La République protège la veuve et l’orphelin

Suite au lien de l’un de mes lecteurs, je tombe sur ceci : le 24 septembre dernier, des députés ont tenté (sans succès puisque l’amendement fut retiré avant la séance) de réglementer les publicités sur l’achat de métaux précieux. C’est évidemment typique de la législorrhée carabinée dont nos édiles souffrent tous. Jusque là, rien de réellement effarouchant…

Jusqu’au moment où l’oeil est attiré par la dernière phrase de cette nouvelle tentative de rogner encore un peu sur les libertés des Français :

le développement de commerces dont les pratiques ne sont pas réglementées et permettent certains abus auprès des personnes les plus vulnérables.

Quand on lit une telle phrase, on voit tout de suite qui peut la prononcer :

Zorro

Oui, vous avez bien lu : nos députés et nos sénateurs s’occupent maintenant des personnes vulnérables, travaillent d’arrache-pied à rendre leur vie plus tolérable. C’est magnifique.

On tiquera cependant sur la façon que nos vigoureux suceurs de fonds publics ont choisie pour se lancer dans leur noble tâche. Ainsi, ils ont montré des velléités de légiférer sur les métaux précieux. D’autres fois, ce fut contre certains types de démarches commerciales.

Cependant, on s’étonne que ces mêmes députés n’hésitent pas à ouvrir le débat sur l’euthanasie. Zorro se débarrassant discrètement d’un Bernardo devenu trop encombrant dans ses vieux jours, ça vous a un petit parfum de retour à la réalité un peu sordide, non ? Apparemment, toutes les personnes vulnérables ne se valent pas et ne méritent pas toutes les mêmes protections… D’ailleurs, c’est très concrètement ce qu’on peut observer à l’entrée de certaines préfectures, très tôt le matin, où des femmes enceintes et des personnes âgées se retrouvent à poireauter pour obtenir des papiers.

Préfecture d'Antony, 6:00 du matin

Je vous encourage à lire le billet ici, qui décrit assez précisément la façon dont ça se passe, en vraie grandeur, pour les gens qui sont confrontés à nos « services publics » : il faut supporter

  • des ouvertures de portes avec du retard alors qu’on a attendu toute la nuit dehors, ce qui marque un mépris colossal pour ceux qui ont souffert cette attente,
  • la lenteur du personnel, au chaud derrière son guichet, qui se chargera de faire le minimum de travail dans un maximum de temps,
  • la possibilité non nulle de se faire refouler au milieu de la matinée parce que « C’est fini, on ne prend plus personne », etc…

Et je n’évoquerai même pas les jours de non-grève, que tous, nous avons eu, un jour ou l’autre, à apprécier.

Il n’y a guère de mots assez durs pour condamner ce qui se passe, la tournure inique que ça prend et l’incurie complète, magistrale et feutrée de toute la chaîne de branleurs pathétiques qui anime l’administration depuis le guichetier écrasé par un règlement absurde, des syndicats idiots et des habitudes minables, jusqu’à nos abrutis confits de l’Assemblée Nationale qui s’empressent pendant ce temps de pondre des textes sur la régulation des publicités pour les métaux précieux et autres foutaises intergalactiques.

Il n’y a pas non plus d’expression idoine pour exprimer le mépris chimiquement pur que provoque l’absence totale et compacte de tout relais médiatique de ces problèmes qui gangrènent la France, dans chaque préfecture, à chaque démarche, devant chaque administration, et qui continuent de détacher tous les jours un peu plus les individus privilégiés du reste de la population.

Où sont les « indignés » pour se révolter contre cette paperasserie avilissante ? Il est où, le Hessel journalo-compatible pour écrire un pamphlet tonitruant dans un média normalement vibrant d’humanisme comme Le Monde, Libé, etc… ?

Oh, il y a bien quelques articles, ici et là, qui rappellent que tel agriculteur a pété les plombs, poursuivi qu’il était par les contrôles sanitaires idiots ou je ne sais quelle administration abusivement tatillonne. Il y a bien, régulièrement, le petit entrefilet discret, caché dans les pages intérieures, relatant comment tel chef d’entreprise a accueilli à coup de chevrotine l’un de ces cancrelats puants de l’inspection du travail, des impôts ou de l’un de ces magnifiques organismes collectivistes qui auront fossoyé plus d’entreprises en 10 ans que toutes les délocalisations en 50.

Mais il est où, l’article de presse officielle qui pointe du doigt le comportement ridicule, véritable et authentique foutage de gueule en cinémascope, de ces sénateurs et députés qui osent prétendre aider les gens alors que dans le même temps, ces mêmes gens subissent les violences quotidiennes de certaines racailles ou de certaines administrations, et que pour les aider, ces élus les ensevelissent sous les chinoiseries et les tracasseries du « service public » ?

Et vous, Français, comment pouvez-vous encore vivre, vous prétendre patriote ou je ne sais quelle autre connerie en rapport, comment pouvez-vous continuer à payer vos impôts, continuer à voter pour soutenir ce système qui, au final, produit la médiocrité bureaucratique à échelle industrielle, la misère, les vexations et les humiliations paperassières ?

Comment ne pouvez-vous pas voir que ces files nocturnes, devant ces préfectures hautaines, à attendre du papier, ne sont que les précurseurs d’autres files, à attendre du pain ?

Queue en Pologne soviétique

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Commentaires75

  1. Fred

    Bien envoyé! Mais le pire, c’est que tu cries dans le vide. Pour reprendre une expression vidée de son sens par les politicards belges, « les problèmes des vrais gens » n’intéressent pas nos politiciens.

  2. Panda Bourré

    Ayant dû faire les mêmes files d’attentes il n’y a pas si longtemps (je me suis marié hors de France), je ne peux que plussoyer. On retrouve la même attitude et les mêmes queues à nos consulats, aux sous préfectures (cartes grises), et en général partout où l’on distribue un papier que l’administration a décidé indispensable.
    Ce qui rend le contraste avec les administrations d’autres pays (je connais surtout la Chine) d’autant plus cruel.
    Ce pays du Tiers Monde est foutu.

    1. Tablis

      Tout a fait d’accord.
      Je vis aussi en Chine et, en dehors des soins médicaux, les administrations chinoises sont rapides et efficaces, en plus d’avoir au moins une personne parlant anglais par service !
      Ah et le tout sans délinquance…
      Ce sont ces constats quotidiens qui font que je ne pourrai jamais revenir en France.

      1. Wappen

        Heu mon Tablissou en sucre roux 🙂

        Quand viens tu me voir au Canada ? (Désolé pour le hors sujet).

        Sinon j’ajouterais que l’administration consulaire fraônçaise au Canada est également d’une rustrerie et d’une inefficacité atroces. Si vous déménagez (50 kms) vous devez refaire la procédure d’inscription au complet pour vous réinscrire au registre des Français établis hors de France. Inutile de dire que je ne me suis pas réinscrit vu que ça ne sert de toute façon à rien, voire même que dans un futur proche, cela pourrait s’avérer nuisible.

      2. channy

        J ai une amie chinoise qui etudie dans le nord de la france, et pour elle l administration francaise c est lent et inefficace, il manque toujours un papier..Toutefois m avait elle dit le pire ce sont les employe(e)s de banque qui non seulement sont incompetents mais en plus vous rabaissent avec des # vous ne comprenez pas ce que l ont vous dit car votre niveau de francais est insuffisant# et quand elle repond ok parlez moi en chinois ou en anglais je peux comprendre..ben bizarrement on trouve pas d employes dans la banque qui sache parler anglais et encore moins chinois(cantonais ou mandarin).
        Sinon j ai deja tate de l admnistration locale au cambodge,en malaisie ce n est pas triste non plus
        je ne parlerais pas aussi de nos missions diplomatiques a l etranger..ou les gens sont charmants tant que vous n avez rien a leur demander

  3. Sébastien R.

    Bonjour, au delà de tous les propos de ce billet toujours excellent, j’ai bien aimé le passage sur la non-grève. J’en subie une depuis le début du mois (voir le lien) de la part de cette bande de glandus de SNCF. Bien à vous.

  4. Pascale

    Ce que je remarque surtout c’est qu’ils ne peuvent pas s’empêcher de pondre des lois, des amendements, des réglementations à tour de bras, enserrant inexorablement le Français dans une gangue de plus en plus réduite.

    Dans la foulée de l’déresponsabilisation de l’individu une loi vient de passer : ce seront les militaires qui encadreront les jeunes délinquants. Retirant ainsi toute responsabilité aux parents sur l’éducation à donner à leurs enfants.

  5. Guillaume

    « des ouvertures de portes avec du retard alors qu’on a attendu toute la nuit dehors, ce qui marque un mépris colossal pour ceux qui ont souffert cette attente,
    la lenteur du personnel, au chaud derrière son guichet, qui se chargera de faire le minimum de travail dans un maximum de temps,
    la possibilité non nulle de se faire refouler au milieu de la matinée parce que « C’est fini, on ne prend plus personne », etc… »

    Vous dites cela parce que vous êtes du mauvais coté du révolver. Par exemple, à pole emploi, il vaut mieux être coté guichetier que chomeur. Tous les gens autour de moi, veulent que leurs gosses soient fonctionnaires, car c’est aujourd’hui le seul moyen de ne pas se retrouver « mendiant du travail » à 55 ans. Ne pas être fonctionnaire en france (ou travailleur d’un des grands groupes d’états), c’est risquer de travailler pour un de ses sous traitants, ce qui est bien pire (tous les inconvénients, sans les avantages).

    Savez vous qu’avec les problèmes de Chorus, l’état s’est permis de ne pas payer ses sous traitants (parfois des PME fragiles) pendant quelque mois?

    1. il vaut mieux être coté guichetier que chomeur.
      Ah bah évidemment. Mais en quoi exactement est-ce une excuse pour se comporter comme ils le font ?

      1. infraniouzes

        Parce qu’en France, maintenant, on en est plus à l’identité nationale ou à la joie d’être Français malgré les sondages à la con qu’on nous sert quotidiennement. On en est presque arrivé au niveau des Grecs: SURVIVRE… Du moins pour un large pan de la population.
        Un maire pond un arrêté interdisant de glaner il ferait mieux de pondre un arrêté interdisant de glander, dans les bureaux de sa mairie par exemple… Mais ça c’est beaucoup plus difficile: les syndicats veillent…

    2. deres

      Le pire, c’est que les fonctionnaires s’accordent largement des passe-droits entre eux. Ils passent un coup de fil et ils ont une rendez-vous dans la journée alors que les assujettis à l’impôts normaux doivent faire la queue des heures ou attendre des semaines pour un rendez-vous.

      Mon expérience la pire. Arrivé à la sous-préfecture un jeudi et être étonné qu’il n’y a pas de queue. L’accueil m’a refoulé aussi sec : tout le monde sait que la sous-préfecture n’accueille pas le public le jeudi. C’est pourtant évident.

      Une autre expérience amusante. Allez voir une administration pour se faire clarifier une procédure. Et là se faire reprocher de les déranger au lieu de leur téléphoner. Le seul souci c’est que cela faisait plusieurs semaines que j’essayais de téléphoner plusieurs fois par jour, mais cela ne répondait jamais.

      1. deres

        Par contre, je précise qu’avec les administrations municipales, je n’ai jamais eu de souci. Il faut croire que ceux-ci sont directement reproché au maire lors des élections.

    3. Alex6

      Exact, par exemple les fonctionnaires en Grece boivent du petit lait en ce moment.
      Les fonctionaires francais ont un avenir radieux devant eux: plein emploi, augmentation de salaire depassant l’inflation, securite de l’emploi, j’en passe.

  6. Guillaume

    Mais cela dit, je suis d’accord avec vous. Mon amie, qui gère la compta de PME, s’accroche régulièrement avec les impots, car en fonction du glandu au bout du fil, la réponse ne sera pas la même pour la même question! Même eux ne connaissent pas leur propre législation!

    1. Pascale

      C’est la raison pour laquelle je ne téléphone JAMAIS à une administration. Tout se fait par courrier postal. J’évite ainsi le ton « jugement de valeur » ou « donneur de leçon » du fonctionnaire, et j’ai une réponse écrite à produire ensuite.

      1. C’est effectivement comme cela qu’il faut procéder. Mais des fois, horreur, la démarche physique est obligatoire.

  7. kelevra

    il y a quelques mois, j ai emmene un membre de ma famille (suite a une chute dans les escaliers necessitant quelques points de suture au bras) aux urgences d un hopital de la banlieu sud de paris un samedi soir vers 20h.
    nous avons attendus pres de 3 heures apres l admission (15 minutes d attente) qu un medecin veuille bien faire les points. pourquoi cette attente, et bien tout simplement parce que les 2 medecins presents et la dizaine d infirmieres etaient en train de …..diner. oui de diner, aucune urgence a part le diner. nous avons donc attendus plus de 3 heures pour des soins qui ont dure 10 minutes que ces fonctionnaires zeles veuillent bien faire leur travail.
    qui veut connaitre les hopitaux dans les pays sous developpes va dans un hopital francais.

  8. Pascale

    Un autre domaine où l’État ne sévissait pas encore : les colonies de vacances. Vient d’être votée une loi qui oblige les colos à donner un jour de repos aux moniteurs.

    Il ne leur est pas venu à l’idée à ces dictateurs que ça fonctionnait bien depuis des décennies, que les mono n’étaient pas obligés d’être mono en été, et qu’ils s’arrangeaient « de gré à gré » avec les organisateurs de colo pour travailler. Non il faut que l’État vienne mettre le bazar là-dedans sous prétexte d’y mettre de l’ordre au risque de mettre financièrement en péril les colonies de vacances.

    Qu’ils nous foutent la paix !!!

    1. Guillaume

      Pas d’accord, mes deux soeurs sont « monos », et les colonies de vacances sont clairement de l’exploitation. Parce qu’en plus de devoir être dispo 24h/24h vous pouvez risquer le pénal en cas d’accrochage avec des gamins particulièrmeent cons.

      De plus, pour une de mes soeurs, il ne s’agit pas d’un petit boulot d’été, mais bien d’un vrai travail pour vivre(il n’y a pas des colonies de vacances que pour les vacances d’été).

      Et quand elles reviennent, elles sont plus crevées que moi quand je bossait à l’usine ou à la ferme pour me faire de l’argent pendant les vacances.

      Le tout pour le SMIC ou à peine plus. Que demande le peuple?

        1. Guillaume

          Facile à dire. C’est au même nival que les fonctionnaires qui te disent : « si tu n’est pas comptant tu n’as qu’à être fonctionnaire ».

          A noter un truc : beaucoup de colonies sont liées de pret ou de loin à l’administration/collectivités locales. En fait c’est des foncs bien au chaud dans leur bural qui décident de faire bosser les autres 24h/24, voire pour zero quand ils prennent des stagiaires pour les colos/centre de loisirs. Ils ont bien compris que c’est en économisant sur le salaire des autres qu’ils pouvaient conserver leurs droizakis.

          1. « Facile à dire.  »

            Si je comprends bien, il est plus difficile de se taper un travail de colo que de faire autre chose (comme serveur, ou je ne sais quoi), et on est mal payé etc. MAIS on ne peut pas changer.
            Je vais te dire un truc qui ne va pas te plaire : c’est comme ça pour n’importe quel job et le plus dur, c’est d’admettre un truc simple : si, il est plus simple de préparer le changement, de le provoquer, que de le subir. Et il est nettement moins compliqué et pénible pour la santé du corps et de l’esprit de changer de taf que de subir un taf qu’on n’aime pas.

        2. gem

          heu … du taf ? ou ça ? C’est interdit de bosser ou d’offrir du travail, je te rappelle ; enfin, pas tout à fait interdit, mais c’est puni d’une amende suffisamment dissuasive pour que l’offre soit bien rare, de nos jours.

      1. chabenj

        @ pascale
        En fait, le conseil d’état à juste suivi la cour européenne saisie par les petits génies du syndicat SUD.

        @ guillaume
        le SMIC, tu rêves… la rémunération minimale est de 18€/Jour.

        Les animateurs choisissent souvent ce boulot par VOCATION, c’est pas pour ça qu’ils se réjouissent forcement des conditions financières.

  9. Pere Collateur

    Je ne sais pas si ca existe déjà, mais monter un site pour recueillir tous les témoignages et anectdotes que subissent les citoyens Francais face aux diverses administrations, puis faire buzzer ce site pourrait faire avancer les choses.

    Moi même, il y a une semaine, j’ai eu maille à partir avec ces cancrelats pour l’obtention d’une bête carte grise.
    Il faut dire que j’ai eu le toupet d’acheter ma voiture chez nos voisins teutons (service impécable, prix canons, rien à voir avec nos concessions franchouilles ou le commercial semble toujours penser qu’il vous fait l’infini honneur de vous vendre une voiture… Jamais compris cette attitude pédante et condéscendante).
    Enfin bref, ca m’a permis de découvrir ce qu’était un quitus fiscal, et qu’il fallait se dépalcer EN PERSONNE au centre des impots afin d’obtenir cet improbable papelard.
    Découverte dont je me serais bien passé of course…

    Tout ca pour dire, que le mal gangrène toute la boutique étatique.
    Evidemment, ce qui est relaté dans votre billet est extrême, et je soupsonne, pour en arriver à un niveau de dysfonctionnement pareil, que ca soit voulu et construit ainsi:
    C’est un moyen efficace de décourager toute immigration sans le dire.

  10. Li Po

    Ben moi je suis un cumulard ! ma famille a de l’immobilier locatif ancien, que je gère avec eux SCI ( je vous passe les tracasseries et vous laisse imaginer la rentabilité « indécente » à la fin de l’année ) .
    Avant d’arrêter pour cause de mort imminente, j’avais un centre équestre ( 18 ha, 11 km de clôtures …. ). Je bossais tous les jours de l’année, en moyenne 12 h, quelque soit mon état de santé . D’ailleurs curieusement tu n’es jamais malade, à part deux fractures qui ont failli me faire fermer pour cause d’inspection du travail, au motif de « travaille avec un genou cassé » . J’ai donc subi le harcèlement des « contrôles croisés » : jeunesse et sports, haras nationaux et services vétos, en petit groupe dans la même voiture . Le lendemain, MSA .La visite est annuelle et porte sur les installations, les équidés ( registre d’élevage, puces, vaccins pour 50 équidés ), les diplômes et assurances, la paperasse . Vous rajoutez l’Apave pour le tracteur, les mines et les services vétérinaires pour le camion . J’étais en règle sur tout . Temps perdu : une semaine par an !
    Je ne me suis pas salarié pendant 3 ans, mon accident du travail et mon non-arrêt m’ont coûté 4000 € et m’ont fait frôler la fermeture . Quand les inspecteurs sont revenus constater que je bossais en arrêt de travail le lendemain de la première visite, j’ai bloqué le chemin des écuries avec mon camion et je leur ai dit d’envoyer les gendarmes pour me faire fermer, et aussi de se repeigner pour les photos de la presse régionale .
    J’ai payé toutes mes factures comptant et utilisé des fournisseurs locaux afin de rétablir la désastreuse réputation de l’établissement due à mon prédecesseur . J’ai donc été client de mes voisins agriculteurs, vendeurs de matériel agricole …. Je suis devenu le plus gros club sportif de ma commune . Malgré ça, j’étais considéré comme un fou furieux suite à de nombreuses interventions sur Sud Radio, où des propos ultralnéoturbolibéraux étaient tenus . Je n’ai jamais caché mes opinions, sans faire de propagande politique dans le manège, et j’étais donc considéré comme Hank Rearden, mais sans les millions . Qaund on a vendu, bcp ont pleuré . Le repreneur était bcp plus socialiste, aujourd’hui il est au bord de la faillite . C’est tout ce que je lui souhaite, comme aux 3/4 des habitants de ce pays, si ça peut les aider à ouvrir des yeux collés par la merde socialiste .
    A cette époque j’étais libéral, grâce à l’Etat je suis devenu libéral et agoriste .

    1. hank rearden

      Autrefois, c’est en Pologne qu’on faisait la queue pour se procurer le fameux sandwich polonais (un ticket jambon entre deux tickets pain).

      Aujourd’hui, les champions, c’est les français. Il ne nous manque encore que les tickets de rationnement. Mais ça aussi, ça ne saurait tarder.

      1. daredevil2007

        A vrai dire, cela a existé au lendemain de la seconde guerre mondiale 😉

        Tiens, Hash petit correction :

        « la tournure inique dont ça prend » = « la tournure inique que ça prend »

  11. Karizoc

    « le développement de commerces dont les pratiques ne sont pas réglementées et permettent certains abus auprès des personnes les plus vulnérables. »

    C’est même juste le début de cette phrase qui m’énerve. « Le développement de commerces dont les pratiques ne sont pas réglementées ». Pour nos politocards, il faut que TOUS les commerces soit réglementé. Absolument TOUS.

    Impossible de leur laisser choisir leur brosse à dents tous seuls, réglementons !

    « Nous avons le pouvoir, et nous vous donnons l’autorisation. »

    Cher h16, j’ai cru déceler une légère pointe d’agacement dans le choix de mots un tantinet plus grossiers que d’habitude. Que cela ne se reproduise pas ! Même si ça fait du bien et que personnellement je ne saurai me contenir comme vous le faites.

  12. Calvin

    Excellent, comme d’hab.
    Enfin, ironiquement, non !!!
    Car, tu mélanges les « usagers » et les « clients ».
    Les usagers ont à faire avec les gentils agents de l’Etat éduqués par les gentils syndicats.
    Les clients ont affaire avec les requins du commerce pressurisés par les requins de la finance.

    Voilà.

    Et ça :
    « un de ces cancrelats puants de l’inspection du travail, des impôts ou de l’un de ces magnifiques organismes collectivistes qui auront fossoyé plus d’entreprises en 10 ans que toutes les délocalisations en 50. »
    C’est collector !!
    C’est sans doute impossible à vérifier, puisqu’on ne sait jamais pourquoi un entrepreneur jette l’éponge. Moins de clients ? Gestion difficile des salariés ? Crise d’un secteur ?
    Mais je pense que l’on ne doit pas être loin de la vérité.
    Le meilleur exemple étant RyanAir quittant (un temps) Marseille…

  13. Pascale

    En ce qui me concerne, j’ai été victime non pas de l’administration qui, elle pour une fois se rangeait de mon côté (libéral), mais des syndicats. J’étais alors chef d’entreprise et j’ai demandé à l’inspection du travail l’autorisation de travailler les dimanches. Visite de l’inspection du travail, l’inspectrice me dit que mon dossier ne présente aucun problème d’autant plus que le salarié qui bossait le dimanche avait pris ce job parce que c’était le dimanche, qu’il voulait travailler le dimanche et qu’il avait produit une attestation dans ce sens à l’inspection du travail. Constitution donc d’un dossier que je croyais en béton avec toute la paperasserie inhérente à la Préfecture et patin et couffin).
    Eh, bien mon dossier a été refusé par la commission qui était composée des syndicats de « travailleurs » et du patronat (le Medef) et que la CGT, FO et la CFDT ont refusé mon dossier.
    Résultat : nous avons continué à travailler le dimanche en toute illégalité.

    CPEF

  14. riri

    Petite contribution:

    Au sujet de la taxe sur les travailleurs handicapés:

    Un de nos salariés, handicapé mental à 80%, n’a pas été retenu par l’administration dans le calcul, car sa carte était échue. Donc taxation. Bien évidemment, son handicap a été reconnu l’année n+1.(Au passage, la demande de renouvellement ne pouvait pas être faite par l’entreprise mais par le salarié lui-même, donc délai de procédure). Il était donc handicapé en n-1, en n+1, mais pas l’année n. Donc maintien de la taxation. Réponse de l’agent: « Moi, je peux rien faire, c’est le règlement, les entreprise se font souvent avoir… »

    On a ralé, pour l’instant ils ne nous relancent plus, mais bon, l’affaire n’est pas officiellement classée.

    1. J’ai souvenir d’un papier dans la presse où, pour d’obscures raisons de paperasserie administrative, un amputé de la jambe doit, tous les ans, faire une visite médicale pour obtenir l’attestation que sa jambe est toujours bel et bien amputée.

      On ne sait jamais. Des fois, ça repousse.

      1. Calvin

        Pour faire l’avocat du diable, on a vu des gens finir par porter des prothèses.

        En revanche, toujours dans ce cas-là, j’ai entendu parler d’organismes (genre CRAM) qui embauchent des handicapés, ne payent donc pas le malus (loi égalité des chances festives), et puis qui ne renouvellent pas leurs dossiers, et qui, au final, finissent par payer l’amende, en ayant le quota d’handicapés…

        1. Calvin

          @Stéphane
          Si, si, bien sûr !!
          Faut croire que je fais un mauvais avocat…
          Ou alors, qu’il ne faut pas être l’avocat de l’Etat… pardon… du Diable…

  15. gnarf

    « si, il est plus simple de préparer le changement, de le provoquer, que de le subir »

    Pas en France. En France les gens sont prepares psychologiquement des l’enfance a mourir plutot que changer. Pas un jour sans l’histoire d’une personne qui s’est tuee plutot que de quitter son boulot.
    Et le systeme des diplomes requis par les multiples lois est fait pour.

    De facon generale, le culte passeiste du « bon vivre » idealise, du bonheur dans le pre, participe grandement a ce desastre psychologique. Si quelque-chose ne va pas, tu resistes, tu resistes, et tu meurs en tuant un maximum de personnes…le changement est forcement le mal ultime et l’empecher est la seule source possible de bonheur.

    1. « les gens sont prepares psychologiquement des l’enfance a mourir plutot que changer. »

      Malheureusement exact, mais rien n’empêche de faire le test tout de même.

      1. Guillaume

        LE problème du changement (ou la flexibilité dans son ensemble), c’est que quand il faut changer ou être flexible, c’est toujours pour que les autres n’aient ni à changer, ni à être flexible.

        En admettant que tu changes :
        – Tu risques d’apparaitre pour les employeurs comme quelqu’un d’instable
        – Tu te prend la bulle immobilière en pleine poire (alors que celui qui bosse au même endroit depuis 30 ans n’a que les PV immo pour lui)
        – Tu risques une progression « horizontale », alors que celui qui ne change pas et se débrouille bien pourra progresser verticalement.
        – Tu pers l’avancement lié à l’ancienneté, qui est loin d’être négligeable, notamment pour la fonction publique
        – Arrivé à la retraite, tu verras tes amis planqués partir tot avec de bonnes retraites (le patrimoine étant de plus en plus taxé, même les artisans vont avoir de plus en plus de mal à épargner pour leurs vieux jours). De plus, si tu as une carrière inabituelle avec des trous, c’est encore pire.
        – Tu te prend tous les changements de loi inopportuns qui ne donnent pas confiance : législation des impots, comme l’a montré le coup de pute contre les autoentrepreneurs il y a quelques mois (impot caché).

        Chez nous, la prime va à ceux qui ne changenet pas. Le symbole ultime : rien qu’un simple changement d’adresse est une gageure pour l’administration.

        Mais attention, je suis tout à fait d’accord avec toi, il faut oser changer, et il ne faut pas hésiter à se barrer plutot que de subir.

        1. gem

          +1
          le vieux proverbe « boule qui roule n’amasse pas mousse », qui exprime qu’on ne s’enrichit pas à changer place, reste parfaitement d’actualité.

        2. Paf

          « rien qu’un simple changement d’adresse est une gageure pour l’administration. »

          tiens c’est vrai ca

        3. deres

          Tout à fait. La société française entière est tournée vers l’immobilisme. La loi est écrite par des fonctionnaires qui prône ce qu’ils connaissent. Pour eux, les gens qui prônent le changement sont de dangereux activistes. Leur rêve serait un retour aux corporations du moyen-âge. Même si on n’est pas condamné à faire le même travail que son père, la création de diplôme de plus en plus précis, obligatoire dans de nombreux domaines, verrouille les carrières.

          J’ajoute qu’à chaque changement de bien immobilier, tu paie 7% de taxes plus les émolument du notaire. Faire valoir ses droits à la retraite peut aussi être compliqué pour les carrières complexes, ce qui t’oblige à avoir précieusement conservé tes bulletins de salaires pendant 40 ans !

        4. Jacky Sossial

          « un simple changement d’adresse »

          Lorsque j’ai déménagé je me suis déplacé au pole emploi le plus proche et j’ai demandé à faire mon changement d’adresse. On m’a répondu de le faire par téléphone ou internet. Je suis rentré chez moi et j’ai réussi au bout de 3 ou 4 fois à faire ce fameux changement d’adresse après qu’un conseiller m’aie donné la bonne procédure vu qu’à l’agence ils m’avaient mal renseigné…

          Chez Popol ce sont les meilleurs !

      2. Higgins

        Au moins, les corporations du Moyen-Age nous ont laissé les cathédrales. Leurs lointains et très éloignés descendants, eux, ce serait plutôt des impôts et un pays ruiné.

  16. wijngaards

    Votre article me rappel bien des souvenirs.
    En 1964 j’avait pris l’idée d’apprendre le français vu qu’javais quité en troisième la fillière pour faire de la technique le prof dissait à ma mère même si il retourne trois ans il n’apprendra jamais le français .
    Je débarque à Paris et cherche un travail et trouve un emplois comme aide monteur chez Roux Combaluzier vu qu ma formation fut ingénieur ça devait aller.
    Premier question avez vous un permis de travail ? Non bon il vaut aller chercher une.
    à l’administration on demande pour avoir une permis de travail il vaut avoir une embauche donc rebelot chez Roux combaluzier en suite il vaut une permis de sejour retour sur le préfectur à Paris attent une journé puis on ferme donc papier de priorité pour le lendemain puis certificat de santé donc voir un service véterinair pour savoir si vous n’avez pas le miximatose ou autre maladie contagiex étant donné que mon pays Bas fut une tache blanche sur la carte de l’europe. Pour le controle des yeux vous voyez ce tableau avec les chameaux , JE SAIS LIRE L’alphabet à coté .

    Carte de séjour provisoir pour 6 mois et re queu.
    L’année présedant j’avais travaillé en allemagne les problèmes administratifs furent réglé en une demie matiné bien que pour mon permis de conduire pour le solex je l’ai eu à la fin de mon sejour.
    Bon je suis toujours là mais ça ce n’est pas pour de l’aimabilité des services administratives et je reste un ttravailleur immigré AVEC PAPIER sans droit de vote heureusement et ça me viendra pas à l’esprit de dire à Trixie de aider ce pauvre France avec des euroflorins

    1. Paf

      il va falloir se mefier de ces gens entraines a etre des gros encules professionnels, au moment ou il vont se retrouver non-paye par un non-salaire.

  17. rocardo

    Je suis en train de lire « La grève » d’Ayn Rand(assez chiant pour la qualité littéraire,peut-être pb de traduction).
    Mais comme ce livre a été écrit à la fin des années 50,on est estomaqué par la ressemblance avec la société française actuelle.

  18. JulesXR52

    Après avoir lu la 1ère phrase de ce billet, j’ai cru qu’il allait partir dans une tout autre direction. Cet engouement pour l’or qu’on voit se développer de façon tout à fait justifiée n’est pas du tout du goût de nos édiles, car c’est le signe qu’on ne fait plus confiance dans la monnaie officielle, le signe que ça sent vraiment le roussi pour l’euro. Le commerce de l’or (ainsi que celui de l’argent-métal, bien sûr) est contrecarré par toutes sortes de moyens, et quelques obstacles supplémentaires seraient les bienvenus. Raté pour cette fois-ci, peut-être, mais… Rappelons-nous Roosevelt confisquant l’or des particuliers en 1933.

  19. danalyon

    Parlant d’administration, et JE JURE ne rien rajouter ! JE CRACHE, JE PROMETS ET JE NE CROISE PAS LES DOIGTS, mais un jour nous sommes allés, ma femme et moi (à l’époque nous n’étions pas mariés) à la mairie du 3ème (Lyon) pour faire un certificat de concubinage. Samedi matin 10H00, nous voilà munis de notre ticket et nous n’attendons que quelques secondes avant d’être appelés dans un bureau, au fond du couloir où se trouvent 2 dames fonctionnaires sans hésitation. Leurs bureaux se collent en forme de L et elles discutent. A notre entrée, cette conversation qui semblait des plus plaisantes ne s’arrête pas et il nous faut patienter, polis que nous sommes, que la dame la plus près de nous nous demande pour quoi nous étions là… Cette question a pour effet immédiat de faire taire la deuxième dame fonctionnaire qui se met à taper de façon frénétique sur son clavier.
    Nous nous installons devant la première dame fonctionnaire qui était la plus près de nous et répondons à des questions toutes plus stupides les unes que les autres et à un moment, mon esprit décroche pour se mettre en observation de ce qui m’entourait ; je ne suis pas des plus patient. Bref, tenez-vous bien, je le répète je n’invente rien, la deuxième dame, qui d’un coup est devenue BEAUCOUP plus fonctionnaire que sa collègue complètement conne mais qui essayait tout de même de faire le job, était en train de taper sur un clavier qui n’était pas relié à la tour de l’ordinateur, lui-même connecté à aucun écran le tout branché sur aucun réseau électrique…
    Mon épouse est devenue Nicole alors que son prénom n’a rien à voir (j’ai encore le document) et nous nous sommes vus reprocher de n’avoir aucun passeport européen à présenter… Euh… On peut avoir notre papier siouplait ?! Nan parce que les passeports européens, ça n’existe pas.
    J’en rigole encore et dès que je le peux, je lève mon verre à ces deux dames fonctionnaires.

      1. danalyon

        Ben j’en sais rien à vrai dire. Mais quand on s’est marié, dans la même mairie, j’avoue qu’on a un peu flippé à l’idée de ce qui pouvait se passer.

  20. hussardbleu

    Ne tombons pas dans le poujadisme le plus étroit, le plus odieux : les exemples que vous citez – si tant est qu’ils soient authentiques, ce dont je doute – ne sont le fait que d’une infime minorité, car le Fonctionnaire moyen est un travailleur comme les autres, dévoué à la chose publique, prêt à se sacrifier pour satisfaire les usagers, ne ménageant ni son temps, ni sa puissance de travail pour obtenir sa plus belle recompense : un sourire de reconnaissance d’une masse pourtant à la fois amorphe et revendicative. Et tout cela pour un salaire de misère !
    Euh, avant que vous ne me lanciez pommes cuites et oeufs punais : je rigolais !

  21. Théo31

    « Mais où est-on? »

    Mon bon monsieur, vous êtes en République Socialiste Soviétique d’Enculistan, où pour 1100 milliards de prélèvements sur le bon peuple vous obtenez dans le meilleur des cas, pas grand chose, et dans le pire de la bonne grosse chiasse de fonctionnaire. Profitez-en parce que cela ne va plus durer. Parce qu’ici quelques années, les scribouillards qui sont censés être à votre service devront fournir un travail de qualité.

    Blague à part, la file d’attente est l’emblème du socialisme triomphant. Il y a des gens qui ont écrit des articles la dessus :

    http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfsoc_0035-2969_1992_num_33_2_4141

    « Mais en quoi exactement est-ce une excuse pour se comporter comme ils le font ? »

    Les mêmes doivent être les premiers à taper un scandale quand ils vont dans un magasin et que la caissière ne leur a pas souri ou pas dit bonjour.

  22. Ieremenko

    Moi j’attends qu’on réglemente la publicité que font les politiques lors de leurs campagnes. Il n’y a pas certains abus ici mais des abus certains. Des millions de personnes vulnérables car mal instruits (par politesse nous ne dirons pas par qui) se font avoir par leurs conneries à chaque élection.

  23. eheime

    Je me sens obligé de tempérer un peu. Non pas que j’aime les fonctionnaires, mais ce sont des humains. Et ma foi comme partout certains sont nazes et d’autres sont dévoués.

    Objectivement, les cas que vous décrivez existent mais sont tout de meme extremes.

    Et on en retrouve dans le privé également. Peut etre pas des boites tres bien gérées. Il m’est arrivé de perdre une journée entière à faire la queue, remplir et fournir des paperasse, batailler avec le SAV qui voulait me reprendre et me priver de mon ordinateur que je venais d’acheter parce qu’ UN SEUL petit element ne fonctionnait pas.

    A contrario j’ai pu avoir à ma grande surprise un passeport eletronique en 2006 en dix jours, en province, car j’avais spécifié que je partais à l’étranger dans un pays qui exigeais un tel passeport.

    Mon propos est le suivant : des glandouillous dans l’admistration, y en a plein. Mais ils ne refletent que l’extreme desorganisation du system qui les emploie.

    Il ne sert à rien de critiquer les fonctionnaires pas plus que de constater que l’eau mouille.

    Ce qu’il faut c’est, comme le souligne H16, repenser complétement l’Etat, en limitant ses missions aux seules utiles, en reduisant drastiquement son ampleur, motiver ses troupes (à qui ont empechent souvent toute initiative). Ca c’etait pour l’administration.

    Pour les gouvernants , tout est a refaire : 100 députés et 100 sénateurs suffiraient bien. Ils devraient s’astreindre à légiférer 20 fois moins minimum et prendre le temps de la reflexion et en ayant consulté (ce qui ne veut pas dire accepter) les personnes concernées par les lois.
    Il faudrait faire le grand nettoyage des lois civiles. Abroger purement et simplement le CGI, le code du travail, et repartir à zéro pour faire un truc simple, comprehensible, et sans exceptions dans tous les sens.
    Le déficit ne devrait jamais etre possible plus d’une année consécutive.
    Le président devrait se taire et reserver ses paroles pour des actes importants : guerre, crises graves, .. Il conserverait ainsi sa crédibilité pour ces moments importants.
    Ce ne sont que quelques exemples bien entendu.

    Mais stigmatiser les fonctionnaires (dont je ne fais pas partie), comme je l’ai lu dans certains commentaires, ne me parait pas etre une demarche positive. Certains font un travail respectable, bossent serieusement et meritent le respect, independamment du systeme dans lequel ils travaillent. Cela devait etre rappelé. Pour rester credible il faut garder la mesure et ne pas tout généraliser. Sans quoi on devient aussi bête qu’un CGTiste perdu dans une greve/manif hurlant avec son hygiaphone dans tous les sens a qui ne veut pas l’entendre .

    1. « Non pas que j’aime les fonctionnaires, mais ce sont des humains. Et ma foi comme partout certains sont nazes et d’autres sont dévoués. »
      Oui, mais en général, les places au guichet sont les plus mal aimées. On les donne donc aux débutants ou comme punition.

      « Certains font un travail respectable, bossent serieusement et meritent le respect, independamment du systeme dans lequel ils travaillent. »
      Oui, tout à fait. Et en général, ce sont ceux qui, dans le privé, feraient aussi bien.

      1. Théo31

        « les places au guichet sont les plus mal aimées »

        On m’a dit un jour qu’à La Poste, c’était l’inverse. La sale place, c’était au tri et que le guichet devait se mériter. Mais vu ce que certains se prennent dans la tronche au guichet, j’ai un sérieux doute.

  24. eheime

    @ H16

    Comment faites vous ?
    Je viens à peine de finir de me relire … en constatant que mon texte est truffé de fautes et parfois a peine intelligible, que vous avez vous-même déjà tout lu, ET répondu !

    Chapeau bas

  25. Hahaha

    vous êtes des mauvaises langues j’ai vu une fois une jeune guichetière de préfecture non encore gâtée, pleine d’entrain qui expédiait les dossiers avec un vrai souci du service…

    …elle se fit bientôt vertement rabrouer devant tout le monde par la matrone antillaise du lieu, travaillant trop vite elle avait largué les deux rombières revêches à ses côtés et « on ne sawait plu ou on en était dan les numéwos »

    mwahahahahahaha!

  26. breizh06

    A propos de protéger les veuves (et les orphelins), vous n’imaginez pas le nombre de mamies qui reçoivent des commandement à payer les taxes locales, plein pot, alors qu’ayant +70ans elles ont droit à des réductions significatives d’impôt.

    Chaque année c’est le même cinéma: le fisc tente sa chance en présentant un racket (plein pot) et j’aide ces mamies en renvoyant un e mail (chaque fois le même) demandant de tenir compte de l’age de la mamie en question.

    Ces mêmes services publiques à qui une mamie demandait une aide financière, on répondu « faites du black, comme tout le monde » (je simplifie). Qu’ils crèvent tous.

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