écouter de la musique ou pour regarder un film parce que maintenant c’est légal, et que désormais c’est juste « à vot’ bon coeur messieurs/dames », 99% des gens ne paieront pas, et c’est parfaitement rationnel. Vous trouvez ça bien. Moi pas. »

      Je crois que vous avez un peu de mal à comprendre. Il y a mille et une façon de VENDRE ses services artistiques, d’apporter de la valeur ajoutée par rapport à la « version » gratuite etc.

      Allez un autre exemple: il existe de très nombreuses sociétés qui VIVENT du logiciel libre, même quand celui-ci est gratuit. Comment? En VENDANT des SERVICES associés.

      Un petit dernier pour la route, que je connais un peu: dans le milieu des musiques électroniques, la PI n’est pas souvent respectée, que ce soit par les consommateurs ou les producteurs (les artistes): tout le monde télécharge, les artistes utilisent les œuvres des autres, les mixent ou les remixent, « empruntent » des sons, des samples aux autres etc. Et pourtant les artistes se portent on ne peut mieux depuis qu’internet et le p2p sont rentrés dans les moeurs. Pourquoi? Car ce n’est pas en vendant « bêtement » des disques qu’ils gagnent leur vie, mais en faisant des performances en live. Et plus on les telecharge « illégalement », plus ils sont connus, plus ils décrochent des « dates » ou des contrats pour des œuvres sur commande (et plus le marché des amateurs de ce genre musical grandit, également).
      D’ailleurs, les musiques électroniques ne passant jamais à la télé ou à la radio (hormis quelques unes spécialisées), c’est quasiment leur seul moyen de se faire connaitre.

    2. Heimdal

      Ce n’est donc plus le même produit, puisqu’il y a des services associés. Quand vous téléchargez Thriller, vous avez EXACTEMENT LE MEME ALBUM que si vous achetez le CD. Après, effectivement, Sony ou je ne sais pas qui pourra faire une version payante avec des services associés (la visite du Ranch de Michael ou ce genre de trucs). Mais si vous voulez simplement écouter de la musique, pourquoi payer? Encore une fois, posez la question autour de vous, et vous verrez.

      1. Mateo

        Donc les artistes peuvent très bien vivre sans PI. Et ils le font. Et ils le faisaient sans PI (et sans subventions).
        Vous trouverez d’autres exemples dans les liens que j’ai donnés plus haut.

    3. monoi

      Vous continuez a faire des affirmations gratuites (!) sans aucun debut de soupcon de preuves verifiables.

      Surtout, vous reagissez comme un gauchiste ou un vert: pour vous, rien ne peut evoluer en mieux, ca sera forcement moins bien que…que quoi d’ailleurs? La situation actuelle? Comme reference?

      Oui, il y aura des perdants, mais il n’y a aucune raison pour qu’il n’y ait pas surtout des gagnants.

  17. Heimdal

    Je lisais la plaquette de l’UDC, et je suis tombé sur ceci:

    « Protéger aussi la propriété intellectuelle
    A côté de la propriété matérielle, l’Etat doit aussi protéger les
    biens intellectuels. Un droit du brevet efficace est indispensable
    à notre économie dans laquelle la science, la recherche,
    le développement et la production de biens à grande valeur
    ajoutée jouent un rôle fondamental. Dans peu d’autres pays, la
    recherche scientifique privée est aussi active à côté du travail
    scientifique des hautes écoles. Les entreprises ne consentent
    à ces investissements que si elles ont la certitude que le produit
    qui sortira de ces efforts leur appartiendra. A ce niveau
    aussi, le principe de la propriété privée doit être strictement
    appliqué. Le même constat vaut pour les oeuvres artistiques
    en sons et en images. Le socialisme combat la propriété intellectuelle
    et les brevets. Il préfère tout distribuer à tous avec
    pour conséquence la faillite, l’effondrement et le désert économiques. »

    1. Heimdal

      pages 20 et 21 de la dite plaquette, section « Propriété: protection contre le pillages de la gauche »…
      Ils sont libéraux, à l’UDC, non?

          1. Vous ne m’embêtez pas : c’est constructif (relisez ma réponse précédente, j’ai ajouté qq éléments)

        1. Heimdal

          Cet article est très intéressant. Je dois d’ailleurs vous avouer que j’ai un peu réfléchi à tout ça, et j’arrive à vous comprendre! (alléluia me direz-vous). Mais je reste malgré tout du côté des « utilitaristes ».

    2. Théo31

      La charrue et la roue n’ont jamais été brevetées ni fait l’objet d’une propriété intellectuelle quelconque. Personne n’a jamais gueulé pour que leurs inventeurs (eux non plus n’ont jamais gueulé) touchent quelque chose.

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