Alerte ! HADOPI bouge encore et va réclamer plus de moyens !

La HADOPI, c’est ce feuilleton bien français, de plus en plus moisi, avec un budget hollywoodien pour le résultat en salle d’un court métrage d’auteur inconnu sur pellicule de récupération à la Ed Wood. Devant ce constat, les rumeurs de suppression trottinent. On sent l’odeur du sang, de la bête blessée dont l’avenir est plus qu’incertain. Dès lors, la HADOPI est entre deux feux.

D’un côté, mal aimée du public (et c’est un délicat euphémisme), elle tente de s’attirer ses faveurs en proposant une réflexion générale sur le droit d’auteur qui pourrait déboucher, éventuellement, sur quelques aménagements (de pure façade). De l’autre, elle avance doucement ses pions en matière de sécurisation et d’étude des lolcats sur les interwebs pour trouver un prétexte en béton et s’assurer un avenir.

Pour le public, des bisous putatifs…

Pour la première démarche, on en voit quelques traces avec les petits soubresauts ridicules déclenchés chez Pascal Rogard, le patron de la SACD, cette vieillie institution devenue coterie de lobbyistes assez peu scrupuleuse des consommateurs qui la font vivre, ce public qu’elle aime bien truander en tentant de verrouiller le droit d’auteur dans des bidons de formol juridique.

Logo HADOPI : haute autorité destinée à observer les petits internautes
Tout part de la nouvelle que la HADOPI tente actuellement une réflexion (j’insiste sur « tente ») sur le droit d’auteur afin d’en déterminer les exceptions possibles. La démarche était troublante puisque la Hautotorité a choisi de demander leur avis politique à des institutions judiciaires comme la Cour d’Appel de Paris ou la Cour de Cassation. Demander à des députés (qui font la loi ou la modifient), ce n’est que logique. Demander à des juges (qui se contentent de l’appliquer), lorsqu’il ne s’agit pas d’un avis technique, c’est plutôt louche. D’où le « tente » de tout à l’heure : ici, la HADOPI donne le change.

En effet, si elle fourre son nez dans le doigt pardon droit d’auteur, elle prend le risque d’en réclamer une évolution dans un sens plus favorable au public. Risque modéré, on le comprend avec le choix des partenaires du dialogue, mais risque tout de même : comme le note Guillaume Champeau dans son article sur Numerama, l’article L331-13 du Code de la propriété intellectuelle donne à la Haute Autorité le pouvoir de « recommander toute modification législative ou réglementaire ».

Évidemment, on comprend que les lobbyistes comme Rogard, le patron de la fameuse SACD, n’y soit pas franchement favorable : tout ce qui revient, peu ou prou, à amoindrir ce droit revient à réduire potentiellement les recettes de toutes les institutions qui ne vivent que par cette niche législative (pour rappel : si les artistes étaient vraiment concernés dans l’affaire, on commencerait par leur demander leurs avis, ce qui n’est jamais fait).

Tout ceci est bel et bien bon, mais n’oublions pas l’autre côté de la pièce.

…et des coups de bêche dans le portefeuille.

répartition des droits à la vente musicaleComme je l’ai dit en introduction, il s’agit ici d’un double jeu pour la HADOPI : si elle négocie quelques petits ajustements à la marge sur un droit d’auteur poussiéreux et de plus en plus remis en question tant par les auteurs que le public qui sent bien qu’il ne sert plus que de prétexte aux intermédiaires pour se gaver au milieu (il n’est qu’à voir ce que touche vraiment un auteur sur la vente d’une œuvre pour comprendre qui est le grand gagnant de ces lois alambiquées), c’est pour mieux avancer avec ses projets de régulation et de contrôle de l’internet, objectif avoué de tous les gouvernements (qu’ils se prétendent de droite ou de gauche) depuis que le réseau mondial a commencé à fournir de vraies alternatives au tout à l’État, et à la perte de pouvoir qui en résulte pour le politicien. Et il n’y a aucun doute sur les intentions de l’institution puisqu’elle a récemment expliqué, dans un document magnifiquement rédigé en xyloglotte, et par le détail, ce qu’elle compte mettre en place pour assurer une extension gourmande de sa mission.

Pour rappel, la HADOPI avait en effet pour mandat initial de débusquer le vilain partageux de culture musicale ou cinématographique au travers des sites P2P. S’en était naturellement suivi un certain abandon de ce moyen d’échange entre internaute avec l’apparition du téléchargement direct à partir de sites centraux, dont par exemple Megaupload faisait partie. Notons aussi l’utilisation des newsgroups qui permettent aussi un partage efficace, et qui échappait de même aux enquêtes fort approximatives de l’institution et de ses prestataires pourtant rondement payés.

Devant ces lacunes qui ont ajouté à la très mauvaise presse dont la Hautotorité faisait déjà l’objet, il fut donc décidé d’étendre les protocoles et réseaux d’échanges espionnés, en étendant donc ses tâches au streaming, déchargement direct et autres newsgroup. C’est ainsi qu’on découvre, page 22 du document en question :

Un des objectifs à atteindre dans le cadre de ce poste, est de quantifier, de qualifier et de suivre de façon périodique les mises à disposition et consommations de contenus sur les différents canaux utilisés par les internautes. Des travaux de recherche seront menés sur les newsgroups, les plateformes DDL/Streaming et les réseaux P2P afin d’atteindre cet objectif.

Concrètement, cela veut dire, pour l’institution, qu’il va lui falloir mettre en place des outils informatiques qui iront pêcher l’information là où elle se trouve, c’est-à-dire et en substance, faire un robot d’indexation, avec toutes les subtilités liées aux données personnelles qu’on peut imaginer. Mieux, on lit (page 32) que la Hautotorité a l’ambition de suivre l’évolution des liens et informations partagés afin de voir « s’il existe une réaction et une adaptation des contrevenants aux demandes de retraits formulées par les ayants droit ». Si l’on ajoute à ces subtilités la technicité même de l’ouvrage qu’il faudra mener (multiplicité des plateformes, des droits d’accès, infrastructure pour arriver à indexer suffisamment de sites en suffisamment peu de temps pour rester pertinent, …) on comprend tout de suite que le but affiché (surveiller rien de moins qu’une majorité de l’internet français) n’est absolument pas en rapport avec les moyens mis en face.

Et c’est tout l’intérêt !

Se fixer ainsi un but lointain et grandiose, c’est excellent pour la carrière du chef qui va mener ses troupes à l’assaut d’un Himalaya de dépenses avec, certainement, un ou deux beaux coups médiatiques dans la besace en cours de chemin (choper un méchant groupe de pirates serait très bien). Avoir ainsi une mission d’ampleur biblique, c’est l’occasion de demander Plus De Moyens, et d’ouvrir ainsi en grand le robinet à pognon gratuit, celui qui justement, menace de se fermer ! Comme c’est commode !

Bien évidemment, ni Rogard de la SACD, ni les habituels clowns de la propriété intellectuelle, des majors ou de la Hautotorité agaçante ne se posent la question de savoir si leurs croisades ont un réel effet bénéfique. On les comprend : se poser la question, c’est, quelque part, prendre du recul sur sa fonction, sur le droit d’auteur et essayer de comprendre ce public dont on a si longtemps pillé les poches. Difficile remise en cause.

Hadopi Of The DeadD’autant plus difficile que plusieurs études tendent à montrer que lutter contre le piratage, en réalité, détériore les revenus des artistes ; le site TorrentFreak cite ainsi une étude des Munich School of Management et Copenhagen Business School qui montre que certains films bénéficient du bouche à oreille induit par le piratage. Au-delà, les recherches montrent aussi que la suppression de Megaupload, par exemple, a eu soit un impact négatif, soit totalement insignifiant sur les revenus des salles de cinéma. La lutte contre le piratage est donc tout sauf une réussite flamboyante.

Devant ce constat d’échec, si l’on se rappelle de la facture HADOPI (plusieurs millions par an) et le nombre de délits finalement jugés (Dix ? Onze ? Trois ?), la décision de suppression de tout ce bazar aurait déjà dû être prise. Rassurez-vous : il n’en sera rien. Rogard de la SACD, Nègre d’Universal Music, Marais et Walter de la HADOPI ont encore quelques beaux jours devant eux, à se goinfrer discrètement.

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Commentaires57

  1. Deres

    A ma connaissance, le principal problème actuel de la HADOPI n’est pas son activité mais sa relation avec le pouvoir. Leurs dirigeants et adjoints ne font pas partis des bons réseaux en connections avec leurs ministres de tutelle ou de gros pontes du gouvernement. Les attaques qu’ils subissent sur son activité ne sont que des moyens de pression pour les obliger à introduire des obligés du parti socialistes en quantité en leur sein. Les gesticulations de la HADOPI ne sont donc que des tentatives de justifications afin de ne pas perdre des postes juteux au profit de clients du PS. En particulier, si la HADOPI était dissoute, je suis bien certain qu’elle sera recrée sous une autre forme avec un budget au moins équivalent. Seul changeront les têtes qui la managent. Elles seront beaucoup plus roses et ce sera la seule différence notable. Tout le reste n’est que du blabla afin de justifier les transits d’argent par eux permettant de palper un maximum ainsi que le pouvoir de nuisance à forte valeur ajoutée associé.

    La preuve flagrante est que le gouvernement actuel est à fond pour le contrôle de l’internet, la dépense publique et le soutien aux maisons de disque. Pourtant, il lance des piques envers la HADOPI qui va à fond dans ce sens. Il y a donc bien anguille sous roche …

    1. JS

      Tout s’éclaire, c’est donc limpide maintenant !

      Finalement hadopi obéi aux mêmes règles et a la même fonction que toutes ces agences plus ou moins publiques typiquement françaises : parasiter sur le dos du CONtribuable..

      1. Marcus A. Aurelius

        Ben oui, c’est donc un PIPI de plus: parasite indépendant public institutionnalisé, comme la Halde.

        A ne surtout pas confondre avec les PSI: parasites sociaux institutionnalisés, comme les syndicats.

        Et dire qu’ils veulent tous notre bien, comme tous ceux qui persistent à nous protéger contre notre gré, comme la mafia.

  2. le désabusé

    Hadopi est exactement représentative de la classe dirigeante de ce pays : Sclérosée au possible et attachée à des valeurs du passé. Ne cherchez pas plus loin pourquoi Google n’aurait pas pu naître en France: Ces abrutis l’aurait émasculé à la naissance.

    Au lieu de chercher des moyens modernes en phase avec les nouveaux médias de rémunérer les auteurs on s’attache à des solution passéistes pour engraisser les parasites qui vivent sur le dos des artistes.

    Ce que je ne comprends pas c’est pourquoi les artistes en question ne se révoltent pas au vu de la quantité de bouffis qui vivent sur leur dos.

    1. Monge

      C’est déjà le cas, car ils essayent tout!
      Il suffit de voir le projet Quaero dont tout le monde a entendu parler et que chacun utilise…

      Au passage je recommande Ixquick.com au lieu de Google, et cie.

        1. Josselin

          Si tu fais une recherche sur startpage, tu verras que le logo se pare d’un « By Ixquick ». Donc c’est Ixquick mais avec les résultats de Google (« enhanced by Google »).

    2. Marcus A. Aurelius

      On avait bien une forme d’internet et de google en france, avant non: ça s’appelait le Minitel, une des plus grosses pompes à fric de l’histoire des 80’s et 90’s.

      En plus c’était bien: on pouvait gratuitement chercher dans l’annuaire pendant 1 minute après c’était payant. Idem pour faire ses réservations SNCF ou Air France, fallait payer. Quasiment tout était payant. Le tout sans ADSL, à 0.5Kb/s. Ah oui, le terminal (qui était moins futé qu’un grille pain) il fallait le louer. Ce qui finissait par faire cher le grille pain.

      Et tout ce fric il allait où? il tombait directement dans les poches de l’état, euh, de France Télécom. Qui au passage en profitait pour contrôler les contenus. Trop fort.

      Et puis pour les coquins il y avait le 3615 Grololo où le pervers pépère pouvait s’exciter devant des images dont les pixels faisaient 1cm de coté. Il fallait aussi payer et là c’était taxé à 50%? 75%? je ne sais plus. Bref, l’Etat nous taxait déjà à mort pour mater des playmates monochromes et cubisées, elles aussi, à mort.

      Pas étonnant que tous les parasites de l’époque ne se soient pas encore remis d’internet, gratuit, libre et finement pixelisé en couleurs lui. Tiens, j’aurais bien envie d’écraser une larme sur tous ces revenus perdus. Quand même un bel exemple de la pensée centralisée non?

    3. Kusto

      le désabusé à dit: «Ce que je ne comprends pas c’est pourquoi les artistes en question ne se révoltent pas au vu de la quantité de bouffis qui vivent sur leur dos.»

      Attention aux chiffres parfois trompeurs. Le revenu ridicule des auteurs ne concerne que la vente des disques. Grâce à cette galette, ils cumulent ensuit des revenus bien plus gros : droits de diffusion (radio, tv, pub, cinéma, etc.), de reprise parfois, concerts. Tout cela grâce au travail réalisé sur le CD et financé par les maisons de disques.

    4. Zohnny

      « Ce que je ne comprends pas c’est pourquoi les artistes en question ne se révoltent pas au vu de la quantité de bouffis qui vivent sur leur dos »
      Bien vu.

  3. NEV

    J’en profite pour reparler de l’AVGN qui a levé plus de 320.000$ de fond directement grâce à ses fans pour produire un film.
    Aucune intervention de l’état, aucun major.

    L’AVGN est la preuve vivante qu’en ce qui concerne cet aspect de la « culture » l’état et les majors sont de gros boulets qui nous pompent.

    1. Greg42

      320k€ pour faire un film ? Désolé mais c’est une gentille blague 🙂
      Si c’est le mieux que le financement par commande puisse faire, les éditeurs ont encore de beaux jours devant eux.
      Ensuite l’éditeur ne fait pas que la banque, il investit en marketing, il négocie les contrats avec la distribution, avec ceux qui pressent pour une sortie DVD, etc…
      Même sans Hadopi, droit d’auteur ou autre, il y aurait probablement des éditeurs.

      1. Elphyr

        Je confirme, les éditeurs ne sont pas forcément un mal d’ailleurs.
        Le film de l’AVGN à l’air épique (j’suis fan), il le serait peut être plus avec plus de moyen (dont plus de pubs, etc…).

      2. NEV

        Oui il y aurait des éditeurs, des commerciaux mais sans aide de l’état, avec des investissements 100% privés.
        L’AVGN est un amateur avec un marché de niche (qui veut d’un film sur un vieux jeu vidéo?) et pourtant il récolte une somme non négligeable, il est un proof of concept.
        Ensuite je suis loin d’être convaincu qu’un (bon) film nécéssite des fonds colossaux, c’est arrivé près de chez vous:33.000$, Saw:1.800.000$, Blair witch project:25.000$, Cube:350.000$…

  4. Greg42

    Autant trouver Hadopi liberticide, je comprends tout à fait (quoique [petit troll] garantir la propriété, fusse-elle intellectuelle, semble relever d’une fonction régalienne de l’état).
    Mais je suis toujours étonné de voir que l’on tape souvent sur le pourcentage des éditeurs. Dire que ce +50% n’est pas mérité sans plus d’arguments me paraît hasardeux.
    Pour en avoir le coeur net, il faudrait comparer à la clé de répartition dans les pays ne respectant pas le droit d’auteur (Chine?).
    D’ailleurs, ce chiffre peut-être important, ou est le soucis tant qu’il sort d’un accord commercial entre l’artiste et l’éditeur ?

    1. Nocte

      Garantir la propriété intellectuelle : OK, et cela existe déjà, contrefaçon, ça te parle ?
      mais bien évidemment, la contrefaçon, cela demande tout un tas de procédures qui coûte beaucoup, beaucoup d’argent et de temps à la sacem, sacd, et aux majors, et ça, ça elles n’aiment pas, alors autant que l’Etat s’en charge en permettant en plus de rémunérer une metastase des Ayants-droits : TMG (Thierry Lhermitte étant un de ses administrateurs).
      Faut-il rappeler que le premier projet Hadopi ne faisait pas appel au juge ? on donnait donc à une autorité « indépendante » la faculté d’être juge et partie, tout ça parce qu’une bande de cellules tumorales refuse de s’adapter au marché ?

      Hadopi ça a servi à :

      Créer un délit de non sécurisation de ligne internet en annonçant qu’un logiciel sera disponible pour prouver sa bonne foi si on se fait flasher par TMG, logiciel qui devait épier CHACUN de ses actes sur le web, logiciel qui a finalement été abandonné par toutes les boites qui ont reçu les dotations pour travailler sur le sujet.

      Créer un délit de non sécurisation de ligne internet avec comme seule preuve ton adresse ip publique s’est faite flashée, sans avoir même la possibilité de se dédouaner grâce au trojan-chimère-made-by-Hadopi, c’est inique.

      Créer un délit de non sécurisation de ligne internet alors même que les experts réseau admettent tous que le wifi est facilement piratable démonstration à l’appui (à peine quelques minutes pour une clé WEP, pour du WPA c’est gérable dans l’heure), c’est du foutage de gueule payé grassement avec l’argent gratuit du contribuable.

      Créer un délit de non sécurisation de ligne internet alors que l’on risque toujours l’attaque pour contrefaçon de la part des ayants-droits, c’est juste chier sur la gueule des concitoyens en leur disant que c’est pédagogique.

      Créer une offre légale intéressante… (qu’on explique en quoi l’Hadopi doit créer l’offre légale intéressante ! A part à servir de prétexte débile pour ouvrir une nouvelle saignée dans les fonds publics, car, ça n’est pas à une autorité de créer une offre, mais bel et bien aux ayants-droits). En plus, c’est avouer de l’absence totale d’intérêt des plateformes disponibles… (ben oui, c’est cher et c’est verrouillé, ça maaaaaaaaarche pas, je comprends paaaaaaaas)

      Oui, Hadopi, ça coûte beaucoup, beaucoup d’argent et ça voile quelque peu la liberté pour couvrir quelque chose qui existe déjà.

      Mais pas d’inquiétude, la tumeur possède une deuxième perfusion grâce à la commission copie privée.

      1. christo

        En effet… et ça permet de mesurer la veautitude des français : on parle d’Hadopi… un red herring, une blague, alors qu’on se fait littéralement DEPOUILLER (espèces sonnantes et trébuchants) par la taxe sur la copie privée.

        Le cancer il est là, qui touche la moindre carte à puce,le plus petit disque dur, clé USB… TOUT.

        Le scandale hénorme, il est là.

        820 millions d’euros en 2011 dans la poche de la Sacem en 2011 !

        820 millions.

        5,3 milliards de freaking francs !

        http://tinyurl.com/bt3r2vm

        Ma théorie : Hadopi et tout le cirque qui va avec est une simple construction moralo-gogo-intellectuelle destinée à faire accepter, à dissimuler cette taxe qui est le véritable enjeu.

        Personne ne dit rien, plus c’est gros plus ça passe. C’est proprement stupéfiant. L’état sert de collecteur d’impôts au profit d’une mafia privée, une caisse noire.

        1. Nocte

          Hum… un petit article en préparation pour la version fin 2012 de la copie privée ? (parce que ce qui se passe, c’est du lourd)

          Façon H16, je pense que j’arriverais à en rire 😉

        2. Nocte

          Christo, l’un des éléments qui permet cette passivité, c’est que l’affichage du coût pour l’utilisateur, ça pose problème… alors que l’éco-taxe, non…
          D’un côté, on ne peut pas avoir le détail, parce qu’on ne comprendrait pas, mais pour l’écologie, y a pas de souci…

          Ah, bien sûr, l’éco-taxe qui aligne 2€ sur un micro-onde à 44€, ça fait pas trop lourd, en revanche, une carte mémoire de 16Go que l’on va utiliser dans un appareil photo, prix moyen 24€, RCP 0,94€ (et si les barèmes 2012 passent, ça monte à 2,24€), tout ça pour pouvoir prendre des photos de vacances ou de familles, etc… (oui, je sais les SD-Card, on peut en mettre dans d’odieux téléphones et lecteurs multimedia, sur lequels on aura déjà payés de la RCP… )

  5. Josselin

    Le téléchargement d’oeuvres est tout à fait légal quand il s’agit de copie privée. Hadopi ne doit pas (savoir) faire la distinction entre le téléchargement illégal et légal. Donc implique un risque de passer devant les tribunaux alors que vous n’avez jamais commis de délit.

    Petite faute : « une extension gourmande de sa missionS.« 

    1. Nocte

      En fait, il y a tout un tas de petites subtilités sur la copie privée :
      – La copie privée est une exception au droit, elle est tolérée
      – L’acte de copie privée est rémunéré par la redevance copie privée sur tous les cd vierges, K7, VHS, DVD vierges, disques durs externes, téléphones avec capacités multimedia, cartes mémoires, clés usb, GPS et autoradio avec disque dur (oui, oui, même les gps…), et je dois bien en oublier. Pourquoi cette rémunération ? parce que les ayants droits considèrent que la copie privée génère un manque à gagner, et qu’au final, nous n’achetons qu’une licence d’écoute limitée au medium d’achat pour un lieu donné (en effet, copier , par exemple, un CD audio sur un cd vierge pour éviter d’avoir l’original dans sa caisse, c’est considéré comme un manque à gagner, il faudrait acheter un CD pour chez soi, et un CD pour la voiture).
      – La loi DADVSI énonce que nous n’avons pas le droit de contourner une mesure de protection sur le cd, DVD, MP3 (et autre) que nous avons acheté. Oui, les DRM sont une plaie, et empêchent parfois la lecture. Le fait de les contourner pour profiter de l’achat, nous place comme des contrefacteurs et nous pouvons donc nous retrouver au tribunal… (là, on voit bien l’intérêt de la copie privée… l’exception est de suite, plus difficile à faire valoir)
      – seule la mise à disposition d’oeuvres protégées est censée être poursuivie, le fonctionnement du P2P est basé sur un mode de fonctionnement mettant, de facto, l’oeuvre à disposition, par conséquent, celui qui s’adonne au P2P, est un contrefacteur donc, attaquable, même s’il ne cherchait qu’à télécharger pour ne pas contourner les DRMs (bon, ok, ce type de cas, ne doit pas être légion)
      – d’où désormais l’assaut sur les sites de DDL et les newsgroups où en ne faisant que télécharger, on ne peut pas tomber, en théorie, sous le coup de la loi sauf que… un site de DDL tombe pour contrefaçon, les utilisateurs ayant téléchargé peuvent tomber pour contrefaçon ou recel eux aussi.

      Pour rappel, les hypothèses de téléchargements ne se posent que dans le champ d’un téléchargement pour « copie privée », absolument pas de téléchargement pour ne pas payer une oeuvre. Je cherchai juste à montrer les limites de l’exception pour copie privée façon française.

      Maintenant, pour rire ou pleurer (selon l’humeur ou l’humour dont on est capable face à cela), on peut se pencher sur les barèmes de rémunération de la copie privée en France et ses multiples rebondissements (à côté, JR Ewing était un blagueur).
      Les premiers barèmes CP prenaient en compte le piratage, sauf que prendre en compte le piratage dans ce calcul équivalait à se rendre coupable de recel.
      Deuxième Barème CP, le piratage n’est plus pris en compte, mais les tarifs sont IDENTIQUES (et là, on se dit, WTF !?, là, les tissus tumoraux s’activent : on prend en compte la compression des fichiers numériques pour le calcul !)

      Jusque là, tout va bien… l’Europe a dit que les professionnels ne devaient pas être assujettis à la copie privée en 2001, mais c’est pas grave, un peu partout en europe, l’UE, on l’emmerde. sauf qu’en Espagne, des professionnels qui refusaient de se faire tondre, ont porté leur ras-le-bol auprès de la CJUE, qui a pété les petites pattes arrières des ayants droits avec l’arrêt Padawan en 2010… mais la France Eternelle, l’Union, elle lui chie dessus quand ca l’arrange, donc la transposition dans la loi, ça prend du temps…
      2011, la rémunération CP est patchée avec une usine à gaz à 200% Fiscal Style : pas de versements des trop-perçus auprès des professionnels (vous comprenez, c’est trop dur à faire, c’est tellement opaque et nébuleux, que même nous, on sait plus comment faire marche arrière), les professionnels et associations doivent faire toute une demande en exonération de copie privée, demande qui peut ne pas être acceptée… c’est beau, c’est Français… A ce jour, seuls 2000 professionnels, entreprises et associations ont la possibilité de s’affranchir de la CP.
      Novembre 2012, les nouveaux barèmes doivent être votés, mais les une partie des industriels se cassent, de même pour les représentants des consommateurs.

      Pour rappel, la Commission copie privée est constituée « équitablement »
      12 ayants-droits
      6 industriels ou représentants
      6 associations de consommateurs

      Oui, oui, c’est équitable (ben oui, 12 ayants-droits et un groupe de 12, n’ayant pas forcément les mêmes intérêts)

  6. monoi

    En quoi les zartistes ont ils des droits supplementaires parce que pour se diffuser plus largement (et donc gagner plus de ble, grand bien leur fasse, mais pour eux c’est moral alors qu’un trader ou un patron…), ils utilisent une technologie qu’ils n’ont pas cree, avec les risques que ca comporte?

    S’ils ne veulent pas de copies, c’est tres simple, qu’ils se contentent de concerts, etc… Ca a bien marche pendant des millenaires que je sache.

    Pour les radios/teles etc, il suffirait d’accords commerciaux.

    1. Nocte

      Rien de choquant sur le droit d’auteur, c’est ce qu’il est devenu qui est problématique.

      Par ailleurs, les artistes ne sont que de pions, les ayants-droits ne défendent plus(pas?) l’artiste, mais leurs rentes, les magouilles de type RCP et autres Hadopi en sont la preuve, mais je vais en ajouter une autre : droits d’auteur qui continuent de courir jusqu’à 70 ans après la mort de l’artiste.

      1. Aristarque

        En France,les 70 ans et en plus avec neutralisation des années de guerre…
        Dans les pays anglo-saxons,le délai est (bien) plus court post mortem mais il y en a où le délai court à partir de la première publication…

    1. Nocte

      Le permis à point et les radars automatiques, c’est un très bon deal pour l’Etat :

      – Tony, tu as brûlé presque tous tes points, mais je vais être gentil, je vais t’en redonner
      – Merci Parrain
      – Tony, je te donne des points mais tu dois payer le service, sinon, comment je vis moi ?
      – Merci Parrain
      – Merci Tony, y a le compte.
      – Mais pourquoi es-tu aussi magnanime, Parrain ?
      – Tu vois Tony, faudrait pas que tu perdes tous tes points, ça me ferait perdre de l’argent… tu comprends Tony ?
      – Oui, Parrain, je comprends, merci de ta mansuétude, Parrain.
      – A la semaine prochaine Tony.

      (Sinon, il y a aussi la blague de l’interdiction du téléphone mobile qui aurait une responsabilité dans les accidents de voiture (je ne dis pas qu’il n’en a pas, juste que ça n’est pas le premier)… A quand 0g d’alcool dans le sang au volant ? quelque chose me dit que ca n’est pas près d’arriver)

    2. Higgins

      Il faut consulter le dernier n° de cet hebdomadaire qui en dit plus sur l’automobile. On y découvre les nouveaux et discrets radars embarqués. C’est curieux, pour em… le citoyen, il y a toujours du pognon. Evidemment, comme dans toute démocratie qui se respecte, on connaît les commanditaires, les bénéficiaires de ces juteux marchés, les conditions claires dans lesquelles ces marchés sont passés ainsi que l’efficacité de ces dispositifs en matière de sécurité routière , etc… Le Parlement, que Saint Hypocrite l’ait en sa sainte garde, exerce sur ces mesures une tutelle aussi rigoureuse que nécessaire afin d’éviter qu’une administration (est-ce imaginable au pays de Descartes et de Montesquieu?) se laisse aller à des comportements coercitifs en matière de liberté, chose impensable en Socialie française. En clair, on est vraiment pris pour des c…

  7. Ron Paul

    Il y a à la base une énormité et une aberration dans cette loi Hadopi, pour ceux d’entre nous qui sont parents, voire grands parents : qui téléchargent ‘’illégalement‘’ le plus ?

    Nous, ou nos petits ? Qui peut se faire alpaguer sinon le ‘’ propriétaire ‘’ de l’adresse I.P ! Question subsidiaire, quels parents digne de ce nom, vont dénoncer sa progéniture ?

    Où est la justice ? d’autant que les mineurs ne risque de toute façon rien du tout.

    Nous pourrons allez plus loin, quel jeune télécharge des films français, tous bourrés jusqu’à l’overdose de bons sentiments socialisants, sans action, chiants comme la mort ? Quel chanteur, groupe français à l’heure actuelle fait un tube de dimension internationale assez intéressant pour être ‘’ piraté ‘’ ?

    Je ne suis peut-être pas impartial, car élevé aux sons de la musique classique comme celles des Rolling Stones, Presley, Doors, Pink Floyd et autres Led Zeppelin qui ont tout inventé, depuis quelques dizaines d’années le talent du ‘’ show bizz français ’’ est à l’aune de leurs amis politiques : le néant sidéral, à moins que l’on confonde la musique, et son bruit comme le font les amateurs de rap.

    1. Alex6

      N’exagerons pas non plus, il y a de la bonne musique bien francaise quand meme: Noir desir, Eiffel, No one is innocent, Trust, Silmarils, Aston Villa, Superbus, Lofofora, Ina ich, Phoenix, Telephone…
      Par contre je suis assez d’accord pour dire qu’actuellement, c’est franchement mauvais.
      Au global, c’est effectivement en dehors de France que se cree ce qu’il y a de mieux en musique (et probablement en quasi-presque tout d’ailleurs…)

  8. Nocte

    Tu es responsable de tes enfants au regard de la loi, donc de ce côté, ça ne me choque pas outre mesure.

    Quant à la Hadopi, elle n’a pas vertu à défendre les réalisateurs ou auteurs, interprètes Franco-Français, elle défend l’intérêt des ayants-droits, et donc, les cibles sont les succès commerciaux qu’ils soient français ou non (Si on nous sort un Led Zep Remasters X, ou un Queen Greatest Hits X, tu peux être certain qu’ils feront partie des albums à surveiller.)

    1. Ron Paul

      ‘’ Tu es responsable de tes enfants au regard de la loi, donc de ce côté, ça ne me choque pas outre mesure’’.

      Chic alors ! Voilà éliminé une immense partie des problèmes de la délinquance, de l’insécurité, des exactions diverses et variés, dont trop souvent les auteurs sont des mineurs : leurs parents sont civilement responsables, ce que nous savions !! Uniquement quand on est des parents honnêtes, ‘’ vrais ’’ français, non issu de l’immigration, en règle, blancs, et surtout solvables ! Sinon circulez, il n’y a rien de changé, comme pour les automobilistes étourdis mais honnêtes, se seront les mêmes qui cracherons au bassinet.

  9. eheime

    Moi je pense que Hadopi est efficace pour limiter le gros des echanges de fichiers par internet. Mais c’est tout.
    Ca n’empechera pas les echanges faits autrements.
    Et surtout ca ne fera pas revenir les gens dans les fnacs pour acheter des CDs.

    L’avenir est aux bibliothèques ‘on line’ en streaming moyennant un abonnement pas trop cher. C’est à dire suffisamment pas cher pour que la flemme de telecharger , de chercher, de classer , et autre, l’emporte sur le cout demandé.

    L’avenir alternatif, c’est le mecenat. Tu aimes un artiste, tu le soutiens. Avec des dons ou en allant à ses concerts, ou en achetant sa musique directement. Ca remet un lien direct entre l’artiste et ses fans. Et c’est tant mieux.

    1.  » Hadopi est efficace pour limiter le gros des echanges de fichiers par internet. »
      Etant donné qu’ils ont lieu sur les newsgroups qui échappent complètement au flicage de la HADOPI, c’est hautement improbable.

  10. daredevil2007

    Comme toujours dans le mille, Hash 😉

    Petite question « depuis que le réseau mondial a commencé à fournir de vraies alternatives au tout à l’État », dans cette phrase vous vouliez dire « au tout état » ou bien  » tout à l’état »?

  11. AkA

    Il est facile de « surveiller » le téléchargement en P2P (mettre un fichier a dispo et relever les IP qui viennent le prendre)… Mais pour les newsgroups ou le téléchargement direct, c’est beaucoup plus difficille. Cela implique une surveillance directement chez le fournisseur d’accès… Ou je me trompe?
    Quand à l’offre légale, c’est juste une vaste blague en france. La dernière fois que j’ai acheté un film sur *anal-play, j’ai pu le regarder 2 jours plus tard suite à de nombreuses erreurs de téléchargements! Mieux vaut pirater, pour passer une bonne soirée, c’est dire….

    1. LuciusT

      C’est de toute façon impossible de surveiller de manière fiable sans mouchard directement dans les machines susceptibles d’être les réceptrices des fichiers. Et encore, même dans ce cas, il est possible de contourner.

      +1 pour l’offre légale en France. Quoique, dans le cas de la musique, de plus en plus de personnes passent par Deezer(par exemple) plutôt que par un téléchargement classique.

    2. Fergunil

      Un simple proxy vous protège contre ce risque. Un proxy, comme IPredator (par the pirate bay) coûte 5€ par mois et vous rend complétement anonyme.
      Et soit dit en passant, je suis quasiment sur que l’état n’a absolument pas le droit de mettre à disposition un fichier pour punir ceux qui le télécharge, c’est de l’incitation au crime.
      Cela reviendrait à ce qu’un policier insulte des gens, en attendant de se faire frapper, afin de les coffrer et les envoyer en taule.
      C’est par contre légal dans certains états aux USA par contre, ou des portefeuilles sont laissé dans des voitures vides non verrouillées et surveillé en attente du vol.

  12. skunker

    HADOPI c’est juste un moyen de vous soustraire habilement encore plus de fric. La détection d’activités illégales pourrait très bien être automatisée et couper les dites activités tout net, même plus besoin de parler d’anonymat. Seulement là plus de prunes, plus de taxes, et plus de cornichons redondants à tous les étages. Ils ne pourraient plus tondre en parallèle le fric qui se dégage de l’activité des pirates.
    Non non vaut mieux faire durer le plaisir, ça palabre un maximum jusqu’au moment où habitué au bruit nous ne les entendons plus, et là discrètement, planqués en cercle dans le fond de la salle ils se partagent la caisse.

      1. Fergunil

        Vous nous préconisez donc une DPI sur l’ensemble des paquet réseau qui transitent en France ?
        Cela revient donc à ouvrir le courrier de tous les français. Au delà du problème moral, légal et éthique, il faudrait une ferme de serveur que même Google n’a pas. En effet, en cryptographie, le défenseur à toujours l’avantage.
        Une fois que la France aura « investi » le quart de son PIB pour éviter qu’un ado télécharge ses 10 mp3, et avant que le système se mette en place, des procédure de contournement existeront et seront facilement accessible.

  13. HR

    « […] Article initialement publié sur le blog Hashtable. […] »

    S’il s’agissait d’une réponse à mon commentaire, qui me mène à cet article d’Atlantico…
    http://www.atlantico.fr/decryptage/alerte-hadopi-bouge-encore-et-va-reclamer-plus-moyens-h16-563368.html?page=0,0

    … je n’y vois pas mentionné le salaire, ou plutôt tout ce que coûte Pascal Rogard à la SACD.

    Mais je note une première erreur majeure dès le début de l’article quand je lis ceci:
    « … chez Pascal Rogard, le patron de la SACD, cette vieillie institution devenue coterie de lobbyistes assez peu scrupuleuse des consommateurs qui la font vivre, ce public qu’elle aime bien truander… »

    En effet, les premiers « truandés » par la SACD et en particulier Pascal Rogard, ce ne sont pas les consommateurs, le public, ce sont les auteurs qui se font ponctionner sévèrement au passage par la bureaucratie de ce monopole dont la rapacité ferait rougir de jalousie un administration française moyenne.

  14. Nocte

    Hadopi pourrait se voir boostée à grand coup de Règlement des Télécommunications Internationales, qui va se voir patché sauce internet par l’Union Internationale des Télécom.

    Cette organisation de l’ONU est constituée des gouvernements de 193 Etats, d’université et/ou d’entreprises privées, je vous laisse imaginer la transparence qui doit y régner.

    C’est tellement transparent que Google en arrive à créer une page spécifique pour l’évènement. Google n’est pas un saint, mais à voir ce que nous prépare l’Allemagne, l’Italie, et la France (pour le moins), avec le droit voisin au droit d’auteur pour les journalistes (en France, on peut ajouter Hadopi, Arjel, Loppsi, qui elles existent vraiment), on peut extrapoler… (ne pas oublier ACTA, CETA, et ceux qui viendront remplacer ces acronymes qui ont quelques problèmes pour percer).

    Bref…
    La page Google : https://www.google.com/intl/fr/takeaction/
    La page de l’organisation : http://www.itu.int/en/wcit-12/Pages/default.aspx

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