[Redite] Donald Trump contre le prurit démocratique

Billet initialement paru le 10.11.2016

Il y a deux ans, Donald Trump était élu alors que toute la presse, des deux côtés de l’Atlantique, le donnait battu par une Hillary Clinton triomphante. Dans les jours qui suivirent, ce fut un véritable déchaînement de rage tant de la part des politiciens que des journalistes du Camp du Bien, absolument livides devant la réalisation que le peuple américain ne se comportait pas comme on le lui avait demandé.

Depuis, ces mêmes politiciens et ces mêmes journalistes n’ont de cesse de minimiser les bons résultats économiques du président Trump, ainsi que ses succès politiques à commencer par la conservation du sénat aux élections de mi-mandat, ce que son prédécesseur Obama n’était pas parvenu à réaliser.

Depuis, ces mêmes politiciens et ces mêmes journalistes ont refait la même erreur et déploient les mêmes comportements outranciers pour Bolsonaro élu au Brésil.

Il y a deux ans, je prévoyais qu’aucune remise en question n’aurait lieu de la part de ces « élites » intellectuelles. Cela s’est vérifié, et même plus : révoltés de se voir ainsi bafoués par des peuples qu’ils ne comprennent plus, ces « élites » mènent à présent d’homériques batailles sur tous les fronts du politiquement correct, partout où ils le peuvent, accroissant chaque jour un peu plus le fossé entre eux et ceux qu’ils entendent cornaquer mais n’en ont cure.

Le déferlement a bien eu lieu. Donald Trump élu, il était logique que, pour la classe jacassante, s’enchaînent les premières étapes du deuil : passée une rapide phase de déni qui aura duré peu de temps, suivie de la colère qui n’a pas encore totalement fini de se ventiler, nous sommes entrés dans la phase d’expression où chacun y va de sa petite phrase pour bien digérer l’impossible outrage.

Parce qu’il s’agit d’un outrage ! Le peuple, évidemment manipulé par un fin bateleur, s’est fait embobiner et, tels des rats enchantés par le flûtiau magique du petit musicien, se retrouve noyé dans le fleuve de populisme éhonté du magnat immobilier à la teinte orangée !

Et pour contrecarrer la méchante nouvelle, les médias nous proposent – devinez quoi ? – un dégueulis de leurs « meilleurs » articles, composés sur ce mode inimitable qui les a précisément précipités dans l’embarras où ils se trouvent à patauger maintenant. C’est ainsi qu’on découvre de palpitantes recensions sur les plus intimes convictions des zintellectuels devant cette élection inattendue : pour ces zélites, « Avec l’élection de Donald Trump, nous voyons le visage effrayant du nihilisme », ou encore peuvent-ils expliquer que « cette élection est d’une certaine façon une réaction contre l’intellectualisme et contre le corps féminin », n’est-ce pas, tagada tsoin tsoin. Si certains avaient pu nous expliquer que Trump, ignorant, avait été élu car il n’était pas capable de destructurer l’intemporel et de modeler le vide, ils l’auraient fait.

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Quand les médias n’ont pas assez d’élites intellectuelles diverses, de dramaturges ou d’essayistes à la plume vibrante, ils laissent s’exprimer pudiquement le tourment qui s’empare des leurs, toujours dans le respect des opinions, des minorités, de la démocratie et du vivrensemble qu’on aimerait bien, parfois, kicker dans les boules.

(J’ai peur que le journalisme soit définitivement cassé, en faillite. Ma profession n’est pas parvenue à informer le public sur le fasciste qu’ils sont en train d’élire)

(Je vais le dire : c’est la victoire des incultes et des mal informés. Plus que jamais, cela semble impossible à réparer. Ils règnent à présent)

Lorsque les journalistes ont dû se retirer, fatigués par tant de déconfiture (la déconfiture, c’est dur à digérer en gros pots de 500g à la fois), il n’a pas été compliqué de trouver de quoi les remplacer. Les médias ont goulûment retranscrit chaque déclaration de célébrité ; après tout, la démocratie est un outil trop puissant pour être laissée dans les mains des bouseux et des « incultes mal informés ». Pour Katy Perry comme pour d’autres, nul doute que la Révolution est en marche et qu’elle ne pourra pas se satisfaire d’un Trump au pouvoir.

Et comme leur engagement (pour Clinton) était sans faille, on s’attend à ce que le respect de leur parole donnée en public soit elle aussi sans faille, ce qui promet un exode massif de « peoples » vers le Canada. Les Français, qui se rappellent encore de tous ceux qui auraient dû fuir la France en 2007 sous le joug de Sarkozy, sauront rire de l’hypocrisie des starlettes (ou se désoler de les voir, malgré tout, rester à polluer le paysage médiatique de leurs prouts mentaux).

Quant aux philosophes jongleurs experts, on les a laissé méditer sur leurs précédentes réussites flamboyantes. Spéciale dédicace à Bernard Henry-Levy.

bhl-brexit-trump

On le sent déjà, les jours qui viennent seront dédiés à l’ « analyse » (guillemets de rigueur) : tous les médias devront se pencher sur la raison pour laquelle non, ils ne se sont pas trompés mais on leur a fourni de mauvais chiffres, pourquoi les sondages furent biaisés, pourquoi on leur a caché la possible victoire de Trump. Et leur « analyse » consistera à découper le vote en sous catégories, à essayer de trouver ce qui cloche chez ces gens qui n’ont pas voté comme il faut, à tenter de comprendre pourquoi, lorsqu’on désigne pourtant clairement où est le méchant, le vilain peuple continue malgré tout à l’écouter, sapristi.

Il n’y aura pas de remise en question de leur système de pensée.

Il n’y aura pas de prise de conscience que 500 médias qui donnent officiellement leur aval à Clinton (contre 25 pour Trump), c’est un peu disproportionné, que cette disproportion se retrouve dans les statistiques de victoire avant vote (Clinton donnée gagnante à 80% ou plus), et que ceci participe à créer un climat de défiance magistrale vis-à-vis d’eux, d’autant qu’ils avaient eu le même biais lors de précédents votes (Brexit, Constitution européenne en France, etc…).

En réalité, le peuple américain, comme d’autres peuples avant, lassé de se faire bassiner par les bénis oui-oui, les grands directeurs de la pensée moderne, les organisateurs de ce qu’il faut savoir et ce qu’il faut dire, n’a pas fait comme prévu. Il y a eu des sondés qui se sont tus ou ont menti. Il y a eu des démocrates qui ont voté Trump, bien plus que des républicains pour Clinton, et qui n’en ont rien dit. Il y a eu des pro-Sanders qui, écœurés des manœuvres de Clinton, ont voté Trump. Il y a certainement eu des individus, passablement lassés de se faire dire quoi penser ou quoi voter, qui se sont défoulés. Et d’autres qui avaient pris leur décision depuis bien longtemps, de façon mûrement réfléchie, en préférant tous les défauts et les risques de l’inconnu à la certitude d’une rebelote vomitive.

Dès lors, il n’y aura certainement aucune réalisation que lorsque Trump claironne être un candidat anti-système, cela sonne juste au point de le faire élire. Oh, bien sûr, il a largement bénéficié du système : capitalisme de connivence, utilisation des médias pour accéder à la célébrité, développement de ses réseaux d’accointances dans les milieux d’affaires, dans les médias et dans la politique, tout ceci participe clairement du système. Évidemment. Mais au contraire de tous les autres candidats (Sanders inclus), il n’est pas politicien professionnel puisqu’il ne s’est lancé dans la politique qu’avec cette élection, il n’est pas issu du sérail fermé de Harvard, Columbia ou Princeton, n’a pas un diplôme de droit (mais d’économie). S’il connaît le système, c’est plutôt en l’ayant pratiqué de l’extérieur comme chef d’entreprise et magnat immobilier confronté aux impérities de l’administration et de la bureaucratie.

Et cette donnée, qui explique aussi bien le rejet des démocrates, des journalistes, des intellectuels que le mépris de l’écrasante majorité des vieux briscards républicains — qui devront maintenant s’accommoder de lui — imposerait largement de faire réfléchir ce système, c’est-à-dire les médias, les politiciens et les « élites » jacassantes (depuis les philosophes troubadours jusqu’aux chanteuses « engagées ») qui poussent pourtant (consciemment et non) à n’avoir que des candidats ayant reçu leur adoubement, issu de leurs cercles, de leur sérail, de leurs formations.

Il n’y aura certainement aucune réalisation de ces éléments parce que cela reviendrait à admettre la défaite du politiquement correct, ce politiquement correct insupportable qui crée du « safe space » et des minorités oppressées à tire larigot, ce politiquement correct qui impose de croire qu’une femme doit devenir Président-e des États-Unis parce que c’est une femme.

Il n’y aura certainement aucune réalisation de ces éléments parce que cela reviendrait à admettre qu’une grande partie des médias et des politiciens, les uns dans le lit des autres et réciproquement, ne sont plus en mesure d’écouter ce que dit une partie grandissante de ceux qui les payent.

Il n’y aura aucun recul, aucune prise de conscience. On mettra l’échec sur le dos de Clinton et à la fin, elle aura été trop néo ou turbo-libérale (évidemment).

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PS : Toute ressemblance avec un pays de ce côté-ci de l’Atlantique n’est absolument pas fortuite.

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Commentaires67

  1. Le Gnôme

    La crédibilité des grands médias tend vers le zéro absolu, mais ils se croient toujours indispensables.

    Le peuple vote mal, il faut changer le peuple, pour paraphraser Brecht qui n’était pas un grand démocrate. Seulement le peuple n’écoute même plus ses élites auto-proclamées, il veut essayer autre chose, même si c’est peut être pire, il en a marre d’être pris pour un imbécile par des clowns qui lui sont devenus inaudibles.

    Il n’y a pas de relève, pas d’homme providentiel, rien qu’un monde qui essaye de naître dont nous ignorons tout face à un autre qui n’en finit pas de mourir.

    Ca risque d’être rigolo… ou pas.

    1. Raoul Kermes

      Crédibilité zéro ?
      Ils ont quand même toute une population bruyante de crédules, d’inexpérimentés, d’assistés, d’interressés et d’idiots utiles dans leur poche.

      Il s’agit juste d’une guerre sans merci et sans fin entre 2 conceptions du monde.
      A la fin le bon sens -qui tient compte de la réalité- l’emportera forcement, mais en attendant on risque de trouver le temps très long..

    2. albundy17

      « La crédibilité des grands médias tend vers le zéro absolu, »

      ben non, preuve en est encore de l’élection de macron, les médias l’ont vendu malgré qu’il soit turbo libéral ou encore le RCA gobé par pratiquement tout le monde

  2. Infraniouzes

    Il y a des pisse-vinaigre qui s’acharne à hurler que Trump a été élu avec moins de voix que son adversaire. Il est vrai que le système électoral américain est ainsi fait qu’il présente des bizarreries que, nous Français, avons du mal à comprendre. Mais enfin, si dame Clinton avait été élue de la même manière, qui aurait crié « au loup » et demandé l’annulation du scrutin ? En France, patrie de tous les penseurs tordus et donneurs de leçon patentés.

    1. Calvin

      Sur ce coup là, Hillary s’est comportée comme une buse.
      Elle a préféré enchaîner des meetings dans sa zone de confort et négliger certains états clefs.
      Trump a été bien plus efficace.
      Le novice en politique a renvoyé à ses chères études la pourtant très politisée HRC…

      1. Higgins

        Il semble en plus, je n’ai pas vérifié, que Donald ne soit pas à son coup d’essai. Il aurait tenté à 5 reprises, avant d’etre désigné par le parti republicain, d’être candidat. A chaque fois, il aurait été recalé au caucus. Nous sommes donc face à une personne qui aurait longuement mûri sa réflexion et qui maintenant met en œuvre sa stratégie. L’article suivant en est l’illustration:
        https://brunobertez.com/2018/11/04/trump-contre-le-multilateralisme-un-doc-diploweb/

        Trump est tout sauf un imbécile. Ses adversaires, quelles que soient les raisons qui les animent, l’ont oublié à force de le tenter de le faire passer pour ce qu’il n’est pas, un imbécile ! Leur mantra est devenu une certitude et obère leur jugement. Ce faisant, ces crétins jouent parfaitement le rôle qui leur a été assigné. Je suis bien placé pour savoir et voir qu’au plus haut niveau du Léviathan, cet état d’esprit fait des ravages. Il n’y a donc strictement rien à attendre de la presse officielle.

        1. adawong1789

          DT est critiquable sur plein de sujets, mais ses adversaires sont enragés, ont juste la haine. Ils pensent que les insultes et les menaces peuvent faire office d’arguments. Apparemment aux USA ça ne marche pas aussi bien. Les ricains auraient plus d’esprit critique que les français?

          1. adawong1789

            C’est peut-être un coup de bol, après tout.

            Est-ce que tout ce qu’il a existe éventuellement sous forme de prix à la loterie nationale ? Je cherche des pistes. Vu que c’est un gros débile (il parait qu’il mange des hamburgers, ce qui est une preuve pour nos journalistes, véridique).

            1. Stéphane B

              Si j’ai bien tout suivi de sa carrière, il a quand même connu des échecs entrepreneuriaux, une faillite même, et il est revenu encore plus fort qu’avant. donc, pas vraiment un imbécile, mais un gars arrogant peut être, mais qui sait d’où il vient et ce qu’il a fait.

                1. adawong1789

                  Il était dans l’industrie du spectacle avant d’être président, et cette aptitude lui a permis de captiver les foules, et de gagner. Fillon (ce qui s’éloigne le plus du socialisme aux dernières élections) attirait moins l’attention.

                  Quelque part je déplore qu’on doive être un showman pour bien faire passer un message, mais c’est comme ça, peut-être plus encore de nos jours qu’il y a 20 ou 40 ans.

                  Notre tribun à nous c’est melenchon, et ça le fait passer pour « intelligent » pour nos fins analystes de la vie politique.

                  1. Vassinhac

                    Sans en faire un esprit brillant, Melenchon est quelqu’un d’intelligent, en tout cas pour ce qui est de la gestion de sa carrière et de ses affaires. Partant de rien, il a su identifier la niche politique où prospérer (je ne suis pas certain qu’il soit convaincu par ce qu’il dit, mais il s’est probablement pris au jeu de son personnage)

                    1. adawong1789

                      L’opportunisme et la démagogie sont une forme d’intelligence. Comme être capable de cambrioler sans se faire attraper, être pickpocket, connaitre un système pour l’exploiter afin de vivre aux crochets des autres. Il y a plein de parasites dans la nature et dans les sociétés humaines qui sont assurément très malins. Les abrutis sont finalement ceux qui travaillent honêtement, ou qui disent la vérité.

                    2. albundy17

                      « Les abrutis sont finalement ceux qui travaillent honnêtement, »

                      Je me le dis souvent, j’aurais dû faire politichien ou dans une moindre mesure mafiosi.

                      Malheureusement j’ai eu une éducation judéo chrétienne et n’arriverai pas à trouver le sommeil, trop formaté, il n’y a qu’une phrase de victor hugo qui me colle à la peau: « Je préfère un bon sommeil qu’un bon lit »

                      M’enfin moi c’est sincère

    2. Aristarkke

      Notre démocratie (le prononcer vite en se pinçant le nez) connait ce genre d’anomalie dans le scrutin municipal parisien où peut être élue maire une candidate recalée à titre personnel comme conseillère municipale de base. Quant à Delanoë, il avait été élu tout pareillement avec moins de voix que son opposant.

        1. adawong1789

          J’avais un doute, merci pour votre commentaire.

          Le simple jeu des arrondissements, exclusif à ces trois villes.

          Mais comme ça fait gagner des socialistes chez nous, on va dire que cépapareil que quand ces ploucs d’américains votent pas comme il faut.

    3. bugbreeder

      En fait non, Hillary n’a PAS gagné le vote populaire, des petits futés on examiné les votes par rapport aux listes électorales et se sont aperçus que rien qu’en Californie carrément 6 MILLIONS de personnes ont voté sans avoir le droit de le faire, là bas il y a carrément eu 144% de votants par rapport à l’effectif des listes électorales officielles.
      Et ça ce n’est QUE pour la Californie, là où les clandestins ont droit au permis de conduire (qui sert aussi de carte d’identité), seul document demandé pour voter même au niveau fédéral.
      Bref fraudes ultra-massives des démocrates, comme d’hab…

  3. Gaeloup

    Goebbels expliquait il y a deja 100 ans que our bouger et convaincre les foules il faut parler à la partie droite du cerveau dirigée par les sentiments et inhiber l’analyse logique. La proportion impactee me sidere systematiquement, il suffit de parler climat ou economie, deux themes ou l’analys logique est inexistante dans les medias pour juger des degats. Cette propension me semble decorrelee du niveau social ou professionnel, je travaille dans un milieu technique ou la logique devrait primer et je constate chaque jour que les gens convaincus par un argument d’ordre sentimental ne se donne pas la peine de creuser et de verifier. Si l’on emet des arguments contraire a la pensee unique c’est forcement que l’on n’a qu’une analyse superficielle et que l’on n’a pas lu la presse, les articles du giec, les analyses economiques qui vont bien etc. Les interlocuteurs font cette remarque systematiquement quand ils sont a court d’argument sans pouvoir imaginer que l’on a lu et ecoute les medias du camp du bien, mais surtout et aussi fait l’effort de connaitre les raisons des opinions divergentes. Je ne pense pas que cet etat des choses puisse reellement changer, quand bien meme la multiplicite d’information existe via internet, aucune modification de l’opinion generale ne semble perceptible.

    1. albundy17

      « Cette propension me semble décorrélée du niveau social ou professionnel, »

      C’est ce que j’ai constaté aussi. Sur le climat c’est totalement incroyable, j’ai l’impression en écoutant les gens d’avoir un stream audio du jt de la veille.

      Et ça fonctionne ds plein de domaine, je me suis fritté pas plus tard qu’hier avec un pote trouvant anormal que les GAFA ne paient pas d’impôts en france (lol), ce mec est à la tête de trois PME fonctionnant correctement, mais bon, il voudrait bien étendre la fiscalité française à l’ensemble de la planète 😥

  4. Calvin

    Moi, le gros avantage que j’accorde à Trump est celui-ci :
    Bien ou mal, il remet en cause pas mal d’anciens décrets ou lois.
    Chose que l’on ne fait pas en France. On se garde des inepties « parce que ». L’opposition râle sur des points, et, élue, elle n’y touche pas.

    1. albundy17

      regrettable qu’il ait viré de bord concernant l’interventionnisme à l’étranger.

      En france, un fois élu, on rajoute une couche au merdier

      1. Calvin

        Les revirements de Trump sont dus à un effet de bord dont parle h16.
        Les démocrates se sont radicalisés contre lui, et nombre d’élus républicains étaient aussi contre lui (échec de l’arrêt de la connerie Obamacare).
        Trump s’appuie sur ce qu’il peut..
        Depuis les midterms, il peut compter sur un meilleur soutien de son camp.

      2. MadeInCH

        Trump partait sur le principe que:
        1) On ne doit pas intervenir!
        2) Si on intervient, alors on le fait avec laaargemet assez de force pour être certain de l’emporter. Pas comme ça a été fait a ec des petites mesurettes juste pour faire croire que.
        .
        Ensuite, il a hérité de la merde, il fait avec.

    2. theo31

      Je tombe des nues, il y aurait une opposition en France.

      Ce qui s’appelle opposition, ce sont quatre-cinq partis dirigés par des idiots utiles dont un vient de recevoir le soutien de Charles Gave.

      1. Calvin

        Une opposition au pouvoir en place ne signifie pas une opposition aux idées en place.
        L’opposition comme le parti au pouvoir sont plus ou moins socialistes.

      2. adawong1789

        Charles Gave qui soutient un NDA qui balançait après la mort de Chavez : « une des grandes voix du monde libre s’est éteinte ». Mazette… Il s’est perdu en chemin. Triste pays où on ne peut pas créer un mouvement sain, se passer des politicards professionnels.

  5. Aristarkke

    Deux ans plus tard et malgré des cohortes bien peuplées de Pythies annonciatrices de désastres auprès desquels le Déluge aurait fait figure de simple ondée printanière, rien de cela ne s’est produit…
    Et ces élections de mid’term n’ ont pas été si défavorables que cela à ce président puisqu’il y a eu des pertes sensibles chez des ténors démocrates. Évidemment, il mène une politique pro US qui n’ arrange guère les affaires européennes mais est-ce si étonnant???

    1. adawong1789

      Un dirigeant qui veut diriger son pays au mieux de ses intérêts… Incroyable! Jamais une idée aussi inouïe ne serait appliquée chez nous, c’est sûr. Le bon sens socialiste : tout mettre en œuvre pour plus de pauvreté et de violence, c’est pourtant pas compliqué!

    2. adawong1789

      Et les larmes des snowflakes, c’est bien pire que le déluge

      Voir sur youtube

      Butt-hurt crying Hillary voters compilation

      Il y en a d’autres mais les vidéos de Paul Joseph Watson sont souvent assez énormes.

  6. Dr Slump

    En attendant, la mère Clinton et toute sa clique d’escrocs corrompus sont, malgré toutes les preuves de leurs turpitudes, toujours libres et actifs contre la bête fasciste et sexiste. Le kandubien échappe toujours à toute condamnation, et se porte au mieux. Nous ne sommes pas sortis d’affaire.

    1. Calvin

      Bah, le couple Clinton a fermé sa fondation, vidé les disques durs, brûlé les preuves.
      Pas vu, pas pris, avec la complaisance des alliés.
      Même l’affaire Weinstein n’aura pas coulé les Bonnie & Clyde de la politique US.

      1. Dr Slump

        Pas si simple à résumer. La suite de l’affaire commentée par C.Gave:

        institutdeslibertes.org/commentaires-sur-les-elections-aux-etats-unis/

  7. Stéphane B

    Moi, il me plaît bien le Trump: grande gueule qui agit, j’aime. Ses positions d’envoyer balader ceux qui sont arqués et ne veulent pas se remettre en question ou regarder une autre partie de la médaille, j’adore. MAIS quelqu’un peut il m’expliquer ce que va apporter de laisser filer le déficit US. Je sais parfaitement que ledit déficit est lié à la monnaie (et in fine à la FED) et que les US peuvent donc en fabriquer mais n’y-a-t-il pas un risque ?

    1. adawong1789

      Si, c’est un gros point noir.

      Je ne suis pas expert sur ces questions pointues, mais peut-être se dit-il que comme tout le monde le fait, pourquoi pas lui (raisonnement moyen à mes yeux, même si être vertueux au milieu de gens inconséquents n’apporte pas forcément grand chose)?

      Les USA ont les plus grosses réserves d’or. Sachant que les dettes sont globalement là pour rester, peut-être que certains attendent que ça pète pour tout remettre à zéro et asseoir à nouveau sa monnaie sur le métal jaune.

      Aucune idée, mais en tout cas ça fait partie des problèmes qu’il ne prend pas à bras-le-corps.

      1. Husskarl

        Les réserves d or sont à mettre en parallèle avec la population/le PIB. Donc non ils n ont pas des réserves si énormes. En tout cas elles semblent suffisantes pour revenir à l étalon

  8. Citoyen

    Et pour en rajouter une couche H16, sur ces journaleux du camp du bien qui ne se sont pas remis de l’arrivée de Trump … Ces derniers jours, un de ces journaleux qui fait fonds de commerce de désinformation, a été pris la main dans le sac …
    Dans un premier temps, le nuisible qui pollue le château, a sorti une énormité, une de plus, sauf que celle-là dépasse les autres … Dans ses délires, lors des quelques jours de son errance mémorielle, il en en sortie une énorme à la veille du 11 novembre.
    Il parait que : « On ne protégera pas les Européens si on ne décide pas d’avoir une vraie armée européenne […] Il faut nous protéger à l’égard de la Chine, de la Russie et même des États-Unis. » …. « et même des États-Unis », si, si ….
    On savait que l’on avait à faire à un malade mental, mais là, ça dépasse ce qu’on imaginait.
    A écouter 30″ à partir de 4’50 », dans la vidéo ci-dessous :

    https:/ /www.youtube.com/watch?time_continue=36&v=ilggBgh8Lhw

    Et puis, notre journaleux dédié à la désinformation, en pleine action, pris la mains dans le sac, à voir dans la vidéo ci-dessous :

    https:/ /www.youtube.com/watch?v=IinjXEes3Dk

    C’est édifiant, et ça se passe de commentaire …

      1. adawong1789

        Mdr
        Au point où il en est, il va peut-être annoncer que les armées françaises préparent un débarquement sur les plages du Maine ou de Long Island pour libérer l’Amérique de l’occupation populiste!

        1. Aristarkke

          Avec l’effet du génie dont nous sommes naturellement dotés, ce serait d’un banal et d’un convenu… Pfûûûhhhh….
          Non, nous débarquerons sur la côte Ouest où, évidemment, personne n’aura pensé à nous attendre…
          Filou, n’est-ce-pas???
          Quand je parle de génie…

          1. adawong1789

            Fin stratège, M. Starkke!

            La Polynésie étant à peu près aussi proche de l’Oregon que la Normandie de l’Angleterre, ça devrait bien se passer. Le tout, c’est d’éviter la Californie, même les américains la fuient.

            A moins qu’on parte du petit atoll qu’on a vers le Mexique et dont j’ai oublié le nom. Ça ferait moins loin, éventuellement.

            Sinon, on part de Djibouti, on passe par le Cap de Bonne Espérance et le Cap Horn… En fait il y a tellement de possibilités ! Dès que notre matériel militaire sera globalement remis en état par contre

        2. dov kravi דוב קרבי

          Lors du 70e anniversaire du débarquement du 6 juin, la cour et la basse-cour de la bureaucratie gouvernementale française française avait occupé toutes les chambres des hôtels.
          Il ne restait aucune place pour loger les vétérans alliés (tous âgés d’au moins 80 ans) qui avaient eu cette réponse formidable : « ce n’est pas grave, nous coucherons sur la plage. Nous avons l’habitude. »

          La honte.

  9. dov kravi דוב קרבי

    Le renforcement de la majorité Républicaine au Sénat facilitera les efforts de Donald Trump pour changer le visage de l’administration et de la justice américaine pour plusieurs décennies. Les fonctionnaires seront remplaçables par le prochain président ; mais les juges sont nommés pour de très longues périodes, souvent à vie. Nous pouvons nous attendre à ce que l’héritage le plus durable du Président Trump soit une justice américaine revenue à droite jusqu’à la moitié du siècle.

    La paralysie législative probable du fait de la division politique entre les deux chambres donnera un vaste champ d’action au Président pour prendre lui-même, par décret (executive order), les mesures que le Congrès sera trop paralysé pour prendre. En termes de production de normes au niveau fédéral, la configuration politique issue des élections de mardi donne donc, là encore, l’avantage aux Républicains.

    Les deux prochaines années promettent un affrontement entre un Trump qui continuera, pour l’essentiel, à mettre en œuvre son programme (sauf sur ce qui exige des budgets importants, comme le mur) et un parti Démocrate, qui ne pourra pas utiliser son contrôle de la Chambre des représentants pour lancer des réformes. Les Démocrates consacreront donc leur temps à lancer des procédures d’impeachment vouées à l’échec et à répéter tous les jours, de manière hystérique, leur haine primale du Président et de ses soutiens. Il ne serait pas étonnant qu’après deux ans d’un tel spectacle, les Démocrates n’en sortent pas grandis aux yeux des Américains.

  10. BenOui

    Avec une croissance de prêt de 4%, il y a deux phénomènes inconnus en France depuis des lustres :

    1) économique, évidement, avec augmentations des salaires, baisse du chômage et tous les tralala qui vont avec…

    2) Et surtout un boum d’optimismes et de fierté national avec une démultiplication des initiatives courageuses et volontaires…

    Trump baisse les taxes. Chez nous, nous les augmentons alors qu’elles sont déjà stratosphériques et contre-productives. (Dépassées les 30%, c’est la mort assurée… alors 140% par ex sur les produits pétroliers…)

    Bref, le carnage en France peut se poursuivre gentiment ou méchamment, le résultat est déjà là, l’Inde nous dépasse et les français doivent apprendre à se contenter de trois grains riz ce qui est déjà beaucoup trop pour se mettre au niveau des Indiens…

    Quant aux journaleux et autres micros mous, ils font de moins en moins le buzz sur la toile à part quelques fake-news très vite démontées, du coup, ces grands rapporteurs ont disparu de notre champ de vision. Paix à leurs âmes en ce 11 novembre commémoratif des poilus et des soldats inconnus morts par manque de savoir vivre.

    1. Calvin

      Une croissance de 4% pour un PIB qui ne s’appuie pas que sur le secteur marchand, ce n’est pas mirobolant non plus.
      Après, évidemment, si on compare à la France…

  11. BenOui

    @adawong1789

    404… sur le PIB, qui ne veut plus dire grand-chose, mais très bonne Peugeot avec quelques fuites d’huile sur le pont arrière…pour la nouvelle augmentation des autoroutes, prévoir une chaussée glissante.

    De toute façon l’Insee mentir à défaut de savoir compter !

    Pour les Taxes, champion du monde et pas qu’un peu : https://taxfoundation.org/publications/international-tax-competitiveness-index/

    Le collatéral, c’est le Français en chair et sans os.

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