Emprunts toxiques, élus nocifs

La Seine Saint-Denis est un charmant département français situé au nord-est de l’agglomération parisienne, réputé pour ses charmantes bourgades mêlant la campagne, la ville et les zones de commerces alternatifs, sa flore poivrée et sa faune pimentée, et son déficit public abyssal créé par la souscription d’emprunts invraisemblables propulsés par un Conseil général de branquignoles effervescents.

Ces emprunts, rapidement qualifiés de toxiques par l’équipe d’irresponsables en place au moment de leur signature alors que la conjoncture partait en sucette, ont accru dans d’énormes proportions les difficultés déjà particulièrement étendues dans lesquelles baignait le département suite à des années de gestion socialiste débridée. Heureusement, une issue semble au bout du tunnel de dettes.

Un petit rappel des faits s’impose cependant si l’on ne veut pas perdre pied.

Nous sommes dans les années 2000 et les communes et départements cherchent à bénéficier de l’euphorie des marchés qui règne alors. Après tout, il n’y a pas de raison que les banques et les particuliers jouent au casino boursier et s’en mettent plein les poches sans que les collectivités territoriales y participent. C’est d’autant plus facile que les banques ont, justement, des produits plus ou moins complexes à proposer et qui offrent des taux, variables certes, mais faibles et dont le mode de calcul est basé sur des indices et des parités (franc suisse contre euro par exemple) dont l’évolution, sage jusqu’alors, permet d’envisager l’avenir avec un sourire bienveillant.

dexia galereArrive le krach de 2008, et la panique boursière qui provoque des remous notoires sur les devises. Les taux de ces prêts explosent (passant de moins de 3% à plus de 15%). Les communes, généralement déjà endettées, se retrouvent dans un bourbier indescriptible. En Seine Saint-Denis, la souscription de prêts complexes est devenue un sport local prisé. Le département est dans le caca, les communes aussi (comme Sevran, dont le kmaire vert, Stéphane Gatignon, avait eu, en son temps, l’honneur de ces colonnes).

De son côté, Claude Bartolone, alors président du Conseil général, émettait de longues plaintes stridentes et comiques. Ses couinements étaient d’autant plus drôles qu’il s’était lui même jeté dans ce genre de marécage putride, tout seul comme un grand, et n’avait guère eu besoin d’aide ou de conseils pour arriver à sa pitoyable situation. Eût-il demandé aide et assistance, il en aurait probablement reçu des services de l’État qui lui auraient indiqué la nature éminemment dangereuse du montage, et n’auraient pas manqué de pointer la déconcertante facilité avec laquelle on peut arriver à ces conclusions à condition de savoir faire une petite règle de trois. La lecture d’un précédent billet, démontant le mécanisme de ces prêts, soi-disant complexes, par un exemple concret, permet de s’en convaincre assez simplement.

Acculés à devoir payer des sommes de plus en plus rondelettes, le département avait alors attaqué Dexia, la banque émettrice, afin de gagner du temps. Tombant – coup de bol – sur un vice de forme minime, Bartolone en avait profité pour fanfaronner sur une très hypothétique victoire en Justice bien que le jugement ne laissait aucun doute sur l’entière responsabilité du département (et donc, de son équipe dirigeante dont il était alors le président), en le déboutant de toutes ses demandes. Les médias, toujours aussi affûtés, avaient bien évidemment relayé les foutaises du politicien.

Les emprunts n’étant donc pas annulés, et les collectivités devant finalement les payer, l’État s’est rapidement rendu compte que tout ceci risquait de partir en sucette grave car si, sur le papier, une commune ne peut pas faire faillite, il arrive tout de même un moment où, même avec la force du socialisme qui plie la réalité à volonté comme Uri Geller les petites cuillères, on finit par manquer d’argent gratuit des autres et où, pouf, c’est la cata. Une solution fut donc trouvée : on allait (surprise !) faire payer le contribuable.

La dernière étape du feuilleton sordide joué à grands frais avec votre argent vient de se dérouler dernièrement : la Seine Saint-Denis a annoncé être parvenue à renégocier un total de 331 millions d’euros de créances risquées (tout en s’abstenant au passage de communiquer le coût de sortie de ces emprunts toxiques souscrits entre 1995 et 2009, et qu’on imagine pas du tout gratuit). En substance, les dettes ont été ré-échelonnées et leurs taux recalculés, mais il reste entre 10 et 12% de titres à risques (150 millions d’euros). Rassurez-vous : le département bénéficiera du fonds de soutien spécifique mis en place par l’État.

Et devinez quoi ? Ce fonds est financé à 60% par une taxe payée par les banques françaises (et donc, au final, leurs clients, c’est-à-dire vous), le reste provenant de l’État (c’est-à-dire le contribuable, i.e. vous). Bien joué !

bartolone et les emprunts toxiques

À présent, on peut – et même, on doit – se demander ce qui a bien pu pousser des élus (dont on connaît les capacités intellectuelles réelles en matière de finances) à se lancer dans ce genre d’aventures catastrophiques. Eh bien c’est justement l’objet d’un papier que m’a pointé Acrithène (que je remercie au passage) et qui nous apprend en substance que ces emprunts ont été utilisés plus fréquemment parmi les collectivités locales les plus endettées, pour cacher le coût réel de la dette souscrite. En outre, plus un élu est politiquement contesté et plus une élection approche, plus il aura eu tendance à utiliser ce genre de montages, et ce, d’autant plus que ses voisins l’ont déjà fait eux aussi, montrant l’aspect particulièrement moutonnier de ces personnes.

Je vous recommande la lecture de cette étude, « Political Incentives and Financial Innovation: The Strategic Use of Toxic Loans by Local Governments », riche d’enseignements sur ce que valent vraiment nos élus, parce qu’en définitive, l’emprunt toxique n’est pas le marqueur d’un système bancaire devenu fou, pour lequel l’appât du gain justifierait toutes les bassesses et toutes les vilénies auprès d’élus aussi innocents que naïfs.

Oh, bien sûr, les montages étaient extrêmement risqués, mais bien sûr, les maires étaient au courant des risques encourus dès le départ. Leur attitude actuelle est alimentée par une hypocrisie sans limite et facilitée par une hontectomie pratiquée jeune pour ne pas s’encombrer de principes moraux de toute façon désuets.

politics, before & after elections...

Mais en réalité, l’emprunt toxique montre bien plus l’absence totale de scrupules et le calcul politique de court terme de ces élus qui s’imaginaient n’avoir pas à vivre les conséquences de leurs actes. Les institutions bancaires ont proposé ces montages précisément parce qu’elles savaient, dès le départ, que ces maires utiliseraient ce produit qui répondait, par essence, à tous leurs désirs : l’apparence d’une bonne affaire, le fait de pouvoir utiliser des concepts un peu alambiqués pour camoufler la dette et pour se cacher en cas de pépin, et surtout la remise à plus tard, bien plus tard, d’un éventuel problème de trésorerie possible, qu’on pourrait toujours, le cas échéant, laisser à ses adversaires politiques.

L’absence de responsabilité et l’opacité de leur gestion calamiteuse permet toutes les latitudes. Pire : lorsqu’enfin, la vérité fait jour, la manipulation des foules par l’appel au pathos suffit à réduire tout risque personnel. La dénonciation du bouc-émissaire facile de la vilaine banque permet ensuite de faire monter au créneau l’État et les journalistes, tout acquis à sa cause et avides de présenter la gentille force publique prise en sandwich entre les intérêts du méchant marché et la nécessité d’offrir des services publics payés par l’emprunt. Et lorsqu’enfin la justice s’en mêle, tout le monde a déjà une idée précise du coupable.

Emballez, c’est pesé : les maires impécunieux, les présidents de Conseils généraux jean-foutres, irresponsables et immatures seront épargnés. Bisous à tous. Le contribuable paiera.

J'accepte les BCH !

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Commentaires231

    1. Caton

      Non. Mais ce billet est un choc, je croyais les zélus stupides et incompétents, ils seraient en fait fourbes, sournois et très malins? J’ai du mal à m’en remettre…

          1. Aristarque

            La commune du 9 3 où elle se situe empêche un tel niveau de prix. Elle doit se situer sur un secteur aux alentours de 2,5/3 M€, ce qui est quand même pas peu à aligner, le moment venu et reste hors de portée d’une énorme majorité du peuple grançais.

    2. Incaudavenenum

      Notre Père, qui êtes aux cieux,
      Que le nom de H16 soit sanctifié,
      Que le règne de ses idées arrivent,
      Donnez-nous notre H16 quotidien,
      Délivrez-nous du Mal (socialiste),
      Et Eloignez de nous la Tentation (de les flinguer),
      Car Kyrielle ils sont.
      MFC

  1. Le Gnôme

    De toutes façons, c’est toujours le moutontribuable qui en est de sa poche.

    Mais comme disait le regretté Frèche, « Les cons sont majoritaires, et moi j’ai toujours été élu par une majorité de cons . »

    Il n’y a aucune raison pour que ça change. Le politicien a gagné d’avance. Le tribuable de Lille va se manger 10% sur sa taxe foncière et réélira sa mémaire à la prochaine élection.

    Plaudite cives.

    1. Aristarque

      A Lille comme ailleurs, il y aura des con tribuables plus égaux que d’autres. La hausse sera variable selon les résultats des bureaux de vote du secteur…

  2. sa0000

    L’autre bonne invention fiscale pour financer les maires officiellement socialistes : la péréquation.
    Plus ça va, plus ça devient pavlovien chez moi : dès que j’entends solidarité, j’ai envie de mettre des baffes (et en plus j’ai des boutons)

    1. petit-chat

      En ce moment, ce qui me bassine le plus c’est le discours ecrolo à tout va, permettant de tout taxer et de faire augmenter les prix d’une manière stratosphérique. Du coup, depuis un an, j’éprouve un malin plaisir à foutre mes piles à la poubelles, ainsi que les tubes néons (alors qu’autrefois je me déchirai pour les mettre dans les endroits appropriés).
      Petit esprit avec de mesquines vengeance diront certains…

      1. Kazar

        Ce n’est pas mesquin, c’est stupide. Recycler est facile, surtout pour les piles, qui contiennent tout de même pas mal de produits toxiques. Il y a d’autres moyens de prendre sa revanche sur l’administration et les politiques, sans polluer…De toute façon, quoi que vous fassiez, ils taxeront.

        1. Caton

          Stupide? Faut voir. On paye une « écoparticipation » sur chaque produit « polluant » pour payer son recyclage. Et puisque je suis obligé de payer pour cela, que le travail soit fait et pas par moi!

          Ou alors on me rend mes sous et je m’y colle…

              1. pouf pouf

                sinon, quand tu payes, à la caisse, tu débales les trucs avant de les mettre dans ton sac, la caissière qui connait ses obligations est ravie de t’assister à emmerder son employeur … un niveau deux pour faire plaisir à vegeta.

          1. gameover

            Caton, tu soulèves une vraie arnaque : l’écoparticipation.

            Dans le principe ce n’est pas idiot mais dans les faits on dépense les sous maintenant alors que le besoin sera dans 10 ou 20 ans… ça me rappelle un truc… surtout quand je me dis que c’est le système de retraite des frigos et machines à laver…
            Décidément tout est bâti sur le même principe.

            1. Caton

              L’écoparticipation est idiote dans le principe même. Soit nous avons affaire à des déchets valorisables, auquel cas pourquoi diable taxer en plus, soit à des déchets non valorisable, et la taxe pour l’enlèvement et le traitement des immondices est là pour ça.
              L’écoparticipation n’est qu’une escroquerie fistale de plus.

            2. Aristarque

              Pas forcément dans la mesure où le primo équipement n’est pas la règle dans ce type de marché qui est plutôt de remplacement. Tu paies maintenant pour que ton vieil appareil soit retraité immédiatement et ce sont ceux de dans dix ou vingt ans qui paieront pour l’engin que tu viens d’acheter…

              1. Deres

                Donc comme la taxe en en pourcentage, si les prix varient d’ici là, il est fort possible que le niveau actuel de la taxe ne couvre pas les frais de recyclage ou alors els apyent deux ou trois fois. Bien entendu, le pourcentage ne pourra que monter et jamais descendre. C’est le grand principe de ces taxes « indolores » à la création. L’argent est disponible donc dépenser et vient donc nécessairement à manquer.

        2. Théo31

          Recycler, c’est collaborer.

          J’ai arrêté de collaborer le jour où la mairie m’a envoyé un courrier pour me dire que je triais mal mes ordures peu de temps avant que la poubelle recyclage ne soit finalement virée de l’immeuble.

          Une poubelle recyclage remplie de capotes usagées pour faire chier les khmers verts, la mairie pourra alors compter sur ma collaboration.

      2. Petitpatapon

        Pareil avec mes pots de Nutella et mes bouteilles de vin. Quand je vois les progressions des taxes eco-emballages/adelphe, c’est hallucinant et la raison donnée : l’augmentation des volumes recyclées, voyons !

    2. climaine

      ah oui la péréquation! lol!

      nous c’est la communauté des communes qui rachete à la commune ,sous prefecture ,les vieux immeubles tout délabrés pour les raser.

      la cc a créé une taxe pour ça….

    3. Nicolas

      « L’autre bonne invention fiscale pour financer les maires officiellement socialistes : la péréquation. »

      Ou le « Grand Paris », ou on doit payer pour les *é);,=!è(*’)ç »$$!è& »§ parce qu’ils existent et sont prétendument nos égaux (arf !). Ras le bol.

  3. zecrocwhite

    « ces emprunts ont été utilisés plus fréquemment parmi les collectivités locales les plus endettées » ; l’exemple d’Angoulême sur ce point est flagrant : une des rares communes à avoir été en défaut de paiement , puis sous tutelle de la préfecture, se retrouve aujourd’hui avec ce type d’emprunts à gérer.

  4. gameover

    Hello !

    Les deux liens « d’un papier » et political incentives… » pointent en final sur le même doc, c’est normal ou tu en as oublié un ? Merci.

  5. Calvin

    Bah, c’est toujours la cause de la finance folle.
    La finance étant Sarko, Sapin, Strauss-Kahn, et autres politiciens.
    A force d’avoir tout réglementé et verrouillé, pas étonnant que tout converge vers un but : notre poche.

    1. Aristarque

      Heureus’ment que t’es un innochin, Calvin. Il y aurait un autre but que notre poche que ton verbe paraît sous-entendre subliminalement, que je n’ en serais guère étonné…

  6. Villon89

    Le plus « rigolo », c’est que l’ensemble de ces politiques seront réélus sans aucun problème…Je crois me souvenir que Bartolone est surnommé « Le Parrain » par ses petits copains…

  7. royaumont

    J’allais dire que le portrait de Cloclo Barto est impayable.
    En fait, si, et très cher.
    Une conclusion s’impose, la place de ce sinistre individu n’est pas au perchoir mais au trou. Mais pour cela, il faudrait une justice qui soit autre chose qu’un instrument de domination entre les mains des quelques uns.
    Excellent billet, qui me laisse partagé entre l’éclat de rire et l’envie de meurtre.

    1. Calvin

      Si lui va au trou, il est normal que ses camarades y aillent aussi. Et là, c’est le drame : pas assez de prisons pour nos chers élus.

              1. Caton

                Je n’ai pas vu de câble de vélo de 4 m de long ces derniers temps. Et 4 m c’est ce qu’il faut pour faire un beau nœud de pendu en ayant assez de corde restante pour la chute — pendaison bas et long, donc, et non haut et court.

                  1. Caton

                    C’est certes plus festif, les mouvements désordonnés du corps, accompagnés d’une musique électro bien choisie, étant esthétiquement intéressants. Mais cela du coup nécessite plus de cordes, puisque chaque pendaison prendra plus longtemps. D’un autre côté, si on peut faire payer un billet pour le spectacle, ça peut permettre de rentrer dans les frais…

                    Il faudrait faire une expérimentation, sur quelques zélus à 80 km/h par exemple.

                    1. Adolfo Ramirez Jr

                      ça ferait une sacrée « performance » ça!! autre chose qu’un sapin vert en plastique sur une place!

      1. Kekoresin

        Solution: créer une zone libre et une zone occupée.

        Au sud: la prison car il y a trop d’inondations pour les gens honnêtes et les politiques ont l’habitude d’être mouillés. Au nord: les gentils dirigés par un main ferme mais juste, j’ai nommé H16 (pour les ministères je suggère un concours de lèches boules pour ne pas être trop en rupture avec les traditions répubissiennes)

          1. Kekoresin

            OK mais c’est moi le chef alors! Pastis pour tous le monde, enfin de l’argent public bien dépensé.

            H16 s’occupera de fournir les savonnettes estampillées « Bienvenue chez les chtis » au Nord. 🙂

                    1. pouf pouf

                      après avoir rendu la malhonnêteté légale et l’avoir encouragée, même si s’en était un fieffé, comment ne pas préférer cultiver le jardin de voltaire plutôt que celui de cambadélis ?

    1. Higgins

      Bien sûr qu’il savait ce qu’il faisait. Il m’étonnerait fort qu’il ait financé son modeste petit pied à terre de socialiste de base avec des emprunts « toxiques ». 2 millions d’euros quand même si on en croit le Canard: « Une villa d’architecte, d’une surface, avec le garage, de 380 m2, avec une « vue imprenable sur Paris » et située « dans une zone pavillonnaire calme de banlieue ». » (http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Visitez-la-maison-de-Claude-Bartolone-602549).
      La visite du site du cabinet d’architecture vaut le détour (en lien dans l’article du JDD). La solidarité sociale commence à me plaire.

      L’adage populaire dit que pour se fâcher, il faut être deux. Je pense que pour truander également.

      1. Aristarque

        Vu l’allure de la maison, le seul coût de construction doit être de l’ordre de 800.000 € mais il faudrait voir aussi les finitions en détail parce que les sanitaires, les carrelages ou revêtements de sol, la robinetterie, le système de chauffage, etc… peuvent encore faire monter la note de 100 à 200.000 €. Quant au terrain avec vue, je ne sais pas combien cela peut valoir dans ce secteur mais si on compte un COS de 0,50 soit un terrain de 800 à 900 m², un petit M€ doit pouvoir s’envisager…
        Mais ne soyons pas mauvaise langue avec Barto qui répondra qu’un couple de smicards peut envisager une telle opération à condition d’y prévoir trois siècles pour le crédit (et encore, si les impôts ne montent pas trop dans l’intervalle et que le réchauffement climatique ne noie pas l’IDF sous les flots tumultueux de l’Atlantique déchaîné de Brest à l’Oural…) 🙄

        1. royaumont

          A 1000€ ou plus le m² de terrain constructible, l’estimation de Ari et du canard est tout à fait réaliste.
          Le montage financier pour l’acquérir pourrait être intéressant à voir…

        2. Val

          @Harry , Higgins , s’il l’a payée avec ses deniers cela ne me dérange pas . Si c’est avec les nôtres c’est révoltant . Ceci dit , perso , il peut vivre dans un château s’il veut , mais ce qui met en rogne c’est l’usage qu’il fait de l’argent des autres et surtout celui de nos descendants qui payeront la note …

          1. Higgins

            A partir de 30 000 euros/mois, le socialisme m’envahit et me possède. P… dans la soie aide à réfléchir sur la pauvreté.
            Personnellement, je n’aime pas les riches qui n’aiment pas les riches.

            1. Théo31

              Comme le dit l’Arménien, « je serai communiste quand j’en aurai les moyens ».

              A part proxénète, Bartoleone n’a jamais rien fait de ses dix doigts. Sa belle maison a donc été payée par nos impôts.

            2. Val

               » je n’aime pas les riches qui n’aiment pas les riches. » oui d’accord avec vous , ces politiques de gauche sont dans le mensonge permanent .

          2. Aristarque

            Vous n’avez pas été sans noter que tous ces hiérarques socialistes sont tous officiellement à la lisière de la quasi pauvreté et que très peu d’ entre eux ont un patrimoine qui colle, même d’ assez loin avec les hauts revenus (par rapport à celui moyen de leurs électeurs, pas à celui de leur niveau de perception qu’ ils feignent de sous-estimer) qu’ ils perçoivent depuis des décennies pour nombre d’ entre eux. C’est ce décalage permanent qui me gêne. Sinon, elle pourrait coûter le double ou le triple, cette maison, sans que cela me gêne le moins du monde si j’ avais la certitude que cet argent a été gagné dans le respect des lois de ce pays. Avec Bartolone comme avec une multitude d’ autres, j’ ai de gros doutes, hélas!

            1. Nicolas

              Tapie a déclaré à la télé qu’les socialios fraudaient tous l’ISF…

              Venant de nanar, lui même de gauche et presque honnête en comparaison, j’approuve..

        3. Deres

          2 millions d’euros même sur 20 ans, cela fait une sacré somme à rembourser tous les mois ! Rien que pour le capital cela fait bien 10 000 euros par mois.

          Vous me direz qu’en tant que parlementaire, il peut déjà y consacrer 5000 euros d’indemnité … Et puis, il a peut être eu des prix d’amis pour le terrain et la construction …

          1. Higgins

            Oui. Politocard rapporte bien comme métier. Un peu comme Normal 1er qui, mine de rien, s’est amassé un beau petit capital en 35 ans de carrière politique. Pour lui comme pour les autres qui hantent les palais républicains, l’utilité publique de leur fonction est des plus discutable. Rien en tout cas qui justifie une telle aisance financière: ils auraient tous tendance à détruire de la valeur plutôt qu’à en fabriquer.

          2. Nicolas

            « Et puis, il a peut être eu des prix d’amis pour le terrain et la construction … »

            Tapie avait bien des potes banquiers..
            Ce n’est pas pour rien que l’Etat existe, mon gars.

            Il me font bien rire, ceux qui s’imaginent que l’Etat en a quelque chose à foutre de leur vie de minable !

            Bientôt ils vont être traité comme des grecs ou des algériens, et vont être tout scandalisés, après avoir donnés, littéralement, en bons socialo-communistes, leur vie à l’Etat.

        4. yp

          Si cela peut vous rassurer, la margoulinerie est un des sports les plus pratiqués de par le monde ; ce qui est gênant et assez spécifique à la france, c’est cette manie qu’ont ces personnes à se poser en exemple ou en garant de la morale. Question de culture et de réceptivité des contribuables, j’imagine…

    2. vengeusemasquée

      Sans parler de la Direction du budget, des finances et des comptes publics qu’il a à sa disposition pour l’aider à prendre de telles décisions…

    3. Nicolas

      « Bartolone a une licence de maths, donc pas vraiment un analphabète. »

      Pourtant je vois passer plein de gens avec diplômes racontant absolument n’importe quoi..

      Bref, si les études changeaient les gens, ça se saurait, depuis le temps !

  8. Gerldam

    Tous ces salauds sont pareils. D’où la nécessité de: soit partir (phénomène systématiquement minimisé dans la pignouffe de presse), soit réduire la voilure au maximum de façon qu’ils ne trouvent plus rien à plumer.
    La politique de la terre brûlée en somme.

  9. Kekoresin

    Et oui, les néfastes qui jouent au casino avec l’argent des autres ne goutent jamais aux joies de l’incarcération, pas plus qu’ils ne sont redevables pécunièrement parlant. Le vrai délit, c’est quand il y a enrichissement personnel. Mais la promotion carriériste aux dépend du contribuable n’est elle pas une sorte d’enrichissement ne bénéficiant qu’à la personne politique?

    Quand aux électeurs crétinisés par les grandes messes journalistiques teintées en grande partie de rosâtre dégoulinant, ils continuent à voter pour les mafieux qui leur crament les arpions (j’ai les arpions qui fouettent, et des morpions plein les roupettes) pour mettre main basse sur le bas de laine. Ces électeurs à la cervelle éclairée par une bougie anorexique avalent goulûment les couleuvres au kilomètre et regardent fascinés le lapin tiré du chapeau par la main droite tandis que la gauche leur pique le portefeuille!

  10. petit-chat

    Et voilà ! hi6 ratiocine et vilipende tous les efforts que les zélus font, du haut de leur intégrité et en mobilisant toutes leurs compétences, pour créer le paradis collectiviste du vivre-ensemble qui nous tient tantacoeur.
    Ça vaut bien quelques milliers de roros piochés ici et là dans la poche de chaque tribuable…

      1. Aristarque

        Je le trouve très compréhensible malgré l’aridité apparente de certains sujets et le détail de la fouille de l’auteur. Dommage qu’il ne publie que peu de billets (à peu près un à deux billets mensuels en moyenne, les bonnes années).

      2. gameover

        Il est sur CP de temps en temps, son dernier article par exemple sur l’hérédité du QI. Articles assez technique un peu comme le minarchiste.

  11. LeRus

    Emprunter de l’argent rapidement, à n’importe quel prix n’est pas nouveau. Sous toutes les latitudes la Mafia fait ça très bien.

    Dans le cas des collectivités françaises, c’est une banque publique qui reprend le business de la Cosa Nostra: C’est dans la continuité des choses (cf RSI, URSSAF, etc).

    Un détail cependant: Si Dexia menaçait de couper quelques phalanges aux maires et conseillers régionaux récalcitrants à rembourser rubis sur l’ongle, on ne serait pas dans cette m*rde… Pas bisou-compatible, je sais.

    1. La mafia, en réalité, est beaucoup plus conservatrice et fait bien plus attention que ces politiciens. La mafia investira dans du sûr, du sans vague, du tranquillou, pas dans des produits dérivés complexes. Pour ces derniers, il faut avoir la loi avec soi.

      1. LeRus

        Oui, bien sûr. C’est d’ailleurs pour cela que cette organisation se porte si bien, depuis si longtemps. Elle a un bon business plan, et elle apprend de ses erreurs. L’église n’est pas mal non plus dans le genre.

          1. LeRus

            Mais vous allez me lâcher un peu?

            « Attention », et patati et patata… Vous parlez souvent aux gens comme ça dans la vraie vie ou bien pour jouer au petit père la morale uniquement planqué derrière votre ordinateur? Vous êtes flippant dans votre genre.

            GFU.

        1. Pat

          J’ai visité récemment une église du 12ème siècle dans un petit village et une cathédrale dans un petite ville de l’Allier, non par ferveur religieuse (je suis un horrible parpaillot), mais par nostalgie de ma jeunesse. A mon âge, je n’ai plus vu que le côté monstrueusement disproportionné de ses constructions relativement à la population environnante de l’époque, qui a due être écrasée et affamée par les religieux, qui étaient les politiques d’alors. Rien de nouveau donc.

          1. gameover

            Avec les moyens d’information actuels c’est déconcertant de lire de telles bétises.
            Les diocèses étaient de grands propriétaires terriens (grâce aux testaments). La construction des églises et cathédrales étaient financée par les affermages de ces terres qui étaient défrichées et mises en culture, mais aussi grâce aux dons.
            .
            On dit qu’à l’époque la construction était faite à denier compté et c’est pour cela que certaines constructions ont duré 3 siècles.
            Comparer l’église et les politiques c’est ignorer l’action de charité de l’église vis-a-vis des pauvres : c’est l’église qui a inventé le système hospitalier (hotel dieu).

            Il n’a jamais été fait appel à l’impôt pour financer ces constructions et c’est souvent une croyance populaire : ainsi, la tour du beurre de la cathédrale de Bourges n’a pas été financée par une taxe sur le beurre mais par l’obole des fidèles en échange de l’autorisation de manger du beurre pendant le carême.

            1. Calvin

              Pire encore, l’Eglise représentait et assumait trois fonctions essentielles, aujourd’hui représentant une grande partie du budget Français :
              – l’instruction publique (certes biaisée, mais à peine plus que la vision du sinistre Peillon),
              – la santé par les hospices (Une Sécu avant l’heure, moins le RSI, et sans les Urssaf),
              – la charité (soit des centaines d’années avant la loi 1901 jusqu’aux Restos du Coeur).
              Et tout ça payé par un vrai consentement à l’impôt.
              Après, il y a eu des abus parmi ces hommes, mais jeter le principe de l’époque avec la vision étriquée d’aujourd’hui est étonnante.

            2. channy

              Comparer l’église et les politiques c’est ignorer l’action de charité de l’église vis-a-vis des pauvres »

              Petit exemple de charité a la sauce philippines:
              A la fin de la messe il y a la quette habituelle, puis le prêtre vous parle des beaux projets du diocèse du coin..genre il faut faire réparer un toit, construire un bâtiments pour ceci ou cela etc etc..
              Bien sur il faut des sous, l’église n en a pas et cela coute x milliers de pesos; A votre bon coeur msieur , dame…puis comme il ne faut pas déconner sur la générosité..on compte les sous juste après la quette et si il n y a pas la somme requise vous aurez droit a un beau sermon sur votre pingrerie(sermon religieux je vous rassure) et on repassera pour un deuxième tour, voir un troisième..
              PS Bien sur aux philippines l immense majorité des gens sont tous des sales riches

              1. Aristarque

                Dans cette optique, le Parti Socialiste est comme une Église lui aussi, n’ est-ce-pas? Une première tournée d’ impôts et si cela ne rapporte pas assez, une seconde est mise en place avec de beaux sermons sur le vivrensemble, les merveilleux projets de la redistribution, l’ exorde contre les riches avec d’ailleurs une curiosité grançaise (l’ exception grançaise sûrement) à propos des riches qui sont les seuls à payer selon cette Église : leur nombre s’ accroît à chaque nouvelle ponction dans le même temps que le seuil requis pour faire partie du club est abaissé. Cela ressemble furieusement à la multiplication des pains et des poissons contée par les apôtres… Bref, du religieux… 😛

              2. Fred

                Mais personne ne vous force d’aller à la messe, de laisser de l’argent dans la corbeille ou de faire un chèque pour le denier. La différence avec l’Etat réside là.

                1. Aristarque

                  En d’autres époques, c’était plutôt »conseillé » de s’ afficher aux offices religieux… Mais cela, effectivement, c’était avant…

                2. channy

                  On voit bien Fred que vous ne savez pas ce que représente la religion aux Philippines…c est vraiment l opium du peuple

                  L’eglise a des passe-droits absolument phénoménaux..genre pouvoir marier un(e) mineure avec un adulte j en passe et des meilleures ..du moment que vous donner votre « dime » vous n êtes plus un pêcheur, ni un criminel.

  12. pouf pouf

    On me demande certaines fois à quoi je sers, alors j’explique patiemment : prenons un petit pays sur un continent sans unité, n’importe quel pays sur n’importe quel continent, tout est théorique évidemment, quand on veut faire main-basse sur ses ressources, on va voir des gens forts et importants, des gens musclés ou titrés puis on leur propose de réduire purement et simplement le peuple en esclavage dans une association transnationale à but uniquement lucratif contre rétribution. Curieux la plupart du temps les interlocuteurs demandent combien ? La réponse est toujours la même … la vie. J’ai mélangé les étapes un et deux pour plus de commodité. Maintenant, imaginons un gros bloc dur qui aurait intérêt à ce que les autres soient mous, tu me suis toujours ? Les familles régnantes qui protègent le peuple n’étant plus bonnes (mon correcteur orthographique me conseille : « meilleures » et je ris) qu’à faire agiter des mouchoirs en profitant de la rente de leur silence, vers qui se tourner pour siphonner avec efficacité ce qui restait à vider de la substance des mous ? Voilà, exactement, ceux-là mêmes, c’est vers eux qu’il faut se tourner pour faire des affaires. Et bien la poésie, ça sert à ça, je mets les gens en relation avec eux-mêmes.

    1. Quiet Desperation

      Voui… mais tout le billet est Kollektor, je trouve, avec une petite préférence pour le premier paragraphe….

      Parce que, n’est-ce pas, les « branquignoles effervescents » du Conseil Général, ça mérite de rester….

      Il fallait bien ça, car je suis un peu dépité, les bécasses ayant été plus rusées que moi…

      1. Val

        @Quiet vous devriez passer à la Scolopax politica , on ne voit qu’elles , elles n’arrêtent pas de gloser , on dit qu’elles croulent mais certainement pas sous le travail , vous vous feriez plaisir et oeuvre utile . Malheureusement , je doute qu’elles soient digestes …

          1. Quiet Desperation

            A propos de bécasses, hier :

            J’avais ma chienne Cara et Jean-Pol conduisait Caty, deux sœurs setters créancées « Bécasse ». Nous étions les hôtes d’un ami, qui nous avait donné licence de chasser sur ses quelque 500 ha de bois, toujours dans le Morvan autunois.

            Il parait qu’un loup y avait été vu, donc nous étions un peu sur l’œil, afin d’éviter toute mauvaise rencontre à nos chiennes. Après tout, il y seulement deux cents ans qu’une petite fille avait été dévorée à quelques km de là où nous étions, et dans le même village, il y a un calvaire dit « Croix Massot », le dénommé Massot l’ayant fait ériger ensuite d’un vœu, pour avoir échappé à une meute de loups, grâce à la vitesse de son cheval et, sans doute aussi, à quelque intervention divine…

            Le temps était gris, et plus nous nous élevions, plus le brouillard se faisait épais, ses écharpes donnant des formes fantomatiques aux arbres décharnés par l’automne… nos chiennes quêtaient vaillamment mais ne trouvaient rien, et les « miroirs » que nous cherchions de l’œil étaient anciens…

            En descendant une pente très déclive, les deux setters nous donnèrent un peu d’espoir en pratiquant des demi-arrêts, « places chaudes » sans doute… Après deux cents mètres de descente, un faux chemin nous ramena sur la piste entourant la colline, et c’est là naturellement que deux bécasses – qui avaient piété devant nous – partirent à froid, sans tenir l’arrêt…

            Deux cent mètres plus loin, une autre bécasse s’éleva que je tirai… ou plutôt je déviai mon canon au dernier moment, réalisant qu’au lieu d’une mordorée, ce n’était qu’un « choutot » (une chouette) qui l’avait échappé belle… de peu… double réflexe, quand même : tirer à l’épaulé, puis détourner le coup…

            Et c’est alors que nous entrâmes, comme le Professeur Challenger sur son tépui, dans une autre dimension : la chouette aurait dû nous alerter… un rapace nocturne en plein jour… et je réalisai que nous nous trouvions, sur cette pente, au milieu d’un champ d’urnes !!!

            Car en effet, en cette région, on trouve des alignements comme à Carnac, en plus modeste certes, mais également des traces paléolithiques dans toute la vallée de cette rivière, qui partage avec l’Adour la même racine pré-celtique « Atur »…. Et ces populations ne sont connues que par leurs rites d’ensevelissement, les fameux « Champs d’Urnes »…

            Jean-Pol, apiculteur de profession, est ouvert à toutes les manifestations paranormales auxquelles ses abeilles l’ont habitué, et je sentais qu’il commençait à éprouver une inquiétude sourde, d’autant que les chiennes s’étaient collées à nos jambes…

            Le brouillard s’épaississait, tandis que nous longions une sapinière clairsemée…. Les craquements des arbres, agités par le petit vent qui déplaçait les écharpes de brume, nous paraissaient soudain sinistres, et je vis la main de JP se serrer sur la crosse de son fusil… Le loup rôdait-il sur ces pentes, ce qui expliquerait la peur de nos chiennes ?

            Et soudain….

            Mais il me faut revenir quelques années en arrière : vers le milieu des années 1990, le Museum d’Histoire Naturelle de la ville avait fait ramener de Yakoutie divers animaux sortis du PermaFrost, tels un cheval de Prezwalski, un rhinocéros laineux, et même un mammouth.
            Ces animaux étaient dans un merveilleux état de conservation et j’avais assisté au déballage des énormes caisses, en compagnie des Douanes, toujours méfiantes et craignant une contrebande de fourrures ou de gemmes…

            Après l’ouverture des caisses, je m’étais retiré, non sans admirer l’incroyable dimension des défenses du mammouth, un ivoire merveilleusement conservé et simplement veiné des colorations dûes aux sels minéraux de la taïga gelée.

            Puis j’avais appris, quelques mois plus tard, que le mammouth avait disparu des réserves du Museum, sans doute volé pour l’ivoire… et je n’y avais plus pensé…

            Mais soudain…. il avait réapparu, là, sous nos yeux hallucinés, et ce n’était pas avec de la grenaille de 9 que nous allions pouvoir stopper sa charge. Nous décidâmes donc de prendre un grand parti et de nous éloigner en silence et le plus vite possible de ces lieux maudits : un loup passe encore, mais un mammouth…

            http://www.hostingpics.net/viewer.php?i … 014001.jpg

            En rentrant à la voiture, nos chiennes marquèrent un arrêt : magnifique, l’arrêt… et le raté tout aussi bien… mais je voudrais bien vous y voir, vous, tirer avec des mains tremblantes comme les nôtres…

  13. Aristarque

    Le contribuable paiera.
    Sur ce coup là, le con tribuable était collé quel que soit le bout de la lorgnette par lequel on regarde la situation.
    Soit DEXIA en prenait un max et il était de corvée pour éponger le désastre de cette banque
    Soit DEXIA était (relativement) épargnée et il prendrait par la fiscalité locale.
    Finalement c’est la soluce 1 adaptée qui prévaut : tout le monde paiera, même ceux qui ont eu des collectivités raisonnables et non pas uniquement ceux qui ont élus des irresponsables dépensiers… :mrgreen:

    1. sa0000

      J’aurais préféré que ce soit le contribuable local qui prenne (en plus du signataire). Question de responsabilité.
      De la même façon, une augmentation des impôts parisiens me fait plaisir comme vous n’imaginez pas : le juste retour de bâton.

    2. Jiff

      « …tout le monde paiera… »

      Et même paiera deux fois; une fois pour ces emprunts nauséabonds (et je suppose, leurs intérêts) et une autre pour sauver Dexia – 6.6 Mds la plaisanterie tout de même! http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/dexia-autopsie-d-un-naufrage-bancaire-qui-coute-cher-au-contribuable_1413527.html, c’est moins que LCL qui se fout du monde en faisant de la pub à tour de bras sur la TV, mais c’est quand même conséquent.

      Perso, ça fait un bail que j’étudie tout un tas d’anciennes (et moins anciennes) prophéties de tous pays; quelques-unes, locales, disent quand même que la chose finira dans un bain de sang avec les têtes des responsables au bout de piques (et oui, elles sont postérieures à 1789:)

      Alors faisons un petit achat pour la postérité, le plaisir, et juste au cas où, avant que les forgerons ne disparaissent totalement…

  14. Christophe

    Applaudissons le frère Bartolone.

    Car il creuse. Il creuse. Il creuse sa tombe et celle de ses complices.

    Revoyons l’enchaînement.

    -d’abord, j’augmente les taxes
    -ça ne suffit plud : j’emprunte, auprès de banques propres sur elles, avec des produits propres
    -ca ne suffit plus : j’augmente les taxes
    -zut, les moutons commencent à râler
    -j’emprunte alors à des banques « amies », via des produits financiers à la con. C’est cher, ça peut être très cher, mais j’en ai trop besoin
    -c’est la cata : je ne peux pas rembourser. Bon, je joue ma dernière carte : « too big to fail », je file la cuenta à l’état (dirigé par mon pote)

    … Rincez, Répétez.

    Et à la fin que se passe-t-il ?

    Boum. Bartolone, ses complices et leur système implosent.

    Façon puzzle.

    1. petit-chat

      Ben non. Le zélu traverse toutes les crises (économiques (la crise est derrière nous, façon plug)), électorales (pas de choix, valeur sûre car connue, copinage), judiciaire (l’image de la gRance serait ternie si une condamnation aboutissait).
      C’est nous qui allons exploser façon puzzle grâce à une « bonne guerre civile » annoncée par d’autres zélites médiatiques.

      1. Val

        @petit-chat , +1000 , mais quand ça va péter , ils faudra qu’ils fassent fissa pour courir aux canots de sauvetage car avec le net , les moutons se font de moins en moins incultes et dociles ….(chaperon rouge chausse ses go(o)ggles et discerne de mieux en mieux les grandes dents de mère grand )

        1. pouf pouf

          ta ta ta, ne crois pas ça, ils ont gérard majax aux postes et télécommunications, il faut être futé pour retrouver les aiguilles enfouies, quand elles ne sont pas fondues ; quant au peuple, en comparant l’homme de la rue de mille neuf cent soixante et celui d’aujourd’hui on sent bien que la stupeur mentale s’éparpille. (ça va le point virgule ?)

        2. Deres

          Tu parles … Toutes ces magouilles sont connues et ont été maintes fois dénoncés. Mais cela ne mène jamais au moindre scandale grâce à une presse servile. On a facile une bonne dizaine de scandale par an qui mènerait directement à des démissions dans la moindre des démocraties un peu sérieuse …

          Rappelez vous que quand chez nous quand un politicien viole une femme de chambre, ses confrères appellent au respect de la vie privée !!!

          1. Quiet Desperation

            Pendant le WE, j’ai regardé le DVD de « Croix de Fer », de Peckinpah… et j’ai bien regretté, allez, que Nafissatou n’ait pas eu la denture de la petite Russkof….
            Ceci dit, ce fut (Steiner) le meilleur rôle de James Coburn, si j’ose dire, après la remarque susdite….

            1. pouf pouf

              je l’ai revu cet été, c’est étonnant le déplacement gentils/méchants, j’aime beaucoup la scène d’introduction… Cette semaine le meilleur que j’ai pu voir est de 1967, en anglais c’est « closely watched trains » et en VO le dernier mot c’est vlaky.

    2. Nicolas

      Taxes, emprunts, dilapidation de notre héritage, colonisation, servilité et régulation..

      Vraiment, on n’a pas vu cela depuis la chute de Rome.

  15. Le Gnôme

    En attendant les élections ne font plus recette. Pour remplacer Barouin, 75% d’abstentions au 1er tour. Ce qui n’empêchera pas le guignol qui sera élu au 2ème tour de se proclamer totalement légitime pour voter des lois.

    1. yp

      Un illégitime en remplace un autre.
      Franchement, Barouin sénateur. On se dit qu’il a du en polir, des glands…
      Egalement élu par les maires comme étant le meilleur d’entre eux.
      La carrière de ce type laisse rêveur…

  16. gameover

     » Furthermore, only local governments have the credit quality that is necessary for banks to accept such long credit exposure, which cannot be perfectly hedged. »

    Justement je ne comprends pas trop pourquoi personne n’a hedgé ces prêts dès le début surtout que l’immobilisation de capitaux dans un tel cas ne peut pas être vue comme de l’endettement. Et les appels de marge éventuels sont compensés par les gains sur le prêt… surtout que là on aurait plus été du coté productif de la couverture.

    1. Patatrac

      Le problème n’est pas le hedge, je pense plutôt qu’aucune collectivité n’aurait dû se lancer dans de telles opérations. Sur le fond de votre propos, couvrir ce type de transaction est cher, voire très cher – il y a plusieurs optionalités sur une échéance ultra longue – même en roulant la couverture d’année sur année au lieu de couvrir sur l’ensemble de la durée de vie. Le résultat net [transaction+hedge] est en général négatif s’il n’est pas géré de façon dynamique.

      A plus petite échelle, cela rappelle la situation des S&Ls aux Etats Unis dans les années 1980

      1. gameover

        Justement, si je parlais de cela, c’est que je connais bien puisque bien souvent mes transactions pro se font en $ avec des montants de plusieurs dizaines de miyons et qu’il peut s’écouler 5 ans entre la commande et la livraison et le paiement… alors que les coûts de fabrication sont en €pour au moins 75%.

        Ca nous coûte pratiquement rien. La filiale luxembourgeoise nous facture moins de 0.5% et il arrive que l’on soit obligé de rouler plus que prévu à cause de report client… no problemo même en prévenant 2-3 jours avant l’échéance de l’option.

        1. Patatrac

          Je ne mettais aucunement en cause votre connaissance du sujet, et des principes de couverture en particulier. Une couverture de change spot/forward avec ou sans option (US dans votre cas) est une chose courante, assez simple et peu onéreuse, surtout en « trade finance ». Le marché et est énorme, les intervenants sont très nombreux, les marges faibles et cela profite au client final. Tant mieux !

          Je relevais seulement que la couverture de produits « genre ceux vendus aux collectivités locales» est un brin plus touffue. Couvrir un écart de taux en le swappant dans une autre devise, avec des échéances allant souvent au-delà de 20 ans (donc sur la partie illiquide de la courbe des taux, au moins en CHF), peut être assez cher, bien bien au-delà de 50bp. En plus du fait que le hedge peut perdre en raison des niveaux de volatilité implicite des taux sur la courbe alors que l’autre partie reste stable. Ces optionalités sous-jacentes sont assez costaudes à évaluer (cap, floor plus certainement une bidouille sur le taux de change genre option avec barrière) dans un conseil municipal….

          1. Deres

            Et je pense qu’il y a probablement des contrats de swap dans les deux sens pour l’euro-dollar ce qui permet au fournisseur d’un peu équilibrer ses risques. Ce n’est peut être pas le cas sur le swap euro-CHF suite à la recrudescence des prêts de ce type et pas seulement dans nos collectivités locales. Les particuliers dans certains pays européens pratiquaient également cela pour leurs prêts immobiliers je crois.

            1. fourmi

              Si un échange de devises était simple à couvrir, il y a longtemps qu’on serait tous aux Bahamas…
              Je ne serai pas étonné que le coût du hedge annule à peu près l’intérêt du swap.

              1. gameover

                fourmi… facepalm !

                Que crois-tu que fait une entreprise qui facture en dollar mais qui a ses coûts en euro ? Elle prend simplement une option. Le but dans un tel cas n’est pas de gagner de l’argent avec l’option mais juste de ne pas en perdre. Une option est un droit d’acheter ou vendre une devise à un cours donné, pas une obligation. Une option dans la monnaie ne coûte pas grand chose.

      1. Calvin

        Pour le coup, c’est un non – événement.
        Dire que les élus ne dont pas sincères ? Que des ministres soient plus riches que prévus ?
        La mascarade, ce sont ces déclarations pipées, cette hypocrisie qui cherche à faire croire que les élus sont comme nous…

        1. Othello

          Elle a quand même fait très fort.

          Article du Monde du 31 Mars de cette année (oui oui, le lendemain du 2eme tour des municipales…) :

          « Yamina Benguigui, réalisatrice et écrivain, est actionnaire à hauteur de 20 % et depuis 2005 de G2, une société anonyme de droit belge créée cinq ans plus tôt et dont le siège social est à Saint-Gilles-lez-Bruxelles. Cette société détient à son tour des parts dans plusieurs entreprises, notamment en France dans… Bandits Production, qui a financé l’essentiel des films de la ministre.

          UNE « CONVENTION DE PORTAGE »

          Nommé en 2008 adjointe au maire de Paris, chargée des droits de l’homme et de la lutte contre la discrimination, Mme Benguigui n’avait pas mentionné cette participation en Belgique, évaluée aujourd’hui à 430 000 euros, mais ce n’était pas alors un délit. L’infraction a été créée en 2011 et renforcée en 2013 lors de l’affaire Cahuzac.

          Nommée ministre de la francophonie et des Français de l’étranger le 16 mai 2012, elle ne fait pas mention de cet avoir dans sa déclaration de patrimoine de juin. En revanche, en pleine affaire Cahuzac, elle passe en février 2013 une « convention de portage » avec l’un des associés de G2 et lui vend ses actions pour un euro symbolique, avec la possibilité de les lui racheter au même prix.

          L’hebdomadaire Marianne est le premier à avoir découvert l’affaire en mars 2014. La ministre avait alors répondu qu’elle « ne disposait plus d’aucune part sociale au sein de la société G2, de sorte que c’est à juste titre qu’elle n’en a pas fait mention ».

          LA CRÉANCE RACHETÉE

          Mme Benguigui, qui a perdu entre-temps le portefeuille des Français de l’étranger, a déposé le 29 janvier 2014 une nouvelle déclaration de patrimoine, qui ne fait toujours pas mention de son portefeuille belge. Mais elle a racheté, le jour même, cette créance, ses 430 000 euros, qui devaient lui être versés en trois fois, par souci de discrétion.

          En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/03/31/yamina-benguigui-suspectee-d-avoir-menti-sur-sa-declaration-de-patrimoine_4392939_823448.html#KZmVgBrzetbxiV1Y.99 »

          A noter que Marianne avait sorti l’affaire le 19 Mars, juste avant les élections, et qu’AUCUN journal ne l’a reprise avant la fin desdites élections…

          Voilà où on en est, la hontectomie semble être de mise pour les journalistes aussi.

          1. Jiff

            Ça ne fait que prouver que c’est une burne, parce qu’on ne doit _jamais_ apparaître en nominatif à aucun niveau dans ce type de montage (les sociétés écrans et les trusts, ça n’est pas fait pour les chiens).

    1. petit-chat

      J’imagine assez bien une campagne d’euthanasie pour mettre en avant le « droit à mourir avec dignité ».
      En Belgique, ils tuent déjà les enfants hospitalisés (qui coutent trop cher) qui en font la demande. Avec de tels arguments, le droit de vote à 3 ans sera bientôt de mise.

              1. Aristarque

                Je ne t’ai pas vu monter au créneau, Werther. Tu n’ es pourtant pas plus jeune que moi. Devant une si belle réaction d’ abnégation, il ne saurait être d’ autre question que de féliciter et d’ encourager chaudement ce galapiat qui rejette sa gourme en de si nobles projets protecteurs. Bon, maintenant, si tu veux servir de base a la Soylent Green Inc…. passe devant, je te cède bien volontiers le chemin… 🙄

                1. gameover

                  Au sujet du Solylent Green j’ai vu hier soir les derniers épisodes de la saison 1 de Last Ship.

                  Et d’une ça apporte de l’eau au moulin de ceux qui ne veulent pas se faire vacciner à cause du complot judéo-maçonique visant à les stériliser ou leur coller un cancer…

                  Et de 2 ça donne une vision assez intéressante que l’intérêt de l’état n’est pas le même que celui des citoyens.

                  Ils sont très forts en ce moment les amerloques sur ces sujets.

                2. Calvin

                  La réalité, c’est que pour une fois que je trouve un vieux qui continue à travailler au lieu de gonfler la dette des retraites, … je dis : pas touche !
                  :mrgreen:

                    1. Quiet Desperation

                      Avec Harry, nous sommes au moins 2, mais Monsieur Stark est effectivement un brin plus jeune…. ceci dit, je me gausse en l’imaginant gravir les pentes du Morvan à la poursuite des si fugitives bécasses… le Flamand ne connaît que le plat…

  17. hop hup

    Vers des amendes spéciales pour les cyclistes en ville
    VIDÉO – Un dispositif de PV minorés mais en plus grand nombre est préconisé par le Conseil national de la Sécurité routière. Il est déjà testé depuis 2012 à Strasbourg, où une baisse significative du nombre d’accident à vélo a été enregistrée.

    faut faire rentré l’argent foutre des pv au voitures ne suffit plus

      1. Val

        Ne rigole pas avec ça , j’ai déjà pris une prune de 60 Euros à pieds et sur les clous encore ! (c’était en Belgique et ce n’est pas une blague )

          1. azetry

            Je ne te le fait pas dire … A la maternelle, il n’apprennent pas grand chose mais après une semaine de lavage de cerveau sur le gaspillage de l’eau, mon petit dernier s’est mis à faire une crise dès que l’on ouvrait un robinet et refusait de tirer la chasse d’eau ! J’ai l’impression que le travail de parent est devenu celui de détecteur et d’éradication des idéologies idiotes apprises à l’école …

              1. pouf pouf

                pour reprendre des mots si souvent entendus et pas encore compris et vous interpeler au niveau du vécu : en même temps les tables de multiplication, c’est un truc de banquiers/riches/méchants martiens paneuropéens sarkozystes, alors que lever les bras vers le ciel en criant « no rain » c’est tellement smart, j’ai envie de dire…

              1. Val

                @azerty , nous vous croyons sur parole . Mais cette épidémie ecolo-facho n’est pas réservée aux jeunes , l’autre jour je me suis faite emm*rd*r parceque je laissais tourner le moteur diesel de ma belle allemande . Bon évidemment j’ai répondu que pour lui faire plaisir j’allais appuyer sur le champignon . Le type est devenu tout rouge , révélant sa vraie nature politique .

      2. Théo31

        Les PV pour les piétons existent déjà depuis longtemps mais sont rarement appliqués sauf à Saint-Etienne où la municipalité traine de belles casseroles financières.

    1. Higgins

      Prochaine étape: le permis de conduire pour le vélo avec cinq, non disons dix heures de formation pratique dans une école agréée.
      Innocemment, je croyais que le vélo était un véhicule comme un autre et que ses utilisateurs étaient soumis au code de la route. Faut croire qu’ils sont dispensés de respecter les stops, feux et sens-interdits ainsi que d’utiliser les pistes cyclables lorsqu’elles existent. Chez moi, c’est la fête du slip pour les vélos. Pourtant amoureux de la petite-reine, j’en deviendrai cyclophobe avancé.
      Encore une usine à gaz née de l’incurie de la force publique.

  18. Charles

    Il faudrait des référendum avant chaque emprunt/dépense de la commune de plus de 100 000€. Ainsi les personnes vivant sur place seraient responsabilisés.

    Comme le Liechtenstein…

    1. Aristarque

      En AG de copro, si vous voulez du monde présent en séance, mettez une résolution de travaux art 24, bien sanglante à 700,€/1.000€ la part moyenne… Là, c’est fou comme les je m’en foutistes deviennent très attentifs et concernés…

  19. NicolasPimprenelle

    Vous avez vu juste !!!

    « Les institutions bancaires ont proposé ces montages précisément parce qu’elles savaient, dès le départ, que ces maires utiliseraient ce produit qui répondait, par essence, à tous leurs désirs : l’apparence d’une bonne affaire, le fait de pouvoir utiliser des concepts un peu alambiqués pour camoufler la dette et pour se cacher en cas de pépin, et surtout la remise à plus tard, bien plus tard, d’un éventuel problème de trésorerie possible, qu’on pourrait toujours, le cas échéant, laisser à ses adversaires politiques »

    D’autant plus vrai que DEXIA, qui était le principal preteur des collectivités térritoriales jusqu’au milieu des années 2000, connaissaient suffisamment les maires et présidents de CG/CR pour les avoir cotoyés depuis de nombreuses années … Et connaitre leur gestion courtermiste uniquement régie par des règles de politique politicienne !

    Le politicien moderne est devenu un banal trader : on fait du TCT au détriment de l’analyse fondamentale.

  20. hop hup

    L’Allemande Elke König choisie pour présider à la mise en faillite des banques de la zone euro
    La Commission européenne a proposé vendredi l’Allemande Elke König pour prendre la direction du Conseil de résolution unique des banques de la zone euro, chargé de gérer la liquidation des banques défaillantes de l’union monétaire.

    info importante sa risque de secouer dans pas longtemps

    1. Quiet Desperation

      « L’ Allemande Erl König »…. saletés de Boches… z’osent plus utiliser le Königstiger… Guderian est mort, Rommel est mort, Jochen Peiper aussi et Panzer Mayer donc… et moi-même, je me sens pas très en forme…

      Alors, n’est-ce pas, ils utilisent la Reine des Aulnes : Wer reitet so spät durch Nacht und Wind…. und so weiter…. au chevet de nos petites banques… pour s’occuper de notre petit carbure…

      1. dede

        Effectivement, il faut etre un grand malade pour aller signer des trucs pareils, c’est encore plus clair que la formule du billet. Et j’adore la petite mention « Un cours a 1.30 correspondrait a une devaluation de 23% » : il suffit d’avoir internet pour constater que sur la derniere decenie du 20eme siecle, il y a eu un plus bas a 1.1371 et un plus haut a 1.7807 soit 56% d’ecart.

        Enfin, quoi qu’il en soit, Rueil n’a rien a faire avec des expositions USD ou CHF et contrairement a ce qui a ete dit plus haut, il n’est pas possible de se couvrir : le banquier qui emet de tels prets va definir une strategie de couverture mais la mairie? Autant prendre directement un taux fixe…

        1. gameover

          Revenons à l’article qui dit que les banques ont proposé ce type de prêt aux collectivités car les collectivités étaient demandeuses de prêts qui leur permettaient de masquer – provisoirement – leur endettement.

          Comment l’endettement est masqué ?

          Suivant l’exemple donné dans un des liens de h16, le taux de ce type de prêt (80ME) en 2006 est de 1.75% pendant 8 ans (au lieu d’un prêt classique à 4.5%) puis pfft…indéfini jusqu’en 2031.

          Quand la collectivité présente ses comptes en 2006 son endettement « connu » avec un taux de 1.75% est de 80ME x 1.0175^25 = 123.5 ME youpi… alors que si elle avait pris le prêt à taux fixe de 4.5% son endettement connu serait de 80ME x 1.045^25 = 240.5ME… soit presque le double.

          En effet, avec le prêt à taux variable (toxique), le seul taux à prendre en compte pour la publication des comptes est celui connu et en vigueur le jour de la publication des comptes.

          Explication pour les nuls:
          ———————————–
          Ce taux de 1.75% n’est pas une bidouille. La différence de taux par rapport à 4.5% vient simplement du fait que la collectivité s’est engagée – pour simplifier – à rembourser en francs suisses (CHF). La collectivité ne paie pas réellement en CHF, elle paie en euro et elle garantit un cours de change de par exemple 1.40 CHF par euro. Donc si l’euro descend (comme actuellement) à 1.20CHF le remboursement de l’annuité sera au moins dans le rapport 1.4/1.2 pour permettre à la banque de récupérer le bon montant en CHF, ce qui fait 16.6% de plus pour l’annuité (en plus du taux initial).

          L’intérêt de ce type de prêt est que la collectivité qui s’engage dans ce type d’option touche une prime qui est payé par le marché. Pourquoi ? parce qu’elle s’engage à vendre du CHF à un taux convenu (ici 1.40CHF par euro) et cette prime permet de diminuer le taux d’intérêt pendant les 8 premières années. Ainsi la banque n’a pas fait un taux d’ami pour ensuite baiser la collectivité : elle lui a juste reversé le montant de la prime. Elle aurait pu tout aussi bien mettre le prêt à 0% pendant 4 ans par exemple… mais bon, il vaut mieux que la collectivité présente un taux crédible sinon certains se poseraient des questions.

          Comprendre la prime :
          Le mécanisme de l’option est quelque chose de très courant et facilement compréhensible. Imaginez que vous ayez des actions FREE à 200E pièce. Vous ne savez pas si ça va monter ou baisser car le marché est chahuté. Fiscalement (et aussi pour les frais et la stratégie) ce n’est pas très bon de vendre pour racheter ensuite si on s’est planté. Le mieux est d’acheter une option qui vous donnera le droit de vendre à 200E dans les 3 mois par exemple. Et pour cela vous versez une prime à un acheteur qui vous garantit qu’il vous les rachètera à 200E même si le cours est de 150E. Voilà d’où vient la prime.

          Sinon, je persiste à dire que la collectivité pourrait se couvrir mais pour cela il faudrait que ce soit elle qui verse la prime et je ne sais pas comment cela apparaîtrait dans les comptes. Toujours est-il que le type de prêt dont on parle là s’est soldé par une moins-value de 40ME… alors le prix de l’option hein !

      1. gameover

        Oui c’est pour cela qu’ils poussent un peu quand ils disent qu’ils n’avaient pas compris. H16 pourrait d’ailleurs la mettre dans l’article 🙂

  21. Thomas

    Si les maires étaient « indemnisés » avec ce qu’il reste dans la caisse à la fin de l’année (comme un chef d’entreprise) il m’est avis que la gestion des finances serait bien différente…
    On aurait sûrement beaucoup moins de budgets déficitaires signés en toute décontraction et irresponsabilité.

        1. yp

          Je ne suis pas contre rétribuer -même largement- une personne compétente et honnête.
          De là à signer un chèque en blanc à d’ignobles crapules sans contrôle, ni évaluation des résultats, ni exigence d’intégrité…

      1. Nicolas

        Tsss, aussi sec ils te pondrait un organisme public qui assurer leur patrimoine en cas de grosses boulettes, AVEC DE L’ARGENT PUBLIC !

        (Parce que sinon, les pauvres pourront pas être élus, tous ça..)

  22. hop hup

    Il ne sera plus nécessaire de construire un parc olympique pour accueillir les Jeux. Une ville pourra s’associer en outre à d’autres collectivités. Une opportunité pour Paris?
    La candidature de Paris aux Jo de 2024 relancée? Utilisation d’équipements existants, contrat conjoint avec d’autres collectivités… Les partisans d’une candidature de Paris aux JO-2024 estiment que leur projet colle avec les réformes du CIO, qui prévoient aussi la tenue des Jeux dans deux villes ou pays et l’augmentation du nombre de sports.

    oh punaise manquer plus que ça j’espère qu’on ne sera jamais sélectionner vu que ça va nous coûter un bras pour organiser les jo et qu’on a pas les moyens financier pour l’organiser leur bidule pour satisfaire l’ego des politiques

  23. balt

    On peut penser que les maires camouflaient les dettes grace aux emprunts toxiques.Mais on peut aussi supputer que les banques versaient des rétrocommissions a l’étranger aux maires collaborateurs.

  24. Nicolas

    A propos du « déficit abyssal » : ABYSSUS ABYSSUM INVOCAT.

    Ca devrait être le slogan de la république, non ?

    (Abyssus abyssum invocat : L’abîme appelle l’abîme.

    Expression figurée empruntée d’un psaume de David (XLII, 8), qu’on emploie pour exprimer qu’une faute en entraîne une autre.
    Ici, jeu de mot sur les déficit, qui etc..)

    1. Bonsaï

      Parce que contrairement à la légende, la France n’est pas encore un pays communiste et que dès lors, le gouvernement n’a pas la mainmise sur tous les secteurs de l’économie. Il ne régule donc pas le secteur bancaire, largement privé en France comme ailleurs…

      1. zelectron

        avec peu ou prou 10 millions de ponctionnaires et 6 fois trop d’élus ? La France n’est pas un pays classé « communiste » mais ça lui ressemble fort. Les banques « privées ne le sont qu’en parole . . .
        Voir plutôt « Tout dans l’état rien hors de l’état rien contre l’état », devise célèbre du socialo-fascisme.

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