Montebourg et la France qui perd

Ces dernières vingt-quatre heures ont été déterminantes pour la France puisque grâce à ses administrations performantes et son élite politique au taquet, le pays vient une nouvelle fois de se ménager de vraies solutions opérationnelles pour son avenir.

Prenez le frétillant Arnaud Montebourg.

Oui, celui-là même qui, après avoir quitté si bruyamment son extraordinaire ministère du Dressement Reproductif que ce dernier avait disparu avec le bouillant ministre, s’était déclaré en retraite définitive de la vie politique et s’était décidé à tenter la vie monastique (ou au moins, à faire vœu de silence médiatique) en devenant vice-président du conseil de surveillance de la chaîne Habitat, puis en obtenant un siège au comité d’orientation stratégique de la société Talan.

Avec de tels voeux et une telle retraite, on pouvait parier (cher) sur un retour rapide dans les pages people puis politiques de tous les journaux français, de Closer à Libération. En s’acoquinant avec Orélifilipéti, l’onomatopée gouvernementale virée en même temps que lui, il s’était assuré une belle présence dans les feuillets roses de Closer. Ne lui manquait plus que les cahiers politiques des quotidiens nationaux : ce lundi, avec sa ridicule ascension du Mont Beuvray, ce fut chose faite.

montebourg et sa rose

La gauche était en péril, les primaires approchent et il fallait au moins ça ! Pensez donc, en face, à droite, ils ont Juppé, la division panzer du retournement de veste, l’acrobate des bottes en cuir, le génie des mammifères invertébrés !

Qui, mieux qu’Arnaud, pour rassembler le parti autour d’un vrai programme alternatif à base de Cajoline socialiste et de Moraline gauchiste ? Qui mieux qu’un ex-ministre bouillonnant, lourdé pour indiscipline et incapable de présenter un bilan solide, pour montrer à tous le sens de l’ordre et de la mesure ?

Et puis, il faut bien quelqu’un pour rassembler ces frondeurs, depuis Hamon jusqu’à Bocquet ou Buffet en passant par Thévenoud, parce que, comprenez-vous, le communisme des uns et le dogmatisme socialiste des autres représentent la seule voie d’avenir pour un pays dont le turbo-libéralisme assumé l’a poussé à s’endetter à près de 100% (c’est super-libéral !), à consacrer 57% de son PIB pour ses dépenses publiques (c’est ultra-libéral !), à prélever 1000 milliards d’impôts en 2017 (c’est giga-libéral !). C’est absolument limpide.

Synchronicité des éléments, alignement des astres, conjoncture favorable ? Difficile à dire, mais force est de constater qu’au moment où notre Arnaud National agitait ses frisettes et son œil pétillant dans le Morvan en surjouant sa modestie, une de nos plus fières administrations mettait le pied dans un des plats où la main de l’Homme ne s’était jamais aventurée.

On apprend en effet que l’URSSAF, sortant de son calme et de sa pondération pourtant si caractéristiques, décidait d’attaquer Uber pour travail dissimulé.

Dans l’un de ces raisonnements si subtilement stupide et si insidieusement destructeur auquel l’URSSAF nous a déjà largement habitués, cette aimable administration estime en effet que la plateforme qui permet de commander un véhicule pour une course est effectivement l’employeur des conducteurs de véhicules, et qu’elle doit donc verser les cotisations sociales correspondantes.

what could possibly go wrong - air conditionerOuf ! Il était temps de mettre enfin un frein voire un terme à l’extension dangereuse de l’offre de déplacement dans les grandes villes françaises en mettant de solides bâtons procéduriers puis comptables et enfin financiers dans les roues de l’entrepreneur californien (et des autres, français y compris). Pensez donc ! À ce rythme, dans quelques années, les taxis, confrontés à une concurrence féroce, auraient été obligés de fournir un service de qualité à un prix abordable, ce qui est un comble dans un pays de privilèges. À ce rythme, le chômage dans les banlieues les plus défavorisées de la région parisienne aurait fini par décroître de façon sensible, ce qui aurait été assez insupportable dans un pays où, très officiellement, « ça va mieux ». À ce rythme, des transports auraient été négociés, des gens auraient été déplacés pour pas cher, des solutions à des problèmes endémiques de pollution, de temps de transport ou autres auraient été trouvées, et des richesses produites.

On commence comme ça, et on se retrouve, sans le vouloir, avec un pays redressé.

Et ça, en France, ce n’est pas possible : L’URSSAF n’est pas là pour ça, d’une part, et d’autre part, il ne faut pas oublier que si les individus continuent à se passer de ses services en s’en portant d’autant mieux, tout le monde finira par se rendre compte de sa nocivité.

Ce serait fort problématique. Bref : pour remettre les choses dans leur bon ordre, il était plus que temps que l’URSSAF agisse et casse les petites pattes d’Uber.

Entre Arnaud De Montebourg Du Redressement Qui Revient d’un côté et de solides administrations qui de l’autre pètent métaphoriquement les rotules de ceux qui refusent de payer le pizzo, la France vient, en l’espace de quelques heures, de retrouver de vraies solutions opérationnelles pour son avenir.

À en croire les médias, ce pays a obstinément choisi la voie de la répétition inlassable des tentatives passées, et ce, même devant les échecs qu’elles ont entraînés. Peut-être se dit-on qu’on n’a pas tenté assez, ou pas assez longtemps, ou pas assez loin, assez profondément ? Peut-être se dit-on que « cette fois, c’est différent », et cette fois est donc la bonne ? Peut-être, malgré des conditions initiales identiques, des procédés similaires et une tentative exactement calquée sur la précédente espère-t-on obtenir un résultat différent en ligne avec les espoirs qu’on a affichés haut et clair ?

einstein - folie

Pourtant, lorsqu’on demande aux individus, lorsqu’on prend la peine d’aller parler à ces personnes qui composent le peuple et forment ce pays, personne n’est dupe : non, décidément, ce n’est pas en reproduisant les mêmes schémas surannés dont les défauts ont été largement identifiés qu’on parviendra à se sortir de l’ornière. La majorité, trop souvent silencieuse, semble donc lucide.

Malgré tout, les politiciens s’enferrent. Soutenus par des médias confortablement installés dans leurs habitudes et confits de subventions, les « nouvelles » solutions proposées défilent, identiques aux précédentes : les mêmes têtes se succèdent, bavant les mêmes slogans de projets tous plus alternatifs les uns que les autres et qui proposent pourtant tous de redonner les clefs du pays au peuple dont la caste politique est de l’aveu général maintenant complètement déconnectée, à grands renforts de social gluant et d’État invasif…

Pendant ce temps, en Suisse

Commentaires227

  1. Le Gnôme

    Pff, toujours les mêmes paroles, toujours les mêmes solutions éculées proposées par des politiques à bout de souffle. C’est lassant et pénible.

    1. René de Sévérac

      Vous vous trompez, Montebourg a LA SOLUTION !
      Mais il ne va pas la donner … de peur que chacun la lui pique. Pas con ?
      Il a prouvé ses compétences en faisant un bébé à Orélifilipeti. N’est ce pas une preuve ?

    1. Jiff

      Ça, ils le sont tous, et fort malheureusement, ça s’accompagne d’une hypotrophie du bulbe (les fonctions vitales étant seules épargnées.)

      Mais c’est vrai que celui-là est un cas dont il vaut mieux se méfier, parce que montebourg pourrait bien signifier descente aux enfers…

  2. albundy17

    Je n’ai pas suivi mais apparemment uber s’est aussi fait redresser aux states.

    Pour la suisse, j’attends avec gourmandise des avis objectifs des locaux, tout n’est pas si rose a en écouter certains

  3. Aristarkke

    Les compagnies de taxis parisiens utilisent également des centrales de réservation. Où est donc la différence avec Uber puisque ces compagnies emploient des nuées de travailleurs indépendants même pas propriétaires de leurs licences et de leurs véhicules ? Nul n’ entend que les URSSaf poursuivent G7ou Taxis Bleus de leur vindicte.

    1. Caton

      urssaf.fr/portail/home/employeur/employer-du-personnel/le-statut-social-du-salarie/les-cas-particuliers.html et vérifiez pour taxis locataires et taxis salariés.

    1. Hang’em High

      J’aime beaucoup le Mont Beuvray, mais maintenant, il va en rester marqué…on avait évité de justesse la tombe de Mitterrand qui souhaitait s’y faire enterrer…

      alors, si Nono y est tout le temps… remarquez que César y avait hiverné l’année d’avant Alésia…. mais Montebourg hésite devant le Rubicon(d)….

      1. Deres

        C’est juste un remake sans vergogne du pèlerinage annuel de Mitterrand à Solutré … Cela montre bien le manque d’imagination du faquin et de la classe politique française en général, ressortant les mêmes lanternes en bloucle depuis 50 ans. Va-t-il nous monter un faux attentat contre sa personne ?

  4. Pheldge

    Pssst ses l’usines, comme dirait Harry, « communisme des uns et le dogmatisme socialiste des autres représenteNT … » merci 😉

    1. petit-chat

      le communisme des uns et le dogmatisme socialiste des autres représentent

      Les descriptions de Jupépère, de Montarebourde sont des perles (entre autres) !
      Merci pour ma rigolade du matin !

  5. Bonsaï

    Ah ! la mythique cuvée du redressement dédicacée à Président !
    Epique rigolade, pied de nez légendaire, chevaleresque témérité. Ce garçon est bien de l’étoffe dot on fait les héros…

    1. Royaumont

      Il part du principe qu’un mensonge répété suffisamment souvent devient une vérité.
      Il est nul, à tel point qu’il ne se rend même pas compte de ses insuffisances.

      1. Aloux

        Moi je pense qu’au contraire il sait ce qu’il fait, pas plus tard qu’hier j’ai parlé politique avec deux personnes qui croyaient sans problème que ça allait mieux. Pourtant jeunes, études supérieures, bon boulot dans le privé. Ils gobent.

        Plus ça va, plus je me dis que les Français méritent ce qui va leur arriver.

        1. Jiff

          Tout dépend de comment la question a été posée, parce que, paradoxalement, dans ce merveilleux pays à la logique un poil féminine, si les gens trouvent que rien ne va mieux (à +85% quand même!), ils trouvent aussi qu’individuellement, ça va mieux (les mêmes!)

  6. Calvin

    Ah, ça y est, on y est : le changement, c’est pour maintenant !
    Avec les mêmes gens et les mêmes idées, mais, cette fois, ça va marcher parce que ça va mieux.
    « La méthode Coué, stratégie officielle de la France depuis 1974 »

    1. Pheldge

      D’ailleurs, Flamby le proclame avec force, « il n’y a pas d’alternative à la gauche »
      lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/05/17/25002-20160517ARTFIG00061-francois-hollande-il-n-y-a-pas-d-alternative-a-gauche.php

        1. bibi

          En France c’est exactement pareil.
          A gauche vous aurez le choix entre un socialiste officiel et un socialiste dissident, à droite vous aurez le choix entre un socialiste honteux, et Marxine.
          Il n’y a ni alternative à gauche ni alternative à la gauche.

  7. Gerldam

    Montemachin, un personnage tout à fait insignifiant qui ne mérite pas qu’on s’y arrête.
    Quant aux URSSAF, elles font comme l’état: piquer l’argent partout et même au delà du légal. Au besoin, on invente une nouvelle règle et, comme on dispose de tribunaux à sa main (les TASS), on joue sur du velours.
    Enfin la Suisse! Au fait quel est le nom du Président ou du premier ministre suisse? (BonsaÏ est exclue de la question)

  8. hoh hup

    Maladresse d’un sujet d’examen de droit : «A quoi sert François Hollande ?»
    «A quoi sert François Hollande ?» C’est l’un des deux sujets de droit constitutionnel sur lesquels devaient plancher les étudiants de l’Université d’Angoulême – La Couronne (Charente) le 28 avril, a rapporté La Charente Libre.

    Les étudiants de première année de licence ont eu trois heures pour disserter sur les pouvoirs et les prérogatives du président de la République

    vous êtes capable de répondre a ce sujet d’examen ?

      1. Aristarkke

        Monseigneur, prenez patience.
        Laissez une chance à ce mécréant de revenir de ses erreurs et d’accéder à la rédemption.
        Même Nathalie MP vous le demanderait sûrement

        Elle parlerait en phrases sobres
        De la résolution de son opprobre
        D’Hop Hup, vous penseriez déjà
        Qu’après sa rédemption
        Vous iriez à la Nation
        Boire un chocolat

        1. Pheldge

          Tu crois que H16 il a entendu Gilbert Bécaud ? je te parie que les lecteuses assidues genre … enfin tu vois céki , pensent que c’est le « Prince du Patin » avec un nom pareil : Bécot 😉

  9. bousine

    Comment voulez vous que ce gars se remette en cause? Il fait un come back et se retrouve au milieu d’une meute de journaliste et fait la une des JT. Vous verrez que d’ici une semaine il sera dans les enquêtes d’opinion. au hasard : deuxième tour de la présidentiel, Juppé/ Montebourg (sans le de), Lepen /Montebourg.

  10. sam player

    Je viens de jeter un oeil au bilan de CAFOM qui est le groupe qui chapeaute Habitat, c’est pas jojo… en perte continuelle. Je n’aurais jamais été travailler dans une telle boutique dont le nombre de magasins est éparpillé sur la planète.
    Le concept me rappelait un peu Ikéa mais en moins bien, ce n’est pas étonnant car c’est le même créateur qui en est à l’origine. Ca devait être un brouillon et ça s’est retrouvé dans la corbeille à courrier au lieu de la poubelle.

    1. Deres

      Si on te proposait une place au conseil d’administration, c’est à dire quelques réunions par an pour une rétribution conséquente, tu dirais surement oui.

  11. Pat

    Au sujet de Montebourg, je n’ai toujours pas compris dans quelles circonstances on pouvait avoir un redressement improductif (dont son ministère devait, je suppose, nous protéger). Quelqu’un aurait-il un exemple de pays ayant réussi un redressement improductif ?

  12. Gérard

    Vu que le bon vieux temps, c’était le bon temps – surtout quand on venait de passer des ténèbres à la lumière, si vous voyez de quoi je parle – on pourrait peut-être ré-essayer les nationalisations ; après tout, cela avait complètement foiré, donc ça devrait plaire à notre valeureux gouvernement actuel (peut-être après avoir viré Macron, qui fait du mauvais esprit), mais si on ne retente pas, on ne saura jamais si ça pourrait foirer à nouveau ; n’est-il pas urgent de réactiver les « valeurs de la vraie gauche » !

    1. albundy17

      Oui Oui, ça refait un essai grandeur nature au vénézuéla, les pauvres, a cause que c’est les bourgeois qui bloquent le pays

    2. Pwet

      Étant donné que Presiflan nous considère après le Vénézuéla de Maduro comme le pays le plus à gauche du monde ( http://lelab.europe1.fr/francois-hollande-considere-que-son-gouvernement-est-le-plus-a-gauche-du-monde-a-part-celui-de-nicolas-maduro-au-venezuela-2731438 ) et étant donné que le dit Maduro viens d’ordonner la saisie des usines (appartement à ces salops de riches/patrons/bourgeois cela va sans dire : http://www.francetvinfo.fr/monde/venezuela/venezuela-le-president-ordonne-la-saisie-des-usines-paralysees-par-la-bourgeoisie_1451675.html ) D’ici combien de temps cella se produira t’il en France ?

      Qui est John GALT ?


      Pwet

  13. Lambda Expression

    La petite grève des taxis, pétard mouillé d’il y a quelques semaines n’aura pas duré longtemps. Je comprends mieux pourquoi maintenant. Ces crevards a dû recevoir quelques assurances que les tracas allaient bientôt commencer pour Hubert. Petite pause pour ne pas que la concomitance entre les revendications de ces rentiers et l’action de l’URSSAF ne se voit pas et envoyez la purée. Nous y voilà et c’est donc ainsi que l’état va garantir la rente et pense acheter la paix. Bien joué mais faute…
    En attendant, moi qui utilise Hubert deux fois par jour, j’en ai parlé avec eux.
    Et bien sûr ils voient le vent venir et commencent à flipper.
    99% du temps les chauffeurs, ici à Paris, sont d’origine magrébine.
    Ce sont ces petits gars, probablement des cités, qui ont voulu se sortir d’un environnement qu’on ne peut pas qualifier d’ultra favorable. Ils bossent comme des rats pour tirer un salaire correct. Les 35 heures on va oublier. Ils ont choisi de le faire, ce ne sont pas des fainéants et surtout pas des profiteurs, ce sont des chances pour la France (pas de G ici). Ils sont la force qui peut redresser notre pays. Et c’est très exactement ceux-là qui vont se faire snipper pour que des rentiers puissent continuer à se gaver.
    « ça va mieux » hein, pauvre naze.
    Attend un peu que ces types constatent in situ, comment on leur casse les pattes, qu’ils expliquent bien à tous ceux du coin, quand ils seront de retour dans la mélasse du chomdu, comment ils se sont fait arracher, comment on les ramène toujours dans la merde. Quand la sauce deviendra consistante, j’aurai du mal à les blâmer pour les petits feux de joie qu’on verra apparaitre à droite à gauche.
    La messe n’est pas dite, mais on peut déjà lire la bible :
    « Ne fait preuve d’aucune initiative, n’essaie pas d’améliorer ton sort. C’est pécher, et il faudra venir à confesse. Fit toi à ton seigneur, l’état »

    1. petit-chat

      Les petits feux devraient entourer les Préfectures, les Hôtels des Impôts, les URSSAF pour être efficaces. Et pour unir la population contre l’Occupant.

    2. Bonsaï

      Sauf que là, Hubert s’y colle comme un cheveu dans la soupe, de quoi gâcher le métier ! Le système parasite qui profite du système auquel il choisit de se coller…
      « Dans chaque pays où il est présent, Uber crée un débat sur la déréglementation des services de transport. Chacun tente de trouver une solution pour ne pas étrangler une profession sans pénaliser l’innovation et la concurrence. Tour d’horizon aux États-Unis, en Israël, en Belgique, au Canada et en Grande-Bretagne. » (ajioutez-y la Suisse, pour faire bonne mesure)
      in BFM Business, 26.01.2016

        1. bibi

          On vous rétorquera que cela ne sont pas de vrais emplois, parce qu’un emploi non salarié ce n’est pas un vrai emploi.

          1. Lambda Expression

            Et on s’en foutra avec une grande force. Uber crée des emplois ex nihilo, sort des types du chômage, répond a un besoin a moindre coût. C’est factuel.
            Seulement voila, ça rentre pas dans le business modèle du poulpe avachi qu’est l’état ou alors ça marche sur les prébendes de certains des ses affidés. Dans le premier cas, il s’agit d’arrêter hémorragie (cf Air B&B) dans l’autre c’est de la connivence de base.

            1. albundy17

              soyons honnête, tout ces System collaboratifs ne créent pas des emplois, mais un peu de pognon dans la poche de ceux qui s’y plongent

              1. sam player

                Albundy : et du pognon dans la popoche ce n’est pas un auto-emploi, comme un artisan à son compte ?
                Il y avait un témoignage sur 20minutes.fr ce weekend sur un journaliste qui s’y était collé pendant 1 mois et qui en a retiré 2200-2300€ de mémoire avant de payer ses charges et sans trop se fouler par rapport à un travail normal (car lui, bien sûr, ça l’a fatigué plus que d’habitude)

                  1. sam player

                    Commentaire du journaliste :
                    « 4 semaines, 135h de travail et un emploi du temps bien chargé. »
                    PTDR
                    En plus c’est juste en démarrant donc on se doute qu’avec un peu d’habitude ou de métier ou en sélectionnant les clients il y a moyen d’être plus efficient… surtout que journaliste ce n’est pas un métier uberisable sauf à remplacer la photocopieuse…

                    1. Jiff

                      On remarquera au passage que, si l’on s’en tient à la ligne Oginot des socialauds, 4×35=140…

          2. theo31

            On s’en bat les c****** de l’emploi. L’important est de créer des richesses et générer des bénéfices.

            75 % des entrepreneurs ont créé leur propre emploi et ça doit énerver tous ces gros enculés des URSSAF.

        2. sam00

          En parlant de création d’emploi à la mode socialiste, voici ce que j’ai entendu ce jour au moment de la pause déjeuné dans l’entreprise où je travaille:

          « Au lieu d’embaucher une personne avec un salaire de deux fois le SMIC (ou plus), on ferait mieux d’en embaucher deux au SMIC. Cela fonctionnerait mieux dans l’entreprise et ça ferait baisser le chômage » …

          Mon cerveau est toujours bloqué sur l’analyse de cette tirade …

          1. Y’a rien à analyser. Si on embauchait 4 personnes à mi-temps, le chômage diminuerait encore plus vite. Etc… Et le surcoût d’avoir à gérer N personnes au lieu d’une, bah, peu importe.

            1. sam00

              Je sais bien H, je sais bien … c’était ironique 😉
              Cela m’a juste fait rire dans ma barbe lorsque j’ai entendu cette phrase.

              J’ai même pensé à un moment: c’est vrai ça! Au lieu de 577 députés, on pourrait en avoir 5770 … sur que la production de loi irait plus vite, et par là le pays irait mieux en quelques mois 😉

            2. Aristarkke

              La variante courante est de proposer de remplacer les pelleteuses et autres bulldozers par des armées de coolies ou de fellahs…
              Virons les PC et les machines à écrire et revenons à la bonne vieille plume d’oie (qui ne risque pas de manquer au pays du foie gras…) qui a fait ses preuves pendant des siècles avant que d’être honteusement remplacée par la plume sergent-major…

              1. Le Gnôme

                Malheureux, et la grippe aviaire ! Le principe de précaution interdit d’user de cet article qui a fait ses preuves. Mais on peut garder les lustrines.

              2. sam00

                Je ne le sais que trop bien … Disons que je ne pensais pas entendre cela sortant de la bouche d’une personne que je coutoie depuis quelques années.
                C’est impressionnant parfois de constater combien les cerveaux sont pollués par cette idéologie 🙁

          2. MadeInCH

            Pour des étatistes, le matériel humain est simplement interchangeable.
            Le coût et la productivité sont simplement linéaires au nombre d’unité.
            Il n’y a pas de notion de « spécialisation », de « suivi de projet », ou que quelque chose puisse ne pas être linéaire.
            Pour eux, doubler une taille, ça a comme effet de doubler la surface et le volume.
            A tout les coups, ces gens pensent que le sinus, la racine et l’exponentielle sont linéaire.
            Ils n’ont pas compris de l’exponentielle ne s’intégre pas.
            Ni que le pédalo dérive.

            1. sam00

              Je le sais … j’ai mal formulé mon propos.
              C’était juste pour signifier que lorsque le français moyen sort de telles âneries, il n’y a pas à chercher bien loin l’origine des 35h et de la retraite à 60ans

              Cette phrase m’a marqué car elle illustre bien ce que pensent une bonne part des personnes avec qui on travaille chaque jour.

            2. sam player

              « Ils n’ont pas compris de l’exponentielle ne s’intégre pas. »

              What ? Faut retourner à l’école MadeINCH !

              1. MadeInCH

                L’intégrale de exp(x), c’est exp(x) plus une constante. Donc la fonction « de base » reste identique.
                Vous ne connaissez pas la blague de sin(x), cos(x) et exp(x) qui sortent faire la fête?

                1. sam00

                  @ MadeInCH:
                  exp(x) pense que ça ne change rien qu’elle s’intègre ou pas
                  cos(x) se sent tout seul parmi les sin(x) qui lui rétorquent que pour se sentir moins seul il faut qu’il s’intègre

                  Et le lendemain, certains reprochent son comportement à cos(x) (il a une méchante gueule de bois), mais ce dernier leur répond qu’il ne connait pas ses limites 😉

          3. Val

            @sam la meilleure réponse est de leur dire « cool et si on commençait par ton job ? » Généralement le type pédale assez fort après reboot

          4. Aristarkke

            « Au lieu d’embaucher une personne avec un salaire de deux fois le SMIC (c’est déjà bien de trop pour de nombreuses personnes), on ferait mieux d’en embaucher trois voire quatre au SMIC pour faire le même boulot. Cela fonctionnerait mieux dans l’Administration et ça ferait baisser le chômage » …

        3. MadeInCH

          On vous retorquera que si Uber crée des emplois, il en détruit pleins. Et que chaque emploi précaire créé se fait sur la perte d’un emploi digne et valable.
          En fait, l’idéal, c’est le système à 2 castes à la Métropolis:
          – Une caste de travailleur.
          – Une caste d’assisté.
          – Une caste de dirigeant éclairé stratèges.

              1. Pheldge

                Ahhh, le fameux Portos avec sa valise en carton …

                Sans oublier son doigt (qui assommait disait-on ) : le fameux « doigt de Portos » 😀

            1. MadeInCH

              C’était voulu. Y’a un truc.
              Deux castes ne sont que les sous-classements d’une même chose. L’un est juste l’armée de réserve de l’autre.
              Cher lecteur, devinez lesquelles.

          1. « si Uber crée des emplois, il en détruit plein. »
            Et je rétorquerai : « ce n’est pas ce qui est observé. Désolé. »

            1. MadeInCH

              Quelqu’un pourrais rétorquer que même si Uber crée 2 emplois en en détruisant 1 dans le taxi, ce n’est que pour remplacer 1 emploi stable par 2 emplois précaire. Et c’est méchant!
              (Au cas où vous ne l’aviez pas compris, je fais l’avocat du diable. Je suis perso fondamentalement opposé au cartel et aux machins réglementé par l’état.)

              1. J’avais bien compris votre position, ne vous inquiétez pas.

                Pour la remarque 2 précaires contre 1 stable, je remarque qu’au final, ça fait toujours 2 chômeurs de moins, 2 personnes qui ne dépendent plus de l’Etat et des autres, 2 personnes qui ont une opportunité de retrouver contact et lien social, dignité, de développer des opportunités. Et ce n’est pas Popol emploi qui le fournit, ça. Du reste, ce n’est encore pas ce que montrent les chiffres et statistiques : la disparition du taxi n’est pas actée que déjà, ça crée des emplois assez stables, faisant vivre son homme.

                En 1 an, Uber a fait plus que 30 ans de politiques de l’emploi en France. C’est tout et ça fait rager les collectivistes.

                1. libellule

                  « Pour la remarque 2 précaires contre 1 stable, je remarque qu’au final, ça fait toujours 2 chômeurs de moins, 2 personnes qui ne dépendent plus de l’Etat et des autres’
                  Oui et non, En franque, les chômeurs en situation précaire dépendra toujours de l’état et pourra bénéficier d’un complément de chômage (si celui ci a pu cumuler les heures éligibles équivalent temps plein à l’ouverture de droit) si le salaire ne dépasse pas son allocation chômage (pour faire très court mais les conditions sont plus subtiles). Par contre, effectivement, c’est un moyen de sortir du chômage total dans l’avenir et créera du lien social et commencer à établir un réseau. Il vaut mieux travailler à temps partiel que pas du tout, cela peut être un tremplin pour atteindre le temps plein et là, vous avez une diminution très significative voire plus d’aides sociales à verser.

                  1. Bonsaï

                    Ce qui serait intéressant à étudier serait une véritable typologie de la clientèle des Uber dans le monde occidental. Je me demande si ça a déjà été fait.
                    Si je dis occidental, c’est que dans d’autres parties du monde, notamment l’Asie, le système D et le sens commercial font qu’il existe déjà beaucoup de moyens de transports spontanés, surtout à partir des deux roues.

                    1. Bonsaï

                      Hier à Genève grosse manif contre le dumping de Uber :
                      « De Meyrin à la place Neuve en passant par la rue de Lyon, le pont du Mont-Blanc et Rive. Les chauffeurs de taxi genevois n’ont pas choisi l’itinéraire le moins fréquenté. Mardi, entre midi et deux, ils ont roulé en cortège, à vitesse réduite et la main sur le klaxon, pour dénoncer «le subterfuge Uber». Une centaine d’entre eux a formé un cortège qui s’est mêlé au trafic. Alors que la police ouvrait et fermait le défilé motorisé, les bonbonnes jaunes et bleues se sont rapidement retrouvées séparées les unes des autres dans le trafic. Comme eux, les chauffeurs zurichois, bâlois et lausannois ont mené simultanément une action similaire sous l’égide du syndicat Unia. »
                      in tdg.ch

                    2. MadeInCH

                      Bonsaï.
                      Unia. Ceux qui rêve de se la jouer syndicate à la CGT française, ou l’autre gros machin allemand dont le nom m’échape.
                      Peu après la fondation (récente) d’Unia, les patrons d’une fabrique de machin à cigarette (filtre ou papier, je ne sais plus), se demandaient si l’usine était rentable, et si il fallait la fermer ou la moderniser.
                      Unia a appris que les patrons se posaient la question.
                      Il fallait donc agir fort pour montrer la force de frappe de ce nouveau syndicat!
                      -> Grève des ouvrier. Avec moulte banderolles.
                      Ceci a permis une levée de doute immédiate sur la question de la rentabilité de l’usine. Qui a fermé. Pis c’est tout. Voilà.
                      Merci pour l’aide à la prise de décision.

            1. Jiff

              Il faut avoir une vision plus globale et à long terme: combien d’Ûbers auront envie de créer leurs propres entreprises ?

  14. Villon89

    Assez dingue que Montebourg fait une école de management, bascule chez Habitat et revient vite à son « boulot » de politique professionnel. Trop dur le monde réel ?

  15. yoananda

    Suis d’accord avec ce billet, sauf une phrase, ou alors je l’ai mal comprise :
    « lorsqu’on prend la peine d’aller parler à ces personnes qui composent le peuple et forment ce pays »

    au dernières nouvelles, le peuple est aussi socialiste/centraliste/interventionniste que ses élites. En dehors de quelques îlots partout sur le net, c’est la propagande marxiste qui contamine les esprits, de ce que je constate.

        1. Aristarkke

          C’est peut-être le début ?
          Sur BFM Radio, ils annonçaient à 13 Heures que le baril de brut retapait les 50$, ce qui ne s’était pas vu depuis longtemps.
          Causes invoquées : incendies monstrueux au Canada, déroute du Vénézuéla et difficultés au Nigéria…

        1. Pheldge

          Il aurait pu nous mettre au parfum, qu’on puisse spéculer un peu et se faire des thunes ! pffff … mauvais Camarade, va !

    1. Oui mais non. Ceux qui créent la richesse du pays sont assez libéraux pour eux-mêmes, plutôt socialistes pour les autres, et en tout cas résolument contre les « solutions » que les politiciens et leurs administrations vendent actuellement.

          1. yoananda

            On ne parle pas des « créateurs de richesses », mais des « créateurs de richesses tendance libérale -pour eux même – » (je ne suis pas trop sûr de savoir ce que ça veut dire le « pour eux même », mais passons)

            Salariés libéraux en France ? montez au moins un sondage à l’appui de votre affirmation, on ne doit pas vivre dans le même pays …

            Même les patrons en France ne sont pas vraiment libéraux alors … les salariés …

            1. Jiff

              « Même les patrons en France ne sont pas vraiment libéraux  »

              Ne confondez point patrons de grosses entreprises (5% max du tissus français) avec patrons de PME|I (le reste moins les indépendants), c’est extraordinairement différent…

          2. Aristarkke

            Là Monseigneur, votre exil belge déforme votre perception.
            Les salariés contribuent évidemment à la production de richesse nationale (sinon personne ne prendrait la peine de les payer pour cette fin) mais il est exact que la mentalité de base est globalement soce, juste avec des variations d’intensité. Entre ce que me racontent ma Dame de son hôpital privé, ma fille aînée de l’Educ Nat (une pépinière et un élevage industriel) et ma seconde fille de sa clinique privée, on mesure que nous sommes des spécimens à caser dans une réserve parce que nous génocider la mettrait mal dans les consciences…

            1. Relisez bien ce que j’ai dit : chacun, en France, à commencer par les producteurs de richesses, est très libéral pour lui-même, et toujours nettement plus socialiste pour les autres.

              1. Aristarkke

                Monseigneur, je l’avais bien lu (comme quasiment toujours ce que je lis).
                Mais ce n’est vrai qu’en apparence.
                Beaucoup de ces soi-disants libéraux ne le sont qu’à titre intéressé.
                Le raisonnement est de penser : j’offre de partager ce que j’ai (parce qu’implicitement je n’ai jamais grand chose, en tous cas moins que bien des voisins) contre le fait qu’on obligera ceux qui ont plus à partager et qu’alors le premier cité en recevra des morceaux…
                Une sorte de multiplicateur keynésien appliqué à la micro-économie de proximité…

                1. bob razovski

                  « j’offre de partager ce que j’ai (parce qu’implicitement je n’ai jamais grand chose, en tous cas moins que bien des voisins) contre le fait qu’on obligera ceux qui ont plus à partager et qu’alors le premier cité en recevra des morceaux… »

                  Les soviétiques étaient quand même plus lucides.

                  Deux Tovarichi discutent autour d’une vodka :

                  – tu sais, Fédorovitch, que si j’avais un troupeau de vaches, je t’en donnerai la moitié, car tu es mon tovarich
                  – Tu es bon Petrovitch. En échange, si j’avais 10 acres de champs, je t’en donnerais la moitié
                  – C’est tout à ton honneur Fédorovitch, Pour te prouver ma reconnaissance, si j’avais une voiture, je te la donnerais
                  – J’apprécie ton geste Petrovitch, moi qui n’ai qu’un vélo pour me déplacer
                  – Et ami Fédorovitch, en échange de ma voiture, me donnerais-tu ton vélo ?
                  – ah non !
                  – Pourquoi donc, ami Fédorovitch ?
                  – Parce que le vélo, je l’ai, et il est à moi !

                  😉

              2. Othello

                Bah c’est bizarre, moi c’est l’inverse: je suis libéral pour les autres et assez socialiste pour moi-même. Mais mon côté socialiste ne regarde que moi, ça ne doit donc pas être du socialisme, plutôt de la charité, en toute immodestie… Et au passage j’emmerde profondément les gens qui expliquent qu’un acte gratuit correspond en fait à des motivations profondes inavouables.

  16. dede

    « Ces dernières vingt-quatre heures ont été déterminantes pour la France puisque grâce à ses administrations performantes et son élite politique au taquet, le pays vient une nouvelle fois de se ménager de vraies solutions opérationnelles pour son avenir.  »

    Desole mais je n’ai pas pu aller plus loin…

    1. LaVitreCassée

      @ dede: L’ironie, c’est pas votre truc apparemment…

      La pauvre « orélie »… Après avoir servi de punching ball à Piketty, elle sert de faire valoir « peoplesque » à Montebourg !

      C’est moche…

  17. Frigouret

    A propos du lien sur ce qui ce passe en suisse en fin d’article.
    Je bouquine un peu Mises et dans son exposé sur le liberalisme il critique vivement la démocratie directe . En gros Mises prétend que la démocratie directe en suisse est anecdotique , réservée à la vie du village en quelque sorte. Mises de trompe lourdement car des procedures de democratie directe existent au plus haut niveau de la federation,.
    En fait je me demande si la réussite suisse est due à sa mentalité ou à sa constitution parce que c’est dans le pays où le peuple peut potentiellement établir légalement un régime très dirigiste que les institutions sont parmis les plus libérales d’Europe et du monde, je sais pas si leur modèle est transportable ailleurs.

    1. Je pense que Mises a une critique fondée de la démocratie « directe », notamment parce que donner de l’importance à la foule est toujours extrêmement dangereux.

      1. bibi

        Pour faire simple la Suisse est coupée en deux entre une Suisse francophone socialiste et une suisse germanophone libérale, pour l’instant la suisse germanophone arrive en tenir en respect les velléités socialistes au niveau confédéral mais si jamais il y a une bascule du camp germanophone, il n’y aura rien qui pourra empêcher la Suisse de basculer dans le socialisme.

      2. Bonsaï

        La démocratie directe suisse n’a rien à rien avec la foule, même à ses débuts en 1291. Nous avons élaboré un système de votations extrêmement sophistiqué et performant, qui permet de traverser les écueils de manière élégante, mais néanmoins pragmatique et moderne.

        1. Frigouret

          Je ne comprend pas bien le distinguo entre un peuple qui peut proposer ou invalider des lois , même constitutionnelles, et la foule. Je comprend bien par contre la crainte d’une democratie plebiscitaire , tapageuse et démagogique. Mais qu’est ce qui fait la frontière entre ces deux pratiques ?

          1. Il n’y en a pas. Lorsqu’il n’y a pas de tensions et que les ventres sont pleins, on appelle ça démocratie. Et quand les ventres sont vides, paf, c’est l’ochlocratie. En France, on s’achemine assez vite vers la seconde. En Suisse, ils ont du mou (de l’or et de l’emmental).

          2. Bonsaï

            La foule est un ensemble indivis, les mots ont (encore) un sens. La foule ne vote, elle manifeste.
            La démocratie telle que pratiquée en Suisse est extrêmement sophistiquée. Je vous assure que prendre connaissance des documents descriptifs accompagnant chaque votation représente un certain travail intellectuel, même si au final on coche oui ou non.

        2. Non seulement les votations ont tout à voir avec la foule, mais il n’y a qu’à voir les sujets de ces votations pour comprendre que l’ochlocratie et le socialisme sont toujours à un pas de prendre le pouvoir définitivement. Pour le moment, la richesse et la relative isolation de la Suisse les a mis à l’abri de la dérive socialiste complète (notez qu’il y en a quand même une), mais ça peut basculer n’importe quand.
          Je rappelle que vous allez voter prochainement sur le revenu de base qui est l’exemplification parfaite de ce socialisme décontracté.

          1. Bonsaï

            Ce n’est parce que vous avez le droit de proposer au vote (et récolter le nombre de signatures exigées) des idées bizarres ou qui sont dans l’air du temps que le peuple, dans sa sagesse, les acceptera.

            1. Regardez celles qui sont passés (qui ont été votées) ces dernières décennies et vous constaterez toujours plus de lois liberticides et égalitaristes. Je n’y peux rien, c’est ainsi.

              1. Peste et coryza

                Certains diraient que ce sont justement les conséquences de la prospérité et de la démocratie.
                Comme nous sommes prospères, nous n’avons plus à nous battre, donc il faut nous protéger… y compris de nous même.
                Comme nous sommes en démocratie, tout le monde est sensé avoir les mêmes chances. A la fin, si certains ont plus que les autres, c’est pô juste.
                http://www.manicore.com/documentation/serre/ouvrages/democratie_amerique.html

                  1. Peste et coryza

                    Là, excusez moi, mais j’ai du mal à suivre.
                    De tout temps les dirigeants produisent du droit. Les rois, les nobles, les évêques, mêmes les villes et les guildes… jusqu’aux comices paysannes à la taverne du coin.

                    Ce qui est récent, c’est le monopole de la création du droit par l’état, et un certain respect de la propriété…

                    1. Vous confondez la loi et le droit. La production de loi, c’est un truc qui existe depuis des lustres. L’obtention d’un état de droit, ce sont de rares périodes dans l’histoire de l’Humanité. Et (coïncidence ? je ne crois pas) ce sont ces périodes qui correspondent à des développements humains majeurs.

                  2. Othello

                    « La prospérité est le résultat de l’état de droit, pas de la démocratie. » Que ce ne soit pas le résultat de la démocratie est une certitude. En revanche, j’inverserais bien la première proposition, pour moi ce serait plutôt « L’état de droit est la résultante de la prospérité »

                    1. sam player

                      En fait je pense que c’est plus ou moins lié (l’oeuf, la poule, toussa comme je disais plus bas) mais ce que l’on constate notamment en Afrique, au Venezuela, en Argentine, Afrique du Sud, c’est que lorsqu’il y a n’y a plus de respect de la propriété le pays part en sucette, voir aussi la Zambie dans les 20 ou 30 dernières années. C’est aussi souvent lié à une absence de cadastre.
                      Ce que l’on appelle l’état de droit c’est bien celui qui permet le respect de la propriété et il est donc bien nécessaire et préalable à la prospérité.

                    2. Non non, c’est bien le contraire. État de droit => prospérité. Ça explique pourquoi l’Afrique, par exemple, ne décolle pas.

            2. Aristarkke

              Des commentaires lus sur un blog (celui du Temps???) que je n’arrive plus à identifier/retrouver, la littérature qui accompagne cette votation est merveilleuse de romantisme et d’altruisme (avec le pognon des autres as usual)
              Reste plus à espérer, si cela passait, qu’il se trouvera assez de Suisses dingues agréant de « se réaliser » dans un travail forcené d’esclaves pour que d’autres puissent « se réaliser » à discutailler du sexe des Anges dans la baie du même nom et acceptant de partager volontiers…
              Une chose est sûre, c’est qu’avec un pareil Etat-Providence, il y aura du recrutement chez les gabelous et autres garde-frontières pour limiter les invasions en devenir…

          2. Frigouret

            Peut être mais si des votations aboutissent à des résultats malheureux ils peuvent avec la même facilité les abroger. C’est donc un processus expérimental ou l’erreur est corigeable et ou on accumule de l’expérience , c’est comme cela que l’on s’eduque non?

            1. « ils peuvent avec la même facilité les abroger »
              Si c’était vrai, ça se saurait. 0 expérience socialiste s’est terminée d’elle-même par renoncement spontané.

          3. Bonsaï

            Pour le revenu de base, c’est un refrain très à la mode en Europe en ce moment :
            « Une initiative citoyenne européenne (ICE) en faveur du revenu de base a été officiellement lancée en janvier 2013 conjointement avec les réseaux militants et associatifs de 21 autres pays. Elle s’est achevée en janvier 2014 après avoir récolté plus de 300 000 signatures dans toute l’Europe. »
            D’ailleurs il pourrait se concrétiser en Finlande et aux Pays-Bas !

            1. sam00

              En même temps, Bonsaï, une idée saugrenue qui consiste à distribuer du pognon à tout le monde sans aucune contrepartie (ni travail, ni contrainte, ni obligation) … pourquoi voudriez-vous que ce refrain ne soit pas très à la mode?

              C’est très facile de concrétiser le revenu de base dans toute l’Europe. Vous prenez les 508 191 116 habitants (données 2015), et vous leur distribuez 800€ par mois chacun (chiffre moyen rencontré parmi les adeptes du RU).
              Il vous faut donc imprimer : 4,878634714×10¹² € chaque année.

              5000 Milliards d’euro de création monétaire pure chaque année en arrondissant.
              Dit plus simplement, cela revient à DOUBLER la quantité de pièces et de billets en euro et les dépôts à vue, et cela chaque année (M1 euro = 5121 Md € Dont billets = 903,5 Md € Dont dépôts à vue = 4218 Md €)

              Je vous laisse calculer (même en première approximation grossière) ce que deviendra l’inflation dans un tel cas … 30 à 50% me semble un minimum …

            2. sam player

              Bonsaï, c’est parfois difficile de comprendre le sens de ce que tu dis, surtout dans ce cas là avec ton point d’exclamation à la fin de :

              « D’ailleurs il pourrait se concrétiser en Finlande et aux Pays-Bas ! »

              A-t-il le sens d’un youpi du premier degré ou du deuxième degré ?

        3. sam player

          Y a quand même quelques votations qui de mon point de vue posent problèmes : l’une d’elles par exemple est la généralisation de la cotisation d’allocations familiales obligatoire *à une caisse* il y a une dizaine d’années alors que certaines entreprises se satisfaisaient très bien du versement direct aux salariés.
          Un autre phénomène que l’on perçoit aussi dans les chiffres c’est qu’il y en a de plus en plus, dans les votations, qui votent pour des égalités et des ponctions redistributives.
          Heureusement que le pays va bien, ce qui est certainement la conséquence de cette démocratie, mais je préférerais que des votations ne puissent pas se faire pour ce qui relève du privé, de près ou de loin.

          1. « le pays va bien, ce qui est certainement la conséquence de cette démocratie, »
            A mon avis, c’est le contraire : la démocratie va bien ce qui est la conséquence du fait que le pays crée de la richesse.

            1. sam player

              Oui, en écrivant je me posais la question de la poule et l’oeuf et je ne voulais pas froisser l’arbre… c’est pas mon genre 😀

                1. Rastapopoulos

                  Je ne sais pas si cela vient de la démocratie direct ou non mais le socialisme progresse aussi en Suisse comme aux USA. Tout ça parce que les socialistes contrairement aux libéraux savent faire de la propagande. L’école, les medias, sont tous socialistes en Suisse (sauf un journal Suisse Allemand). Dans le canton de Vaud, le lavage de cerveaux des enfants commencent très tôt (écologie, etc), ensuite la RSR prend le relais.
                  Tant que les libéraux n’agiront pas en profondeur, les mentalités seront toujours plus en plus socialistes car plus facile (un peu comme la Force) aux premiers abords. Il est difficile d’argumenter avec ses gens car ils ont des arguments qui font mouches : « Tu n’as pas besoin de 3 Mercedes, le pauvre, il a faim, comment va-t-il payer les médicaments contre son cancer, etc ».
                  Pour changer les mentalités, y a pas 36 solutions, il faut éduquer les gens dès le plus jeune âge.
                  Ronald Reagan était employé par GE pour vanter les mérites de l’entreprises auprès des salariés. Il faut faire la même chose.

                  http://i2.wp.com/thelibertarianliquidationist.com/wp-content/uploads/2013/12/libertarians.jpg?resize=720%2C491?w=580

                  1. eole

                    @rastapopoulos: vous mentionnez un journal alémanique libéral. Pourriez – vous m’en indiquer le titre? Je serais vivement intéressée de le connaître. Merci.

            2. MadeInCH

              J’ai plustôt l’impression que, voyant ce qui se passe en France, la Suisse, qui commence à craidre pour son économie, a tendance à voter de moins en moins soce et à rejeter de plus en plus les inititiatives de gauches.

              1. Bonsaï

                Il y a toujours eu des cycles en histoire, comme en politique.
                Il faut juste ne pas rester le nez dans le guidon et ne pas lire ou consulter une seule référence…

              2. Bonsaï

                Alors voilà MCA vous avez une question, j’ai la réponse :
                J’ai devant moi une enveloppe assez épaisse du Service des Votations et Elections, avec mon bulletin de vote à remplir pour la votation du 5 juin ainsi que divers documents explicatifs.

                C’est donc un petit dossier assez joufflu, prestement résumé sur un bulletin de vote au format B5 :
                Il y a là trois niveaux de votations :
                – fédérale avec 5 questions du style « Acceptez-vous l’initiative populaire pour un revenu de base inconditionnel? »
                ou encore
                « Acceptez-vous la modification du 25 septembre 2015 de la Loi sur l’Asile (LAsi) ?
                — cantonale avec 6 questions
                – communale avec 2 questions.

                Une fois rempli, on peut l’envoyer par la poste ou (si on est puriste) aller le déposer soi-même dans l’urne le dimanche 5 juin. De nos jours, on peut évidement l’envoyer par internet.
                Et c’est comme cela plusieurs fois par an. Hé oui, citoyen suisse ça se mérite, c’est un job harassant…

                1. Aristarkke

                  Vous, ce sont les votations, nous, ce sont les déclarations fiscales…. Et plus elles sont « simplifiées » plus elles sont longues à remplir…

      3. Peste et coryza

        La particularité de la Suisse a été soulignée dès le moyen age. Je ne sais pas si ça tient de l’habitude de porter les armes, de la militarisation de la population (les fameux piquiers suisses qui ont brillé face au téméraire), au fait que c’est un peuple montagnard (donc isolé, habitué à une vie dure (la vie en montagne est éprouvante : les plantes poussent mal, le climat est traitre)), ou qu’ils aient/ont à composer avec de puissants voisins.

          1. MadeInCH

            Vous confondez le goïtre du haut-valaisan avec l’atrophie céphalique par mutation dûe à la radioactivité du radon du granit des alpes et du béton des abris anti-atomiques.
            Faut pas tout mélanger.

        1. MadeInCH

          Le fait que les Suisse se sont toujours méfiés d’une autorité centrale? Refusant mordicus que son voisin puisse avoir plus d’autorité que lui?

      4. MadeInCH

        De mömoire: « La différence entre un peuple et une foule, c’est la discipline », dixit le papa du futut prophète de Dune.
        Sinon, je pense qu’il y a aussi un sens de l’intérêt commun.
        Sans cela, comment expliquer les refus des initatives « Plus de vacances », « moins d’impôts », « supprimer l’armée (promesse de plus confort pasque arméE obligatoire, et des économies) et le futur rejet du « revenu universel »?
        Les suisses sont individualistes, et ils se rendent compte que seul des restrictions de l’état permettent de conserver cette induvidualité.Et seul le système de démocratie directe évite que l’état fasse n’importe quoi.
        Ensuite, ceux qui font le plus d’assaut incessant pour plus de centralisme, ce sont les soces. En général, ils se font battre. Pas toujours.
        Mais même les Romands (francophones) se rendent compte de ce qui se passe en France, et ne veulenent surtout pas aller dans cette voie.
        La considération que « la foule a tors » en parlant de démocratie directe, c’est considérer les gens comme des cons.
        Or il me semble que les 40 dernières années ont généralement prouvé le contraire en Suisse.

          1. MadeInCH

            https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_initiatives_populaires_f%C3%A9d%C3%A9rales_en_Suisse
            Pas beaucoup de projets socialistes qui sont passés.
            Comme celle ciinitiative populaire « concernant la protection des locataires et des consommateurs » de 1954
            à celle-ci: « 6 semaines de vacances pour tous » 2008, en passant par « Pour une caisse maladie unique et sociale » 2004, et finissant par « Pour une caisse publique d’assurance-maladie » 2012 (date de dépôt. Pas de la votation.
            Rien que avec ces zolis noms, de français auraient sauté à pied joints sur le gros OUI rouge fluo clignotant néon.
            En Suisse? ah. ben… non…
            Je ne vois pas où le bilan n’est « pas top ».
            Je pense au contraire que avec un peuple éduqué et avec du bon sens populaire, ça marche bien.
            Mais il faut aussi qu’il y aie assez de votations pour que le peuple s’exprime assez souvent pour que -LE THE- vote de la décénie ne soit pas surtout l’espression du raz-le-bol accumulé depuis des années par du « je vous chie sur la gueule, bande de foule inculte, car JE sais mieux que vous! » bien gras concentré gluant.

            1. Aristarkke

              C’est un catalogue assez surprenant qui part vraiment dans tous les sens.
              Mais il est de fait qu’il y a eu une majorité de propositions soces qui ont soit été retirées, soit refusées nettes.

              1. Bonsaï

                Cela « part dans tous les sens » parce que nous ne votons pas seulement sur des thèmes proposés par le gouvernement, mais aussi sur des initiatives dites « populaires ». En effet des individus ou des groupes peuvent aussi proposer un objet à la votation, pourvu qu’il passe l’épreuve de pertinence et qu’il recueille le nombre de signatures requises.
                C’est cela entre autres qui fait l’originalité du système démocratique suisse.

                1. Jiff

                  Je serais curieux de voir les stats concernant la distribution des propositions suivants les groupes en présence (eun ch’tite URL?)

                    1. MadeInCH

                      Un tableau de mon lien, avec les initiatives « de gauche » acceptées et refusées. Les retirées ou invalidées n’y sont pas.
                      C’est du tabilated columns. Désolé pour la mise en page.
                      ——
                      Acceptées refusées Initiant
                      0 5 GSSA – Groupe pour une Suisse Sans Armée
                      0 3 Jeunesse socialiste & La Gauche
                      0 3 Les Verts
                      0 2 Parti du Travail
                      0 2 Parti Ecologiste Suisse
                      0 3 POCH Parti Ouvrier?
                      1(*) 24 PSS PartiSocialiste Suisse
                      0 1 SociéTé Suisse des EmployéS de Commerce
                      0 2 SPA
                      0 1(**) Syndicat de la communication
                      0 1(a) Travail Suisse
                      0 1(b) Union des Etudiants Suisses
                      0 9 Union Syndicale Suisse

                      (*) Election Proportionelle du Conseil National en 1913
                      (**) »Services posteaux pour tous »
                      (a) « 6 semaines de vacances pour tous »
                      (b) « Bourses d’études »

                    2. Jiff

                      Merci pour ce tableau, qui confirme ce que je pensais (et me rappelais) des Suisses: ce sont des gens équilibrés et carrés dans leur tête, contrairement à nous…

            2. sam player

              Assez d’accord sur le fait qu’il y ait assez de votations afin que ce ne soit pas l’occasion de se défouler sur le pour ou contre le gouvernement, comme les quelques référendums en france.
              Mais le plus important, pour éviter cet effet retors, c’est que l’initiative vienne du peuple et si possible pas d’un parti politique même si on se doute que ceux-ci vont se positionner.

              Ce que je trouve un peu aberrant c’est que les propositions n’ont pas à être financées. Ainsi la prochaine votation pour le RU (ou RBI)
              __________
              La Constitution est modifiée comme suit:

              Art. 110a (nouveau) Revenu de base inconditionnel

              1 La Confédération veille à l’instauration d’un revenu de base inconditionnel.

              2 Le revenu de base doit permettre à l’ensemble de la population de mener une existence digne et de participer à la vie publique.

              3 La loi règle notamment le financement et le montant du revenu de base.
              ____________
              Autant faire des référendums pour que tout le monde se fassent des bisous, que plus personne ne meurent sur terre et que même les moches puissent pécho des stars… la loi réglant le problème.

              1. Bonsaï

                @ Sam Player 13:31
                « Mais le plus important, pour éviter cet effet retors, c’est que l’initiative vienne du peuple et si possible pas d’un parti politique même si on se doute que ceux-ci vont se positionner. »
                Un individu ou un groupe peuvent très bien proposer une initiative, du moment qu’elle passe le seuil de pertinence (pas complètement loufdingue) et qu’elle récolte le nombre de signatures requis.

                1. sam player

                  Oui l’arbre, je comparais avec le référendum français qui est toujours d’origine étatique et qui fait que les votants se positionnent pour ou contre le gouvernement (cf le général en 69)

              2. MadeInCH

                Sam Player: Y fait beau à Vielleville?
                Au sujet de ce RU:
                Tout ceux que je connais (Mon entourage n’est pas forcément représentatif de l’ensemble des votants, mais bon..) me répondent:
                « ça va pas, non? Je veux pas payer! Moi! »
                J’en conclus que le Suisse se voit comme le travailleur/payeur. Pas comme l’assisté social.
                Et il en a un peu marre de payer pour… pour quoi, pour qui?
                J’espère ne pas me tromper.
                .
                Je pense à une fable que j’avais lue (de mémoire):
                Un paysan, s’inquiétant de l’avenir de sa contrée, va voir une voyante, lui demandant ce que sera le futur. Elle lui prédit que la forêt va donner de l’abondance. Mais après? Le commerce va fleurir grâce au fleuve. Mais après? Les champs vont être fertiles. Mais après? La voyante, agacée, répond: Il y aura toujours des rustres gros bras rudes pieds dans la terre de ton genre! Le paysant pousse un soupir de soulagement, et s’en va content.
                .
                Il n’y a de richesse que d’homme, disait chsaispluski. J’y crois fermement.
                Le Vénézuela est riche de pétrole et de terres et de forêts exploitables.
                La Suisse a … ses habitants. Et ils en sont conscient. On a RIEN. Donc on doit bosser. Et maintenir la réputation de qualité, car c’est tout ce que l’on a. Et on est tout petit.
                .
                Désolé (Je ments!) d’être fier de ceux qui me ressembles et de l’histoire des miens.

    2. Roi Heenok

      Benjamin Franklin avait bien vu le coup : la démocratie fonctionne plus ou moins jusqu’au jour où les gens se rendent compte qu’ils peuvent se voter l’argent des autres.

      1. Deres

        Les principaux intérêts de la démocratie ne sont malheureusement pas garanties. Pour moi, ce sont l’alternance et la responsabilité des élus, le tout via des élections régulières. En France, on voit malheureusement que l’alternance n’est pas garanti car les élus sont interchangeables et restent aux affaires toute leur vie durant. Quand à la responsabilité, on voit bien que ceux qui ont des casseroles se font réélire quand même. C’est cela le fond du problème français, qui fait que la démocratie française dégénère.

  18. LaVitreCassée

    Bon je sais que cela ne plaît pas trop au maître des lieux, mais je me fends d’un p’tit H.S.

    Je relisais récemment ces petits textes tirés du journal intitulé « Jacques Bonhomme » (1848) qui avaient pour objectif de mettre en garde contre le Socialisme, les simples travailleurs/ouvriers. J’ai été frappé par leur bon sens et leur actualité. En même temps, ils sont du « Maître » Bastiat…

    I. Liberté

    J’ai beaucoup vécu, beaucoup vu, observé, comparé, étudié, et je sais arrivé à cette conclusion :

    Nos pères avaient raison de vouloir être libres, et nous devons le vouloir aussi.

    Ce n’est pas que la liberté n’ait des inconvénients ; tout en a. Arguer contre elle de ces inconvénients, c’est dire à un homme qui est dans le bourbier : N’en sortez pas, car vous ne le pouvez sans quelque effort.

    Ainsi il serait à souhaiter qu’il n’y eût qu’une foi dans le monde, pourvu que ce fût la vraie. Mais où est l’autorité infaillible qui nous l’imposera ? En attendant qu’elle se montre, maintenons la liberté d’examen et de conscience.

    Il serait heureux que le meilleur mode d’enseignement fût universellement adopté. Mais qui le possède, et où est son titre ? Réclamons donc la liberté d’enseignement.

    On peut s’affliger de voir des écrivains se complaire à remuer toutes les mauvaises passions. Mais entraver la presse, c’est entraver la vérité aussi bien que le mensonge. Ne laissons donc jamais périr la liberté de la presse.

    C’est une chose fâcheuse que l’homme soit réduit à gagner son pain à la sueur de son front. Il vaudrait mieux que l’État nourrît tout le monde ; mais c’est impossible. Ayons du moins la liberté du travail.

    En s’associant, les hommes peuvent tirer un plus grand parti de leurs forces. Mais les formes de l’association sont infinies ; quelle est la meilleure ? Ne courons pas la chance que l’État nous impose la plus mauvaise, cherchons à tâtons la bonne et réclamons la liberté d’association.

    Un peuple a deux manières de se procurer une chose : la première, c’est de la faire ; la seconde, c’est d’en faire une autre et de la troquer. Il vaut certainement mieux avoir l’option que de ne l’avoir pas. Exigeons donc la liberté de l’échange.

    Je me mêle aux débats publics, je m’efforce de pénétrer dans la foule pour prêcher toutes les libertés dont l’ensemble forme la liberté.

    II. Laissez-faire

    Laissez faire ! — Je commence par dire, pour prévenir toute équivoque, que laissez faire s’applique ici aux choses honnêtes, l’État étant institué précisément pour empêcher les choses déshonnêtes.

    Cela posé, et quant aux choses innocentes par elles-mêmes, comme le travail, l’échange, l’enseignement, l’association, la banque, etc., il faut pourtant opter. Il faut que l’État laisse faire ou empêche de faire.

    S’il laisse faire, nous serons libres et économiquement administrés, rien ne coûtant moins que de laisser faire.

    S’il empêche de faire, malheur à notre liberté et à notre bourse. À notre liberté, puisqu’empêcher c’est lier les bras : à notre bourse, car pour empêcher, il faut des agents, et pour avoir des agents, il faut de l’argent.

    À cela les socialistes disent : Laissez faire ! mais c’est une horreur ! — Et pourquoi, s’il vous plaît? — Parce que, quand on les laisse faire, les hommes font mal et agissent contre leurs intérêts. Il est bon que l’État les dirige.

    Voilà qui est plaisant. Quoi ! vous avez une telle foi dans la sagacité humaine que vous voulez le suffrage universel et le gouvernement de tous par tous ; et puis, ces mêmes hommes que vous jugez aptes à gouverner les autres, vous les proclamez inaptes à se gouverner eux-mêmes !

    III. L’État

    Il y en a qui disent : C’est un homme de finances qui nous tirera de là, Thiers, Fould, Goudchaux, Girardin. Je crois qu’ils se trompent.

    — Qui donc nous en tirera ?

    — Le peuple.

    — Quand ?

    — Quand il aura appris cette leçon : L’État, n’ayant rien qu’il ne l’ait pris au peuple, ne peut pas faire au peuple des largesses.

    — Le peuple sait cela, car il ne cesse de demander des réductions de taxes.

    — C’est vrai ; mais, en même temps, il ne cesse de demander à l’État, sous toutes les formes, des libéralités.

    Il veut que l’État fonde des crèches, des salles d’asile et des écoles gratuites pour la jeunesse ; des ateliers nationaux pour l’âge mûr et des pensions de retraite pour la vieillesse.

    Il veut que l’État aille guerroyer en Italie et en Pologne.

    Il veut que l’État fonde des colonies agricoles.

    Il veut que l’État fasse les chemins de fer.

    Il veut que l’État défriche l’Algérie.

    Il veut que l’État prête dix milliards aux propriétaires.

    Il veut que l’État fournisse le capital aux travailleurs.

    Il veut que l’État reboise les montagnes.

    Il veut que l’État endigue les rivières.

    Il veut que l’État paye des rentes sans en avoir.

    Il veut que l’État fasse la loi à l’Europe.

    Il veut que l’État favorise l’agriculture.

    Il veut que l’État donne des primes à l’industrie.

    Il veut que l’État protège le commerce.

    Il veut que l’État ait une armée redoutable.

    Il veut que l’État ait une marine imposante.

    Il veut que l’État…

    — Avez-vous tout dit?

    — J’en ai encore pour une bonne heure.

    — Mais enfin, où en voulez-vous venir ?

    — À ceci : tant que le peuple voudra tout cela, il faudra qu’il le paye. Il n’y a pas d’homme de finances qui fasse quelque chose avec rien.

    Jacques Bonhomme fonde un prix de cinquante mille francs à décerner à celui qui donnera une bonne définition de ce mot, l’état ; car celui-là sera le sauveur des finances, de l’industrie, du commerce et du travail.

  19. Aristarkke

    une de nos plus fières administrations mettait le pied dans un des plats où la main de l’Homme ne s’était jamais aventuré.
    C’est beau comme une tirade de Gustave Labarbe, le vaillant maire de Champignac-en-Cambrousse.

    Toutefois, cela serait encore plus beau avec une finale: aventuréE…

    (Eduquer les masses au libéralisme, disait un des commentateurs…)

  20. Infraniouzes

    Uber Bonimenteur de la Baffe, qui réside à l’Elysée, a raison de dire que, contre le chômage, on a tout essayé; oui. Tout ce qui était socialiste, marxiste, trotskyste et chavisme. Comme ça n’a pas marché, il faudrait maintenant essayer les méchantes recettes libérales qui disent toutes: commençons par travailler. Mais, de nos jours, dire ça, quelle incongruité. Parlons d’abord loisirs, vacances, avantages acquis, RTT, retraite et après on osera aborder le sujet brûlant du travail.
    De toute façon, faire baisser drastiquement le chômage reviendrait à… mettre au chômage les salariés de Pôle Emploi.

  21. Marc Bloch

    Dites-moi H16, le Dressement Reproductif c’est une allusion au sujet de ce qui s’est passé entre Montebourg (moi le mou) et l’onomatopée ?

    Désolé si je suis un peu long à la détente – même si cela me permettrait d’assurer efficacement le poste sus-cité mouahahaha.

  22. Aristarkke

    Psttt, Mélusine :

    Dans l’un de ces raisonnements si subtilement stupideS et si insidieusement destructeurS auXquelS l’URSSAF nous a déjà largement habitués

    ou

    Dans l’un de ces raisonnements, si subtilement stupide et si insidieusement destructeur auquel l’URSSAF nous a déjà largement habitués, (…)

    (Perso, je préfère la première mouture parce qu’on ne peut s’habituer qu’avec le truchement d’un certain nombre de récurrences…)
    😉

  23. sam player

    Ali Badou, le gars qui se permet d’être assez incisif sans proposer de solutions dans la vidéo Canal+ du reportage de Slate de ton lien h16… c’est ce même journaliste qui a acheté son permis de conduire pour quelque milliers d’euros : c’est sorti la semaine dernière mais on n’en a peu entendu parler.
    Macron a quand même des couilles dans cette émission pour le peu que j’en ai vu… et contrairement à l’URSSaf il dit bien que ce sont des entrepreneurs et non des salariés.

    1. Hang’em High

      Badou… gendre (main gauche) de Tonton… avait été soupçonné – voire convaincu – d’avoir pris des photos de Mitterrand sur son lit de mort, rue Frédéric Le Play… pas pour le fun, mais pour le fric… alors, finalement, le voir utiliser cet argent pour un permis de conduire… j’y vois une morale…

      Quant à cette manie de l’auto-critique (normale, me direz-vous, pour un Permis de Conduire), cette confession publique des errements, dont « ils » semblent croire que cette pénitence publique est un rachat de leurs fautes auprès du populo, j’y vois une des (multiples) causes du mépris général dans lequel vivent ces canailles…

    1. Hang’em High

      Ben… quand on se tue à vous dire que « ça va mieux »…. gens de peu de foi !

      mais j’aime bien l’expression « déterre plus de 7 myards de PIB » : on hésite entre le trésor du capitaine Kidd, et les « mineurs » de Bitcoin…. La pibole, c’est du pipeau….

    2. Aristarkke

      Le pouvoir d’achat du revenu disponible brut des ménages accélère (+1,6 % contre +0,7 % en 2014) à la faveur de revenus d’activité plus dynamiques.
      Je ne sais pas pour le kamarade Albundy mais je ne vois rien qui aille dans ce sens dans mon activité hors le train-train de la réparation/renouvellement de matériels de chauffage d’eau…
      (l’hiver trop doux a été une catastrophe dans le remplacement des chaudières…)

      1. albundy17

        Je vois pas mal de collègues qui ferment boutique, pour ma part je tiens car pas de charges fixes.

        j’ai un bon paquet de ma clientèles qui ont commencé à payer de l’impôts pour la première fois de leur vie en 2013, mais ce n’était pas dû a des revenus supp….

    3. Aristarkke

      Et hop !

      Une tiotte cagnotte à dépenser dare-dare…

      Comme les choses s’arrangent bien, n’est-il-pas ???

      Peak de la Faribole a raison de dire que tout va mieux avec ce bel et bon argent qui sort du néant…
      Le socialisme, c’est vraiment magique…

  24. Aristarkke

    Un article de la blogosphère qui donne un autre éclairage du même évènement :

    http://www.eric-verhaeghe.fr/uber-coup-detat-de-lurssaf-ile-de-france/

    (alors, lui, EV, il faut se pincer pour vérifier qu’on ne rêve pas de ce qu’il écrit aujourd’hui par rapport à ce qu’il écrivait sur la SS et affidés, il y a un an…

    Il se bornait alors à préconiser un replâtrage plus ou moins profond mais sans attaquer vraiment le mammouth en lui permettant toujours le principe du monopole)
    Comme quoi, de creuser dans cette mine l’a fait évoluer plutôt dans le bon sens…

  25. Zer

    Heureusement, autour de la planète le combat continue et au Québec on s’occupe aussi de ces vampires de Über comme ils le méritent :

    http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201605/03/01-4977843-un-projet-de-loi-fatal-pour-uber.php
    Non, le patronyme du premier sinistre n’est pas un gag.

    http://www.journaldemontreal.com/2016/05/04/projet-de-loi-coderre-dit-bye-bye-a-uber

    Les commentaires des articles suscitent le désir d’immolation. Verrats heureux d’être gouvernés par des truies.

  26. René-Pierre Samary

    Ce bougre de Montebourg avait disparu des écrans radar, et hop, le revoilà, plus frétillant que jamais, redressé, productif, savamment décoiffé… La valse des pantins continue. Chouette billet, patron.

    1. Jiff

      Nooon, le timing est bon; juste le temps que la mémoire de poisson rouge des électeurs se remette à zéro (ou pas, certains commentaires semblant rester lucides: « et maintenant, quoi? »)

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