Calamité ! Montebourg va s’occuper du crowdfunding français

Arnaud Montebourg est un ministre actif. Il s’occupe de l’économie de la France, il défend la veuve, l’orphelin et l’entreprise française contre toute ingérence étrangère surtout si cela peut sauver l’entreprise en question. Mais cela ne lui suffit pas. Il a de la frétillance à revendre, de l’agitation à mettre à profit. Alors il s’attaque au crowdfunding.

Et lors de la fête du crowdfunding organisée par l’association Financement Participatif France (FPF) samedi dernier, au lieu d’y envoyer la ministre dédiée au numérique, Axelle Lemaire, Arnaud Montebourg s’y est rendu lui-même, histoire de bien montrer son implication dans le sujet (et il a peut-être jugé qu’Axelle ne ferait pas l’affaire, encore que ce sexisme hypothétique ne soit pas dans les habitudes de Sa Grande Frétillance).

small implied facepalmOn se souvient que les efforts de Pellerin dans le domaine du crowdfunding avaient quelque peu laissé des traces. Même si la nouvelle règlementation que le gouvernement pousse actuellement permet de simplifier un peu l’accès au capital participatif (elle limite l’obligation du lourd prospectus AMF aux seules levées de fonds supérieures au million d’euros, et allège la paperasserie pour les levées plus faibles), elle impose tout de même un don maximal de 1000€ par internaute, ce qui, pour le coup, est particulièrement faible, pour ne pas dire étriqué. En outre, l’ensemble des mécanismes proposés pousse (ou favorise, voire impose) une intervention difficilement canalisable des entités d’État qui font tant de bien à ce pays à commencer par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et la Banque Publique d’Investissement (BPI) dont la vice-présidente du conseil fut Ségolène Royal, ce qui en dit long sur le sérieux du bousin administratif destiné à placer les thunes du contribuable.

royal : la crisitude

En effet, le ministre a évoqué l’éventuelle mise en place d’un fonds d’abondement du prêt, sur le principe que pour 100€ abondé par l’internaute, l’État mettrait lui aussi 100€ via la BPI ou la CDC. Le brave chevalier Arnaud du Crowdfunding en a aussi profité pour appeler les Français à sortir l’argent de leurs bas de laines dodus pour les investir dans ces sémillantes plateformes, au motif que les banques et les assurances ne prêtent pas assez aux entreprises, et qu’il faut donc absolument faire quelque chose.

Moui. L’État qui « investit » autant que les investisseurs particuliers, voilà qui donnera immédiatement des sueurs froides à toute personne un minimum consciente de ce que veut dire « l’État rentre dans mon capital » et ce n’est pas Heuliez qui me contredira (et bises à Ségolène, hein).

D’autant que la raison invoquée par Montebourg laisse un tantinet perplexe : apparemment, l’État doit investir parce qu’il se doit d’être stratège, et puis c’est tout.

« Si ces plateformes ont besoin de capital pour accélérer leur internationalisation, nous l’apporterons. C’est cela, un État stratège. »

Avec nos sous, donc, et son passif chaotique en matière d’investissements à la qualité fort variable, je ne suis pas sûr que cet État-là puisse réellement servir de référence.

montebourg finance

Mais voilà : investir n’est déjà pas chose aisée en France pour un Français et il semble évident que pour que nos belles plateformes grossissent, et que nos entreprises grossissent avec, il faut uniformiser les règlements (notamment fiscaux et financiers) dans toute l’Union européenne afin de faciliter les investissements étrangers chez nous. En vertu de quoi, Arnaud Montebourg aimerait donner une portée européenne à la réglementation française, parce que déjà, seuls dans notre coin, c’est particulièrement joli, alors à 28, cela promet un renouvellement sans fin du spectacle. De façon surprenante, certains (à commencer par François Carbone, le vice-président de la FPF, et qui a organisé l’événement dans lequel Montebourg est venu frétiller de la tête) semblent trouver cette idée géniale même si, bien sûr et comme d’habitude, quelques petits obstacles restent à franchir :

« Cela sera difficile à mettre en place, car la réglementation européenne est très structurante et cela nécessiterait de revoir certaines directives européennes. Mais la légitimé de la France sur le sujet est bonne. »

aurelie filippetti netflixContrairement à Carbone, je ne m’avancerai pas sur la légitimité de la France au sujet du crowdfunding tant il m’apparaît incertain de qualifier comme légitime sur un tel sujet un pays dont les ministres pourchassent avec une hargne assez volubile les entreprises (au point de pousser les nouveaux entrants potentiels à s’installer au Luxembourg).

En revanche, en ce qui concerne l’idée qu’il faille étendre l’intervention de l’État dans le crowdfunding au niveau européen, je peux déjà affirmer sans me tromper que, d’une part, la nécessaire modification d’une demi-douzaines de directives européennes (notamment financières) promet cette idée à un avenir absolument radieux, et d’autre part, je ne suis pas absolument sûr que l’interventionnisme à la française marche aussi bien que ça auprès de nos partenaires qui commencent doucement à en avoir assez de notre arrogance et de nos factures. D’autant que, je le rappelle, les interventions des politiciens français dans le milieu du crowdfunding n’ont toujours pas prouvé leur efficacité jusqu’à présent, et leur historique global de réalisations autorise un sain scepticisme sur leurs actions ultérieures.

On pourrait croire que ce morceau est largement suffisant pour occuper le ministre : envisager une telle réforme européenne, chapeau ! Mais que nenni, il en faut plus pour fatiguer Arnaud qui va plus loin en déclarant aussi vouloir, pour la France, une visibilité internationale :

« La seconde brique de ma stratégie, c’est la visibilité internationale. Je souhaite faire de Paris la capitale européenne du crowdfunding. »

Et pour obtenir une visibilité internationale, outre le fait d’échanger des lettres d’insultes avec des patrons étrangers, on peut aussi :
a/ organiser un événementiel à Paris, comme par exemple la prochaine rencontre annuelle du réseau européen des plateformes de crowdfunding, et
b/ organiser un événementiel à Paris, comme par exemple les nouvelles Assises du Financement Participatif, en décembre prochain.

Inutile de dire qu’après ces deux événementiels, ça va pulser grave du crowdfunding en France.

Encore une fois, toute cette agitation moutebourgeoise s’apparente fort à de grandes envolées lyriques remplies d’air chaud dans le meilleur des cas, et, dans le pire, à une nouvelle bordée d’interventionnisme d’État. Si cette intervention avait effectivement pour but d’alléger la masse considérable de régulations et d’assouplir les relations entre les entrepreneurs et les investisseurs, on pourrait s’en réjouir. Mais il n’en est rien : pour un assouplissement valable ou constaté, les gouvernements qui se succèdent et se copient ajoutent deux ou trois contraintes, taxes ou un petit paragraphe règlementaire qui insèrent un peu plus l’État et ses institutions entre les individus, entre les adultes responsables qui, d’un côté, entreprennent et de l’autre, investissent.

De ce point de vue, on ne peut souhaiter qu’une chose : que l’État et tous ses commis, à commencer par Montebourg, se désintéressent de ces questions. Qu’ils s’en aillent loin et laissent les gens tranquilles, respirer sans leur aide étouffante de sollicitude, asphyxiante de prévention, mortifère de bonnes intentions calculées. Voilà qui offrirait de réelles opportunités de croissance à la France.

J'accepte les Bitcoins !

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Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires165

  1. Le Gnôme

    Bref, avec tout ces évènementiels, ce sont les fournisseurs de petits-fours, de champagne et d’escort-girls qui vont s’en mettre plein les poches.

    Les autres iront ailleurs lever des fonds, parce que la participation de l’Etat, c’est le ver dans le fruit, le poison dans la boîte, c’est mortel.

  2. yp

    Nono c’est un champion : Il parvient à devenir tous les jours plus con que le jour précédant…
    C’est pas possible, à ce niveau, il doit se doper !
    Il tourne à quoi ? Pot belge, amphets ?

      1. yp

        « la réflexologie libérerait les facultés d’auto-guérison de l’organisme » (wikipedia)

        Pour la guérison, c’est pas gagné…

    1. Calvin

      Bon, je vais vous révéler un secret.
      Nono est en fait un robot humanoïde, cloné chaque jour.
      Chaque jour, il se sent investit d’une nouvelle mission.
      Chaque jour il recommence, car il n’a pas la mémoire des ses échecs passés.
      Chaque jour, il se croit le messie, celui qui va sauver le pays.

      Ou alors, il a subit, mieux que tous les autres, la hontectomie.

        1. Calvin

          Flanby revient et c’est un bien gros crétin,
          Flanby revient, il lutte pour son destin !

          Salut, c’est moi Nono. J’suis le robot zéro.
          Cadeau d’Flanby pour Valls, son facho.
          Je vis dans l’portique d’Bercy entouré d’abrutis.
          Avec Valls, Royale et Flanby

          Hymne de Flanby ’17

        2. Honorbrachios

          La description de Calvin est tout à fait exacte mais la conclusion n’est pas bonne : on ne pourrait pas créer un robot aussi con, ceux ci répondant à des logiques.
          Si on exclu le fait que Nono n’est pas un robot la description colle tout à fait avec :
          Nono est un gros poivrot : Nono n’a aucune honte car il est tout le temps bourré, il prend une résolution tous les matins jusqu’au premier verre, se sent invincible quand il est bien cuit et raconte un tas de conneries toute la journée qu’il ne se souvient pas le lendemain

          1. Calvin

            Si encore l’alcool pouvait être une circonstance atténuante…
            Je pense qu’il se shoote à l’égo.

            « Tout petit déjà, Nono, le playboy des bacs à sable, jouait avec ses petits légos.
            C’est qu’il aimait bien faire des constructions rigolotes, ancêtre des usines à gaz. Mais il n’avait jamais assez de briques. Des briques, des briques, je veux des briques, se disait-il.
            Régulièrement, il tentait de piquer les briques des autres enfants, en leur disant : « c’est pour faire la plus jolie construction, et puis, ta gueule, c’est magique ».
            Et comme il se prenait des baffes, il décida que, plus tard, il s’assiérait sur les lois et la liberté.
            Un VIP (Vraiment Incurable Psychopathe) était né ! »

            1. Nyamba

              J’ai lu « qu’il se shoote à Ségo ».

              Bon. J’ai un vrai problème.
              Nono-bstant ma situation, tu crois vraiment que ce mec s’est pris des baffes dans la vie ? J’ai l’étrange impression qu’il n’en n’a pas pris assez :/

            2. Calvin

              Pas pris de baffe de ses parents, ça, c’est sûr.
              Mais il a dû s’en prendre des autres, les méchants.
              Et, ça, les Méchants, il ne les aime pas.
              Alors, il les insulte.

            3. Calvin

              @yp

              Tu n’as pas tort.
              Mais bon, c’était pour le bon mot VIP…
              Ceci-dit « VPN » (Vraiment pervers Narcissique), c’est pas mal non plus !

      1. MadeInCH

        C’est quoi déjà, cette maladie qui fait que tout ce qui se passe après une certaine date est toujours oublié lorsque l’on se lève la matin?

        Si si! ça existe! Mais j’ai oublié le nom.

        Il y a même eu un film d’amour sur ce sujet.

        1. Calvin

          Ah non, c’est pas Alzeihmer, si tu fais référence à « The Notebook ».

          Ce que tu décris est plutôt le syndrome de Korsakoff.

          1. Jeanpierre

            Korsakoff? la démence des alcooliques? Il serait pas plutôt bipolaire, ce qui expliquerait ses toquades sur des sujets aussi différents et les changements si soudain. Ca se traite bien sûr, mais Pulvar n’est plus là pour lui dire de prendre ses pilules.

  3. nana

    Montebourg prends peut être exemple sur la Chine où 50% de toute compagnie doit appartenir à l’État. Dans tous les cas une entreprise créée en France aujourd’hui n’a quasiment aucune chance de survivre alors bon c’est pas bien grave

    1. gameover

      Oui la DGI c’est du crowdfunding d’enfer… c’est nous konla inventé… des précurseurs

      Danger Grave Immediat

      Don’t Get It !
      Disability Group Inc
      Defense of Government Interest
      Disseminated Gonococcal Infections
      Destination Gippsland Inc
      Department of Gastrointestinal Infection
      Defective Games Inventory
      Daily Geospatial Intelligence

  4. pouf pouf

    Je suis exactement comme vous, je me pose tout le temps des questions. A force d’en entendre parler en ce moment, alors que stigmatisation redescend un tout petit peu et que paradigme et sociétal tiennent bien la route, je me suis demandé ce que pouvait bien être la pédagogie, pédagogie qu’est-ce que ça veut dire ? Je lis : théorie (là, déjà, en général, tu m’as perdu …), science (il est fort à parier qu’elle soit molle mais dure) de l’éducation (le programme, l’agenda, la programmation) des enfants (oh, des petites têtes blondes, frisées et crépues, comme c’est mignon). Je répète deux points théorie, science de l’éducation des enfants. THEORIE VIRGULE SCIENCE DE L’EDUCATION DES ENFANTS POINT et bah voilà, avec des mots on explique les choses, c’est ça la pédagogie, EXPLIQUER DES CHOSES AUX ENFANTS, pour qu’elles rentrent bien, bien, bien. Qui ? Un fusil ? Non, ça ne se peut pas, c’est complètement interdit. Avec un fusil s’il le faut, la pédagogie, bon, quand même, merde… la poésie à quoi peut-ce bien servir ? Deux balles, deux trous.

    1. royaumont

      Bien vu…
      Pédagogie est un terme très à la mode, à gauche. Cela sous-entend une relation de maître à élève, d’adulte à enfant, de celui qui sait vers celui qui ignore. On dispense un savoir, on n’apprend rien en retour.
      Quand nos vaillants politiciens parlent de pédagogie cela signifie :
      Qu’ils ont LA vérité.
      Qu’ils n’ont rien à apprendre, entendre ou attendre de nous.
      Que nous sommes ignorants et irresponsables.

      La pédagogie remplace le débat. C’est dommage, car le débat, comme le signalait Thucydide, c’est l’âme de la démocratie.

    2. val

      La pedagogie , c’est le mot qu’ils ont inventé pour donner des lettres de noblesses au bourrage de crâne , à la propagande , rien d’autre . Faire de la pedagogie ça veut dire : je vais t’expliquer que j’ai raison et tu vas le croire , si tu ne le crois pas , alors tu es un dangereux deviant.

    3. val

      La ou ils sont forts , c’est qu’ils font passer la pedagogie pour une science , Staline en a rêvé , nos soces l’ont fait ! Imaginez un prof qui se baladerait avec un diplôme de docteur en propagande , pas bisou , docteur en pedagogie , ça le pose mieux.

      1. Calvin

        S’ils étaient sains d’esprit, sans idéologie, ça aurait pu être une science…
        Mais comme beaucoup de choses, ils en ont perverti le sens.
        Et le désastre est arrivé.

  5. douar

    C’est retour vers le futur. On veut revoir l’intervention de l’Etat via des participations audacieuses comme au bon temps du Crédit Lyonnais.
    Mais là, c’est la version 2.0, ça va décoiffer. Sacré Nono.

    1. Kazar

      Ah le Crédit Lyonnais, la belle époque !!! Facture pour le CONtribuable au titre du sauvetage : 14,7 Milliards d’euros, pour éviter une faillite et le licenciement de dizaines de milliers de salariés.

      1. yp

        Les 403 myons d’euros (2,64Mds de francs) à Bernard sont comptés dedans, au moins ? (243 myons d’euros de dommages, 115 myons d’intérêts, et 45 myons de préjudice moral).

    1. Calvin

      On devrait faire une sitcom quotidienne, avec Nono en star récurrente (ou récurante) .

      Genre « Plus bête, l’avis ».

      1. yp

        En plus, la caste politique nous fournit tous les protagonistes, et même les intrigues : Cf l’épisode Gazouillette Cendrée (alias filipetwitt) vs Fleur à Cannes, qui aurait pu inventer un scénario aussi pourri ?

  6. la roussette

    Aller dire (gueuler?) à toute l’Europe que la France vient d’inventer un nouveau moyen de cramer de l’argent public en noyautant les entreprises dès le début….. c’est sur, cela va plaire….

  7. Dorsai

    Le Montebourg se disperse; il me fait penser à ce personnage de Tex Avery,
    le gros indien, qui recevant un coup sur la tête, se divise en tous petits éléments qui courent dans tous les sens.

  8. Fll

    non seulement ce type est fou, mais en plus il est con…. collectiviste à en vomir. Le vrai National Socialisme commence à se faire de plus en plus présent. Y’a que moi qui le constate ? j’dois me faire soigner ?

    1. MadeInCH

      Il y quoi de « national »? Il n’est ni nationaliste ni patriote.

      Seulement socialiste, et uniquement parce que ça l’arrange.

        1. MadeInCH

          C’est bien le seul cas. Mais uniquement à cause de l’importance médiatique du truc.

          De plus un vrai « natio » selon le modèle « idéal » prendrait à coeur de nationaliser et gérer bien dans l’intérêt du pays.

          Ici, Nono s’en fout de Alstom. Il fallait juste faire du bruit, pas besoin que ça serve vraiment à qui que ce soit.

          Et le meilleur moyen de faire du bruit à pas cher, c’est de casser de la vaisselle ou d’exploser un explosable.

          Note: le model « idéal » est un concept théorique, le « idéal » n’existant pas dans la vraie nature du mondé réel.

          1. Calvin

            Et je te rassure, il s’en fout du patriotisme industriel.
            C’est aussi une posture pour plaire aux ouvriers qui sont allés voter ailleurs…

  9. Calvin

    Coquillettes :
    « le nécessaire modification d’une demi-douzaines de directives européennes »
    Ce serait plutôt :
    « la nécessaire modification d’une demi-douzaine de directives européennes ».

    1. Nyamba

      J’en tiens une aussi : « il a peut-être jugée qu’Axelle… ».

      Sur le sujet-même du billet, je suis une dangereuse pente : je trouve Nono de moins en moins drôle. Il a le droit d’être con, après tout ; mais être nuisible à ce point, ça devient lassant voire, même, irritant.

      1. Calvin

        Oui, Nyamba.

        Le problème, c’est qu’il ne s’est pas pris de gifle de la part des médias, et qu’il a, semble-t-il, une foule de fans.
        Alors il sape tout ce qu’il touche, mais personne ne lui dit.

        1. royaumont

          Les médias ? Ils ne vivent que par la manne étatiste : je ne suis même pas sûr qu’ils puissent concevoir l’idée d’une entreprise sans subvention. Ils ne vont pas critiquer une logique qui leur fournit leur caviar quotidien.
          Bon appétit, Messieurs! O journalistes intègres! – Chroniqueur vertueux!

          1. Calvin

            Les médias sont capables de cibler un type, une phrase, une « idée » et les descendre.
            Nono, il les fascine, il les nourrit, il les cajole (parfois, il les b…), bref, il peut dire des énormités, ça passe.

        2. gameover

          @ Calvin : « ….mais personne ne lui dit….  »
          Il représente l’aile gauche du parti. En final ce gouvernement est une cohabitation de gauche. Des mecs d’accord sur rien mais tous représentés.

    1. Deres

      Probablement un emploi de complaisance … en effet, l’immobilier de luxe est au point mort actuellement en France, les riches vendant massivement pour quitter le pays. Il y a donc carrément du stock …

        1. Calvin

          Libéral avec l’argent gratuit des autres…
          Les socs n’ont que cela de « libéral ».
          Mais ce n’est pas du libéralisme mais des libéralités d’argent public !

          1. gameover

            @ Calvin : « libéralités d’argent public »

            L’argent public ça n’existe pas.
            Pour quelle raison de l’argent une fois volé changerait de nom et deviendrait public ? C’est marrant cette expression !

            La voiture de Mr Michu, une fois volée elle n’est pas devenue publique… pourquoi l’argent le serait ?

            1. Calvin

              Je suis le premier à reconnaitre qu’il n’y a pas d’argent public, si ce n’est l’argent extorqué… ah non, on dit imposé, par les élus.

              L’argent public, ça existe pourtant.
              C’est de l’argent pris – on ne sait sur quelle base – aux gens qui travaillent pour le gagner, qui va abonder un panier percé, qui ne suffit jamais aux lubies ou aux lobbies, et qui est théoriquement utilisé pour le « Bien Public ».
              Ah zut… public encore…
              Bref, une définition qui tourne en boucle.

            2. Nyamba

              « Extorqué », « extorqué », comme tu y vas ! On est tous con-sentants à l’impôt, non ? Certains moins que d’autres, certes, mais le Français est d’un naturel râleur – ne parlons même pas du Français libéral ! – donc ses jérémiades ne comptent pas…

            3. Calvin

              Non, j’ai modifié.
              Le terme exact est imposé.
              A l’époque, quand le terme impôts a été inventé, ceux qui le prélevaient étaient des imposteurs.
              Leur posture a traversé les âges…

            4. gameover

              Oui Calvin.
              C’est au terme que je m’en prenais (pas à toi hein!)

              Il y a des expressions de ce type qui travestissent l’origine des richesses. Du maquillage en fait.

              C’est un peu comme « usager » lorsqu’on parle de transport. Ce mot indique une utilisation gratuite d’un bien ou d’un service.

              Parfois c’est sous prétexte que l’utilisateur ne paierait pas le juste prix alors qu’en fait il le paie à un moment ou à un autre : sur ses impôts directs ou sur son steack.
              Le jour où la SNCF nous appelera des clients on aura fait un grand pas (ou alors c’est que les tarifs auront doublé). C’est d’ailleurs souvent les syndicats qui utilisent ce terme « usager ».

              Souvent on paie le service sans même l’utiliser et on devrait donc nous appeler des mécènes.

              La loi dit qu’on ne peut pas affecter directement un impôt à une dépense (seules les contributions ont ce statut). C’est bien une volonté de nier l’origine de l’argent et de faire croire qu’il vient de l’état.
              Je pense aussi que si les contributions de chacun ne sont pas égales c’est aussi pour que la majorité qui paient peu ne puisse pas nier cette notion d’être un usager : ils paient je profite.

      1. Calvin

        Vu que le logement est en état semi-comateux, faut un chirurgien, et un bon !
        Mais comme sa spécialité c’est la chirurgie esthétique, on va dire qu’il va nous maquiller tout ça !

    2. Fll

      Ca vient d’etre démentie. Donc, on ne saura jamais.
      Pour info, Agent immobilier est une profession réglementée, donc il faut une carte d’agent immobilier pour vendre. Sinon, c’est du pénal, je ne pense pas qu’il prendrait le risque.

      1. Calvin

        Possible que ce soit une rumeur.
        En France, tu vends ta maison, et les journalistes disent que tu t’es reconverti en agent immobilier !

        Autre exemple, Hollande se présenterait à l’élection présidentielle, et les journalistes le verraient élu…
        C’te blague !

  10. Gerldam

    Un détail: Netflix va finalement s’installer aux Pays-bas, pas au Luxembourg (annonce du premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel lui-même).

    1. C’est un peu plus compliqué. Netflix émettra dans les prochains jours depuis le Lux pour la France, et d’ici quelques mois, tout le siège sera déplacé aux Pays-Bas. Je ne sais pas si l’infra suivra ou non.

      1. vegeta

        oh zup aucun ministre n’a penser à vanter les Zones Franches Urbaines à netflix ou la qualité de nos services publics qui ferment à 15.30

      1. Caton

        La citation ci-après vous rappelle-t-elle quelque chose?

        « Le socialisme est absolument opposé aux doctrines du libéralisme, à la fois dans la sphère politique et dans la sphère économique.… L’État socialiste veut gouverner dans le domaine économique pas moins que dans les autres; cela fait que son action, ressentie à travers le pays de long en large par le moyen de ses institutions corporatives, sociales et éducatives, et de toutes les forces de la nation, politiques, économiques et spirituelles, organisées dans leurs associations respectives, circule au sein de l’État. »

        Cela date de 1935 — et un mot a été remplacé.

            1. Calvin

              Journaliste proche du PSI.
              Mais il a enclenché la démultipliée en reliant socialisme et patriotisme.

              Un modèle, j’vous jure !!

            2. voleurdufeu

              @Caton Croyez-vous? Mussolini, lui, avait asséché les Marais Pontins. Et même, à en croire Wikipédia, il avait proclamé un programme plutôt libéral. Il a, de fait, privatisé les assurances, les allumettes, et d’autres monopoles d’Etat. J’aimerais bien que Nono en fasse autant.

            3. gameover

              Puisque tu parles d’allumettes, c’était en France un monopole d’état jusqu’en 1992… voui il y a 22 ans… On se demande bien pourquoi et surtout comment on a pu supporter ça. Même pas une excuse de raison de santé publique.

              Et encore une fois c’est suite à des sommations de l’Europe que le monopole a été abandonné pratiquement en même temps que la SEITA. (Société d’exploitation industrielle des tabacs et des allumettes).

              http://fr.wikipedia.org/wiki/Allumette#Un_monopole_d.27.C3.89tat_en_France_pendant_120_ans

  11. Kekoresin

    Une opération à coeur ouvert avec des moufles, un tournevis, un marteau et un burin. Le malade est endormi? Non? Enfin presque! Et en avant, que trépasse si je faiblis, nono le boucher-charcutier va vous arranger ça ma p’tite dame!

    Si le patient survit, il passera le reste de sa misérable existence dans une niche visitable uniquement par les copains très riches et avisés par de très bons avocats fist-calistes qui savent décrypter les arcanes des lois murement macérées dans des tonneaux d’inepties.

    RIP Crowdfunding 🙁

      1. Nyamba

        Ah, pardon, mais vous avez mis un retour à la ligne, apportant un début de structuration au texte. Ce n’est clairement pas du Pouf pouf 😀 !

    1. royaumont

      Et c’est ce genre de parangon de vertu qui prétend nous dicter ce que l’on doit penser…
      On va l’enfermer dans la même cellule que Mme Balkany !

    2. Calvin

      Pourquoi faut-il (question qui me vient en voyant la photo sur le lien ci-dessus) que Flanby ait toujours une tête de moins que tous ses interlocuteurs ?

      Il était si petit ou il le devient de jour en jour ?

      1. gameover

        On pourrait croire aussi qu’ils choisissent les plus mauvaises photos vu sa tête… mais non c’est sa tête d’abruti Normal.

    1. Calvin

      D’ailleurs, il y a assez d’articles sur ce blog pour ne plus faire de HS mais, au contraire, pour déterrer les vieux articles avec de nouvelles infos…

      Ah, si on avait toujours une BM sous la main pour retrouver l’article idoine !

  12. kloupa

    L’Etat Français stratège: oui, stratège de faillite. Prenons l’exemple de la société Caddie, qui fut florissante, la voilà de nouveau au bord du dépôt de bilan, avec tous les chômeurs que cela pourrait entraîner. Or cela fait deux ans que l’Etat est entré à son capital…Il n’y a donc pas qu’Heuliez, Mia-électrique, sans oublier Bull et le plan calcul, le dossier Uramin d’Areva, monté selon Anne Lauvergeon par de vilains affreux, dont la Cour des Comptes est pleine, pour lui nuire. Les méfaits et les gabegies de l’Etat Français sont innombrables, pour les dossiers connus sur la place publique. Quant aux autres, ils sont, sans risque de se tromper, sans nul doute, plus nombreux encore…

    1. Calvin

      Oui, et le plus « drôle », c’est que l’Etat stratège ne fait pas exprès.
      Il croit agir pour le bien.
      Et il se plante lourdement, par déni de réalité.

      On pourrait croire que c’est frustrant pour eux… Ben, non, ils passent à autre chose, comme si de rien n’était.
      On se met d’accord pour enterrer la faillite, et avant même que le cercueil soit refermé, on trouve une nouvelle victime à sauver. RIP.

    2. miniTAX

      Les têtes d’oeuf de notre intelligentsia sont viscéralement contre le capitalisme et le business.
      Donc en fait, quand ils plantent une entreprise, ils sont cohérents, à l’insu de leur plein gré.

      1. Calvin

        Bah, après le Plan B(usiness as usual) rejeté par les syndicats, et le Plan C (fumisterie en vue), il finira par nous pondre le Plan D(émerdez-vous).

        Nono, dans ses oeuvres…

  13. Fred

    Je suis affolé quand je lis les professions de foi des listes qui se présentent aux européennes dimanche. Mon choix est fait : je resterai chez moi.n

        1. gameover

          Complètement d’accord avec l’analyse de l’auteur.
          Encore une fois des gens qui cherchent à résoudre des conséquences au lieu des causes, protectionnisme, dirigisme…

  14. gameover

    Je me fourvoie peut être (c’est assez rare je vous rassure) mais j’ai l’impression que le crowdfunding à la base ce n’est pas une prise de participation dans une société mais plutôt un don fait pour supporter une initiative avec en général une récompense à titre de reconnaissance genre un exemplaire du produit. Et sur ce type de marché on voit qu’en général le succès est de 45% suivant les sites.
    Le montant en jeu va en général de quelques dizaines de $ jusqu’à 10,000$ pour ceux qui – généreux membres donateurs – souhaitent assister au lancement du produit à Vegas ou avoir leur nom au générique.

    Il me semble que le crowdfuning surlequel souhaite légiférer le fier Arno sur son fougueux mais bancal destrier c’est plutôt dans la prise de participation qui serait une copie de l’appel public à l’épargne mais pour le privé dans lequel jusqu’à maintenant ça ne pouvait que se faire que par le relationnel : on y trouvait de l’épargne de proximité et les blues angels.

    Donc le crowdfunding au sens général c-a-d sous forme de don n’e semble pas affecté, isn’t it ? Bien qu’il puisse lever des dizaines de milliers de $.

    1. Il y a les deux formes :
      – celle avec une simple donation, ou une participation aux premiers achats pour déclencher la production
      – celle avec prise de participation.

      Pour le crowdfunding par don pur, il me semble qu’il est relativement épargné, mais je n’en suis pas sûr.

  15. Jean-Pierre CANOT

    Quand on est incapable de traiter un problème avec des solutions simples qui ont fait leurs preuves, on invente des mots nouveaux, en langue anglaise ou en Globish si possible.

    Voilà donc le CROWDFUNDING ou financement par la populace! Vive le populisme d’une cuisante actualité !
    Personne ne s’est aperçu qu’il s’agit de la toute première étape d’un modèle millénaire, déjà connu à Babylone et qui a permis il y a plus de cent ans à notre agriculture de connaître le développement que l’on sait.

    Mais pour être poli tout le monde s’en fout, et plutôt que d’exiger que les banques jouent correctement leur rôle, ou de remettre à l’honneur le modèle coopératif et mutualiste abandonné même par la plupart de ceux qui en portent encore le nom, on préfère réinventer la toute première étape de ce modèle dont il ne sortira rien tant que l’on ne sera pas capable de la dépasser.

    Le drame est que les échecs répétés de l’Aide Publique au Développement où l’on a englouti en vain depuis des décennies des sommes énormes, tiennent à ce refus systématique de remettre à l’honneur un modèle sans égal, mais que des inconscients incompétents ont décidé de déclarer ringard.

    « C’est quelque chose qui marche assez bien dans la musique », rappelait sans rire, Fleur Pellerin alors ministre déléguée chargée des PME qui souhaitait faciliter ce type d’ânerie en France.
    Cela doit même marcher plus qu’assez bien dans la musique puisque c’est du pipeau !
    Chacun sait que la musique est avec les activités de pompes funèbres un élément d’avenir de la croissance les deux étant prises en compte dans le PIB alors tant mieux si ça marche assez bien !
    Et voilà qu’Arnaud Montebourg s’y met aussi !
    C’est ce genre de gamineries qui nous enfonce de plus en plus dans la crise ! Lamentable !

  16. kiki08

    a force d’entendre et de voir un con pareil , je ne sait plus quoi dire .
    et on appelle ça des élites , il y a de quoi se taper la tète contre les murs.

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