Une république laïque bizarrement attachée à son dimanche

On n’y comprend plus rien. La République Française, citoyenne, festive, indivisible et bien évidemment laïque, semble ne pas savoir sur quel pied danser dès lors qu’il s’agit du travail dominical. Et la situation, qui était déjà diablement complexe, vient récemment de gagner en confusion.

Il y a quelques mois de cela, j’évoquais les cas devenus symptomatiques de Bricorama et de Sephora qui, ayant bêtement tenté de conserver leur ouverture le dimanche, s’étaient heurtés à la ferme action des syndicats qui ne pouvaient pas supporter cet affront aux bonnes mœurs, et qui préféraient très clairement la diminution de l’activité voire la faillite des entreprises concernées plutôt que revenir sur le repos dominical acquis de haute lutte par l’église catholique leurs camarades syndiqués depuis des temps immémoriaux.

la france jardiland et bricolageSi, en Novembre 2012, Vincent Bénard expliquait pourtant de façon claire le bénéfice qu’on pouvait raisonnablement attendre de l’ouverture du dimanche, un an plus tard, la situation était devenue, légalement parlant, relativement incompréhensible et l’emploi du terme « bricolage » juridique ne paraît pas trop fort pour qualifier les tergiversations confuses des tribunaux et du gouvernement sur la question.

La France est un pays de perfectionnistes qui ne peuvent se satisfaire d’une situation déjà complexe sans immédiatement tout faire pour la rendre bordélique à souhait.

C’est ce à quoi s’est donc employé le tribunal de Bobigny en rendant il y a quelques jours son verdict concernant les scories juridiques de l’ « affaire Bricorama ». En effet, obligée de fermer le dimanche, la chaîne de magasins de bricolage avait décidé d’attaquer ses principaux concurrents, Castorama et Leroy Merlin, au motif d’une concurrence déloyale. Après tout, pourquoi subitement Bricorama n’avait pas le droit d’ouvrir alors que les deux autres enseignes continuaient à le faire, et n’étaient pas enquiquinées par des syndicats étrangement partiaux ?

Aux yeux du tribunal de Bobigny, tout ceci ne mérite manifestement pas d’en faire un plat : si, d’après lui, les deux enseignes « ont commis une faute en ouvrant leurs magasins plus de cinq dimanches par an et en ne produisant pas les autorisations administratives nécessaires », comme il ne semble pas clair qu’il y ait un transfert de concurrence de Bricorama vers ces deux enseignes, il n’y a pas de préjudices et donc roulez jeunesse.

Autrement dit : Castorama et Leroy-Merlin sont en faute, mais ne font pas vraiment concurrence à Bricorama, et n’auront donc aucune indemnité ni amende à payer. Décidément, si le bricolage du dimanche semble quelque peu compromis par ces décisions, le bricolage juridique, lui, continue allègrement. D’autant que parallèlement, le gouvernement aurait préparé un décret assouplissant les règles (fort confuses, comme on peut le voir) entourant le travail dominical… Mais ce décret peine à paraître : toujours pas publié au Journal Officiel, le parcours institutionnel du petit bout de papier laisse perplexe et les acteurs concernés, encore une fois, au milieu du gué.

Il faut dire que, pour ne surtout pas changer et frôler une augmentation (même vague) de l’activité économique, les syndicats sont à l’affût : selon Christophe Lecomte, secrétaire de FO Commerce, le décret n’est pas paru parce que Jean-Marc Ayrault sait pertinemment qu’il sera immédiatement attaqué par les syndicats et débouté par le Conseil d’État à la moindre incartade. Ouf, c’est pas comme si la France avait des millions de chômeurs qui rêvent de travailler, même le dimanche, pour mettre un peu de beurre industriel dans leurs épinards pas bio ! Au moins, ce danger est écarté.

En attendant, les enseignes de bricolage continuent d’ouvrir le dimanche, et de trouver leur clientèle au rendez-vous, en utilisant la maigre réserve des 5 dimanches par an que les mairies autorisent par défaut.

travail dimanche : le scandale est d'avoir à travailler le reste de la semaineCeci dit, les petits pas de deux que font les gouvernements, les préfets et les tribunaux de commerce au sujet du travail du dimanche montrent à quel point toute cette question est devenue fort toxique. D’un côté, on comprend bien que la moindre parcelle de remise en question du dogme dominical fera se lever un vent de révolte de la part de syndicats qui n’ont rien à perdre (leur légitimité est de toute façon microscopique) et tout à gagner d’une épreuve de force dans le domaine. De l’autre, on sent intuitivement que cette bataille est, outre son ridicule achevé, perdue d’avance : inévitablement, les enseignes devront ouvrir le dimanche parce que les clients le réclament, les employés le réclament, les enseignes les réclament et l’État, assoiffé de taxes et de cotisations, le réclame aussi.

La réalité est qu’encore une fois, les institutions sont totalement paralysées par la peur de déclencher des grognements de syndicalistes qui ont pour eux l’oreille attentive des médias, et les décennies de tradition marxiste où l’on présentera systématiquement le travailleur du dimanche comme un exploité sans droits ni libertés, qu’il est indispensable de protéger, et son patron comme un être méprisable et âpre au gain, cigare vissé au bec et embonpoint bourgeois à l’évidence coupable. La réalité, c’est que le pays est aussi coincé par cette vision délicieusement sépia où le monde, de toutes façons cantonné aux douillettes frontières nationales, s’arrêtait effectivement le dimanche, chose qui n’est plus du tout vraie depuis qu’il est devenu si simple d’être en relation tant avec les Japonais pour lesquels il est lundi matin alors que notre dimanche n’est pas achevé qu’avec des Américains qui terminent à peine leur samedi alors que notre dimanche débute.

À l’heure où la mondialisation n’est plus une vague facilité pour quelques commerçants internationaux mais bien une réalité tangible pour des millions d’internautes qui peuvent acheter à toute heure du jour et de la nuit, un fait concret pour des consommateurs et des producteurs partout en France et ailleurs, il semble incroyablement rétrograde de confier de façon exclusive l’organisation du temps de travail à une entité administrative qui a par ailleurs prouvé maintes et maintes fois son incapacité à régler les problèmes, quels qu’ils soient.

En pratique, l’organisation d’une semaine de travail et la possibilité de travailler ou non le dimanche (qui semble n’embarrasser personne lorsque cela concerne les pompiers, les boulangers, les électriciens ou les médecins) devraient être laissés directement à l’appréciation des individus entre eux. De la même façon qu’il n’y a pas de distance minimale ou maximale pour laquelle on peut postuler pour un travail, il ne devrait pas y avoir de jours tabous, de périodes fixées dans le marbre lorsqu’un commerce ouvre ses portes : toute l’idée même des affaires, c’est de s’adapter aux besoins des clients, et non d’adapter les clients aux désidératas des employés.

yes week endLes seuls cas où l’organisation impose ses horaires à la clientèle pour accommoder ses salariés, c’est lorsque cette organisation est hors du domaine concurrentiel. Et surprise, il s’agit des entreprises d’État et des institutions officielles, celles-là même qui ont cette fâcheuse tendance à vous cracher des horaires de disponibilité honteux. On pourra s’en convaincre en relisant un précédent billet sur la façon dont des individus sont traités par la préfecture d’Antony, par exemple.

Que des gens ne souhaitent pas travailler le dimanche me semble normal et logique. Que d’autres, a contrario, préfèrent clairement un autre jour pour prendre leur congé hebdomadaire m’apparaît tout aussi valide, pour une myriade de raisons que seul un socialiste, qui sait mieux que vous ce qui est bon pour vous, pourrait péremptoirement trouver moins bonnes. Mais que l’État français, en 2014, en soit encore à triturer son code du travail pour tenter d’approcher la réalité du terrain et de le faire aussi discrètement que possible pour éviter de se mettre les syndicats à dos, ça en dit très long sur le niveau de sclérose de la société et l’idéologie mortifère qui la parcourt.

Un pays qui n’a aucune confiance dans les individus, qu’ils soient patrons ou employés, producteurs ou consommateurs, qui croule sous les chômeurs mais refuse leur emploi à des jours jusque-là tabous, un pays qui refuse de s’adapter au monde réel, c’est un pays foutu.

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Commentaires106

    1. Claire

      « À l’heure où la mondialisation n’est plus une vague facilité pour quelques commerçants internationaux mais bien une réalité tangible pour des millions d’internautes qui peuvent acheter à toute heure du jour et de la nuit, un fait concret pour des consommateurs et des producteurs partout en France et ailleurs », il y émane de ce petit blog très « sympa » une espèce de délectation malsaine…

      « Ce pays est foutu, moisi, tant mieux, qu’il crève! Gloire au capitalisme tout-puissant! »

      Euark.

      1. Totallystone

        Ce blog nous permet de rire, parfois jaune, de la dégradation malsaine de la fRance.

        Contre mauvaise fortune, bon cœur ^^

  1. Black Mamba

    Au moins l’Église Catholique ne va pas contredire les syndicats… le dimanche c’est sacré 😉

    1. Théo31

      Normal. Depuis plusieurs décennies, une frange non négligeable des catholiques fornique sans honte avec les communistes. Du temps d’E. Mounier, il fallait être « antianticommuniste », Thorez était plus frénquentable que Raymond Aron. Ca n’a guère changé depuis.

      1. Celes

        C’est une blague ?
        Catholique et communiste ?

        Le catholiscisme a toujours vivement combattu le communisme, le socialisme, et toute forme d’égalitarisme car ça ne mène qu’au désastre.

        Après chaque groupe a ses canards boîteux, mais en général le christianisme est une religion, il ne fait pas de politique.

        1. NoName

          Oh que non, beaucoup, beaucoup, beaucoup de chrétiens votent à gauche voire très à gauche, c’est ce qu’on appelle le christianisme social, et se mêlent sans vergogne aux communistes, voyant dans le communisme la réalisation terrestre des principes du christianisme (alors qu’en fait, c’est le contraire).

          1. Celes

            Ah bon…
            Perso, je suis catholique, et je n’ai jamais vu un seul chrétien voter PS.
            Je dirais plutôt Centre > UMP > FN >>>>> Gauche.

            Du reste oui, le principe du Socialo-Communisme est de nier l’inégalité relative à l’évolution, donc l’ordre naturel, donc la base du christianisme, c’est totalement anti-chrétien…

    2. Celes

      L’Eglise catholique n’interdit pas le travail le dimanche, elle le déconseille seulement, car c’est le jour du Seigneur selon la Génèse (à ne pas prendre littéralement mais symboliquement).

      Le jour de repos en France est le dimanche par tradition, parce qu’il en faut bien un, et que la France est le 2nd pays catholique au monde.

      Toutes nos traditions, nos fêtes, jours fériés (Noël, Pâques, etc.), calendriers sont fait sur le modèle chrétien.

      Et c’est justement ça notre identité nationale, et l’avoir reniée nous fout en l’air. Faut pas trop cracher sur les cathos car ce sont eux qui font vivre les quelques restes de ce pays de paumés complètement moisi…

      1. Black Mamba

        « L’Eglise catholique n’interdit pas le travail le dimanche, »
        Le prêtre de ma paroisse lors d’une messe pendant son homélie nous a vivement demandé d’être prêt à monter à Paris pour s’opposer contre toute loi qui autoriserait le travail le dimanche…
        Ils ont déjà peu de fidèles …l’Église n’a pas envie qu’on leur enleve ce jour…
        Et n’allez pas vous méprendre sur ma foi, je suis l’une des rares à porter une grosse croix bien visible à mon cou

        1. Peste et coryza

          L’église n’est plus ce qu’elle était.
          Delassus avait raison : la conjuration antichrétienne existait bel et bien, et elle a gagné.
          L’église s’est couchée devant ses pires ennemis (truellistes, islam, juifs, hérétiques) avec des lâchers de bisounours, au lieu de repositionner sa marque.

          Résultat : on a une religion de mous de la tige, des églises vides, et des concurrents qui récupère le marché.
          Et les marchands du temps tiennent fermement la société.

          Déjà même pas fichue de gueuler contre des sataneux en herbe et des cercles de néo paiens… alors contre les gros morceaux, ce n’est même pas la peine de rêver.

  2. Le Gnôme

    Il est aussi à noter que les camarades athées veulent aussi fêter la naissance du Christ, sa Passion, son Ascension, l’assomption de sa mère ainsi que le moment où l’Esprit Saint est descendu sur ses Apôtres. Et comme ces dévotions sont fort fatigantes, il est même prévu de se reposer le lendemain pour certaines d’entre elles.

    A noter aussi que l’on ne travaille pas le jour de la fête du travail alors que la logique voudrait que l’on bosse gratuitement pour remercier le ciel (ou le patron) d’avoir un boulot.

    1. Black Mamba

      La France est le pays de l’intermittence du travail.
      L’autre jour un monsieur vient pour prendre un rendez vous et me demande si tout va bien pour nous car à maintes reprises il est passé mais il trouvait toujours la porte close… Je lui ai répondu qu’il a du passé au moment de jours de fermeture
      Ah? Et vous bosser combien de temps alors?
      Nous faisons les 35h monsieur, le mardi,mercredi et vendredi. ..
      Rire jaune de sa part , « On râle des 35h mais en fait cela arrange tout le monde… Votre époux devrait travailler plus pour payer ma retraite. .. »
      Et moi, rire intérieur, j’ai eu pitié de monsieur, je ne lui ai pas dit qu’en plus mon époux avait cessé depuis un bon moment de cotiser la caisse de retraite et la sécurité sociale :twisted :

      1. white Panda

        La génération « baby-boom » ne manque pas de toupet.
        Ils ont hypothéqué l’avenir en consommant à crédit. Il semble que tout leur est dû. Après eux le déluge…

        1. hussardbleu

          hmm?… ne mets pas tout le monde dans le même panier fleuri, mon ami ! pour prendre un exemple qui m’est cher, c’est à dire le mien, j’ai travaillé pendant 44 ans, payé la retraite de mes anciens et les études de mes enfants et de ceux des autres, et pour la mienne de retraite, qui va-t-il rester dans deux ans ? le Déluge sera pour moi aussi…

          que les politicos de ma génération soient des pourritures, je ne le contesterai pas, mais parmi ceux qui arrivent, vers les 35/45 ans, il y en a peu à qui je serrerais la main…

        2. Hervé

          Hola le guépard, tout doux.
          Ce serait vite oublier que la dette française à plus que doublée ces dernières années, et que c’est donc notre génération qui a déconné.
          Ah bah non en fait, moi j’y suis pour rien.
          Et toi ?
          L’état fait n’importe quoi depuis des décennies, rien de nouveau sous le soleil.
          Et sinon tu fais quoi comme job ?

          1. Djefbernier

            J’étrangle l’état en ne bossant pas dans un coin de France qui ne rémunère pas le chômage et où les salariés n’ont pas d’IR. C’est mes parents qui sont moyennement fiers, et les mères de mes enfants, mais bon qui a dit que les principes c’est gratuit ?
            Je fais comme H a dit, mais depuis plus longtemps qu’il l’a dit. M’enfin j’ai eu joie de me sentir soutenu dans mon effort d’oisiveté constructive, bien le chevelu dans son hamac les doigts de pieds en éventail.

          2. hussardbleu

            Mon bonhomme, je suis dans le Droit en libéral depuis plus longtemps que tu n’as d’années sans doute, et tes réflexions genre « slick », tu te les gardes !

            Pendant plus de 33 ans, j’ai pris une semaine de congés par année, et par deux fois, exceptionnellement, 15 jours. J’ai donc tiré mon lourd tombereau – payant beaucoup d’impôts et de charges – et j’aimerais bien voir la charge du tien, par comparaison…
            J’ai le plus grand mépris pour les donneurs de leçons et pour nos politicards, je ne vote plus depuis longtemps, et ce n’est que récemment que j’ai repris un peu confiance – un peu seulement – en apercevant une petite prise de conscience autour de moi, avec la perspective d’un effondrement du système.

            1. tabbehim

              je prie, cher hussard, pour que vous soyez toujours vivant et en pleine santé pour voir ce jour arrivé, mais je doute moi même de ma survie pour voir cet évènement….
              L’effondrement du système ne se fera pas tant que le peuple aura de quoi manger. tant qu’il sera distrait, et tant qu’ils auront un ou des ennemis invisibles à combattre dans leurs inconscients….

            2. Hervé

              Si ta réponse me concernait, t’es à la ramasse puisque ce n’est pas à toi que je répondais (ça me semble pas compliqué comme système, il y a un code couleur).
              Mais bon tu fais bien de poser ton commentaire caliméroesque et de filer la queue entre les jambes sans répondre aux commentaires qui suivent le tien, j’imagine que c’est plus simple comme ça pour toi 😉
              Petite frustration passagère ?

  3. pouf pouf

    Ce qui est drôle dans la guerre, c’est son nom. Par exemple et depuis longtemps, chez nous, les be-good se battent contre les be-strong. Vous vous doutez bien que d’un côté on dit la guerre des be-good alors que de l’autre, bien-sûr, on parle de conflit be-strong. Je dis ça comme propos liminaire parce qu’aujourd’hui, dimanche, je me suis réveillé en ne me souvenant plus de qui disait quoi, c’est qui les gentils de la guerre des cons au fait ? On va se poser la question tous ensemble, avec nos amis de brunch du dimanche, j’aime bien embêter les gens que j’aime avec des questions hasardeuses, le hasard me plait : « Mais vous, vous l’appelez comment le conflit des be-good en be-strongie ? Flûte, une guerre be-strongienne en be-goodie ? ». Aie, avec les mots tout se gâte, toujours à propos. En plein manger détendu du dimanche, ça se gâtait, flûte be-strong et be-good, on rentre à la maison et bon dimanche.

  4. Aristarque

    Typo à corriger SVP (je sais, c’est dimanche) sous-préfecture d’ AnTOny. Avec un H, c’est un prénom.

  5. Aristarque

    Le plus pénible est l’ incohérence à son zénith dans ce dossier. Certains peuvent ouvrir le dimanche ET les jours fériés, d’ autres pas le dimanche mais les jours fériés autres qu’ un dimanche, d’ autres n’ ont pas de restrictions et ouvrent en 7/7… Cela dit, tout bien considéré, ne croyez pas que ce soit la panacée parce que d’autres contraintes font alors leur apparition. Dans la zone commerciale de la Croix Blanche à Ste Geneviève des Bois (Essonne), il y a belle lurette que j’ai renoncé, bien étant à 10kms, à la fréquenter un samedi ou un dimanche bien que tous les commerces y soient ouverts, y compris une enseigne de bricolage venue du Septentrion: il faut pouvoir y rentrer, ce qui requiert parfois une bonne heure pour arriver à ce magasin en sortant de l’ A104… Donc, s’ il vous manque trois clous et quatre vis à votre bonheur de bricoleur, ils vont coûter bonbon, au final… 😐

  6. Dr Slump

    A ce stade, ce n’est même plus de l’interventionnisme, c’est clairement la volonté de ne pas laisser les français se débrouiller entre eux, mon dieu surtout pas! ils pourraient faire mieux que l’état, et même pire, ils pourraient se passer de lui! Alors l’état continue de faire tourner la machine à dégueuler des lois, règlements, décrets et directives en tout genre, tant que ça tourne, il se maintient dans l’illusion qu’il est indispensable. Combien de fois j’ai vu de ces jeunes militants, sincères, plein de bonne volonté et d’envie de faire quelque chose pour la France, sinon pour le monde? Et c’est la foi chevillée au coeur que ces jeunes deviennent des politiciens convaincus de faire au mieux, ne se rendant pas compte qu’au lieu de faire pour la France, ils font à la France…
    Si ce n’était que moi, j’imposerai la lecture du Tao Te Ching à tous, de l’école à l’université, et surtout à l’ENA!

  7. pi31416

    Je suis chrétien, donc je ne travaille pas le dimanche.
    Je suis juif, ben oui, quoi, comme Jésus, donc je ne travaille pas le samedi. Je suis musulman, ben oui, quoi, vous êtes islamophobe? donc je ne travaille pas le vendredi.

    Je suis sataniste, donc je ne travaille pas mon jour de naissance, jeudi. Je vous fais grâce du reste. Pour le moment.

    1. Philippe Lacoude

      Donc, Mr Pi, en gros, vous travaillez 3.1416 jours par semaine. Et, encore, quand je dis « travailler », vous tournez surtout en rond…

  8. hussardbleu

    Vive le Décadi !!!! (et les Sans-Culottides…. je dis ça, hein, c’est pour BM, et l’inciter à nous redonner ses fameux avatars…)

    1. petit-chat

      Bonne chance pour les jolis PAF de BM….
      J’ai compris qu’on pouvait tous crever jusqu’à ce qu’un posteur se manifeste, snifff.
      🙄

  9. Karamba!

    Quand un syndicat réclame 27 millions d’euros à une enseigne, je ne suis pas certain que ses motivations soient purement idéologiques (ce qui tend à expliquer que les syndicats n’attaquent pas tous les commerces, mais seulement ceux qui graissent mal la patte). La réforme du monde du travail dans ce pays passe de toute façon par une dissolution de ces organismes mafieux qui nuisent à l’ordre et à la tranquillité publique (pour faire plaisir à Valls).

  10. Duff

    HS : Je sens qu’on va vivre une palpitante semaine de désinformation, le Figaro et les autres relaient l’idée que Poutine a envahie l’Ukraine tandis que sur le net fleurissent des images prétendument en provenance de Crimée sur lesquelles on voit des passants se faire photographier avec les vilains militaires russes.

    J’attaque à peine « ce soir ou jamais » et d’entrée une nana moche comme souvent peuvent l’être les défenseurs de la nature, qui me parle de changement climatique, de décroissance et de pénurie des énergies… pfff Bon je vais lire un bon livre en attendant le classico ce soir.

    1. Zendog

      On va nous refaire la guerre du Kosovo ! Les gentils Ukrainiens d’un côté, les méchants Russes de l ‘autre.

      1. Duff

        ??? un oléoduc pour ramener du brut depuis le Canada au Texas? WTF!!! Pardonnez-moi mais là c’est un peu loin du sujet que j’

  11. drazig

    Notre gouvernement (qui nous veut que du bien) veut à tout prix récupérer (comme si ça n’était déjà fait) l’électorat catholique. Ce dimanche matin pour la messe de 11 heures devant l’église on distribuait un papier « Mon dimanche c’est sacré » avec des extraits des textes de la doctrine sociale de l’Eglise. A noter que je n’ai rien vu semblable distribution sur l’avortement par exemple! Comme dit Théo31 -12h24- normal.

  12. hussardbleu

    Je viens de lire la Guerre du Feu, mise en BD par Pellos en 1951… ça fait du bien… rien à voir avec ce prétentiard d’Annaud (qui n’a rien d’un Seigneur).

        1. Nyamba


          Elle est excellente. Scandaleuse, et condamnable, mais excellente.

          (Regarde tes mails…)

        2. Black Mamba

          Le Arnaud gouverne les maîtres nains. .. il faut être premier ministre pour les gouverner tous …

            1. Calvin

              Ah si !
              Je me souviens !
              Il y avait eu un souci, parce qu’en arabe, « ayrault » a la même prononciation que l’outil préféré de François, outil qu’il déplace à scooter, su côté de la rue du cirque…

  13. Nyamba

    « A gauche on s’en fout du fric l’important c’est de rien foutre.  »
    Didier Super, il a compris des choses.

    1. Nocte

      La gauche ne se fout pas de l’argent… des autres, sinon impossible de claquer du pognon (on ne tape pas dans les réserves personnelles planquées en suisse ou à Singapour…)

      1. Nyamba

        « A gauche on est tellement gentils on voudrait tout partager mais surtout l’argent des riches.  »
        Il manque quelques virgules, mais cette introduction est, elle aussi, pertinente :mrgreen:

  14. Kekoresin

    Dieu a créé le ciel et la terre en 6 jours et s’est reposé le septième…faute de magasin de bricolage ouvert. Trahi par sa création la plus hasardeuse, même Dieu n’a rien pu faire face aux syndicats marxistes – léninistes. Résultat, les finitions sont à chier et plus particulièrement en franchouillie occidentale que le très haut gardait pour la fin!

  15. Kekoresin

    Mon père était boulanger donc je sais ce que c’est que de bosser le dimanche (ben oui, les enfants de boulanger mettent la main à la pâte). Il a eu l’insigne honneur de cotiser 37 ans avant de mourir à la tâche et ma mère reçoit 0€ de pension de réversion car elle a des revenus annexes supérieurs à 811€/mois (guère plus mais plus quand même). Curieusement aucun syndicat ne se préoccupe de cela car visiblement les employés valent plus que les autres dans ce pays où tous chantent l’égalité!
    Que la CGT et ses complices partouzent avec le gouvernement socialiste n’est vraiment pas une surprise. Qu’ils croient au petit Jésus en est une, fêtant Noël, Paques, l’Ascension, et bien sûr le dimanche!
    Si la religion est l’opium du peuple, les syndicats français en sont indubitablement les excréments; quand on les garde trop à l’intérieur, on finit par en mourir dans d’atroces souffrances!

    1. Nocte

      La preuve qu’un boulanger est un salopard de capitaliste qui exploite jusqu’à ses propres enfants !

      😉

      1. Kekoresin

        Absolument! Les divisions de l’urSSaf sont venues et ont immédiatement rectifié cette situation intolérable. Grâce à l’urSSaf notre famille (survivante) a pu bénéficier d’un programme de sensibilisation au drapeau tricolore et à la solidarité envers les démunis dans un camp débordant d’une discipline fort réconfortante.
        Joie et bonheur pour tous. Vous aussi rentrez dans la fonction publique! 🙂

    2. Thorium

      La plus grosse inégalité pour ton père a surtout été de mourir assez jeune (juste avant de prendre sa retraite si je comprends bien), le système « par répartition » consistant aussi a voler ceux qui meurent tôt pour ceux qui ont la chance de vivre vieux, bref, la double peine pour les premier, la double chance pour les seconds.

      Mon grand père, que pourtant tout prédisposait à mourir jeune (travail dur, catégorie socio-pro, guerre…), a travaillé de 12 à 71 ans (oui, vous lisez bien, 60 ans de labeur, dont 5 ans de camps de vacance en Allemagne, et des métiers très physiques, même à la fin de sa carrière, 0 à 10 jours de vacances par an), cet homme a trompé toutes les statistiques, il a survécu à sa très longue carrière, en bonne (même excellente) santé, sont seul échec étant d’être mort quelques mois avant son centième anniversaire d’une crise cardiaque, chez lui, jardinant et conduisant toujours (il est décédé en moins d’une demi-journée).

      A la fin de la guerre, 40 ans, ruiné, 5 ans en captivité, la vie ne semblait guère lui sourire. 60 ans plus tard, après 30 ans d’activité pro supplémentaire rentable, et une retraite hyper heureuse de presque 30 ans, la vie lui avait souri.

      Seulement voila, tout cela repose sur l’inégalité suprême, celle d’une supériorité physique et d’une santé exceptionnelle. C’est la prime aux survivants en bonne santé.

  16. kloupa

    L’incapacité d’un système à s’adapter signe son appartenance à une espèce en fin de course évolutive: la France en fait partie. Et pendant que Poutine va envahir la Crimée, et peut-être annexer l’est de l’Ukraine, la France ne fait d’économies réelles que sur ses forces armées, et propose, comme rétorsion, de priver la Russie de G8! On se croirait en 1938, et nos dirigeants n’ont rien appris, Hollande se souciant surtout de la partition du Centrafrique… Voilà une preuve de plus, sous nos yeux, de l’incapacité de nos dirigeants à anticiper et à concevoir une stratégie quelconque: demain, il sera trop tard, et ce sera le début de la confrontation, qui laissera la France fort dépourvue.

    1. Kekoresin

      Pas grand chose à voir avec le sujet mais je réponds quand même.
      Tremble Poutine, Fabius arrive et ça va saigner! 🙁
      Heu en fait non, j’oubliais qu’il ne s’en prend généralement qu’à son peuple!

        1. Silvos

          Du boudin made in France, ça aura un succès fou !

          Bon, le problème c’est que ceux qui se souviennent des années 80 auront un peu de mal à l’acheter s’il est estampillé Fabius, mais franchement, qui se soucie de choses arrivées il y a si longtemps ?

    2. bob razovski

      Ils ont voulu la guerre, ils vont l’avoir.

      la france, avec son bhl de campagne, fout le souk en Ukraine. Mais quand il sera question de se fritter avec du frontovik, la partition va être différente.

      refuser de voir qu’il existe 40% de russophones et que, pas de bol, ils sont dans la partie « riche » du pays (le Donbass), et farouchement attachés à la Russie.

      Et voir bernard henri soutenir les actions de Oleg Tiagnibok, nationaliste limite nazi, c’est du nectar.

      1. yp

        Dmitry Jarosh / Doku Umarov / Bernard Henri Levy

        Une sorte de dream team de la liberté…

  17. Adrien

    Par chez moi, il y a quelques temps, La Poste a ouvert en grandes pompes quelques bureaux le samedi après-midi. Grande conférence de presse, distribution de croissants, le grand directeur régional qui arrive bien habillé et qui fait le discours qui va bien avec les termes qu’on retrouve partout, du genre « plus grande adaptabilité », « service aux clients », « extension des horaires », et tout ce genre de choses. Et puis… et puis dernièrement, les bureaux en question ont été refermés. Discrètement, sans un mot, pas un article, pas une raison officielle, rien. L’affichage extérieur des horaires a été changé en loucedé, les agents des autres bureaux du secteur n’étaient même pas au courant. Bilan : désormais, dans mon agglo de 500 000 habitants, passé 12h30 le samedi, vous êtes bon pour attendre le lundi matin pour toute affaire postale — ou bancaire le cas échéant. Alors le dimanche, vous n’y pensez même pas, mon bon monsieur…

    1. Calvin

      Le socialisme triomphant inaugure ses réussites en grandes pompes, étalées dans tous les médias, louées par tous les élus…
      Et s’écrase sans un mot, sans un entrefilet, sans une mise au point.

      Un peu à la Men In Black , regardez la lumière rouge, flash, et merci d’être passés par là.

        1. bob razovski

          Moi, je ne me rappelle pas l’avoir vu. 😉

          C’est comme le socialisme… tous les 5 ans (et avant tous les 7 ans) une petite lumière rouge à fixer en général fin avril et hop, ça redémarre.

    2. Adrien

      Je pense avoir compris pourquoi l’expérience n’a pas duré…

      « La CGT s’oppose à l’ouverture des bureaux de poste le samedi après-midi.

      Après deux samedis de grève la direction de La Poste a proposé à une partie des postiers concernés de revoir la situation. Elle accepte seulement le principe de volontaires avec des moyens complémentaires.

      La revendication principale des postiers demeure donc : Non à l’ouverture des bureaux le samedi après midi ! La CGT est toujours opposée à l’ouverture des bureaux le samedi après midi, comme pour l’ouverture des grandes enseignes le dimanche ! »

      Le lien entre le samedi après-midi et le dimanche est difficile à établir, tellement ça n’a rien à voir. Mais on peut imaginer assez facilement que les volontaires ont été dégoûtés par les titulaires, et/ou que la Cégète a mis une grosse pression sur le sujet, obligeant la direction à lâcher pour préserver d’autres dossiers jugés plus prioritaires… Elle est belle, la « défense du service public », tiens…

  18. Aristote

    L’argument contre le travail du dimanche, ce n’est pas le culte du Seigneur. C’est un jour où il est possible d’organiser une réunion de famille ou d’anciens, un match de foot amical, mille choses qui demandent une disponibilité a priori.

    Les sondages sont des arnaques. Par définition, une majorité non négligeable des Français n’est pas concernée : les fonctionnaires, les employés des banques et des assurances, etc… Ces gens-là sont bien sûr d’accord pour que les autres aient « l’opportunité » de travailler le dimanche, afin de pouvoir, eux, bricoler le dimanche sans avoir réfléchi à la nécessité d’avoir acheté le samedi le marteau indispensable.

    « Liberté » de ne pas travailler le dimanche ? Vous êtes employé de Bxxx, vous refusez de travailler le dimanche, attendez-vous à compter les invendus pour la fin de vos jours. Postulez à Bxxx et indiquez que vous ne voulez pas travailler le dimanche… Sursalaire ? Les dimanches seront mieux payés que les jours de semaine, mais qui dit que ce n’est pas la rémunération des jours de semaine qui baissera ou augmentera moins vite ? La rémunération annuelle, à voir….

    Les arguments pour la généralisation du travail le dimanche ressemblent beaucoup à ceux qui avaient voulu défendre le travail des enfants. Soyons cohérents, proposons la liberté du travail des enfants le dimanche

    1. gameover

      Ah… un philosophe du dimanche

      Ca marche super bien la propagande du bricoleur imprévoyant hein !

      Il ne t’est certainement pas venu à l’idée que le dimanche tu vas pouvoir aller déjeuner ou dîner au restaurant avec tes amis ou ta famille, aller te faire soigner tes petits bobos à l’hopital, que les pompiers viendront te désincarcérer de ton véhicule, que la dépanneuse viendra l’enlever, que les flics ou les gendarmes feront la circulation pendant que les employès d’autoroute nettoieront la chaussée, qu’il faut des gens dans les cabines de péage à cause des abrutis qui n’ont toujours pas pris leur badge, que les cantonniers déblaient la neige sur la chaussée, que le serrurier viendra ouvrir ta porte, que les employés du gaz interviendront parce que tu as senti une petite odeur bizarre, ceux de l’électricité viendront te rebrancher après un coup de vent car tu ne peux pas attendre lundi, que pour faire circuler les trains il faut des conducteurs et des agents sur les voies mais aussi des agents d’entretien dans les garages et des agents commerciaux au comptoir, que les avions volent aussi le dimanche et qu’il faut du personnel de sécurité à l’embarquement, sur les pistes et pour les bagages et il faut aussi préparer la nourriture pour la restauration à bord, que les légumes ne poussent pas que du lundi au vendredi et qu’ils ne se télétransportent pas pour être sur l’étal le lundi matin, qu’on ne relache pas les prisonniers le vendredi soir et qu’il faut donc des gardiens le weekend, que le courrier et les colis sont triés et transportés le dimanche aussi….

      29% des salariés travaillent le dimanche et même de nuit le dimanche…

      Et ils font comment pour le match de foot amical ?

      Ton marteau, tu sais où tu peux te le mettre ?

      C’était un commentaire du lundi.

      http://www.lefigaro.fr/emploi/2012/10/31/09005-20121031ARTFIG00368-pres-de-30-des-salaries-travaillent-le-dimanche.php

      1. Aristote

        Argument un peu bizarre. Parce que 29 % des salariés seraient obligés de travailler le dimanche, il faudrait que les autres le soient. Pourquoi ne pas chercher, à l’inverse, à réduire le nombre de salariés astreints à travailler le dimanche ?

        1. « Parce que 29 % des salariés seraient obligés de travailler le dimanche, il faudrait que les autres le soient. »
          Sophisme complet.
          Qui parle d’obliger les autres ? Vous comprenez de travers et vous demandez qu’on argumente ? Allons. Un peu de sérieux.

  19. hussardbleu

    Allons, GO…. ! Tu sais pourtant que M. Stote n’a guère connu que le Lycée, et que, n’est-ce pas, cela explique qu’il ne soit pas tout à fait conscient des choses de la vie, et que le foutebole soit chose importante à ses yeux…
    Quant au marteau, ce doit être les années Clo-Clo qui remontent…

    1. Nyamba

      M. Stote a raison sur un point : 29% des salariés, c’est en effet une minorité qui est concernée par le sujet. Il oublie cependant de préciser « dans le contexte fRançais ».
      Lorsque l’on proclame la liberté de choix d’accepter ou non les contraintes liées à un contrat de travail, les arguments opposés sont sur les lignes du tout ou rien : « tout le monde logé à la même enseigne, sinon cépajuste, cépanormal, mais vous pensez pas aux familles, c’est même pas qu’une question de religion d’abord » etc (le plus drôle, au passage, c’est quand même celui-là : « Vous pouvez pas obliger les gens à avoir le choix ! Si vous leur laissez la possibilité de choisir, ils vont se sentir forcés d’accepter, c’est un scandale ». Lu, en substance, en commentaire sur CP. Priceless.]
      Pour en revenir à mon propos, je crois que présenté ainsi, il n’y a pas d’aboutissement possible à un débat complètement faussé à la base : il ne porte pas seulement sur le travail du dimanche, mais au-delà sur la facilité à trouver chaussure à son pied en matière d’emploi dans ce pays de m… dans ce pays. Les arguments des « anti-travail pour tous le dimanche » (je simplifie ; les avis sont évidemment plus nuancés) s’appuient sur l’idée générale selon laquelle avoir – et conserver – un job n’est plus donné à tout le monde. Il m’apparaît évident que si offrir du travail, se défaire d’un employé, se faire embaucher, changer de branche selon ses désirs et ses possibilités était simple (si le marché de l’emploi était libre, en d’autres termes), en fRance, ce genre de question ne se poserait même pas…
      Dans un contexte verrouillé, les plus simples questions sont verrouillées aussi. CPEF, jusque dans la tête de ses habitants.

      1. gameover

        Nyamba, oui 29% des salariés mais ça fait très certainement 100% des familles qui ne sont pas au complet un dimanche et certainement aussi 50% des couples… donc une majorité.

        Un autre point à prendre en compte : si la répartition du travail se faisait sur 7 jours au lieu de 5 ça permettrait aux couples de choisir d’autres jours de repos et de faire baisser les prix dans le loisir en maximisant le temps d’utilisation des équipements. Quelle joie quand les enfants ont grandi de prendre une semaine de ski hors période scolaire pour moins de la moitié du prix et sans attente en bas des pistes pour prendre le télésiège : 75% du temps en saison les appartements à la neige sont vides, c’est un non sens économique.

        1. Nyamba

          Vous prêchez une convertie. J’ai l’impression que le bien-être, la détente, aux yeux de beaucoup, c’est obligatoire (un droizaki ?), et ça se programme à l’avance sur une base hebdomadaire fixe. Carpe diem, c’est apparemment trop difficile quand c’est pas planifié par d’autres…
          C’est, à mes yeux, tout bonnement incroyable. Mais je reconnais volontiers être une déviante dangereuse, préférant profiter sans préavis des petites et grandes joies, quand elles arrivent. Et là où l’extraôrrrdinairrre rencontre la réalité : parfois ça se produit au boulot, comme ça, pouf pouf, spontanément. L’horreur, en somme, à ce qu’il paraît.

        2. Adrien

          Il y a beaucoup d’avantages à répartir l’activité sur 7 jours au lieu de 5 :

          – écrêtement des pointes d’activité : moins de bouchons, moins de caissières en même temps, moins de bus/trams/métros à circuler au même moment, moins de queue au restau ou à la cantine le midi, donc moins de pollution et des conditions de travail potentiellement moins stressantes pour tous les gens dont l’activité est soumise aux pointes (et il y en a un paquet)

          – dimensionnement plus réduit des infrastructures : parkings plus petits, barrières de péages moins larges, plateaux de bureaux moins nombreux, parcs de véhicules plus restreints, centrales électriques moins sollicitées au même moment, etc.

          – meilleur usage des ressources, des surfaces, voire (argument suprême) de l’argent public : pour rappel, un collège ou un lycée est vide 85% du temps rapporté à l’année, une administration classique 75%…

          On pourrait affirmer qu’on n’est plus très loin de notions ardemment rappelées par les défenseurs du développement durable, sincère, honnête et maintenant. En poussant un peu, on aurait ptet même un bout de point de croissance à grapiller. Mais j’imagine que nos Verts dehors – rouges dedans trouveraient de nombreux arguments inverses. On n’est plus à une contradiction près dans ce pays.

          1. gameover

            Exactement pour les infrastructures. Même pour les départs / retours de vacances qui pourraient s’étaler sur les 7 jours de la semaine au lieu de se concentrer sur le weekend : 3 fois moins de véhicules !

            Les pertes dans les embouteillages sont estimées à 6Mds en France (carburant + heures)… du carburant brûlé qui n’apporte rien au PIB.

            Certains loueurs pour les locs de vacances commencent à mettre des forfaits avec 5 jours en semaine beaucoup moins cher que 2/3 jours en weekend.

            Concernant la croissance, nul doute qu’il est plus rentable d’avoir un équipement utilisé à 80% qu’à 25%, que son coût d’utilisation diminue, que son retour sur investissement est meilleur et que ça débloquerait pas mal de projets : 80% c’est le but à atteindre pour les taux d’occupation dans les avions et les hotels.

      2. Il y a un autre truc tout bête que les partisans du repos dominical oublient. Des pays sans ce repos dominical, ça existe. Ce n’est pas l’anarchie, la misère ou l’horreur. C’est même parfaitement banal et depuis des temps immémoriaux. Ils ne savaient probablement pas que c’était impossible et terriblement délétère, alors ils l’ont fait et n’en sont pas mort du tout.

        La France est complètement sclérosée, et beaucoup ne s’en rendent même plus compte.

      3. Aristote

        Vous n’avez pas bien saisi mon argument, qui est le suivant : les sondages nous disent qu’une majorité des Français est favorable à l’ouverture le dimanche. Je fais simplement remarquer que si je suis enseignant, employé de banque, etc., et donc sans risque d’avoir à travailler le dimanche, je suis bien sûr favorable à ce que d’autres travaillent le dimanche au bénéfice de mes loisirs.

  20. Mikhill

    Le travail du dimanche des enfants , ah oui et au black en plus , j’ai eu cette chance il y a 30ans , a 15ans sur les marché a deballer et vendre . Matinée de 8H.
    Je disais récemment à mes enfants vous n’aurrez pas cette chance de faire ça. Finis la liberté d’avoir de l’argent de poche pour inviter les minettes au resto ou au ciné ou de se payer sa mob.
    Aujourd’hui mes parents et employeurs ferraient la une du JT !

  21. Aristarque

    Le fait aussi que les syndicats puissent réclamer des sommes délirantes en justice ne doit pas non plus être étranger à leur défense du dimanche chômé , sauf 30% d’ exception (damned! Tout ce bel est bon argent qu’ ils ne peuvent alors capter!…

  22. Flash

    Le jour de repos n’a pas à être le dimanche. Si l’argument c’est le repos et la santé, alors cela n’a guère de sens : on peut se reposer aussi bien un dimanche qu’un jeudi.
    Si l’argument c’est la défense de la famille, je souris doucement. La Gauche n’est pas à une contorsion près pour se justifier.

  23. Vorneus

    Assimilé fonctionnaire, je bosse tous les dimanche de l’année, sauf (rares) jours de repos. Au final, ça me fait suer uniquement car je rate systématiquement la messe, mais je ne vais pas non plus cracher sur une journée payée 1x 1/2.
    Simple réalité, mais réalité quand même.
    Si on justifiais culturellement le non-travail le dimanche, je ne dis pas (par exemple si 90% des gens étaient catholiques pratiquants… Malheureusement, ce n’est plus le cas).
    Cependant, il ne faut pas se leurrer. De nos jours, des pans entiers de l’économie repose sur le travail dominical (et en France bien plus qu’on ne le pense).
    Toute l’industrie du tourisme (entre autre, je ne parle que de ce que je connais) fonctionne sur un schéma en partie inversé par rapport aux activités de travail standard: Grosses journées les weekends, ponts et jours de fêtes, etc….
    Donc ces syndicats moisis et leurs affidés gouvernementaux se foutent de la gueule du monde dès qu’ils parle de travail le dimanche. Ils savent que c’est une nécessité, mais bon, il faut bien faire social(o).
    Ce genre d’hypocrisie me dégoute…

  24. Helene

    Non, selon la Genèse le jour du repos c’est Shabbat (du vendredi soir au samedi soir). le dimanche etant le jour Venerable du Soleil ( voir l’Empereur (paien jusqu’à la mort) Constantin).
    Sur le site du vatican vous trouverez les 10 commandements originaux , ainsi que les 10 commandements « corrigés » par rome , …qui se pense capable de changer les temps et les Lois (voir propheties du Prophete Daniel)

    Quand a toutes vos fêtes dites « chretiennes » , elles sont toutes d’origine paiennes ou babylonniennes .
    Alors Oui, la france n’est pas du tout laique, mais completement catholique. Que ca plaise ou non…même les vacances scolaires sont adaptées au calendrier papiste.Essayer d’aller faire vos courses les jours de fetes catholiques Noel/Paques (avec un s/ …..) : tout est fermé.
    Cerise sur le gateau… les frais de refection des eglises sont a la charge des contribuables.. quel beau coup de maitre, la soit disante « confiscation des biens de l’eglise »… tout benef.
    Et ce qui concerne les syndicats.. jp2 « sponsorisait »solidarnosc » je me demande si le vatican aurait des liens avec les syndicats francais…..
    Ceci dit, ce que je trouve genant et agacant, c’est d’entendre encore et encore, que la france ne favorise ni ne subventionne aucun culte…

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