Sauver l’industrie ? Vraiment ?

Dans une intéressante question posée sur son blog, l’Hérétique cherche à savoir quelles pourraient être les mesures que prendrait un ministre fraîchement nommé à l’Industrie et dont Bercy dépendrait, notamment si celui-ci était libéral pur sucre. Cité dans la liste de ceux dont il voudrait lire la proposition de réponse, je me vois contraint — mais heureux — d’y réfléchir. Je croque donc un champi hallucinogène et je réponds.

champis qui font rirePlaçons nous donc dans l’hypothèse où un ministre solidement libéral et très légèrement inconscient prendrait la place de Moscovici. Il faut bien comprendre que le postulat de base est particulièrement couillu puisque le libéralisme n’a effectivement jamais été tenté en France sur les quarante dernières années, à la parenthèse microscopique, peut-être, de la période Madelin qui fut révolue très vite (on pouffe d’ailleurs à l’idée des baveux gauchistes qui voient l’ultra, le néo ou le turbolibéralisme partout dans la confusion mentale qui préside à ce qui passe pour leurs réflexions et on aimerait qu’ils nous expliquent, s’ils en ont encore les moyens, comment tout le monde peut avoir un discours dominant anti-libéral et voir du libéralisme partout…) Et le postulat va plus loin puisqu’il suppose que ce libéral arriverait à la place d’un Moscovici dont tout indique pourtant qu’il va continuer à glandouiller à Bercy encore de longs mois, pendant que la tempête fera rage. Mais baste, ce n’est pas grave : moyennant quelques psychotropes puissants, poussons l’hypothèse au bout.

Eh bien en réalité, j’ai déjà répondu dans un précédent billet à la question posée : les mesures urgentes à prendre, pour sauver ce qui peut l’être, sont résumées ici, et le titre rappelle que ces mesures ne seront de toutes façons jamais appliquées, la France ayant déjà choisi sa destinée confirmée par les médiocres borborygmes évasifs de Hollande à la présidence.

Et si l’on se concentre sur les mesures immédiates à appliquer dans ce pays de momies, contentons-nous des premières évoquées dans le billet : une libéralisation des domaines les plus encroûtés et une refonte des codes du travail et de la fiscalité.

La libéralisation devra porter sur un maximum de domaines, à commencer par les transports comme l’explique fort bien Vincent Bénard dans un récent billet. Les habituels gauchistes, perdus dans les dédales complexes de leurs pensées foutraques, m’objecteront que cette libéralisation va être horrible car mettre à mal le service public. L’usager des transports collectivistes français sera alors prié d’imaginer pire transports que ceux qui existent actuellement (grèves, retards, services pourris, maintenance foireuse, tarifs prohibitifs ou ridicules et surtout payés par tous les contribuables, qu’ils prennent les transports ou pas). L’usager sera prié de s’accrocher au système existant en refusant catégoriquement l’apparition de taxis libres, plus nombreux et moins chers, de transports de bus et de cars simples et peu coûteux pour des destinations standard actuellement peu ou pas desservies par une SNCF en déficit chronique de tout sauf d’ennuis mécaniques. L’usager, notamment francilien, sera prié de continuer à partir en retard pour arriver à une heure inconnue sur des transports qui puent, sont sales et remplis de resquilleurs, avec le sourire, merci. Et l’usager devra alors imaginer que cette libéralisation sera – évidemment – une malédiction.

Si on libéralise les transports, on devra le faire pour l’énergie, avec, pour rire, une autorisation d’exploitation des gaz de schistes, histoire de faire des trous abominables et très très polluants au milieu de nulle part, ce qui provoquera l’abomination des emplois, la catastrophe de l’indépendance énergétique, l’ignominie d’une expérience exportable dans le monde, bref, l’horreur d’une baisse du chômage. Corinne Lepage s’en fout, elle, elle a déjà un job douillet bien au chaud (et ce n’est pas elle qui paye la facture de chauffage).

Taxis démotivants

Dans la foulée, la libéralisation de toutes les professions protégées fera bien évidemment grincer des millions de quenottes. Mais en réjouiront des dizaines de millions d’autres.

Et puis tant qu’on y est, on devra aussi libéraliser les couvertures sociales (santé, emploi, retraite). Attention : il ne s’agit pas ici de dire « Allez, zou, on supprime la Sécurité Sociale. » Que nenni. Il s’agit simplement de permettre à chaque individu de choisir lui-même s’il reste affilié à l’ensemble des usines à gaz collectivistes vouées à la faillite branches de notre système que le monde nous envie (mais se garde bien de copier) ou si au contraire, il préfère cotiser, directement, à telle ou telle entreprise d’assurance privée dont la gestion interne permet un minimum de pérennité sous peine de carafer. On peut même envisager que les patrons versent alors aux individus qui le décident, directement, leur salaire complet. Les autres salariés (les solidaires, les gentils, les « de gauche » avec le cœur sur la main), bien évidemment, sont libres de rester exactement comme en l’état actuel et d’abonder généreusement au tonneau des Danaïdes aux caisses habituelles.

Pour donner une petite idée de ce que cela donnerait, j’ai réalisé un petit tableau qui montre salaire net, salaire brut (charges salariales incluses, donc) et salaire superbrut, i.e. le coût employeur. Vous me pardonnerez l’exactitude moyenne des chiffres (il peut y avoir quelques euros en plus ou en moins en fonction des innombrables paramètres qui déterminent la feuille de paye et le coût patronal d’un salarié, magie d’un code du travail et de la fiscalité de plusieurs milliers d’articles illisibles). Ça donne ceci :

salaires nets, bruts, superbruts

Ce qui veut dire qu’un smicard toucherait, s’il désire sortir de la Sécu, un salaire d’un peu plus de 1900 euros. Avec ces 860 euros supplémentaires, il peut alors, s’il le désire, s’assurer chez une société privée. En allant voir ce qui existe, comme IHI, DKV ou Amariz, on sait déjà que les rangs de prix tournent à 4000€ par an (334 euros par mois) pour une couverture supérieure à l’actuelle Sécurité sociale. L’ouverture de la concurrence sur un tel marché provoquerait inévitablement l’entrée sur le marché de très gros assureurs existants (notamment les actuelles complémentaires santé, bien positionnées) qui feront encore baisser ce tarif.

Avec les 500 euros restants, le Smicard peut alors choisir de mettre un peu de côté dans une infernale retraite par capitalisation, ou une assurance chômage, ou les deux. Il peut aussi choisir, notamment en début de carrière, de dépenser cet argent ou en faire autre chose (épargne pour un logement, etc…) Cela fait tout de même 6000 euros de plus à la fin de l’année, ce qui, pour un Smicard ou n’importe qui de normal, est loin d’être négligeable. Les retombées de ce nouveau pouvoir d’achat sont donc difficilement calculables, mais on imagine assez mal que la liberté retrouvée se traduirait exclusivement par un marasme économique (et il n’y a que nos habituels humanistes forcenés de gauche qui y trouveront à redire : l’égalité ne se conçoit que dans le malheur, hein).

Et les autres salariés bénéficieraient eux aussi d’une légère amélioration de leur sort. On peut comprendre qu’avec 7.000 à 20.000 euros de plus par an, les classes moyennes, martyrisées par Sarkozy puis Hollande, retrouveraient certainement le goût de la consommation de façon autrement plus efficace qu’avec une pluie d’impôt suivie du brouillard diaphane de redistribution passagère servi comme excuse au matraquage fiscal.

Au passage, ces libéralisations ne coûtent pas un rond à l’État, du contraire même puisque les soultes et autres transferts monstrueux des impôts vers les comptes sociaux disparaîtraient d’office.
Et qu'on ne me sorte pas les chouinements sur une éventuelle faillite consécutive de la SNCF ou de la Sécu : soit on considère que ces entités sont géniales (et dans ce cas, elles n'auront pas de problèmes à conserver des clients), soit, gérées par les syndicats, elles feront fuir les usagés et se retrouveront cul nu. Dans ce cas, l'humaniste de gauche ne peut évidemment pas souhaiter faire perdurer ces entités si mal gérées puisqu'il a le bien collectif à cœur, et qu'une faillite par fuite de clients signifie à l'évidence que le collectif ne veut plus de ces vieux coucous pourris.

Et puisque nous évoquions les impôpotames, il semble évident qu’une diminution franche des taxes (comme ce qu’a récemment décidé Genève, en Suisse), permettrait d’améliorer grandement la trésorerie générale des Français et de leurs entreprises. L’effet Laffer suite à l’instauration d’une flat tax, par exemple, permettra même, si le taux de cette flat tax est correctement calculée (je l’estime à 15%, à la grosse louche) de conserver l’Etat à flot. La simplification drastique du code fiscal s’ensuivant permettra aussi aux entreprises et aux particuliers de sortir de la spirale stupide d’incertitude fiscale dans laquelle tout le monde baigne en France actuellement.

Ces quelques mesures provoqueraient, pour le coup, un vrai choc (et pas que de compétitivité). Ce choc serait d’ailleurs d’autant plus fort qu’il impacterait toute la société française dans ses scléroses, ses vices et ses corruptions fondamentales, et provoquerait plus que probablement de vastes mouvements sociaux des parasites qui ne vivent qu’avec l’Etat et ses subsides comme horizon. Le passage par de nombreux référendums semblerait la seule voie possible pour faire passer ces quelques mesures simples, mais … Mais …

Mais l’effet des champis rigolos s’estompe. Il faut revenir à la réalité : la France est un vieux pays. Sa population vieillit, doucement. Les jeunes, aussi nombreux soient-ils, sont déjà vieux dans leurs têtes et, gavés d’égalitarisme, entouré du cocon douillet et abêtissant de l’EdNat, ne voudront jamais entendre parler de ces nouveautés qui représentent un si grand risque. Les vieux savent ce qu’ils ont à perdre (sans pouvoir imaginer ce qu’ils ont à gagner). Et les ni-vieux ni-jeunes sont, de toute façon, bien trop occupés à pédaler pour faire tourner la machine qu’ils ne s’intéresseront à la déchéance française que lorsque les pédaliers sur lesquels ils poussent tomberont en morceaux. Personne ne voudra de ces réformes. Personne ne voudra changer, et tout le monde voudra même plus de ce qui n’a démontré que sa capacité de nuisance et d’échec…

Dès lors, en un mot comme en cent, ministre libéral ou pas à la tête de l’économie, ce pays est foutu.

J'accepte les Bitcoins !

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Commentaires228

  1. tn

    D’accord sur tout, naturellement, sauf la libéralisation de TOUTES les professions.

    Il existe tout de même des métiers qui sont soumis à vérification des compétences. Toubib, par exemple.

    1. Aristarque

      Je ne pense pas qu’H16 évacue la question des compétences nécessaires pour bon nombre de métiers.
      Il évoque plutôt les numérus clausus, licences, autorisations spéciales et autres restrictions d’installation qui isolent plusieurs professions des rudes affres de la concurrence…

    2. Elphyr

      On est d’accord.
      Même si on peut dire « un mauvais médecin personne n’ira le voir », certes, mais le mal sera fait et des patients vont en souffrir.

      Des réglementations « de bon sens » seront hélas (?) toujours nécessaires.

      1. Higgins

        J’ai quelques exemples autour de moi qui laissent à penser que le système actuel est très loin de donner toutes les garanties requises aux patients. Mais libéraliser, ce n’est pas faire n’importe quoi comme le souligne H16 plus bas.
        Le billet est excellent et donne une très bonne idée de l’étendue de la spoliation institutionnalisée dans ce pays.
        Je crains fort qu’on doive descendre encore plus bas pour qu’une réelle prise de conscience ait lieu dans ce pays. En attendant ce jour, nos représentants prennent des mesures fortes:
        http://www.leparisien.fr/societe/le-senat-adopte-l-amendement-nutella-14-11-2012-2320667.php
        A pleurer.

      2. gillib

        Hum
        Vous êtes libre d’aller voir un marabout un rebouteux, mais je pense que vous préférez voir un médecin qui aura un diplôme d’une université privée (que l’étudiant aura payé avec ses sous ou un emprunt).
        L’état n’a donc pas besoin d’intervenir.

        1. gillib

          bonjour tn
          Vous connaissez internet :)
          Il suffit de se connecter sur le site de l’université pour savoir si le médecin est reconnu par la fac.
          Votre médecin il vous a montrer son diplôme, vous savez à quoi ça ressemble un diplôme de médecin. lol

        2. tn

          Ben je ne connais pas des masses de toubibs qui affichent leurs diplômes sur les murs de leurs cabinets.

          Et puis, quand je vois que ma mère semble se taper une occlusion intestinale (tout de même mortelle à brève échéance), j’ai pas trop le temps de chercher, non plus

    3. Libéralisation ne veut pas dire de faire n’importe quoi. Dans ce cas là, c’est le numérus clausus qui doit sauter, c’est la totale liberté d’installation, c’est la pratique libre d’honoraires, etc…

    4. Jesrad

      C’est vrai qu’il est plus que temps que les compétences réelles des médecins actuels soient vérifiées. Le nombre d’âneries que beaucoup d’entre eux disent est déjà consternant…

      Je suggère de laisser les assurances maladies indépendantes certifier les médecins.

      1. Crucol

        +1000

        de même, le permis de conduire devrait être lié à l’assurance du véhicule, puisque celui qui paie au final fait toujours plus attention (ici l’assureur en cas d’accident de voiture ou médical)

        Excellent article, comme à votre habitude très cher H16.

        1. Jeanpierre

          Je me trompe peut être mais il me semble que la plupart des accidents ne font que de la tôle froissée et de la peinture griffée. Ca ne vaut pas le coup de faire jouer l’assurance dans ce cas parce qu’à long terme, ça coûte plus cher si on tient compte du malus. Et dès qu’on plante une voiture un peu vieille mais encore très propre (genre cinq à dix ans), l’assurance la déclare irréparable économiquement et paye des clopinettes. En fait, les assurances couvrent des frais importants et les petits frais sont à la charge du conducteur. Donc permis de conduire lié ou pas à l’assurance, je fais super gaffe.

    5. Deres

      Il est certain qu’il faut absolument conserver la nécessité d’avoir un diplôme certifiant plusieurs années studieuses à l’Ednat pour devenir coiffeur … Pareil pour posséder un salon de coiffure. Notre salut dépend du fait que ceux-ci en plus de leur sésame de coiffure possède un diplôme de gérant de salon de coiffure. Imaginer sinon ! Madame Michu risque de sortir du salon avec des cheveux violets ou orange. Un tel crime est impensable dans notre république !

      Sans rigoler, il ne faut pas confondre libéralisation et anarchie. De plus, mettre une législation demandant certains diplômes est encore se mettre à la place des gens dasn une certaine mesure. En effet, qui voudrait d’un médecin qui n’a pas de diplôme ? La plus-value de l’Etat sur ce job est surtout que je ne saurais pas garantir facilement l’authenticité du morceau de papier encadré sur le mur de mon généraliste … Mais ce genre de vérification n’a aps besoin de fonctionnaire pour autant. Une agence privée, les mutuelles ou la corporations des médecins sont tout à fait capable de réaliser cette activité sans intervention du ministère de la santé …

      1. tn

        Je ne vois pas l’intérêt d’un ministère de le santé. Par contre, cela veut dire qu’un organisme non étatique (ordre des médecins) doit être investi d’un droit de coercition (interdiction d’exercer si pas de diplôme reconnu). Pas évident à faire dans une optique libérale.

        1. Deeggs

          Pas besoin de coercition. Passer une annonce pour dire « Attention, M. Dupont n’est pas un médecin fiable, il est soupçonné d’avoir déjà rendu malade X patients. » et l’envoyer aux assurances et mutuelles pour relayer le message, suffirait amplement.
          Cerise sur le gâteau : une jurisprudence qui considère qu’une mutuelle qui rembourse les honoraires d’un médecin valide sa pratique de la médecine pour motiver tous le monde à ne pas accepter de faux-médecins.

        2. ph11

          L’ordre des médecins, pas étatique ?
          Cet ordre a été créé par le régime de Vichy, tout comme la retraite par répartition, le code du travail…

        1. Le Gnome

          Si, si, la boutique voisine de la mienne est un salon de coiffure.Il y a deux ans, deux pandores sont venus demander à la gérante son diplôme, alors qu’elle exerçait depuis 25 ans à la satisfaction générale des mamies du quartier. Il a fallu qu’elle aille chercher son sésame chez elle pour prouver qu’elle ne massacrait pas les tifs sans bénédiction de l’Etat.

        2. pak

          Non, pour ouvrir un salon de coiffure il faut le CAP, faute de quoi on peut être coiffeur mais on ne peut avoir sa boutique. Ce qui a fait la fortune d’un jeune homme qui n’ayant pu ouvrir un salon est devenu coiffeur a domicile, car ça c’est autorisé sans CAP. Et il a monté une très belle entreprise. C’était dans un reportage de Capital il y a quelques années.

        3. Aristarque

          Depuis Pétain, c’est comme cela et les sanctions prévues sont d’ailleurs particulièrement gratinées puisque recourant à de la prison ferme, rien de moins.
          D’ailleurs, pour que Le Gnome évoque l’intervention de deux pandores en raison d’une suspicion ou délation (sport plutôt national), cela montre bien que Philippe ne plaisantait pas avec le déboisage des tifs !

      2. raimverd

        Bravo Deres!

        L’étatisme colle tellement à la peau de bien des « libéraux » qu’ils sont incapables d’imaginer comment de nouvelles façons de faire se mettraient en place. Ce qui se passe en fait dans d’autres domaines.

      3. Crucol

        « il ne faut pas confondre libéralisation et anarchie ». De même, il ne faut pas confondre anarchie (absence de pouvoir) et anomie (absence de règles).

    6. Laurent

      On peut parfaitement libéraliser toutes les professions. A charge aux commenditaires (clients) de vérifier les conpétances du professionnel a qui ils font appel. liberté, responsabilité, cqfd

  2. Aristarque

    Waouh!
    La dose de champignons hallucinogènes que tu as ingurgitée!
    Mais le résultat est là!
    Sans rire, il faudra, à mon avis, que nous ayons percuté la falaise de la dette ou autre pour qu’éventuellement, une partie de la population de moutontribuables envisage, peut-être, voire possiblement de commencer à envisager des études préliminaires pour mettre un zeste de libéralisme économique dans sa vie…
    Je crois bien plutôt que les pleureuses politiques, soutenues par la presse subventionnée, ne cesseront de réclamer davantage de ce gloubiboulga que le monde entier ne nous envie même plus, d’ailleurs… et que nombre de ses victimes s’y associeront.

  3. Sébastien R.

    Beau passage sur la libéralisation de la Protection sociale (je me refuse à utiliser le mot Sécu S).

    J’en rêve rien que pour faire voler en éclat le tonneau des danaides (ou pompe à fric des syndicats pantouflards, c’est selon)

    Ne pas oublier non plus d’abroger l’obligation d’affiliation à une mutuelle (loi Evin) qui t’oblige « etsestnegociépourtonbienregardetaconventioncollective » à payer pour une mutuelle parce que c’est obligatoire, c’est négocié DONC moins cher (et géré par les syndicats mais chut)

    1. Deres

      Attention, pour moi libéraliser la sécurité sociale ne veut justement pas obligatoirement dire casser notre modèle de solidarité actuel. La libéralisation et le choix des individus est un but en soi. Après, c’est un choix de société de rendre plus ou moins obligatoire une partie des inscriptions. Le faux débat actuel est justement de se servir du couvert de la solidarité et du versement quasi-invisible via les charges pour cacher la gabegie de l’organisation de notre système de santé.

      Dans l’automobile, les assurances sont obligatoires depuis quelques temps mais elles ne sont pas publiques pour autant. Distinguer les 2 choses permettrait justement d’avoir d’un côté un système efficace et de l’autre un vrai débat démocratique de société sur le niveau de solidarité souhaitable.

      1. Deres

        C’est justement un faux argument malheureusement toujours rabâché des étatistes de lier système publique et solidarité. Dès que l’on parle de libéraliser la santé, on te dit que tu es un égoïste qui veut laisser les pauvres mourir dans la rue la bouche ouverte. En fait cela n’a rien à voir.

        J’ajoute de plus qu’insidieusement notre système de santé est déjà à 2 vitesses justement à cause des hôpitaux publiques où les pontes ont des clients privés. On est bien dans les travers habituelles du socialisme ou avec l’argument de l’égalitarisme on créé en toute discrétion beaucoup de’inégalités qui profite aux élites qui savent se servir du système au détriment des moutons …

      2. y

        on dira para publique

        Aucunes d’elles ne proposent d’assurance santé au première euro
        et pourtant elles en ont le droit mais chez nous tout est géré par un haut fonctionnaire, directement ou indirectement (ancien haut fonctionnaire)

        1. y

          je parle des assurances et pas de la sécu qui elle est une assurance (privée et monopolistique) ouvertement dirigée par des hauts très hauts représentants de notre état protecteur

    2. Before

      Tellement obligatoire que mon épouse et moi-même en payons une chacun !
      Je sais, je l’ai déjà dit sur ce blog, mais ça m’énerve toujours autant !

  4. tn

    « les pleureuses politiques »

    En l’occurrence, on pourrait parler de pleurote politique. C’est tout aussi juste et on reste dans les champignons.

  5. Raoul

    « Corinne » me semble-t-il. Elle soulève dans son article une question étonnante, pourquoi le sous-sol de notre terrain ne nous appartient-il pas?

    1. Oui, j’ai corrigé. Pour l’appartenance, il est évident que c’est pour que l’état puisse en profiter comme un porc. Et si le sous-sol nous appartenait, une myriade de propriétaires auraient déjà creusé pour les GdS et Lepage passerait ouvertement pour une andouille (alors que là, elle est en stealth mode).

      1. Marco33

        D’ailleurs, vu qu’EDF et GDF migrent vers le statut d’entreprises privées et qu’il y a des entreprises privées qui fournissent de l’énergie, on pourrait se poser la question de la légitimité de l’Etat à nous confisquer les ressources naturelles éventuelles sous nos propriétés?

    2. Marco33

      Parce que nous ne sommes pas un vrai pays libre, démocratique.
      Nous ne sommes pas de vrais propriétaires puisque l’Etat ne nous accorde que quelques poignées de centimètres en sous-sol.
      Nous n’avons pas le choix des caisses de retraite, de santé, de chômage.
      Les français sont au mieux un peuple sous curatelle voir tutelle.
      Bref, à part pour nous sanctionner, où là nous sommes pleinement responsable de nos actes, pour tout le reste, nous avons le statut d’irresponsable qui a besoin de l’Etat pour nous obliger dans ce qui est « bien » pour nous….

      Et la majorité applaudi des deux mains.
      CPEF

    3. johnny_rotten

      Bien entendu que le sous-sol appartient au propriétaire du sol.
      C’est quoi encore cette connerie comme quoi le sous-sol est propriété de l’Etat ?

      Quand on creuse un tunnel de RER qui passe sous une propriété , le propriétaire du sol « au-dessus’ est indemnisé.

      1. Pandora

        L’article 552 du code civil dit que le sous-sol appartient au propriétaire du terrain jusqu’au centre de la terre.

        Sauf si on y découvre quelque chose (matière première au choix) de valeur,régit par les autres lois et règlements du code des Mines et autres joyeusetés administratives.
        Dans ce cas-là, c’est l’État, cette mafia qui a réussit, qui récupère les droits d’exploitation, qu’il peut revendre à sa guise.
        Le Code Minier donne « la possibilité donnée à un exploitant d’exploiter une mine même en l’absence de l’autorisation du ou des propriétaires du sol ».

        Donc nous ne sommes pas propriétaire du sous-sol si on y découvre quelque chose d’exploitable.

        1. Aristarque

          On s’en doute mais au final c’est bien le fait qu’on est propriétaire du sous-sol que s’il n’y a rien que de la terre et des cailloux sans valeur quelconque.
          Etre un propriétaire « variable » selon la nature ce ce qui s’y trouve n’est donc pas vraiment en être le propriétaire puisqu’il manque de facto des attributs caractéristiques de la propriété…

        1. tn

          Oufti binami em’gamin. La Wallonie, c’est bien pire que la France, hein donc ! Faîtes donc d’abord le ménage chez vous, savez vous bien ……………..

  6. Porfirio

    « comment tout le monde peut avoir un discours dominant anti-libéral et voir du libéralisme partout »

    Z’y pansez pas mon bon saigneur, il faut bien réciter des Sutras pour chasser le mal(e?).

  7. Raoul

    De mon côté, je flinguerais l’ednat en tout premier à coups de chèques education, puis la culture sans aucune mesure de remplacement.
    D’autre part, ça doit être mon côté humaniste bisounours, je me demande comment, une fois que la SS aura fait faillite, on pourra assurer une protection sociale aux indigents? La seule charité privée?

    1. dede

      J’ai un peu le meme probleme sur la SS. Il est certain que ca ne peut pas tenir en l’etat mais un bigbang me parait problematique (essentiellement sur les retraites, un peu moins sur la sante): nos parents qui ont cotises sans capitaliser lorsqu’ils etaient actifs se trouveraient un peu a poil. Ceux dont les mioches (voir l’absence de descendance) ne peuvent/veulent pas aider se trouveraient dans une situation vraiment delicate…
      Le « contrat social » necessite une revision mais le denoncer tout de go me parait cavalier.

      1. Sauf que le constat que vous dressez l’a déjà été il y a 30 ans, 20 ans, 10 ans et personne ne fait rien. On doit pouvoir tenir encore un peu comme ça, puis au lieu d’être acteur du changement, le subir de plein fouet et en pleine gueule. A vous de voir.

        1. dede

          Bien entendu, je ne pense pas qu’on peut le tenir tel quel…
          Meme les fonds de pension ont un probleme lorsqu’ils sont « defined benefit ». Il y a clairement besoin de revoir nos attentes tres tres vite et je vous suis au moins sur un point : nous ne voyons pas le debut d’une prise de conscience de nos gouvernants (certains en parlent mais ils n’y croient pas ou, ne sachant pas que faire, n’agissent pas).
          Personnellement, je suis heureux de ne pas etre au gouvernement!

        2. Aristarque

          On « tient » comme cela par des emprunts à répétition annuelle pour combler les déficits que tu (H16) remarquais récemment se creuser de plus belle en dépit des restrictions de plus en plus fortes sur les prestations réelles de la SS…
          Donc quand on arrivera au bout de l’argent des autres, il ne pourra manquer de s’effondrer ou de muter en quelque chose de délirant du type « tu raques obligatoirement » sans avoir le moindre début de commencement de certitude que la prestation théorique prévue soit assurée.
          § tout le tralala avec le « nouveau cadeau aux patrons » qui consiste à payer tout de suite des impôts supplémentaires pour obtenir une « aide » conditionnelle et conditionnée dans deux ans (délai bien sûr variable surtout dans le mauvais sens).
          Peut-être verra-t-on apparaître des remboursements obligatoirement différés de six mois ou un an pour en arriver à payer les remboursements d’avant hier avec les cotisations d’après demain, ce qui est finalement le principe du RDS sous une forme plus crue?

      2. Before

        Faut voir comment s’est passée la transition au Chili. Pas trop mal, je crois, sur plusieurs années, avec liberté de choix.
        Mais ça ne s’est pas fait du jour au lendemain, c’est sûr.

    2. LuciusT

      Charité privée, effectivement. Mais cette dernière peut passer par un organisme collectif (monté entre les différentes assurances privées par exemple).
      Il n’existe pas de raison fondamentale pour que des organismes privés aient moins à coeur le bien être de leurs congénères que des organismes publics. La différence tiendra seulement dans la responsabilité (accountability) et, par conséquent, la bonne gestion des comptes.
      Au pire, il pourra y avoir de « gentilles assurances solidaires » avec le label qui va bien et qui donneront des assurances gratuites aux indigents. Mais ce sera à l’assuré, au final, de choisir s’il souhaite ou non souscrire auprès d’un tel organisme.

  8. Jaedena

    Le probleme du cout pour le salarie de l’assurance maladie n’est que de facon mineur des frais de gestion trop eleves, mais est surtout un probleme de financement des soins des personnes agees : dans un systeme d’assurance maladie individuelle avec retraite par capitalisation, ils auraient du epargner afin de payer leur assurance sante avec une partie de leur retraite.

    Dans le systeme actuel, c’est directement le salarie qui finance l’assurance sante du retraite en plus de celle de sa famille. Retraites actuels qui n’ont que peu cotise tout au long de leur vie, pyramide des ages oblige.

    Si demain on passe a un systeme d’assurance sante prive, cela sera forcement moins cher. Sauf que, qui payera l’assurance sante des retraites ?

    Cordialement.

        1. Des exemples de transitions vers la capitalisation existent (Chili par exemple). Et pour les assurances, on peut envisager une période de transition sur 5 ou 10 ans pendant laquelle les cotisations seniors sont capées pour éviter un choc trop gros. Cependant, ça ne sert à rien de trop se focaliser sur ce problème : le marché que représentent les retraités en matière d’assurance est énorme. Je vois mal une assurance s’en couper.

    1. Deres

      Cela fait quarante ans au moins que l’on sait que le système par répartition va dans le mur. Il aurait suffit à l’époque d’augmenter les cotisations afin que le système ait un « bas de laine » pour le futur. Cela aurait constitué une sorte de système par capitalisation mais de manière totalement solidaire. Cela aurait au moins eu le mérite d’être plus pérenne sans changer le système puisque certains ne veulent pas en entendre parler. A certains moments, des caisses d’amortissement ont été crée pour faire cela à petite échelle je crois. le vrai problème est que nos politiques sont des incapables qui ne savent que redistribués de l’argent pour acheter les voies. les visions à long terme sont rares et brèves chez eux. Donc primo cela n’a pas été fait, mais les caisses créés ont été systématiquement pillés à la première occasion pour acheter des voix à doite ou à gauche …

  9. Sceptique

    Le système assurantiel parait pertinent en termes de protections sociales. J’aimerai juste que les assurances ne s’arrangent pas pour avoir des protections indues auprès des gouvernements.

      1. Sceptique

        Je suis dubitatif quand à l’effacement du lobbying des acteurs économiques devant l’état de « droit » français. J’aime beaucoup mon pays , mais il est bien connu pour ses corporatismes.

        Toutefois une nuance à mon propos précédent si le système assurantiel me parait pertinent, je considère toutefois que l’hôpital doit rester public en tant qu’infrastructure. C’est le mode de remboursement des soins et monopoles archaiques qui doivent être combattus.

        1. tn

          Alors là, non.

          J’ai vécu dans un pays ou la médecine était « tout état » et « gratuite ». Fallait être malade pour s’y faire soigner. Dès qu’un mec gagne un minimum de pognon, il va se faire soigner dans le privé.

  10. Pascale

    Retrait total et définitif de l’État de l’économique. LA seule réforme valable ce serait d’interdire constitutionnellement à l’État de s’occuper d’autre chose que ses fonctions régaliennes, lui interdire de fourrer son nez dans les contrats privés, lui interdire de voler les citoyens (en particulier le vol de la propriété privée à travers les droits de succession), lui interdire de nous faire la morale, lui interdire de voter des lois criminalisant des actes sans victimes, bref, le castrer comme il castre les Français.

    1. Deres

      L’Etat doit de toute façon trouver de l’argent pour payer ses activités. Donc il devra bien voler quelqu’un à un moment ou à un autre. L’intérêt principal de la flat tax est que cela évite le système actuel adoré par nos politiques. Ceux-ci sont heureux avec une usine à gaz avec des milliers de leviers et de potards. Ils donnent l’illusion de travailler pour notre bien en touchant un petit peu à tout en permanence. De plus, cela leur donne l’accès aux mesures clientélistes indispensables à de la politique purement politicienne.

    2. Sceptique

      L’état n’est pas forcément un mal. Son intervention dans l’économie est nécessaire en tant que législateur et régulateur. Cela permet de concilier l’ordre et la liberté. La critique devrait plutôt se focaliser sur les interventions excessives et mal adapté. Passer de l’état providence à une nation solidaire sera le défi du siècle prochain.

      1. Pascale

        L’état n’a pas à réguler l’économie. Il fausse toutes les lois du marché par ses interventions, il fausse les prix, empêche la concurrence, protège certains aux détriments des autres, s’oppose à la destruction créatrice etc …

      2. « L’état n’est pas forcément un mal.  »
        Force est de constater qu’il a un brillant et extraordinaire passé.

        « nécessaire en tant que législateur et régulateur.  »
        Là encore, l’Histoire montre à quel point.

        « concilier l’ordre et la liberté. »
        Heu. C’est une blague ?

        « Passer de l’état providence à une nation solidaire sera le défi du siècle prochain. »
        Ça ne veut rien dire. C’est parfaitement creux.

        1. Sceptique

          « Forcer est de constater qu’il a un brillant et extraordinaire passé »

          Comparer diverses époques et y associer les mêmes maux est non pertinent quand il s’agit de régimes et d’institutions différentes. L’état n’est que le moyen en démocratie de faire appliquer les règles de la communauté aux individus comme toute communauté humaine.

          « Là encore l’histoire montre à quel point »

          Même argument que le point précédent.

           » Heu. C’est une blague »
          Non c’est sérieux. Je ne m’inscris pas dans un contexte anarchique qui me semble une utopie malsaine.

           » Cela ne veut rien. C’est parfaitement creux ».
          Je vais le dire mieux : passer de l’association de projet à l’association civile (citation d’un penseur libéral anglais)

          1. « quand il s’agit de régimes et d’institutions différentes.  »
            Et quand ce sont les mêmes ? Parce que la similitude des états fascistes, communistes et nazi est plus qu’un vague trait commun. Il n’y a ensuite aucun doute que l’avènement des pires horreurs collectiviste coïncide avec la progression majeure de l’idée d’état / nation et de la puissance des états. Et sinon, vous confondez manifestement anarchie et anomie.

  11. Stéphane

    « La seule charité privée? »

    Rien que la tournure de cette question laisse entendre que vous n’y croyez pas. C’est une erreur. La charité privée fonctionne très bien, aux USA par exemple, c’est une forme d’évergétisme. Mais pour qu’il y ait charité privée efficace, il faut que 1) les gens aient encore de l’argent pour y contribuer (difficile en France en ce moment) et 2) une tradition et un prestige social lié à la donation (difficile en France encore à cause des traditions de jalousie et de haine anti-riche tenaces).

    Donc la charité privée n’est pas terrible en France pour l’instant, mais ne lui jetez pas trop la pierre, lorsque la Sécu sera morte de sa belle mort c’est tout ce qui restera aux Français les plus démunis.

    Et aussi, l’autre avantage des systèmes de charité privés (les seuls authentiques d’ailleurs, la charité publique est un oxymore) tient à la détection des abus. Les resquilleurs et autres abuseurs du système se font évincer très vite dans un système privé, alors que lorsqu’il est aux mains de fonctionnaires, ceux-là ne se sentent pas très concernés. Ce n’est pas leur argent après tout.

  12. John Bigballs

    Merci de partager ce voyage en première classe. Mais ou trouver ces champignons ??

    C’est intéressant des articles de projection comme ça, je pense qu’on parle beaucoup de liberté à travers son absence, et trop peu par la vision qu’elle peut inspirer.
    Le cauchemard de la servitude nous capte plus que le rêve de la liberté. Pourtant je crois bien que c’est le rêve, la vision qui sont les plus fédérateurs.

    Par exemple, saurait on ce qu’est une voiture aujourd’hui si Ford avait seulement écrit des bouquins sur les méfaits du cheval ?
    Aurait on des écrans tactiles et des applis s si au lieu de lancer Apple avait juste dénoncé la merde qu’étaient les téléphones de l’époque ?

    Ce n’est pas non plus un reproche envers h16 ( auquel je suis accro). juste une reflexion générale comme ça sans direction particulière.

    Qui sait, on sera peut être les résistants du 21ième siècle, à propager les idées de la liberté et du libre consentement, à construire une nation de liberté…

    1. ludo44270

      pourquoi faire payé un impôt au gens pour ensuite redistribué l’argent à ces même personnes ? autant ne pas leurs prendre d’argent dès le départ. cela fait l’économie d’une administration. et en plus ce n’est même pas libéral, c’est du socialisme de bon sens !

      1. NoName

        Ouais mais je vois aps ce que tu appelles impôt négatif ?

        Et moi, venant d’une famille relativement modeste, ma mère percevait plus de la CAF que ce qu’elle reversait en cotisations (après, si les charges patronales étaient mois élevées, elle aurait certainement été mieux payée…).

  13. Artur

    Quels sont les garde-fous qui permettraient de libéraliser sécu/santé sans se retrouver avec les prix de fous des américains et la toute-puissance des grandes corpos de santé/assurance ?

    1. Before

      D’ailleurs est-ce que quelqu’un a un lien pour savoir vraiment comment fonctionne le système de santé aux USA.
      On n’a en France que deux visions stéréotypées : celle de « Urgence » ou « Grey’s Anatomy » et celle qui dit que la première question qu’on pose à un malade c’est « avez-vous une carte de crédit ? »

  14. Tremendo

    Dans l’ordre les priorités urgentes sont:
    - Privatiser l’éducation graduellement (système de bon scolaire pendant 10 ans), les médias publics, la culture et supprimer les privilèges des syndicats et organisations patronales, c’est le nerf de la guerre.
    - Réformer l’administration et la vie politique de haut en bas à travers une bonne grosse cure d’amaigrissement en terme d’effectifs et de privilèges. C’est le deuxième nerf de la guerre.
    - Supprimer les nombreuses réglementations vexatoires aux entreprises.
    - Libéraliser tous les secteurs de l’économie
    - Ouvrir les monopoles de la SECU et des retraites par répartition, transition jusqu’à leur complète disparition
    - Réduire graduellement le code du travail jusqu’à sa quasi non-existence

    Avec tout ça quand le pouvoir d’achat se sera amélioré, on pourra supprimer graduellement les subventions aux entreprises et les aides sociales.

    1. NoName

      Je suis dubitatif sur la privatisation de l’EdNat…
      SI je suis pour l’existence d’une scolarité privée parallèle (l’article de Contrepoints sur SABIS est particulièrement révélateur), pour ma part, je vais à l’Université et si je devais la payer, je n’aurais jamais put y aller. Et même avec une libéralisation massive, mes parents n’auraient jamais eux les moyens de m’en payer une (car si on libéralise les salaires, les prix aussi, et vu que l’EdNat et les universités vivent des subventions, libéraliser c’est leurs faire augmenter les prix…).
      Aux USA, les Universités coûtent plusieurs dizaines de milliers de dollar, pour un cycle complet (une licence par exemple). Or, je n’aurais jamais eus les moyens de payer plusieurs milliers d’euros pour m’éduquer, malgré des résultats scolaires très encourageants.

      Une proposition à faire ?

      1. tn

        Ben il y a plusieurs solutions.

        - En général, les universités offrent des bourses aux étudiants prometteurs.

        - Les banques proposent des prêts études qui sont à rembourser après les études.

        - J’ai personnellement financé mes deux dernières années d’étude en bossant le soir dans un cinéma.
        J’y avais un collègue étranger originaire d’un pays sans accord de financement des études. Ce qui veut dire qu’il avait a payer les frais réels de son cursus de médecine (environ 8000 euros par ans en 1990). Il en a bavé, mais je peux vous dire que son diplôme, aujourd’hui, il l’apprécie.

        Bref, quand « on a pas les moyens », on se sort les doigts du cul et bizarrement on a tendance, de par l’effort fourni, à se retrouver meilleur que ceux qui attendent que les parents (ou l’état) payent.

        1. Pierre

          Il ne faut pas oublier que si les universités américaines sont si chères, c’est avec la bénédiction de l’état. Elles adaptent leurs prix aux possibilités d’emprunt des étudiants… et les prêts étudiants sont très subventionnés. Supprimer les subventions aux prêts étudiants diminuerait les montants, et pour conserver les clients, il faudrait baisser les prix…

          De plus, ici, on a déjà tout payé via le fisc…

        2. NoName

          Pour moi, le problème ne change pas.
          Ou bien on a recours à un prêt universitaire, un non-sens selon moi puisqu’on s’endette avant de commencer à travailler et de posséder quoi que ce soit (puisqu’on ne travaille pas). Ensuite, c’est aussi un non-sens puisqu’on étudie pour travailler, pas le contraire.
          Enfin, et même en travaillant à côté, il resterait à peu près impossible que je puisse payer mes études. Personnellement, si en France, dans un système d’état providence, le coût réel des études dans un système d’éducation libéralisé devrait largement dépasser les 8000€ par ans. Considérant que je travaille(rai)à côté, même dans un système libéralisé, ça me ferait gagner autour de 1000€/mois (faire des études en bossant 35h/semaine me paraît juste impensable) pendant 8/9 mois de l’année, ça couvre juste les frais que tu as édicté, dans un système encore profondément subventionné. Si on libéralise , l’éducation, les prix seront certainement plus élevés que 8000€/année, et il faut aussi considérer un certain nombe de dépenses courantes (moyer, factures, bouffe, etc…).

          La question est: comment faire fonctionner un système universitaire libéral sans endetter les élèves avant de travailler ni leur demander de travailler 35/h par semaine ?

        3. tn

          @NoName

          Mais mon grand, c’est justement là ton problème.

          Si, bosser 40h plus 40h d’études par semaine, c’est possible (je l’ai fait, et je ne suis certainement pas le seul). Et je te suggère de t’y mettre, parce que dans un poste à responsabilité (normalement le but d’un universitaire), 60 / 70 h par semaine, c’est assez courant.

          Enfin, peut-être pas en France, mais dans le reste du monde, si !

          Bref, bienvenu dans le monde réel.

        4. Nocte

          Le truc, NoName, c’est que la Société dans son ensemble s’endette pour la scolarité, il est ici le drame de l’EdNat.

          Ah oui, sur le papier, la scolarité ne coûte rien, dans la réalité, c’est bien tout autre.

          En cela, se retrouver face au coût d’une scolarité, c’est rendre responsable les élèves/étudiants : l’échec a un coût, la réussite, aussi, mais la réussite devrait assurer un retour financier derrière.
          En France, l’un comme l’autre ne coûtent presque rien en direct à la famille de l’élève/l’étudiant, hormis les dépenses « périphériques » comme le logement/bouffe et frais afférents (s’ils en ont les moyens – et encore, si on parle bien de Fac).

          Il faut aussi voir qu’un étudiant, n’est pas un chômeur dans les stats, donc son coût pour la Société peut être dilué dans les dépenses liées à l’EdNat et non être imputé directement aux allocations chômage.

      2. raimverd

        Tu es coincé dans le système et tu dois en sortir par le haut.

        Quand tu en seras sorti avec un peu d’expérience tu te rendras compte que du CP à un vrai bac+5 tu auras passé un bon tiers de temps, scolaire, unniversitaire, école, à apprendre des choses inutiles pour ton éducation, ta culture, ta profession que tu auras complétées par toi même et avec l’aide de tes compagnons de travail.
        .
        En fait hormis les professions qui demandent un contact avec la pratique scientifique ou technique,tout le reste peut s’apprendre sans professeur par soi même en gardant un contact avec les élites de la vie, dans un travail une profession.

        Cela demande beaucoup de discipline et c’est vraisemblablement utopique de nos jours.

        Aujourd’hui sur internet on a même des cours/conférences en ligne, mais il vaut mieux savoir l’anglais. Peut être que cela évoluera pour des raisons économiques. (Ici on fait abstraction du contexte monopole gratuit, obligatoire de l’Ednat.)

        Il faut se souvenir que des générations autour de la guerre de 14 ont appris à lire écrire, compter avec les parents, avant de continuer quelques années à l’école, parfois dans des campagnes reculées.

        J’ai vu il y a quelues années un enfant qui apprenait les divisions avec retenues avec Papa. Bien sûr aujourd’hui il a une maîtrise obtenue dans une filière classique.

        Mais les deux bouts sont là. La famille et les cours/conférences du MIT, Harvard en ligne. Cela continue et cela commence. En attendant pour toi bonne chance, bon courage, on a connu. Bienvenue au zoo!

        « (car si on libéralise les salaires, les prix aussi, et vu que l’EdNat et les universités vivent des subventions, libéraliser c’est leurs faire augmenter les prix »

        En fait c’est l’inverse, quand la concurrence, la vraie apparaît, au bout d’un certain temps les prix baissent. Regarde autour de toi mais rappelle toi vraie (vraie) concurrence, pas monopole contrôle masqué, et pas la concurrence de la jungle, la concurrence dans le respect de règles abstraites qui ne favorisent ni les uns ni les autres.
        Ouf! Longtemps pas tapé autant!

        1. NoName

          Apprendre par soi-même c’est une idée, mais ça reste moitié-utopique. La question sera alors de faire reconnaître ses compétences sans diplômes. De plus, tout le monde ne peut pas être autodidacte, et c’est pas pour autant qu’ils seraient incapables d’apprendre, juste qu’ils ne peuvent y arriver seuls.

          Pour la question des prix, même avec une baisse des prix par la concurrence (qui succédera à une augmentation par la libéralisation et le décalage offre/demande qui s’ensuivra pendant quelques années), je continue à penser qu’ils ne baisseront pas au point de demander moins de 8000€/années aux élèves, ce qui me semble déjà beaucoup (pour ne pas dire trop).

          Pour ce qui est de la question de l’éducaoitn, je suis tout à fait d’accord avec toi: notre système scolaire est mal foutu, et les programmes sont catastrophiques n(e serait-ce que l’absence d’économie et de droit dur

        2. Hefjee

          « [...] quand la concurrence, la vraie apparaît, au bout d’un certain temps les prix baissent. »

          Je dirais plutôt que la concurrence (i.e. un marché sur lequel l’entrée est libre de toute contrainte) permet l’émergence de vrai justes prix.

          Dans pas mal de cas, une ouverture du marché à la concurrence ferait baisser les prix — les marges confortables attireraient de nouveau entrants qui, pour capter une partie de la demande, proposeraient des prix un peu inférieurs, d’autres après eux encore plus bas, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’au final, les prix se stabilisent et permettent une marge suffisante pour vivre.

          Mais dans certains cas (je pense ici aux grands monopoles historiques dont les budgets sont régulièrement épongés par l’état), l’offre étant subventionnée, une ouverture à la concurrence n’aurait peut-être pas le même effet…
          C’est ce qui permet d’ailleurs aux défenseurs des-dits monopoles d’arguer de leur supériorité face au « privé » en terme de prix bas.
          Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas…

      3. Emma

        Il y a plusieurs solutions pour financer ses études aux Etats-Unis :

        - épargner avant (mes amis américains ont des comptes-épargne pour chacun de leurs enfants en bas âge sur lesquels ils déposent des sommes rondelettes) ;
        - emprunter pendant et rembourser une fois sur le marché du travail (il y a peu de formations bidons aux Etats-Unis type sociologie ou sport en France).

        Bref, on compte sur soi et ça motive.

        1. NoName

          Je continue à penser que s’endetter avant de travailler est une mauvaise idée.

          Je termine mon message d’avant (fausse manip).

          (ne serait-ce que l’absence d’économie et de droit durant le collège et le lycée, ou anciennement l’obligation pour les S de faire de l’histoire jusqu’en terminal, ou encore nos programmes en langue, tout simplement inutiles de A à Z, puisqu’on préfère nous emmerder avec de la grammaire, vocabulaire et conjugaison plutôt que de nous faire faire du thème ou de la version…).
          Personnellement, à l’Université, je suis contre l’existence des TD après le troisième semestre, ainsi que des cours de méthodo et toutes ces conneries parfaitement inutiles. Laisser simplement du CM avec une session de partiels après chaque vacances. Je me retrouve en ce moment dans la situation où je passe tellement de temps à rendre des dissertes et des commentaires que j’ai pas le temps de réviser les cours. Résultat: je passe mon temps à faire de la recherche documentaire et à préparer des putains de commentaires au lieu d’apprendre mon cours, et c’est franchement contre-productif.

    2. NoName

      @tn:

      J’avais pas vu ton message, excuse moi de te répondre si tard. Personnellement je vois pas comment on peut faire 80h/semaine avec des études demandant un minimum de travail. Personnellement, j’ai du mal à y croire. J’ai un père qui travaille 50h/semaine comme employé agricole et ça fait déjà des journées courtes. 80h/semaine, ça fait plus de 10h/jour. Tenir un rythme pareil implique plusieurs hypothèses:
      - tu es un putain de génie et tu peux te concentrer sur ton taf à côté, ce qui est très bien pour toi, OU
      - tu ne dors jamais, ce qui est un gain de temps considérable pour toi, OU
      - tu as retapé chacune de tes classes parce que tu n’avais pas le temps de bosser, OU
      - tu as fait des études professionnelles qui s’inséraient très bien dans ton boulot, ce qui t’as économisé en te focalisant sur une seule chose qui comprenait boulot+cours, OU
      - tu as fait des études qui ne demandent pas beaucoup de réflexion de ta part et là je commence à m’inquiéter.

      Personnellement, j’ai pas l’impression d’être déconnecté du monde réel: je vis déjà dans un confort relativement spartiate. Pour ce qui est de bosser 60/70h par semaine, je vois exactement ce que tu veux dire: j’ai deux exemples chez moi, et je sais très bien à quoi ça ressemble, je ne suis pas fils de fonctionnaire ou de syndicaliste.

      @Nocte:

      Oui, je me rends bien compte que l’EdNat appauvri toute la société par sa gestion catastrophique, mais appauvrir des étudiants pas encore diplômé ne me semble pas être une idée lumineuse. Pour ma part, je n’accepterais jamais de devoir m’endetter au point de passer les dix premières années de ma vie à rembourser les dix d’avant. Non merci.
      Cependant ça ne règle pas le problème. Il y a effectivement un problème qui consiste à empêcher l’EdNat de continuer à engloutir des sommes astronomiques,et, de l’autre, ne pas se retrouver dans un système à l’américaine consistant à s’endetter de quelques dizaines de milliers d’euros avant de commencer à être productif, au risque de passer sa vie à rembourser en cas d’échec (ou de maladie, ou de ré-orientation).
      Qu’on me comprennes bien: il ne s’agit pas pour moi d’argumenter contre la libéralisation de l’EdNat, mais de poser la question de savoir comment on fait si l’on ne peut pas payer ?

      @Emma:

      Personnellement, je suis définitivement opposé aux prêts étudiants massifs (du genre de ceux qui peuvent vous faire perdre votre maison) et je pense que ça se voit. L’idée d’économiser avant pour ça me paraît une bonne idée. D’ailleurs, existerait t’il un système de « fond de pension pour études » ?

      Par contre, Sociologie, une licence bidon, sérieusement ?
      Et moi qui suis en licence d’histoire, je dois le prendre comment ?

      1. Pierre

        Les libéraux préconisent le chèque éducation, ce n’est pas une mauvaise idée.

        > Sociologie, une licence bidon, sérieusement ?
        > Et moi qui suis en licence d’histoire, je dois
        > le prendre comment ?

        Quels sont les débouchés ?

        1. NoName

          Le chèque éducation ? J’en entends régulièrement parler, mais je ne sais pas exactement de quoi il s’agit (et j’ai une dissert sur le feu donc pas le temps de faire une recherche).

          Pour l’histoire, les débouchés: professorat et fonction publique, évidemment, tous les métiers du partimoine, du tourisme culturel. De plus, on peut bifurquer sur du journalisme, des études politiques, une bonne part des métiers de la culture en général, des métiers du livre (du libraire à l’éditeur, en gros), la démographie, la recherche en sciences humaines, ou la communication. Plus un certain nombre de cursus qui exige simplement de posséder une licence généraliste pour être certaine que vous possédez la méthode universitaire.

      2. tn

        Bac + 5

        Mais je ne l’ai fait que les 2 dernières années.
        Jamais redoublé

        Horaire simple :

        5 j / sem ; cour de 8h30 à 17h30 (avec 50 min de pose à midi) et 18h à 24 h 4 jours/ semaine (boulot)

        plus une journée boulot 11h à 24h le weekend.

        Donc, ton rare temps libre est consacré aux travaux et à l’étude.

        Pas besoin d’être un génie, mais cela demande beaucoup d’esprit de synthèse et d’organisation (et aussi, dans un cinoche, tu dispose de pas mal de temps libre, ce qui te permet d’étudier).

        C’est pour cela que je disais qu’on devient finalement meilleur, parce que pour tenir le rythme, tu n’as pas le choix. Et vu l’effort, rater une année est tout de même assez lourd, donc tu fais tout pour l’éviter.

        Et puis après, bosser 60h, c’est des vacances.

        Ceci dit, je suis sorti de ces 2 années sur les genoux.

        Le collègue aujourd’hui médecin dont je parlais a tenu 8 ans. Je ne sais pas comment il a fait, d’autant qu’il prenait des gardes de nuit en hôpital.

        1. NoName

          Je comprends bien. D’ailleurs, la situation des médecins est un peu énervante dans notre beau pays, avec des médecins qui se font plaisir sur les honoraires et de l’autre côté des étudiants internes qui se tapent les gardes de nuit et des cadences infernales, bref, une remise à plat ne ferait pas de mal.

          Pour ce qui est du taf, le fait est que tu en avais un (et c’est tant mieux) qui te permettait de vivre tout en étudiant, ce qui est pas mal. Effectivement, cela demande beaucoup d’organisation, une qualité qui, hélas, me fait cruellement défaut (doublée d’une énorme distraction).

          Mais je vais prendre un cas un peu plus problématique: arrivé au lycée à 13 ans, j’ai eu mon bac à 16, donc j’arrive en L3 à 18 ans. Si j’ai besoin, comment je travaille les deux premières années (à moins qu’on puisse trouver un système compensatoire) ?

          1. Jeanpierre

            Ta vision des médecins me semble un peu trop rose. La grogne de ces derniers en ce moment est d’ailleurs symptomatique. Les remboursements des soins n’ont pas évolué avec l’inflation. Donc, ils gagnent vraiment moins bien leur vie qu’avant. Ils ne sont peut être pas à plaindre, mais ce n’est pas le Pérou.

      3. dede

        « Je continue à penser que s’endetter avant de travailler est une mauvaise idée. »

        Il y a certes un vrai probleme aux US ou les prets etudiant vont generer la prochaine crise des subprimes mais je ne vois pas pourquoi s’endetter avant de travailler est une mauvaise idee. Certes, si l’idee est d’aller boire des canons parce qu’il n’y a rien d’autre a faire, c’est cretin mais si il s’agit d’un investissement sur l’avenir (on peut esperer que les etudes, si elles sont pertinentes, vont permettre de percevoir de meilleurs revenus), c’est parfaitement justifie d’en financer une partie par l’emprunt (idem pour acheter un appartement – plutot que de payer des loyers – ou une voiture si celle-ci est un outil de travail – note que financer une voiture par l’emprunt si c’est pour le plaisir de rouler me parait effectivement cretin)

        S’endetter pour etudier necessite de raisonner sur le couple investissement/retour d’investissement mais ce n’est pas forcement une mauvaise idee.

  15. Yrreiht

    Aucune réforme ne peut exister sans au préalable une « journée de la corde » au cours de laquelle seront pendus TOUS les politiciens, financiers, syndicalistes et journalistes de notre pays. pourquoi « tous » sans faire le tri ? Parce que cela prendrai trop de temps et que nous n’en avons plus.

    Après, vous seriez surpris de l’ampleur et du succès des réformes qui se mettraient d’elles-mêmes en place.

  16. Sceptique

    @ H16 : suite de la précédente conversation

    Vous prenez des exemples de subversions des démocraties par des leaders populistes. Je suis d’accord pour dire que les chemises rouges et les chemises brunes c’est quasi ou presque la même chose. Mais comparer les démocraties libérales (droits fondamentaux) sociales (droits créances) avec leurs imperfections significatives à des régimes aussi sombres c’est atteindre plus que le point Godwin.

    Non merci je sais faire la différence entre anarchie et anomie. Mais une société de droit privé c’est juste remplacé le parlement par des syndicats de copropriétaires avec là aussi des règles de majorité et des risques majeurs de l’utilisation de la force par des propriétaires puissants ou des société de sécurité peu scrupuleuse. De plus la liberté de circulation que l’on connait aujourd’hui en saurait fortement amoindrie. Il ne faut pas confondre limitation du pouvoir de la communauté sur l’individu et suppression des règles communautaires de droit public.

    1. « subversions des démocraties par des leaders populistes »
      Ce que vous ne voyez pas, c’est que ce ne sont pas des subversions. C’est built-in. Et on en a un exemple en temps réel avec ce qui se passe en Europe et en France en particulier. Mais je ne m’inquiète pas : l’histoire m’a donné raison dans le passé (facile, dans ce sens là) et elle me donnera raison dans le futur. (notez que je ne m’en réjouis pas)

       » là aussi des règles de majorité et des risques majeurs de l’utilisation de la force par des propriétaires puissants ou des société de sécurité peu scrupuleuse. »
      Vous voulez dire « pas comme maintenant » ? :mrgreen:

      1. Sceptique

        « Ce que vous ne voyez pas, c’est que ce ne sont pas des subversions. C’est built-in. Et on en a un exemple en temps réel avec ce qui se passe en Europe et en France en particulier. »

        Non, les démocraties ne sont pas « built-in » sur la spoliation à part si on regarder par le prisme anarchiste de marché et qu’on « croit’ à la thèse de l’état prédateur d’Oppenheimer. Les démocraties sont fondés sur la protections des droits fondamentaux et de quelques droits créances (comme l’usage public des routes permettant la liberté de circulation ou la création d’hospices public aujourd’hui appelé hopitaux).

        « Vous voulez dire « pas comme maintenant » ?

        C’est un point à débattre ^^

    2. Sansintérêt

      « De plus la liberté de circulation que l’on connait aujourd’hui en saurait fortement amoindrie. »
      La Justice, c’est l’application du Droit. La liberté de circulation, comme toutes les autres, ne doit être que légale, à moins de finir inévitablement par abolir la propriété. Vous savez, ces histoires de liberté ou d’égalité réelles qui finissent toujours par nécessité l’atteinte aux droits de certains. Ces concepts ne peuvent être valides, les lois de la natures n’étant qu’inégalités et contraintes. Les pires idéologie ont toujours prospéré sur ce genre d’idée, souvent de grandes idées corrompues plus vicieuses et dangereuses que la haine pure et simple.

  17. eheime

    « Dans la foulée, la libéralisation de toutes les professions protégées fera bien évidemment grincer des millions de quenottes.  »

    Faux. A condition de le faire de façon équitable. Si l’achat de leur plaque est pris en compte, personne ne ralera.

    Il n’y a pas que la methode italienne. J’en propose une alternative : on rajoute disons 10 % de plaques, qui sont vendues au prix actuel moins 10%. On partage le « gain » entre les plaques actuelles (peut-être en fonction du prix d’achat pour favoriser les derniers entrants qui sont certainements les plus « coincés » dans le systeme actuel). On recommence 6 mois après sans limite jusqu’à ce que visiblement la demande client soit satisfaite. Les taxis drivers actuels touchent du cash bienvenu, peuvent se désendetter et stressent moins pour leur patrimoine qui est déjà un peu amortit de ce fait. Il est pas impossible que la demande clients augmente avec le nombres de taxis dans un premier temps (les clients étant satisfaits ils reviennent) et donc que le prix des plaques ait du mal à baisser. Mais à terme le prix finira par baisser et la demande sera satisfaite.

    Les taxis drivers actuels ne perdent pas grand chose, voire rien et surtout risquent moins puisqu’ils sont partiellement dédommagés. Surtout que la menace arrive : voitures jaunes et autres.
    Les clients sont contents et risquent d’affluer.
    Les nouveaux taxis drivers ont une mise moins importante à fournir et de ce fait peuvent plus facilement exercer avec moins de risques.
    Les voitures jaunes étudient la possibilité d’acheter des plaques car finalement c’est plus si cher et il y a des plaques dispo.

    1. eheime

      Idealement faudrait arriver à des plaques gratos, en nombre non limité, mais ce serait injuste pour ceux qui l’ont payée, et l’Etat n’a pas les moyens de rembourser (et pourquoi le ferait-il ?). Les methodes proposées permetrtait au moins de stopper deux abérrations : le prix hallucinant des plaques, la demande client non satisfaite.

    2. Fergunil

      Une autre solution est de décréter que chaque plaque taxi en vaut désormais deux, charge au propriétaire de trouver acheteur ou d’embaucher (dans le contexte d’une société de taxi).
      En fait je pense que toute planification sûre du retrait de la réglementation permet au marché de fonctionner si le temps de transition est suffisant.
      Ce qu’il faut éviter par contre, c’est l’excès inverse : même si la plaque taxi est un privilège (au sens de l’ancien régime), le spolier du jour au lendemain n’est ni juste ni moral : ces plaques ont été payés fort cher par leur propriétaire pour le droit qu’elle procure et conserve (un taxi prend sa retraite sur la revente de sa plaque). Ouvrir les taxis à la concurrence d’un coup ruinerait les chauffeurs existants, qui sont souvent endetté depuis l’achat de leur plaque. Le même raisonnement vaut pour les notaires, et bien d’autres professions similaires. (Pas les coiffeurs par contre)

    3. bibi33

      Autre solution, on libéralise on ne paye rien et les chauffeurs de taxis se débrouillent comme des grands.

      C’est quoi cette manie chez les libéraux de vouloir distribuer de l’argent des autres à des gens qui ont sciemment fait le choix de se payer un privilège et obtenir une rente de situation.

      Quand on se lance dans l’achat d’un tel privilège il faut bien se rendre compte que un jour celui-ci ne vaudra peut-être plus rien et qu’il faudra en assumer les conséquences.

      A ce titre là pourquoi pas non plus verser des indemnités de licenciements aux fonctionnaires qui seront virés et leurs ouvrir des droits à l’assurance chômage.

      1. Fergunil

        Parce qu’un fonctionnaire n’a pas droit à l’assurance chômage.
        Si tu imagine une révolution libérale radicale se déclencher en France (ou n’importe ou dans le monde) tu es aussi créatif que les gauchos en attente du Grand Soir.
        La quasi totalité des gens n’en ont strictement rien a battre de l’ensemble des mots en isme source de disputes entre intellectuels de salon.
        Le clampin moyen, il veut être en sécurité chez lui, il veut avoir assez d’argent pour manger, se loger ainsi que pour ses loisirs et ceux de sa famille.
        Si tu commences à lui lister l’ensemble des personnes à spoiler pour rétablir la justice, il te verra , à raison selon moi, comme un emmerdeur qui l’empêche de vivre sa vie.
        La sécurité juridique marche dans les deux sens : un chauffeur de taxi à acheté une charge, il a investi dessus en fonction des règles en vigueur. Une libéralisation violente ne fait que le spoiler, créer des aigris qui n’auront à partir de ce moment la plus d’autres but que de faire planter le système, puisque si l’état t’empêche d’être heureux, tu peux toujours augmenter ton bonheur relatif en diminuant celui des autres.

    4. Sansintérêt

      Le statu quo imposé par nombre de taxi finira par leur faire perdre l’ensemble de leur mise. Une application sur son smartphone permet déjà d’utiliser légalement un service de transport privé. Apparemment, les prix sont encore un peu plus élevés qu’un taxi officiel, mais pour un service plus haut de gamme. Gageons qu’à l’avenir le service sera meilleur, plus pratique et moins cher que celui des taxis classiques.

  18. Vincent Wolf

    Bring me to your dealer ;)

    L’actualité nous prouve que tu as fumé du lourd, du puissant. En effet, notre ami le campeur sevranais a obtenu gain de cause. On en est encore à rendre obligatoire la mutualisation des pertes certaines, alors d’ici à ce qu’on accepte de libérer les potentiels de gains…

  19. Tea Party

    Que cela fait du bien de trouver un site libéral, extra ce qui ne gâte rien, on se sent un peu moins esseulé ! dans cette république communiste, où tout est réglementé, bien que je l’ai fui depuis plus de vingt ans sous Mitterrand deux, que je ne pouvais déjà plus supporter.

    Petite précisons sur les notaires : ce sont des officiers publics, nommés le ministère de la justice, donc des fonctionnaires, mais qui ont un statut de professions libérales ! cherchez l’erreur ! De temps en temps l’Europe rappelle la France à l’ordre sur ce sujet, mais là, leur chère (très chère) structure qu’ils vantent tant, qui toute les qualités ! ils ne l’entende pas, elle à tort !!!

    Il y a une autre belle niche ! les pilotes des ports, autre profession archi-réglementée, juteuse au possible, car prendre la relève pour des capitaines qui ne connaissent pas les ports dans lesquels ils arrivent, et prendre le relais cela peut se concevoir, (bien qu’avec un tel raisonnement, un pilote d’avion, devrait passer les commandes, pour atterrir à un autre pilote habilité qui connait l’aéroport ! ) mais pour des bateaux qui font quasiment des navettes quotidiennes, c’est très superflu, voire parfaitement inutile, mais cela rapporte !

    1. Higgins

      Avec l’arrivée des GPS et leur précision, l’emploi d’un pilote devient superflu. Qui plus est, les ports difficiles d’accès ne sont pas légions (je pense en particulier à Saint Malo où le chenal d’accès est assez mal foutu). Il manque peut être des fiches très précises (avec indication de vitesse requise, temps de trajet, caps à prendre, dangers et particularités locales, etc…) comme le sont celles utilisées dans l’aviation pour les arrivées et les départs aux instruments. On peut également envisager (ça existe en aéronautique) des instruments qui permettent de visualiser parfaitement la position du bateau par rapport à un axe idéal.

    1. tn

      Bon, pour te faire plaisir, je me dévoue.

      Les transports publics n’ont pas à être rentables. Il s’agit d’un service à la population, point barre.

      Pour les taxi, c’est normal de limiter les bagnoles dans les villes, non ? C’est pas pour rien qu’on fait des transports publics (qui n’ont pas à être rentables, cfr point 1)

      L’état DOIT réguler les activités pour barrer la route au néolibéralisme débridé.

        1. tn

          Ben oui, mais si tu ne réponds même pas en me cassant la tronche, c’est pas du jeux…

          Alors, ça sert à rien de faire des efforts (atchoum) pour les potes ?

          Merde quoi !

          Mon pseudo complet c’est Troll Nounours quand même. Le trollisme, ça me connait.

          Suis triste, tiens

          1. Jeanpierre

            @tn
            En fait, je crois que, du fait de l’introduction, il manque le petit parfum de cuistrerie indignée qui fait toute la saveur d’un troll authentique, socialisant et écologiquement encarté avec en plus, il est permis de rêver, une carte de presse dûment plastifiée.

        2. Flo

          La santé, l’éducation, la culture, l’agriculture, la presse, le sport pour tous, les feux d’artifice du 14 juillet et les décorations de fin d’année ne sont pas des produits marchands (comme les autres).
          J’ai bon?

  20. BA

    Luc Coene est le gouverneur de la Banque Centrale belge. Il est membre du conseil des gouverneurs de la BCE.

    Jeudi 15 novembre 2012 :

    Luc Coene estime qu’une partie de l’ardoise grecque doit être effacée.

    Le gouverneur de la Banque Nationale Luc Coene s’attend à ce que les différents bailleurs de fonds renoncent à une partie de l’imposante dette publique grecque, rapporte le quotidien De Standaard jeudi.

    Luc Coene s’est ainsi exprimé lors d’un échange à l’Université de Gand. Il se place ainsi sur la même ligne que celle adoptée par le Fonds Monétaire International, qui craint que la Grèce ne puisse pas réussir à ramener sa dette sous les 120% de son PIB pour 2020 sans un abandon partiel des prêts d’urgence consentis à son égard.

    L’année passée, des banques privées avaient déjà marqué leur accord pour un abandon partiel de leurs créances. Les autorités publiques doivent maintenant suivre, estime le FMI. Berlin s’oppose cependant à cette solution.

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1536/Economie/article/detail/1534377/2012/11/15/Luc-Coene-estime-qu-une-partie-de-l-ardoise-grecque-doit-etre-effacee.dhtml

    En 2013, la dette publique de la Grèce sera de 346,2 milliards d’euros.

    Sur ces 346,2 milliards, les Etats européens et la BCE ont prêté 242 milliards d’euros à la Grèce.

    Problème : la Grèce est insolvable. Les Etats européens et la BCE vont devoir subir ces pertes.

    - Quel est l’homme politique courageux qui va annoncer aux contribuables européens qu’ils vont payer 242 milliards d’euros ?

    - Quelle est la femme politique courageuse qui va annoncer aux contribuables européens qu’ils vont payer 242 milliards d’euros ?

    - Concernant la France, combien de dizaines de milliards d’euros les contribuables français vont-ils devoir payer pour le deuxième défaut de paiement de la Grèce ?

  21. Dubitatif

    Vu les réactions des députés sur le moteur de recherche Fronçais dans le billet d’hier, j’ai bien peur qu’il ne faille attendre très longtemps avant d’avoir un régime libéral.

    Ce sont des despotes en puissance, qui aiment imposer leur vues des choses, donc avant de leur faire voter une loi qui va dans le sens du libéralisme il y a beaucoup de boulot.

    Sans compter la réponse populaire : »Koaaaa!!!! de l’ultra néo turbo libéralisme où les gens pourraient faire comme bon leur semble pour gagner leur vie, et l’organiser ?!!

    Pour beaucoup de gens autour de moi ça c’est carrément impossible.

      1. Sébastien R.

        Mon paternel me disait qd j’étais étudiant de me casser de France, je ne l’ai pas écouté. 15ans + tard, je cherche à être expat’.

        Arf !

        En tout cas, je tiendrai le même discours à mes gamins. Peut être serai-je + persuasif… (où alors ils me traiteront de vieux c##, lobotomisés par l’EdNat?)

    1. Fergunil

      Livrer des contres-arguments suppose au préalable qu’il y ai des arguments, pas simplement un flot de mensonge.
      Quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage.

    2. gem

      Hier, le pull avait un prix affiché de 20 €, et le commerçant vous faisait 5 € de remise.
      Aujourd’hui, le commerçant vous fait 10 € de remise. Sauf que c’est sur prix de base de 30 €.
      Le commerçant vous fait donc des remises de plus en plus importante. Content ?

      Tous les débats sur les « allégements », « niches fiscale », etc. et aussi sur les « taux d’IS plus faible en France qu’en Allemagne », etc. c’est le même genre de foutaises, où on vous cause de remises (ou plus généralement d’un unique élément parmi plein d’autres dont on ne dit rien alors qu’ils comptent plus) pour ne pas parler de la seule chose qui compte vraiment : ce que vous payez pour de bon à la fin.
      Les gens qui vous parlent de remises et d’allégements et de % sont en train de se foutre de votre gueule, et vous pouvez, vous devriez, les fuir comme la peste. Ça doit au moins allumer l’enculedétector

      1. Voilà. Accessoirement, le pays, sur les 30 dernières années, est passé de 40 à 52% de part de l’état dans le PIB. On voit mal comment cette augmentation aurait mieux fait qu’épargner les entreprises.

        1. rocardo

          52%?Que nenni!nous sommes à 56-57%.Si mes souvenirs sont bons,Franck Boizard estime à 65% la part de l’Etat sous le régime soviétique.

    3. Aristarque

      Paragraphe tiré du texte même de l’article !

      « Mais malgré ces aides successives, la France reste fiscalement moins intéressante que ses voisines pour les entreprises. Selon la Cour des comptes, le taux effectif moyen d’imposition sur les sociétés était, en France, de 34,6 % en 2009, soit 7,3 points au-dessous du taux de 1998… Mais 12,5 points au-dessus de la moyenne européenne (22,3 %) et 5,4 points au-dessus du taux effectif moyen allemand. »

      Comprendrions-nous la langue française de travers ?

      Ce que veut nous signifier cet article est que les patrons ont tort de se plaindre puisque s’il n’y avait pas eu TOUS (au sens d’une multitude innombrable comme les grains de sable de la mer) CES MERVEILLEUX ALLEGEMENTS,les entreprises paieraient bien davantage…

      Elles en ont de la chance !

  22. zecrocwhite

    Certains sénateurs veulent relancer Peugeot…

    Si, si, dans le marché du vélo:

    Les sénateurs veulent encourager la pratique du vélo

    Les sénateurs ont adopté le 13 novembre plusieurs amendements UMP au projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2013 favorables à la pratique du vélo. Un premier amendement propose une réduction de cotisations sociales aux employeurs qui mettent à la disposition de leurs salariés une flotte de vélos. « Les employeurs peuvent bénéficier d’une réduction de cotisations égale aux frais générés par la mise à disposition gratuite à leurs salariés, pour leurs déplacements entre leur domicile et le lieu de travail, d’une flotte de vélos dans la limite de 25% du prix d’achat de ladite flotte de vélos », est-il stipulé dans l’amendement faisant l’objet d’un article additionnel avant l’article 11. Un autre amendement prévoit d’instaurer au profit des salariés qui utilisent leur vélo pour leurs déplacements domicile-travail, une indemnité kilométrique, sur le modèle de ce qui existe en Belgique depuis 1999 où elle représente 20 centimes d’euro par kilomètre. Cette mesure, qui faisait partie des préconisations du plan national Vélo présenté le 26 janvier dernier, serait facultative et la fixation de son montant renvoyée à un décret. Enfin, un troisième amendement reprend une autre proposition du plan visant à clarifier une disposition du Code du travail (article L.3261-2) pour permettre au salarié de cumuler prise en charge d’un abonnement de transports en commun et abonnement à un système public de location de vélos dans le cadre de la participation de l’employeur aux frais de déplacement domicile-travail. Selon l’exposé des motifs, « cette clarification permettra ainsi à de nombreux employeurs qui hésitent encore à offrir cette prise en charge à leurs salariés de le faire, d’autant que le montant des sommes en jeu (une trentaine d’euros par an, soit moins de trois euros de plus par mois) est fortement incitatif ». Ces amendements ont été adoptés malgré l’avis négatif du gouvernement et de la commission des affaires sociales qui estiment qu’ils sortent du champ du PLFSS.

    1. gem

      OMG. A quand la prise en charge de la marche ?
      Et une loi pour favoriser l’usage des chaussures à semelles plates, mais seulement entre 6 h et 9 h du matin et 17 h et 20 h le soir pour ne pas faire de discrimination à l’encontre des utilisa(teur)(trice)s de talons hauts et chaussures de sport en journée, sauf dans les lieux considérées comme adapté, l’exception n’étant toutefois pas valable en période de fêtes, à moins d’un avis conforme du conseil général et de la HALDE ? (si vous n’avez rien compris, c’est normal ; si vous avez compris, faites vous dépister, vous êtes peut-être atteint de fonctionariose ou de burocratole )

    2. Aristarque

      La raffinerie de pétrole que suggère un tel charabia en provenance des « sages » du jardin du Luxembourg (soupir…)

      J’ai aussi une suggestion : mettre un panneau informatif à l’usage des dingues du vélo qui veulent se faire les mollets de se mettre à 10 pour trimballer les 300 kgs de matos et fournitures de base qui encombrent ma polluante camionnette diésélisée (je veux rester humain quant au lest de handicap à leur mettre) et se préparer à faire des trips de 100 à 150 kms par jour ou 700/750 par semaine, avec horaires imposés.
      Rémune prévue : équivalent de 70 € de gazole + moindre usure du véhicule + racket du stationnement ainsi évité en ville, soit une généreuse estimation de 150 €/semaine.
      Quinze euros par jour pour se taper un entraînement de haut niveau : elle est pas belle la vie

  23. Alex6

    Pur exercice de style.
    Les Francais ne veulent pas de la liberte, il faut en prendre acte et agir pour soi-meme en consequence i.e l’accepter et faire avec ou se barrer la ou c’est moins communiste.
    La generation des vieux socialo 68ards actuels n’a aucune intention de lacher quoique ce soit, ce sont eux qui decident de tout puisqu’ils ont le capital, accumule a credit (dettes reportees sur les generations futures via les depenses de sante, d’infrastructure etc…) depuis la fin de la guerre.
    Ceux qui sont exclus d’avoir acces a ce capital vont se faire foutre, ils ont mis en place un systeme d’assistanat de merde qui les dedouanent d’avoir a se preoccuper des chomeurs et de ceux qui galerent en general.
    Reste deux fins possible: la premiere est une longue agonie jusqu’a epuisement du capital amasse via une gamelle de l’immobilier au final qui remttra les comptes a zero, la seconde pourrait etre plus violente si les friandises pour les galeriens venaient a manquer pour cause de probleme de financement de la dette du pays.
    Dans les deux cas, la generation qui nait actuellement est condamnee a un NO FUTURE certain. C’est a eux que vous devez penser aujourd’hui et clairement leur avenir se trouvera en dehors de France et probablement loin de l’europe.
    Double nationalite, maitrise de plusieurs langues etrangeres, double diplome etc…, nos enfants devront affronter un monde qui n’aura strictement plus rien a voir avec le relatif cocon douillet actuel. On verra qui de Hobbes ou Locke avait raison…

  24. vilain libéral

    Pour la sécu, en ce qui concerne le salarié le raisonnement tient la route, DKV va assurer. En ce qui concerne le retraité, et surtout le vieux retraité, j’en doute fort ?! Bien entendu, les sans emplois n’auront pas de couverture sociale et le petit patron qui est LE RISQUE incarné devra payer beaucoup ou bien faire une croix sur L’assurance santé….

  25. ManInBlack

    Bravo d abord pour votre site.
    Une question par rapport à vos propositions (qui n’a pas pour objectif de s’opposer à vos arguments mais plutot de se faire une idée plus globale de la situation): si je vous ai bien lu, les salariés pourraient choisir leur assurance-maladie et cela a moindre frais (avec des services au moins équivalents de la sécu actuelle). OK
    On pourrait objecter que seuls les salariés auraient cette possibilité…mais comment feraient les chomeurs ou RMIstes, bref les non salariés?

    1. Vaste question. En substance, à partir du moment où vous libérez l’économie, vous redonnez aux personnes un pouvoir d’achat mais aussi un pouvoir naturel de charité (typiquement, il y a une corrélation directe inverse entre niveau d’impôt et charité naturelle). D’autre part, le marché des classes à tous petits revenus constitue aussi un marché très intéressant parce qu’il est très large. De même qu’on trouve des assurances auto à très faible coût (avec une couverture très basique) on peut avoir la même chose dans ce cas là. Pour une cinquantaine d’euros ou moins, on aurait une assurance contre les maladies et accidents majeurs, typiquement. Enfin, il ne faut pas oublier la nature d’acte gratuit pour les médecins : s’il a quasiment disparu en France, c’est avec l’arrivée de la CMU… Bref : des solutions existent, et se développent dès lors que l’environnement est favorable. Elles ne le peuvent pas avec l’environnement actuel.

      1. ManInBlack

        Merci pour la réponse.
        Je ne connais pas très bien la situation américaine, par exemple, mais n’est ce pas l’insuccès de ce type de couverture sociale (sécu privée) qui a poussé, à tort ou à raison, Obama à faire son projet d’ObamaCare ie de Sécu pour les plus démunis.
        Je me permets d’insister car l’on sait bien qu’un reproche récurrent qui est fait au libéralisme est que « c est la loi du plus fort » et j’aimerais bien savoir quoi répondre dans un tel cas.

        1. Alex6

          ObamaCare n’est pas une secu americaine, c’est plus complexe (obligation de prendree une couverture en gros) L’ equivalent secu pour les plus pauvres existe deja depuis longtemps.

        2. ManInBlack

          Désolé d’insister encore: a t on des données (américaines), chiffrés par exemple, sur la validité d un tel système (= plus ou moins satisfaction des « démunis »)? Je demande cela car cela fait partie des marronniers de la pignouferie de presse de rapporter que les américains pauvres peuvent crever dans une indifférence totale s ils sont malades ou bien qu’ils n ont accés car des services de soins de qualité médiocre.

        3. Si c’était vraiment la loi du plus fort, pourquoi les mégacorporations sont contre le libéralisme et adorent le corporatisme et l’étatisme alors qu’elles auraient, dans cette hypothèse, tout à gagner (c’est elles, les plus fortes, après tout) ?

          La raison officielle d’Obama (aider les plus démunis, oui oui oui) n’a pas grand chose à voir avec la raison réelle : collectiviser un peu plus l’assurance santé aux US, pour exactement les mêmes raisons qu’elle l’a été en Franc et ailleurs, à savoir produire des bataillons d’assistés. Obama est un socialiste, et comme tous les socialistes, estime qu’il est de son devoir de prendre l’argent des uns pour les distribuer aux autres en prétendant créer ainsi de la richesse et alimenter une base toujours plus grande de personnes favorables à l’extension de l’assistanat.

          Et sinon, Obama a cherché à résoudre un problème (les 46 millions d’américains qui n’ont pas de couverture sociale -i.e. n’ont que Medicaire et Medicaid, en gros- sont pour plus de 70% des gens qui ne *veulent* pas de couverture) en en créant un nouveau (obliger les gens à souscrire à une assurance, i.e. imposer une dépense arbitraire) là où la libéralisation du marché aurait permis aux pris de s’ajuster (le marché américain est sujet à une telle cohorte de lois, règlements et contraintes que les prix sont tous sauf libres ; typiquement, la judiciarisation à outrance de la médecine provoque une hausse stratosphérique des assurances de praticiens qui se remboursent sur les patients obligatoirement, là où, dans les années 50 ou 60, les patients n’ouvraient pas un procès pour chaque problème ou chaque risque pris). Là encore, on retrouve une fuite en avant, une évaporation de la responsabilité personnelle qui provoque une inflation législative, juridique et collectiviste.

          C’est bizarre comment les mêmes causes provoquent les mêmes effets…

    1. Les objections que tu apportes sont soit traitées dans les commentaires de ce billet, soit déjà traitées largement partout ailleurs. Mais le point saillant, c’est que les réformes que je propose ne sont pas sorties de mon esprit brumeux : elles ont toutes été déjà appliquées dans des pays qui étaient en crise, et toutes avec succès. La flat tax par exemple est particulièrement révélateur de la méconnaissance compacte des Français dans ce qui se fait en dehors de leurs frontières. Les pays à l’avoir instaurée ont tous observé une *augmentation* des rentrées fiscales.

      Un billet (déjà long) ne peut pas expliquer en détail chacune des mesures au risque de faire un livre ou un truc illisible. Il y a un minimum de travail de la part du lecteur volontaire pour comprendre les choses…

    2. La Coupe Est Pleine

      « L’hérétique » est donc anti-européen …
      Jacobin étatiste, centralisateur ….
      C’est clair, le MoDem est bien mort !

  26. La Coupe Est Pleine

    Bonjour Mr H16,

    Pour ce qui est de libéraliser la couverture sociale, c’est une bonne idée. Je montre souvent à mes saisonniers combien me coûte le versement d’un salaire « total » … 47% prélèvement obligatoire sur le coût total il y a là de la marge de manœuvre ! On est bien d’accord !

    Mais avec des salaires nets potentiellement relevés de 100%, quid de l’inflation fulgurante qui va s’en suivre ?

    Et comment passer d’une société totalement assistée sur sa couverture sociale, à une totale autonomie ?

    1. Calvin

      Quelle inflation ???
      Il ne faut pas voir la hausse des salaires du à l’alignement du net sur le brut comme facteur potentiel d’inflation.
      Une fois, les primes d’assurance maladie ou de capitalisation versées, il ne restera que quelques centaines d’euros en plus, mais qui fera néanmoins augmenter la demande de consommation.
      Le but n’est pas de distribuer de l’argent gratuit, puisque les cotisations sociales, les salariés les payent déjà. Il s’agit que chacun oriente sa dépense.
      Quant aux fans de la Sécu à la Française, ils n’auront aucune augmentation : ils devront régler les cotisations lourdes pour une couverture plus faible.

    2. Il n’y aura pas d’inflation parce que ces coûts, vis-à-vis des entreprises, sont les mêmes. Et le pouvoir d’achat, s’il augmente, est utilisé pour d’autres choses en plus de la consommation habituelle qui elle ne peut guère changer (autrement dit, on achètera toujours autant de pain, toujours au même prix, et plus de voyages ou d’assurances).

    3. Aristarque

      Toujours le même réflexe de penser que ce n’est pas le salarié qui paie réellement la totalité des cotisations sociales, salariales ET patronales !

      L’employeur accepte de payer un coût du travail d’un certain niveau à son salarié pour sa prestation moyenne mensuelle qu’il en attend en retour et ce, pour tout un tas de raisons économiques, légales, sociales, etc…

      Il lui est complètement égal, à l’employeur, au niveau financier, qu’il verse ce coût du travail :
      - en bloc au salarié qui devra se débrouiller avec pour en vivre et payer les prestataires sociaux étatiques obligatoires;
      - en partie majoritaire au salarié et le reste aux prestataires sociaux étatiques obligatoires qu’ils soient deux ou cinquante;
      - en partie minoritaire au salarié et le reste aux prestataires sociaux étatiques obligatoires qu’ils soient deux ou cinquante;
      - en totalité aux prestataires sociaux étatiques obligatoires qu’ils soient deux ou cinquante, qui se feront un plaisir de reverser au salarié ce à quoi il a droit selon leur bon plaisir issu de la législation en vigueur (prière de ne pas se gausser, ceci est le rêve socialiste hollandisant poussé au bout de sa logique de prévarication fiscale).

  27. La Coupe Est Pleine

    Changer de voiture plus vite … Acheter un VTT plus cher … Un logement plus grand … les effets sont multiples et imprévisibles.

    Mais plus de pouvoir d’achat, c’est quand même le but ultime de chacun non ?

  28. Ghislain

    J’aime bien ton site, mais sur ce post, je pense que la réflexion est un peu simpliste.
    On fait table rase en particulier de tous les retraités qui ont déjà cotisé, … pour obtenir leurs retraites.

    Donc, outre les drames humains que cela risque d’engendrer, vis à vis de personnes âgées brutalement sans le moindre revenu, une bonne partie des gains que vous citez sur les salariés actifs, qui permettraient de doper l’économie via ce nouveau pouvoir d’achat, serait oblitéré par la perte totale de pouvoir d’achat des retraités. Ce qui au final devrait logiquement se traduire par un match nul, tout en ayant déséquilibré totalement la société.
    Les choses devraient donc, peut être malheureusement, se faire de façon linéaire sur une longue période.

    1. On fait table rase des retraités ? Ah ? Où ça ?

      Heureusement, comme tu sais comment ça s’est passé au Chili, tu m’éviteras de rentrer dans les détails, hein :mrgreen: .

  29. madshark

    Article intéressant, sur lequel je tombe un peu tard, mais utopique à mon humble avis…
    La libéralisation des transports: Ok sur des trajets fréquentés (l’exemple Paris-Lille) , impossible sur du réseau secondaire. Comment croire qu’une societe de bus ou de taxis pourrait choisir de desservir le fin fond de l’ile de france sur des trajets peu voire pas rentables? Les franciliens devront-ils tous se loger à proximité de la capitale/de leur travail ou payer d’autant plus cher pour les déplacements? Et puis la fragmentation du service oblige potentiellement à changer plusieurs fois de transport et de compagnie pour traverser la grande couronne. L’usager n’y gagnera rien si ce n’est un temps de trajet allongé et une multitude d’abonnements.
    Pour l’education nationale je ne vois pas ce qu’il y a de choquant à ce qu’une nation finance l’instruction de ses futures générations. L’E.N n’a déjà pas réussi à assurer une égalité des chances, la libéralisation ne serait de mon point de vue qu’un facteur aggravant. Si l’on se réfère aux commentaires précédent, un job en parallèle des études permettrait à tout un chacun, méritant et motivé, de s’en sortir. Sauf qu’un job étudiant reste un job mal payé, corvéable et aux horaires souvent pourris. Pour connaître de nombreux employés de fast-food/bars/grande surfaces, qui ont déjà actuellement du mal à payer leurs études (et surtout le logement étudiant ultra cher dont ils ont besoin), les semaines sont très remplies et les années ne sont pas toujours validées faute de temps à consacrer aux révisions. Je soupsonne que la généralisation de cette pratique ne donnerait pas de bons résultats sur le niveau général des étudiants en France.

    1. « Comment croire qu’une societe de bus ou de taxis pourrait choisir de desservir le fin fond de l’ile de france sur des trajets peu voire pas rentables? »
      Si les trajets ne sont pas rentables pour cette société, pourquoi le seraient-ils pour une société nationalisée ? Pourquoi tout le monde devrait payer pour ces pertes ? La collectivisation des pertes, c’est le pb de la crise depuis 2007, vous ne voudriez pas en remettre une couche, non ?

      Pour les Franciliens, vu la densité d’habitants, de taxis, de transports et de réseau, je ne m’inquiète absolument pas. D’ailleurs, j’ai pas trop de mal : les sociétés qui font du transport (petite & grande remise, cars, etc…) existent et marchent bien. Un lien à lire :
      http://www.contrepoints.org/2012/11/16/104562-liberalisons-loffre-privee-de-transports-collectifs

      « la libéralisation ne serait de mon point de vue qu’un facteur aggravant. »
      Pétition de principe. Arguments ?

      « Je soupsonne que la généralisation de cette pratique ne donnerait pas de bons résultats sur le niveau général des étudiants en France. »
      Vous soupçonnez mal. 1/ regardez ce que donnent d’autres pays, 2/ regardez les écoles privées dans les pays pauvres.
      http://www.contrepoints.org/2012/10/22/101633-de-lecole-du-village-a-la-multinationale
      http://educationnext.org/privateschoolsforthepoor/

      De façon générale, toutes ces remarques sont relativement banales et déjà connues (et d’ailleurs distribuées largement par l’EdNat, ce n’est pas un hasard). Confrontées à la réalité (autres pays, autres époques), elles ne résistent pas. Maintenant, il faut faire l’effort de se dire que peut-être, ce n’est qu’une impression, une idée fausse, et aller chercher. Je vous encourage à fouiller. Si vous êtes de bonne foi, vous verrez que nombreux sont les pays qui font exactement ce qui est préconisé et… qui s’en sortent plutôt bien (et en tout cas, mieux que chez nous).

      L’idée n’est pas d’avoir le paradis sur terre. L’idée est d’améliorer ce qui existe. C’est possible, et ça passe par plus de liberté des agents économiques concernés. Toujours.

  30. abadie

    merci pour ce billet qui résume si bien ma pensée. Ce billet de la même veine que celui sur les 10 mesures qui sauveraient la France propose de vraies solutions simples et qui feraient tellement de bien à notre pays…mais qui finalement ne verront jamais le jour….car tellement de salaires ne seraient plus justifiés et qui feraient faire trop d’économie !!! Merci, je viens de découvrir votre blog…qui va devenir ma lecture de chevet

  31. novatrip

    bonjour
    Grand lecteur de sovereign man confidential, je suis ravi de voir qu’il y ai encore autant de bon sens et de pragmatisme économique chez certaines têtes en France.
    Juste une question par rapport à cet article, quid de l’éducation? On part sur un modèle à l’Américaine qui entre nous reste relativement nauséabond ou peut on imaginer un modèle libéral de gauche qui affiche aussi clairement ses limites dans les pays rongés par les métastases du contrat social? Je me tate sur cette question. Etant Européen, je pencherai plutôt sur l’éducation pour tous qui est probablement un assez bon gage de paix sociale mais je reste dubitatif à ce sujet et j’ai du mal à trouver quelquechose de convaincant dans mes lectures.

    1. On peut toujours commencer par le chèque éducation. Mais les exemples (nombreux, bien documentés) d’écoles payantes et totalement privées montrent que c’est, de loin, le meilleur modèle et qu’il permet réellement une bonne intégration, même des plus pauvres (surtout des plus pauvres).

      http://www.cato.org/publications/white-paper/private-education-is-good-poor-study-private-schools-serving-poor-lowincome-countries
      http://educationnext.org/privateschoolsforthepoor/
      http://www.contrepoints.org/2012/10/22/101633-de-lecole-du-village-a-la-multinationale

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