Bilans insincères, code du travail et mentalité étriquée

Stupéfaction (millimétrique) : l’audit des comptes de la Nation réclamé par le Premier Ministre sur la précédente mandature et réalisé par la Cour des Comptes vient de tomber et n’est absolument pas tendre avec les prouesses budgétaires de Hollande et sa fine équipe de branleurs coûteux (parmi lesquels officia jadis l’actuel Président, mais c’est sans lien). Sapristi, la situation est bien aussi catastrophique que ce qu’on imaginait !

Pour la Cour, pas de doute : avec les comptes et les budgets votés, on assiste à des « errements », des « biais de construction ». Pire, pour elle, les « textes financiers sont manifestement entachés d’insincérités ».

Hollande, capitaine de pédalo CCCP

Entendre ça au sujet de budgets votés par les socialistes d’alors, c’est finalement rassurant puisque cela montre que la Cour des Comptes fait, malgré tout, un travail honnête d’analyse et d’audit. Ce n’est aussi absolument pas surprenant tant on savait déjà, depuis la quantité invraisemblable de cadeaux distribués par Hollande en fin de mandats jusqu’à l’état général des finances du pays et de ses déficits annuels toujours plus joufflus, que ceux qui nous gouvernent ont constamment poussé l’Etat français dans l’ornière avec une application, un cynisme et une obstination qui frise la compulsion mentale.

Et c’est d’autant moins surprenant que le constat de finances bidouillées et de budgets trompeurs s’ajoute aux bobards d’arracheurs de dents qui furent le lot commun des équipes hollandesques pendant les cinq années passées au sujet de l’emploi, chiffres du chômage en tête. Chômage qui ne fut guère combattu que par la distribution effrénée de formations bidons (qui valent maintenant des tracas à Pôle Emploi) qui n’aident vraiment personne, et l’embauche continue et à rythme soutenu d’agents dans le secteur public (à tel point que l’emploi dans ce secteur a augmenté presque deux fois plus vite que l’emploi privé pendant le quinquennat du Petit Moelleux).

Eh oui, pas de doute : les précédents occupants de l’Elysée et de Matignon ont bobardé, pipeauté et même carrément truandé les Français. Les réformes nécessaires n’ont pas eu lieu, l’équilibre budgétaire n’a jamais été atteint, l’austérité a continué à être une blague utilisée comme élément de langage par les aigrefins collectivistes pour faire passer de force leurs « utopies réelles » qui ont clairement abouti à enfoncer un peu plus la France dans ses problèmes au lieu de l’en sortir.

Ce constat pitoyable posé, l’actuel chef de l’Etat va devoir remédier aux problèmes que posent ces manquements, ces errements et ces budgets consternant.

Une piste s’est déjà dessinée puisqu’Emmanuel Macron a clairement indiqué qu’il mettait la priorité de son action sur d’importantes réformes du Code du travail. D’ailleurs, les premières esquisses de cette réformes sont évoquées dans la presse qui trépigne visiblement d’impatience en rappelant avec insistance l’étendue de ces réformes et la méthode choisie (l’usage des ordonnances) pour les faire passer.

Et en effet, lorsqu’on lit que seront retravaillées les lois relatives aux accords d’entreprises et aux accords de branche, qu’on prévoit de fusionner les différentes instances représentatives en entreprise du personnel, qu’on envisage de fixer des barèmes aux indemnités de licenciement ou d’harmoniser les modes de licenciement, d’introduire le chèque syndical, de remettre sur le tapis le travail dominical et encore deux ou trois autres bricoles, on sait que cette réforme du Code du travail promet de grands moments de nervosité du côté des éternels grilleurs de merguez et autre professionnels de la grève coordonnée.

Le combat pourrait donc être âpre. Mais il ne se jouera pas que sur le terrain syndical. Il apparaît aussi que la mentalité française, et notamment dans certains pans entiers du service public et des médias, constituera un autre challenger sérieux des propositions présidentielles et gouvernementales. Il n’est en effet qu’à voir la façon dont la presse s’est récemment emparée d’une étude de l’INSEE sur le ressenti des chefs d’entreprise vis-à-vis du Code du travail pour comprendre les mécanismes psychologiques en oeuvre actuellement.

En effet, tant pour la presse que pour l’INSEE, non, le Code du travail n’est pas le premier frein à l’embauche. Comme l’expliquent tous les articles bâtis sur le même modèle à partir des résultats INSEE sur les barrières au recrutement dans ses enquêtes de conjoncture,

« Les embauches sont freinées par l’incertitude sur la situation économique (barrière citée par 28% des entreprises), la difficulté à trouver de la main d’oeuvre compétente (27% des entreprises), un coût de l’emploi jugé trop élevé (23% des entreprises) et par la réglementation du marché de l’emploi (18% des entreprises) »

Et voilà : la réglementation du marché de l’emploi n’arrive qu’en quatrième position, mes petits amis, c’est donc finalement relativement accessoire pour le patron moyen ! De fil en aiguille, il faudrait en conclure que le président Macron se lance donc sur un chantier annexe. Mieux : comme ce Code du travail ventripotent n’est, d’après l’INSEE (et tous les journaux derrière) que la quatrième et très mineure raison des difficultés observées, on se demande pourquoi on s’obstine à vouloir le modifier, n’est-ce pas…

Ces articles et cette enquête sont malheureusement symptomatique du mal français, cette mentalité passéiste qui voit systématiquement dans le Code, la Loi et l’encadrement tous azimuts par un Etat tout puissant l’unique solution aux problèmes qui nous occupent, et qui se trouvent donc automatiquement toutes les raisons de ne surtout pas y toucher.

Reprenons en effet les raisons invoquées comme frein à l’embauche, pour bien comprendre qu’elles ont la même racine, évidente.

Il ne semble en effet venir à l’esprit d’aucun des journalistes et des analystes de l’INSEE que l’incertitude économique est d’autant plus un frein à l’embauche que cette embauche se traduit immédiatement par d’insurmontables emmerdes administratives et financières si la situation se retourne et qu’il faut débaucher. L’économie est, par définition, toujours incertaine. D’ailleurs, l’Allemagne, les Etats-Unis ou l’Angleterre sont confrontés à la même incertitude économique et les entreprises ne se privent pourtant pas d’embaucher (et en tout cas, nettement moins qu’en France). Mais ces entreprises ont aussi une bien plus grande latitude pour réduire la voilure lorsque l’incertitude économique se traduit par un retournement.

Or, qu’est-ce qui joue le plus dans cette marge de manœuvre laissée aux entreprises, sinon le Code du travail ?

Le coût de l’emploi, jugé trop élevé, est une autre raison invoquée. On se demande foutrement bien qui impose ce méchant coût de l’emploi. L’article L3231-12 du Code du travail n’a bien sûr aucun rôle dans ce coût. Concernant les assurances (chômage, santé, vieillesse), il va de soi que le Code du travail n’y a là encore aucune responsabilité. Les coûts induits par ces assurances n’y sont donc pour rien. De même que personne ne pourra mettre l’invraisemblable tombereaux de cerfas et de démarches administratives à remplir à chaque embauche dans la case des coûts de l’emploi imputables à ce Code. Tout le monde sait que ces démarches et ces cerfas sont décidés unilatéralement par les entreprises, les syndicats ou le personnel de l’une ou l’autre mairie, pour le fun.

D’autre part, si le coût de l’emploi français ne dépendait pas du Code du travail mais, par exemple, du seul niveau de vie, on aurait alors beau jeu de se comparer avec d’autres pays où ce coût de l’emploi est nettement supérieur. Je pense ici à la Suisse où le salaire moyen est notoirement supérieur au français sans que le taux de chômage s’en rapproche, même de loin. Le Code du travail suisse est réputé pour sa maigreur comparé au français… Coïncidence ? Je ne crois pas.

Autrement dit, aux 18% qui imputent directement au Code du Travail les difficultés d’embauche, on peut aussi ajouter les 28% de l’incertitude économique et les 23% du coût de l’emploi. En somme, directement et (plus ou moins) indirectement, l’obèse Code du travail français est bel et bien responsable d’au moins 69% des réticences des entreprises à embaucher, et ce même si psychologiquement, il est manifestement très urticant pour les journalistes et pour l’INSEE de l’analyser dans les réponses qui leurs sont fournies.

Néanmoins, parions que cette analyse sera au mieux décriée, au pire complètement ignorée. On peut encore espérer qu’Emmanuel Macron fera malgré tout avancer sa réforme même si, au vu de ce qui est annoncé actuellement, son ampleur paraît bien trop modeste.

Pendant ce temps, d’autres pays progressent, plus pragmatiques, moins encombrés par de vieux principes collectivistes baignés d’une vision délicieusement marxiste de la société, et sabrent sauvagement dans leurs impôts. L’Irlande a largement montré que cela marche très bien. La Hongrie nous donnera un nouvel exemple.

Rassurez-vous : compte-tenu de sa mentalité, la France ne le suivra pas.

Commentaires184

  1. Aristarkke

    Les dialogueurs de BFM le déploraient fortement, ajoutant, les perfides, que c’était bien la peine d’avoir tant vanté que la politique se ferait différemment sous Macron, pour finalement recourir aux mêmes expédients comme découvrir -subitement, forcément subitement- que les finances ne permettent pas d’offrir toutes les promesses faites sauf celles d’augmentation des taxes et autres impôts…

  2. Le Gnôme

    Un chef d’entreprise dont le bilan serait qualifié d’insincère serait traîné devant les tribunaux et condamné. Là, Pépère jouit tranquillement de sa retraite.

    Pour le reste, rien ne changera, sinon à la marge. Le chômage va augmenter avec la fin des formations bidon et les embauches se feront a minima.

    Encore un quinquennat de perdu.

    1. Royaumont

      Si la loi était appliqué de la même façon pour tous, la moitié des ministres et des hauts fonctionnaires de Bercy seraient en prison.
      Fort heureusement, la république de connivence réserve ce type de désagréments aux manants…

  3. Stéphane B

    Ouai et dire que madame souhaite monter une boite avec bibi. Cela promet de grands moments de solitude ou de rire suivant l’état d’humeur

      1. Stéphane B

        Naaannnnn bibi yena marre descons. Tiens, ça me rappelle un colonel du 40ème RA. il était très courtois, très agréable, aimant discuter et j’étais heureux néanmoins de ne pas être sous ses ordres. Lorsqu’il a réuni ses cadres, off et sous off, au Cinéma faisant office d’amphithéâtre, pour leur annoncer son programme, il a déclaré en introduction: Je suis le colonel Bescons, ce n’est pas que mon nom, c’est aussi mon programme. Le bougre s’en est tenu à là durant deux ans mais je l’adorais

      1. Bonsaï

        C’est surtout le défaitisme perpétuel qui fatigue les esprits.
        Au début c’est un genre qu’on se donne pour avoir l’air léger et désabusé et un peu plus loin c’est le je-m’enfoutisme que l’on voit actuellement à l’œuvre.
        La critique c’est bien, mais constructive c’est mieux !

        1. Mildred

          Le nombre de milliardaires français exilés en Suisse – avec leurs milliards gagnés en France – est tellement élevé, qu’on comprend que notre Jupiter soit moins critiqué en Suisse qu’en France.

          1. Bonsaï

            Les mythes ont bon dos …
            Les milliardaires français ce n’est pas la peine de les chercher plus loin que dans les Antilles françaises, la Réunion, la Guyane et autres territoires d’Outre-mer où l’on peut tranquillement investir ses gains sans être trop embêté par les espions du fisc !

        2. Val

          Bonsaï je ne vois pas en quoi critiquer l appellation contrôlée de Macron est défaitiste. Ce nom Jupiter, sans doute marketé par ses soins et qui en dit long sur l’égo du bonhomme est tout simplement grotesque. On est pas obligé de l’utiliser à moins de vouloir ajouter du pathétique à une situation déjà bien assez pénible.

          1. Aristarkke

            Il montre aux nostalgiques d’Ali Juppé qu’ils peuvent espérer retrouver des miasmes de ce grand homme (pour eux) dans son auberge (un peu) espagnole…
            Les Hauts-de-France ont été occupés par les Ibères jusqu’au milieu du XVIIE siècle…

            1. Lark on the Wing

              mentalité « Gueux de Mer », hein, Harry ?…. certains, comme Philou, préfèrent courir la Gueuse, lambic ou pas….

                1. Lark on the Wing

                  « gueuse » se dit aussi dans ce contexte, hein ? j’avais vérifié au préalable, connaissant l’esprit vétillo-flamand de certains….

                  wikipedia.org/wiki/Gueuze

                    1. sam player

                      PTDR
                      La gueuse est à l’ancre flottante, ce que le viol est à l’amour… une histoire de profondeur…

                    2. Aristarkke

                      Arbolito, vraiment raccord avec la discussion…
                      Enfin, vous êtes suisse, ce qui autorise à la magnanimité…

                    3. Régis33

                      Ben oui , une gueuse de fonte ….. ça flotte .
                      Surement que sur le lac de Gnèves alooorrrrrrrs !

                  1. Aristarkke

                    Orthographe *parfois » utilisée par les Béotiens…
                    Pourrais-je te proposer d’aller nous jeter une crique derrière le sternum au motif que la prononciation est la même???…

          2. Idomar

            Jupiter, marié à sa soeur Junon (non pas sa grand mère) ne se voyait sacrifier que des animaux de couleur blanche (tiens tiens prémonitoire).

            1. sam player

              Bah ça annonce la couleur et c’est toujours mieux que l’hyperprésident ou le président normal.

              A moins que vous ayez apprécié les échanges entre Normal 1er et Léonarda :mrgreen:

              Jupiter pour moi ça annonce plutôt celui qui va résoudre les conflits en tranchant magnanimement dans le vif, dieu ou pas dieu,… ça va saigner !
              Bon entre l’image que ça renvoie et la réalité y aura peut-être un canyon, mais en attendant c’est l’intention qui compte…

              Bayrou, Sarnez, Ferrand ont giclé, pour l’instant c’est un sans faute… Wait & See

              A ceux qui se posent des questions (uhm HB, Harry), je suis dans le factuel et à votre grand désarroi, pour l’instant il n’y a rien, que dalle… mais ne vous impatientez pas, ça viendra certainement.

              Pour l’instant… que dire ?

  4. Val

    Oui très surprenant que la cour des comptes sorte un rapport honnête. Surtout quand on regarde de près sa composition : une belle brochette d’énarques doublés d’IEP tellement médaillés qu’ils en brillent comme un miroir de bo*del.

    1. Royaumont

      La cours des comptes peut se permettre de dire – un peu – la vérité parce que personne ne tient jamais compte de ses rapports. C’est à chaque fois la même chose : on s’indigne, on s’exclame et … rien, tout continue comme si de rien n’était.

      1. Val

        @Royaumont tout à fait . En revanche, le jour où ces types cesseront de dire la vérité, il sera plus que temps de plier bagage…

  5. dov kravi דוב קרבי

    Le vocabulairement correct a encore frappé la Cour des Comptes. Insincérité ? Il y a au moins trente synonymes tels que mensonge, imposture, tromperie, mystification.
    De toute façon, que croyez-vous qu’il arrivera aux aigrefins du précédent quinquennat ? Bravo, vous avez gagné.

    1. BDC

      Bah … ça m’a l’air de ressembler au privé pour une fois, vu que des comptes « sincères » font partie du vocabulaire d’un CAC : Article L. 823-9 du code de commerce
      Les commissaires aux comptes certifient, en justifiant de leurs appréciations, que les comptes annuels sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la personne ou de l’entité à la fin de cet exercice.

  6. René-Pierre Samary

    Qui peut être assez fou pour embaucher quelqu’un sans avoir la possibilité de s’en défaire, pour quelque motif que ce soit, après un simple avertissement ? Voilà une chose que je n’ai jamais comprise.

    1. Lorelei

      Il est plus difficile de licencier un salarié que de divorcer, sauf si le salarié est d’accord de partir. Pour de nombreux employeurs, c’est la première raison pour ne pas embaucher.

        1. Aristarkke

          Donc pour résoudre les problèmes avec son employée, WP n’a qu’a entamer une procédure de divorce…
          Astucieux, le gars….
          😛

            1. paf

              il a peut-etre raison vu que la loi ferait que, meme completement folle, madame ramasse plein de cash et garde les enfants, la voiture et le chien.

      1. sam player

        J’avais trouvé pas mal les analogies faites avec le mariage qui disaient qu’on réfléchirait à 2 fois, voire qu’on ne se marierait moins ou pas du tout si les conditions de divorce étaient longues et pénibles procéduralement parlant, et lourdes financièrement parlant, ça tombe sous le sens.

        1. Aristarkke

          Naguère, en Italie ou en Espagne, le divorce était quasiment interdit à donf…
          Pas eu d’écho qu’il n’y avait pas de mariages en conséquence…

          Il y avait cependant le divorce à l’italienne en solution de dernier recours, il est vrai…

          1. sam player

            Plein de raisons :

            – Risk reward ratio : vivre à la colle n’était pas de bon aloi pour ces dames.

            – Religion

            – Patrimoine

            … et avoir une maîtresse n’était pas une cause de divorce, bien au contraire c’était du lubrifiant social.

              1. Lorelei

                Barbie avait sa dot et elle repartait avec elle en cas de divorce.
                Et on se mariait rarement par amour, mais pour des alliances.

        2. paf

          Well c’est exactement le cas dans pas mal de pays, ou les conditions legale du divorce font que peu importe les circonstances, c’est madame qui ramasse tout, et plus.En consequence les jeunes hommes aux USA et au Canada commencent a tout simplement ne plus se marier, c’est devenu trop dangereux, surtout si on considere les statistiques et la curieuse tendance moderne des jeunes meres a degager le mari a peine les enfants pondus.ET ca n’est que le debut.

  7. Calvin

    Hep, h16, Mélusine, …
    Il y a sans doute une coquille là :
    « … les entreprises [des USA, du RU, d’All.] ne se privent pourtant pas d’embaucher (et en tout cas, nettement moins qu’en France). »
    Ce devrait être « plus », non ?

    Sinon, vous donnez raison aux médias, syndicats, Filoche, et autres insoumis à l’ultra-néo-libéralisme…

        1. Pheldge

          Petit, à ton âge, il faut dormir la nuit ! Tes parents devraient vérifier que « ta lumière est bien éteinte » , avant d’aller se coucher 😉

  8. Mildred

    C’est vrai que les Français ont été truandés par Hollande mais ils ont eu leur « mariage pour tous » malgré les millions de manifestants qui ont occupé le pavé pendant plusieurs semaines.
    Si comme c’est probable, Macron ne réussit pas à faire entendre raison aux partenaires sociaux, qu’à cela ne tienne, qu’il donne aux Français « la PMA et la GPA pour tous », peut-être même inscrites dans la Constitution !
    Voilà qui devrait faire baver d’envie nos amis Allemands pour qui ce n’est qu’aujourd’hui que cette ringarde de Merkel a enfin accepté de soumettre le mariage homo au vote, au Bundestag !

    1. Val

      @Mildred oui c’est beau le progrès, PMA pour tous et payé par tous, elle n’est pas belle la vie ? Encore un « droit à  » de plus satisfait .

      1. Adolfo Ramirez Jr

        Le droit à… l’enfant comme produit et non comme sujet.
        Dans 100 ans on ira les commander en boutique et on pourra les échanger contre le ticket de caisse.

    2. Pythagore

      Décidé lundi, voté vendredi. Micron même avec une assemblée de larbins a besoin d’ordonnances.
      Angie a voté contre bien qu’ayant porté la loi au parlement. Il lui fallait couper l’herbe sous le pied du SPD. Ca a été très éfficace, lundi la presse parlait du SPD et de son programme, mardi plus rien, la presse ne parlait que du mariage pour tous.
      L’evikazité aaallemandeuh je suppose.

  9. Black Mamba Warrior

    Permettez-moi monsieur de H16, de m’insurger doucement contre l’ allégation suivante « aux bobards d’arracheurs de dents ».
    L »honorable pratique d’arracheur de dents a évolué dans le temps et ceci grâce aux techniques modernes et aux anesthésiques, un praticien doué de ses mains peut garantir sans rougir que l’exérèse sera faite sans la moindre douleur.

    1. Calvin

      Oui, mais la phrase :
      « aux bobards d’arracheurs de dents de cette
      époque lointaine où les techniques ancestrales ne connaissaient ni anesthésie efficace ni compétence scientifique sérieuse »
      serait sans doute trop longue !
      😉

            1. sam player

              Donc tu n’avais pas pu apprécier ça il y a 4 jours :

              h16free.com/2017/06/26/58572-une-retraite-royal-que-nenni#comment-623610

  10. honorbrachios

    Trouver des comptes « insincères » en début de mandat permet de dire en filigramme : « vous voyez, je ne voulais pas augmenter les impots mais ces sagoins de l’équipe d’avant nous y obligent »
    Il faut donc s’attendre à ce que la TVA (ou autre) augmente de 0,9 ou 1,9 , technique de marketing oblige : pas de chiffres ronds, pendant l’été.
    Les têtes d’oeufs doivent bien rigoler avec un tel peuple de moutons à la mémoire de bulots….

    1. Calvin

      Le « top », ce serait
      (petit aparté aux élites du pays : je suis un petit jeune prometteur pour plumer ces Français qui cachent leur épargne, ces plombiers, dentistes, libéraux, etc… Pour toute correspondance, contactez h16 qui vous enverra mon CV.)
      D’annoncer que la hausse de CSG prévue par le candidat Macron serait moins forte, mais en augmentant également et légèrement la TVA.
      Puis, un an plus tard, reconnaître que la hausse de TVA n’était pas suffisante.
      Puis, un an plus tard, appliquer la promesse de campagne consistant à augmenter la CSG du niveau attendu.
      Puis, un an plus tard, reconnaître que la hausse de TVA et de la CSG n’étaient pas suffisantes.
      Etc.

      1. honorbrachios

        Etc, Mais attention! : Arrêtez de monter 2 ans avant élection, laissez filer déficit en cachant un peu sous le tapis, puis goto line 1!

  11. cherea

    Rien, bien sûr…

    Pour info, je rappelle qu’au Brésil, Dilma Roussef a été destituée pour falsification des comptes publics…si on avait encore un peu de mansuétude sur la justice française…la justice brésilienne est plus indépendante que la justice française, voilà c’est maintenant prouvé par a+b…

    et quand on parle des juges…pourquoi n’y a-t-il pas d’autosaisine du parquet national financier mis en place par Hollande…on pourrit à tort ou à raison Fillon pour un million sur 40 ans et on laisse tranquille Hollande et Sapin pour 16 milliards sur un an.

    Sur un an Hollande et Sapin c’est trois Kerviel, et voyez le feuilleton judiciaire qu’on subit depuis 10 ans…

    Tant qu’aucun responsable politique ne sera pas traîné devant une cour de justice pour ce genre d’acrobaties…ce pays ne se remettra pas…

    1. Royaumont

      Petite devinette, comment appelle-t-on un régime où :
      – la justice est aux ordres et s’auto-saisit contre les ennemis désignés tout en s’auto-censurant pour les personnes au pouvoir
      – la presse est aux ordres, vit de subventions et fait l’apologie du pouvoir personnel
      – le parlement n’est qu’une chambre d’enregistrement
      – les ministres n’ont aucune autonomie réelle
      ?

      La république française

  12. nemrod

    Mouhaha…
    Un type qui a été falsificateur en chef jusqu’en Août 2016…n’était pas au courant de la falsification des comptes !

    Que je suis content de m’être abstenu ( hormis au premier tour de la Pestilentielle ), j’aurais au moins la satisfaction intime de ne pas faire partie du troupeau bêlant de Mougeons.

    Suite des épisodes :
    – Augmentation des prélèvements
    – contre feu de mesures sociétales qui vont monter un peu plus les gens les uns contre les autres : GPA, Corrida…

    Bon !
    Faut activer la procédure d’exil ( intérieur à minima )

    1. sam player

      Comme beaucoup vous confondez l’Economie et les Finances, et certainement parce que les rênes de ces 2 entités ont souvent été tenues par le même personnage dans le même lieu (c’est le cas de l’actuel: Bruno Le Maire) et certainement parce que les recettes de l’une (l’Economie) alimentent l’autre (à sens unique, sens 1), tout comme à l’inverse les décisions de l’un (Finances) affectent l’autre (à sens unique aussi, sens 2) mais le Ministère de l’Economie n’a pas plus à voir avec le Budget que l’Economie n’a à voir avec le Travail.

      Le ministère de l’Économie est le département ministériel chargé de la politique économique de l’État français.

      Les confondre serait comme confondre le Ministère du Travail et le Ministère de l’Economie. Ce serait d’ailleurs logique, dans l’étatisme actuel hein, que le Travail soit un satellite (Secrétariat d’Etat) du Ministère de l’Economie, tellement les 3 sont imbriqués dans les conséquences de leurs décisions.

      Travail–> Economie –> Finances

          1. Lark on the Wing

            Rappelons que Jupiler (qui ne se prend pas pour de la petite bière) est un brillant sujet de l’Inspection Générale des Finances (IGF)… et qu’il fut le conseiller très écouté de Mol-Dugland…

            Alors, n’est-ce pas, jouer sur les mots et les titres pour le dédouaner subtilement, c’est tout de même limite…

            Rappelons, sans nous lasser, ce qu’est le rôle de l’IGF: « « la mission principale de l’IGF est de contribuer à une gestion rigoureuse et efficace des finances publiques » .

            Je propose donc que l’on fusille dans les plus brefs délais tout le personnel de l’IGF : on ne fera grâce qu’à ceux qui pourront prouver qu’ils ont tiré la sonnette d’alarme.

            1. Aristarkke

              La gueuze lambic t’est inconnue mais tu as la Jupiler dans tes registres ? Cette brasserie est descendue jusqu’à Le Morvan ???

              1. Lark on the Wing

                J’ai des amis belgicains, avec lesquels je chasse dans l’Est… et ils ne se déplacent pas sans une caisse ou deux de Jupiler…. d’où mes connaissances en cette matière…

                1. Aristarkke

                  Tes Belgicains ne sont pas très difficiles ou alors, ont des oursins dans les poches…
                  La pression standard qu’ on trouve aisément dans les estaminets tenus par contrat, est à peine passable. Il y a très facilement mieux à trouver sans se ruiner de l’ autre côté de Quiévrain…

            2. sam player

              HB
              Ce n’est pas parce que la caissière de Carrouf’ a une licence en droit qu’elle est responsable des problèmes juridiques de son employeur.

              De même qu’exercer consécutivement des fonctions transversales dans la même entreprise ne préjuge pas d’une responsabilité actuelle due aux fonctions passées.

              1. sam player

                Sauf exceptions (je cherche si je dois mettre un « s » ou pas, rien à voir avec la grammaire), vous me faites souvent bien rigoler :
                – vous fustiger le mammouth étatique mais tout à coup vous n’hésitez pas à mettre les problèmes sur le dos d’un seul homme;
                – idem quand vous critiquez le coté jupitérien d’un président tout en convenant que la dictature (éclairée hein la dictature) sera la meilleure façon de sortir de ce marasme et mettre l’administration au rancart…

                Un peu de cohérence svp !

                1. Lark on the Wing

                  hmmm! toujours complexes, les arguments avancés par M. de Sameplaillère, qui nous la joue même parfois Gotainer (pour l’Infinitif, hein ? :))))

                  La « cohérence » invoquée ?

                  1/ l’étonnement surjoué par notre transparent Premier Ministre quant à un budget « insincère », qui semble surprendre les hautes sphères, dont Maquerond était pourtant partie prenante jusqu’en août 2016…. je veux bien croire à la sincérité de l’étonnement dont s’agit, mais je dois alors vous faire une révélation : ce sera difficile à admettre pour beaucoup, certes, mais le petit sorcier Harry Potter n’existe pas !

                  2/ la mafia de l’IGF, étage suprême de l’Enarchie (certains parlent de « réseaux », mais soyons francs, le mot « mafia » est parfaitement idoine) a soutenu Maquerond dès l’origine, et imaginer qu’il n’était pas tenu informé des manipulations budgétaires par ses ex-confrères de Bercy… là encore, la naïveté a ses limites : à vouloir croire en un « étonnement » de sa part, on touche alors au sublime de la niaiserie…. .

                  3/ Maquerond a voulu monter au cocotier : il assume donc à un double titre la responsabilité d’une situation désastreuse, à laquelle il a, dans une très large mesure, participé, d’abord en tant que conseiller du Pdt, puis en qualité de Ministre, et enfin en tant que candidat avec programme prétendûment salvateur, dans une France dont la situation est tellement catastrophique que je n’imagine pas même qu’elle puisse être sauvée en l’état.

                  4/ Connaissant, en orfèvre, la situation financière du pays, il a multiplié les promesses vagues et démagogiques afin d’assurer son élection : quand les cocus de tous bords vont lui présenter la facture, je crois que mes provisions de popecorne vont s’amenuiser.

                  5/ Il est donc emblématique d’une technostructure qui met le pays au pillage pour ses propres fins, et au diable si cela conduit à l’effondrement : leur précautions sont prises, soyons en certains…
                  Je lis actuellement une histoire de Byzance, sous l’angle économique : « cet empire apparaît, dès le début de son existence indépendante, comme un organisme atteint de maux sérieux : asservissement et oppression de la majorité de la population, corruption de la bureaucratie, faiblesse de l’organisation militaire » ; « la population civile était considérée par la caste des fonctionnaires comme une masse privée de droits, bonne uniquement à acquitter les impôts » ; « l’empire était gouverné par une bureaucratie pléthorique » ; « les représentants des classes supérieurs, les hauts dignitaires bénéficiaient de multiples privilèges et avantages au point de vue fiscal  » ; etc. car je pourrais multiplier les exemples troublants de ressemblance avec notre situation actuelle, sans même qu’il soit nécessaire d’évoquer un prudent « mutatis mutandis » (Byzance, des origines à 1453, MV Levtchenko, libraire Payot)

                  Je maintiens ainsi qu’une réforme authentique, et apportant quelques espoirs de succès, passe par la suppression de l’ENA et de toute la technostructure actuelle (rappelons qu’en Allemagne, il n’y a pas d’ENA, et que le ratio fonctionnaire/emploi industriel est de 10% / 24%, quand ces proportions sont inversées en France).

                  Je rejoins parfaitement M. de Seize – et, en aucun cas, les soutiens d’un dictature éclairée ou pas – dans ses propositions de maintien des seuls ministères régaliens : toutes les réformettes annoncées par Maquerond – si même elles vont à terme, ce qui n’est pas acquis – ne sont que poudre aux yeux,…et nous sommes à court, même de collyre…

                  1. sam player

                    @HB
                    1/ tu tournes en boucle
                    2/ tu tournes en boucle
                    3/ tu tournes en boucle
                    4/ tu tournes en boucle
                    5/ tu tournes en boucle

                    1. sam player

                      Ca me rappelle un ami qui était passé me voir car sa relation avec son amie était finie 😥 et il ne comprenait pas pourquoi.

                      Bah c’était normal : ça s’est fini comme ça avait commencé, sans raison hi hi hi

                      Le rapport avec vous ?
                      Vous en arrivez à critiquer Macron sans raison, par principe.
                      Attendez un peu, vous en aurez certainement des raisons, mais là, tout comme il y en a des qui sont amoureux de l’amour, vous êtes accroc à la critique.

                      J’apprécie que h16 ne tombe pas dans ce travers facile.
                      Allez lire Corto, vous trouverez plein de raisons : ce qui a été dit ou pas dit, la couleur de la cravate ou du tailleur etc…

                    2. Lark on the Wing

                      Rien de navrant comme l’enthousiasme aveugle du nouveau converti…. mais soit : ton prosélytisme reste mesuré, et à fort bon droit… malgré son optimisme natif, le fabricant de machines tournantes connaît aussi la prudence, et on embauchera subtilement Monseigneur à l’appui de sa cause.

                      Ceci dit, permets moi un court apologue, pour mettre un terme plaisant à une amicale polémique, qui trouvera, dans les quelques mois qui viennent, l’issue dont je ne doute guère (je sais, je sais, « je tourne en boucle »).

                      After eating an entire bull, a mountain lion felt so good he started roaring. He kept it up til a hunter came along and shot him.
                      Know the moral ? hmmm? : « when you’re full of bull, keep your mouth shut »….

                    3. sam player

                      @ Lark on the Wing 1 juillet 2017, 7 h 58 min
                      « Rien de navrant comme l’enthousiasme aveugle du nouveau converti… »

                      J’en attendais un peu mieux de toi, qui considère donc que si on n’est pas contre c’est que l’on est avec ?

                      Je suis factuel, je m’appuie sur des faits… et non sur la couleur de la cravate

                    4. Pheldge

                      le Sam, c’est un confrère : il fait dans les machines tournantes, un peu comme moi, à un « à » près, entre machines, et tournantes … 😀

            3. Lark on the wing

              Ah voui…. Jupiler ne devait pas lire le Figaro

              lefigaro.fr/figaro/video/le-projet-de-budget-de-michel-sapin-est-il-sincere/5145116263001/

              mais bon, en septembre dernier, il venait juste de quitter le gouvernement, il avait perdu pied, le brave jeune homme, et il pensait à son brochet : on ne saurait lui en vouloir, hein ?

              Il se rattrape maintenant, avec une admirable pertinacité, aidé par tous les petits Narks mentionnés infra, et qui, en poste à Bercy, auraient pu l’aviser que Sapin et Eckert y faisaient rien que de l’insincérité : n’y ont pas pensé, c’est ballot hein ? ya de quoi être Kohler, comme dirait Philou….

              lefigaro.fr/conjoncture/2017/06/29/20002-20170629ARTFIG00268-comment-macron-a-structure-sa-task-force-economique.php

              Cette Marie Visot… pour une journaleuse, elle écrit bien, et elle est informée… By Jove, il devrait l’embaucher comme spiekrine, pasque le Castaner, il fait quand même rustique… dans ces ambiances éthérées, parmi les ouizkides de Bercy, la bouche pleine de timbildingue et de tasqueforce, il est dépaysé… forcément, à Forcalquier, c’est pas le même milieu, hein ?…. la première fois où le Roy a évoqué sa tasqueforce, le Tophe pensait qu’il parlait de la Tarasque… fallu lui expliquer… gênant… les Narks regardaient le bout de leurs chaussures, en rigolant discrètement….

              1. sam player

                Replay :
                Il y a autant de rapport entre le ministère des finances et celui de l’économie qu’entre le service compta et le service marketing.

                D’autre part, sa position n’était qu’une étape : qu’auriez vous dit si en plus de n’avoir jamais été élu, il n’avait jamais eu une quelconque position dans un gouvernement ?

                Un peu de cohérence svp !

                1. Lark on the wing

                  Voui, vouui…. quand un ministre ne sait pas ce qui se mijote à l’étage Budget au-dessous de lui, quand il dispose de relais personnels auprès de ses collègues IGF, sans penser à les interroger, alors qu’il se prépare à se lancer dans le bain présidentiel, quand il joue au scrabble pendant les Conseils le mercredi, et qu’ il ne lit pas la presse économique, alors d’accord, on peut croire qu’il ignorait tout de l’insincérité du Budget de MM. Sapin et Eckert….

                  En même temps, n’est-ce pas, cela ne plaide pas vraiment pour lui reconnaître une intelligence et un don d’anticipation hors du commun….

                  1. sam player

                    Personne ne dit qu’il ne savait pas : il y a ce qui est officiel et ce qui est officieux, vu qu’en plus Sapin le contestait. Là c’est devenu officiel.

                    Il se passe la même chose lors du rachat d’une boite : on suppute, on écrit la clause qui va bien avec la supputation, puis lors de l’étude du bilan on s’appuie sur cette clause pour demander un remboursement partiel sur la somme versée, dont on a pris soin de mettre une partie sur un compte bloqué comme caution de bonne fin.

                  2. Pheldge

                    Tu ne penses même pas que ça l’arrange, cette histoire ? le « budget insincère » donne : « il manque 8 milliards » donc, il va falloir augmenter un peu plus la CSG par exemple, la mort dans l’âme, mais c’est la faute à Flamby et au PS !

                    1. Pheldge

                      En plus, il y a un rejet de Flamby et de son équipe et du PS fort, et un « désir de Macron » : personne ne va lui reprocher quoi que ce soit, c’est lui le Sauveur !

                    2. sam player

                      « Tu ne penses même pas que ça l’arrange… »

                      Déjà dit avant-hier, pour avoir une bonne excuse pour sucrer la hausse de rémunération des fonctionnaires

                    3. Pheldge

                      c’était pour répondre à HB 16 h 56 :alors je vais être plus clair : il savait certainement, et ça faisait ses affaires ! N’oublie pas qu’à l’époque , Flamby n’avait pas renoncé : on ne va pas aider un concurrent qui se plante , si ?

                2. theo31

                  « Il y a autant de rapport entre le ministère des finances et celui de l’économie qu’entre le service compta et le service marketing. »

                  Allons, un peu de sérieux.Hormis les SDF (et encore), je ne connais personne capable de créer une entreprise sans capital.

                  Distinguer ces deux ministères, ça permet avant tout de pratiquer le clientélisme en embauchant à donf des fonctionnaires.

              2. sam player

                Sur ton premier lien il faut rajouter video. au début.

                Pas mal le 2ème lien, ça rappelle le fonctionnement des entreprises, avec des circuits courts : on discute avec le sous-traitant sans passer par le service achats… contrairement à ce qui se faisait il y a 20 ans.

                Et Macron a bien placé ses billes dans les ministères…
                Ca doit les changer dans les administrations…

                1. Lark on the Wing

                  @GO et Philou : vous êtes bien gentils mais lancer

                  « Personne ne dit qu’il ne savait pas : il y a ce qui est officiel et ce qui est officieux, vu qu’en plus Sapin le contestait. Là c’est devenu officiel. » (sic)

                  tout en ayant ratiociné auparavant sur le fait qu’il était à l’Economie, et non pas au Budget, pour l’exonérer d’une duplicité évidente, qui lui permet – Kolossale Finesse – de larguer quelques-unes de ses promesses électorales, au prétexte d’une grandiose épiphanie, celle de la félonie comptable de ses prédécesseurs ….

                  Vous n’êtes pas sérieux, Messieurs !

                  Que vous placiez quelques espoirs dans le mirobolant godelureau, au titre des réformes promises, je peux l’admettre, (et il me plairait naturellement que ces réformes, d’une part soient lancées, et de seconde part, réussissent).

                  Mais je ne vois aucune possibilité réaliste ni de mise en place, ni, surtout, de succès : l’inertie du cuirassé France est trop grande, et il ne va pas tarder à se transformer en sous-marin…la dette vient de dépasser 2200 myards d’euros…

                  Au surplus, le soutien populaire – qui tient pour l’heure à une sorte de sidération proche de l’hébétude vacancière – s’effondrera aussitôt que les mesures envisagées tenteront d’être mises en place et que Popu-Roi va comprendre sa douleur….

                  « Man muss gefahrlich leben », hein ? Bon courage à vous, donc, amis « cabinet jaywalkers » ! de mon côté, je vais aller compléter mon stoque de popecorne, et poser un confortable coussin sur mes lices : j’habite trop loin de la ville pour voir le spectacle, mais en tendant l’oreille, je pense que j’entendrai les rumeurs du chaos….

                  1. Aristarkke

                    Je te suis sur ce chemin de crête, Werther.

                    J’ai bien l’impression que Sam nous joue la comédie de l’amoureux transi mais timide qui ne supporte pas que l’objet de ses pensées énamourées, puisse recevoir la moindre égratignure, même à peine effleurée, se défendant néanmoins de admettre la tendre inclination de son coeur…

                    Tel Ganymède (qui fut en son temps, le plus bel éphèbe de la Grèce antique), il fait beaucoup de tours et ratours autour de Jupiter… de loin…

                    Normal avec les ravages subis des machines tournantes…

                    1. sam player

                      Harry
                      T’arrive-t-il d’être ni pour, ni contre ? et d’attendre de voir pour te positionner ?

                      Ou faut-il que tu aies un avis sur tout… ou surtout un avis ?

                    2. Aristarkke

                      Oui cela m’arrive. Mais concernant Macron, j’estime que la catastrophe le suivra de près comme son ex-mentor PdlF.
                      Ses quasi deux premiers mois de règne ne montrent rien d’autre que la continuation générale de la politique précédente sauf menues corrections cosmétiques. Et je reste donc étonné de te voir aussi pondéré et mesuré, attitude rare chez toi, du moins pour ta version blog.

                    3. albundy17

                      « sauf menues corrections cosmétiques »

                      gné ?

                      ou ça ?

                      a part les neocotinoïdes je n’ai rien vu passer

                    4. Aristarkke

                      Moi non plus, Al. Peut-être y avait il à voir qui m’a échappé.
                      Le Papet, avec sa vue basse, parfois les choses lui échappent…
                      En revanche, côté annonces tonitruantes de ce que l’on va faire, nous fûmes assourdis…
                      jusqu’à ce que l’on découvre la catastrophe budgétaire….

                    5. albundy17

                      la cata budgétaire était assurée avec les cadeaux que gros mou a distribué toute l’année dernière.

                      Je lisais il y a peu que H a réussit à endeter le pays de 1.3 milliard, chaque semaine de son mandat…

                      Sinon pour macron, il n’a encore rien fait, mais s’il appliquait le programme de son bouquin avec attali, ce serait pas mal.

                      So je suis comme sam, wait and see

                    6. Lark on the Wing

                      aaah! le « Junior Ganymede »… seuls les vrais amateurs de PGW comprendront, n’est-ce pas?…

                    7. Lark on the Wing

                      @Al : que vas-tu imaginer ? je parlais d’une vieille anglaise, genre Royal Enfield, Norton, BSA…. pour Triumph, c’est trop tard…

                  2. Pheldge

                    t’es pénible ! constater que le Macron a été plus habile qu’on le supposait, n’est pas de l’idolâtrie ! On attend la pratique, pour pouvoir juger, c’est tout.
                    Et au fait, « gefärlich » , c’est avec un Umlaut 😉

                    1. Lark on the Wing

                      @Philou : « Et au fait, « gefärlich » , c’est avec un Umlaut » :

                      en effet, j’ai oublié le tréma, mais yen a, même, qui mettent un « h »… mais ça, c’était avant…

                      Sur le fond, « habile », notre mirobolant? sur ce coup (coût) du déficit caché et insoupçonnable, le mot véritable et pertinent, c’est une périphrase :

                      « Vraiment l’habile M. de Maqueron
                      nous prend pour moins que des c….,
                      et avec ses « naïfs » soutiens, le Godelureau
                      politiquera ce pays, tel chien au fil de l’eau….  »

                      @GO, « ni pour ni contre » – le « Juste Milieu », quoi – ça a déjà existé, il y a presque deux siècles. mais en ces temps heureux, la poire, c’était pas les électeurs…

                      sociocritique.com/fr/image/poire.JPG

                    2. Lark on the Wing

                      « pas encore assez chaud »….

                      aaah! ces vieux quatre temps longue course…. :))))
                      d’abord démarrage au kick (mettre un protège-tibia) régler l’avance ensuite, et faire chauffer doucement sur la béquille…démarrer lentement… au retour, regarder s’il y a des fuites d’huile… saleté de plans de joints verticaux…

                    3. albundy17

                      « faire chauffer doucement sur la béquille… »

                      lol, ça fait longtemps que sa béquille ne sert qu’à uriner…

  13. Pheldge

    Il pourra toujours s’en sortir en arguant qu’i n’était pas l’inspirateur, qu’i a essayé de faire ce qu’il a pu, bien que lié par la « solidarité gouvernementale » et la « fidélité au chef de l’état », et qu’il est parti quand il a vu que ses avis et ses avertissements n’étaient pas pris en compte. Et ça passera comme une lettre à la Poste chez DHL, parce que c’est en partie crédible, et que c’est ce que l’opinion, la presse souhaitent croire .

    1. sam player

      Le directeur commercial n’est pas forcément responsable de la déroute de l’entreprise si c’est la comptable ou le dirigeant qui pique dans la caisse, tout comme la comptable n’est pas responsable si le commercial ne fait pas son boulot.

      Maintenant remplace Commercial par Ministre de l’Economie et Comptable par Ministre des Finances et discutes-en avec ton voisin 😀

  14. Pheldge

    On appréciera : lu dans le Figaro :(faute inclue incluse) « Déficite de la Cour des comptes : Darmanin défend Macron, «ministre de l’économie et pas du budget»
    video.lefigaro.fr/figaro/video/deficite-de-la-cour-des-comptes-darmanin-defend-macron-ministre-de-l-economie-et-pas-du-budget/5488669565001/

    1. sam player

      Je n’avais pas lu ta contribution avant de poster ma réponse à nemrod ci-dessus (11 h 51), qui va dans le même sens que Darmanin.

  15. hugeus

    Concernant la mentalité du peuple, rassurez-vous, elle évolue pour être le plus en adéquation possible avec celle de ses dirigeants.
    En facade le peuple, lassé, dira de plus en plus que c’est ainsi, dieu l’a voulu, on n’y peut rien, etc.
    Par derrière, il fera ses petites affaires, déclarera le moins possible et touchera les aides sociales.
    Le règne de l’hypocrisie.
    Le pire, c’est que les uns comme les autres trouvent ça normal.
    Un jour, l’ensemble aura définitivement perdu toute crédibilité.

  16. René-Pierre Samary

    Je suis en retard de quelques billets, que j’ai lus avec plaisir. Il me vient à l’esprit qu’au fond notre Micron présente d’étranges similitudes avec Eolienne Impériale évoquée précédemment avec verve par Monseigneur. Quelle est leur ambition, au fond ? Faire joujou avec le Pouvoir. Donner des ordres. Il y a comme ça des vocations qui datent de l’enfance, et qui s’expliquent fort bien par une psychologie élémentaire. L’une plante des éoliennes, érige des portiques, l’autre a rêvé de serrer la pince au Président des États-Unis, ou de rencontrer Marc Lévy, ou un fouteux célèbre. Et finalement c’est tout. D’idées générales ? Nib. Hautes ambitions pour son pays ? Que dalle. Affaires courantes, déplacer des curseurs… Au fil du courant, nous avons eu le capitaine de pédalo, c’est maintenant l’amiral à galons sur la passerelle, qui va gesticuler pendant cinq années et qui, je le crois maintenant à partie d’impressions fugaces (gants de boxe, simili pêcheur, raquette, photo en majesté), va se révéler bien pire, dans l’activisme, que le zombie précédent. Mille fois plus dangereux. Macron, c’est Éolienne en (vaguement) masculin. J’en prends le pari.

    1. Royaumont

      Eolienne Impériale est une cruche vaniteuse, capable de casser tout ce qu’elle touche, mais incapable de réussir quelque chose d’ambitieux.
      Micron, c’est différent, il se rêve en empereur romain et est assez habile pour y parvenir. Il est de ce fait réellement dangereux.

    2. Val

      +1 @René il est d’autant plus dangereux qu’il a été soigneusement sélectionné . Ca va déchanter ferme dans les chaumières . Mais en bon homo il aura le soutien indéfectible des vieilles rombières abusives enamourées .

      1. Royaumont

        En écoutant radio moquette, ça déchante déjà… mais pour de mauvaises raisons. Le contrat de mission cristallise à lui seul le mécontentement.

  17. Pheldge

    René-Pierre, je crois qu’arrivé à ce stade, on pense à la place qu’on laissera dans l’Histoire. Il y a des noms qu’on n’oublie pas : Kennedy, parce qu’il a été assassiné, Nixon, parce qu’il a été contraint à la démission, Obama, parce qu’il est noir, et clairement, chez les frenchies, depuis De Gaulle, le libérateur , Mitterrand, le florentin, y’a de la place à prendre d’autant que le FlaNby (je fais un effort 🙂 ) a été nullissime. Alors on donne dans le glamour, l’image avant tout …
    J’attends de voir les premières ordonnances …

    1. nemrod

      Ceux qui pensent à leur nom dans les livres sont en général des calamités.
      Les meilleurs sont ceux qui se retrouvent au sommet sans l’avoir cherché.

      1. Bonsaï

        Quand même un peu.
        Le goût du pouvoir ça ne s’improvise pas, un de Gaulle ne serait pas devenu le Général s’il n’en avait pas la stature et le bagage !

        1. René-Pierre Samary

          L’envie de diriger devrait être le dernier des désirs d’un dirigeant. L’homme providentiel devrait être l’homme introuvable. Certaines circonstances calamiteuses peuvent faire qu’une personne puisse se sentir appelée au pouvoir, et qu’il ne s’y rende qu’à contre-coeur, avec réluctance. De Gaulle peut-être, Thatcher sans doute, étaient se ces personnes-là. Telles celles qu’il fallait supplier de devenir le chef, dans les tribus d’autrefois. Une fois sur le pavois, il ne faut pas s’étonner qu’elles ne veuillent aucune limitation à leur pouvoir, et qu’elles se retirent si elles en sentent. Analogie avec De Gaulle, encore. De tels exemples sont devenus impossibles aujourd’hui, car ces maîtres ne sont que des enfants auxquels les vrais maîtres donnent un hochet.

          1. Pythagore

            Vœux très pieux et de ce que j’ai vécu, c’est plutôt l’exception. Je crois que Fillon faisait parti de cette catégorie.

            Phrase d’un capitaine de chalutier norvégien entendu sur Arte:
            « It is not that I like to be the cap’tain, but I don’t like not to be the cap’tain ».

          2. sam player

            Vous êtes tous en train de rêver : De Gaulle a fait des pieds et des mains pour arriver là où il était.

            Delors ne voulait pas, il n’y a pas été, point barre…. zut, on a eu la fille du coup. 🙁

              1. sam player

                Au hasard : de Gaulle a créé le RPF pour mettre en oeuvre son programme politique.

                J’avais raconté, il y a quelque temps, comment j’étais devenu directeur des opérations en Australie, sans le demander (mais en le voulant) et ce pour pouvoir dicter mes conditions.

                De Gaulle a fait pareil : « Le pouvoir n’est plus à prendre, il est à ramasser. » aurait-il dit.

                1. Aristarkke

                  Quand on a vécu la débandade de la IVme République et son asthénie permanente entre deux guerres coloniales, la suite de la 2me GM, l’instabilité gouvernementale, on comprend que le Général devait se dire qu’il n’avait quand même pas ramé pendant cinq ans de guerre pour que la France soit du côté des vainqueurs pour alors tout laisser partir à vau l’eau…

                  Mais en 46, il lui est arrivé le coup de Churchill en 45 aux élections qui l’ont vu se faire débarquer pour Attlee qui n’avait pas spécialement été brillant avant et pendant la guerre mais qui passa pour un homme « neuf ».

                  En 47/48, les Français avaient envie de changer… pour revenir prendre quasi les mêmes qu’avant guerre…

                  A ses débuts, le RPF a engrangé des succès malgré des adversaires absolument pas fair-play puisque la radio était interdite d’accès au Général…

                  Dix ans après, le pouvoir était effectivement à ramasser…
                  Est-ce de la faute du Général ???

                  1. sam player

                    Harry 20 h 11,
                    « Est-ce de la faute du Général ??? »

                    Non, mais il ne faut pas faire croire qu’il ne voulait pas du pouvoir et qu’il a fallu aller le chercher : c’était le sujet je te rappelle hi hi

                    1. sam player

                      @ Harry 23 h30
                      « Je n’étais pas dans la discussion initiale, Sam. »

                      C’est quand même toi Harry qui vient poser la question « C’est quoi, ton factuel pour le Général??? »

                    2. Aristarkke

                      Mais je ne doutais pas qu’il aspirait à revenir au pouvoir. Je voulais savoir quels étaient tes hypothèses car il n’était quand même pas disposé à le prendre illégalement…

                2. Aristarkke

                  Dans le factuel contre le Général, il y a eu aussi la bizarre loi des apparentements qui tournait allègrement la logique du scrutin proportionnel pour donner la totalité des sièges d’une circonscription à des partis coalisés avant le scrutin du moment que la coalition obtienne la majorité.
                  Montage baroque destiné à bloquer communistes et RPF…

      1. Royaumont

        Tu plaisantes, mais je ne serais pas surpris que ces mœurs politiques qu’on pense d’un autre âge reviennent à la mode.
        Ce ne sera pas une bonne nouvelle, car, quand on assassine les puissants, que vaut la vie d’un lambda ?

  18. sam player

    Je suis il est vrai un optimiste de nature mais je vois 2-3 trucs en ce moment qui vont à l’encontre des critiques contre Macron mais dont on n’entend peu parler, affairés que certains sont à détailler le portrait officiel du Président ou l’affairisme en oeuvre aux perchoirs de l’Assemblée :

    – une loi (i) pour distribuer les permis de construire en passant par dessus le pouvoir des maires, (ii) pour éjecter les revenus élevés des HLM, (iii) pour limiter les APL suivant le reste à charge

    – une embauche d’un gestionnaire d’assurances privées comme directeur de cabinet du Ministre de la santé.

    (lu dans lopinion.fr)

    1. Falchi

      Il y a loin de la coupe aux lèvres. Les actes, eux seuls parlent. Le projet d’ordonnance sur le Code du Travail fixe l’enveloppe maximale du possible. C’est à pleurer tellement cela ne prend pas en compte la nécessaire flexibilité qui donnera confiance aux patrons. Monseigneur à mille fois raison, ce pays est reparti pour 5 années de parlotes, fausses solutions, projets societaux permettant les clivages utiles. Dans 5 ans nous serons les grecs à 160% de dette.

  19. Calvin

    « J’attends de voir les premières ordonnances »

    Voilà :
    – lexomyl 1mg, 1 par jour pendant 5 ans,
    – vaseline 150g le premier mois, 200g le deuxième, 250g le troisième, et continuer d’adapter la dose,
    – padamalgam 500, un cachet à chaque JT,
    – zoloft 50mg, 2 comprimés à chaque vote ou projet de loi.

    1. Calvin

      Pfffff

      @Sam Player, 12h11

      Pour continuer sur la sortie de Darmanin, il semble donc aussi vouloir assumer la sincérité de « son » prochain budget. Enfin, on verra bien l’année prochaine à la même periode.

      1. Lark on the Wing

        Darmanin est un admirable cas d’école, dans la rubrique « sociopathe, sous-catégorie lécheur -de cul -qui- trouve- que- c’est- meilleur- que- du- miel »…

        Dans le milieu politique où les élégances morales sont pourtant rarissimes, je ne vois personne d’aussi méprisable….

      2. sam player

        Bah j’ai trouvé assez bien synchronisé l’insincérité du budget et la non-hausse de salaire des fonctionnaires (pas totale, mais bon)

        1. Royaumont

           » la non-hausse de salaire des fonctionnaires », c’est encore trop clair, comme formulation. On parle de la maîtrise de l’évolution de la masse salariale de la fonction publique. C’est plus confus, c’est plus alambiqué, c’est mieux.

  20. kekoresin

    Le coût du travail découle effectivement des charges légèrement compensées par des reversements tortueux qui donnent des migraines aux experts comptables qui, du coup, demandent une petite rallonge pour le budget paperasse. Oui mais, la réglementation folle de ces dernières années alourdissent la douloureuse. Bof, somme toute, ça induit de l’investissement et sur le papier ou devant les caméras, ça fait toujours son petit effet de clamer que les investissements repartent à la hausse! Pour les entreprises, c’est de toute façon investir pour satisfaire à l’ogre bureaucrate ou plier les gaules en laissant sa glacière, ses appâts et ses poissons.

    Quant aux budgets truqués, quelle surprise! Tous les gouvernements trichent, trafiquent et tordent les chiffres pour que ça rentre dans l’idéologie et que l’arrosage des copains et vassaux ne se voit qu’après les cadeaux distribués. Dans le dernier Capital, quelques exemples sont donnés sur les largesses des baronnies. Par contre, tolérance zéro pour les exploiteurs de travailleurs. Si on appliquait les mêmes règles, il faudrait virer tous les trafiquants de drogue de leurs cellules pour que les apparatchiks puissent aller s’y pendre par la cravate désormais inutile dans les hémicycles, occasion d’une dernière petite érection inoffensive.

    Enfin, la glorieuse lutte contre l’exploitation capitaliste passe par une curiosité: le salaire ne peut pas baisser en fonction de la situation. La seule variable d’ajustement passe donc par un hasardeux licenciement économique (curieusement plus cher qu’un coup de pied au cul), qu’un juge commissaire du peuple peut qualifier d’abusif, et emmener toute la masse salariale faire la queue chez les névrosés de Paul Emploipas, et le patron dans ses pénates s’il en a encore. De toute façon, se sera la faute du patron qui n’aura pas su naviguer finement à travers le champ de mines magnétiques semées à la grosse volée par nos dirigeants fous.

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