Le changement profond des voitures sans conducteurs

La fin de l’année approche, et la fête de Noël est une excellente opportunité pour se laisser rêver. C’est pourquoi je vous propose un petit billet de science-fiction pas mal « science » et de moins en moins « fiction », sur la nature particulièrement disruptive des voitures sans conducteurs…

Afin de situer le contexte, rappelons tout d’abord que les voitures sans conducteurs ne sont plus, de fait, de la science fiction : le prototype existe déjà, et a été popularisé par Google qui en est à l’origine. La combinaison de lidar (des rayons de lumière utilisé pour, notamment, mesurer des distances), de l’intelligence artificielle, de Google Maps et d’un paquet de senseurs divers et variés sur le véhicule permet ainsi à la voiture d’aller d’un point de départ à un point d’arrivée, sélectionné par le conducteur, sans écraser de piétons, sans rentrer en collision avec les autres véhicules ou le décor et sans se perdre.

La technologie existe donc bel et bien. Evidemment, on est encore à quelques années de tests rudes et pointus, et l’acceptation de cette innovation dans la vie de tous les jours n’est évidemment pas encore faite. Mais il n’en reste pas moins que l’ensemble est extrêmement prometteur, comme le démontre cette petite vidéo (issue de TED) :

Mais au-delà de l’aspect gadget et agréable de pouvoir se faire trimbaler par un véhicule sans avoir besoin de regarder la route, il semble assez clair que l’introduction des voitures auto-pilotées, dans un proche avenir, est techniquement possible, mais aussi, comme on va le voir, très souhaitable.

Je passe sur l’aspect évident qui semble acquis : à mesure que les algorithmes de pilotage et les sécurités qui entoureront les voitures seront de plus en plus perfectionnées, les voitures auto-pilotées seront évidemment bien plus sûres que leurs versions actuelles ; finis les accidents causés par des conducteurs imprudents, bourrés, inattentifs ou simplement endormis.

Ce changement à lui seul justifie réellement l’introduction de cette technologie. Cependant, les bienfaits ne s’arrêtent pas là.

En effet, actuellement, une voiture passe plus de 90% de son temps … à l’arrêt, se contentant de rouiller lentement sur sa place de parking ou dans son garage. Si l’on compare à d’autres moyens de transports comme les trains ou les avions, force est de constater que l’usage qui est fait des véhicules personnels est très sous-optimal.

Ainsi, une fois que la voiture vous a emmené du point A au point B, si vous n’en avez plus besoin, le véhicule peut en revanche servir au reste des membres de votre famille (y compris ceux qui n’ont pas le permis). Une fois arrivé au travail, on peut imaginer que votre voiture peut rentrer seule et remplir une autre mission de transport pour vos enfants (les amener à l’école, par exemple).

L’économie est alors évidente : là où une famille a souvent besoin de deux voitures qui seront réparties sur les deux adultes, une seule voiture devient suffisante pour faire les mêmes tâches. Et à terme, on peut même envisager qu’un immeuble d’une demi-douzaine de familles disposera de son pool de trois ou quatre voitures, réparties en fonction des besoins, le prix d’usage de ces véhicules étant par exemple compris dans les charges du loyer.

Notons que la technologie « auto-pilotée » n’est pas invasive et s’introduit bien dans le flot des voitures actuelles, et que les consommateurs de transport et les familles en général trouveront certainement d’autres idées encore plus inventives.

Mais au final, l’idée générale qui consistera à avoir des voitures plus longtemps en opération et moins souvent à l’arrêt, en train d’attendre sa prochaine utilisation, permet de trouver une autre conséquence : l’espace pris par ces voitures lorsqu’elles attendent, notamment en ville, va naturellement diminuer. Les parkings municipaux et autres parcmètres vont sinon disparaître, tout au moins rétrécir.

L’actuelle bataille que se livrent les différents modes de transports au cœur des cités risque bel et bien de tourner à l’avantage de la voiture individuelle, mais dans un mode de consommation complètement différent de celui qu’on connaît actuellement. Il n’est pas exclu que Delanöe et ses Zotolibs n’en prennent ombrage. En effet, puisqu’on aura à faire à des voitures qui s’adapteront assez bien à leur environnement, de façon plus rationnelle que les conducteurs humains traditionnels, et puisqu’il sera même probable que ces voitures seront connectées en permanence à internet, il est aussi fort probable que la gestion des flux de circulation n’aura plus rien à voir avec celle qu’on connaît actuellement : des voitures qui décident, de concert, de la bonne vitesse de croisière, du trajet optimal à emprunter et des alternatives de déroutement en cas de travaux ou d’imprévus, qui se préviennent les unes les autres des péripéties de trajet, … c’est la mort des bouchons (ou, à tout le moins, d’une très grande majorité d’entre eux).

Dès lors, entre la circulation rendue notoirement plus fluide et la baisse de consommation, les appels de pieds appuyés des autorités à l’emploi des transports en commun risque de virer aigres. On peut s’attendre à des grincements de dents d’indécisions des écolos qui ne voudront pas voir revenir les automobiles terriblement individuelles et qui pourtant consommeront de moins en moins dans un environnement de plus en plus fluide… L’horreur.

D’autre part, on peut tout de suite comprendre qu’une augmentation aussi importante du taux d’utilisation des voitures va naturellement provoquer une baisse sensible des ventes correspondantes. Même en tenant compte que les voitures en question vieilliront plus vite, la quantité totale de roulement (le stock en cours d’usage) s’établira plus bas. Nul doute que les constructeurs devront en conséquence produire beaucoup moins de voitures.

Et là, on imagine sans mal que ce raisonnement sera aussi tenu par les constructeurs automobiles.

Si l’on en juge par la façon dont les industries de l’image et de la musique se sont battues et à quel point elles ont lobbyisé les politiciens lors de l’introduction du numérique, on peut être sûr que les industries automobiles déclencheront une véritable guerre contre les voitures auto-pilotées.

Et au final, seuls les constructeurs qui auront su s’adapter survivront.

Une question mérite alors d’être posée : quelle stratégie choisiront les constructeurs français, d’après vous ?

—-
Pour l’élaboration de ce billet, je tiens à remercier Rubin Sfadj qui m’a relayé le très intéressant billet de Koushik Dutta sur ce sujet.

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Commentaires72

  1. gnarf

    Excellent! Je ne croyais pas que ca irait si vite.

    Je vois juste un bemol:
    Je ne pense pas qu’un industriel accepte de produire une voiture qui se deplace sans conducteur/passager.
    Pour des questions de responsabilite legale, il sera exige qu’un adulte en possession du permis soit present derriere le volant, et fasse au moins une action genre appuyer sur l’accelerateur pour que la voiture avance.

      1. Flo

        C’est un peu ce qui inquiète avec toutes ces prises de contrôle pseudo-automatisées.
        Il faudra bien qu’un système centralisé (et contrôlé devinez par qui?) ait la haute main sur tout le bazar sous tous les bons prétextes que l’on connait bien (se résumant à « pour le bien de tous »).
        Par exemple selon le bon vouloir du système, il pourra être décidé si oui ou non vous pouvez aller ici où là quand bon vous semble.
        Le « auto » de automobile pourrait ne plus signifier « autonome » mais « automatique ».
        Ca rappelle un livre écrit il y a quatre-cinq ans par un journaliste sur les possibles inventions qui nous attendaient chaque année au 21 ème siècle.
        A y bien réfléchir elles créaient presque toutes un malaise mais c’est peut-être normal, je crois qu’un débbut du train, les sceptiques disaient ques les passagers mourraient à cause de la vitesse.

        1. Arkh

          Je pense que vous avez raison. Ca me rappelle ce « fleuron » de la littérature française « la Compagnie des Glaces » avec des véhicules plus ou moins prioritaires, avec de bons passe-droits pour certains amis des gens au pouvoir.

          De belles choses en perspectives.

        2. eheime

          En meme temps , l’informatique est absolument incontrolable totalement. Y a toujours une faille.

          Donc y aura toujours des petits malins pour mettre la pagaille :)

      2. Flo

        C’est ce qui inquiète un peu avec toutes ces inventions pseudo-automatisées.
        Il faudra bien qu’une autorité centralisée (et contrôlée devinez par qui) ait la haute main sur tout le bazar (pour « notre bien à tous » comme d’habitude).
        Les possibilités de traçabilité sont infinies…
        On pourrait aussi décider à votre place si oui ou non vous pouvez aller ici ou là quand bon vous semble.
        Dans automobile, le « auto » pourrait signifier « automatique » plutôt qu' »autonome ».
        Assez dans l’air du temps en fait.
        Ca rappelle un livre écrit il y a quelques années par un journaliste qui présentait les possibles innovations du 21e siècle année après année.
        A y bien réfléchir, elles provoquaient presque toutes un certain malaise, un peu comme les visions d’Attali.
        C’est peut-être normal. On dit qu’aux débuts du train, les sceptiques pensaient que les passagers mourraient à cause de la vitesse.

      3. louis_libertas

        Excellent article. Je pense que le jour arrivera où ça sera effectivement le cas : on refusera qu’un humain prenne le volant pour des raisons légales.

      4. gnarf

        Ba y’a du boulot. D’abord pour ceux qui aiment conduire, c’est une castration complete. Moi je ne me prends pas pour Fangio… je laisse le volant volontiers, mais la majorite des mecs que je connais c’est touche pas a mon volant.

        Ensuite si l’ordinateur prend le controle total, il va faire du 30kph ou moins en ville…car rouler a plus de 30 le long de files de voitures/camionettes en stationnement c’est deja prendre un risque de ne pas pouvoir eviter un enfant/une poussette. C’est pas une question de vitesse de reaction, c’est une limitation physique. Une voiture d’1 tonne 5 a 50kph le long d’un stationnement renversera toujours le pieton qui surgit 5m devant d’entre deux camionettes.

        La conduite, des qu’elle depasse la vitesse d’un escargot, est une prise de risque non negligeable qui doit etre assumee par un humain.

        Pour continuer a rouler aux vitesses actuelles faut un humain derriere le volant parce que l’assistance ne pourra empecher des accidents mortels…et faut un responsable.

        Par contre une assistance informatisee qui prend le controle de la direction/acceleration/freinage en cas de pepin ou pour se garer…ca c’est possible et c’est dans la continuite de ce qui se passe.

        1.  » si l’ordinateur prend le controle total, il va faire du 30kph ou moins en ville… car … files de voitures en stationnement »
          Bah non : le stationnement est de moins en moins nécessaire, d’une part, et d’autre part, la régulation de flux se fait individuellement et non globalement (plus besoin de feux par exemple). L’exemple à prendre c’est celui d’une foule hétérogène sur un trottoir les heures de pointes : la vitesse du flux diminue un peu par rapport à un cas de débit faible, mais bien moins qu’en cas de régulation externe (robinets).

          Pour le reste, je me demande si vous avez regardé la vidéo.

    1. Sanksion

      Vous semblez oublié que Citroën avait déjà essayé à l’époque, mais une voiture qui devait suivre des plots. ça nécessitait un changement d’infrastructures. là avec la voiture produite par (oh un méchant industriel nippon de voiture) et google, ce n’est plus le cas.

      Et aussi, des marques européennes ont déjà mis en place les créneaux auto pilotés. :)

      Ne jetez pas la pierre Pierre, ce marché est concurrentiel à l’échelle international.

  2. MarcusVinicius

    Pardon de dévier du sujet, mais que pensez-vous de ce brillant projet de Michel Sapin, d’encadrer les loyers afin de « raisonner et d’assagir le marché locatif » ? Apparemment plébiscité par 86 % des français. Si c’est vrai, ce pays est à désespérer…
    Désolé de polluer un fil par un hors-sujet, mais je viens de tomber la-dessus, et mon sang n’a fait qu’un tour.
    Cette grosse baderne de M. Sapin, avec son faux air de soicaliste « raisonnable et pragmatique » me fait gerber à chaque fois que je l’écoute. H16 devrait lui tailler un costard comme il sait si bien le faire, un de ces jours.

    http://www.atlantico.fr/decryptage/encadrement-loyers-assagir-marche-locatif-bloquer-thierry-repentin-250831.html

  3. Pascale

    Pas d’accord sur le fait qui’ il faudra fabriquer moins de voitures. En effet si elles sont utilisées de manière plus intensive, il me semble que leur taux de renouvellement sera assez élevé du moins dans un premier temps, celui pour que la technologie les rendent plus solides sur la durée.

    1. Vous aurez des voitures renouvelées plus fréquemment, mais moins de voitures utilisées en tout. Autrement dit, la « vitesse d’écoulement » est plus grande mais le « volume » est plus faible.

      1. gem

        Pascale a raison : le besoin annuel de production est grosso modo = kilométrage total parcouru dans l’année / kilométrage par bagnole mise au rebut, et le présent stock de véhicule n’intervient pas. Même si il baisse. Même pendant la période de réduction du stock l’impact sur la production est négligeable : on acquière simplement une « autopilotée » à la place d’une « automobile ».
        Il est probable que les engins rouleront (futur et non conditionnel : ça va arriver !) beaucoup plus : au lieu de faire domicile-parking du travail-domicile il va faire domicile-travail-domicile-(autre course)-travail-domicile, mais le kilométrage total aussi va s’accroitre dans des proportion similaire.
        En outre, l’industriel automobile vendra un engin qui rend plus de service, qui a donc une valeur ajoutée supérieure, qu’il vendra plus cher ; et il fera des économies sur la partie pilotage : plus besoin de volant, de boutons et de leviers… il vendra une app i-phone pour piloter l’engin. Yabon $$$.

  4. Pascale

    Stratégie première : demander l’aide du gouvernement avec probablement un lobbie pour tenter d’interdire (sans le dire clairement mais en mettant des bâtons dans les roues de cette avancée comme c’ est le cas pour l’exploitation des gaz de schiste) les voitures sans conducteurs. Lobbying acharné pour défendre l’ancien système avec un prétexte écologique compatible pour faire passer la pullule auprès des gogos.

  5. Pascale

    Et de toute façon, introduction des gros doigts étatiques dans cette nouveauté afin que le citoyen ne pas profiter pleinement de cette avancée technologique et voit sa liberté de l’utiliser brimée au maximum. Avec ponte de lois et de règlements à n’en plus finir, comme dans un poulailler, non pas libéral ou le renard se serait introduit, mais un poulailler socialiste.

    1. Guillaume

      Les OGM posent un problème commercial aussi (quasi monopole de deux trois sociétés sur toutes les semances).Mais peu de médias en parlent, l’aspect « santé » et la peur qui va avec font mieux vendre.

      1. alpharuper

        Encore un qui a trop visionné « le monde selon Monsanto » et ses conneries… Il y a plus de brevets OGM déposés par des organismes de recherche publique (notamment en Inde, Chine, Philippines, USA…) que par des entreprises privées! et les agriculteurs ont le choix de NE PAS acheter de semences OGM. S’ils le font, c’est bien qu’ils y trouvent un intérêt agronomique et/ou économique…

        A propos des OGM, il faut savoir que c’est de plus en plus une technologie (transgenèse classique) dépassée, remplacée par la mutagenèse, la sélection assistée par marqueurs, etc… (toutes les définitions sont sur : http://biotechnologies-vegetales.com/biotech/definitions) les scientifiques et les entreprises sont déjà passées à l’étape suivante, alors que nos chers politiciens (et leurs amis fluffy vert-brun) se branlent sur le mais Monsanto. C’est comme le téléchargement et Hadopi… avec le streaming… ils auront toujours un train de retard.

    1. bbph

      Moi aussi j’aime conduire. Je vois bien les avantages qu’on pourrait tirer d’une telle technologie, mais j’ai bien peur que cet article fasse abstraction du pouvoir de nuisance des connards qui nous gouvernent. Sous couvert de « sécurité routière », on pourrait par exemple imposer de nouvelles contraintes qui iront forcément à l’encontre des libertés individuelles.

    2. eheime

      Moi j’aime plus conduire. Avec un radar tous les 10 mètres, il est impossible de circuler normalement en regardant la route. Il faut regarder les radars et les képis ou lutter contre l’endormissement. Le premier étant soulant et l’autre dangereux.

      Du coup je préfère le train. On peut y roupiller tranquille .. sauf quand un morveux se met à pleurer sur tout le trajet ..

      Enfin, bref, la voiture, j’adorais ça, mais pour moi maintenant c’est du passé. Faut vivre avec son siècle. Tout automatique, tout polissé, sans risque, sans sensation.

      Reste le circuit (mais c’est pas mon truc car là encore c’est tout balisé, tout propre) ou les routes ouvertes, là où les radars ne sont pas rentables, dans les montagnes, genre en Corse, dernier endroit de France où les gens ont encore un peu le sens de la liberté et un peu de cervelle.

  6. Deres

    Désolé de vous décevoir, mais travaillant dans le domaine des transport, je vous annonce que tout cela n’est pas pour demain. La faisabilité technique pure n’est pas en cause. Le problème vient de 2 point différents et assez compliqué : la garantie de la sécurité et la responsabilité en cas d’accident.

    Pour le premier point, il faut constater que la conduite manuel ne respecte jamais les critères les plus basiques de sécurité. Cela n’est pas acceptable quand on développe un système automatique. L’exemple le plus criant est la distance de sécurité. Une voiture automatique certifiée se devra de respecter les distances de sécurité. Il lui sera donc impossible de rentrer sur une autoroute saturée. Elle s’arrêtera sur la zone d’accélération. dans le ferroviaire, la distance de sécurité est même la distance d’arrêt et non la distance de réaction. Si ces dérogations majeures à la sécurité sont acceptés, les automatismes ne feront pas disparaître les accidents au contraire.

    D’un point de vue purement technique et légal, pour qu’un système de sécurité soit considéré comme sûre, il faut prouver que le système ne peut grosso modo être à l’origine que d’une panne tous les milliards d’heure ! Cela induit par exemple que tous les capteurs et calculateurs doivent être doublés, voire triplés si vous voulez pouvoir continuer à fonctionner avec une panne. C’est comme cela dans les avions et les trains.

    Pour le deuxième point, je rappelle ce qui s’est passé lors de l’introduction des régulateurs automatiques de vitesse de Renault et du problème de freinage sur les Toyota. Immédiatement, des gens ont prétendu que leur accident avait été causé par l’automatisme et non par leur inattention … Donc avec une voiture automatique se posera la question de la responsabilité en cas d’accident. La voiture sera donc toujours sous la responsabilité de son conducteur afin de dégager la responsabilité du constructeur, qui ne pourrait pas assumer des millions de procès en permanence. c’est le cas des systèmes de régulation de vitesse et de parking automatique actuelles. Le conducteur ne pourra donc pas faire autre chose et la voiture ne pourra donc pas rouler toute seule … Evidemment, on tombera dans la même tartuferie qu’avec l’interdiction du téléphone au volant …

    Donc cela existera surement, mais cela ne sera pas aussi magique et simple que vous l’imaginez. les accidents ne disparaîtront pas et il faudra continuer à être attentif au volant (ou faire semblant).

    1. Et bien je pense que l’adoption sera plus rapide et plus forte que ce que vous envisagez, pour exactement les mêmes raisons : les gens voudront la sécurité.

      1. Deres

        Les gens pensent que les autres conduisent mal alors qu’ils font exactement les mêmes erreurs. Les gens ne toléreront pas la moindre défaillances des voitures automatiques même si elles sont beaucoup plus sûres qu’eux. La fatalité ne sera plus une excuse. Comme je le dit plus haut, d’un point de vue technique, c’est largement faisable mais pas gratuit car le système sera relativement complexe à cause des redondances indispensables.

        Je ferais juste remarquer que les expériences de Google travaillent dans un monde merveilleux qui n’est pas la réalité de l’industrie du transport. Je suis certain qu’ils ne gèrent pas les pannes/défaillance des capteurs, les pannes mécaniques, les conditions météos inhabituelles, les chargements variables et les combinaisons possibles des problèmes précédents …

        1. « Les gens ne toléreront pas la moindre défaillances des voitures automatiques même si elles sont beaucoup plus sûres qu’eux.  »
          Et des millions de personnes feront vite le calcul qu’entre conduire leur voiture eux-même et se pourrir la vie (à devoir faire attention) ou laisser les commandes au véhicule pour faire un travail productif, ou lire un bon livre, ou se connecter à internet et tenir un blog, ou que sais-je encore, le jeu n’en vaut pas la chandelle.

          Il y a des gens obsédés par la sécurité. Et il y a le reste de l’humanité.

          (du reste et sans vous vexer, l’histoire est pleine à ras-bord de gens expert d’une techno qui se sont fait totalement doubler par un changement de paradigme relativement brutal)

        2. sam00

          @Deres

          Bien sur, c’est connu! Les Guss qui bossent pour google ne savent pas ce que c’est que la redondance et le maintient de la production.

          C’est juste une bande de gamins qui font joujou avec des serveurs, mais sans qualité de service, sans redondance des serveurs et des réseaux, sans système de continuité de service (batteries, onduleurs, groupes électrogènes, etc …) non non non ils font mumuse mais sans aucun professionnalisme c’est connu !!!

          Ouvrez un peu les yeux deux minutes!
          Vous avez à faire à des professionnels de la redondance, des virtuoses de la continuité de service, et ça pour nada, que dalle, pas un brouzouf!
          Essayez donc de trouver cela dans le monde automobile!?

          Ce qui vous effraie et motive votre commentaire, c’est que vous voyez que vous n’avez pas un tel niveau, que vous êtes dépassé, et que vous devrez vous adapter ou disparaitre … rien de plus

          La tribu d’en face vient de découvrir le feu, et l’utilise pour vous vendre un service fort profitable pour vous comme pour elle, et vous sentant dépassé, vous vous réfugiez dans le déni d’utilité et les dangers potentiels de la technologie.

          Et que vive le principe de précaution …
          pathétique.

    2. Pierre0089

       » Une voiture automatique certifiée se devra de respecter les distances de sécurité. Il lui sera donc impossible de rentrer sur une autoroute saturée.  »

      Non il n’y a pas de raison à partir du moment où tous les véhicules communiquent aussi entre eux. Le véhicule entrant fera ralentir les éventuels véhicules en approche, si besoin.

    3. sam00

      @Deres

      Une dernière, pour la route ;-)

      « Cela induit par exemple que tous les capteurs et calculateurs doivent être doublés, voire triplés si vous voulez pouvoir continuer à fonctionner avec une panne. C’est comme cela dans les avions et les trains. »

      Allez donc expliquer cela aux familles du vol rio paris af447 …
      Systèmes doublés, pouvant fonctionner malgré une panne … toussa

      1. De toute façon, peu importe.
        Le marché est et restera le plus fort.

        Dès que les avantages seront notoirement plus grands que les inconvénients, on collera une étiquette de prix et les gens achèteront. Et là, les avantages sont déjà plus grands que les inconvénients, et l’étiquette de prix même pas fantastique.

      2. BN

        L’exemple que vous donnez est justement parfaitement parlant.

        L’avion est de très loin plus sûr que la voiture. Pourtant, la plupart des gens ont plus d’appréhension que dans une voiture. On accepte un risque énorme en voiture et pas le moindre en avion.
        Pourquoi ? En partie parce que la voiture donne une illusion de contrôle.

        Je rejoins Deres sur le fait que ce ne sera pas accepté tout de suite, et qu’on a pas fini d’entendre des « ah ces ordinateurs, ça plante tout le temps, et on veut leur faire conduire une voiture ». À terme, ce sera adopté, mais cet effet en ralentira sans doute considérablement l’adoption. Surtout si certains jouent à augmenter la psychose. Ou votent des lois stupides dans cette veine.

        PS : en matière de pathétique, votre façon d’inventer un effrayement dans les commentaires de deres pour évacuer un argument, ça ce pose là.

        1. En pratique, ça se passera comme ça : les pays occidentaux, lobbyisés à mort (et jouant sur la fibre de la sécurité à fond les ballons) ne verront pas ce genre d’innovation. Pendant ce temps, les Indiens et les Chinois sauteront dessus. Cela s’implantera très vite chez eux. Ensuite, comme en Europe et aux US, on sera vert de voir ça chez eux et pas chez nous, on importera.

  7. JB7756

    La singularité est proche !

    Il y aura plusieurs utilisations :

    On aura une sorte d’autolib/taxi constitué de véhicules automatisés surtout en ville.

    Par contre ailleurs chacun voudra sa voiture perso d’autant que leur prix ne cessera de baisser. Les gens ne voudront pas attendre d’avoir un véhicule disponible. Et moi j’aime pas prêter ma voiture, c’est un espace privé. Donc je dirais qu’on aura encore plus de voitures, même pour les enfants. Ces voitures seront personnalisées, individualisées et peut être plus petites.

    De toutes façons on utilisera moins les moyens de transport puisqu’on ne travaillera plus avec l’automatisation totale.

    1. Brice

      Les gauchistes prétendent que le capitalisme ne mène qu’à l’augmentation du temps de travail car les travailleurs sont exploités. Ainsi, ils pensent qu’il faut des lois pour réduire de force le temps de travail.

      Au contraire, le capitalisme est un formidable espoir car il est propice aux gains de productivité. Il est donc vrai que le sens de l’histoire, c’est la baisse du temps de travail. Mais naturellement elle doit être voulue et non forcée. Bref, vive l’automatisation !

      1. infraniouzes

        Entièrement d’accord. Le Capitalisme c’est la marche en avant de l’humanité toute entière. Le socialisme c’est le pied sur le frein à toute innovation car le changement (le vrai) fait peur. Avec les Écolos c’est retour à la case départ. Six mds d’individus mangeant avec leurs doigts des os de poulet à la la lueur du feu, emmitouflés dans des peaux de mouton… C’est leur rêve…

  8. Benquoi

    Et il y aura aussi l’option pipométrique ?

    Parceque, c’a fait belle lurette qu’il n’y a plus de pilotes aux manettes… Vous ne nous le rappelez pas assez souvent, h16…

    Et puis, les contraventions, vous y avez pensé aux radars inutiles, aux lignes rouges et autres refus de priorité obsolètes ?

    À tous c’est gendarmes aux chômedus, c’est bataillons de panneaux a supprimé,…

    Et en plus avec internet dedans et tout son temps pour pirater, sans domicile fixe pour compliquer le travail de l’Hadopi!

    Ce n’est plus de l’adaptation, c’est de la télédéportation que vous nous proposez ! J’adore, j’en veux une à Noël, plus que 3 jours à attendre… Ça va être long !

  9. vincent

    Petite précision: aux USA, certains « labs » envisagent déjà d’adapter les voitures existantes, d’ici 2020. Par contre, en europe, ils se heurtent à un gros problème: le taux de véhicule à boite mécanique (90%), alors qu’au states, il y a plus plus de 90% de boites auto: le cout de conversion des voitures existantes sera rapidement assez faible.

    Autrement dit, l’adoption pourrait être bien plus rapide de l’autre côté de l’Atlantique qu’ici. D’autant plus que là bas, l’état aura du mal à empêcher des initiatives individuelles prouvant que cela peut marcher. Alors qu’ici…

    Je ne sais pas si on fabriquera plus ou moins de voitures, par contre, la mobilité va furieusement augmenter: les gens pourront utiliser leur temps de voiture pour travailler, regarder la télé, alors qu’aujourd’hui, pour un conducteur, le temps de parcours s’assimile à un temps mort (c’est d’ailleurs pour cela que les gens veulent rouler vite: ils veulent maximiser leur temps utile et minimiser leur temps de transport). Les gens pourront ainsi mieux moduler leurs horaires de trajets de type « pendulaire ».

    On aura beaucoup moins besoin de carrefours compliqués ou de routes à plus de 2X2 voies. Le rapport social à l’automobile changera aussi: moins bling bling, plus « cocoon ».

    Et le coût de la mobilité ne peut que chuter. sauf si l’état décide de pourrir le truc, bien sûr.

    Bref, c’est un changement de paradigme fort qui s’annonce, et c’est tant mieux.

    1. Pascale

      «  » »le temps de parcours s’assimile à un temps mort (c’est d’ailleurs pour cela que les gens veulent rouler vite: ils veulent maximiser leur temps utile et minimiser leur temps de transport). » » »

      Bien entendu. Et c’est ce que les hystériques de la sécurité routière n’arrivent pas du tout à prendre en compteet à assimiler. Ils s’imaginent que lorsque l’on prend le volant c’est pour conduire, point barre, alors que, pour la majorité des gens, c’est pour se déplacer d’un point à un autre et non pas par plaisir.

      C’est pourquoi je pense que tous ceux qui s’insurgent contre le fait que l’on n’arrive pas à respecter une vitesse rendue obligatoire sont « des promeneurs du dimanche », c’est à dire que, pour eux, la voiture n’a aucun rôle utilitaire mais un rôle de divertissement.

        1. Guillaume

          D’ailleurs, on pourrait prendre l’exemple du train, des poids lourds, des aviosn qui arrivent à respecter les vitesses même quand ils sont en retard. Fou non?

      1. eheime

        On peut (on pouvait) faire les deux Pascale : se déplacer ET se faire plaisir en conduisant.

        Enfin en tout cas c’est comme ça que je vivais la voiture avant. Maintenant quand j’ai la possiblité, je passe le volant (rien de tel de dire que vous vous endormez au volant pour y parvenir, c’est très efficace :)))

        1. Pascale

          Bien sûr. Mais je crois quand même que 90% des voitures qui circulent le sont pour des raisons exclusivement utilitaires. Même avant la mise en place des mesures de persécutions envers les automobilistes

  10. GrosBen

    J’ai sorti ma boule de cristal et la première application que je verrais percer c’est des convois de camions automatisés sur autoroute.
    Un premier camion est conduit par un chauffeur, les x suivants suivent automatiquement le premier à distance réduite pour profiter de l’aspiration (à la louche un gain de consommation de 40% est envisageable). A la sortie de l’autoroute, les camions sont conduits par des chauffeurs locaux jusqu’au lieux de livraison.
    Comme transition c’est pas mal, il y a toujours un conducteur, c’est écolo compatible, ça fait moins de longs trajets fatigants pour les chauffeurs et c’est sur les autoroutes que la conduite automatisée se met le plus facilement en oeuvre car l’environnement y est homogène.

      1. GrosBen

        Pas tout à fait, le ferroutage nécessite des infrastructures pour manipuler les conteneurs et les plages horaires sont limitées à cause du transport de passagers, bref tout est plus long et compliqué.
        Alors qu’on peut imaginer un camion quitter seul le convoi pour prendre une sortie d’autoroute, se garer au péage et attendre son chauffeur.

  11. Pascale

    Quoi qu’il en soit le risque zéro n’existe pas mais l’État, sous couvert de nous protéger, nous fera croire qu’il est capable, lui, de supprimer tous les risques.

  12. Joblagadluch

    Joli conte de fées :) En effet, il y a de quoi fantasmer sur toutes ces technologies. Mais il y a de très nombreux obstacles, la plupart psychologiques. Mais j’ai une première remarque sur le fait que si l’on optimise le taux d’utilisation des voitures, ne serait-ce qu’en passant à 30%, on ne devrait pas être loin de doubler le nombre de voitures en circulation à un instant T (ca devrait tripler mais j’ôte quelques voitures qui selon les pronostics de H16 ne seront plus nécessaires). Donc plus de problèmes pour gérer les flux de voitures. Notamment durant la période de transition ou il y aura toujours des voitures conduites pas des humains, qui continueront de tous prendre les mêmes routes et de créer des bouchons. Ensuite, j’en reviens aux blocages psychologiques. Même si fondamentalement je suis d’accord sur le fait qu’à terme, les algorithmes rendront la conduite plus sure, il sera difficile de faire accepter aux automobiliste que la cause d’un accident (et il y en aura immanquablement) est à imputer à une machine. Meme si le risque est dix fois plus faible, les gens continueront à conduire, parce qu’il se feront confiance à eux-même (à tort parfois) et pas à la machine. Et je rejoint aussi d’autres commentaires sur le fait que ca tournerait un peu à Big Brother.

    1. eheime

      L’avantage du manuel c’est qu’on peut toujours trouver un coupable (mauvais conducteur, mauvais entretien de la voiture, ..) avec l’automatique c’est juste la faute à pas de chance. Et on peut rien y faire, rien reprocher à personne. Très difficile moralement.

  13. Jacques

    Super, on va pouvoir envoyer la voiture faire nos courses à notre place, et même travailler à notre place.

    Ah non ?

    Ben alors, autant garder le plaisir de conduire soi-même.
    Au moins ça !

      1. Jacques

        Vous n’avez vraiment pas saisi l’ironie de ma remarque: l’automatisation ne peut être un but en soi.
        Quoi qu’en pense chacun, ce qui est central, c’est l’être humain. Automatiser les voitures ? Autant imposer les systèmes intégrés de transports publics, la démarche serait plus honnête, même si elle est liberticide.

        Non, la voiture qui se conduit toute seule n’est pas par principe un progrès et un bien, ça peut et ça doit se discuter, au minimum.

  14. sam_00

    Merci H16 pour ce billet fort agréable sur les perspectives qui nous attendent.

    Une question: que vont devenir les routiers? ça sent bon la grosse grève avec blocage des routes le jour où les premiers camions sans pilote sortiront.

    En même temps, moi l’idée de plait énormément. Avoir un chauffeur ne sera plus une lubbie de riche, mais le plaisir de chacun.

    Hein? Ah, on me dit dans l’oreillette que ça existe déjà … on appelle cela une femme :-p

    Bon je sort :-p

  15. Flak

    a tous les contradicteurs: ce sera mis en place d’abord aux US, puis les francais essayeront de faire mieux avec un systeme maison completement pourri qu’on appellera le Renautel. Quand ils y seront arrives, il y aura la generation suivante partout ailleurs, et les syndicats empecheront l’amelioration du systeme Renautel de toutes leurs forces. huhu

  16. simon

    H16, allez vous vous reconvertir dans le conte de Noël? Vous faites bien car si les choses vont du train actuel, nous n’aurons bientôt plus à nous déplacer et les autos ne seront plus qu’une légende dans le monde que les verts écolos nous préparent. Peut être aurons nous, tout de même droit à des lunettes à monture rouge mais avec oeillères évidemment..

  17. Macsime

    Pour certains flux de circulation pendulaires, un flot de voitures individuelles continuera à être bien moins efficace que des transports lourds en commun type métro ou RER. Par contre clairement les vieux bus aux taux de remplissage rachitiques qui parcourent nos campagnes avec un rentabilité catastrophiques disparaitraient… enfin!

    Et pour certains flux de circulation nationaux et internationaux, les moyens de transport peuvent être plus rapides que la voiture (train/avion)… pour l’instant, c’est certain. On peut imaginer des autoroutes « tout automatique » à 250-300 km/h, mais les contraintes en sécurité (et la motorisation, si on pense à une solution tout-électrique) serait très très élevées, et le développement bien après la généralisation des voitures automatiques.

    On peut donc imaginer un système de transport basé sur des lignes fortes (en vitesse et/ou en débit) cadencées, et dans chaque gare un nombre plus ou moins important de ces voitures automatiques en partage, que l’on pourrait appeler à sa guise pour reprendre le réseau central, à la manière d’un ascenseur.

  18. Martin Lothar

    Moi, j’y crois à ces autos-mat(h)euses, sans doute parce que j’ai trop joué béat, rêveur aux légos quand j’étais déjà un gosse. Mais lu certains commentaires, c’est sûr qu’on n’y est pas rendu hein ! Sans doute dans deux siècles (je vous raconterai) et encore, c’est sans compter sur une chose (plus rédhibitoire, tu meurs et qui n’a semble t-il pas été encore évoquée ici : de tels engins automatiques impliquent l’absence de Klaxon (vous savez, ces sirènes, ces braves et indispensables avertisseurs à doux décibels qui se mettent en marche dès qu’une bagnole moderne s’arrêtent pour un oui ou un « mais merde ça avance ou quoi ? ») En vérité je vous le dis, hélas, la disparition automatique et programmée d’un tel truc à corne causera trop de frustrations nombrilo-freudiennes pour que l’humanité rentre enfin dans son siècle. Vae victis…

  19. Javayim

    J’aime le ton du post, c’est agréable et détendu.

    Sinon « Même en tenant compte que les voitures en question »

    > Même en tenant compte (du fait que) que les voitures en question

    serait plus approprié, si je ne m’abuse..

    Bonnes fêtes ! Et je m’achète le livre pour le début d’année, bonnes résolutions oblige ;)

  20. bruno

    « une augmentation aussi importante du taux d’utilisation des voitures va naturellement provoquer une baisse sensible des ventes correspondantes »

    Non, c’est faux : ce qui détermine le flux de fabrication de voitures, c’est le nombre total de kilomètres roulés par unité de temps.

    Une voiture ayant une durée de vie moyenne de X kilomètres relativement indépendante de son âge (les X km peuvent être faits en 1 an ou en 10, ça ne change pas grand-chose), si le nombre de km parcourus par les gens reste le même, les besoins de fabrication seront les mêmes. En fait, ils augmenteront même probablement, car il y aura plus de gens en mesure d’utiliser une voiture avec ce système.

    1. « si le nombre de km parcourus par les gens reste le même, »
      Justement, le nb de km parcourus sera bien plus grand puisque le taux d’utilisation augmente (on passe de 4% environ à plus de 50%), et un nombre plus élevé de personnes peut bénéficier de la même voiture.

  21. estienne

    « Et à terme, on peut même envisager qu’un immeuble d’une demi-douzaine de familles disposera de son pool de trois ou quatre voitures, réparties en fonction des besoins, le prix d’usage de ces véhicules étant par exemple compris dans les charges du loyer. »
    …et on s’appellera tous « camarades », ce sera chouette !

  22. pi31416

    quelle stratégie choisiront les constructeurs français, d’après vous ?

    Ce n’est pas des constructeurs français qu’il faut s’inquiéter, mais du gouvernment français. Tarie, la vache à lait des PV pour excès de vitesse de 24,3mm/h!

    Il faudra augmenter les impôts pour couvrir le manque à arnaquer.

    Dur, dur…

    1. gem

      bah, les amendes on appelle ça des « recettes de poche », c’est dire … peanuts. Et il faut payer des tas de gens. deux centimes de TIPP et c’est marre.

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