L’économie pour les gogos

L’économie est une chose décidément bien trop sérieuse pour être laissée dans les mains des politiciens. Et si l’on en juge par ce que la presse en raconte, elle est aussi bien trop complexe pour être résumée dans des petits articles faciles à digérer par un public qu’elle considère toujours plus bête qu’il n’est…

Concernant les politiciens, il est évident que si ces derniers avaient réellement un effet bénéfique sur l’économie des pays qu’ils prétendent diriger, cela ferait longtemps que ces pays auraient une forme flamboyante. Notamment en France où on ne manque vraiment pas de politiciens particulièrement décidés à vouloir y mettre leur nez, leurs doigts et pas mal d’autres choses.

Mais bien souvent, force est de constater que l’économie d’un pays va d’autant mieux que ses politiciens s’en tiennent éloignés. Or, la multiplication des mamours humides entre le monde politique et le monde économique, notamment celui de la finance, a démontré l’effet délétère de cette liaison.

Dernièrement, on apprend par Les Echos que les banques américaines, jamais en retard d’une bonne idée, tentent absolument tout (et réussissent apparemment) pour ne pas avoir à se plier aux règles du troisième accord de Bâle.

Economics

C’est, en soi, particulièrement intéressant non sur le plan politique ni économique, mais logique : il faut se rappeler que les accords de Bâle sont le résultat d’une discussion calme et détendue entre les institutions bancaires et les détenteurs de flingues étatiques, le G20 et le FSB.

En effet, plutôt qu’entériner la logique capitaliste traditionnelle qui veut qu’un échec finisse par se payer, les politiciens, tendres amis des banquiers qui les financent, et les banquiers, tendres amis des politiciens qui les nourrissent, ont décidé de bricoler quelques règles périphériques et cosmétiques. Après tout, c’était bien plus facile de faire ça que de laisser tomber les banques fautives, leur faire prendre leurs responsabilités (quel mot horrible, pouah) et évoquer le mot sordide de « faillite ».

Moyennant quoi, en parfaite illustration du capitalisme de connivence, nos amis banquiers et nos amis politiciens se sont quittés, après un petit bisou, sur ces accords qu’ils s’empresseront de ne pas suivre et de brandir la prochaine fois que la population leur demandera des comptes, sur l’air de « Mais, regardez, on avait pourtant fait des efforts ! »

Et c’est donc tout naturellement que les Américains ont déjà commencé à débiner discrètement les fameux accords. Parions que les banquiers européens ne prendront plus guère de temps pour en faire autant auprès des institutions étatiques européennes correspondantes.

Devant un tel déroulement, parfaitement prévisible, on peut se demander ce qui pousse encore les médias à relayer les petites plaintes aiguës des banquiers et des politiciens pour sauver, une fois encore, une banque, un cartel, ou tout un pays. Depuis le temps, on aurait pu croire que les journalistes auraient fait leur travail et se seraient renseignés au prix de quelques questions : une faillite bancaire, même massive, est-elle vraiment une catastrophe absolue ? N’existe-t-il aucun moyen de défaire une banque fautive, proprement, sans immédiatement avoir droit aux hurlements hystériques de nos amis banquiers et politiciens ?

La réalité, bien sûr, est que de telles opérations sont faisables, existent, ont été tentées et auraient pu être appliquées, y compris lors des récentes crises. Mais nos amis politiciens, complètement incultes en la matière, ont choisi leur intérêt bien compris avant celui des peuples : c’est bien plus facile (intellectuellement parlant) et surtout, bien plus lucratif.

Et si, ici, je parle bien d’une inculture à ce point crasse qu’elle ferait rire si elle ne nous coûtait pas des ponts à chaque fois qu’une idée idiote leur passe par la tête, c’est bel et bien parce que c’est d’inculture qu’il s’agit : les politiciens n’ont, pour la plupart, absolument aucune idée de la façon dont fonctionne l’économie dans la vie de tous les jours, et, pire encore, n’en ont absolument rien à faire : tant que les petits fours et leurs salaires dégringolent du ciel, il n’est d’ailleurs pas nécessaire de se poser la question.

Et cette inculture est savamment entretenue par la presse, main dans la main avec les politiciens sur ce coup : grâce par exemple à ce récent article de La Tribune, on apprend qu’ajouter une bonne grosse taxe sur les transactions financières au niveau européen ferait faire des économies aux Etats.

Economics demotivator

Miam, slurp, joie, bonheur, l’alteréconomie s’étend vers de nouvelles contrées ! Le calcul, pour aboutir à cette nouveauté financière rigolote, est le suivant : les institutions européennes, au lieu de pomper leurs ressources dans le budget des Etats membres, irait prendre directement au moyen d’une jolie taxe dessinée exprès pour elle. Les Etats seraient conséquemment allégés de 54 milliards de contributions, ce qui est un vrai bonus en ces temps de crise.

Soit. Expliqué comme cela, la nouvelle taxe est une excellente idée (que nos amis politiciens s’empresseront de mettre en oeuvre). Maintenant, si l’on tient compte du fait que, d’une part, la Taxe Tobin, ça n’a pas marché là où l’on a essayé, et, d’autre part, l’argent doit tout de même bien venir de quelque part, on se rend compte que la bonne idée n’en est plus vraiment une : cette taxe, les institutions financières n’auront aucun mal à la refacturer à leurs clients (avec une petite marge, même). Clients qui, in fine, sont les contribuables et consommateurs européens.

Yaouh ! En définitive, les Etats européens font des économies que les contribuables ne verront jamais. Génial, non ?

Si, en plus, on tient compte du fait que les montants économisés seront immédiatement utilisées par ces états impécunieux comme excuses pour dépenser plus, on a, en quelques mots jetés sur l’écran d’un ordinateur de La Tribune et d’autres médias, la recette pour un nouveau désastre standard.

Aaah, décidément, l’économie pour les gogos, c’est une science molle, folle et bien pratique : plus de faillites, de l’argent gratuit facile à trouver, des connivences juteuses et des mécanismes économiques tronqués …

Grâce à ça, on arrive à faire tenir des cylindres dans des cubes, et, quoi qu’il arrive, la facture finale sur les cylindres défoncés et les cubes maltraités est toujours envoyée au peuple.

J'accepte les BCH !

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Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
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Commentaires45

  1. Joe

    Gageons même que non seulement les banques sauront refacturer la taxe à leurs clients mais en plus sauront trouver les montages pour l’éviter. A terme, l’UE pour continuer à payer des petits fours, des retraites dorées à ses fonctionnaires et entretenir la mafia du plan de sauvegarde de l’euro, devra augmenter le taux, l’assiette ou refaire payer les états. Who’s been fuck ?

    Par ailleurs, j’étais hier à un colloque avec François Peyrol, président de BPCE, qui a utilisé 15 min de son temps pour nous expliquer que « Bâle III, c’est une idiotie » et qu’on allait dans le mur avec ce machin (ce qui en outre est vrai). Donc je confirme la tendance.

    1. fifou

      une autre douceur peu discutee c’est les camps de vacances pour le personnel du parlement europeen sortes de VVF de luxes aux seychelles et en polynesie ou les prix des sejours sont imbatables…

    2. Calvin

      Oui, c’est très bien noté, puisque c’est ce qui est déjà arrivé à la Suède quand elle a mis en place la taxe dite Tobin.
      La première année, ça a rapporté peu ou prou ce qui était attendu, mais les suivantes, ça a rapporté de moins en moins.
      Et, là, les Suédois ont eu une approche intelligente : au lieu d’augmenter le taux ou l’assiette, ils ont mis fin à la taxe.
      Comme vous le dîtes, l’UE ne fera sans doute pas ce choix-là…
      Et le plus drôle (enfin, façon de parler) serait bien sûr un retour de la contribution directe des états.
      Dans ce cas, la négociation entre Etats va être rude pour calculer le différentiel existant chaque année selon chaque pays…
      On n’aura rien gagné, si ce n’est une nouvelle usine à gaz sans réel contrôle…

  2. fifou

    Mieux encore, on commence par une taxe qui fait tres chic comme la taxe sur les transactions financieres parce-que les taxes ecologiques n’ont pas la cote en ce moment. Mais gageons que une fois que le principe de taxes autonomes au niveau europeen est acquis, il pleuvra des taxes de gauche et de droite

    C’est le parlement europeen qui sera content, plus de mechants etats financeurs pour les empecher d’augmenter leur budget de 10% quand tout le monde – ou presque- se serre la ceinture

  3. Karizoc

    J’avoue que j’ai du mal à comprendre cet article des Échos sur les banques américaines. Si on se réfère au travail de M. Chevallier http://chevallier.biz/2012/03/leverage-des-banques-systemiques-mondiales-2011/ , les banques américaines sont les seules qui respectent déjà Bâle III !

    De plus, ces banques américaines, elles ont payé le prix de leurs errements pré-crise : la faillite de Lehmann Brothers. Ce n’est pas le cas des banques européennes, qui ont été et sont encore chouchoutées et renflouées par leurs États (qui les autorisent à des règles plus accomodantes que Bâle III).

    Ainsi donc, il est évident que le copinage entre politique et finance est la règle en Europe. Par contre, aux USA, les choses semble être rentrées dans l’ordre du côté des banques. Et c’est plutôt pour pouvoir rivaliser avec leurs consoeurs européennes que les banques américaines réclament un assouplissement. En gros, elles veulent que tous jouent avec les mêmes règles.

    1. « la faillite de Lehmann Brothers » : c’est bien peu (ok, il y a eu des douzaines de petites banques qui ont fait faillite, soit) comparé avec ce qui aurait dû se produire (faillite de Citi, par exemple).

      Bref, non, le copinage Politiciens / Banques continue, autant aux US qu’en Europe.

  4. Jesrad

    « politiciens, tendres amis des banquiers qui les financent, et les banquiers, tendres amis des politiciens qui les nourrissent »
    Qui les protègent et les favorisent, plutôt, non ? Ceux qui nourrissent fort cher tout ce petit monde… C’est nous.

    Quant à cette taxe, vu que l’argent sera taxé d’innombrables fois avant d’avoir servi à produire des richesses son taux d’imposition se fera sentir bien plus fort que le « indolore » prétendu. Eh, c’est justement pour ça qu’il y a un tel volume d’échanges financiers par rapport au reste de l’économie: parce qu’il faut beaucoup d’échanges préalables avant d’acheminer les capitaux là où ils serviront vraiment, et parce que c’est possible de le faire tant qu’il n’y a pas d’obstacle à chaque étape.

    Bref je prévois un gros dégonflement de la finance, et aussi peut-être une « consolidation » ou « croissance externe » comme on dit: les institutionsfinancières vont se racheter les unes les autres et fusionner – pour éviter de freiner les mouvements, ils seront faits en interne.

    1. Oui, mais le souci évident, c’est qu’une fois ces fusions réalisées, on se retrouve avec des mammouths titanesques dont l’agilité sera nulle. De grandes entreprises, c’est bien. Que de très grandes entreprises, c’est très dangereux.

  5. infraniouzes

    Quand on voit qu’une banque, la Socgen, a poursuivi en justice – pour une affaire purement privée – un ancien collaborateur au motif que ce dernier lui avait fait perdre de l’argent dans le strict cas de son travail alors qu’elle l’encensait quand il lui en faisait gagner, on se dit effectivement que banque et pouvoir sont étroitement mêlés.
    La justice de ce pays, qui est aux ordres des puissants, s’est empressée de condamner Kerviel alors qu’elle n’avait rien à ficher de cette affaire. Mais quand le pouvoir tremble, il fait flèche de tout bois pour amener les manants à résipiscence et les faire taire une fois pour toute.
    Pourquoi rêver d’un monde meilleur ? Après la Présidentielle c’est quasiment les mêmes formations politiques qui reviendront à l’Assemblée nationale…

    1. Théo31

      Pourquoi quasiment ?

      Ce sera juste la même bande d’enculés qui ira continuer la fête. On jettera juste les pétasses de service électoral genre NKM qui auront échoué aux législatives pour donner le change. Au final, comme on disait à la CCI de Rouen en juillet 1940 : « tout continue comme avant ». Sauf que le vilain marché gigaturbonéolibéral mangeur d’enfants communistes commencera à se montrer de plus en plus exigeant côté finances. DOnc d’ici Noel-printemps 2013, la fête se finira comme ce qui suit :

  6. merde

    Merde! C’est le premier mot qui me vient.

    L’économie complexe ? compliqué ? sérieux ?

    La bonne blague.

    Une religion n’a rien inventé autre qu’un dogme pour parfaire son mythe.

    Fermons les yeux, les oreilles, la bouche.

    Passons pour des abrutis finis, c’est le jeu. Alors, jouons:

    http://institutdeslibertes.org/2012/03/28/le-dossier-economique-des-elections-francaises-par-charles-gave/

    La grosse erreur de ce brillant annaliste, c’est d’offrir une prière aux politiciens qu’il dénonce…

    Civilisation de l’erreur, fraude sécurisée, détournement volontaire, multiplication des vases communicants, justification morale de l’immorale, loi sur mesure pour récompense des coupables et punition des victimes… (liste terriblement incomplète)

    Franchement, votez pour moi. J’excuserai vos faiblesses et j’abuserai de ma condition pour vous traiter d’esclaves tant que vous ne serait pas libre de vous soumettre volontairement.

    Mais non, h16, c’est pour rire, c’est toi, moi, nous tous le monde. Ce n’est pas un jeu, c’est la vie, c’est la guerre et pour perpéte avec plein de vrais et faux ennemis, certains même virtuels et surarmés. C’est meilleur avec des bisous, non?

    Les taxes n’ont jamais servi à autre chose que de déplacer le problème de sa solution. C’est bien plus simple et vachement plus pratique…

    Toi aussi deviens socialôcommunistededroitextréme, c’est meilleur pour ta santé et vachement bon pour mon portefeuille.

    Merde, c’est le dernier mot qui me vient. Comme quoi on n’en sort pas. Ce monde est foutu. Merde.

      1. Shnaffy

        H16 il lui faut un truc bien carré et bien présenté pour qu’il comprenne !
        On ne s’égare pas dans ses pensées!
        Thème, thèse, argument.
        Sujet, verbe, complément.
        Précis, concis, et clair.
        En un mot : efficacité !

        Mais bon après tout, c’est honnête comme requête, sinon faut s’accrocher pour suivre …

        1. Calvin

          Là, c’est pas loin d’être bien structuré.
          On trouve :
          – thèse
          – anti-thèse
          – fouthèse

          Mais comme le dit Paf, c’est sans doute une mode passagère, une sorte de libre épanchement verbieux, écrire comme on croit penser.
          La version Web de JC VanDamme…

          Allez, on se reprend et on réécrit sa prose.

        2. Merde

          Merci, Shnaffy, pour le mode d’emploi d’h16 ainsi que tes efforts de compréhension.

          Efficacité spéciale h16: Même blanc, ton vote est marron, car les politiques n’ont jamais inventé la poudre, mais ils savent s’en servir avec ou sans notre consentement.

          La finance n’est qu’un mythe et comme tous les mythes, il est basé sur la croyance. Cela s’appelle avoir la foi…

          Charles Gave reste axé sur l’espoir d’une prise de conscience des politiques et des citoyens alors que ses analyses impeccables prouvent que nous avons perdu pied avec la réalité économique, donc politique, donc social, donc culturel. Marron, c’est la couleur.

          En 2007-2008, nous avons TOUS fait faillite officiellement (Banques) et défaut (États) . TBTF change les curseurs, mais pas le fond : Insolvabilité générale. Marron encore une fois.

          Il n’y aura pas restauration de valeurs, de confiance ou autres croyances, sans épreuves de force, certaines connues, d’autres plus imprévisibles. Marron vous dis-je.

          Reste les bisous comme valeur sûre dans ce monde de brut. Il faut mieux les aimer… comme les taxes, puisqu’il n’y a rien d’autre à espérer. Marron de chez marron, la merde avec ou sans le trou de Bâle I-II-III.

        3. Paf

          « h16: Même blanc, ton vote est marron, »

          H16 ne vote pas.Tu suis un peu?

          « La finance n’est qu’un mythe »

          certains pensent avoir entrevu la finance dans les foret reculees du Gouachibouktour central.Il existe des textes mayas graves sur les murs du Kuchakikimoto qui font reference a la finance, mais personne ne l’a jamais vue.Des empreintes de pas ont ete retrouvees dans les glaces millenaires du Punjitabobo, on les soupconne de lui appartenir.

          « TBTF »
          Ta Bite a Terriblement Fondu ?
          Tout Beau Tout Frisé ?

          « dans ce monde de brut.  »
          Dans ce monde de pommes, dans ce monde de Brut de Pomme

        1. Merde

          En Paf et d’amour,

          Intéresse-toi au Libor avant Libé et prends ton reste avant qu’il ne s’efface.

          Trop d’honneur tue le bonheur.

          Ton philosophe frisé à ta mode.

        2. Paf

          mon cher Merde,
          chevauche des velos frits au crepuscule des asticots, et n’oublie pas de decanter la litterature a la lueur de tes eructations transversales.
          Trop de yaourt tue le lait, trop de frisage rue dans les banques rares, pouet.

        3. Paf

          serieusement tu peux pas ecrire normalement plutot que d’essayer de faire du style? c’est nul et incomprehensible, en plus ca se voit bien que c’est pour camoufler le vide de ton propos.

    1. nordyck

      Analyste. Charles de Gave n’est pas spécialisé dans l’étude du trou du cul .Encore que dans votre cas …

      Merci H16 pour tout ce que vous nous offrez , c’est un pur régal . Trolls compris!

  7. Shnaffy

    La grosse pensée à la mode dans mon entourage c’est :
    -Si les banques font faillites ça fait plien de gens ruinés et en plus tous leurs salariés seront au chômage donc c’est bien de les avoir sauvées MAIS en plus vous pouvez même pas dire que ça a coûté de l’argent au contribuable puisqu’elles ont tout remboursé !
    C’est doubleplus bien le sauvetage des banques ! Faut continuer !

    Sinon y a aussi le fait que la taxe tobin empêchera tous les vilains ordinateurs spéculateurs qui achètent et vendent des actions en une nanoseconde pour faire 2 nano€ de profits puisque ce sera plus rentable !
    Sus au spéculateurs précoces!

        1. Shnaffy

          M’en vais prendre une vache.
          L’espece la plus intelligente sur terre ( cf un des premiers épisodes de south park pour ceux qui connaissent pas ).

  8. daredevil2007

    Toujours aussi jouissif de vous lire, Hash! Bravo 😉

    Petites corrections : »Notamment en France où on ne manque vraiment pas de politiciens particulièrement décidées = Notamment en France où on ne manque vraiment pas de politiciens particulièrement décidés  »
    – « C’est, en soi, particulièrement intéressant non sur le plan politique ni économique, mais logique = C’est, en soi, particulièrement intéressant non sur le plan politique ou économique, mais logique »

  9. gnarf

     » Economics: the science of explaining tomorrow why the predictions you made yesterday didn’t come true today.  »

    C’est tellement vrai. Les economistes se decredibilisent totalement en faisant des predictions. Leur metier c’est de dire quoi faire pour surfer sur les cycles economiques, attenuer les bosses, pas les prevoir.

  10. channy

    Apparemment malgré la crise on se fait chier fermement dans certains ministères en Belgique, en France on a pas encore osé faire des blagues pour tuer le temps;
    Voila un truc qui devrait plaire a NicolasB

     » des patrons Belges se sont engagés à offrir des oeufs de pâques aux fonctionnaires et à arroser les plantes du ministères de l’économie.Bonne action ?que nenni.
    Ils ont été piégés par le ministère lui-même qui entendait les inciter à plus de prudence.
    En 2011,ce dernier avait en effet relevé que plus de 1000 entrepreneurs ont déposés plainte après avoir souscrit des contrats avec de faux éditeurs d’annuaires professionnels.
    pour leur donner une leçon,le ministère a donc fait signer aux entreprises le même type de document, avec des mentions insolites en bas de pages et en petits caractères  »
    Consternant donc en Belgique si vous recevez un courrier a l entête du ministère de l économie foutez le a la poubelle c est surement une blague…ou l’art de faire chier ceux qui bossent et qui ne veulent pas se prendre l implacable administration sur le dos en obtempérant sur le champs.

    1. gnarf

      La Belgique est l’un des tres rares pays au monde a avoir une depense publique et une imposition globale superieure a la France.
      Forcement une coincidence…que CPEF lui aussi hein.

  11. BA

    Mardi 3 avril 2012 :

    Espagne : la dette publique va bondir à 79,8 % du PIB en 2012.

    La dette publique de l’Espagne devrait bondir de plus de onze points en 2012, à 79,8 % du PIB, a annoncé mardi le gouvernement, contraint à un effort de rigueur sans précédent pour rétablir la confiance des marchés et de ses partenaires européens.

    La dette publique passera de 68,5 % du PIB à la fin 2011 à 79,8 % du PIB, un niveau qui reste inférieur au chiffre de 90,4 % qui sera la moyenne de la zone euro, a indiqué le ministère espagnol du Budget, en marge de la présentation au Parlement du budget 2012 du pays, marqué par des mesures de rigueur sans précédent.

    http://www.romandie.com/news/n/_Espagne_la_dette_publique_va_bondir_a_798_du_PIB_en_2012_44030420121349.asp

    Espagne : le chômage atteint un nouveau record.

    L’Espagne compte 4,75 millions de chômeurs en mars, a annoncé le ministère de l’Emploi. Il s’agit du huitième mois consécutif de hausse du chiffre du chômage, ce qui le situe à un niveau record depuis la première diffusion de ces statistiques mensuelles en 1996, et a fortiori depuis le début de la crise en 2008.

    En mars, 38.769 chômeurs de plus ont été comptabilisés, soit une augmentation de + 0,8 % par rapport à février, et + 9,6 % sur l’année.

    Avec une économie atone, le pays souffre du taux de chômage le plus élevé parmi les pays de l’OCDE et de l’Union européenne : selon l’Institut national de la statistique (Ine), ce taux était de 22,85 % de la population active fin 2011.

    Pour l’office européen des statistiques, Eurostat, l’Espagne affichait même un taux de chômage de 23,6 % en février.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201989789921-espagne-le-chomage-atteint-un-nouveau-record-309046.php

  12. BA

    La zone euro a besoin d’un divorce, selon Roubini Global Economics.

    Comme dans un mariage qui ne fonctionne plus, les Etats membres de la zone euro devraient accepter leur sort, se séparer et divorcer, selon Roubini Global Economics.

    Écrivant dans le Financial Times, le président Nouriel Roubini et le directeur général Arnab Das déclarent que, si les deux opérations de refinancement à long terme (LTRO) – par lesquelles la BCE a offert aux banques européennes des prêts à bon marché pour éviter un resserrement du crédit – ont supprimé les craintes à court terme, les problèmes de fond de la zone euro restent en suspens.

    Dans son commentaire à l’article d’Arnab Das, Roubini – surnommé Docteur Doom pour ses prévisions économiques pessimistes – affirme que les problèmes demeurent pour la Grèce et pour d’autres pays de la zone euro dont le Portugal et l’Irlande.

    Ces trois pays pourraient avoir besoin de restructuration de dette supplémentaire, ont-ils dit, ajoutant que la zone euro ne dispose pas des éléments essentiels nécessaires pour une union monétaire réussie.

    Les deux économistes déclarent que « le divorce peut être difficile à faire, mais c’est mieux que de s’en tenir à un mauvais mariage ».

    Pour faire face aux défauts de conception fondamentaux de la zone euro, ils proposent un « contrat de divorce », en vertu duquel certains pays – le Portugal, l’Irlande, l’Italie, la Grèce et l’Espagne – quitteront la zone euro et un groupe restreint de pays restera dans la zone euro.

    Les cinq pays sortants devraient rééquilibrer leurs économies en se détournant de la croissance basée sur la dette pour passer à des économies basées sur l’exportation et sur la croissance tirée par les revenus, tandis que les pays restant dans la zone euro devrait rééquilibrer leurs économies vers la demande intérieure, disent les deux économistes.

    Ils suggèrent un réalignement monétaire pour atteindre cet objectif, mais ils avouent qu’il y aurait des perturbations.

    Néanmoins, une stratégie de sortie à l’amiable serait dans l’intérêt de tout le monde, ajoutent Arnab Das et Roubini.

    Les deux économistes suggèrent la création d’un cadre transitoire monétaire qui pourrait renverser le mécanisme de taux de change qui a conduit à l’euro. De nouveaux couloirs de change seraient élargis, pendant les étapes durant lesquelles l’inflation et les primes de risque du taux de change reviendraient progressivement à la normale.

    Ils font valoir que l’insuffisance des réserves de change, les pertes de change, et des défauts de paiement désordonnés seraient atténués par la BCE, qui acheterait les nouvelles monnaies des cinq pays qui sortiraient de la zone euro.

    Alors que le démantèlement de la zone euro dans sa forme actuelle a été évoquée dans le passé, il est difficile de savoir comment une sortie de la zone euro par plusieurs pays pourrait fonctionner.

    Roubini et Arnab Das suggèrent que tous les contrats existants seront libellés dans les nouvelles monnaies, alors que les contrats pris en vertu de la loi étrangère resteraient libellés en euros.

    Ils reconnaissent que l’avis juridique indépendant devrait être cherché pour clarifier les détails les plus fins.

    Ils suggèrent que les déséquilibres dans les systèmes de paiement seront traités par la négociation et seront compensés par la BCE et les banques centrales nationales.

    Le duo écrit que les banques et les marchés financiers sont le plus grave risque pour leur stratégie de sortie proposée, mais que la «domestication» de la dette extérieure avant la sortie de la zone euro permettrait de réduire les pertes de crédit et le risque de change.

    Le contre-argument à ceux qui proposent une sortie de la zone euro des économies les plus faibles a été que la fuite des capitaux aurait lieu sur une telle échelle que les banques européennes pourraient faire face à un effondrement.

    Roubini et Arnab Das répondent que dans certains cas, la nationalisation des banques serait nécessaire, avec des limites imposées sur les retraits d’argent et avec des contrôles de capitaux temporaires.

    Au lieu de subir une misère provoquée par un mauvais mariage, un divorce négocié permettrait d’obtenir une séparation à l’amiable, et la zone euro devrait employer une telle stratégie de sortie ordonnée « le plus rapidement possible, parce que retarder l’échéance est de plus en plus coûteux » concluent-ils.

    http://finance.yahoo.com/news/euro-zone-needs-divorce-roubini-172926044.html

  13. fifou

    Les cours de l’or sont tres interessants a suivre en ce moment, ca monte un peu et bam ca retombe, ca remonte et bam ca retombe
    Curieusement c’est tombe surtout fin janvier, fin fevrier et maintenant fin mars…
    Les etats seraient-ils nombreux a avoir du mal a boucler leur fins de mois et devoir ecouler les reserves en douce alors qu’on n’est qu’en avril?

    ouille ouille ca en dirait long sur la situation economique de la zone euro quand les coffres (a lingot) seront vides… Par contre quand tout l’Or sera aux mains des Chinois et des Indiens qui n’ont pas besoin de les vendre ca risque de monter sec…

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