Ce Made In France dont on ne veut surtout pas

Les candidats à la présidentielle, emmenés par Bayrou, ont récemment redécouvert les vertus du Made In France. Et s’ils n’ont guère d’intérêt personnel dans la crise qui touche les Français et dont ils sont douillettement protégés, ils ont confusément assimilé le désir de beaucoup de leurs électeurs dans une nouvelle vague d’industrialisation française. Las ! Cette industrialisation se heurte de plein fouet avec l’autre souhait, parfaitement antithétique, d’un avenir plus vert, plus écolo, plus nature, et surtout furieusement moins industriel.

Et cela devient particulièrement cocasse lorsqu’on sait que la France pourrait très bien lancer, sur son sol, une nouvelle industrie à peu de frais, rentable et particulièrement efficace pour lui assurer, au moins en partie, une bonne indépendance énergétique, mais qu’on n’en fera absolument rien parce qu’il en a été décidé ainsi, unilatéralement.

Une très récente étude, de deux chercheurs de l’Université du Texas, vient de paraître, dont les conclusions sont pour le moins particulièrement tempérées : il n’y a aucune indication directe que la fracturation hydraulique pour l’exploitation du gaz de schistes contamine les nappes d’eau souterraines.

Pour ceux qui s’en sentent le courage, l’étude complète est disponible ici même. Et comme le sujet est évidemment très polémique, je vais éclaircir la phrase précédente : le Dr. Groat a donc réalisé une étude qui ne permet pas de prouver un lien entre la fracturation hydraulique et une pollution des nappes phréatiques. Il ne nie donc pas qu’il y ait des nappes contaminées, mais comme il le dit lui-même, « la plupart des problèmes cités dans le développement des gaz de schiste et qui ont un impact sur l’environnement se produisent en surface ou près de la surface du sol » et résultent surtout du processus classique de forage comme des malfaçons en cimentant des puits ou d’autres défaillances techniques.

Autrement dit : un travail de cochon va entraîner des cochonneries, certes, mais aucune preuve n’a été trouvée que la pollution existerait aussi dans le cas d’un travail bien fait. Et des forages bien fait, sans pollution, il y en a, ce qui tendrait à prouver qu’exploiter proprement les gaz de schistes est possible.

Heureusement, en France, on n’en a pas besoin.

D’une part, on a toute l’énergie qu’il nous faut : pas de Made In France pour le Gaz de Schiste !

Clean EnergyEn réalité, on préfère largement envoyer nos beaux euros bien coûteux à Abdel en Algérie et à Vladimir en Russie, qui sont d’ailleurs très heureux de les recevoir, plutôt que produire notre propre énergie, chez nous, quitte même à en revendre aux autres pays qui seraient, pour le coup, heureux de nous donner leurs euros. Quelle joie, finalement, de participer, tous et de bon cœur, à la richesse de ces pays qui ont bien besoin de notre argent alors que la crise les frappe durement ! Quelle joie de savoir que de riches capitalistes à l’autre bout du monde, qui ne paieront jamais la moindre taxe en France, récupèrent une part croissante de nos richesses. Une telle dépendance, voilà qui doit faire plaisir à tous nos dirigeants politiques, au passage…

D’autre part, nous n’avons pas le savoir faire nécessaire pour implanter les exploitations de gaz de schistes chez nous. Ainsi, Total ne dispose d’aucun ingénieur, géologue ou chercheur capable de lancer cette activité sur notre territoire. C’est trop dur, trop complexe. On ne sait pas faire, voyons ! En outre, Total est une toute petite entreprise qui n’a pas les moyens de se lancer dans ce genre d’aventures nauséabondes. Ce serait vraiment dommage de risquer que celle-ci se lance dans une telle histoire et se retrouve, bêtement, à payer des taxes, ici, en France, pour du travail et de la production locale !

Enfin, il y a fort à craindre que de telles exploitations créeraient des milliers d’emplois, ce qui serait une catastrophe pour Pôle Emploi dont l’avenir dépend directement d’un nombre croissant de chômeurs en ces temps de crise. Et je n’évoquerai pas ici la calamité que représenterait une baisse conséquente du prix du gaz : chacun sait, surtout depuis que Free est arrivé dans la téléphonie mobile, que la baisse des prix est le début des ennuis graves pour les concurrents qui vendent à prix d’or leurs produits et services. Le consommateur, aimable ruminant qu’il faut traire aussi régulièrement que possible, ne doit pas subir l’atroce incertitude de prix qui baisseraient sensiblement.

J’ai déjà parlé, dans ce blog (ici et , par exemple), des gaz de schistes, de leur exploitation, et de l’hystérie écologiste qui accompagne le sujet.

Il est par exemple particulièrement savoureux de constater que ces écolos n’hésitent pas une seconde à taxer tous ceux qui sont en faveur de l’exploitation de cette ressource de dangereux pollueurs, toujours à la solde d’industries pétrolières sans foi ni loi. Inversement, personne ne doutera de l’honnêteté des écolos qui refusent catégoriquement (colères à se rouler par terre comprises) ces gaz de schistes, et personne n’envisagera qu’ils aient pu être payés par l’une des puissances pétrolières que l’apparition de concurrents sérieux enquiquineraient pourtant furieusement.

Il est aussi très intéressant de constater que chaque nouvelle source d’énergie sérieuse, qui peut vraiment aboutir à une exploitation rentable, sera systématiquement honnie par ces mêmes écologistes. Le solaire est parfait tant qu’il est lourdement subventionné (donc pas rentable). L’éolien, c’est trop de la balle surtout que sans les aides d’état, personne n’en veut (dangereux, bruyant, intermittent, écologiquement catastrophique). Le pétrole, c’est cracra. Le charbon, ça file des maladies. Le nucléaire, c’est encore pire.

Bref : jamais bon. Alors qu’on se demande exactement ce qui peut empêcher d’imaginer, techniquement, une exploitation propre des sources connues et rentables. On se demande exactement aussi pourquoi la France devrait absolument et fermement se priver d’une source d’énergie et de savoir-faire qui lui permettront de diriger ses maigres ressources ailleurs que dans l’achat de pétrole pour fonctionner, au fur et à mesure que ses réacteurs nucléaires seront démantelés.

On a, ici et maintenant, l’occasion de tester, de peaufiner, d’améliorer une technique d’exploitation qui donnerait à la France une vraie capacité d’influer sur son futur et sur le bien être de la population. On pourrait faire du Gaz de Schiste Made In France, le vendre, et en tirer bénéfice substantiel pour sortir de la merde récessionniste ce pays englué dans le socialisme et le verdisme de Prisunic.

Mais non : vous pouvez être sûr que cette chance ne sera pas prise au nom de toutes les générations à venir qui préfèreront avoir des parents et des grands-parents chômeurs et assistés par un Etat bouffi et endetté jusqu’à l’os plutôt que des ancêtres fiers d’avoir construit quelque chose.

Ce pays est donc foutu.

J'accepte les Bitcoins !

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Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires83

  1. DM

    Puis-je vous demander si vous avez une quelconque expérience ou connaissance en géologie/géophysique? J’ai discuté avec des scientifiques de ces domaines et ils sont assez réservés sur le fracking, notamment en raison de l’usage de fluides spéciaux polluants.

    Ceci dit, vous avez raison sur le fait que tout procédé d’exploitation est potentiellement dangereux si on fait des économies sur le casing, par exemple.

    1. gem

      Le sous-sol étant le domaine des pires merdes minérales naturels, il est assez comique de s’inquiéter de l’usage de produits soi-disant « polluant » (mais qu’est-ce que ça veut dire « polluant » ?) quand on veut les exploiter.

  2. kelevra

    suite a un film ecolo cretin(synonyme) au cours de laquelle, un idiot essaye de prouver que les gazs de schiste c est caca en mettant le feu a l eau qui coule et au miracle l eau qui sort du robinet prend feu. vous voyez c est prouve le gaz est dans l eau. il n y a que les idiots qui peuvent croire a une fable pareille. aux etats unis comme en france, l eau qui sort du robinet passe par une usine de retraitement, et meme en captation d en une nappe phréatique et envoie direct dans le reseau, imaginez la quantite de gaz qu il faudrait dans l eau pour qu elle s emflamme et que surtout il n y est pas de probleme avant dans le reseau. de plus si le gaz se retrouve dans l eau, bien evidemment tous les produits de fracturation hydraulique s y retrouverait aussi, environ 1000 produits chimiques, l eau serait plutot impropre a la consommation. de plus, l industrie petroliere utilise des techniques similaires a l exploitation des gazs de schiste quand elle fait des forages horizontaux mais la ca ne pose pas de probleme. comme pour les ogm, en france on aime courir avec une balle dans le pied et un sac de 100 kilos a trainer.

    news : borloo est pressenti pour etre PDG de veolia (retraitement des eaux)

    1. En l’occurrence, le film est Gasland, l’eau sort du puits du type, n’est pas traitée, et contient bien du méthane. Mais justement, dans ce cas là, il a été montré que le gaz était du méthane bactérien (et pas issu du schiste). Dans d’autres cas, il s’agit de casing qui est mal réalisé. Gasland est notoirement plein de biais.

  3. style

    Je pense qu’il ne vaut mieux pas développer cette industrie.

    Car nos politiques gauche et droite,vont dilapider cette rente pour satisfaire leurs diverses clientèles électorales, et toutes leurs lubies.

    Elle ne servira pas a financer des projet plus utiles pour le pays ou a rembourser la dette.

  4. Keru

    Le gaz de schiste sera encore la dans 10ans. Pourquoi se presser ? D’ici là on en saura plus sur les consequences (grace aux autres pays qui se sont frenetiquement jetés dessus) et on pourra bourriner (ou pas) notre sol pour recuperer ce gaz (ou pas).

    Nan ?

    1. Joe

      Et dans 10 ans, les boites qui sauront exploiter efficacement les gazs de schiste ne seront pas françaises, donc on fera travailler les US et les Chinois.

      Principe de précaution à la con.

      1. Keru

        Je ne m’appuis pas sur un fumeux « principe de precaution ». Je dis juste qu’il n’y a pas urgence.

        On pourra très bien developper nos propres technos dans 10ans en se basant sur l’experience d’autres pays plutot que d’improviser aujourd’hui.

        Et, de plus, … les technos utilisées sont de toute facon le fait de grande multinationales (dont certaines sont basées en France). Qu’on le fasse maintenant ou plus tard ca ne sera pas « Francais » (mais ca sera en France par contre, si c’est l’emploi qui vous inquiete, il y aura donc de l’emploi)

        1. Les techniques existent depuis plusieurs décennies, et celles qui ont rendu l’opération rentable sont en exploitation depuis plus de dix ans. On commence donc a avoir un certain recul. En outre, pourquoi ne pas faire des essais, mesurer l’état des nappes avant, des nappes après, faire un travail aussi propre que possible, bref, tester ? C’est quoi, l’argument de fond ?

    2. Deres

      Je crois que d’autres raisons empêchent l’exploitation du gaz de schiste en France … Les réglementations diverses en particulier. J’avais lu qu’une grande partie du matériel pétrolier est d’origine américaine et plus ou moins sans concurrents. La certification française demande de nombreux documents. Or les compagnie fabricantes refusent de les livrer car cela révéleraient leur secrets de fabrications. La plupart des exploitations françaises sont hors-la-loi sur ce sujet.

  5. l’hérétique

    salut h16
    on peut aussi boire directement l’eau polluée, tant qu’on y est. Un certain Mithridate s’entraînait ainsi à contrer le poison : hop, un petit verre le matin et au bout du compte, immunité. Je pourrais espérer que tu ne sois pas sérieux là-dessus, mais bon, je sais bien que tu l’es.
    Qu’est-ce qu’on fait le jour où une nappe phréatique est polluée en profondeur ?

    1. Qu’est-ce qu’on fait le jour où un réacteur nucléaire explose ?
      Que fera-t-on lorsqu’un pétrolier s’éventrera au large des côtes bretonnes sur une grosse éolienne off-shore ?

      Je pourrais espérer que tu as réfléchi un peu au problème au delà des simples arguments de principe de précaution poussés à l’extrême, sans réaction épidermique.

    2. Maleypart

      Vivre, c’est prendre des risques.
      Le principe de précaution dans la Constitution, c’est avouer que notre pays ne croit plus en l’avenir.

      Il ne s’agit pas de dire qu’il ne faut pas prendre de précautions (par exemple en donnant des réglementations contraignantes, en gérant les externalités comme un Etat pourrait faire): non, ici on se contente de graver dans le marbre que notre pays n’a pas besoin de cette technique.
      Et on base ça sur l’émotion créée par un film.

      Et je vous parie que dans les années à venir, on va voir exploser les législations basées sur le principe de précaution.

      Je me tue à le répéter à mes proches: les baby-boomers ont pris le pouvoir, et ne l’ont jamais lâchés depuis, quitte à mettre le pays dans du formol en se comportant en gardiens d’un musée appelé « France ».

      1. Higgins

        On croirait que cela a été écrit exprès pour dépeindre les écologistes et les débats qu’ils initient: « Les idées de cet homme moyen (d’aucuns diraient normal) ne sont pas des idées authentiques; les posséder n’implique pas la culture (y compris bio). Toute idée est un échec à la vérité. Qui peut avoir des idées doit auparavant se disposer à vouloir la vérité, et accepter les règles du jeu qu’elle impose. » puis plus loin « L’enthousiasme de l’Européen pour toute innovation est tellement inné en lui qu’il lui a valu la plus trouble des histoires que l’on connaisse…Sous les espèces du syndicalisme et du fascisme (j’ajouterai et de l’écologisme) apparaît pour la première fois en Europe un type d’homme qui ne veut ni donner de raisons, ni même avoir raison mais qui, simplement, se montre résolu à imposer ses opinions » José Ortega y Gasset dans « La révolte des masses » (chap. VIII) aux Belles Lettres (publié en 1930 puis pour la première fois en français en 1937).

    3. Vener

      La question reste légitime — et seulement elle. Qu’est-ce qui ferait qu’en France à l’heure actuelle et tout ce qui va avec les sociétés exploitant le gaz de schiste ne le fasse pas comme des cochons ? Quelles sanctions ? Quel dédommagement pour ceux qui vont subir les retombées du travail de cochon ?

      Au hasard, dix ans de procédures coûteuses et finalement inutiles étant donné que c’est l’État qui est propriétaire des sous-sols.

      Avant d’envisager l’exploitation du gaz de schiste en minimisant les risques il faudrait dégager l’État.

    4. gem

      Le simple fait de poser la question « Qu’est-ce qu’on fait le jour où une nappe phréatique est polluée en profondeur ? » est en soi une affirmation déguisée
      * qu’il est légitime et normal de tirer de l’eau du sous-sol
      * que c’est toujours prioritaire sur n’importe quelle autre production possible
      * que c’est de l’eau « pure » (rien n’est plus faux )
      Cette fausse question s’évacue toute seule quand on pose froidement la vraie question :
      « peut-on tirer à la fois de l’eau et du gaz du sous-sol ? si l’exploitation du gaz fait peser un risque sur l’exploitation de l’eau (ou réciproquement), quelle la production la plus intéressante ? »
      Sous nos latitudes relativement pluvieuses, et pour notre société capable de produire de l’eau potable à partir de la plus infecte tambouille aqueuse pour moins de 1 €/m3, la réponse est assez évidente au niveau de l’intérêt général : on a pas besoin de choisir, mais s’il faut choisir tant pis pour la nappe !

      L’ennui, c’est qu’en cas d’exploitation du gaz l’état et les gaziers empochent tout le bénef alors que les populations locales vont supporter tous les désagréments ; et chacun se met plus facilement à la place des second que des premiers, donc la population dans son ensemble fait la gueule. Et c’est normal.

        1. gem

          Sans la défunte taxe professionnelle, qui permettait d’arroser largement de pognon les communes d’implantation, jamais on n’aurait pu construire la moindre centrale nucléaire. Avec un mécanisme du même genre le gaz peut s’implanter

      1. Sanksion

        oh, et si les gens pouvaient devenir propriétaires de leurs sous sols ?

        Hmmm, na, vaut mieux qu’ils restent pauvres. Quand on devient riche, on devient salop.

    5. Jeanpierre

      Vient en Bretagne, tu auras des belles nappes phréatiques, bien polluées en profondeur par des nitrates issus, je crois, des trop fortes doses d’engrais.

      1. Stéphane

        Je n’exprimais pas mon opinion personnelle, juste la façon dont cette étude sera ignorée / défaussée / tournée en dérision par tous ceux dont les convictions pourraient être remise en cause par son existence, à supposer qu’ils daignent lui témoigner le moindre intérêt.

        Une étude de l’université du Texas, c’est pain béni: on pourra même s’en servir pour illustrer comment ces vils amerloques pervertissent la Science (vous savez, la science officielle avec un consensus en béton comme celle du GIEC…) pour assouvir leur abjecte cupidité qui-fait-tant-de-mal-à-la-planète.

        Remarquez, l’étude serait venue de n’importe où aux US, ça aurait été une étude « américaine », donc résultat identique. Européenne, on aurait glissé quelques sous-entendus sur une commande du lobby gazier, et ainsi de suite.

        Il n’y aurait qu’une étude publiée par Michael Mann, le WWF ou Greenpeace qui pourrait faire trébucher quelque peu les gens, mais à supposer que ce genre d’étude soit possible dans ces milieux, certains parleraient encore de « controverse » par des « chercheurs isolés »…

        Il est difficile de discuter rationnellement avec quelqu’un qui croit que l’eau du robinet peut s’embraser.

        1. something

          Le Texas c’est caca. Il y a plein de vilaines armes à feu et très peu de gentilles taxes (anagramme, lol).

          « L’économie texane est dynamique : son taux de croissance était de 4,7 % en 2006-2007, soit le 5e des États-Unis. Entre août 2007 et août 2008, 252 000 emplois ont été créés ; le taux de chômage s’élève à 5 % en août 2008, soit 1,1 point en dessous de la moyenne nationale. Les atouts du Texas sont nombreux et favorisent le dynamisme de son économie (…) comme l’absence d’impôt sur le revenu et la faible taxation. Enfin, le marché texan bénéficie de loyers relativement faibles, d’une main d’œuvre abondante, de nombreux consommateurs, d’un réseau dense de transport et d’un enseignement supérieur de qualité. » (Wikipedia)

        2. gnarf

          Oue c’est une honte le Texas…la-bas tu as un appart au bord d’une grande piscine commune et un pickup…pour le prix d’un 12m2 dans la ville lumiere. Ces amerloques sont vraiment vulgaires. :)

        3. chabenj

          Euh…Il est difficile de discuter rationnellement avec quelqu’un qui croit que l’eau du robinet NE PEUT PAS s’embraser.

          De l’eau peut ÉVIDEMMENT s’enflammer à partir du moment ou on la mélange avec un combustible, c’est juste une question de dosage.

          Je cite le maitre des lieux, quelques commentaires plus haut:
          « En l’occurrence, le film est Gasland, l’eau sort du puits du type, n’est pas traitée, et contient bien du méthane. Mais justement, dans ce cas là, il a été montré que le gaz était du méthane bactérien (et pas issu du schiste) »

        4. chabenj

          je réitère:
          le gaz de schiste est un combustible. Comme tout combustible, il peut s’enflammer, même mélangé à de l’eau. Donc ce que montre Gasland est scientifiquement POSSIBLE, ce qui ne veut pas dire que c’est vrai. H16 semble avoir, sur le sujet, connaissance de biais et de contre-vérités (Ça aussi, c’est POSSIBLE). Le sujet me parait complexe, suffisamment en tout cas pour avoir intéressé les chercheurs du monde entier, dont ceux du Texas.
          Partant de là, ce qui me fait réagir, ce sont les commentaires simplistes du type:
          « un idiot essaye de prouver que les gazs de schiste c est caca en mettant le feu a l eau qui coule et au miracle l eau qui sort du robinet prend feu »
          « il n y a que les idiots qui peuvent croire a une fable pareille »
          « l est difficile de discuter rationnellement avec quelqu’un qui croit que l’eau du robinet peut s’embraser »

          Y sont cons ces texans, à perdre leur temps dans des recherches inutiles, alors que tout le monde sait bien que le feu ça brûle et l’eau ça mouille, hein?

  6. Le Gnome

    Les recherches made in France sur les OGM ont été fauchées en plein développement. Il est vrai que dans les pays qui les utilisent, les morts se comptent par millions, les malformations congénitales ont considérablement augmenté et même les chats n’osent plus croquer une souris tellement elles sont infectées par cette abomination.

    1. Exactement. On est ici dans le même trip. C’est nouveau, y’a un risque, donc ne faisons aucune recherche, le progrès c’est le mal, et n’y pensons plus.

      1. NEV

        Il me semble que dans le monde des OGM, l’absence de recherche est au contraire motivée par le fait qu’elle risquerait de freiner* voire de faire tomber l’industrie alimentaire basée sur les OGM.

        *L’industrie alimentaire basée sur les OGM est déjà freinée en Europe, pour le cas de l’Europe je dirais donc « encore plus freinée ».

        1. Heu.
          Concrètement, Bové vient de se prendre une condamnation pour avoir détruit des parcelles … de recherche.
          Si la destruction de parcelles de recherche, ce n’est pas freiner la recherche sur les OGM, on se demande ce qui en est. Ergo : des recherches sur les OGM, il y en a, mais certains ne veulent pas en entendre parler.

    2. Calvin

      Justement, cela fait quelque temps que je me dis que les gaz de schiste, d’un côté, et les OGM de l’autre, seraient les deux techniques pouvant donner un souffle à ce pays.
      Elles sont capables de générer de réelles richesses qui compenseraient une part de nos dettes.
      La France retrouverait, d’un côté, une part de son indépendance énergétique, en créant des emplois in situ.
      De l’autre, l’industrie agro-alimentaire devrait gagner en productivité et compétitivité. Et sans blesser le Bov(in)é qui sommeille en certains Français :
      – les OGM sont infertiles,
      – les OGM pourraient n’être vendus qu’à l’étranger,
      – la recherche pourrait elle aussi être ré-exportée, sans avoir à consommer ces produits.

      Un biais rigolo serait d’imposer un sticker rouge « OGM » sur les produits issus de cette techno.
      Au début, tout les français les éviteraient. Avec la production en masse et le coût en baisse, ils auraient finalement un succès fou, et augmenterait le pouvoir d’achat de chacun…

      Quant aux chafouins disant que les OGM, c’est le MAL, et que c’est nocif, ils pourront néanmoins se réunir en secte et continuer à psalmodier leurs incantations catastrophiques, car, à ce jour, et en 50 ans de développements, de recherches, et d’analyses, aucun fait ne leur a donné raison.

  7. Deres

    Sur le même sujet de l’écologie idiote qui nous tire des balles dans le pied par rapport aux autres pays :

    http://www.audeladeslignes.com/france-espagne-liaison-souterraine-tres-haute-tension-hors-norme-7357

    A noter que pour faire plaisir aux écologistes, cette ligne coûte 700 M€ au lieu de 90 M€ sans compter les 20 ans de retard dans sa construction … Il faut réaliser qu’ils vont fabriquer un tunnel de 8 km de long et de 3 m de diamètre pour la faire passer !!! Pour 60 km, cela fait plus de 10 M€ du km soit plus cher qu’une autoroute qui vaut 6 M€ du kilomètre …

  8. Florian

    Il est amusant de voir les commentaires sous l’article du Figaro…Tous reprochent à l’auteur d’être affilié au lobby pétrolier, donc forcément partial et menteur! En revanche, aucun fond d’analyse scientifique pour démontrer que l’auteur à tort!

  9. Maleypart

    La fracturation hydraulique… je n’avais pas vu un tel déchainement depuis les OGM.
    Ce qui est amusant dans l’histoire, c’est que l’on risque de devenir importateur de gaz obtenu de cette façon, répétant le schéma de l’Allemagne important hypocritement le nucléaire Français.

  10. eheime

    On parle toujours de fuite en avant pour la politique budget des états occidentaux.
    On ne sait (veut) pas faire autrement que de claquer des sous qu’on a pas, alors on le fait plus encore.

    L’exploitation du gaz de schiste c’est la même idée.
    On ne sait (veut) pas faire autrement que de claquer des ressources qu’on a plus pour bien longtemps (on parle de durée à l’echelle de vie humaine, ce qui est ridiculement court), alors on le fait plus encore.

    Dommage que les écolos soient des rigolos, parce que le débat de fond est bien réel : on brule nos dernières cartouches alors qu’on n’a aucune solution de remplacement viable (même le nucléaire , il y en a pour 100 ans de ressources). Et là on ne parle que de ressources. Meme pas de polution.

      1. eheime

        On sera probablement bien content d’avoir ce truc machin encore en reserve quand le pétrole sera à 250 $ du baril , ce qui arrivera dans pas bien longtemps, lorsque les pays producteurs vont commencer à gerer leur niveau production qui va commencer à diminuer (ex : Arabie Saoudite).

        1. Oh, ça fait 40 ans qu’on entend qu’on va manquer de ressources… En réalité, on manque plus souvent de bras et de bonne volonté que de ressources, de loin. Quant au « on sera bien content », n’y comptez pas : on ne voudra surtout pas, puisque ce sera Le Mal, d’une part, et d’autre part, on n’aura plus ni les compétences ni les matériels qui viendront d’Américains, d’Indiens ou de Chinois (et là, c’est double-plus Le Mal).

        2. gem

          C’est un pari spéculatif. Envisageable quand on est riche, mais quand on est pauvre et endetté c’est un luxe stupide ; du genre dont on fait les films qui commencent avec la mort (naturelle ou pas ) du malheureux qui attendait que son bien prenne plus de valeur …

          H16 a raison, c’est pas parce qu’un truc est à usage unique qu’il faut s’en priver comme si il n’existait pas

        3. eheime

          @h16 et @gem

          Effectivement c’est idiot de rester totalement passif. On pourrait lancer l’exploitation de façon très limitée de façon pouvoir s’en servir d’instrument de négociation dans les achats. Et pour se constituer une experience.

          Mais ça reste du court-termisme.

          Nous on sera morts dans 100 ans (et encore c’est meme pas sûr !) mais si on exploitait cette reserve ce serait ne vraiment laisser aucun capital energetique à nos enfants. Je trouve que ce n’est pas responsable.

          Tandis qu’en se mettant en situation de pénurie, ça force à être créatif. L’air de rien c’est ainsi qu’on a developpé l’hydrolique et le nuclaire. Deux technos sur lesquelles la France est plutot en avance et qui nous seront probablement tres utiles dans les années a venir.

          1. « Nous on sera morts dans 100 ans (et encore c’est meme pas sûr !) mais si on exploitait cette reserve ce serait ne vraiment laisser aucun capital energetique à nos enfants. Je trouve que ce n’est pas responsable. »

            Ah non, pas le coup des Générations Futures, pas vous.

            On va le dire clairement : à force de se soucier des générations futures au point de ne plus rien faire, il n’y aura pas de génération future.

            « en se mettant en situation de pénurie, ça force à être créatif. »
            Ah bon ? Y’a plein de pays en situation de multiples pénuries, ils n’ont pas l’air d’être super heureux de faire dans l’ultra-créatif…

        4. Sanksion

          Justement, pour arrêter le court termiste, il faut extraire de l’énergie, en dépenser. Sinon, les générations futures n’auront pas les moyens de le faire.

        5. gem

          Il est plus intelligent de cramer le gaz pour se constituer un capital de production d’énergie renouvelable (des centrales solaires par exemple, si on veut la jouer écolo) que de le laisser dans le sol.
          Et si il y a un usage plus malin que de faire ce genre de truc, c’est encore mieux.

        6. eheime

          @h16

          Cette explication est aux ressources energetiques , ce que le keynesiasisme est à l’economie : du blabla qui ne change pas les faits réels.

          L’energie nucléaire actuelle (fission), au stade des connaissances actuelles est limitée à environ 100 années (source http://fr.wikipedia.org/wiki/Uranium#Abondance).
          Il y a beaucoup de potentiel de developpement, à condition de faire les recherches et de ne pas arreter les projet comme super phénix.
          L’avenir est à la fusion, mais là encore il faut developper les recherches.

          Pour le reste, on a 50 ans de ressources « faciles » à extraire. Après ça va être plus compliqué et de moins bonne qualité. Alors autant prendre les devants plutot que d’etre dans une situation tendue, comme la Grece financierement (ou la France bientot) et d’avoir le couteau sous la gorge.

          Et meme dans l’absolu c’est dommage de tout cramer ainsi.Qui sait, dans 60 ans on trouvera peut être de nouveaux débouchés fantastique au pétrole.

          1. Pfufufuuu.
            100 ans de ressources pour le nucléaire, vraiment… Rien qu’avec le thorium, on sait faire tourner des réacteurs et il y a de quoi tenir des centaines d’années. De façon générale, aucun malthusien n’a jamais eu raison. Il y a une excellente explication, mais comme j’en ai assez de la donner, je vous laisse la chercher sur ce blog ou ailleurs.

    1. eheime

      « Pfufufuuu.
      100 ans de ressources pour le nucléaire, vraiment… Rien qu’avec le thorium, on sait faire tourner des réacteurs et il y a de quoi tenir des centaines d’années. De façon générale, aucun malthusien n’a jamais eu raison. Il y a une excellente explication, mais comme j’en ai assez de la donner, je vous laisse la chercher sur ce blog ou ailleurs. »

      > Allez, ça je vous l’accorde :)

      Dommage qu’on cherche à freiner les recherches sur le nuclaire alors qu’elles sont certainement la solution à tout.

  11. vincent

    Pour ceux que l’anglais effraie, quelques rappels sur les gaz de schistes:

    « Gaz de Schistes, quand la bêtise et la lâcheté rencontrent l’état »:

    http://objectifeco.com/economie/economie-politique/article/vincent-benard-gaz-de-schistes-quand-la-betise-et-la-lachete-rencontrent-l-etat

    « Gaz de schistes, une opportunité pour l’environnement »:

    http://objectifeco.com/economie/economie-politique/article/vincent-benard-les-gaz-de-schistes-2-une-opportunite-y-compris-pour-l-environnement

  12. eheime

    @H16

    « Ah non, pas le coup des Générations Futures, pas vous.

    On va le dire clairement : à force de se soucier des générations futures au point de ne plus rien faire, il n’y aura pas de génération future. »

    > Bah si ! Je suis heureux du patrimoine laissé par les anciens. On se doit d’être un minimum respectueux. Je ne dis pas qu’il ne faut toucher à rien. Mais il ne faut pas tout dilapider.

     » « en se mettant en situation de pénurie, ça force à être créatif. »
    Ah bon ? Y’a plein de pays en situation de multiples pénuries, ils n’ont pas l’air d’être super heureux de faire dans l’ultra-créatif… »

    > Je me suis mal exprimé. Pardon. Ce que je signifiais est que la dépendance energétique de la France a fait que nous savons fabriquer des voitures plus économes qu’outre-Atlantique et des compétences en terme d’energie hydrolique et nuclaire.

    1. Sanksion

      facile, le seul savoir faire restant outre altantique est de bombarder des gens. Produire une voiture ? un lecteur DVD ? un Ipod ? des soins de santé ? Non, en revanche larguer des tonnes d’explosifs, là on a affaire des pros.

      1. eheime

        Alors là, vous vous faites pas dans la demi mesure en terme de caricature :)

        Savoir faire outre atlantique ? Concevoir des logiciels, des telephones, produire des voitures, des avions, des satellites, produire et rafiner du pétrole, des films, …

        Enfin bref, les armes aux USA c’est un épiphénomène dans leur économie.

  13. Célestin

    Après des décennies d’attente, les Ecolos allaient enfin voir se réaliser les prévisions du Club de Rome : le peak oil et la crise énergétique finale. Le nucléaire condamné par Fukushima, une atroce catastrophe ayant fait zéro mort, et le satanique CO² transformant la planète en barbecue, l’Humanité allait enfin se diriger, contrainte et forcée, vers la décroissance et revenir au temps béni d’avant la Chute née de la civilisation industrielle. Alleluia ! Alleluia !
    Mais patatras, toutes ces mirifiques perspectives tombent à l’eau avec le gaz de schiste. Le nirvana écolo est repoussé de plusieurs dizaines d’années au moins. Seule possibilité pour éviter cela : jeter l’anathème sur ce gaz diabolique. Alors, qu’il pollue ou pas les nappes phréatiques n’est même pas la question. Le gaz de schiste, ce sera non, et on trouvera bien une raison pour l’interdire.

    1. Guillaume

      Le gaz de shiste a des débits ridicules, ne permettant pas de compenser le déclin, même faible de n’importe quel gros champ gazier traditionnel.

      Maintenant, ça permet d’être un plus, mais c’est tout.

      Quand au P.O., c’est « juste » une baisse du débit des hydrocarbures, en rien ce n’est la fin du monde.

  14. Li Po

    que les écolos et leurs experts s’occupent de trouver de réelles solutions pour éviter les gaspillages et surtout s’attaquer à la pollution réelle, tangible et existante, en utilisant, tiens par exemple les milliards du GIEC, et ils seront peut-être plus crédibles .

  15. Staline 1953

    Bof pas de quoi a s’inquiéter le jour ou nos élites manqueront de fric on retrouvera Eva suicidée de 2 balles dans la tete et le gaz sera pompé jusqu’a la dernière goute.

  16. infraniouzes

    Ce pays est foutu: 2 exemples pris sur le vif.
    1) Ce midi, sur Europe 1, deux clowns à roulettes parlent de la difficulté de recruter des informaticiens; on bavasse, on se lamente, on refait le monde mais à AUCUN moment le clown journaliste n’a l’idée de demander à l’autre clown à QUEL salaire on embauchait les jeunes en recherche d’emploi ? C’est à peine croyable… En France, parler argent c’est LE TABOU…La HONTE…
    2) J’ai passé, il y a 5 jours, une commande sur internet chez un grand du linge de maison. Un e-mail m’avertit de la livraison dans 48H mais je note qu’il manque des articles et qu’un autre, non commandé, y figure. J’appelle pour avoir des éclaircissements; et bien la personne du service clients au bout du fil ne voit pas la commande sur son écran alors que j’ai eu deux e-mails de confirmation. C’est pas pensable…
    Dans les deux cas on a affaire à des sociétés commerciales qui ont sûrement des ambitions féroces. Mais l’une n’ose pas dire combien elle paie ses collaborateurs et l’autres cherche les commandes de ses clients…
    Et après on pleurniche que la terre entière nous en veut….
    CPEF

    1. something

      Un troisième exemple pour se faire du mal, lu dans l’Est Républicain. Les jeunes diplômés des régions frontalières partent travailler en Suisse ; y a du boulot, c’est bien payé. Lamentation des industriels locaux qui peinent à trouver ou garder des employés qualifiés. Au bout du compte je crois qu’ils ont créé une sorte d’association pour promouvoir l’industrie Fraônsèze en partenariat avec la région et les écoles du coin…

  17. Libertas

    On pourrait écrire le même billet sur l’industrie financière : les politiciens français la préfèrent « made in London », Luxembourg ou Genève ! Idem pour le marché de l’or, que nous avons expulsé du territoire à coups de taxe sur les métaux précieux. De même, les plus-values ne doivent pas être faites en France, où elles sont taxées de manière punitives : épargnants, allez investir en Belgique ! Et ainsi de suite.

    On veut du « made in France », mais on prend toutes les dispositions pour faire du « MADE ANYWHERE ELSE ». Pour retrouver des produits fabriqués en France, il n’y a pas de secret : il nous faut prendre les mesures concrètes pour revenir dans les premières places du classement de la liberté économique (établi par la Heritage Foundation) et du classement de la liberté politique (établi par l’Economist Intelligence Unit). En attendant, CPEF.

    La nouvelle la plus drôle du jour : Dominique Antoine, ancien conseiller de Sarko, nommé à la Cour des comptes par Sarko, et qui tourne casaque pour soutenir Hollande par une tribune dans Le Monde.

    1. Guillaume

      On pourrait ajouter les « nouvelles technologies (plus si nouvelles) et le web », poussés dehors à coup de taxes et lois débiles/incertitudes juridiques.

      Dommage, dans les 80, quand l’état n’en avait rien à foutre, on avait des leaders dans le domaine du jeux vidéo…

  18. kwak chung seok

    Fraôônce sauve nous !!

    Bon Sur les OGM et sur le schiste, je n’y connais rien, donc abstention de commentaires. Mais le propos de l’article n’est pas sans pertinence : une nouvelle industrie créatrice d’emplois ne ferait pas de mal à notre pays en voie de désertification industrielle.

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