Hamon, consommation, consternation

Tiens, Hamon intervient. Quelque peu assoupi avec les vacances, il a saisi au vol l’opportunité d’une interview avec 60 Millions de Consommateurs pour nous faire part, gourmandise de législateur compulsif, de ses velléités de nous pondre plein de nouvelles (pas petites) lois.

Ce qui est plaisant, avec ces jolies interviews de ministres frétillants, c’est qu’on peut mesurer la servilité de celui qui interroge aux questions posées. Dans cet entretien, par exemple, on décèle que l’association de consommateur a une vision précise de ce qu’elle attend du nouveau minustre et de ses productions législatives.

Et ça commence dès la première question lorsque Benoît, en charge de la Consommation, détaille son projet qu’il présentera au Parlement au printemps 2013 : on va « enfin » donner à la France la possibilité de regrouper les consommateurs spoliés par le grand Capital mécontents pour équilibrer les forces en présence lorsqu’une (forcément) grande multinationale aura (une fois encore) bafoué les plus élémentaires règles de santé / sécurité / bienséance / solidarité / (ajoutez ce que vous voulez). Ben oui, à plusieurs, on est plus efficace pour extorquer récupérer l’argent d’une grosse firme dont on soupçonne que son appartenance à un pays étranger ou à la nomenklatura française soit, en elle-même, un motif suffisant pour l’attaquer.

Mais attention. Le ministre n’entend pas verser dans ces pratiques américaines qui sont la marque nauséabonde d’une vision exclusivement financière de la société. Bouh, ce n’est pas le genre de la maison :

Ce ne sera pas un dispositif à l’américaine, dont les dérives ont pu conduire à engorger les tribunaux et à favoriser l’émergence de « chasseurs de primes » spécialisés. Le but n’est pas non plus de pénaliser l’activité économique. L’action de groupe est d’abord une arme de dissuasion qui doit conduire, dans la plupart des cas, à une négociation ou à une médiation entre le professionnel et les consommateurs.

Ce que Benoît veut, c’est une belle loi, portant un nom emprunt de solennité républicaine (je suggère Loi Hamon) qui régule la négociation entre des gens qui vendent et ceux qui achètent pour éviter tout débordement privé en dehors des clous stricts et contrôlés du giron public et démocratique. Évidemment, on peut s’interroger, au delà de l’importance vibrante de verser une Loi Hamon au patrimoine légal français, sur la pertinence de cette législorrhée à l’heure de Twitter, Facebook et des blogs foisonnant sur la toile.

En effet, on comprend mal ce qu’offre ce genre de bricolage institutionnel, du point de vue du consommateur qui veut obtenir gain de cause, que n’apportent pas une association d’un côté et toute la puissance d’un bad buzz sur internet, de l’autre. Les exemples abondent en effet de sociétés ayant dû faire volte-face suite à une publicité un tantinet mensongère, à un produit pourri ou mal conçu ou à un pricing ou des pratiques contractuelles douteuses (oui, je sais, il y a des contre-exemples aussi, comme dans toute société imparfaite, mais je n’ai pas le temps d’aborder Apple le sujet ici, pas de trolls, merci).

Après ces considérations techniques sur l’action de groupe, l’entretien continue benoîtement de façon détendue sur les velléités du ministre de légiférer (tiens, encore des lois) sur les offres de crédit à la consommation. Pour rappel, ce domaine avait déjà été carpet-bombé avec Lagarde et d’autres avant elle, mais cela ne suffit pas à protéger le citoyen contre lui-même (son pire ennemi, si l’on en croit l’État qui veut s’écarter des soupçons). Après une vague de bisous, le ministre s’interroge :

le consommateur est-il suffisamment informé de l’engagement qu’il prend lorsqu’il accepte les « réserves d’argent » ou autres crédits renouvelables qu’on lui propose ?

ZombisounoursEmprunter de l’argent coûte de l’argent ? L’organisme ou la banque me file 20.000 balles et s’attend à ce que je les rembourse ? Ah mais voilà qui est particulièrement surprenant ! Ici, on le comprend, il s’agira d’ajouter à l’épaisse couche de législation dorlotante quelques volumes bien sentis de règlementations tatillonne pour éviter que le citoyen inconséquent ne mette le doigt dans l’engrenage du crédit, qui mène, on le sait presque tous, à l’endettement puis à la misère. Venant d’un ministre, c’est particulièrement savoureux et tout à fait dans l’esprit de la République du Bisounoursland : l’État français, endetté à 1700 milliards d’euros, qui protège ses citoyens du surendettement, c’est Véronique Courjeault qui donne ses conseils en planning familial.

Plus loin, on découvre que le projet de loi autorisera la DGCCRF à faire des embuscades opérations sans prévenir et sans annoncer sa qualité :

Et pour que les agents puissent effectuer des contrôles sans être obligés de notifier leurs qualités – donc qu’ils puissent se faire passer pour un client, que ce soit en magasin ou sur Internet, et prendre sur le fait les professionnels qui ont des pratiques frauduleuses.

Plus personne ne s’inquiète de ces dérives où l’État, ses sbires, affidés et sicaires peuvent débarquer chez un individu sans prévenir ni scrupules, à l’instar d’un maffieux ; cela en dit plus long sur la soumission des citoyens que sur la nécessité de faire rendre gorge à ces salauds de vendeurs de sandouiche frelatés et autres faillitaires peu scrupuleux.

Mais c’est dans les paragraphes qui suivent que le minustre donne toute la puissance de ses raisonnements. Si les précédentes saillies étaient du tir au mortier de bon calibre, ce qui suit ressemble fort à une bordée du Yamato. Quand Ben nous parle concurrence, même Montebourg a du mal à suivre la charge.

Il commence ainsi avec une petite mise en jambe sur Free dans laquelle il utilise toutes les possibilités de confusion mentale qui lui sont offerte. Sur le mode « Le gouvernement doit réfléchir au modèle économique des opérateurs télécoms », Hamon veut nous faire comprendre que sa longue expérience à la direction d’opérateurs mondiaux de téléphonie va l’aider. D’ailleurs, il n’hésite pas à noter qu’avec l’aide de sa cruche végétation collègue Fleur Pellerin, ils ont commencé à phosphorer sur le problème, d’autant que (je cite en conservant mon calme) :

un renouvellement excessif des terminaux mobiles pose des questions environnementales et pèse sur notre balance commerciale.

Ici, on sent qu’une torpille ou deux de bon sens ne suffirait pas devant le blindage énorme du Yamato de la politique à toute réalité économique et environnementale. Surtout que le pilonnage reprend sans faiblir avec un petit couplet pas du tout surprenant sur l’obsolescence soi-disant programmée, par ailleurs confondue, dans un gloubiboulga touchant de naïveté, à cette façon subtile qu’ont les entreprises de démoder leurs produits : notre Benoît veut donc s’attaquer à l’obsolescence programmée, mais attention, dans le domaine du numérique.

Je… Rien que le terme « obsolescence programmée numérique » laisse perplexe. Une image suffira.

Facepalm

Il enchaîne sur le low-cost dans une tornade de n’importe quoi nerveux. On dirait un yaourt brassé trop fort avec de vrais morceaux de contradiction et de WhatTheFuck dedans, qui facilite le transit intestinal et apporte des Omygod-3 par brouettées entières.

Résultat : de plus en plus d’opérateurs sont contraints de faire du low-cost, dans les transports, la téléphonie ou l’automobile. Mais ces salariés qui achètent à bas coût encouragent la baisse des coûts de production, et donc de la rémunération du travail… Cet arbitrage du consommateur salarié se fait au final contre ses propres intérêts.

L’inversion de causalité, c’est maintenant, et ça fait des dégâts. Eh oui, si on s’y met tous ensemble, on peut avoir des coûts de production en hausse et des services high-cost ! La hausse des prix, c’est souhaitable et c’est ce que réclame ce tocard avec ses raisonnements qui tuent des chatons par pack de douze. D’ailleurs, c’est évident : puisque tout le monde veut des prix qui gonflent dans l’immobilier, travaillons le mental et le psychologique des gens pour la hausse de l’essence. Déjà, certains acceptent des taxes stratosphériques pour sauver la planète ! Alors si on peut mettre fin au low-cost, instaurer des prix élevés pour tout et pour tous, cela va, évidemment, créer de l’emploi et sauver la planète ! L’émotion m’étreint. Les bébé phoques ne pleurent plus. Les pandas dansent de joie en farandole sur la banquise qui ne fond plus !

Enfin… Ça danse, ça danse, mais ça ne voit pas arriver la bordée suivante du Yamato dans laquelle Benoît aborde la douloureuse question de la concurrence.

Et là, c’est le drame.

Benoît Hamon, un socialiste pur. Très pur.Il ne faut pas oublier en effet que Hamon représente très bien tout ce qui se fait de plus traditionnel en matière de socialisme à coup de triques. Il est de cette frange dogmatique d’un parti qui n’a jamais réussi à avaler les échecs cuisants que furent l’effondrement soviétique et la démonstration éclatante par la crise actuelle que même en acceptant un peu de capitalisme quitte à le prostituer pour leurs plus veules pulsions, le socialisme est condamné à s’achever dans l’indigence intellectuelle et matérielle.

Et c’est donc tout naturellement que le ministre ressort tous les poncifs possibles, en vrac et sans filet, osant même appeler « concurrence » les ouvertures bâclées, timides, lourdement réglementées et semées d’embûches des services postaux ou de l’énergie. Encore plus pathétique, il évoque l’ouverture à la concurrence du service téléphonique de renseignement dont, objectivement, plus personne n’a rien à faire depuis qu’internet a pris le relai. S’il pouvait, il se plaindrait de la difficulté d’obtenir un devis d’un maréchal-ferrand depuis que leurs offices sont libéralisés ! Si l’on se rappelle qu’il admet quelques secondes plus tôt que l’arrivée de Free dans la téléphonie mobile aura donné lieu à une amélioration notoire pour le consommateur, on comprend que ses opinions sur la concurrence ne sont que la purée antilibérale habituelle, contradictions incluses.

Quand on lit, dans les derniers paragraphes, qu’il entend, avec le reste du gouvernement, repartir à l’assaut d’une définition des services publics au niveau européen, on comprend que le but ultime de Hamon n’est pas, très loin s’en faut, de faciliter la vie du consommateur (ce serait un échec épique), mais de laisser une trace indélébile dans l’histoire, et de préférence, qui porte son nom.

Finalement, le consommateur, le Ministre de la Consommation s’en fout.

J'accepte les BCH !

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Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
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Commentaires113

      1. Calvin

        Plusieurs possibilités :
        _ la loi Marco, puisque c’est celui qui dit le premier qui la nomme !,
        _ la loi Attali, puisqu’il en est l’exemple type parfait,
        _ la loi Normale, mais m’est avis que c’est utilisé par ailleurs (mais bon, appliqué au socialisme, ça tient encore),
        _ la loi Demeurphy, mélange de loi de Murphy appliquée aux demeurés !

        1. Calvin

          @Sanksion
          Ce ne sera pas la première fois qu’un découvreur se fait piquer son idée !!!
          Et puis quoi, la loi Sanksion (Sanction ?), ça va perturber.
          Bon, bon, arrête de faire l’enfant… On va déposer la Loi de Sanksion…

  1. Bobbybob

    « c’est Véronique Courjeault qui donne ses conseils en planning familial. » Quelle belle idée de reconversion professionnelle!! D’ailleurs, au passage, condamnée en 2009 à 8 ans de prison. Libérée en conditionnelle en 2010… 2009 + 8 = 2010 c’est bien connu! 🙂

      1. Bobbybob

        Au maximum (j’ai pas vérifié les détails) elle à fait de la préventive de 2006, date de découverte de l’affaire, à 2009 date de sa condamnation. Donc 3 ans. Plus 1 an entre 2009 et 2010. Ça fait encore que 4 ans. Loin des 8 ans. Juste une réflexion personnelle sur le fait que si les peine de prison réellement appliqué sont à peu près peine / 2 . Et j’ai rien contre elle en particulier hein, c’est une réflexion plus générale sur le fonctionnement de la justice et l’application des peines de manière globale.

        1. eheime

          Les prisons sont tellement pleines que les juges ne prononcent plus les peines qu’ils estimeraient nécessaires sachant qu’elles ne seront pas appliquées. Ils prononcent des peines seulment pour les cas les plus graves. Concretement ils sont dans l’impossibilité de faire appliquer la loi. Encore un point que H16 pourrait traiter (mais il y en a tant d’autres ..) : ce gouvernement (valable aussi pour celui qui l’a précédé), avant de se préoccuper des nombreux sujets inutiles comme il en est ici un exemple, devrait sur ce sujet grave :
          – faire le tri et choisir les peines à supprimer puisqu’elles ne peuvent de toutes façon pas être toutes appliquées (ne faut-il pas dépeinaliser des drogues par exemple), plutot que de laisser les juges décider sans legitimité les lois qui seront appliquées et celles qui ne le seront pas, et plutot que de décribiliser la loi,
          – contruire les prisons necessaires plutot que refaire des constructions inutiles à grands frais (quais de Seine, lignes TGV, musées , …)

        2. Pandora

          Les juges respectent la loi, au contraire !
          La loi « stipule » (ils ont toujours un vocable châtie), que toute année de détention donne  » droit a » deux mois de diminution de peine.
          Si on est sage, il y a une remise supplémentaire pour bonne conduite. Bref, le délinquant n’effectue que la moitié de la peine pour laquelle il a été condamne.
          Depuis 2011, les socialistes de droite, accuse par ceux de gauche de mener une politique répressive, on fait passer une loi de dispense d’emprisonnement pour toute peine inférieure a deux ans.
          Les prisons sont pleines, il faut les vider!
          Les juges ne font qu’appliquera loi votée par nos « chers » députes.

        3. Aristarque

          Les prisons, c’est comme les éoliennes avec le syndrome Nimby.

          Tout le monde est d’accord sur la nécessité d’en avoir mais personne n’en veut chez lui…

      2. Deres

        L’affaire ayant éclaté en 2006, cela veut dire au maximum 4 ans de prison avec la préventive. En France, c’est une peine exemplaire de faire la moitié de sa sentence. Bien souvent, les petites peines ne sont même pas effectués faute de place. Une grande partie des sentences sont « avec sursis » donc sont en fait théorique. C’est le cas en particulier de toutes les épines subis par nos politiques d’ailleurs actuellement au pouvoir. leur grand jeu est de nous faire croire que la plus peine au monde est une interdiction temporaire d’inéligibilité. En fait, au pire, ils remboursent uniquement ce pour quoi ils se sont fait prendre et ratent seulement l’élection suivante avec la possibilité de se rabattre sur le scrutin qui suit immédiatement la fin de leur peine …

        CPEF

        1. Joe

          Et pendant leur inéligibilité, ils sont nommés dans des commissions et agence d’état dans lesquels ils ont certes moins de pouvoir médiatique mais plus de brouzoufs…

        2. Calvin

          Il y a un truc terrible avec cette interdiction temporaire d’inéligibilité.
          En fait, elle ne s’applique qu’aux hommes politiques déjà en place, ceux qui appartiennent à la caste.
          Le même genre de délit pour un citoyen lambda sera sanctionné, en plus de la peine, d’une interdiction de se présenter.
          Je ne critique pas ce fait, compréhensible si on veut une « République exemplaire », mais plutôt parce qu’il ne s’applique pas à ceux qui nous exploitent, pardon, nous gouvernent.

    1. Aristarque

      Elle n’a flingué que trois mômes…

      Ce n’est pas comme si elle avait allumé le radar à 180 sur une autoroute déserte à 3 H du mat’ en « mettant en danger la vie d’autrui »

  2. Marco33

    H16 : vous avez l’art de faire d’autant plus rire que le sujet est consternant. Sans cette aptitude, le réflexe premier, celui de la survie, est la légitime défense.
    Et donc l’envie de lynchage du premier politique passant à portée de corde.

    Néanmoins une chose intéressante, sortie benoîtement de la boîte à merde de cet étron sur pattes : il n’y aurait-il pas une forme d’aveu inconscient pour ce qui serait une volonté d’augmentation des prix, c’est à dire de l’inflation? Ceci pour mécaniquement faire baisser la pression de l’endettement?
    Attention, je ne prête pas une intelligence pseudo économique et sournoise à cet individu, mais plutôt une régurgitation malodorante et incomprise qu’un ministre (ou autre fonctionnaire), aurait tenter d’expliquer aux siens comme solution bisonours-compatible…

  3. Pythéas

    D’accord avec vos considérations sur le risque que prendre toute entreprise à se faire prendre la main dans le pot de confiture sur FB, twitter, et autres.
    Mais je ne comprends pas pourquoi lever l’interdiction de pouvoir associer des plaintes, dans le cas d’une arnaque par exemple, serait un recul… Même cas, même affaire, même avocat… c’est pas plus simple ?

    1. Ce n’est pas un recul, c’est juste une loi de plus. C’est, en somme, une perte considérable de temps du législateur pour patcher un non-problème : elle est où la longue liste de personnes physiques ou morales qui auraient gagné avec cette loi ? En quoi fait-elle une différence juste, appréciable et nécessaire ? Toute nouvelle loi devrait passer ce test.

      1. Pythéas

        Juste, car il permettrait à toutes les victimes d’un même préjudice de bénéficier d’un même jugement.
        Appréciable, car elle permettrait à certains de nos concitoyens de s’associer dans leur combat judiciaire.
        Nécessaire, car la surface financière et les compétences juridiques d’une personne morale sont souvent plus importantes que celles d’une personne physique.

        La libre association des plaignants me parait donc une bonne chose.
        En revanche, bien d’accord avec vous : il serait préférable de supprimer la loi qui interdit l’association des plaignants plutot que passer une loi supplémentaire (avec les décrets qui vont avec, dont personne qui va les écrire et quand ils seront publiés).

      2. eheime

         » Toute nouvelle loi devrait passer ce test. »

        Vous avez mille fois raison.

        Il faudrait imposer cela :
        – pas de loi applicable avant un délai de 1 année (celui d’une reflexion nécessaire, permettant aux personnes concernées de révéler les incohérences souvent nombreuses dans les textes, ou celui de l’oubli)
        – une fois le délai passé , l’assemblée confirme puis vote la loi. Si elle l’amande, un nouveau délai de six mois s’applique.
        – une majorité renforcée est requise (genre 60% mini) pour passer la loi en urgence

    2. Pandora

      C’est une loi supplémentaire qui n’enrichit que l’avocat : même avec des amendes élevées payées par les entreprises, le préjudice subit par le consommateur est minime donc peu dédommage.

  4. TN

    Non, tout ce qu’il dit est très logique. Après tout, il est « ministre délégué à l’économie sociale et solidaire et à la consommation  »

    On a jamais dit qu’il y connaissait quoi que ce soit en économie. Lui c’est seulement celle qui est Sociale et Solidaire.C’est pas la même. On aurait pu rajouter « Et créative ».
    Il est ensuite ministre de la consommation. La CCONSOMMATION, pas du consommateur. Ne confondons pas. La consommation est un outil à disposition de l’état permettant de relancer l’économie (sociale et solidaire, donc). Parfois, le consommateur y intervient, mais pas toujours.
    C’est pourtant clair, non ?

        1. Aristarque

          Le fonds de commerce politique de Tout Tank Hamon est de plaider pour un interventionnisme débridé de l’Etat dans l’économie et de restreindre le plus fortement possible tout ce qui ressemble de près ou de loin à du libre-échange…
          Ces p… de consommateurs qui font rien que de vouloir changer tous les 6 mois de téléphone mobile sont maudits parce qu’ils font depuis plusieurs années les beaux jours (et les gros profits) d’une multinationale américaine, forcément américaine, hélas américaine… deviendraient de gentils membres si ladite firme était franco-française!

          Un apparatchik de plus qui est pour la liberté à condition de la commander et de la surveiller

  5. dark_side_of_the_moon

    A propos du controle sur les offres de reserves d’argent (ou credit revolving ) à des taux usuraires de 15 ou 17 %, j’y suis favorable.
    Vous semblez toujours parler, à tort et à travers, de responsabiliser les gens qui empruntent; mais les methodes marketing des organismes preteurs sont pervers.
    J’ai vu une emission de TV filmée dans un tribunal d’instance et dans le bureau d’un juge chargé des problèmes de surendettement.Les gens surendettés font pitié car ce sont des malades et souvent des gens très peu instruits voire limite illétrés .La plupart n’ont que peu de revenus et sont harcelés par une offre de consommer toujours plus. Et les organismes qui leur ont prété, à tout va, des escrocs.

    1. Maaaaais bien sûr.
      Et quand on est illettré, on est stupide, c’est ça ? Et donc on signe n’importe quoi parce que c’est simple et que personne ne vous a jamais prévenu qu’emprunter de l’argent coûtait de l’argent ?

      Le problème, c’est que l’état passe son temps à border les gens dans leur lit. Ces derniers, contents, ne font plus aucun effort. Mieux : ce faisant, l’état accroit le nombre de personne à border en leur expliquant que même illettrés, il va s’occuper d’eux et qu’ils n’ont donc pas de précaution à prendre. On ne s’étonnera pas non plus que le nombre d’illettrés augmente, même si, il me semble, l’État s’est arrogé la mission d’instruire tout le monde, non ?

      Les réglementations sur le crédit révolving, sur les 30 dernières années, ont explosé. Est-ce que le nombre de dossiers de faillites personnelles a diminué ? Non. Il a explosé aussi.
      Les réglementations sur l’immobilier, sur les 30 dernières années, ont explosé. Est-ce que le nombre de personnes mal ou pas logées a diminué ? Non. Il a explosé aussi.
      Les réglementations sur les banques et les assurances, sur les 30 dernières années, ont explosé. Est-ce que le nombre de personnes mal assurées, le nombre de banques pourries a diminué ? Non. Il a explosé aussi.

      See the pattern, here ?

      1. NeverMore

        « personne ne vous a jamais prévenu »

        Ben, il y a bien des jounalistes de guerre auxquels il faut dire qu’un théatre d’opération peu parfois être dangereux.

      2. Bobbybob

        Je suis d’accord sur le fond (l’assistanat, toussa…). Mais pour avoir un membre de ma famille proche qui bosse dans une société de recouvrement de crédit (oui, vous pouvez la huer bien fort, cette méchante spoliatrice du pauvre illettré!), de ce qu’elle peut en dire, il est effarant que les gens ne comprennent pas le principe du crédit. Combien de fois ne raconte t’elle pas des exemple du genre : Mr X achète une voiture à crédit. Paye bien toutes ses mensualités pendant quelques années, puis cesse subitement de payer. Mise en branle de la machinerie de recouvrement, relance téléphonique, et excuse épique : « ha ben oui, mais la voiture, je l’ai pliée, donc je l’ai plus, donc c’est normal que je ne paye plus puisque je ne l’ai plus », sauf que tu as cassé un truc qui ne t’appartenait pas encore… Ou alors « ha mais non, mais j’ai fait le calcul, avec toutes les mensualités, je vous ait déjà remboursé ce que je vous ait emprunté », moins les intérêts bien sur.

        Bref, le crédit à la consommation semble être un grand mystère pour beaucoup de monde encore.

        1. Mateo

          Si on devait légiférer sur tous les trucs qui restent un « grand mystère » pour beaucoup de monde…

          Et puis merde, quand y’a un truc que je connais/comprends pas, et en particulier quand ça touche à mes économies, soit je me renseigne soit je m’abstiens… Faut arrêter un peu de materner pour un oui pour un non. S’ils sont trop bêtes pour comprendre ce qu’on leur propose et bien ils signent pas!

        2. Calvin

          Cela m’étonne qu’à moitié.
          En France, on a une relation à l’argent, comment dire… viciée.

          D’ailleurs, il faut en finir avec la loi de 1973 : les particuliers, surtout ceux sans le sou, doivent pouvoir emprunter à la BCE avec un taux zéro… euh, mieux, à un taux négatif, comme les Allemands.

        3. Robert Marchenoir

          Bobbybob, les personnes que vous citez sont à l’évidence de mauvaise foi. Ca existe, vous savez…

          Ca ne veut pas dire qu’il ne faille pas réglementer davantage le crédit.

          Je prends un autre exemple, parce que je l’ai étudié : la location de voitures à bas prix. Elle se fait grâce à une arnaque dont personne n’a parlé, à ma connaissance : ces voitures ne sont pas assurées (bien que ce soit obligatoire).

          Je m’entends : vous payez un truc qui s’appelle une prime d’assurance et on vous refile un truc qui s’appelle un contrat d’assurance.

          Mais en bon français, vous n’êtes pas assuré.

          Il « suffit » de lire les petits caractères. Et encore. Je fais partie des gens qui lisent les petits caractères. Eh bien je me suis fait avoir.

    2. pankkake

      Si la personne qui s’est engagée dans le crédit n’avait vraiment pas compris – ce qui est pas simple à prouver – alors oui le contrat est nul.

      Mais sinon, être un peu con, ça n’est pas suffisant, et malheureusement on n’apprend que dans la douleur.

      Ce qui est amusant, c’est que le plus accros au credit revolving, c’est bien l’État, qui emprunte pour rembourser ses emprunts passés, et dont les intérêts pèsent presque aussi lourd dans son budget que le *remboursement* pèse chez un particulier.

      1. Sanksion

        C’est le plus beau de l’histoire, c’est que le Grand Etat Protecteur des faibles et cons pour les empêcher de tomber dans un piège, c’est le champion du monde en la matière de surendettement et de contrats de crédits tordus…

    3. Lib

      Il ne faut jamais croire quelqu’un qui vous dit qu’il va vous donner de l’argent gratuitement.

      C’est vrai des société de crédit à la consommation comme des politiciens.

      Espérer que les politiciens vous protégeront des prêteurs sur gage, c’est comme espérer que les vampires vous protégeront des zombies.

    4. dede

      Le taux d’usure est un concept qui existe en France (dans le pays ou j’habite, j’ai eu la surprise de decouvrir qu’un compte « carte de credit » etait different d’un compte courant et, des le premier mois, je me suis fait allumer a 35% sur mes encours de credit car je n’avais pas effectue le transfert d’un compte a l’autre)… Il y a egalement des autorites regulatrices (AMF, Repression des fraudes,…) et des Associations de Consommateurs. Il n’y a donc pas besoin d’une loi.

    5. channy

      « J’ai vu une emission de TV filmée dans un tribunal d’instance et dans le bureau d’un juge chargé des problèmes de surendettement.Les gens surendettés font pitié car ce sont des malades et souvent des gens très peu instruits voire limite illettrés »
      Eh bien moi je vois que les pauvres limite illettrés ,ils savent encore bien signer des chèques sans provisions alors qu’ils se savent à sec financièrement( et pas de contrat avec petits caractères en bas sur les formules de chèque)
      Pas une semaine ne se passe sans une lettre du tribunal pour nous signifier que Monsieur ou Madame X est déclaré insolvable avec le détail de tous les crédits en cours de ces personnes( banque puis cetelem or cofinoga puis carte pass, et enfin liste des chèques impayés )
      Du coup on ne prend plus les chèques depuis le début de cette semaine!

      1. eheime

        Faut quand meme l’avoir vu en vrai. Je suis d’accord avec H16 sur le fait qu’on apprend dans la douleur, et il faut conserver ça. Mais pas la peine de plomber un neuneu toute sa vie parce qu’un margoulin lui a permis d’acheter un télé grand écran en remplacement de l’ancienne qui marchait tres bien, pour regarder les matches de foot. Dans des temps plus anciens les créanciers qui prétaient à la noblesse/royauté, n’avaient que la « parole d’homme » comme seule garantie. Ca les rendaient prudents …

        1. Emmanuel M

          Ils prêtaient de l’or à 30% l’an aux nobles solvables, et déclenchaient des émeutes antisémites lorsque les emprunteurs ne voulaient plus rembourser.

          Variante : les prêts gagés, gage qui n’empêchait pas des taus élevés

          Sinon, les mafias de l’époque prêtaient moins cher aux pauvres gens, avec des garanties … fortes.

          Le crédit à 4% l’an, c’est une invention récente.

        2. Batilus

          Le neuneu s’est plombé tout seul en prenant un crédit. Si on commence à être plus gentils avec les neuneus qu’avec les autres, un jour ils se présenteront à des élections.

    6. Pandora

      @ calvin
      Les particuliers n’ont pas la possibilité, contrairement aux mafias qui ont réussit, a savoir les États, de fixer leur niveau de recette en augmentant les taux d’imposition des moutontribuables.

      1. Calvin

        Tut tut tut !
        Et lorsque des grévistes manifestent pour obtenir une prime, l’abrogation d’une loi, le maintien d’une niche ?

        Ok, je rectifie, seuls certains particuliers ayant une capacité de nuisance (et surtout beaucoup de complaisance) peuvent fixer leurs revenus en augmentant les taux d’imposition des moutontribuables.

        1. Calvin

          @Pandora

          J’ai dit ça ??
          mais, c’est à l’insu de mon plein gré !

          Ah non, je respecte infiniment les hommes politiques de ce pays qui ont l’intelligence d’augmenter leurs revenus et leurs privilèges, alors que s’ils faisaient pareil pour la classe moyenne, les déficits exploseraient.
          Ils sont prévoyants.
          Ce n’est pas une République bananière.
          Nononon.
          C’est une République Bisounière.

    7. eheime

      Pour avoir été confronté au problème j’ai pu déceler :
      – que les organismes de crédit sont peu scrupuleux
      – que les emprunteurs ne sont parfois pas très intelligents et disons le tel que, se comportent comme des vrais bébés

      Ma façon de résoudre la question serait :
      – un fichier central consultable immédiatement par tout organisme de crédit
      – la justice ordonne le remboursement des créances à hauteur de 100% du patrimoine (y compris caché) sans condition
      – la justice ordonne le remboursement des créances inscrites sur le fichier à hauteur de 1/3 des revenus (y compris les revenus cachés) maximum sans limite de revenu (de toute façon au delà , comme pour les impôts, ça ne sert plus à rien de bosser …)

      Pour les 2/3 restants le créancier s’assoit dessus. A lui de veiller à ce que son « client » ait les capacités de rembourser. En cas de baisse/perte de revenu, si le débiteur avait souscris une assurance perte-d’emploi, tant mieux, sinon le créancier en fait les frais.

      1. Pandora

        Et encore un fichier central !
        Vivez tranquille braves gens, d’autres que vous, détenteur du pouvoir (donc, forcément de la connaissance) veillent sur vous !
        Je ne veux pas que mes données financières personnelles soient sur un fichier central consultable par le premier venu (y compris les hackers).

        1. BN

          Logiquement, ce fichier central ne contiendrait que les noms des personnes en défaut de payement. Si c’est le cas, pas de soucis. Non au fichier central par défaut, mais en cas de faute manifeste de la personne, et vu que les informations fournies sont tout de même limités, où est le problème ?

        2. eheime

          Si tu veux pas de fichier central, tu t’en passes. Ta banque n’étant pas garantie sur tes revenus dans ce cas, elle te demanderas d’autres garanties (hypothèques, …). L’idée c’est juste d’empecher d’hypothéquer l’avenir d’un simplet. Qu’il prenne une bonne leçon en se retrouvant en caleçon, ok. Mais il doit pouvoir se relever et que la leçon lui serve pour l’avenir.

        3. eheime

          et surtout le but serait d’arreter la spirale infernale. Car le premier reflexe d’un surrendetté, c’est de s’endetter plus encore pour rembourser ses premières dettes arrivées à échéance.

          Si l’emprunteur refuse l’accès au fichier et qu’il ne présente pas de garantie, la banque ne prètera pas et la spirale infernale n’aura pas lieu.

        4. eheime

          @ BN

          Non. Le fichier fonctionnerait comme les hypotheques sur un bien. Quand le total des créances approchent le prix du bien, en même avant par méfiance, les créanciers ne pretent plus. Avec le fichier, les Cofidis arreteraient de preter quand ça deviendrait « border », où alors ce serait à leurs risques et périls.

      2. Batilus

        Ahah, on rembourse à hauteur de 1/3 des revenus, y compris les revenus cachés. Que, bien sûr, on connait, parce qu’ils ne sont pas si bien cachés.
        A propos, quel est l’avantage de prendre une assurance perte d’emploi (a priori payante) si c’est le créancier qui en subit les conséquences ?

    8. Laurent

      C’est le socialisme qui fabrique ces décérébrés en matraquant le cerveau des gens depuis le plus jeune age avec des messages destructeurs du genre « vous êtes des victimes », « ne vous en faites pas, l’état s’occupera de tout » et j’en passe…résultats on se retrouve avec des masses de gens qu’il faut assister à 100% car il sont incapable de ne rien faire par eux même.

  6. Pere Collateur

    Punaise, je ne savais même pas qu’on avait un ministère de la consommation et je n’avais jamais entendu parler de ce Kamarade Hamon…
    Le seul Hamon que je connaissais c’est celui dans Star Gate SG1… C’est grave docteur?

  7. Le Parisien Liberal

    justement, dans un domaine voisin, Stephane Soumier, sur BFM, parlait des faux avis de consommateurs sur Internet et de solutions marchandes qui émergeaient pour contrecarrer cela.

    Democratie du consommateur et Internet, des mots qui ne sont pas encore arrivés aux zoreilles de nos chers (dans tous les sens) ministres !

    1. Pandora

      Bien sur qu’ils sont au courant !
      La preuve : ils annoncent régulièrement qu’ils veulent instaurer une autorité de régulation pour contrôler internet, le mal absolu qui fournit l’information gratuite.

  8. Deres

    A propos de notre cher gouvernement, j’ai vu le dernier « des racines et des ailes » sur FR3. Cela traitait de la Loire et finissait par la chère ville de Nantes de notre bon premier ministre. Cela nous donne une bonne idée de ce qui nous attend. En particulier, j’ai été marqué par le remplacement complet sur une île d’important chantiers navals par un immense espace entièrement consacré à la balade et aux happening artistiques au frais du contribuables. Les oeuvres d’art de grande taille, commande de la municipalité sont omniprésentes …

  9. Pascale

    On en revient toujours à la même conclusion socialiste : infantiliser, déresponsabiliser et retirer ses libertés au citoyen lambda sous couvert de le « protéger ».
    Hier, je réécoutais cette excellente vidéo et concluais que Tocqueville était réellement un grand génie visionnaire :

    1. Mateo

      Olala, c’est de l’or en barre cette page! Toutes les contradictions à la fois de l’étatisme, de la corruption et des marchandages politico-politiciens qui l’accompagnent forcément, et celles du militant coco de base inculte économique incapable justement de se rendre compte de ses propres contradictions…

  10. dede

    « un renouvellement excessif des terminaux mobiles pose des questions environnementales et pèse sur notre balance commerciale »
    Il suffirait donc de demander a Oseo de financer une entreprise innovante pour produire des telephones mobiles francais et respectant l’environnement.

    Par-contre, c’est peut-etre du ressort du Ministere de l’Industrie, auquel cas, le ministre de la consommation n’est plus dans la boucle, d’ou l’interet d’une nouvelle loi…

  11. Jesrad

    « il entend, avec le reste du gouvernement, repartir à l’assaut d’une définition des services publics au niveau européen, on comprend que le but ultime de Hamon n’est pas, très loin s’en faut, de faciliter la vie du consommateur (ce serait un échec épique) »

    Surtout si c’est pour conserver les sévices publics fraôançais en l’état… Vous connaissez les agences « ouvertes jusqu’à 20h30 mais qui ferment à 18h comme ça on est sûr qu’à 20h30 y a plus de clients » ? -> http://you.leparisien.fr/actu/2012/01/25/et-donc-je-paye-mon-pass-navigo-tous-les-mois-12956.html

  12. gem

    Décidémment ça devient dur de suivre le rythme des semeurs de bouses. Déjà même en étant seulement lecteur, j’ai du mal, alors j’imagine pour celui qui écrit… Où qu’on tourne la tête et les oreilles, c’est un festival hallucinant, on se pince pour y croire.

  13. Morsay

    « Plus personne ne s’inquiète de ces dérives où l’État, ses sbires, affidés et sicaires peuvent débarquer chez un individu sans prévenir ni scrupules, à l’instar d’un maffieux »

    ^ THIS.

    les politiciens veulent détourner le regard des citoyens des pratiques de l’état et s’inventent donc des ennemis imaginaires : le méchant capital, les entreprises privées (beurk), la mondialisation, la malbouffe.

    et apparemment ça marche.

    ps : un seul f à mafieux par contre.

    1. Calvin

      Pas que des ennemis.
      Ils inventent aussi des faux problèmes.
      Et comme le faisait remarquer H16 dans nombre de ses billets (et des commentateurs, comme sanksion), l’aberration, c’est que le faux problème, à force de décrets, lois et autres publicités médiatiques, finit par devenir réel, pesant et pire.

  14. infraniouzes

    Je vous trouve bien dur avec ce bon Benoît…. Lui qui était sur tous les écrans de TV il y a encore 2 ou 3 ans est maintenant presque passé à la trappe.
    Parmi les bl’Ayrault’s boys il fait pâle figure. On ne l’entend plus, on ne le voit plus… Or, pour un homme politique, le silence des médias est le commencement de la fin, la lente descente vers l’oubli, l’horrible froid des abysses. Il lui faut, à tout prix, exister. Son avenir politique en dépend ! Donc, une seule solution: dire des conneries, les plus grosses possibles pour qu’elles soient reprises par la grande distribution de l’information…. Ça peut réussir. Mais la Reine des tournesols a pris de l’avance, ça sera dur de la remonter. Enfin, il peut toujours essayer…

    1. Josselin

      Cette méthode est utilisée des scientifiques en mal de subventions. Dire des conneries, réfuter des thèses par des hypothèses saugrenues, histoire que l’on parle d’eux et qu’on les subventionne pour étayer leurs propos.
      Comme quoi, c’est une méthode qui fonctionne et a déjà fait ses preuves.

    2. Calvin

      Juste une remarque (pas forcément en contradiction) : effectivement, par rapport aux poids-lourds du gouvernement (j’entends par là le nombre de bêtises proférées), Hamon a mis du temps à exister médiatiquement.
      D’où une double conséquence :
      – la bonne, Benoît a dû vouloir se mettre au courant des dossiers et ficeler quelque chose de « béton »,
      – la mauvaise, c’est que même en réfléchissant, il nous sort des bêtises…
      Désespérant.

        1. Calvin

          Pas faux. A partir d’une idée, ma foi pas trop méchante mais bancale, et à force de « réflexion », d’amalgames, de raccourcis, de certitudes, ça aboutit à une catastrophe apocalyptique.
          Car, c’est bien connu, quand quelque chose ne marche pas, comme l’idée, à l’origine, est « juste », c’est qu’on n’est pas allé assez loin…

  15. Mateo

    « Résultat : de plus en plus d’opérateurs sont contraints de faire du low-cost, dans les transports, la téléphonie ou l’automobile. Mais ces salariés qui achètent à bas coût encouragent la baisse des coûts de production, et donc de la rémunération du travail… Cet arbitrage du consommateur salarié se fait au final contre ses propres intérêts. »

    J’ai du mal à y croire… J’ai du mal à croire qu’on puisse être aussi bête et économiquement inculte à ce niveau là. Ne serait-ce pas une déformation de journaliste?
    À moins qu’il fasse semblant, qu’il soit parfaitement conscient de la bêtise de son propos et qu’il sorte ce genre d’énormité par pure démagogie et calcul électoraliste.

    Hum, résumons, bêtise, inculture économique, malhonnêteté intellectuelle, démago… Pas de doute, c’est un homme politique français.

  16. Pascale

    Dans le genre tous les gouvernements de droite comme de gauche, peu importe, se ressemblent dans leur capacité à nous pondre une nouvelle loi à chaque nouvel évènement, le gouvernement actuel va nous en pondre une sur la criminalisation des Français qui vont partir s’entraîner dans des camps de guerre.
    Il nous rejoue le coup que nous a fait Sarko pendant 5 ans : un évènement = une loi.
    Et par la même occasion encore une diminution de nos libertés. En effet, je ne vois pas trop comment ils vont ficeler cette loi qui devra bien prouver que le gars qui sort de France est aller s’entraîner. Et quand bien même il serait allé suivre un entraînement militaire, cela ferait-il de lui un terroriste.

    1. Calvin

      Je le redis : le Changement (de nom du Président), c’est maintenant. Mais, une fois passée la Normalitude d’après victoire, on revient en Banalitude.
      Vive la France, Vive la République…

  17. Aristarque

    Un nom emprunt de solennité = Hamon emprunt de solennité ???

    Hamon empreint de solennité convient mieux donc c’est un nom empreint de solennité

  18. pod

    Je me méfie souvent de ceux qui laissent de telles traces (sic votre fin de billet)… surtout lorsque leur niveau de [Q]ulture ne vaut guère mieux qu’un fond du slip… Alors « Rouges devant, marrons derrière ? » Certainement.

    1. Calvin

      Ils les ont éteintes en sortant…

      Avant, les hommes politiques s’inspiraient des Lumières.
      Maintenant, ils fabriquent leur référentiel à base de préjugés, d’approximations et de théories fallacieuses.
      Tout est inversé…

      Tiens, pour répondre à ta question, on est passé des « lumières d’Hamon-Rââ » à « Râ-Hamon le côté sombre des moutontribuables »…
      Tout est inversé…

    1. Arsi

      Une connaissance est une rouge, c’est incroyable qu’il y en ait encore. Ces gens sont dénués de bon sens, et donc ils se plaignent tout le temps sur tout.
      Ça doit être fatiguant d’avoir une vie ressemblant à un combat permanent.

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