Finançons encore plus la politique

Vous le savez sans doute, sans y prêter d’attention, mais depuis 1988, les partis politiques français reçoivent un financement public à partir d’un certain seuil de candidats et de voix. Si vous êtes un contribuable, vos impôts les financent donc. En conséquence, ils sont devenus des entreprises d’État comme les autres, avec leur budget, leur personnel pléthorique, leurs comptes financiers à la douteuse transparence et des commissaires aux comptes comme dans toute société capitalistique qui se respecte, en quelque sorte.

Et soyons honnêtes, après 26 ans, le bilan est assez contrasté.

En effet, ce financement public n’a pas réellement permis une amélioration de l’offre politique et l’a même plutôt réduite : en 26 ans, on a surtout assisté au regroupement des partis de l’extrême-gauche en un gros blob mou luttant pour sa survie, à la disparition du centre et à la consolidation à l’extrême-droite dans le FN. D’ailleurs, les seuils officiels pour bénéficier du denier républicain interdisent assez fermement les nouveaux entrants, qui sont condamnés à rester petits et n’avoir que les moyens réduits de leurs adhérents, rarement millionnaires et prêts à sacrifier leur fortune pour faire avancer leurs idées. Le résultat est, dès lors, une aimable calcification de la vie politique française, ce qui laisse augurer du meilleur à l’heure des changements et de l’indispensable adaptation aux évolutions rapides des marchés et de la géopolitique mondiale.

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Mais il apparaît néanmoins que le sort de ceux qui se trouvent au bout du tuyau d’arrosage s’est nettement amélioré. L’argent public tombe avec la régularité d’un coucou suisse, moyennant l’exercice rituel des élections qui, pour les élus déjà en place, consiste bien souvent à limiter les dégâts et la mémoire de leur mandature précédente ; et à bien y réfléchir, la réélection n’a rien d’insurmontable, à tel point que même un casier judiciaire rempli n’obère en rien les chances de conserver ou retrouver un poste. Le financement public, c’est en quelque sorte l’assurance d’un fonds de roulement qui permet aux partis installés de s’assurer une place dans les médias et des moyens à la mesure de leurs ambitions. Et ça, c’est extrêmement important puisque cela réduit d’autant le stress des politiciens qui savent que leur parti pourra leur venir en aide en cas de déconvenue électorale. Et cette absence de stress autorise l’élu à mettre l’électeur ailleurs qu’au centre de ses préoccupations.

Et puis, le financement public, c’est aussi ce vernis indispensable de respectabilité sur une organisation, le parti politique, dont le but affiché est ouvertement de dominer les autres, de leur dicter quoi faire de leurs journées, ce qu’ils ont le droit d’envisager, et ce qu’il conviendra d’interdire fermement. Autrement dit, grâce à la ponction officielle, autoritaire et obligatoire du fruit du travail des contribuables, les organisations de contrôle, de contrainte et de commande des populations s’affranchiront, à terme, de détourner des finances publiques, d’abuser de biens sociaux, ou de recourir à des fausses factures et elles pourront alors imposer leurs lubies tout en étant rémunérées, au grand jour, par tous et chacun.

Ce bilan contrasté impose donc une question : peut-on faire mieux ? Doit-on aller plus loin ? Je dis oui.

Parce que le système, tel qu’il existe actuellement, peut largement être amélioré. Réfléchissez un instant : tel qu’il est, il opère une ponction politiquement indifférenciée sur le contribuable, d’autant plus que les deux ensembles « contribuables » et « électeurs » ne se recouvrent pas !

En définitive, on se retrouve avec cette délicieuse situation où le militant PS paye aussi dans ses impôts le financement de l’UMP qu’il honnit ; le sympathisant FN abonde fiscalement les finances du Front de Gauche qu’il exècre amèrement. Et les abstentionnistes qui n’ont trouvé leur compte dans aucun des clowns sur le marché payent tout de même pour les voir s’agiter. Dès lors, puisqu’on force déjà tout le monde à payer pour des partis qui n’obtiennent pas tous les suffrages, pourquoi ne pas pousser la logique à son terme et imposer que tous les citoyens soient, obligatoirement, encartés pour un parti politique ? Après tout, nous sommes tous, à hauteur de quelques euros par an et par personne, participants obligés à la vie de tous ces partis, non ?

Alors autant officialiser la chose !

financement public des partis politiques

On pourrait envisager, dans la déclaration d’impôts, une batterie de cases à cocher pour sélectionner le ou les partis qu’on souhaite directement abonder, pardi ! Et par défaut, le contribuable tomberait dans un parti « ramasse-miettes », qui récupèrerait tous les mécontents des autres partis. Les élections présenteraient alors un tour vraiment intéressant avec des candidats de l’UMP, du PS, des partis extrêmes (de gauche, de droite, du centre) et, bien sûr, des candidats du parti « ramasse-miettes », d’autant doté que les autres partis seraient médiocres…

Alternativement, la sanction des urnes serait doublée d’une sanction financière dont le financement actuel donne un aperçu, mais l’étendrait dans le temps puisque les impôts sont perçus tous les ans, alors que les élections s’éparpillent sur des cycles généralement asynchrones qui autorisent finalement toutes les magouilles politiciennes en parfaite contradiction avec le désir de transparence affiché par les tenants de ce type de financement public. En clair, les contribuables pourraient, en cours d’année, signifier leur approbation ou leur mécontentement de l’application d’une politique par un parti en réduisant la part d’impôts qu’ils leurs dirigeraient lors de leur déclaration.

La mise en place d’une telle idée aurait sans doute des effets rapides sur la vie politique française et aurait au moins la vertu thérapeutique de rappeler aux Français les quantités monumentales d’argent dont ils ne disposent pas du tout et qui sont dépensées dans une décontraction croissante par des partis politiques sclérosés. Et c’est d’ailleurs pour cela qu’il n’y a aucune chance qu’elle ne soit jamais adoptée…
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Ce billet a servi de chronique pour les Enquêtes du Contribuable

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Commentaires120

  1. gidmoz

    « On pourrait envisager, dans la déclaration d’impôts, une batterie de cases à cocher pour sélectionner le ou les partis qu’on souhaite directement abonder »

    C’est une très bonne idée. Bravo!

    On pourrait aussi autoriser les sociétés commerciales à subventionner, sans limite, le candidat de son choix. ce serait aussi une bonne réforme.

          1. Kekoresin

            Je vois que tu connais les bonnes adresses 🙂

            En tout cas, pour l’instant, les clients c’est nous et je n’apprécie pas trop les élargissements rectaux que les politiciens nous infligent!

    1. René de Sévérac

      Je réponds à gidmoz pour dire que je n’approuve pas.
      Mais c’est à vous H16 que je dis mon désaccord :
      1. cotiser e payant les impôts suppose que tout le monde paye des impôts. En fait on peut cotiser à un pari comme on (je) paye son denier du culte.
      2. allouer aux partis en fonction des scores me semble bien meilleur que tenir compte des élus (à moins que les élections soient opérés sur une base proportionnelle -ce qui conduit à d’autre types de défauts-)
      3. quant à autoriser les sociétés commerciales au « sponsoring » … je ne doute pas un instant que votre commentaire de 11h20 est une plaisanterie !

      J’aurais d’autres remarques mais il me faudrait relire votre billet.
      Salutations.

      1. … Sérieusement, la proposition est volontairement iconoclaste. Son seul mérite est de faire réfléchir à la place du financement des partis dans les impôts des citoyens, c’est tout.

    2. Daniel V

      Non, non! ça ne marche pas. ça violerait le secret de l’isoloir, voyons !

      Un peu mieux et un peu plus libéral: le droit de voter est payant, et c’est SEULEMENT CET ARGENT-LA qui est distribué aux partis; peu importe à vrai dire la clé de répartition, pour autant qu’elle ne soit pas nominative.

      Pas cher, disons 0,02% de votre revenu BRUT (pour éviter que 50% des gens votent sans payer), et c’est une case à cocher sur votre déclaration de revenus… Les 3 dernières précédant une élection. On veut ou on veut pas.

      Imaginez. Les politiciens commenceraient à se préoccuper de leurs électeurs. Dream Land! Et seuls voteraient les gens qui ont une opinion. ça, c’est l’utopie absolue

      Car sinon, en « démocratie », seuls les indécis emportent les décisions. Ce qui explique, à peu près complètement, le M…. dans lequel nous nous trouvons

  2. totoro

    Comme l’enfer est pavé de bonnes attentions, quelles étaient les raisons de la mise en place de ces subventions en 88 ? Car entre quelques magouilles pot-de -vin pittoresques et une vie politique sclérosée, il est évident pour un esprit un peu lucide qu’il vaut mieux les magouilles (et ça ferait encore plus de matière pour le Canard). Ha non c’est mal ? Bah voilà, c’est la bonne morale bien pensante qui nous achève.

    1. Kekoresin

      De mémoire c’était après l’amnistie générale pour tous les escrocs de tous bords qui transportaient des valoches pleines de pognon (en 1990 je crois).

      Ce qui n’a aucunement refroidi les plus traditionalistes comme au hasard Emmanuelli Inculpé le 14 septembre 1992 dans l’affaire Urba en tant que trésorier du parti, ce qui ne l’a pas empêché d’être le président de l’assemblée en 92-93 et 1er secrétaire du PS en 1994. Il est condamné ensuite pour complicité de trafic d’influences, le 16 décembre 1997, à dix-huit mois de prison avec sursis et à deux ans de privation de ses droits civiques. Également mis en examen le 15 octobre 1998 dans le cadre de l’affaire Destrade de financement illégal du Parti socialiste, il est relaxé, le juge ayant prononcé un non-lieu le concernant (Wikipédia).

      Bon, c’est un exemple pris au hasard dans ce panier de crabes. Après, nos clowns malfaiteurs s’indignent de la délinquance et des petits trafiquants, peut être pour leur manque de légitimité et de professionnalisme!

      1. Higgins

        Le passage par la case Justice va bientôt devenir indispensable pour celui ou celle qui envisage une carrière politique. Bien entendu, pas ou peu de condamnation à de la prison ferme (pas de mélange des genres) et surtout, surtout, pas d’enrichissement personnel car ça, c’est mal, très mal. Peu importe que tous ces peintres vivent dans des maisons ou des appartements d’une valeur de plusieurs millions, qu’ils touchent mensuellement plusieurs dizaine de milliers d’euros et qu’ils annoncent des comptes en banque ridicules, l’important est que les apparences soient sauves et que le bon peuple n’y voit goutte. Nous sommes en Fraonce, n’est-ce pas. JF Revel a par le passé, et il n’est pas le seul, souvent dénoncé la tartufferie de la classe politique et son mépris pour le respect des lois élémentaires de la société. Pour rien, hélas, semble-t-il.

        1. Calvin

          Très juste.
          Je n’aime pas la formule « pas d’enrichissement personnel ».
          En effet, on détourne de l’argent qui va vers des associations, des sociétés tierces, des électeurs, des entreprises, etc…
          L’élu ne se met pas directement cet argent dans la poche, mais il est ELU.
          Il a droit à un salaire de rêve, en grande partie net d’impôts.
          Multiplié par 12 mois sur 5 ans, c’est un pactole.
          C’est donc un enrichissement personnel.
          Pauvre France…

    2. lolo

      Ben les magouilles ne se sont pas arrêtées, ce sont juste les budgets qui ont augmenté.

      C’était mieux avant, au moins nous avions un feuilleton corruption régulièrement, maintenant c’est détournements et arnaques de fonds publics.

      Un truc rigolo, pour la dernière législative durex premier a collé 11 millions d’euros d’apport personnel pour financer le trou de campagne, je trouve ça croustillant de la part d’un exempté d’ISF.

      Un fils caché de Fabius ???

      1. Aristarque

        Les prêts d’ argent sur la bonne mine de l’ emprunteur n’ ont pas été inventés pour les chiens, voyons, voyons… 😀

    3. Théo31

      « quelles étaient les raisons de la mise en place de ces subventions en 88 ? »

      Pourquoi se casser le cul à organiser des magouilles pour avoir du flouze alors qu’il suffit se servir à volonté dans la popoche des contribuables ?

      1. Milpa

        Heureusement ils ont été suffisamment stupide à l’époque pour mettre un plafond à ces piochages, heu… Non, dépenses de l’argent gratuit des contribuables.
        Mais maintenant qu’ils ont vu cette erreur, je suis sur qu’ils vont corriger cela….

    4. gameover

      Ce qui m’étonne le plus c’est que les députés / sénateurs puissent s’auto-voter des subventions pour leurs partis, leurs augmentations de salaire, l’enveloppe de subventions qu’ils distribuent dans leurs communes de prédilection et même augmenter le nombre de représentants dans leur assemblée.

      Juge et partie.

      Y a un loup dans la constitution.

      1. toufou

        Ils sont meme pas fichus de respecter les lois qu’ils font eux-memes, y compris quand ces lois sont faites pour les amnistier et leur filer du pognon gratos.
        Alors si c’était pas eux qui les faisaient, ça changerait quoi ??

        Le probleme c’est pas la loi, mais le pognon.
        Quand y a pas de gros magot à piquer, y a pas de voleur.
        Baissons les prélèvements et le nombre de pique-assiettes baissera dans la meme proportion.

        1. gameover

          Ah j’avais oublié l’amnisitie. merci.

          Je mettais le doigt qur le fait qu’on ne devrait pas pouvoir voter des lois pour soi. Quand les représentants américains votent une augmentation de salaire ça ne s’applique qu’aux suivants (constitution)

          Même dans un conseil d’administration, le PDG ne participe pas au vote concernant sa rémunération.

          (bon, d’accord le système n’est pas parfait, il a des potes à qui il rendra la pareille)

    5. Aristarque

      C’était à la suite de l’ affaire du Carrefour du Développement avec le ci-devant Nucci à la manoeuvre. En gros, comme il était dommageable que des élus doivent recourir à des escroqueries pour alimenter les finances de leur parti, il a été décidé par l’ AN, que l’ Etat financerait tous les partis politiques en fonction de leurs résultats électoraux. Enfin, tous… Ceux qui font partie du sérail, y compris le FrankensteiN local. Dans la pratique, cela ne supprime aucunement la magouille puisque les années de vaches maigres peuvent succéder brutalement aux années de vaches grasses alors que de bonnes habitudes sont en cours, difficiles à inverser rapidement voire impossible. Voir les systèmes à la Dalongeville ou à la Kucheida dans le PdC. Il convient donc de trouver les ressources pour lisser les revenus… :mrgreen:

  3. Paroxystique

    Puisque le choix se résume à un parti de gauche « de droite » « du centre » ou de « gauche », autant couper les subventions et faire un tirage au sort…

    On pourrait aussi créer une nouvelle assemblée où ils voteraient des lois qui ne seraient jamais appliquées, sorte de « PolitiqueLand » autour duquel le peuple libre pourrait lui jeter des cacahuètes …

    1. Kekoresin

      Comme d’hab, l’efficacité passe par la punition et les taxounettes. On retrouve des grosses flèches de la politique derrière cette énième ineptie: « Jean-Vincent Placé (EELV) et Gérard Bapt (PS), les sénateurs qui planchent sur ce projet, ont déclaré au JDD avoir «échangé avec Marisol Touraine il y a un mois» sur cette idée. La ministre de la Santé doit annoncer le 17 juin un grand plan de lutte contre le tabac, qui a déjà suscité les réactions indignées des buralistes. Cette mesure préconisée par les deux sénateurs pourrait ainsi faire partie des nouveaux outils de lutte contre le tabac. »

      J’espère de Renzi va se débarrasser du sénat italien histoire que l’on fasse la même chose.

    2. David

      A l’étude au Palais du Luxembourg, temple éternel de la démocratie représentative, berceau du savoir et de la sagesse infinis de nos élus :

      – une taxe sur les crottes de nez
      – un impôt sur les rognures d’ongles
      – une contribution sur les kleenex usagés

      « Contre la Stupidité
      les dieux eux-mêmes
      luttent en vain »
      (Friedrich von Schiller)

      1. Aristarque

        Il manque les préservatifs usagés dans la liste et les contraceptifs oraux des Dames qui finissent par polluer l’ eau et obligent à plus de stations d’ épuration…

    3. gameover

      « Car si [le tabac} rapporte à l’État 15 milliards d’euros par an, il lui coûte plus de 47 milliards en frais de santé. »

      D’après le CNCT (en lien) ce chiffre de 47Mds en 2005 s’entend taxes (13Mds) et pensions non versées (5Mds) déduites pour l’année 2005, soit un coût réel de 65Mds. Si’on rajoute le prix des clopes qui part en fumée (4 fois les taxes) à ajoute encore 52Mds et ça donne 117Mds.

      Complètement fantaisiste ce chiffre de 47Mds de coût net du tabac, pas facile de trouver le décompte.

      J’ai comparé avec une étude suisse qui chiffre à 10Mds de CHF en 1995 le coût du tabac, ce qui rapporté à la population donne et au taux de change today donne : 10*(65/8)*0.82= 66.6Mds soit identique aux 65Mds réels français.

      Sur ce coût de 10Mds de CHF les suisses nous donnent :

      – 12% pour les traitements médicaux soit France = 7.8Mds
      – 38% pour les pertes de production… oops soit France = 24.7 Mds
      – 50% pour la perte de qualité de vie… re-oops soit France = 32.5 Mds

      Bien que les pertes de production ne soient pas le coût des arrêts de travail on pourrait faire un parallèle vu que c’est un coût de remplacement de la main d’oeuvre… Sauf que l’indemnisation de TOUS les arrêts de travail en France n’est que de 6.3Mds pour 208 Millions de journées (ce qui donne 225E par jour et confirmerait que c’est l’indemnisatuion SS + employeur).

      Pertes de production de 24.7 Mds pour 6.3Mds d’indemnisation… y a un loup.

      Quand au 32.5 Mds de perte de qualité de vie, comment on chiffre ça et pour quelle raison ?

      Donc si on fait le vrai coût du tabac il reste :
      – en recette pour l’état 13+5=18 Mds
      – et en dépenses pour la collectivité 7.8 + 3.2 = 11 Mds (j’ai pris la moitié des arrêts maladie, faut pas déconner).

      Le coût du tabac c’est donc du pipeau… et comme toute taxes additionnelles n’inflatent pas les dépenses de santé on peut considérer que le différentiel de 2 Mds dans l’énoncé au début – taxes actuelles 15 Mds vs Taxes en 2005 13 Mds – c’est encore du bonus.

      Pas étonnant qu’il faille donc de nouvelles taxes pour vite compenser les pertes dues à la cigarette électronique (près de 10% actuellement).

      http://www.cnct.fr/combien-ca-coute-77/le-tabac-coute-cher-a-la-societe-1-24.html

      1. gameover

        Ne pas tenir compte du chiffre de 117 Mds.
        Le montant total dépensé par les consommateurs taxes incluses pour les cigarettes c’est pas 4 fois les taxes mais 5/4 des taxes soit 65 x 5/4 = 81 Mds.

        Mais ce chiffre n’intervenait pas dans les calculs.

    4. toufou

      Moi ce que j’aime toujours chez les socialistes c’est ce genre de balivernes : «Nous ne frappons pas assez les industriels au portefeuille en augmentant les taxes sur les paquets de cigarettes».

      Ils sont vraiment doués les gars, parce qu’ils arrivent à entourlouper tranquillement leur propre electorat qui ne sent pas compte qu’en définitive, c’est bien à lui que l’industriel facture « la frappe au portefeuille » .
      Si ce n’était pas le cas, l’industriel arrêterait de bosser. Cette simple reflexion devrait en principe suffire à les décrébiliser totalement. Et pourtant ça marche nickel. Chapeau les gars 🙂

  4. turlututu

    Généreuse idée, mais que faire alors de la contribution de ceux qui ne votent pas et qui crachent au bassinet ? spectacle vivant, presse, syndicats, aires d’accueil ou mini golfs, …
    Au fait, le PRM (Parti des Ramasse-Miettes) existe déjà, c’est le Parti de la Grande Roumanie (en roumain, Partidul România Mare ou PRM) !!

    1. Black Mamba

      Petit aparté
      Au 25 Mai dernier, ma fille avec 3 autres compagnons tous dans sa Bernadette, ils ont entrepris leur aventure , la traversée de l’Australie depuis Adélaïde jusqu’à Darwin.
      Une halte rapide à Cooper Pedy , ils ont traversé le parc d’Uluru et aujourd’hui ils sont à Alice Springs.
      Le temps d’une visite, faire des provisions et bien sûr faire leur lessive ils repartiront en direction de Darwin.
      Actualités
      http://m.mytf1news.fr/app.php/article/5065817

      1. Aristarque

        J’espère qu’ ils ne balancent de mégots hors de Chiraquette pour polluer cette belle Australie. Vu l’ image des Grancais dans l’ imaginaire des Antipodes, il ne manquerait plus que cela…

        1. Black Mamba

          Sur les photos je ne vois que le suédois du groupe qui fume …les autres deux françaises et une américaine elles semblent ne pas fumer 🙂

        1. Black Mamba

          C’est le surnom de sa Ford Falcon .
          Petite anecdote au passage, à Adélaïde ma fille a profité de changer sa plaque d’immatriculation pour avoir son rego (vignette assurance) à jour , il lui a fallu à peine deux jours pour cela , le premier elle est allée se renseigner des formalités administratives et le lendemain avec tous les documents en main , elle a eu ses nouvelles plaques et son assurance aussitôt sa facture de 767 $ réglée.
          Pas à dire ce fût rapide :mrgreen:

            1. Black Mamba

              J’ai une connaissance qui vient de s’acheter une voiture d’occasion au Luxembourg , je vais voir combien de temps cela va lui prendre de la réimmatriculer en France. 😀

                1. turlututu

                  Si pour ce prix là il y a les plaques, l’assurance, le Suédois et les fesses de Kate alors c’est effectivement pas cher du tout.
                  Vive l’Australie libre !

                2. gameover

                  L’assurance qui va avec la rego est juste une assurance de tierce personne c-a-d moins qu’une assurance au tiers (au sens français) puisqu’aucun dégât de véhicules n’est couvert ni du coté du reponsable de l’accident ni de la victime.

                  Et il n’y a donc pas de notion de bonus.

                  Ca se rapproche plus d’une vignette.

                  Ce n’est pas une carte grise car on peut la transférer sans frais lors de la vente, excepté le contrôle technique obligatoire dans certains états. Pas de moitié prix au delà de 10 ans.

                  Globalement c’est donc beaucoup plus cher qu’en fRance où l’on paie une seule fois à l’achat.

                  Mais le retour de la vignette ici, on en parle…

                  1. turlututu

                    Alors avec ces précisions c’est maman Manga qui va s’inquiéter pour Grey Manba (ou Mini Manba au choix). Fifille qui n’est même pas assurée pour un tiers de sa personne ! Il faut vite revendre la Bernadette et la remplacer par une Roseline qui semble être un modèle plus robuste.

                    1. Black Mamba

                      Elle se surnomme Minette … apparemment , c’est le minimum qui est demandé pour circuler en Australie.
                      Après elle a son assurance voyageur qu’elle a prise avant son départ …
                      Depuis qu’elle a eu son accident en France elle est devenue plus prudente en voiture :mrgreen:

                  2. Aristarque

                    Ce qui la ferait payer deux fois puisque DSK l’ avait supprimée (celle de Ramadier) en augmentant les taxes sur les carburants pour faire compensation…

                    1. gameover

                      EEVL : nouveau sigle pour Europe Ecologie Virez Les ?
                      (eelv c’est le titre du lien)

  5. Epicier vénéneux

    Et si on pouvait étendre le dispositif aux Ministères ou aux aires d’intervention de l’Etat, je ne dirais pas non. Passer une heure par an à cocher des cases et attribuer un certain pourcentage de mes impôts directement à ce qui me parait essentiel, ce serait bien. Comme visiblement ils ne comptent pas diminuer le niveau de la ponction, autant que chaque contribuable puisse choisir de financer ce qui lui tient à cœur.

    Je suis très tenté par ce retour de fait au suffrage censitaire. Pas sûr qu’Orélifilipéti ait encore un job après ça.

  6. Kekoresin

    Je suis carrément pour et il faudrait faire la même chose pour l’autre catégorie d’escrocs: les syndicats. Un financement participatif entre la case à cocher sur la feuille d’impôt et les militants. Je pense qu’on verrait moins de grands meeting à plusieurs millions de keus. A ce propos, 66% de la dette de l’UMP a été financé par nos impôt. Un petit rabiot sympa pour ce grand parti garant de « l’offre démocratique ».

    Quand je pense que ces abrutis ricanaient quand le FN a été obligé de vendre son siège pour rentrer dans ses frais. Et ces neuneus viennent miauler à la lune cruelle que le FN est un désastre pour la Franchouillie. En tout cas, il s’agit bien d’un désastre en puissance alors que ceux qui exercent le pouvoir depuis tant et tant d’années s’occupent activement à faire sombrer le pays en grignotant au passage nos libertés avec un patient acharnement.

  7. Caton

    Pour l’instant, le financement des partis est lié au nombre de voix au premier tour des législatives. Sauf erreur, c’est 1,70 € par voix et par an. Raison pour laquelle il faut vraiment être un débile profond ou socialiste (toutes tendances confondues) pour voter au premier tour des législatives… ou même pour voter tout court.

    1. gameover

      « Au 1er mars 2014, l’Insee comptabilise 44,6 millions de Français inscrits sur les listes électorales. »

      50% d’abstention à 1.70E ça fait une économie de 38ME par an soit 190ME sur une législature.

      Chouette une dépense de plus à faire !

      1. Black Mamba

        « Se montrer indignée et plaider la République pour obtenir des vacances tout frais payés par l’État ? Il fallait oser. »
        Elle a bien raison …Qui ne tente rien n’a rien :mrgreen:

    1. Kekoresin

      Toujours et encore les mêmes: faites ce que je dis, pas ce que je fais, sinon c’est prison après leçon de morale du juge!

      L’égalité c’est bien…pour les autres. Pour les élus à vie, c’est Noël tous les jours avec en plus la satisfaction d’être bien au-dessus des con-citoyens qui, pour beaucoup, pataugent dans la médiocrité financière.

  8. passim

    Excellente idée, qui nous rapprocherait d’une démocratie semi-directe, et qui combattrait l’abstention (j’ai payé, donc je vote).
    Idée qui combattrait aussi l’absence de mémoire de l’électeur : on se souvient mieux de ce qui s’est passé pendant l’année (fiscale) écoulée que du bilan de cinq ans de mandature.
    La stagnation ou la diminution des recettes constituerait pour un parti un indicateur sérieux sur ce qu’il doit faire ; un peu comme un étrangloir progressif, ce qui éviterait la solution ultime proposée par Caton. On est civilisé, nom de nom !
    Une trop bonne idée pour qu’elle soit jamais prise en considération. Que le peuple puisse s’exprimer, même avec une patiente douceur, c’est sacrément populiste. Il y a là-dedans des relents nauséabonds qui ne manqueront pas d’offenser les narines délicates de nos innombrables charlatans aux mains blanches, poches bien remplies et conscience nette.

    1. Aristarque

      Conscience nette ? Rappelez vous la contrition publique de Jérôme C. (pas K), l’ année dernière. Enfin, c’est ce qu’il disait, après…

    2. Kekoresin

      La conscience?!? Pour arriver en haut de l’affiche, il faut dans notre système être particulièrement dénué de conscience et d’empathie! Le sens de la stratégie pour promouvoir sa carrière et faire des petits bonds de grenouille vers le haut du bocal, voilà la seule qualité requise. Certes, l’amnésie chronique des électeurs aide bien aussi.

      Pour le « on est civilisé », je ne suis pas sur que la majorité des électeurs de ce pays ou d’un autre du reste ait une vision assez nette pour voter de façon éclairée, soit par manque d’intelligence, soit par manque de temps ou de curiosité pour s’informer autrement qu’en regardant le 20h00.

      1. passim

        « Conscience nette » était naturellement une allusion à l’hypocrisie de nos élites.
        Pour ce qui est de la lucidité de la majorité des électeurs, je vous rejoindrais volontiers, tout en me demandant comment on peut être complètement « éclairé ».
        Mais il est certain qu’il y a des choses qui, a contrario, favorisent une cécité plus ou moins complète ; dont le Vingt Heures, la propagande, la paresse et le goût du confort intellectuel.
        Le manque d’intelligence ? On peut se mettre le doigt dans l’oeil, et d’autant plus profondément, avec un QI en or massif. L’histoire de notre intelligentsia en est une longue démonstration. « Quand les gens intelligents se piquent de ne rien comprendre, ils font mieux que les sots » (Gide).
        J’ai tendance à miser sur le bon sens, qui se manifeste (?) tôt ou tard. Il est vrai que ça peut prendre du temps, surtout quand tout est fait pour en détourner l’homme moyen (et la femme, cela va de soi, hi hi !).

        1. gameover

          Je viens de regarder en replay Salut Les Terriens.

          Y avait Bruno Roux dans ses petits souliers et muet comme une carpe.

          Tous les autres invités ont acquiescé au raz le bol du politico-socialement correct suite à une reflexion d’un ex de Top Chef.

  9. gameover

    HS

    Zut, le gars défavorablement connu des services de police (ouf) suspecté d’avoir fait trois cartons à Bruxelles il y a quelques jours dans une association juive n’était pas d’extrême drouate mais un islamiste radical que ses parents avaient pourtant bien élevé… et c’est la prison qui l’a radicalisé… Tant que ce n’est pas l’école maternelle…

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/06/01/01016-20140601ARTFIG00113-tuerie-de-bruxelles-ce-que-l-on-sait-du-suspect-mehdi-nemmouche.php

    1. petit-chat

      Bien étonnant que ce ne soit pas à cause des « ennemis de la ripoublique » dénoncés par Valss dans son discours devant nos maitres.

  10. Platon

    Au 3ème paragraphe: « au regroupement des partis de l’extrême-gauche en un gros blob mou luttant pour sa survie ».
    Ma théorie:
    – Avant le front de gauche, les électeurs déçus du PS avaient le choix entre plusieurs partis plus à gauche pour donner leur voix, ils se détournaient plus facilement du PS, vu l’ offre présente encore plus à gauche.
    – Voyant celà, les éléphants ont pensé bien faire en éliminant la variété de l’ offre [1] en faisant se regrouper les différents partis et en espérant que les électeurs « fugueurs » voteraient donc pour la plupart de nouveau pour le PS [2].
    [1]: l’actuel leader maximo et fondateur du front de gauche a un parcours de filou de gauche proche de l’ excellence, trotskiste donc capable de pratiquer l’ entrisme. Donc possiblement mandaté par le PS pour éliminer la variété de l’ offre à la gauche du PS.
    [2]: les électeurs déçus du PS votent peut-être un peu pour JLM, mais plutôt même pour JMLP & MLP, ou bien?

    Au fait, le FN est à l’ extrème-droite et le FDG est de gauche radicale, pourquoi pas respectivement droite radicale et extrème-gauche, il y a embrouille, ou bien me fourvoierais-je?

    1. gameover

      Disons que tous les bords y compris les extrêmes ont glissé vers le centre.

      – On n’entend presque plus le mot communiste et Robert Hue fait partie du FDG. A l’extrême gauche restent le facteur et LO.

      – Même MLP ne veut pas être traitée de parti d’extrême droite. Mais la nature ayant horreur du vide, d’autres s’installent à l’extrême droite.

        1. gameover

          MLP a considérablement normalisé son discours sur l’immigration pour ne pas être traité de raciste et a abandonné Soral et presque Dieudonné. Donc des mouvements du type du GUD et Egalité et Réconciliation par exemple peuvent occuper la place vide.

          Tu veux adhérer ? :mrgreen:

  11. hop hup

    Grande bretagne : le pib va augmenter de 12 mm d’€ grâce à la prostitution et au trafic de drogues !

    pourquoi nos politiques ne font la même chose chez nous la croissance repartirait a la hausse

    1. yp

      En Italie aussi… Il me semble que la valeur ajoutée des prostituées et des dealers seront comptabilisés dès cette année pour sauver la croissance française… (Nouvelles normes européennes.)

      Bientôt, on comptabilisera la production des partis politiques dans le PIB si on continue comme ça. Il est vrai qu’en matière de prostitués, c’est des pros !

      1. gameover

        Il était question de faire dépendre les augmentations de salaires des fonctionnaires de la croissance. Ils vont donc se prendre 3% d’un coup !

  12. pouf pouf

    Il y a deux jours nous étions le premier mai, la semaine dernière le premier janvier, tout fout le camp. J’apprends avec consternation que les mémoires interdites de saint gens pierres deuxième du nom viennent de sortir, ça va trop vite pour qu’on suive sans s’oublier dans l’ennui du nouveau sans cesse recommencé. Flûte, on dirait du raphael enthoven, de la philosophie m&m’s, des petites billes de couleur poussées avec une vigueur molle vers des trous qui n’existent pas … N’importe quoi, il faut que je me ressaisisse, et que je dise avec vigueur, que trois cent cinquante grammes de farine, cent cinquante grammes de beurre, un sachet de levure chimique de onze grammes, un gros gramme de sel, deux cuillères à soupe de crème fraiche et quatre centilitres d’eau, une petite heure de repos (dix jours de frigo, c’est génial) ça fait trois pâtes brisées maison pour cinq minutes de boulot, parce que merde virgule joyeuse soirée.

    1. petit-chat

      Effrayant.
      Encore n’a-t-elle pas évoqué comment ranger son réfrigérateur, ni la bonne manière de se torcher.

  13. David

    L’article propose d’impliquer davantage les citoyens dans le financement des partis, grâce à un système de cases à cocher, dans une sorte de management « bottom-up » ; why not. Un tel système ouvrirait la porte à de joyeuses potentialités de magouilles supplémentaires.

    Pour ma part, je suis partisan de ceci :

    – abolition de toutes les subventions de l’Etat, quelle que soit leur nature ; les partis se financent par les cotisations de leurs adhérents ou des appels de fonds (comme une association lambda)
    – abolition de tous les privilèges et de tous les passe-droits des élus et des syndicats, sans aucune exception, et quelle que soit leur nature
    – abolition du Sénat ; le Palais du Luxembourg devient une bibliothèque ouverte à tous
    – interdiction aux fonctionnaires en service de se présenter à une élection
    – division par 3 du nombres des députés de l’AN
    – l’AN se réunit, non plus au majestueux Palais Bourbon (qui deviendra un grand hôtel de luxe), mais sous une tente ; les députés ont le droit d’amener leur cantine dans des boites en plastique
    – au final : les partis, candidats, élus, syndicats financent leurs actions sur leurs revenus propres, tout comme n’importe quel citoyen normal
    – criminalisation du financement des partis par les entreprises

    Bien sûr, ce qui est proposé ci-dessus n’arrivera jamais ; mais le système des cases à coche, non plus.

    Alors continuons de faire de la politique-fiction … 🙁

    1. gameover

      « – criminalisation du financement des partis par les entreprises  »

      Une entreprise choisit son marché, ses locaux, son personnel, ses clients.
      Pourquoi ne pourrait-elle pas choisir l’environnement politico-économique dans lequel elle veut travailler ?

      C’est certainement la mieux placée pour cela.
      Par contre pour des raisons de corruption sur les marchés publics ça serait peut être bien que les données soient à disposition du public pour savoir qui finance qui pour empêcher les conflits d’intérêt.

      Ce n’est pas parce qu’on se met des oeillères que les choses n’arrivent pas. Il faut juste les encadrer.

      Sinon le billet de h16 il faut le prendre au 2ème degré.

      1. David

        « Une entreprise choisit … ses clients (et tout le reste) » ; heu … sur la planète Mars, maybe.

        Bien sûr nous vivons tous dans le monde réel, et nous faisons des compromis pour survivre.

        Le rêve libertarien (no state, no war, etc.) reste un rêve.

        As-tu lu « RAVAGE » de Renée Barjavel ?

        1. Epicier vénéneux

          Ben moi je l’ai lu, et j’avoue avoir du mal à faire la connexion avec le sujet. Pouvez-vous développer, s’il vous plait?

          1. yp

            Ben il dit qu’on ne peut vivre heureux que sous les ordres d’un guide suprême éclairé, dans un régime communiste abhorant toute idée de progrès…

        2. Calvin

          Bien sûr qu’une entreprise choisit ses clients et son environnement !

          Certes, elle ne les choisit pas nominativement et spécifiquement…
          Mais si
          – la fiscalité est trop lourde, elle délocalise,
          – le dernier produit ne se vend pas, elle le stoppe ou le change,
          – si un produit est trop novateur, elle fait de la communication dessus,
          – un ministre est sensible à son lobby, elle le finance,
          – son public a vieilli, elle fait du vintage,
          – son public rajeunit, elle fait du jeunisme, etc…
          Une entreprise n’a pas d’autre choix que rationaliser ses dépenses et améliorer ses profits.
          Locaux, infrastructures, personnel, environnement politique et marché font parti de son univers.

        3. gameover

          « « Une entreprise choisit … ses clients (et tout le reste) » ; heu … sur la planète Mars, maybe.  »

          Si tu ne comprends pas cela c’est que tu ne travailles pas dans un secteur concurrentiel, tu penses qu’il suffit de fabriquer pour vendre et que le marketing c’est du pipeau. Par contre, toi quand tu achètes c’est un choix libre et éclairé. Tu vas chez Leclerc car tu as choisi, na ! et tu le vaux bien.

          « Bien sûr nous vivons tous dans le monde réel, et nous faisons des compromis pour survivre.  »

          Des compromis : c’est faire un choix dans lequel les avantages sont supérieurs aux inconvénients. Je cherche les avantages là.

          « Le rêve libertarien (no state, no war, etc.) reste un rêve.  »
          Oui on avait pensé à « peace and love » mais c’était déjà pris.
          A l’occasion faudra que tu révises le libéralisme.

          « As-tu lu « RAVAGE » de Renée Barjavel ?  »
          Je vois pas trop le rapport, à part que quand il n’y a plus d’électricité (plus d’état), c’est le chaos ? Un adepte de la décroissance ?

          1. David

            La partie principale de ce roman c’est la traversée des personnages dans une France dévastée ; ils doivent lutter pour survivre dans un environnement hostile, un peu comme une entreprise qui se bat aussi et s’adapte pour survivre.

            En même en faisant cela, le résultat final peut ne pas être joli-joli = dans le roman de Barjavel, c’est le nouvel « Etat » fondé par le héros, dans lequel les livres la recherche et le progrès sont interdits …

            1. gameover

              Mouais le rapport avec l’entreprise, c’est capillotracté quand même !
              Bon le héros s’en tire bien comme dictateur avec son harem !
              La femme comme machine à produire des gosses, c’est BM qui va être contente dans le rôle de la matrice.

              1. Black Mamba

                J’ai déjà donné ma contribution pour l’humanité :mrgreen: , 4 enfants et il a fallu que mon époux fasse ses pieds et des mains pour la dernière … C’est l’une des raisons , pourquoi c’est lui qui fait la cuisine maintenant :mrgreen:

                  1. Black Mamba

                    Oui des pieds et des mains , et deux de chaque 😉 , dans tous les cas je ne me suis jamais offusquée de n’être qu’une matrice aux yeux de certains mâles rétrogrades ni aux yeux des femmes très conservatrices des traditions … C’est le mode de production que nous a imposé notre mère Gaïa , sinon il y a toujours l’adoption mais de toute façon il faut un four au départ …

          2. David

            et heu, pour info, je travaille dans l’informatique qui est un secteur très concurrentiel

            et je suis aux petits soins pour mes clients 🙂

            1. gameover

              Ca ne t’empêchera pas de te retrouver en Malaisie ou Indonésie si l’environnement politico-économique ne convient plus à ton entreprise.

              1. David

                On y travaille déjà ; pas pour aller aussi loin que la Malaisie, plutôt un pays du genre qui déroule le tapis rouge, if you see what I mean.

                1. gameover

                  Ton discours n’est pas très homogène.
                  Le dimanche tu dis un truc (Mars) et le lundi son contraire (UK)… A part la couleur rouge… la boisson ?
                  Bisous

                  1. David

                    Nous sommes tous la somme de nos contradictions …

                    Le champagne est ma boisson préférée, j’en bois le plus souvent possible.

    2. Aristarque

      Les Grands Bretons interdisent à leurs fonctionnaires de se présenter à une quelconque élection SANS avoir démissionné préalablement de leur poste, à cette fin. Avec le risque de la glorieuse incertitude des élections…
      Et personne ne soutient pour autant que la GB n’ est pas une démocratie… Cette option reste donc envisageable et admissible sans être incongrue. Quant à la réaliser, ce sera une autre paire de manches dans la doulce Grance…

      1. Calvin

        Je dirais que c’est absolument nécessaire.

        Je ne suis pas partisan que seuls ceux qui bossent/paient des impôts puissent voter : toute personne adulte non sous tutelle doit pouvoir le faire (enfin, s’il y a un parti ou candidat qui lui convient, mais c’est un autre débat…)
        Mais être élu et fonctionnaire est une maladie grave : c’est le problème du juge et partie, du contrôleur qui doit contrôler ses camarades…

        1. Hatchet Jack

          « Mais être élu et fonctionnaire est une maladie grave : c’est le problème du juge et partie, du contrôleur qui doit contrôler ses camarades… »

          Comme disait Bainville « Utopie : tout ce qui n’est pas arrivé dans l’Histoire Romaine »… et Grecque…

          Quis custodiet ipsos custodes…

  14. Olivier Vitri

    Ce qu’on pourra (peut être) constater, c’est que nombre de veautants sont rarement imposables donc ne voient pas leurs sous sponsoriser ceux qui les cajolent; si la clairvoyance politique est comparable à la clairvoyance nutritionnelle, on voit que malbouffe et ignorance économique (donc maintien du socialisme béat et désinformé) sont correlés chez les clients des clowns taxateurs. Oui, entre pâté et sifflard premiers prix, le clientélisme populaire est bien réel. Comme toujours en Socialie, ce n’est que rarement ceux qui paient qui bénéficient des bobards infligés. CQFD.

  15. Karamba!

    Des partis politiques financés publiquement avec peu d’adhérents, finalement c’est un peu comme nos syndicats. D’ailleurs quand on creuse un peu la comptabilité de ces derniers, ce n’est pas joli joli non plus. Il serait temps de remettre un peu à leur place tous ces gens, tant ils se révèlent nuisibles pour notre pays…

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