En France, la création d’entreprise bat son plein. À mort.

En octobre 2013, je faisais déjà le constat d’une activité soutenue du côté des défaillances d’entreprise. En novembre 2014, rebelote, avec un déficit de l’État qui dérapait de plus belle, la tendance au niveau des faillites ne s’inversait pas. Nous sommes en avril 2015, la France baigne toujours dans une piscine de socialisme joyeux, et tout va bien : les défaillances d’entreprises sont à un niveau historiquement haut.

Bien sûr, ce nouveau record accompagne main dans la main les petits bonds vigoureux du chômage dont la courbe ne veut toujours pas s’inverser, bonds dont le nombre augmente d’autant plus que la période électorale est passée. Il faut se rendre à l’évidence : les entreprises qui avaient autant que possible retenu leurs licenciements et tenté de tenir quelques semaines de plus pendant le mois de Mars ont été rappelées à la réalité, cette réalité que semble fuir le gouvernement à toutes jambes en concentrant plutôt l’essentiel de ses toutes petites ressources intellectuelles à mettre le peuple sous écoute ou lui reprocher son vilain racisme.

Le bilan est donc sans appel : de janvier à mars 2015, 18.134 entreprises ont été placées en procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire (contre 16.858 il y a un an). Quant aux créations, elles ne compensent pas. Le solde est négatif, le nombre d’emplois ainsi menacés dépasse 66.000, pendant que 800 PME de 10 à 19 salariés (+12%) et 350 de 20 à 49 salariés (+26%) ont déposé le bilan au premier trimestre 2015. Quant aux toutes petites entreprises, les défaillances de celles qui ne compte qu’un seul salarié explosent (+54%), tandis que celles de deux salariés augmentent de 8%.

Diable diable, pourquoi donc un tel désastre alors que, selon Thierry Millon, directeur du cabinet d’études Altares, « La consommation des ménages reprend des couleurs, le climat des affaires s’améliore, les conditions de crédit s’assouplissent, les clignotants passent progressivement au vert » ?

Peut-être pourrait-on trouver une piste du côté de la paperasserie administrative, ou des usines à gaz aux si nombreuses tubulures chromées qui forment l’essentiel de nos administrations pléthoriques françaises dont la mission semble être exclusivement d’asticoter l’entrepreneur jusqu’à son dépôt de bilan ? Peut-être le choc de simplification a-t-il surtout consisté en une série de chocs bien violents sans aucune simplification ?

bureaucratie : rien ne pourra plus l'arrêter !

Ce serait surprenant de la part d’un gouvernement si décidé, avec un cap si clair (le changement, pardi, si ce n’est pas un cap qui roxxe du poney, ça !) et des méthodes si éprouvées ! Pourtant, de nombreux exemples s’accumulent dans les pages intérieures « Économie Locale » (voire « faits divers ») de nos journaux régionaux qui tendent à prouver que les multiples courses d’obstacles que nos administrations font subir aux chefs d’entreprises finissent par avoir raison d’eux. Tenez, par exemple, cette touchante et éclairante histoire de « foodtruck » du côté de Boulogne, où l’on apprend que le volontaire cuistot, ayant trouvé un marché plein de clients tous prêts à l’accueillir, aura bien vite rendu son tablier devant l’indigeste millefeuille administratif auquel il fut confronté.

Mais non, allons, la raison de ces défaillances ne peut pas être aussi banale. Tout le monde sait qu’avec un peu de volonté, on peut très bien surmonter quelques cerfas, l’une ou l’autre rombière acariâtre au guichet C de la préfecture ou l’oubli malheureux à la CCI locale du coup de tampon par le préposé aux coups de tampons dans le cadre de la procédure Z27B « Coup de Tampons ».

hollande poids de l'impôtPeut-être est-ce alors dû à une solide avalanche d’impôts ? Il est vrai que, comme je le mentionnais dans un précédent billet, notre aimable dessert lacté présidentiel aura quelque peu chargé le pédalo la barque en la matière puisqu’ils ont augmenté de plus de 90 milliards en trois ans. Ces 90 milliards, il faut bien les trouver quelque part, n’est-ce pas. Et dans ce pays de liberté d’expression où tout le monde est maintenant sur écoute discrète, peut-on dire que, peut-être, ces ponctions à répétition, ce tabassage sadique et ce fisc fucking taxatoire ont eu un effet délétère sur les entreprises ?

Probablement pas.

Une autre explication est possible. Peut-être les entreprises ont-elles choisi de calancher ? Oh, je sais, l’hypothèse est hardie, mais elle est tout à fait réaliste lorsqu’on découvre qu’en parallèle de ces ponctions toujours plus importantes, le travail au noir connaît un renouveau marqué, corroboré par l’augmentation de 20 milliards d’euros des billets et pièces en circulation. Et voilà qu’une partie de nos élites découvre, effarée, qu’un nombre croissant de travailleurs «bricolent», c’est-à-dire exécutent un travail non déclaré en complément de la perception de leurs indemnités de chômage voire du RSA.

Roooh : non seulement, trop d’impôt tue l’impôt, mais trop d’impôt tue le travail déclaré, voire tue le travail tout court. Petit à petit, les entrepreneurs choisiraient donc de limiter autant que possible leur activité pour ne pas embaucher (synonyme de tracasseries administratives à n’en plus finir), puis, lorsque l’embauche est définitivement écartée mais les impôts augmentant toujours, arrêteraient les frais en se retirant purement et simplement du marché officiel. L’activité pourrait reprendre, plus discrète et loin des nuées de cerfas vampiriques, des milliers de taxes sur lesquelles le défaut d’entreprise agirait comme une moustiquaire.

bankruptcy

Voilà qui devrait faire réfléchir un peu, non ? Et pas seulement au niveau national, mais bien à tous les niveaux, jusqu’à celui de la commune. Eh bien rassurez-vous, la prise de conscience est en route : non seulement, les collectivités locales ne vont absolument pas se calmer, mais en plus, elles vont augmenter aussi à leur niveau les impôts qu’elles pourront. Et si ces impôts augmentent, c’est parfaitement normal.

Oui, vous avez bien lu : comme l’explique, dès le titre, cette resucée d’AFP parue sur l’Express, « Les municipalités vont augmenter les impôts locaux, et c’est normal », comme le Président. Dans la plus grande décontraction, et plusieurs mois après les élections municipales (ouf, il était temps qu’elles passent, celles-là), la plupart des villes, tant dirigées par la droite que par la gauche, ont donc voté avec rapidité une belle augmentation de leurs impôts locaux (Bordeaux +5%, comme Marseille et Lyon, Lille +10%, Toulouse +15%), parce que Maman-Etat a fermé ses robinets et que ces municipalités sont, bien évidemment, incapables d’en faire autant. Normal, quoi.

Il semblerait donc qu’en réalité, la France se porte bien. Différents éléments laissent penser qu’en fait, ces petites défaillances sont le fruit d’un habile arbitrage de la part d’entrepreneurs peu scrupuleux qui choisiraient, les vilains, de faire carafer leur boîte plutôt que payer leur écot citoyen. C’est très moche, parce que, voyez-vous, les municipalités ont un besoin croissant de fonds. Et comme le prouve la titraille journalistique et les assertions des maires devant la dure austérité que leur impose l’État, la mentalité spoliatrice tout à fait détendue de la ponction est elle aussi en pleine forme. Normal.

Les impôts vont donc continuer à augmenter. Les entreprises vont continuer à défaillir.

Forcément, ça va bien se passer.

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Commentaires135

    1. Caton

      Beaucoup plus court, le jour où Mme de Gaulle entre dans la salle de bains et surprend son époux sortant de la douche

      « Mon Dieu! »

      « Vous savez, Yvonne, lorsque nous sommes entre nous, vous pouvez m’appeler Charles. »

      1. Calvin, 8 ans

        De Gaulle et son premier ministre au théâtre. Durant l’entracte, ils se dirigent tous deux aux urinoirs.
        Pour passer le temps, le ministre vante l’oeuvre du soir :
        « Belle pièce, mon Général !!
        – Regardez donc devant vous. »

  1. Le Gnôme

    Sans compter un nombre non négligeable d’indépendants qui limitent volontairement leur activité pour éviter une taxation confiscatoire, qui préfèrent s’accorder plus de temps libre, plus de congés, de ne pas se développer pensant avec quelque raison que le surplus engrangé passera presque entièrement dans la cagnotte fiscale.

    Quand un pays décourage ceux qui en veulent de bosser, la fin n’est pas très loin.

    1. Black Mamba

      C’est notre cas, nous avons diminué la cadence, nous bossons à peine 3 jours et nous avons réduit nos dépenses de 40 % , il va être difficile de faire moins que ça, nous avons malheureusement encore beaucoup des emprunts encours …

            1. carpe diem

              j’adore G.Lagaffe. Savez vous que notre cher présiflan admire la ligue d’improvisation de son petit copain lèche bottes Debouzze? il suggère même d’instaurer un cours d’impro dans……les écoles. Normal, l’improvisation est ce qui caractérise ce gouvernement de branques, avec la malhonnêteté bien sûr. Lisez l’article de P. Bilger , cinglant et lucide.

              1. royaumont

                Debouzze, un chance pour la France qui habite Saint-Germain des Prés. Il est l’archétype du client socialiste, donc chacune de ses idées mérite d’être relayée, surtout si c’est idiot.

                1. Aristarkke

                  Nous avons de la « chance » qu’il habite -encore- en Grance. D’autres fans de Peak de la Faribole n’ont même plus cette permanence dans la résidence…

          1. Kazar

            Dommage, il y a peut être des choses à faire, surtout si vous envisagez de partir. Si vous avez des prêt de moins de 5 ans, et si la banque s’est trompée dans le TEG, vous pouvez vous faire rembourser une grande partie des intérêts (c’est l’un de mes domaines d’activité 🙂 ). J’adore faire perdre de l’argent aux banques…

            1. Black Mamba

              Nous avons deux prêts immobiliers sur 20 ans l’un il nous reste 8 ans sur un et 12 ans sur l’autre et après j’ai des emprunts à la consommation avec les taux actuels. Ce qui nous fait quasi 10 000 euros par mois à sortir en comptant les impôts. ;-). Et après on peut manger …

              1. Kazar

                Effectivement !!! Pour le prêt immo le plus récent, ça peut être jouable, vu que vous devez avoir emprunté en 2006/2007. Quoi qu’il en soit, j’espère que vous avez renégocié les taux.

                1. Black Mamba

                  Nous avons renégocié, c’est dans les tuyaux de la banque mais je crois qu’ils jouent la montre cela fait trois mois que j’ai signé la demande et toujours rien,
                  J’ai une autre banque qui souhaite qu’on devienne leur client, je leur ai demandé de m’établir une offre de reprise des prêts. Notre conseillère actuelle est injoignable, nous lui avons demandé de nous indiquer les pénalités de remboursement.
                  Je l’ai encore appelé ce matin, j’attends son coup de fil .

      1. Nemrod

        C’est ce que je fait.
        J’ouvrais le samedi après midi en saison…fini
        J’ouvrais le lundi matin…fini
        Je me repose avec un vrai Week end.
        Dans 4 mois je suis libéré de mes emprunts.
        J’envisage de licencier mon unique employé qui se trouve mieux chez lui…ça tombe bien il va y être.
        Investissement : strict minimum.

        Avec un peu de chance je vais pouvoir provisionner un bon pécule et « au revoir » parce que je vais finir par crever avant l’âge dans ce pays de cons.

        Je m’adapte quoi !

        1. Christophe

          Bravo ! Vous êtes un résistant ! Un héros.

          Atlas Shrugged. La peur change de camp.

          Multipliez ce que vous faites par X centaines de milles… et c’est game over pour les crapules !
          Le sol s’ouvre sous leurs pieds.Ils sont pris de panique. D’où la fuite en avant contre le « racisme » et autres hochets. Faut faire diversion et se rassurer soi-même.
          Mais ce qui compte c’est la Thune. Le vrai pouvoir.
          Les Français, de manière consciente (comme vous) ou inconsciente voire contre leur volonté (chômeurs, licenciés etc.) disent « stop », et se retirent.
          La mer se retire.
          Et que reste t i l ?
          Des boues, des fonctionnaires bientôt sans oxygène, des retraités, des « étudiants », et des immigrés….
          Pas assez pour faire tourner la bécane et assurer la continuité du pouvoir des crapules.
          Nous les tenons.

  2. Bob Razovski

    « Peut-être le choc de simplification a-t-il surtout consisté en une série de chocs bien violent sans aucune simplification ?  »

    Ou peut-être se sont-ils mélangé les crayons. Ils ne voulaient pas d’un choc de simplification, mais d’une simplification de choc :

    Un seul choc suffit, que tu te prends tel un uppercut, et ta boite tombe dans la sédation, profonde, irréversible, avec du socialisme gluant.qui te coule par les cages à miel.

    1. Gerldam

      Mon comptable me diasit l’autre jour, que, depuis le choc de simplification, ils n’avaient jamais eu autant de paperase (souvent débile -sic-) à remplir.

        1. Flash

          Je confirme. En droit social, c’est démentiel. Et c’est pas fini, d’autres stupidités sont dans les tuyaux avec Macron, la réforme des IRP et le compte d’activité (alors que le CPF et le CPPP viennent d’entrer en vigueur…c’est décourageant).

            1. Flash

              C’est décourageant. Je vous assure. Surtout quand vous lisez les frondeurs. Ces derniers viennent vous expliquer que les cadeaux aux entreprises, la libéralisation à tout crin du marché du travail, le recul de l’Etat tuent la croissance.

              Je vis dans une autre réalité : les entreprises se font tabasser de textes. Je peux le démontrer avec le seul Code du travail :

              – loi du14 juin 2013. Elle a modifié les règles relatives à la prévoyance, le licenciement économique (avec validation/homologation administrative + recherche d’un repreneur), a ajouté des cas de consultation pour le CE (stratégie de l’entreprise notamment), a crée la base de données économiques et sociales (=une bonne idée transformée en atroce usine à gaz), a encadré les temps partiels (max 24 heures), crée les accords de maintien dans l’emploi (=un gros flop).

              – loi du 20 janvier 2014 relative à l’avenir du système de retraite, qui crée le compte personnel de prévention de la pénibilité. No comment…

              – loi du 21 février 2014 : ajoute, en passant, un nouveau cas de discrimination lié à l’adresse du salarié (qui a parlé du 9-3?)

              – loi du 5 mars 2014 relative à la formation. Elle met fin au DIF et crée le Compte Personnel de Formation. On a aussi de nouvelles obligations pour les entreprises (entretiens divers et variés…)

              – loi du 29 mars 2014, dite loi Florange. Modifie notamment les règles relatives à l’obligation de rechercher un repreneur

              – 1er avril 2014 : les entreprises doivent créer un registre pour que les lanceurs d’alerte puissent dénoncer leur employeur s’ils estiment que les produits ou procédés de fabrication utilisés ou mis en oeuvre par l’entreprise font peser un risque grave sur la santé publique ou l’environnement

              – loi du 9 mai 2014 relative aux dons de jours de repos. Attention, c’est précis, c’est cadré.

              – loi du 1er juillet 2014, qui vient encadrer les prises d’acte (notamment avec possibilité de saisir directement le bureau de jugement du CPH)

              – loi du 10 juillet 2014 relative à la concurrence sociale déloyale. Instaure une obligation de déclaration pour les entreprises détachant du personnel en France, et renforce l’obligation de vigilance pour les entreprises françaises à l’égard de leurs prestataires et sous-traitants ;

              – loi du 31 juillet 2014 sur l’Economie Sociale et Solidaire. Modifie la loi du 29 mars 2014 sur la recherche d’un repreneur. Elle crée aussi une obligation d’information des salariés en cas de projet de cession de PME. Ce fut un gros moment de LOL à l’époque.

              – loi du 4 août 2014 relative à l’égalité réelle entre les hommes et les femmes. On modifie des trucs, des machins, les consultations, les rapports à fournir au CE, les NAO.

              – loi du 20 décembre 2014 relative à la simplification de la vie des entreprises. Prévoit des ordonnances sur le temps partiel, le portage salarial, sécurisé le CDD à objet défini etc etc etc.

              Et ça continue avec Macron, la réforme des IRP et ainsi de suite. J’oublie des lois (sur les stagiaires, par exemple), je ne cite ni les décrets, ni les circulaires. C’est cauchemardesque. Infernal. Monstrueux. Ces types sont des bureaucrates psychopathes monomaniaques.

              C’est décourageant.

            2. Flash

              Et je me borne qu’au droit social, parce qu’on a aussi le fiscal où c’est rigolo aussi. Puis les évolutions de normes environnementales, de sécurité etc.

              Il faut être fou pour vouloir créer une entreprise en France. Du moins, une entreprise vouée à grossir et à se développer.

            3. Théo31

              « je n’ai jamais oublié que l’objectif inavoué du socialisme – municipal ou national – était d’accroître la dépendance. La pauvreté n’était pas seulement le sol nourricier du socialisme : elle en était l’effet délibérément recherché »

              Margaret Thatcher.

    2. Grand Coeur Malade

      Pour moi, le choc de simplification, ça a été:

      Avant: « Les socialistes, au fond, ce sont de bons bougres. Ils veulent le bien des gens, par fois contre leur volonté, mais ça part d’un bon sentiment. Ils sont un peu cons sur les bords, des fois, mais quel homme politique ne l’est pas, honnêtement? Et puis on ne sait jamais, sur un malentendu, c’est pas totalement impossible qu’avec un appel aux dieux et une intervention divine à toute puissance, ça finisse par arrêter de ne pas marcher ».

      Après: « Les socialistes sont cons »

  3. albundy17

    Dans le cadre « je laisse bosser les entreprise », il y a aussi cette amusante réforme RGE, qui m’oblige a passer, moyennant finances, une certification pour les pompes à chaleur, une autre pour les chaudières condensation, une autre pour les chauffes eau solaire, etc, etc.

    Les stages jmenfoutistes prennent à chaque fois une semaine plus mon pognon, alors que je prends 2 semaines de congés annuel, sans compter les cartouches de toner pour rendre les épais dossiers que je dois déposer, dossiers par ailleurs munis des différents témoignages de clients satisfait par d’ancienne installations.

    Donc par exemple je devais cette année pour la première fois installer une pompe à chaleur sur nappe, j’ai donc un peu de mal à trouver des clients heureux des installations que j’ai déjà faites, et donc je l’ai dans l’os, ma gentillesse naturelle n’a pas suffit à convaincre mon prospect de ne pas bénéficier des 30 % de crédit d’impôts.

    1. Deres

      Ne t’en fait pas: il reste deux ans au gouvernement pour commencer la simplification des complexifications introduit en début de quinquennat … Flamby semble trouver que tout va au bon rythme.

      1. albundy17

        A vrai dire, ça fait 6 mois que je pense à fermer boutique, étonnamment la reprise et tout les voyants qui se mettent au vert ne font pas tomber davantage de pognon chez ma clientèle, je ne tiendrai pas 2 ans

      2. Higgins

        Deux exemples de la « simplification » administrative à la française:

        1) Un de mes amis, veuf depuis peu, a touché du doigt le choc de simplification. Dans le cadre de la succession, il a du produire un certain nombre de documents qu’on lui a demandé d’envoyer par mail. Bien que peu au fait de l’informatique (+ de 80 ans), il s’en est acquitté de bonne grâce. Las, quinze jours plus tard, l’administration lui a demandé d’envoyer par courrier les originaux!!!
        2) Autre cas, pour un dossier de passeport, je devais produire une série de documents parmi lesquels une facture de moins de trois mois attestant de mon domicile (EDF, Eaux, etc,… Au passage, ce genre d’obligation me fait pouffer tant il est facile de faire une fausse facture mais là n’est pas le sujet). Deavnt le préposé; ce dernier, extrêmement aimable, m’a demandé ce document en me demandant si c’était bien un original. Bien que c’était une copie, j’ai répondu oui. Il a alors regardé le document puis me l’a rendu sans autre forme de procès! Moi, je croyais naïvement que le document allait dans un dossier. Mais non! Comprenne qui pourra.

        CPEF

        1. gameover

          Le pire que j’ai vécu c’est quand un de tes enfants habitant chez toi fait une demande de certificat d’immatriculation en son nom :

          En plus des papiers usuels :
          – il faut que tu lui fasses une attestation sur l’honneur comme quoi il habite chez toi:
          – il faut que tu lui fournisses une copie de ta pièce d’identité;
          – il faut que tu lui fournisses une attestation de domicile en ton nom;
          – lui même doit aussi fournir un « document officiel montrant la réalité de la résidence du demandeur au domicile de l’hébergeant (feuille d’imposition, carte de sécurité sociale, titre d’allocations familiales, document de l’Agence Nationale pour l’Emploi. » (dixit le site)

          Pour ce dernier document on ne peut pas fournir un document émanant d’une entreprise privée : banque, employeur, mutuelle etc… et la seule possible pour un jeune étudiant est donc l’attestation de carte vitale. Si le jeune n’en a pas, il faut qu’il aille s’inscrire à l’ANPE, ce que mon fils a fait bien qu’il ne recherche pas de travail !… juste pour avoir un papier.

          On se demande d’ailleurs à quoi sert l’attestation sur l’honneur puisqu’en final il faut quand même la justifier !

          En comptant les papiers du demandeur + ceux de l’hébergeur ça fait bien une bonne dizaine de documents à fournir. Le plus marrant est que si c’est vous qui faites les démarches pour votre enfant il faut alors fournir la procuration que vous fera votre enfant pour faire établir sa carte grise… et une photocopie de sa pièce d’identité…

          1. Black Mamba

            J’ai vécu la même chose pour ma fille aînée,… c’est un autre monde l’Australie, elle se sent indépendante, elle n’a plus à nous demander des tonnes de documents pour tout simplement mener sa propre existence. .

    2. Higgins

      Dans le cadre de la loi sur l’accès aux handicapés, j’ai vu passer un technicien, envoyé depuis Paris, qui a posé …. deux bandes blanches sur la porte vitrée d’entrée des fois qu’un individu aurait eu la sotte idée de frapper sa tête dessus. Je ne connais pas le coût de cette opération mais la bande blanche doit couter un max.
      Il y a une députesse de gauche sur BFM Business. Parfaite maîtrise de la langue de bois (de l’ébène le bois, de l’ébène). Jean-Marc Daniel semble bouillir devant tant de billevesées.

      1. gameover

        T’as pas compris Higgins, les bandes blanches c’est une interdiction de doubler en fauteuil pendant le passage de la porte… accidents, toussa…

  4. Deres

    En tout cas, les explications de la dureté de la grève à Rdio France commence à être connue, mais dans la presse mainstream bien entendu … Tout simplement, cela ne coûte pratiquement rien aux gréviste. Probablement, un jour de salaire au grand maximum ! Et encore, si les syndicats ne les rembourse pas et si la direction n »‘acceptera pas les congés … A ce prix là, faire grève est une évidence.

    http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/radio-france-la-greve-ne-devrait-pas-couter-trop-cher-aux-grevistes-1031645

    1. Kazar

      Ben oui, c’est pas cher, c’est l’État qui paye (en l’occurrence, l’argent de la redevance, notre pognon quoi, comme d’habitude) !!!

    2. gameover

      Que les syndicats remboursent les grévistes n’est pas la problème… le problème est d’où vient l’argent des syndicats ! Ce sont les victimes qui financent leurs bourreaux grâce à la loi.

      Vachement « technique » la loi comme disait cette nuit lxy dans l’article de dimanche, tu parles !

  5. Higgins

    Le peu de croissance que ce pays connaît est du à la baisse de l’euro associée à la baisse surprise du pétrole. Seulement, nihil novi sub sole. Les erreurs stratégiques sont trop importantes pour espérer un changement de cap d’ici deux ans. Hélas, le seul point où nos peintres ont une compétence, c’est dans l’exploitation abusive et mensongère des rares hirondelles qui s’aventurent encore dans ce pays. Plus que jamais, nous sommes dans une économie Potemkine: une façade qui cache un vide abyssal.
    Charles Gave dresse un portrait sans appel dans son dernier billet. Les graphiques en sont fort beaux: http://institutdeslibertes.org/deni-de-realite-et-recherche-de-boucs-emissaires/

    CPEF

    1. Duff

      Les socialistes nous expliquaient qu’ils fallait baisser le cours de l’euro et faire un QE pour mettre les taux à zéro.

      Puisque l’essentiel de notre commerce se fait avec des pays de la zone euro, le manque de compétitivité de la France reste entier comme Charly le met simplement en évidence.

      Il n’y aura pas de croissance en France autre que celle créée par l’endettement qui n’est pas pour investir mais payer des dépenses courantes et des avantages scandaleux à « quelques » privilégiés.

      J’attends de voir comment les socialistes vont tenter de nous expliquer pourquoi malgré toutes les conditions qu’ils exigeaient ça a encore foiré…

      1. royaumont

        C’est la faute à l’ultra turbo néo libéralisme sauvage. c’est la faute aux américains, aux russes, aux chinois, aux allemands, à la Grèce…
        Bref, c’est la faute des autres.
        La réponse est toujours la même sur le fond. Après vous pouvez agrémenter le discours de coups de mentons et d’envolées lyriques sur la défense des valeurs de la république, la lutte contre le réchauffement climatique (ça fait toujours bien, même si on ne voit pas le rapport), la réduction des inégalité et le vivre-ensemble.

        1. Duff

          Evidemment tant que la presse sera aux ordres et donc complaisante avec ce ramassis de bouffons tristes, ces derniers continueront de faire leurs numéros de claquettes en espadrilles.

          Chez Eric Brunet sur RMC à 13h, l’horrible Joffrin sera confronté à Benjamin Dormann (« ils ont acheté la presse »). Du Fred Astair en fauteuil roulant en vue.

  6. albundy17

    Croissance liée à la baisse de l’euro ???? je comprends pas ou ça peu provoquer de la croissance vu nos faramineuses exportations, ça va plutôt etre un gros boum dans quelques mois quand les gens vont commencer à couiner de tout acheter 20 % plus cher

  7. dede

    Ce n’est pas parce que nos gouvernants utilisent des methodes iniques pour voler les banques qu’il faut les copier… Utiliser les defaillances juridiques du systeme ne ferait pas de vous un homme honnete.

    1. gameover

      Je suis assez d’accord. C’est l’essence du contrat qui compte et c’est justement parce que l’on fait l’impasse sur cette essence que l’on pond des lois à outrance pour combler des videjuridiks imaginaires.

  8. chrislait

    l’état augmente fortement les impots,et moi ,agriculteur,mes charges sociales augmente de 5000 € ,une baisse de 8000 € de mes aides pac,mais ,dieu merci je vais bénéficier du CICE ……………………20 euros ,merci françois avec ça je suis sauvé

    1. Que la PAC baisse, c’est inévitable (c’est un vieux machin qui devait disparaître de toute façon). Que les charges augmentent, là, c’est un scandale permanent. C’est ça qui, en pratique, tue tout le monde à petit feu en France.

      1. Caton

        Que les charges augmentent est également inévitable. Un simple coup d’œil à la pyramide des âges il y a 30 ans permettait d’anticiper le problème : une population de plus en plus âgée et dépendante.

        1. bibi

          C’est pour ça qu’en toute logique il y a 34 ans la retraite passa de 65 à 60 ans.
          Monsieur on ne gouverne pas la France avec des chiffres, car cette nation phare du monde est au dessus de ça.

        2. Ben non. Les charges augmentent parce que la redistribution augmente comme jamais. Dans un système par capitalisation pour la retraite et actuariel (d’assurance) pour le chômage et la santé, la démographie ne joue pas. Autrement dit, ça augmente parce que c’est mal géré, que ce sont les mauvais concepts qui sont employés, et parce que tout le monde veut en profiter et personne ne veut payer.

          1. Caton

            C’est exact, il aurait fallu remplacer il y a 35 ans le Ponzi actuel par un système de capitalisation à cotisations définies, un système à prestations définies ayant les mêmes inconvénients (bien qu’à un degré moindre). Ceci aurait eu un coût financier important, et un coût politique inacceptable — et donc rien n’a bougé. Dès 1983, avec la fin des excédents du régime général de retraite, c’était cuit même financièrement, et ce ne sont pas les réformettes de 1993 qui pouvaient y faire quoi que ce soit. Quant aux excédents d’avant 1983, ils ont été confisqués par l’état.

            Il y a 30 ans, en 1985 donc, le désastre était non seulement inévitable, mais parfaitement prévisible.

            1. gameover

              C’est une erreur de croire que le coût de la capitalisation n’aurait pas été acceptable. Pourquoi à ton avis les gens épargnent ?
              C’est aussi une erreur de vouloir comparer les taux d’épargne entre différents pays sans tenir compte de ce qui sous-tend leur système de retraite.

              1. Caton

                Passer d’un système de répartition à un système de capitalisation, cela implique soit qu’une génération cotise deux fois, soit qu’on abatte la génération précédente à l’âge de la retraite.
                A partir de 1983, avec un régime nettement déficitaire, il aurait en plus fallu augmenter nettement les cotisations, soit en gros quadrupler, pour une génération, le coût de la retraite. Sauf erreur de ma part, en 1983 le taux de cotisation vieillesse sur le salaire plafonné était de 16,65%. Le doubler à 33% aurait été douloureux, mais possible. Mais 66%? Financièrement intenable.

                1. gameover

                  Non, il n’est jamais trop tard.
                  L’espérance de vie de ceux nés en 1960 est de 66.6 ans alors que celle de ceux nés en 2012 est de 79.2 ans.

                  Et ceux de 1960 ne sont pas encore en retraite.
                  Le bond dans le taux de cotisation ne se fait pas du jour au lendemain, sauf si on tarde de trop (ou si comme en 1983 on abaisse l’âge de 65 ans à 60 ans) et jamais il ne sera nécessaire de le porter à 66% même pendant la double cotisation intermédiaire, soyons sérieux. D’autre part, un taux de cotisation ne veut rien dire si on ne parle pas de rendement. Pour info on cotise actuellement avec un taux de 125% mais on acquiert des droits que pour les 100%… et de plus ces droits sont inconnus car calculés plus tard au moment de la liquidation.

                  D’autre part tu ne réponds pas à la question concernant l’épargne. Que l’on épargne 15% de son salaire pour sa retraite ou que l’on cotise à une capitalisation c’est kif-kif à la fiscalité près.

                  Car c’est aussi un problème de fiscalité. Dans beaucoup de pays ayant adopté la capitalisation, l’imposition se fait au moment du versement de la rente, alors qu’en france elle se fait sur le revenu primaire… sauf pour les fonctionnaires.

          2. albundy17

            Les charges augmentent parce que la distribution augmente vu la pyramide des ages, non ? Bon, ça s’accentue quelques peu vu que pour maintenir la pyramide ponzi on importe du travailleur potentiel qui s’ajoute aux biberonnés comme ça on « gagne des deux cotés.

            Le fait que ce soit mal géré, évidemment, et en plus ce n’est pas un systeme viable, par contre, sans avoir de solution, retraite et ss par capitalisation, hormis celle faite par sois même, va droit dans le mur, les détenteurs d’assurance vie vont se faire rincer tôt ou tard vu que ces assureurs font actuellement de la cavalerie pour palier les rémunérations débiles de l’argent.

            Un bon gros événement risque d’entrainer tout le monde au fond du trou, une correction des marchés que Gaves est loin d’écarter a furieusement tendance a devenir une certitude, alors les retraites par capi…

            1. Caton

              La distribution augmente aussi pour acheter des voix… mais c’est mineur par rapport au problème de vieillissement.

              Dire que le système est mal géré est incompréhensible : quelqu’un peut-il m’indiquer ce qui fait qu’un Ponzi est « bien géré » ?

            2. « Les charges augmentent parce que la distribution augmente vu la pyramide des ages, non ? »
              Non. La pyramide des âges varie bien moins vite que l’augmentation de la redistribution (il n’y a qu’à voir le % de PIB ponctionné par le public pour comprendre). La pyramide des âges, ça joue un peu sur les retraites, un peu sur la santé, et pas du tout sur le chômage (ou alors a contrario – il ne peut pas y avoir plus de vieux que de jeunes puis plus de jeunes que de vieux). Dans les grandes masses, la France vieillit, mais lentement. Mais elle redistribue de plus en plus, et de plus en plus vite.

              Quant aux retraites par capitalisation, elles sont bien plus fiables que par répartition, même en contexte de crise. Je vous recommande la lecture de Retraites Plombées qui explique ça très bien, calculs à l’appui. http://www.amazon.fr/Retraites-plombees-comment-letat-avenir/dp/2507003758

              1. Caton

                L’essentiel des frais médicaux c’est après 40 ans, donc le vieillissement de la population (la pyramide des âges) joue énormément sur la santé. Même chose pour les retraites.

                Début 2013, les engagements hors bilan de l’état représentaient le double de la dette publique « officielle ». Ces engagements, c’est pour la moitié les retraites des fonctionnaires d’état (la fonction publique territoriale n’y est pas!). Autant que la dette « officielle » !

                1. Les engagements hors bilan, ce sont de pures promesses. Oubliez-les, ils ne seront jamais honorés.
                  La réalité est extrêmement simple : la redistribution croît bien plus vite que ce que la pyramide des âges seule permet d’expliquer. Les trous dans toutes les caisses ne peuvent pas s’expliquer par la pyramide des âges.

                  1. Caton

                    Pas faux pour les engagements de dépenses… ce sera également le cas pour la dette « officielle »…

                    Il est vrai que la redistribution croît plus vite que ce que la seule pyramide des âges permet d’expliquer. Mais ce que j’ai compris des chiffres, c’est que le vieillissement explique entre la moitié et les deux tiers de cet accroissement. Les trous dans toutes les caisses s’expliquent par la pyramide des âges, le financement syndical et politique, l’augmentation des achats de vote (ce n’est pas de la redistribution, c’est de la corruption à grande échelle), et, enfin, la gabegie à tous les étages.

                2. gameover

                  Caton, l’espérance de vie augmente mais aussi l’espérance de vie en bonne santé. dans un système par capitalisation les participants auto-ajusteraient leur départ en retraite sans qu’il soit besoin d’âge légal de départ en retraite ou pour faire liquider des « droits ».

                  1970 : espérance de vie 67 ans, âge de départ en retraite 65 ans. soit 2 ans de retraite en moyenne par participant pour 37.5 années de cotisations : rapport 2/37.5=5.3%

                  2014: espérance de vie 77 ans, âge de départ en retraite 62 ans, soit 15 ans de retraite en moyenne par participant pour 41 années de cotisation : rapport 15/41=36.6%

                  Les cotisations auraient dû être ajustées en conséquence : 36.6% vs 5.3%.

                  Concernant les problèmes de santé qui augmentent avec l’âge c’est un faux problème puisque jeune on cotise avec des dépenses de zéro. Le coût moyen de la santé sur une vie est de 200E par mois environ.

                  1. gameover

                    J’ajoute que si on compensait l’espérance de vie par une durée de cotisation jusqu’à 65 ans en moyenne (comme avant en fait) ça ferait 3 ans de cotisations en plus pour 3 ans de retraite en moins et on tombe de 36.6% à 12/44=27.8% et si on rajoutait logiquement 3 ans de travail en plus (pour 10 ans d’espérance de vie en plus quand même) on en serait à 9/41=22%.

                    1. Caton

                      Vous oubliez que c’est un effet ciseau, dépenses plus importantes pour moindres recettes : d’une part l’espérance de vie augmente, d’autre part l’âge moyen d’entrée dans le monde du travail augmente et les périodes de chômage se multiplient…

                      Par ailleurs, la retraite par capitalisation ce n’est pas uniquement une retraite viagère à bénéfices définis.

              2. albundy17

                Oui en fait, par capitalisation, sur le temps d’une vie, ça a mécaniquement grimpé (sauf épisode subprimes), reste à savoir le ratio à épargner vu l’évolution des couts. Et ne pas prendre sa retraite au mauvais moment 😀 ça fait 2 inconnues un peu pénibles quand on devient croulant. Mais j’adhère totalement, c’est moins pire que la répartition qui nourrit surtout ceux qui répartissent. (et leurs potes)

                Je ne voudrais pas être un bientôt retraité japonais de base, par exemple.

                Et pour l’explosion des couts, quand je vois qu’un de mes gamins à eu droit à 3 radios, 4 plâtres (enfin résine, le plâtre est trop lourd il parait) et donc autant de consultations me bouffant là aussi mon CA (présence OBLIGATOIRE) pour une fendille sur la scaphoïde, je rigole doucement sur le gros gâteau que nos bon hôpitaux meilleurs du monde se partagent avec les croulants.

          3. Grand Coeur Malade

            Lu sur Contrepoints « Il faut mettre l’état au régime jockey » une histoire qui serait de Bastiat: « Cher Monsieur, je vous trouve bien pâle, vous manquez de sang ; je vais vous en injecter dans le bras gauche, mais il faudra bien que je le prenne quelque part ; ce sera dans le bras droit et, comme il faut bien vivre, j’en prendrai aussi un peu pour moi au passage ».

            Comme quoi ne pas avoir tout lu Bastiat, ça reste une erreur majeure.

            1. sam00

              C’est ici :
              http://bastiat.org/fr/petites_affiches.html

              Avec au passage ce morceau d’anthologie :

              « Peuple, comment l’État pourra-t-il te faire vivre, puisque c’est toi qui fait vivre l’État?
              Voilà le mécanisme des ateliers de charité réduits en système [2]:
              L’État te prend six pains, il en mange deux, et exige ton travail pour t’en rendre quatre. Si, maintenant, tu lui demandes huit pains, il ne peut faire autre chose que ceci: t’en prendre douze, en manger quatre, et te faire gagner le reste.
              Peuple, sois plus avisé; fait comme les républicains d’Amérique: donne à l’État le strict nécessaire et garde le reste pour toi. »

    2. albundy17

      20 euros de cice, mais avec ce que vous avez laissé à l’équipe administrative pour monter le dossier, vous l’avez dans l’os de combien ? Si comme votre pseudo laisse à penser ( à moins que ce ne soit une caractéristique physique :D) vous produisez du lait, vous projetez une ferme de 10.000 vaches ?

  9. MadeInCH

    Petite modif de ma part.
    Je continuerais la phrase suivante par uen de mon drû:
    « Voilà qui devrait faire réfléchir un peu, non ? Et pas seulement au niveau national, mais bien à tous les niveaux, jusqu’à celui de la commune. Eh bien rassurez-vous, la prise de conscience est en route : »

    – La solution consiste évidemment en une surveillance augmentée (1) afin de garantir que les tricheurs en puissances pas encore avérés (la tricherie, pas la puissance qui elle, est avérée!) ne puissent éviter que ce qui appartient légalement à l’état et à la commune arrive bien là où c’est son destin d’arriver. Chaque unité monétaire investi dans la surveillance des tricheurs potentiels pas encore avérés et la répression de la triche avérée par la surveillance susnommée va rapporter plus que 10 foix en entrée légale et légitime effectives. Forcément.
    Par exemple par l’invention d’un SmartBillet qui se rapellera de chaque passage d’un possesseur (qui n’est PAS un propriétaire légal si ce transfer de possétion n’est pas dûement avalisé par l’Etat!) à un autre, est capable de vérifier l’avalisation de la transaction, et de dénoncer les transactionnaires si l’avalisation n’est pas dûement efectuée.

    (1) A ne pas confondre avec « Réalité Augmentée », même si ce dernier peut aider le premier.

  10. Karamba!

    Il faut sortir du système, visiblement c’est ce que l’Etat valide. On a effectivement un naïf qui monte un food truck à Boulogne, tente de faire ça dans la légalité et se fait massacrer par l’administration et vous avez les sri lankais de mon quartier parisien qui vendent leurs fruits et légumes ou leurs DVD pirates peinards depuis des mois derrière leurs abri bus de la RATP. Et eux personne ne leur dit rien, pas de papiers, pas de déclarations, pas de taxes, libres et sans soucis au pays des droits de l’homme aléatoires…

      1. Calvin, 8 ans

        Non, dans la tête, tu ne leur rapportes plus rien.
        Et ça vivra de quoi un socialiste, hein ??
        Ils veulent juste te racketter, te culpabiliser et te rendre docile par la folie.

      1. Nyamba

        Temps de validation des commentaires, tout ça… Je ne me sens aucunement gênée, je trouve mon entrée en matière plus élégante 😎

          1. Bonsaï

            Pour la défense de Maître H16, je dirai simplement qu’il sait manier si bien la forme et le fond que certains se perdent encore dans ces labyrinthes de miroirs …
            A quoi sert-il donc qu’il se décarcasse à nous faire lire entre les lignes ?

          2. Nyamba

            Le commentaire du vénérable asiatique était encore dans les limbes de la validation au moment où je soumettais le mien – qui l’y a donc rejoint. Hypersonique, je t’en ficherai, moi…

      1. Black Mamba

        Quoi !? Ce n’est pas pour les phobiques lambda comme WP et moi même …
        Mais juste pour le THEVENOU argentivore … c’est trop injuste 😥

  11. hop hup

    La collectivité ne se doutait certainement pas que son choix, validé par le précédent exécutif, allait déclencher une vive polémique sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes s’insurgent, le trouvant trop sexiste. En colère, la nouvelle présidente du Département Martine Vassal (UMP) a déclaré qu’elle avait décidé « de faire retirer tous les exemplaires du carnet de santé. Un nouveau document avec un autre visuel sera édité dans les plus brefs délais. » Coût de ces carnets finalement inutilisés : 33 000 €.

    le cramage de pognon continue

  12. Adrien

    Ma coiffeuse ne va pas réembaucher suite au départ récent de l’une de ses « filles », en raison de l’augmentation des charges et autres cotisations multiples. Mon boulanger n’a pas remplacé officiellement l’une de ses vendeuses partie en congé maternité (c’est une connaissance qui a officié à la caisse au black). Ma généraliste — même si elle est moins à plaindre — commence à refuser certains nouveaux patients. Le type qui tient la presse la plus proche n’embauche plus à temps complet, il jongle avec des contrats aidés, en alternance, en apprentissage, des CDI à 20 heures par semaine, etc.

    Récemment, les chauffeurs de bus de ma ville ont défilé contre l’austérité, sans doute accompagnés de quelques fonctionnaires municipaux et autres enseignants divers et barbus. C’est vrai qu’être payé 2 SMIC nets par mois pour conduire un bus, c’est pas beaucoup… surtout quand c’est les autres qui payent…

    1. Nemrod

      Ah ben moi, j’ai embauché une fois et je suis vacciné à vie.
      Pas besoin de rappel.
      Depuis je ne remplace jamais, me démerde, refuse du boulot, bricole.
      Les fiche de paie à rallonge, les charges, les contraintes…trop pénible tout ça.
      Adaptation Darwinienne de base aux contraintes d’environnement.

      1. Calvin, 8 ans

        Le plus fou, c’est que dans certains pays, ça a bien été analysé (UK par ex.).
        Mais, chez nous, non…
        On a de vrais bureaucrates autistes.
        Des bureautistes……

        1. Théo31

          Bourreautistes.

          Vivement que le pognon gratuit vienne à manquer gravement pour tous ces sacs à merde qui n’ont jamais créé le moindre centime de valeur ajoutée.

          Faut pas oublier que depuis 40 ans les Français élisent des tocards qui n’ont jamais travaillé de leur vie. Le peuple citoyen a les élus qu’il mérite.

  13. yoananda

    Tout à fait.
    A quoi bon travailler si c’est pour :
    * se faire « tout » prendre par l’état
    * pour que les services rendus soient de plus en plus mauvaise qualité
    * pour que ça soit redistribué a des gens qui vous crachent à la gueule à la première occasion
    Autant diminuer à la portion congrue et profiter de la vie à coté.

    1. Calvin, 8 ans

      Le problème, c’est que les sociétés fonctionnent à l’inertie.
      Donc, en réduisant faiblement l’activité, tout se met à la baisse faiblement, mais cela prend au fil du temps des proportions importantes par phénomène d’entraînement.
      Et faire machine arrière prendra encore plus de temps.

    1. Grand Coeur Malade

      Idée rigolote. Il ne précisent pas quelle monnaie ils utilisent. On pourrait utiliser le nouveau brouzouf liberlandien, qui vaudrait par définition 1.00000000017 bitcoin. Le facteur de conversion étant là juste parce que, un peu comme entre l’ECU et l’euro.

  14. Woodi

    Un proche m’a lancé l’autre jour, à propos du contexte économique (mot pour mot): « Tu vas voir, l’économie va repartir, c’est toujours sous la gauche que ça arrive, jamais sous la droite. »
    Pendant quelques secondes, j’avoue, Seigneur Dieu, que j’ai envisagé un « Shin Shoryuken ». Et puis j’ai juste répondu: « Ne me parle plus jamais ni de politique ni d’économie, ok? Ça vaut plus mieux pour tout le monde, je n’ai pas envie de finir en prison pour des conneries… »

    1. Popeye

      J’ai fait appel à un ami, google pour ne pas le nommer.
      Dites-moi, c’est un peu violent comme enchainement le Shin Shoryuken, non?

  15. Calgon

    J’en profiterai bien pour vous annoncer la création de ma boite d’expertise conseil en aménagement extérieur (oui, j’ai le sens du contrepied), ayant pour vocation première de faire économiser de l’argent aux boites de gros œuvres (oui oui, à l’issue de ma prestation, l’entreprise devrait payer moins – tout compris – qu’avant mon intervention, c’est parfaitement possible) mais du coup, je sais plus trop …

    Et puis squatter le superbe et caustique blog de H16 pour faire cette annonce, je ne suis pas sur que ce soit très approprié. 😀

    CPEF

  16. Grand Coeur Malade

    Proposition de loi à soumettre, mettons, à Mme Maréchal Le Pen: pour chaque salarié qui perd un emploi, on donne un coup de fouet en place publique à un député, à proportion du nombre de députés élus à l’assemblée. Bon, là, 605000 demandeurs d’emploi en plus en 3 ans, ça fait donc en moyenne un tout petit peu moins d’un coup de fouet par jour si je compte bien. Je suis sûr qu’on y survit. Et je suis sûr que ça les motiverait à arrêter de déconner à bloc.

  17. kekoresinKekoresin

    L’enfer, c’est la répétition, et en France on n’est vraiment pas au paradis. Tels des petits comptables de camp de concentration, les petites mains besogneuses de l’état s’acharnent à siphonner méthodiquement les forces vives de ce pays. Mais à la différence des nazis, les SS (Shadoks Socialistes) n’ont pas la fibre pragmatique. Avec eux et leurs cohortes de bureaucrates acquis à la cause culturelle universelle et au vivensemble, le ballon de la cour d’école qui donne le sourire aux petits rejetons républicains se transforme en référentiel bondissant et finit par faire pleurer les petites têtes d’apprenants! Autre différence notable, aucun d’entre eux ne connaîtra l’humiliation d’un passage au tribunal pour avoir abusé de son petit pouvoir de nuisance en dilapidant l’argent qui ne lui appartient pas.

    Pour les entreprises soumises aux délires et aux lubies des technocrates, sortes d’idiots surdiplômés méprisant les vers de terre que nous sommes, elles s’engluent plus ou moins rapidement dans le n’importnawak bureaucratique. Les épées de Damoclès tapissent le ciel de notre petite dictature en charentaises, menaçant d’une mort lente et humiliante tout chef d’entreprise, aussi nombreuses que les particules fines les jours ou le vent nous vient du pacte de Varsovie. Même quand l’activité est florissante, même quand les clients font la queue pour grossir un CA bien mérité, il suffit qu’un abrutit sans envergure et élevé au biberon collectiviste vienne à contrôler cette petite affaire curieusement prospère pour que l’or se transforme en plomb.

    Que les caisses se vident, que les boites se cassent la gueule, que les sources se tarissent, que le bateau coule à pic au lieu de s’envaser lentement. Quand ce pays n’aura plus les moyens d’entretenir ces maquereaux de politiciens, ces syndicalistes carriéristes et ces nuées malodorantes de fonctionnaires (hauts ou bas) qui mordent quotidiennement la main qui les nourrit grassement, alors ce pays mourra d’une bonne diarrhée bureaucratique et pourra peut être renaître et prospérer sur le tas de fumier composé de cadavres de parasites privés d’hôtes!

    Apéro 🙂

  18. sam00

    J’aime beaucoup cette petite blague à coller en signature (trouvé sur le contrarien):

    « L’Assemblée nationale est toujours otage de Thomas THÉVENOUD qui est toujours député. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

  19. sam00

    Mince,

    C’était une réponse à Calvin plus haut …
    Les commentaires depuis un smartphone, c’est pas aussi facile qu’avant …

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