Décalages de sondages et réalité citoyenne

Une petite remarque m’est venue à l’esprit concernant le décalage entre les sondages précédant le premier tour de la présidentielle, et la réalité des votes exprimés. Comme on s’en souvient, les sondages pour le premier tour indiquaient globalement un Front de Gauche nettement au dessus du score qui fut le sien, un Front National nettement au dessous, et un différentiel de voix important entre les sondages et ce qui fut observé pour le président sortant.

Rappelez-vous, nous avions ceci, fort bien résumé par le petit tableau ci-dessous :

Ecart des sondages du 1er tour(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Comme je l’ai dit, l’évidence est ici mise en chiffre : le Front National était bien sous-estimé (puisqu’il est finalement arrivé plus haut que la plus haute estimation) et le Front de Gauche était bien surestimé, se situant à 11.1 au lieu d’un minimum situé à 12 … De la même façon, l’écart constaté entre les deux principaux candidats a été notoirement plus faible dans la réalité que dans ce que voulaient bien refléter les sondages (1,4 points, là où l’écart moyen est 1,6).

Cette donnée, en elle-même, est intéressante pour deux raisons.

La première, c’est qu’elle montre que les « redressements » divers et variés que font subir les sondeurs aux enquêtes qu’ils effectuent introduisent un écart plus important que l’écart réel sur les candidats majeurs. On peut en déduire que le score de Hollande, annoncé de façon régulière comme au-dessus de 54%, pourrait bien en réalité se situer dans une fourchette plus modeste, lui donnant une victoire bien plus courte que celle qui lui semble acquise la fleur au fusil dans les sondages réalisés jusqu’à présent.

La seconde, plus gênante, c’est qu’elle semble montrer un biais, léger mais persistant et cohérent, des sondages vers la gauche du spectre politique. Le surpoids accordé à Mélenchon, Poutou et Arthaud (ici visible par l’écart entre la moyenne des sondages et le résultat constaté systématiquement négatif) décale légèrement l’opinion française vers la gauche. Si l’on tient compte du fait que ces sondages sont commandités par des organes de presse qui sont, eux aussi, largement favorables à la gauche, on explique facilement ce biais.

Le souci, c’est qu’une telle information constitue une observation, biaisée, de l’électorat qui en tient compte rétro-activement pour, en partie, formuler son choix. C’est du reste un problème inhérent à l’observation d’une masse d’individus qui se sait observée : il est très difficile de déterminer alors la part de comportement original des comportements calibrés pour répondre à l’attente des observateurs.

Dès lors, on peut se demander ce qui se serait passé si les sondages, n’ayant pas fait preuve de ce biais, avait mentionné un Front National notoirement plus élevé dans leurs estimations : une partie du corps électoral aurait-il modifié son vote pour tenir compte de cette montée plus forte que prévue, donnant plus de voix à Sarkozy ou Hollande ? Au contraire, sentant qu’un second tour incluant Marine Le Pen devenait possible, certains — qui ont porté leur vote pour un candidat plus à même de se retrouver au second tour — n’auraient-il pas voté pour elle ?

Et si la question peut se poser pour le premier tour, elle est encore plus prégnante pour le second : combien de personnes, persuadées d’une large victoire de Hollande, abandonneront toute velléité d’aller voter pour Sarkozy et s’abstiendront donc ?

Pour ma part et avant que certains trolls engagent la démultipliée du Procès d’Intention, je rappelle que je recommande la seule attitude raisonnable face aux brigands et aux escrocs qui se présentent qui consiste à les ignorer. Mais je note ici que ce biais des sondages, additionné du biais cette fois-ci carrément grossier des médias en faveur de Hollande participent évidemment à l’orientation et à la motivation des votants (ou à leur démotivation pour ce qui concerne le candidat Sarkozy). Et il est particulièrement amusant de constater que ceci se passe sans le moindre scrupule ou le moindre remords des organes de presse dont les membres se gargarisent, au choix, de leur objectivité ou de leur nécessaire combat contre une pensée unique dominante dont on cherche encore à savoir où diable elle s’exprime avant une telle force, puisque tout le monde la fustige et tout le monde la combat…

L'opinion publique : quand on est cool à ce point, on n'en a rien à carrer.

Comme je l’ai mentionné plus haut, les sondages étant commandités par des médias dont l’agenda politique est loin d’être toujours neutre, on ne pourra jamais être absolument certain de leur objectivité. Cependant, une vraie pluralité des médias permettrait de contrebalancer les biais observés en permettant d’avoir des sondages biaisés dans les deux sens ce qui ramènerait, en moyenne, à des sondages plus réalistes une fois agglomérés.

Et très clairement, cette pluralité des médias ne pourra jamais prendre place tant que l’État distribuera prébendes, privilèges et subventions aux journalistes et organes de presse qui sont censés, justement, se répartir le spectre politique, en allant de ceux qui réclament toujours plus d’État (que ce dernier n’aura jamais de mal à subventionner) à ceux qui en réclament toujours moins (et qui, de fait, ne recevront pas de subventions, soit qu’ils n’en veulent pas pour des raisons de cohérence, soit que l’État aura a cœur de ne pas se tirer une balle dans le pied).

En France, il faudra donc se résoudre à vivre avec des sondages biaisés et des médias partisans.

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Commentaires57

  1. coyote

    Bonjour,

    Merci pour cette analyse. J’avais également noté ce biais des sondages vers la gauche. Je l’avais plutôt attribué à une autocensure des sondés, parce être de droite, vous comprenez, c’est mal !

      1. Pascale

        En effet, Sarkozy ayant été fortement diabolisé pendant la campagne, on n’en est quand même pas encore arrivé au point de ne pas oser dire qu’on va voter pour lui. Mais qui sait, cela pourrait bien arriver un jour, quand on voit l’insidieux glissement (aux forceps) des mentalités vers le « politiquement correct »

      2. Mathieu

        C’est un biais connu dans toutes les enquêtes, les sondés ont tendance à répondre ce qu’ils pensent être la bonne réponse. Ils se mettent facilement à raconter n’importe quoi, cons de sondés.
        Alors personnellement, ça me semble plus plausible que les sondeurs estiment mal cette part de réponses n’importe quoi.

        Enfin, estiment mal, ils apportent une information bien plus proche de la réalité que le hasard il faut reconnaître.

        J’aimerais bien voir ces fameux sondages bruts qui donnaient Méchancon à 30% par exemple… Comme quoi diviser son score par deux ce n’était pas assez !

  2. Pascale

    « sentant qu’un second tour incluant Marine Le Pen devenait possible, certains — qui ont porté leur vote pour un candidat plus à même de se retrouver au second tour — n’auraient-il pas voté pour elle ? »

    Tout à fait. Dans mon entourage une personne a voté Sarkozy au 1er tour alors qu’elle aurait voté MLP, de peur d’avoir au second tour un duel Hollande/Mélanchon. Elle ne doit pas être la seule.

    Il est donc évident que les sondages sont un moyen (à mon avis très puissant) pour orienter les votes.

  3. Pascale

    De plus les gens sont attirés par ceux qui ont une image de « winner ». Certes Hollande n’en a aucune, mais les sondages qui le montrent gagnant, participent à lui fabriquer cette image en lui attribuant le rôle du vainqueur.

    D’ailleurs c’est bien dans ce sens qu’a été établie la loi qui interdit de promulguer les résultats avant la fermeture de tous les bureaux de vote : le choix de l’électeur est influencé en fonction des informations qu’il reçoit.

  4. Cafecroissant

    Personnellement je penses que la difference est du a la mauvaise impression lors des sondages de l’abstention, passes l’abstention de 28 % a 20 % dans le sondage et attribue la difference a un vote FN non avoue et hop on a un ecart moins faible entre sarkozy et hollande, un Fdg a 13 et MLP a 15/16….

    Sur ce coup la je penses que les instituts on plutot bien gere, sauf leur difficulte a capter le poid reel de l’abstention, peut etre du a une frange de la population non habituee a voter FN qui a eut le reflexe de taire leur ralliement.

    Enfin bon triste sort ces elections pour les liberaux…

    1. Calvin

      « Enfin bon triste sort ces elections pour les liberaux… »
      Il n’y a pas eu de triste sort, puisqu’il n’y a pas eu de candidat libéraux.
      De fait, on ne connait pas le pourcentage de gens qui auraient voté pour un candidat libéral.
      En réalité, c’est juste un triste sort pour ce pays.

      Sur le reste, je suis plutôt d’accord avec H16. Les instituts de sondage participe (inconsciemment ou pas) à la manipulation des électeurs.

      1. Crucol

        Je regrette, mais je n’agrée pas. La manipulation des électeurs par les sondages est un leurre, à l’image de la manipulation des acheteurs par la publicité. Il y a certes une réelle influence, mais probablement ténue et incalculable en global.

        1. Calvin

          Hum…
          Je suis assez d’accord que la manipulation n’est pas aisée à mesurer, ni qu’elle réussisse (et d’ailleurs, les chiffres de H16 plus haut montre qu’elle n’aurait pas fonctionné).
          En revanche, je maintiens que les instituts de sondage, que ce soit formellement ou pas, par leurs méthodes de recalcul des ciffres bruts et, parfois, leurs manières de poser les questions, cherchent réellement à influencer le résultat.

          Tout le monde sait que les chiffres sont redressés.
          Qui peut être réellement sûr que le modèle employé est vraiment efficace ?

        2. Crucol

          @ Calvin

          « Qui peut être réellement sûr que le modèle employé est vraiment efficace ? »

          Je répondrai que cela nous importe peu, dans le sens où cela n’est pas en général pas notre argent qui est dépensé. Sauf que dans le cas présent, il y a une forte présence de subvention et donc d’impôt, mais la question est alors la suppression des subvention, non?

          Bonne soirée,

          Crucol

  5. chrome

    Entièrement d’accord sur le fait que l’abstention reste la meilleur réponse à cette pseudo démocratie et pour ceux qui critiquent cette option : faire la grève de la faim ne veut pas dire que l’on souhaite mourir… C’est juste un moyen d’attirer l’attention sur un problème quand la plupart des autres moyens ont échoués.

    Concernant le biais dont est peut être victime la droite, je dirai : bien fait pour elle. La droite française (la plus conne au monde à condition de tenir pour vrai que la Terre est la seule planète habitée de l’univers…) a eu cinq ans pour limiter l’impact des médias en stoppant les subventions à tout va. L’a-t-elle fait? Non. Elle s’est ouverte, offerte, vendue, prostituée auprès des idées de gauche. Bien fait pour elle.

    Et qu’on ne me parle pas de crise… Thatcher a fait reculer le socialisme et remis le libéralisme au goût du jour en Grande Bretagne alors que sévissait une légère crise économique agrémentée d’un léger soupçon de terrorisme avec, cerise sur le gâteau, un petit conflit à l’autre bout de la planète…

    Pour gouverner, il faut des convictions et du courage pour les appliquer. La droite française ne peut donc pas accéder à cette fonction.

    1. Calvin

      Tu sous-tend que la droite française est libérale !
      Il y a bien quelques politiciens libéraux (vraisemblablement un peu plus qu’à gauche) à droite de l’échiquier, mais l’essentiel est étatiste, donc pour les subventions.
      Au final, les électeurs ont le choix entre un socialiste avoué et un socialiste non avoué.

  6. Higgins

    Notre hôte, et il n’est pas le seul, a amplement démontré le caractère fondamentalement socialiste du candidat président (ne serait-ce qu’avec le nombre de taxes qu’il a créé). Qui plus est, il a soigneusement fait le ménage de son côté (peu ou pas de candidatures crédibles dans la droite traditionnelle) alors je suis toujours surpris quand je vois des représentants des opuscules d’extrême gauche présenter allègrement deux ou trois candidats sans difficultés particulières. Comme les signatures de parrainages sont publiées au JO, il serait intéressant de savoir qui parraine qui. On aurait des surprises je pense. Du travail pour les journaleux subventionnés.
    Les sondages participent, bon gré mal gré, à ce théâtre d’ombres qu’est devenue la démocratie (osons médiocratie) française. Outrageusement présents, je ne suis pas certains que les sondés répondent si justement que ça aux questions posées. Au final, l’important est que le Bête ne sorte plus de son antre ou du moins, qu’elle se tienne dans les limites qu’on lui fixe. Un peu loupé aux vues des résultats du premier tour bien que MLP, si elle a fait un bon résultat, n’a pas cassé la baraque. Mais elle fournit un bouc émissaire facile et commode.
    Aller, pour ce détendre, Luchini dans ses œuvres (j’ai beaucoup ri): http://www.enquete-debat.fr/archives/luchini-aura-t-il-raison-apres-le-6-mai-26581

    1. Pod

      Le démarchage téléphonique et le bulletin de vote sont deux medias différents; je prête au second une certaine valeur de par la discrétion offerte par l’enveloppe bleue-gris. Peu avoueront leur choix profond et sincére en dehors de l’isoloir; de par l’appartenance et la pression sociale, beaucoup apparaîtraient en effet tels des traitres (très mélanchonesque ça) s’ils étalaient leurs vraies convictions. Au niveau de l’isoloir, le seul vote raisonné est celui émis par le citoyen critique, doté d’une conscience politique et dûement informé, faut-il le rappeler. Le reste n’est que moutons, soumis à son déterminisme de la tonte rase et réguliére. Ne pas être informé de nos jours est une raison d’exclusion au scrutin (utopie ++)
      En synthèse, les sondages ne sont donc que pignouferies clientélistes, racoleuses et sans valeur.

  7. Higgins

    « Pour garder les leviers de commande ils sont prèts à tout, mème et surtout à se renier. Leur action a conduit les pays à la faillite ? Qu’importe voilà une occasion de miser sur la peur, de se présenter comme détenteurs des solutions, même si au fond, ils, eux, constituent le problème! Les constructivistes ont ruiné 30 ans de progrès techniques, gaspillé 30 années d’innovations, annulé 30 ans de maigre progression des niveaux de vie, et alors ? Cela ne leur suffit pas, il faut encore reprendre le peu qui a été gagné, ratisser les dernières miettes de prospérité et de progrès social…Quand un individu prend le portefeuille dans la poche de son voisin, c’est un voleur, quand il opère en bande, sous couvert de gouvernement , c’est un prince, ou un chef d’état. Quand cet individu vous donne un reçu, c’est un banquier. Quand il vous rembourse en monnaie de singe, c’est un banquier central. » (http://leblogalupus.com/2012/04/29/humeur-de-loups-du-dimanche-29-avril-2012-le-bal-des-gribouilles-par-bruno-bertez-2/#more-39155)

  8. NeverMore

    Je suis de plus en plus persuadé qu’on a un second tour bien plus serré qu’annoncé par les sondages.

    Je prévois même un résultat 50/50, à un pouiéme près, ce qui, compte-tenu des erreurs et bidouillage inévitables, permet à chacun des deux candidats de se déclarer vainqueur.

    L’Afrique, la Floride chez nous … Je vous laisse imaginer.

    1. Aloux

      Une quasi-égalité, avec deux vainqueurs qui s’accuseraient mutuellement de fraude ça aurait un peu de gueule, mais à mon avis la réalité va être plus terne, genre victoire de Hollande avec une marge légère mais non contestable genre 1%.

      Chiant jusqu’au bout quoi.

    2. Pascale

      Moi aussi. Mais le vainqueur, même avec 1/2 point d’avance aura le culot d’annoncer fièrement : « les Français (m’)ont choisi » sous entendu, « c’est moi le vainqueur et les vaincus n’ont plus qu’à fermer leur gu…e ». Même s’ils sont sensiblement le même nombre que les vainqueurs.

  9. Pascale

    Quelle était la différence entre Sarkozy et Royal lors des derniers sondages avant le 2nd tour de 2007 ? Les sondages avaient-ils prévu cette forte différence des résulats ou bien, avaient-ils encore sous-estimé la droite et surestimé la gauche ?

  10. ah-ah-ah

    Ah-Ah-Ah-h16!,

    Oui, mais trop tard! C’est fait.

    Pour le second tour? Mais on s’en fou!!!

    Choisis ton ennemi, il fera ta cause, jouera ton jeu, défendra tes intérêts, effacera ta dette… et recommencera exactement pareil que toi.

    Ah-Ah-Ah , aujourd’hui c’est la fête des futurs chômeurs, qui seront trop qualifiés pour espérer une augmentation, pas assez bons pour une formation , trop jeunes en manque d’expériences, trop vieux pour une reconversion et tout cela en même temps !…

    Hors sujet ? Ah-ah-ah! tel est ce rire froid et glacial qui raisonne au fin fond d’un théâtre, ou les évidences sont acceptées depuis des millénaires.

    Les sondages ? Bien trop amoureux de la poésie des mathématiques pour comprendre pourquoi ils ne diront jamais la vérité tant que l’homme sera homme donc avide.

    Vous n’avez plus que 5 jours pour stopper la comédie! Ah-Ah-Ah…

    Après, passons tous à la caisse… Tous ensembles, tous ensembles YÉ, YÉ, tous ensembles…

    Cynique, moi jamais.

      1. ah-ah-ah

        Ben oui, sur tes conseils, je m’a acheté un vrai pipo!

        Alors je sophe, je sophe… Comme pour toi il n’est jamais trop tard pour piposiffler.

        Car nous savons tous que la foutaise des sondages est à son plus haut niveau d’escroquerie.

        Amicalement.

        1. Paf

          chatouille le velo bleu dans les bennes cosmiques! chevauche la pluie qui mouille des sondages a la peche au gros, caramel barbapapa!
          je suis un haricot en aluminium depoli.

  11. MXI

    Petite faute de frappe :
    « seule attitude raisonnable face aux brigands et aux escrocs qui se présente »

    Sinon, je parie aussi sur un passage de Hollande beacoup beaucoup moins large qu’annoncé.

    Il sera intéressant de faire le même genre de tableau pour les législatives…

    1. Paf

      on ne peut pas ecarter que Hollande se prenne une claque et que une fois de plus la fRance se reveille a droite.Ca me ferait rigoler.

      1. Stéphane

        Les villes, les régions, le sénat sont à gauche. Selon toute vraisemblance, l’assemblée sera à gauche aussi (merci les triangulaires).

        Sarkozy qui repasse président d’un pouième, ca resterait l’arbre qui cache la forêt de gauche.

        En faisant abstraction de sa politique socialiste, bien entendu.

        1. Paf

          peu importe la realite puisque les francais l’ignorent et que pour eux, Sarko qui revient c’est le retour des heures de droite les plus sombres de notre histoire :)

  12. abrasif

    Faudrait savoir …. Qd l’état se comporte en multi-nationale et fait du lobbying effrene et achete les medias vous zetes pas comptant…..

    Qd l’état veut faire l’état et emp^écher le lobbying, les achats a l’étalage de médias, élus; paradis fiscaux etc … zetes pas comptant ( ;-) zavez noté le jeu de mots content/comptant …. )

    zetes incohérent ….

    1. Je crains que vous n’ayez rien compris. Ou alternativement, que votre explication ne corresponde à rien de compréhensible.

  13. Pere Collateur

    Bof bof tout de même. Il ne se sont pas autant trompé que ça les sondeurs.
    Ils ont bien annoncé qui était qualifié au deuxième tour.
    Et comme dans ce système électoral, seul les deux premiers comptent, les bons scores des extrêmes, ça n’a au final que très peu d’importance.

    Pour ma part, ce que je retiens, c’est que la soit disant détestation de Sarkozy ne c’est pas du tout traduite dans les urnes, puisque un peu plus de 27% des électeurs on voté pour lui. Ce que je trouve énorme au passage…
    Mais bon, de l’autre coté on a presque 29% des gens qui se prononcent pour le néant absolu. Donc acte.

    Cette campagne a été nul à chier du début à la fin. Vivement que ça se finisse, j’en ai plein le derche à la longue.

    De tout façon on sait bien que le gagnant n’a que le pouvoir de casser les pieds aux gens qui ne leur demande rien, et que les vrais décisions se feront ailleurs.

    A la limite, si je gars en place arrive à finir son mandat sans se faire purement et simplement dégagé par les événements, ça sera déjà un exploit en soi…

  14. Pod

    Un participe présent perdu par les sondages en premiére ligne :
    « (…) le décalage entre les sondages précédent… » -> « précédant » sera mieux

  15. gnarf

    Les gens qui repondent aux sondages telephoniques sont ceux qui ont la possibilite de le faire. Donc des gens qui travaillent en bureau avec leur propre ligne telephonique ou qui sont a la maison.
    Ca reduit deja la population a un petit nombre de categories socio professionnelles, personnes plutot aisees, emploi qualifie, etudes superieures. Tous les gens qui votent plutot a gauche.

    1. gnarf

      Tiens, ca doit etre possible a trouver ca. Quel pourcentage des gens sont des « suiveurs » c’est a dire des gens qui votent la plupart du temps pour celui qui est annonce gagnant?

      1. Calvin

        Pas sûr…
        Déjà que les sondés ne disent pas toujours la vérité, j’en vois encore moins disant : « euh, j’ai pas d’avis, alors je choisis le favori ».
        Et, au fond de moi, je me demande si parfois, la proportion des « suiveurs » ne serait pas inférieure à celle de ceux qui choisiront justement l’outsider, tels des Robin des bois de pacotille.

  16. Philippe Sandron

    « En France, il faudra donc se résoudre à vivre avec des sondages biaisés et des médias partisans ».

    médias partisans => médiaspart…isans

    Pas mal !

  17. Rolles

    Donc, pour suivre h16 dans son raisonnement, abonnez-vous tous à MEDIAPART, seul média à ma connaissance qui ne bénéficie plus d’aucune subvention publique, ce qui explique que rien ne le porte à favoriser la gauche…

    1. Mesdames messieurs, voici un exemple type de quelqu’un qui ne sait pas tenir un raisonnement logique de base.
      Si A (subventions) => B (à gauche), non A (pas de subventions) #> (n’entraîne pas) non B (pas à gauche).
      C’est de la logique de base.

      C’est … consternant.

        1. Thomas

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Proposition_contrapos%C3%A9e pour ceux que ca interesse ^^

          Plenel (mediapart) est un mec rigolo  » Mediapart a annoncé urbi et orbi qu’à partir du moment où nous étions devenus rentables (quoique très légèrement encore), nous renoncions à toute demande de subvention publique à la presse en ligne. »
          http://blogs.mediapart.fr/blog/edwy-plenel/050212/mediapart-rret-sur-images-en-2012-redoublez-dindependance

          C’est de la magie : Au départ l’activité n’est pas rentable (mauvais business plan, mauvaises idées?) donc on prend des subventions, puis quand l’activité est rentable on arrête.Mais bon si ca redeviens moins rentable on recommencera

          Et voila comment faire une presse francaise de qualitayyyy.

    1. Paf

      il fait le malin mais j’aimerais bien l’ecouter faire une nalyse politique a droite juste pour voir…je me demande s’il arriverait a articuler autre chose que du socialimse a la sauce sarko…

  18. Théo31

    Quoi qu’il en soit, le 6 mai, les électeurs auront le choix entre La Farce forte et Le lavement, c’est maintenant. Bon courage à tous.

        1. Calvin

          Ah si !

          je t’assure, vote nul.
          Tu auras 100% de chance d’avoir un Président nul.

          C’est une particularité inédite de l’élection Française !!

  19. Nepenthes

    « Pour ma part et avant que certains trolls engagent la démultipliée du Procès d’Intention »

    La vache, je plains ceux à qui cette pichenette est adressée.

  20. Mathieu L.

    Des médias non-partisans ? Cela n’a jamais existé. C’est là que se révèle ton côté utopiste, H16…

    Sur les sondages, je pense qu’il faudrait les interdire, pour permettre aux électeurs d’abandonner le vote utile et de faire ce qu’ils souhaitent vraiment.

    Mais bon, pas très libéral comme proposition…

    1. Tu as lu le billet jusqu’au bout ou pas ? Parce que ce que je dis éclaire pourtant clairement pourquoi on peut avoir non pas des médias non-partisans, mais un ensemble de médias qui ne soit pas intégralement biaisé. Et quant à interdire le sondage, c’est juste ridicule et inapplicable; on est dans le domaine du dinosaure, ici, puisqu’il s’agit d’information : il y a de ça 30 ans, éventuellement. De nos jours, je ne peux que pouffer. Et c’est moi qui serais utopique…

      1. Mathieu L.

        Je savais que l’interdiction des sondages plairait.

        Je sais que ce n’est pas réaliste, mais il y a un vrai problème là-dessus, et je suis plutôt en accord avec ton billet.

        Sur les médias, j’ai lu jusqu’au bout, mais j’admets que je ne maîtrise pas suffisamment le sujet pour réagir. Il me semble que tous les médias reçoivent des aides de la même manière.

        Si un média libéral refuse ces aides, eh bien, tant mieux. De toute façon, ce qui fait le succès d’un média, c’est d’avant tout qu’il soit lu ou écouté ou regardé…

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