[Invité] La fierté française – Comment réformer l’impossible

Par Emmanuel Brunet Bommert

Aujourd’hui, la République française est à un tournant de son histoire. Notre situation n’avait jamais été aussi grave, depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Nous le savons tous, une réforme est devenue nécessaire, sans quoi notre pays s’effondrera pour de bon dans la misère. Ce changement, s’il doit avoir lieu, ne peut plus être doux. C’est malheureux, mais notre condition est si critique qu’une réelle évolution conduira d’abord une majorité de français dans la disette, alors que l’obstination dans l’erreur permettra au moins pour quelques temps de conserver notre style de vie. Toutefois, le bon chemin n’est pas toujours le plus confortable, et la meilleure des solutions n’est souvent pas agréable. Le traitement d’une maladie peut faire souffrir et même avoir des effets secondaires douloureux, mais reste nécessaire pour la guérison.

Sans exagération, l’heure est décisive. Notre gouvernement s’est institué sur la violation presque systématique de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, pourtant à la base de sa propre Constitution. Les « représentants » du Peuple que nous faisons semblant d’élire ne « représentent » en réalité que les intérêts qui leurs conviennent, en toute légalité. Ils n’ont aucune légitimité et s’assoient sans honte sur nos idéaux. L’administration française se permet ouvertement de menacer des citoyens, alors qu’elle devrait les servir et faciliter leur quotidien.

Une telle situation n’est plus supportable. La plaisanterie doit prendre fin. Cette « fausse démocratie » qu’est notre république doit laisser sa place à une authentique. Cependant, pour que ce soit possible, le citoyen français doit bien assimiler toutes les implications qu’un tel changement suppose. Il lui faut comprendre ce qui est nécessaire, comment et pourquoi. Tout d’abord, un système véritablement démocratique n’a rien de parfait. Ce n’est pas une utopie qui résoudrait par magie tous nos problèmes. Une sorte d’idéal pour rêveur. Un Peuple peut se fourvoyer et prendre des décisions stupides. Il sait être injuste et sectaire. Cela étant, ce seront ses décisions, à son image et conformes à ses idéaux. Car si un Peuple doit payer pour les erreurs commises dans l’exercice du pouvoir, il est en conséquence la seule autorité admissible d’une nation.

LA DÉMOCRATIE, SEULE OPTION DURABLE

La démocratie est le seul système qui garantisse la liberté des citoyens sur la durée. Cependant, bien que de nombreux pays se vantent d’en être, aucun d’entre eux n’a jamais été démocrate. C’est un mythe répandu. Une légende. Le Peuple est partout considéré comme une sorte de masse primitive, qu’on peut utiliser ou qu’il faut diriger. Seule la république a fait son chemin jusqu’à nos jours et notre « monde moderne » est toujours plongé dans un duel entre la monarchie et la république. Un conflit qui date de la Rome antique.

Notre république française est entièrement construite autour de cette idée que l’élu, un individu que des citoyens sont contraints de choisir, peut décider du bien et du mal. En conséquence il « dirige » les citoyens, comme un Roi le ferait sur ses sujets, perpétuant ce mythe autoritaire qui estime qu’une population est foncièrement incapable de décider par elle-même de son propre avenir. L’administration française est convaincue qu’elle agit conformément à l’idéal démocratique. On en arrive à des situations absurdes comme, par exemple, nos députés qui nous proposent de la « démocratie participative » !

Pour eux, une démocratie n’est pas un système dans lequel le Peuple participe à la vie publique ! Ils confondent ouvertement leur idéal d’une « république autoritaire » avec la notion même de « démocratie » et imposent cette confusion aux français. Nous n’avons jamais été en démocratie de toute notre Histoire. Voilà la vérité. Le pouvoir de l’élu, en France, est trop proche de celui d’un monarque. Il a une autorité quasi-illimitée pour imposer ses choix et rien ne l’empêche d’agir pour le pire. La Loi le protège même, puisqu’il ne peut pas être contraint par la Justice durant son mandat de la même façon qu’un simple citoyen.

Nos « élus » savent pertinemment que notre système est dangereux et s’en protègent de cette façon. Qui pourrait leur en vouloir ? Cela étant, la république vient à l’origine pour remplacer une monarchie de droit divin. Il paraissait logique aux réformateurs de l’époque de faire un compromis avec les absolutistes, tant que le Peuple y gagne. Seulement, nous ne pouvons plus nous satisfaire des demi-mesures, surtout après les carnages qui ont entaché le 20ème siècle et conduit notre Nation jusqu’au bord du précipice. Le gouvernement doit être enchaîné à la volonté du Peuple, définitivement.

UN CHANGEMENT DE RÉGIME POLITIQUE EST-IL LÉGAL ?

En France, le fait de revendiquer la suppression de notre système républicain est techniquement condamnable comme un crime. L’article 89 de la Constitution française empêche un parti politique, par exemple, de se présenter à une élection en ayant pour programme une telle abolition. Cette loi est bien évidemment tyrannique. Elle impose de force aux français un système politique qu’ils n’ont, ironiquement, pas vraiment choisi. Ils ne purent qu’accepter la Constitution de Michel Debré, pas lui préférer une alternative monarchique, par exemple. Or, les français n’ont pas le droit dans notre « cinquième république » de décider directement de la Loi et n’ont pas plus de contrôle sur le budget, deux infractions sérieuses à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, qui fait pourtant aussi partie de la Constitution française.

Notre régime républicain est un système où on doit élire des dictateurs qui auront, durant une durée précise, la totalité d’un pouvoir, sans avoir besoin de se justifier de l’usage qu’il vont en faire. En effet, l’article 27 de la Constitution précise que « tout mandat impératif est nul ». En conséquence, les élus n’ont purement et simplement pas le droit de rendre de comptes à leurs électeurs ! Ils sont au contraire encouragés à décider par eux-mêmes ce qui est, ou pas, « représentatif » du Peuple français. La définition même de la tyrannie.

Les diverses corrections dans notre Code électoral effectués depuis sa création font que, désormais, il est presque impossible pour un citoyen indépendant de se présenter à une élection d’envergure. Les seuls qui peuvent encore proposer leur nom pour un mandat public doivent être soutenus par une organisation déjà en place, un parti. Même en admettant qu’un nouvel arrivant vienne bousculer l’ordre établi, il ne pourra le faire qu’avec l’accord de gens qui sont déjà dans les rouages de la machine politique. La Loi est faite de telle sorte qu’il est devenu impossible pour l’écrasante majorité des gens de se présenter pour un mandat public, sans l’autorisation préalable de ceux qu’ils rejettent ! Puisque nos « représentants » n’ont pas le droit de nous représenter et qu’ils peuvent décider de tout, sans avoir à se justifier de quoi que ce soit, la république française est donc devenue une « dictature parlementaire ».

Notre administration, nos médias et la majorité des intellectuels nous présentent pourtant cette vulgaire contrefaçon comme un sommet de démocratie ! Cependant, la Constitution a une limite dans ce qu’elle peut empêcher en matière de changement de régime. Il est possible de réclamer l’abolition de la république et son remplacement par un autre système, à condition de garder en tête certaines choses :

1. En 1962, le général De Gaulle a utilisé l’article 11 de la Constitution, c’est-à-dire le référendum, pour obtenir une révision de cette dernière. Celle-ci portait sur le mode d’élection du Président de la République. Depuis lors, il est admis que l’avis populaire peut modifier notre Constitution et donc, dans une certaine mesure, la structure républicaine du gouvernement. Cette correction pourrait aller jusqu’à une réforme complète. Un Parti qui propose une telle chose, par référendum, n’est pas hors-la-loi vis-à-vis de la jurisprudence française puisqu’il y a un précédent.

2. À l’origine, cette limite était prévue pour prévenir l’émergence d’un autocrate par le biais d’une élection. L’idée a très certainement émergée du mythe comme quoi Adolf Hitler aurait acquis sa puissance sur décision du peuple allemand, ce qui n’est pas le cas (il fut nommé chancelier par la présidence de Weimar). Cependant, elle s’éloignerait très largement de son objectif si elle servait aussi à empêcher un Peuple d’établir une démocratie plus directe. Les citoyens sont en Droit, par l’article 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme, de décider personnellement de la Loi. L’interdiction d’abolir la « forme républicaine du gouvernement » est donc subordonnée au Droit qu’ont les citoyens de concourir personnellement à la Loi. L’article 89 peut certes prévenir la mise en place d’une autocratie, mais certainement pas d’un régime plus démocratique qu’une république parlementaire.

3. Enfin, la cinquième république a bien évidemment été mise en place suite à un référendum ! Les juristes de l’époque ayant pour l’occasion admis que le « droit souverain du peuple à disposer de lui-même » prévaut sur le texte constitutionnel. C’est en conséquence toujours le cas.

Notre Loi n’est pas pensée pour interdire une réforme, mais pour la rendre aussi difficile que possible – sinon elle contredirait la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Les gouvernements successifs se sont arrangés, par un usage intelligent du privilège, pour réduire à néant toute volonté de résistance à leurs idéaux. Les citoyens sont incités à obéir pour ne pas subir de vexations au quotidien. En échange de leur loyauté, ils peuvent même profiter de l’aumône que leur concèdera l’autorité en place. Toutefois, les français veulent décider des Lois. Ils l’ont exprimé par leurs abstentions massives aux élections et lors des différents mouvements spontanés de notre Histoire récente. Ils ne veulent plus qu’un représentant tyrannique puisse décider tout ce qu’il désire en leur nom. Dès lors que le Peuple se sera exprimé pour une réforme, une opposition du gouvernement républicain ne pourra mener qu’à sa chute. Car quel impact auraient les décisions de notre république, si la majorité de ses propres citoyens nient tout ce qu’elle représente ?

Cette série d’articles « la fierté française » présente quelques modestes propositions pour une éventuelle réforme, dont j’espère que certains tireront au moins une inspiration. Si nous les appliquions toutes, l’ampleur du changement serait tel qu’il entrerait dans l’Histoire mondiale. Ce serait l’amorce d’un renouveau, qui ferait de notre pays un modèle d’excellence. Une nation à l’avant-garde, où les citoyens n’en seront plus réduits à dire : « de toute façon, on ne peut rien faire, parce que personne ne nous écoute ! » puisqu’ils se trouveront désormais à la manœuvre de leur propre destin. Ces suggestions sont libres de toute affiliation politique, car quel meilleur programme pour une démocratie que celui où les citoyens sont responsables de tout succès ?

La Fierté Française – Textes de Emmanuel Brunet Bommert – emmanuel @ brunetbommert.org

La Fierté Française (l’archive des 7 textes)

Commentaires231

  1. Aristarkke

    Bon, ce n’est pas le même style de rédaction mais cela est dans l’ordre des choses… Nous n’avons que faire d’une imitation… Gardarem lou H XVI !!!

  2. Aristarkke

    Réflexion générale : un Pouvoir démocratique réel ne peut se maintenir qu’avec l’assentiment explicite ou implicite de la majorité des assujettis. Mais s’il se laisse aller à des manœuvres coercitives pour s’y maintenir, immédiatement change-t-il de nature.

    Trouver fort de café que le Peuple Français n’ait eu le choix que d’un seul modèle de Constitution proposé à son vote en 58 relève d’un esprit bizarrement logique. Il était sous l’emprise de celle de la IVme République qui permettait à nombre de parlementaires de tordre la Loi en faveur de leurs petits jeux d’arène d’hemicycle (système des apparentements) mais il n’y a eu qu’eux pour vraiment la regretter.
    Il avait bien le choix entre dire oui ou non.
    Il a choisi de dire oui.
    Dont acte.
    Si un référendum est contesté comme moyen de démocratie directe, je me demande ce qu’il va falloir inventer pour le remplacer.

    1. Dr Slump

      La 5e république maintenait la tyrannie, mais stabilisait l’équilibre des pouvoirs, Même si c’était essentiellement au profit de ceux qui disposaient du pouvoir, s’il s’agissait de choisir entre la 4e et la 5e constitution, n’était-ce pas choisir entre la peste et le choléra? Un peu comme devoir choisir, à chaque présidentielle, entre Macron et le Pen, entre Hollande et Sarkozy, etc, bref entre la peste et le choléra.

      1. Aristarkke

        La tyrannie avec un tyran qui s’en va le lendemain d’un référendum perdu, bien que les questions posées ne l’y obligeait nullement. Bigre, Doc, quel torsion des mots!

        1. Dr Slump

          Je parlais en fait de la constitution, la 5e république n’a pas établi une constitution beaucoup plus démocratique que la 4e, constitution qui permet la tyrannie selon ce que j’ai compris de l’article du jour. De Gaulle n’est pas en cause, en tout cas bien moins que nos récents présidents.

          1. Husskarl

            De Gaulle à laisser le pays se communiser au lieu de poursuivre lesdits cocos comme collabos. Sans ça nous n’en serions pas là.

            1. pabizou

              Exact, malheureusement, et ceux qui comptent sur les guignols d’aujourd’hui pour inverser la tendance ont sérieusement besoin de consulter vu le verrouillage de ce bousin .

            2. Passim

              L’affrontement n’aurait peut-être pas tourné à son avantage (celui de De Gaulle). À la Libération, les cocos faisaient la loi. Toujours pour se refaire une virginité (pacte germano-soviétique), le PCF a joué l’épuration avec rage. Comités régionaux et « milices patriotiques » arrêtaient, torturaient et exécutaient sans que les autorités apeurées ou complices s’y opposent. Le général a dû composer avec ces puissances. Il a échangé la dissolution de ces milices contre l’amnistie de Maurice Thorez, qui avait déserté devant l’ennemi en 1939 pour gagner Moscou via l’Allemagne hitlérienne, alors amie de l’URSS. 

              1. Dr Slump

                C’est juste. Il n’en reste pas moins que Thorez était un salopard, et son amnistie une saloperie. Ce que j’en dis, PCF, parti aux 75.000 salopards. Bref: cette guerre était une saloperie de bout en bout.

                  1. Val

                    @pabizou 😀 ! +100 et généralement, le communisme est une fièvre purulente qui précède la guerre. so far so good mais pourvou qué ça doure

                    1. Pheldge

                      « pourvu que ça dur »@Val : pour un « ça » de M. dur, fais-lui bouffer de la petite pilule bleue … 😉

              2. pabizou

                les seuls combats perdu d’avance sont ceux que l’on refuse de mener . Personne ne peut savoir ce qui serait sorti d’un choix différent, il y aurait eu pas mal de dégats sans doute, mais il ne sert effectivement à rien de pleurer sur le lait répandu . La seule question qui se pose: comment sort-on de cette nasse?

              3. Husskarl

                « L’affrontement n’aurait peut-être pas tourné à son avantage (celui de De Gaulle). »

                Un vrai opportuniste… Laisser les communistes faire, c’était pourrir le pays à terme, c’était évident et joué d’avance.

              4. Aristarkke

                C’est cela. Un conflit civil aurait été dramatique en Grance. N’oubliez pas non plus que la guerre du Vietnam a commencé aussi à cette époque…

                1. durru

                  @Harry
                  Aurait été dramatique à l’époque. L’avoir évité est dramatique aujourd’hui. Et le pire est à venir.
                  Encore un pari pris sur le dos des générations futures, la marque des gens courageux.

                  1. Aristarkke

                    Je ne vous suis pas, Durru, en raison du fait qu’il se révèle dans ce pays un fort esprit communiste latent dont on perçoit de plus en plus l’importance. Évidemment communiste avec parkings garnis de voitures personnelles et étagères des magasins croulant sous les marchandises…
                    Mais communiste quand même…

                    Tocqueville disait déjà que l’égalitarisme était une dinguerie et que les Français en accepteraient de devenir esclaves du moment que ce soit le lot commun…

                    1. durru

                      Je sais, le bon mot de Gorbatchev est toujours là…
                      Pourtant, je ne crois pas que ça soit une particularité si française que ça. L’éducation y a joué, certainement, mais aussi un un niveau de confort qui a longtemps été plus important ici qu’ailleurs.
                      Les plus « partageurs » aujourd’hui encore sont, quand même, les plus aisés et/ou éduqués (mais avec l’argent des autres, bien sûr, hein, faut pas abuser non plus).
                      Et puis quoi ? C’était si dur que ça en ’44-’45 de rappeler aux Français ce que l’Huma écrivait au sujet des nazis quelques années auparavant, ou ce que Thorez et ses copains avaient fait en ’39 ? Ne me dites pas que les gens avaient déjà oublié tout ça…
                      Par ailleurs, les autres composantes de la Résistance, les non-communistes, ont été largement sabotées par De Gaulle lui-même (pour limiter la concurrence), on peut pas « en même temps »© le plaindre de ne pas avoir eu les moyens de contrer les cocos.

                    2. Pheldge

                      @ tous ; c’est si facile de critiquer aujourd’hui avec les années de recul , et notre approche moderne … rappel y’avait que la presse écrite, (la radio d’état ayant perdu sa crédibilité dans la collaboration), pas d’Internet 😉
                      Les cocos ont réussi à se refaire une virginité à la Libération, pire, ils sont devenus le parti des victimes, autrement dit celui des héros … donc intouchables et incontournables !

            3. Val

              @huss lire (entre autres) à ce sujet le dernier Carrere d’Encausse « de Gaulle et la russie » Ca permet de se mettre dans le contexte. De Gaulle était de facto très faible à la libération, il a dû composer, difficile de savoir s’il aurait pu mieux faire.

              1. durru

                Avec les armées américaines sur le territoire et tout autour, je me permets de ne pas douter de l’issue d’un éventuel affrontement.
                Non, De Gaulle a fait le choix explicite d’être anti-US et il a pris toutes ses autres décisions en accord avec ce choix de départ, il faut pas aller chercher plus loin.

                1. pabizou

                  Tout à fait . De Gaulle était antiaméricain primaire, et, en plus la Russie n’était plus trop en grande forme à la fin de la guerre . Les russes ont quand même laissé des plumes dans l’affaire . C’est un peu pour ça que je parle de lait répandu . Je peux comprendre malgré tout qu’après presque 6 ans de guerre il n’ait pas eu envie de remettre le couvert en interne

                  1. Passim

                    Huss, Val, Durru, pabizou…
                    Pas en désaccord avec vous…
                    Anti-communiste primaire, secondaire et tertiaire, je situe tout cela (pacte germano-soviétique, 75000 fusillés, main-mise du PC, en France, terrorisme intellectuel de l’après-guerre, et jusqu’à l’immigration de peuplement) dans un contexte global, qui fait l’objet de mon troisième bouquin.
                    La féminisation des esprits y joue son rôle, n’ayez crainte ! 🙂

              2. Aristarkke

                Ne pas oublier qu’il n’avait pas le soutien des Américains qui n’ont pas cessé jusque fort loin dans cette guerre de lui mettre des bâtons dans les roues (litote) alors que les relations avec Petain etaient bien plus détendues, que Churchill fluctuait fortement en fonction des avis réels ou supposés de Roosevelt et de l’Administration US. Combat mené contre l’Amgot, en principe réservé aux pays ayant été du côté perdant…

              3. Aristarkke

                Les Américains ne se sont résolus à devenir conciliants (mais avec arrières-pensées) qu’à partir de la seconde moitié de 44 après le débarquement quand ils ont réalisés que le Général avait un soutien important dans le pays et la Résistance.
                Et qu’ils n’avaient plus d’autres quidams dans la main pour le substituer…

              1. Val

                @Harry pas d’accord il s’est battu pour que notre pays existe encore mondialement avec ce qu’il faut bien appeler le naufrage de la 2eme guerre : il s’est battu pour un siège au conseil de sécurité , la bombe atomique, le parc nucléaire . Après pour moi sa seule méprise fut la gestion calamiteuse de la guerre d’Algérie . Pour le reste il aura bien navigué avec les cartes qu’il avait.

                1. Higgins

                  +1 mais je n’userai pas du terme calamiteux (même si cela caractérise parfaitement ce qu’est la politique algérienne depuis 1962 et sur ce que pays vit). Sauf à connaître des enjeux que j’ignore, je qualifierai la politique algérienne du Général de curieuse. Disons que je comprends assez bien les putschistes.

                  1. Val

                    @higgins à ce sujet un avis « L’histoire secrète du pétrole algérien » de Hocine Malti , bien sûr juge et partie mais bon

    2. albundy17

      presseocean.fr/actualite/nantes-ils-setaient-reunis-a-la-veille-de-la-manif-quinze-interpellations-12-04-2019-299369

      Démocratie, les réunions tupperware bientôt interdites

      1. albundy17

        Délit d’ouvrir sa gueule :

        letemps.ch/monde/propos-negationnistes-alain-soral-condamne-un-an-prison-ferme?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

        Avec mandat de dépôt !

  3. Aristarkke

    Adolf Hitler n’a pas été directement élu comme chancelier (lire Premier Ministre) mais choisi par Hindenburg, Pdt de la RDWeimar à la suite des tractations du Dr Schacht et de von Papen, chancelier sortant.
    Retenu par eux parce qu’ils imaginaient qu’ils le tiendraient en mains, eux mêmes étant au gvt et Hitler sans majorité au Reichstag, quoiqu’il ait alors le parti le plus pourvu en élus.

  4. Aristarkke

    Étonnant de s’étonner que les Français n’aient pas le pouvoir de décider directement de la Loi. L’ont-ils jamais eu ? Quand ?
    Dès la DDH de 1789, l’usage de représentants à cette fin est le modèle retenu.
    C’est la constitution de 58 avec la possibilité du référendum à vocation législative qui crée cette option directe.

    1. Husskarl

      Il reste une conséquence de la démocratie. Personne ne peut revendiquer le pouvoir suprême dans une monarchie où les pouvoirs sont réellement concentrés dans la main du monarque.

      1. Aristarkke

        On sait depuis longtemps que l’on élit un monarque dans cette Cinquième République.
        Observons toutefois que l’un de ses plus virulents pourfendeurs (mais ça, c’était avant…) s’en est tout à fait bien accommodé pendant quatorze (longues, très longues) années…
        Quel martyre cela a dû être pour ce grand démocrate!

  5. Dr Slump

    Très intéressant et instructif. J’apprends par exemple ce qu’est le mandat impératif. L’invité de maître Hash a un ton plus philosophique (voir ses articles sur Ctpts), et revenir aux fondamentaux, aux fondements institutionnels éclaire bien des choses.

      1. Dr Slump

        Mdr cépafo. Attention, c’est bien connu, le remplaçant de l’instituteur est toujours plus sévère que lui en son absence 🙂

    1. Pousse-fumier

      Effectivement, ça remet un peu de sens sur les mots.

      Le problème, c’est qu’il faut un certain niveau de droit public pour faire soi-même la différence (et donc, l’expliquer aux autres) entre un mandat impératif et un mandat représentatif. La plupart des gens pensent élire « leur député », ce qui est techniquement vrai (puisqu’ils l’ont bien élu), mais juridiquement faux (puisqu’il n’a aucun compte à leur rendre). Ils n’ont élu que leur « quote-part de la représentation nationale », puisque la république est « une et indivisible ».

      On oublie d’ailleurs souvent le sens de cette petite phrase : pas question ici, dans la tête de la clique à Debré, de prévenir des partitions « physiques » du pays. On ne parle pas de géographie dans cette phrase, mais de représentation de la Nation, qui est républicaine et donc, unique et indivisible. Ce qui interdit à un député de représenter les intérêts de sa circonscription : il ne représente que ceux de la Nation.

      Mais pour maintenir l’illusion de l’intérêt du député pour ses ouailles, il reste encore la réserve parlementaire…

  6. Sarcastik

    Le principal écueil de la plupart des critiques du manque actuel de démocratie tient dans la notion de souveraineté, décriée par Hayeck, laquelle place l’origine du pouvoir en un détenteur unique, dans une démocratie, le peuple.

    C’est un concept d’une grande cohérence théorique découlant de siècles de réflexion et pouvant s’appuyer autant sur une certaine tradition libérale que sur le contrat social de Rousseau. Elle permet d’envisager le retour à des formes améliorées de notre régime comme l’introduction de ce fameux referendum d’initiative populaire.

    Mais elle a pour terrible inconvénient pratique de créer une pyramide artificielle des autorités avec à son sommet, un démiurge supposé responsable, lequel n’existe pas plus que l’Etat omniscient dans le collectivisme.

    Il faut donc retrouver un système d’alliances permettant de s’affranchir d’une telle conception monolithique et verticale de l’organisation du pouvoir, probablement dépassée mais surtout dangereuse et qui aujourd’hui montre qu’elle faillit à son premier et principal devoir : la préservation de la cohésion organique du peuple.

    1. pabizou

      Contrat social de Rousseau? Le RIC dans un pays où 53% des gens sont éxonérés d’impôt et croient que c’est en taxant les riches et les entrepreneurs qu’ils vivront mieux? Prenez vite votre carte au PS, il manque d’électeurs .

      1. durru

        Je connais pas mal de ces fameux 53% qui ont surtout compris que l’administration est devenue folle.
        Quant à « taxer les riches », ça reste un beau slogan, mais si vous discutez un peu, il n’y a pas grand chose qui reste comme conviction.
        Le refus du RIC au niveau du pouvoir vient justement de ce refus du débat, ils savent pertinemment qu’une fois que les langues se délient, plus rien ne pourra les arrêter.

      2. Aristarkke

        Et dans ceux des 47% qui paient de l’IR, il y en a encore un pourcentage non négligeable qui réclament davantage d’IR pour les « hauts revenus » à cinq mille euros annuels de plus qu’eux…

    2. Val

      @sarcastik ahhhh Rousseau , ce n’est pas ce type qui n’a jamais bossé de sa vie et qui a pondu des livres politiques , le type qui pense que l’homme naît bon , celui qui a pondu un traité sur l’éducation mais « en même temps » a abandonné ses propres enfants (5 tout de même ) …. Rousseau , comment peut-on encore réclamer quoi que ce soit de ce personnage , sinon comme père spirituel de nos hommes politiques actuels dans ce qu’ils ont de plus abject.

      1. pabizou

        Si si, c’est bien ce clown grotesque qui baignait dans la moraline semble avoir inspiré BHL, celui que les espèces socialoÏdes appellent philosophe plutôt qu’ecri-vains. Pas pour rien que j’ai invité sarcastik à s’inscrire au PS, enfin, ce qu’il en reste, il parait qu’il se réunissent en secret dans une cabine téléphonique . Dommage qu’autant de ces escrocs aient pu se recycler à LaRem .

        1. Sarcastik

          @Val et pabizou : Je n’ai fait que souligner le lien entre théorie du contrat social et concept de souveraineté, surtout en France. Attendu que mon propos visait à critiquer ledit concept, il semble douteux qu’un lecteur attentif eut été capable d’y lire une apologie de JJ Rousseau, qu’au surplus je fais coexister avec une évocation certes très vague de certains principes libéraux, lesquels sont eux aussi totalement en phase avec l’idée de souveraineté.

          D’où mon étonnement devant votre attitude outrée assortie d’un point Godwin. Je vais donc reformuler mon propos de manière plus adaptée à votre attention que je vous prie d’activer le temps d’une ligne :

          démocratie = souveraineté = contrat social = ta carte au PS.

          Conclusion : le RIC, c’est cool, il faut le faire mais, sauf pour des considérations tactiques, pas au nom de la souveraineté. La souveraineté est un mythe lequel, société libérale ou pas, tend toujours au renforcement du léviathan étatique.

          1. pabizou

            Je viens de relire l’ensemble des échange, si vous avez réussi à trouver un point godwin, vous avez fait un pas de plus vers le socialisme, c’est le genre d’argument de ceux qui n’en ont plus et qu’ils adorent . Le contrat social n’existe pas, c’est une vue de l’esprit . Quant au RIC, c’est une absurdité tant que rien n’a encore fait suffisamment évoluer les mentalités . Les français n’ont , pour la plupart aucune notion d’économie, et les clowns de service savent très bien titiller la jalousie institutionnalisée depuis la main-mise des cocos sur l’EdNat . Ce n’est pas la souveraineté qui est la cause de l’enflure chronique du moloch, c’est l’esprit de caste . Le seul rôle acceptable de l’intervention de l’état est le régalien, tout le reste est hors de ses compétences . J’hésite toujours entre le rire et les larmes lorsque j’entend parler d’état stratège dans la situation où nous ont mené 50 ans d’étatisme . La seule vraie mission de l’état est de garantir les droits fondamentaux des citoyens: droits de propriété, sécurité, ordre et défense du territoire et justice . le reste n’est pas de son ressort et ne regarde que les peuples .

            1. bmaguin

              Justement, à propos d’éducation, la vôtre serait à refaire au vu de la facilité à tomber dans l’insulte sans se reconnaître le moindre tort ce, en dépit du contresens majeur que vous avez fait et auquel vous préférez répondre par une autre invective. Et puisque sur un espace libéral, « prenez votre carte au PS » ne vous semble pas suffisamment fort pour être tenu de point Godwin, je vous invite en retour à aller vous faire voir chez Kim Jong-Un.

              Sur le fond :

              Il y a de l’esprit de caste dans bien des pays sans pour autant entraîner un niveau d’étatisme semblable au nôtre. Il y a en revanche bien peu de pays défendant une conception aussi holistique de la souveraineté, d’où il découle assez naturellement que l’Etat ne se limite justement pas au seul régalien.

              C’est pourquoi le plaidoyer de l’article en faveur d’un retour de la démocratie, c’est à dire du souverain en le peuple, porte en lui le risque dangereux d’une extension du domaine de l’Etat.

              En face, pour ceux qui conviennent que les gens sont trop imbéciles pour se gouverner eux-mêmes, il n’y a pas besoin de s’inquiéter, ils sont partagés entre les satisfaits de la situation actuelle et ceux qui aimeraient un peu plus de liberté et un peu moins d’impôts à condition que l’on ne les effraie pas avec l’idée d’un peuple un peu trop souverain.

              1. albundy17

                « « prenez votre carte au PS » ne vous semble pas suffisamment fort pour être tenu de point Godwin,  »

                mdr…

                du niveau II

              2. Aristarkke

                « Le risque dangereux d’une extension du domaine de l’État »
                Se mêlant déjà de tout mais seulement superficiellement de ce qui est vraiment de sa sphere et de sa justification d’existence, vous pensez au reste disponible pour sa convoitise, qui existerait encore ?

                1. Sarcastik

                  Oui, après-tout, il ne me prend « que » la moitié de mon salaire et me laisse encore à peu près ma femme et mes enfants. Pour le moment…

                  Et comme il est le dépositaire de la souveraineté, il fait ce qu’il veut.

            2. albundy17

              « si vous avez réussi à trouver un point godwin, vous avez fait un pas de plus vers le socialisme, c’est le genre d’argument de ceux qui n’en ont plus et qu’ils adorent . Le contrat social n’existe pas, c’est une vue de l’esprit . Quant au RIC, c’est une absurdité tant que rien n’a encore fait suffisamment évoluer les mentalités .  »

              Je m’étais fais cette réflexion concernant le godwin, et je partage ton opinion concernant le RIC.

              Finalement t’es pas du tout pabizou ^^

              1. pabizou

                Ca dépend pour qui, si tu savais le bien que ça fait de mettre les gauchos, de tous bords, le nez dans leur merde rouge,sans se poser de questions sur ce que ça va donner !!! Rien que leur tronche vaut son pesant de navets . Mais au bout d’un certain temps de pratique on arrive à identifier les cas désespérés .

            3. durru

              C’est quand même très marrant de voir ceux qui n’arrêtent pas de critiquer Macron pour son arrogance se complaire dans la même attitude.
              On a (presque) jamais essayé le référendum dans ce pays phare de la démocratie, mais tous les sachants savent déjà que c’est mauvais. Pourquoi ? Parce que.
              Le dernier référendum essayé au niveau national était, si je ne m’abuse, en 2005. Et si on a cru à l’époque à un mouvement d’humeur, est-ce qu’on en a la certitude ? On en sait rien sur les raisons. Tout ce qu’on sait, par contre, c’est que c’était le bon choix, à regarder de façon rétrospective.
              A votre place, je serais un peu plus modeste sur de tels avis tranchés (« c’est une absurdité »).

                1. pabizou

                  La plupart de ceux qui demandent le RIC font partie des cliques de gauchos déçus de n’avoir pas pu nous imposer leurs lubies avant de rejoindre les poubelles de l’histoire, il serait aussi stupide que regrettable de les aider à en sortir( PS, LFI, RN et autres parasites entre 0.5% et 4%) + les kmers verts qui veulent se donner figure de démocrates sans risque, de. toute façon ils ne l’utiliseraient pas . Ce sont sans aucun doute des salopards et des escrocs mais ils ne sont pas suicidaires . Ce n’est ni par arrogance ni parce que je me considère comme sachant que je dis que le RIC serait une absurdité mais parce que je regarde ce pays s’enfoncer dans la médiocrité depuis trop longtemps pour ne pas avoir envie de jouer à la roulette russe avec un automatique en donnant une seule chance de plus de pouvoir continuer leur travail de destruction, que se soit d’une manière active (les gauches et E-G, ou passive RN et consort) . Le principe du RIC exige un changement des mentalités et d’avoir remis ce pays sur pieds avant de devenir une solution, ce n’est ni faisable aujourd’hui, ni souhaitable . Lorsque l’on met la charrue avant les boeufs il ne faut pas s’attendre à autre chose que des déconvenues .

                  1. durru

                    Oh, le sale gaucho de Charles Gave ! Et plein d’autres gauchos aussi…
                    Sinon, c’est vrai que c’est plus rassurant de savoir que toutes les chambres du barillet sont pleines, au lieu de se retrouver face à l’inconnu de la roulette russe.
                    Que des citations de Churchill qui me passent par la tête… (c’est vrai qu’il avait le sens de la formule)
                    Le problème avec votre vision, c’est que vous perdez de vue un « détail » : les gauchos en question, qui poussent effectivement pour le RIC avec l’espoir d’un grand soir, se sont trompé de manière systématique sur l’analyse de la réaction des populations, c’est exactement pour ça que tous les régimes socialistes ont abouti à la dictature la plus sanglante, parce qu’il fallait « éduquer » les peuples.
                    Ce n’est absolument pas parce qu’ils souhaitent cet aboutissement que les choses vont se passer comme prévu. Oui, bien sûr, le risque existe. Mais ce n’est pas vous qui disiez, un peu plus tôt, que les seuls combats perdus d’avance sont ceux que l’on refuse de mener ?

                  1. pabizou

                    Ben, il n’y en a pas, tu peux me dire où et qui sera le responsable le jour où les conséquences d’une vision débile apparaitront à tous ceux qui du jour au lendemain oublieront qu’ils avaient voté pour un choix débile . A moins que tu trouves normal que ceux qui avaient dit non soient éxonérés des effets pervers d’une décision dont ils ne voulaient pas ce qui impliquerait un vote qui ne soit plus secret . Ca te tentes?

                    1. durru

                      C’est donc mieux de laisser à quelques uns, intéressés et donc certainement subjectifs, le droit et le pouvoir exclusif de faire des choix débiles. Effectivement, comme ça au moins la catastrophe est certaine, il n’y a pas de doute.
                      A part la sécession, je ne vois pas de solution à ce problème.

                    2. durru

                      @Pabizou
                      Désolé, même en seconde formulation j’ai du mal à saisir.
                      Est-ce que dans la formule d’aujourd’hui un votant (et je parle là des élus, les vrais décideurs) d’une imbécilité supporte une quelconque conséquence ?
                      Et comment tu feras pour décider : 1. si les résultats sont positifs ou pas, 2. quelle est la pénalité à infliger, etc. ?
                      Comment faire compliqué quand on peut faire simple, quoi…
                      J’attends avec impatience le premier exemple de référendum farfelu qui passe, en France ou ailleurs. Je crois que je peux attendre.

                  2. albundy17

                    Élire un président pour son programme n’est pour toi pas concret ???

                    Avec les référendum, c’est encore plus simple, suffit de biaiser la question et les réponses pour obtenir ce que tu souhaites, puis de recommencer si ça n’a pas marché malgré la propagande journalistique.

                    Enfin, je vois déjà la gueule des premiers référendum: ëtes vous pour ou contre plus d’impôts pour votre voisin, êtes vous favorable au RU, voulez vous le logement gratuit pour tous, etc

                    1. BDC

                      J’adore quand ces grands démocrates s’inspirent du chancelier allemand en 34, sans jamais le copier ! (J’accepte le point Godwin).

                    2. durru

                      C’est écrit noir sur blanc dans l’article, et expliqué dans les commentaires : le mandat ne peut pas être impératif. A partir de là, tout ce que tu écris à propos de n’importe quelle élection qui donnerait du « concret » est faux à 100%.
                      Pour ce qui est de tordre le sens de la question et/ou de la réponse, c’est une opinion comme une autre.
                      Comme plus haut, vaut mieux rester dans le statu quo, le désastre est au moins certain, on fait disparaître le stress.

                    3. albundy17

                      « n’importe quelle élection qui donnerait du « concret » est faux à 100%. »

                      Oui, et pourtant, ils votent

                      QED

                    4. durru

                      Ils ont voté au référendum, aussi. Et celui-là est resté en travers de la gorge, contrairement aux élections lambda.
                      C’est une question de responsabilité individuelle, et aussi d’appartenance, d’identité. Trop compliqué à expliquer en quelques lignes…

                    5. pabizou

                      @durru, ma question était pourtant simple: serait tu prêt à un vote public qui mettrait hors-jeu ceux qui disent non à la question posée et qui ne bénéficieraient pas plus du positif qu’ils n’assumeraient les pertes en cas de cata un oui ou un non peuvent suffire

  7. Husskarl

    C’est sûr que la DDH de 1789 s’est faite à coup de votations… Une grande première démocratique.

    Par ailleurs, le fond de l’article est un dogmatisme démocratique, « la démocratie est bonne, le reste est opposé à la démocratie donc mauvais ».

    Passons sur le fait qu’il existe une multitude de régime différents, souvent mixtes, je ne vois pas en quoi l’Espagne est moins démocratique que la France (monarchie).

    Bref, pour moi on juge l’arbre aux fruits et les fruits démocratiques ne sentent pas toujours bon. Il n’y a donc pas d’absolu en la matière et il faudrait chercher un peu plus précisément dans l’Histoire qui a apporté quoi, pourquoi et avec quelles conséquences court, moyen et long terme. Un peu léger à mon goût.

    1. Stéphane B

      La Turquie et le Venezuela sont aussi des pays démocratiques, tout comme l’Iran et d’autres;pays qui n’ont de démocratie que le nom.

        1. BDC

          La RDA, la RDC … des modèles de démocratie ! Comme quoi, le Bien n’a pas besoin de se présenter: il est le Bien. Et quand on en arrive aux démocraties autoproclamées “populaires”, là c’est le signe que la rupture est consommée entre le peuple et les élus.

  8. Passim

    « Ce n’est pas la société dans laquelle on vit qui vous sauve, mais la manière d’y vivre. Adam se perd dans le Paradis, et Lot se sauve à Sodome. »
    Saint Jean Chrysostome
    Ce n’est pas le type de régime qui importe, mais les hommes.
    Je ne crois pas un mot de ces lénifiantes perspective, même si elle prévoient « du sang et des larmes ». Cela fait une bonne quarantaine d’années que j’entends des critiques similaires du système, qui, aussi pertinents soient-ils, se croient obligés de laisser une lueur d’espoir.
    La canaille collectiviste qui dirige le bateau « France » ne se suicidera pas en entr’ouvrant la porte à une refonte radicale, qui signerait sa perte.
    Elle ne lâchera prise qu’avec la corde au cou.
    « Tout gouvernement qui au lieu d’offrir des garanties aux lois fondamentales de la société, transgresse lui-même les lois de l’équité, les règles de la justice, n’existe plus et rend l’homme à l’état de nature. Il est licite alors de se défendre comme on peut, de recourir aux moyens qui semblent les plus propres à renverser la tyrannie, à rétablir les droits de chacun et de tous. »
    Malesherbes, cité par Chateaubriand, Mémoires d’Outre-Tombe.

    1. Val

      @passim alors là , si je m’attendais à ça de toi .. c’est à en tomber de mon ̶c̶h̶e̶v̶a̶l̶ tabouret , bref , tout ça pour dire que j’approuve vigoureusement.

          1. Passim

            Le contenu, tout à fait conforme avec ce que je pense, en général. Jusqu’à un certain point, l’équipage est plus important que le vaisseau.

  9. calal

    j’aurai tendance a reclamer,en « bon conservateur », qu’on ne puisse modifier la constitution que dans le cadre d’un second mandat presidentiel. Pour limiter le risque que des petits malins n’arrivent a faire un « coup » et un mandat « one shot » et en profite pour modifer la constitution d’une telle maniere qu’elle ne nous mette dans une merde noire…genre le droit de propriete noye sous la protection de la planete,le droit des transgenres,des chatons et autres conneries a la mode du moment..

    1. pabizou

      Il y a des bons conservateurs et les mauvais conservateurs… comme les chasseurs . Et pan! Pour éviter ce genre d’abus, c’est simple, aucune modif avant le fin du mandat, et exclusivement par référendum + 50% des inscrits . Double intérêt: stabilité et légitimité . Fin des fantaisies de zozos qui rêvent d’imposer les idées débiles de ses clientéles minoritaires en les empêchant de pouvoir faire de leur exception la nouvelle norme

    1. Dominique Biette

      Je ne connais que trop peu Ernst Junger mais il dirait peut-être plutôt qu’étant anarque,il supervise ces entités de pouvoirs. Il les surplombe ajouterait il. .

      1. UnLorrain

        Heeee, laissez apparaître plutôt mon pseudo qui est UnLorrain plutôt que mon réel patronyme ,sinon…qu’est-ce que vont penser euuh..les aut »
        Merci. J’oubliais.

  10. Le Gnôme

    Pour avoir de véritables élections, il faut un peuple éclairé capable de comprendre les enjeux et ayant un minimum de culture politique. Un tel peuple n’existe pas, nulle part et il n’y a aucune solution à part celle de cultiver son jardin.

    1. pabizou

      Il n’y a pas plus de peuple éclairé que d’homme providentiel, par contre il y a un paquet de salopards qui ne rêvent que de te faire payer la facture de leur incompétence à gérer un pays dans son intérêt du moment qu’ils en vivent très bien . Ce sont ceux-là qu’il faudra foutre dehors, si nécessaire à coups dans le cul, avant que quoi que ce soit puisse changer, t ce ne sera pas simple…

    2. Husskarl

      Cultiver son jardin ne donne pas une pondération supplémentaire à votre voix, ça n’a donc aucun impact dans une unité territoriale avec une population trop importante.

  11. Pythagore

    « notre condition est si critique qu’une réelle évolution conduira d’abord une majorité de français dans la disette »
    Je crois qu’une simplification à la machette des lois et des règles administratives permettraient de faire repartir l’économie au moins un peu pour pouvoir faire ensuite des réformes plus fondamentales. Mesuré à nos voisin, la disette, on l’a déjà.
    Je reposte un commentaire que j’avais écrit sur la remarque de Patrick Vignal « On va être très clair. S’il faut dire la vérité aux Français, ça veut dire 10 ans de sang et de larmes. »
    Qu’il est pratique d’affirmer à intervalle régulier aux Français, que tout autre programme que l’actuel signifierait du sang et des larmes pour une longue durée, et donc implicitement, « il est préférable de continuer ainsi ».
    Ce que ne disent pas ces prêcheurs, c’est pour qui sera le sang et les larmes ?
    Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le sang et les larmes, on les a déjà (cf. gilets jaunes). Ce sont essentiellement pour ceux qui travaillent, du smic à la classe moyenne, qui s’épuisent à financer l’état et profitent insuffisamment de leurs revenus.
    Le sang et les larmes, dans un renouveau politique, néo-libéral responsabilisant chacun, seraient pour ceux profitant du système actuel, qui profitent à plein de la redistribution sans avoir à fournir une prestation en rapport avec les sommes que l’état leur verse. Je parle des fonctionnaires dont les postes ne se justifient que par les cerfa, je parle des associations en tous genres sans but si ce n’est lucratif, je parle des capatilistes de connivence qui ont tout à gagner à une hyperréglementation évitant ainsi l’émergence de toute concurrence, le ticket d’entrée étant trop élevé.
    Le sang et les larmes, c’est aujourd’hui pour les bosseurs, pas pour les profiteurs,
    Pourquoi les Francais refuseraient-ils d’inverser cette tendance ?

      1. pabizou

        Il n’est pas dit que ce ne sera pas le cas quelle que soit l’option choisie, demandes aux grecs . D’un côté, tu morfles et la situation s’enlise pendant X années, de l’autre tu morfles en ayant des chances de voir la situation changer . Tant pis pour les parasites étatiques, ils n’auront que ce qu’ils ont mérité .

    1. Passim

      « Pourquoi les Francais refuseraient-ils d’inverser cette tendance ?
      Parce qu' »on » les fait vivre dans un village Potemkine.

  12. Lorelei

    Lorsque De Gaulle et Debré ont élaboré le texte de la 5ème République, son contenu formait un tout cohérent et en rejet de la 3ème et la 4ème République.
    Il essayait aussi de ressembler à la Constitution des Etats-Unis avec un président fort et des contre-pouvoirs bien établis.
    La Constitution a fonctionné même avec un Président et un 1er Ministre de partis opposés.
    Du moment où on a commencé à toucher aux principes fondamentaux comme un mandat présidentiel de 7 ans (modifié par référendum sous Chirac), les textes deviennent bancals.
    On a aussi demandé aux députés d’être en session permanente au lieu de 2 sessions de quelques mois par an. Etonnez-vous après que nos représentants trouvent de quoi s’occuper en nous votant des lois de plus en plus contraignantes pour notre bien.

    1. Aristarkke

      Le mandat de cinq ans, c’était une réforme Jospin et non Chirac. A ce moment là de mise en place, il n’avait pas le pouvoir de s’y opposer. Mais au cours de son second mandat, il aurait pu mais comme ce n’était qu’un rad-soc déguisé en gaulliste…

      1. Lorelei

        Même si c’était une réforme de Jospin, Chirac aurait pu s’y opposer farouchement et expliquer le comment du pourquoi. Il a suffisamment pratiqué.
        Ce n’était pas qu’un vieux rad-soc, c’était aussi une belle couleuvre qui était contente de se chauffer au rayons de soleil de la Présidence et de tous ses avantages.
        Et le bon peuple éclairé a voté. Comme il voterait encore pour élire n’importe qui lui promettant la lune enrobée de miel et des lendemains triomphants sans efforts.

        1. Sarcastik

          Oui, rappelons qu’il a jamais eu de véritable vote de rupture : depuis 1964, le peuple a toujours voté exactement ou à peu près dans le sens qu’on lui a demandé. Comme le titrait très bien un journal de gauche, « votez ce que vous voulez mais votez Macron ».

          Le peuple a donc toujours suivi l’avis des élites éclairées, certes un peu à reculons et en dégueulant un peu sur la moquette de temps en temps mais ces mêmes élites, qui sont là parce que le peuple les a élues, vont ensuite avoir le culot de se plaindre qu’à cause de ce même peuple, depuis 50 ans, elles n’ont pas pu faire ce qu’elles auraient du faire. De toute manière, le peuple peut dire, voter, conchier ce qu’il veut, il aura toujours tort parce qu’étant absent du pouvoir, les absents ont toujours tort.

          1. durru

            Exception notable, le référendum de 2005, erreur corrigée rapidement. (j’avais voté « oui » à l’époque, pauvre de moi, naïf que j’étais)

            1. Sarcastik

              Ah ça, tous les gens trop intelligents pour comprendre qu’il ne faut pas voter un texte inintelligible nous avaient tous dit qu’il serait stupide de voter non.

  13. pabizou

    Pardonnez moi l’oxymore, un politicien, svp ne riez pas encore, honnête..non! c’est trop tôt, pourrait avoir l’idée d’échanger toutes les taxes, redevances,impôt dus aux kmers vert et chiffrer combien cela coûte a chaque foyer à faible revenu, et proposer une baisse de dépense du même montant . Le hurlement de chacal à l’agonie qui suivrait devrait suffire pour pousser l’avantage et envisager la pratique plus régulière des référendums en ouvrant la palette d’usages de ces derniers et de continuer par l’EdNat . S’attaquer aux écolo et à l’EdNat serait sans doute le début d’un changement de mentalité . Quand aux probèmes de droit que cela pourrait causer, j’aimerai qu’on m’explique pourquoi et en quoi les règles doivent être différentes pour le public ou le privé . Un escroc est un escroc et rien ne justifie de le traiter différemment selon qu’il soit du public ou du privé

          1. albundy17

            Bouvard qui sautille, sourcilles qui se marrent, tressautements incontrôlables devant l’absurdité.

            Quelqu’un aurait il d’ailleurs quelques références historiques d’un parti de droite ayant buté sa population ?

            1. pabizou

              Non, à part quelques mouvements d’humeur très ciblés de Pinochet, d’ailleurs très loin des meurtres de masse socialistes et cocos . Tiens, d’en parler je m’aperçois que pour pouvoir accuser la droite de leurs propres turpitudes ils en sont réduits à traiter Le Pen d’extrème droite au lieu de socialiste-nationaliste . Finalement les HLPSDNH, c’est peut-être bien maintenant avec ces fdp

              1. albundy17

                Nous avons le même constat.

                Y’a la presse qui s’est offusquée récemment que l’anar à la tête du brésil ait qualifié les nazis d’un parti de gauche. dévoyer le sens des mots, la méthode est toujours efficace

                1. pabizou

                  Bolsonaro n’est ni anar ni extrème-drouâte il se trouve juste être celui qui nettoie la merde que les gauches laissent partout où elles passent

  14. pabizou

    Avis aux insomniaques . Réjouissez vous, ce soir not’bon maitre va vous endormir, si vous n’avez pas de problème de sommeil, vous pourrez toujours en profiter pour tester vos éoliennes, avis de grand vent à la tv . Bonsoir

  15. Val

    Totalement HS : Notre Dame flambe , après Saint Sulpice , bon, semaine sainte et tout ça, on va dire que ça tombe mal, mais ça me tord les tripes, en attendant les résultats de l’enquête , ou pas d’enquête , ou pas de résultat lepoint.fr/societe/paris-qui-a-mis-le-feu-a-l-eglise-saint-sulpice-19-03-2019-2302387_23.php

    1. MarieA

      Et alors?!? Les pakistanais arrivés depuis 2 mois ont le DROIT de brûler des oeuvres d’art inestimables pour se détendre, putain. Vous n’êtes qu’une petite xénophobe qui ne veut pas payer pour l’esclavage et la colonisation.

      Les blancs toujours les plus racistes sur terre, pas de doute!

          1. Sarcastik

            Un texte de plus de 3 lignes avec un minima de 2nd degré, c’est trop pour le QI de papabizou, heureusement qu’il est contre le RIC, sans doute très conscient de ses propres limites.

      1. Dr Slump

        Les gars, c’est du troisième degré là… son outrance est pourtant habituelle hein… bon, admettons, c’est du 13e degré :mrgreen:

    2. Vassinhac

      Affreux.
      Quand le musée au Brésil a brûlé, on ne comptait pas les commentateurs méprisants déplorant l’absence de sens des priorités de l’état brésilien, etc. Zauraient mieux fait de fermer leurs gueules.

      1. Dr Slump

        Ouaip. Ceux-là croient toujours vivre dans le fier pays de Fraônce. Z’ont pas encore réalisé qu’on était en république bananière du Franchouras maintenant.

    3. Dr Slump

      Rien ne permet d’affirmer une intention criminelle à ce stade. Mais nous vivons une époque telle, hélas, qu’il est difficile de ne pas se poser la question. Et même si c’est purement accidentel, cela restera de toute façon un accident symbolique de la folie généralisée dont semble prise cette foutue société.

      1. pabizou

        Il y avait des travaux, un accident avec un chalumeau dans un milieu comme celui-là ne peut pas être écarté . En tous cas pas de bonne foi et avant l’enquête . Laissons ça aux imbéciles et aux paranos . Les dégats sont suffisamment graves comme ça, pas la peine d’en rajouter .

        1. albundy17

          « un accident avec un chalumeau »

          bah voilà, quand c’est pas le pakistanais, c’est le plombier, on a bon dos !

          Enfin, de toute manière, c’est cramé, pour les siècles des siècles.

            1. Aristarkke

              Originaire deuch’nord, je ne parierai pas trop…
              Vu l’invasion que cette région a subi de leur part, il pourrait fort bien y avoir une de ses aïeules d’outre Oder ayant trouvé un Chti à son goût ou réciproquement…

        2. durru

          Honnêtement, pour l’image de ce qui reste de la France au yeux du monde, je préférerais clairement que ce soit un acte malveillant, et pas un accident.
          La BBC rappelle d’emblée le fait que les travaux ont été lancés en urgence, suite à des problèmes graves dans la structure de pierre de la cathédrale.
          Mais bon, on est plus à ça près…

          1. pabizou

            Lancés en urgence? Ca fait plusieurs années que ça dure et il était prévu que ça prenne encore pas mal de temps avant d’en voir le bout . Ils ont les mêmes clowns que chez nous dans la presse anglaise?

            1. durru

              « Last year, the Catholic Church in France appealed for funds to save the building, which was crumbling. »
              « […] is undergoing renovations after cracks began to appear in the stone, sparking fears the structure could become unstable. »
              C’est plus des faits qu’ils donnent, le terme « urgence » est le mien. Je vous laisse interpréter mieux que moi…

              1. pabizou

                Oui, on peut aussi lancer un appel aux dons, même si les travaux ont commencé depuis longtemps . C’est pas vraiment la maison Phénix ce genre de rénovation, dans les bâtiments anciens les surprises ne sont pas vraiment rares . Après, je ne sais que ce que j’ai vu il y a quelques jours, il y a eu un reportage sur le travaux en cours .

                1. durru

                  La manière de le dire ne donne pas l’impression que c’était un extra. « Crumbling », « cracks »…
                  C’est l’image de ce pays à l’étranger, de toute façon. C’est rentré dans les habitudes, la France est le gros pays décadent et Macron le rigolo que plus personne ne prend au sérieux. Il y a eu (ces derniers jours) un vote à l’UE pour relancer les négociations avec les US pour éviter une guerre commerciale. La France a voté contre et la Belgique s’est abstenu. Y’a plus que les Belges pour écouter un tant soit peu Macron…
                  Mais à la fin, c’est « France » que les étrangers retiennent, pas « Macron ».

        3. « un accident avec un chalumeau dans un milieu comme celui-là »
          L’incendie s’est déclaré vers 18:30, le chantier était à l’arrêt depuis 17:00, et les ouvriers sur ce genre de réparations ne sont pas exactement des branquignoles moyens.

          1. Husskarl

            Exactement, ce sont des personnes hautement qualifiées et les normes de chantier/sécurité sont drastiques.
            Les médias veulent juste sauver le soldat vivrensemble.

            1. plutarque

              « Exactement, ce sont des personnes hautement qualifiées et les normes de chantier/sécurité sont drastiques. »

              ça, c’est la théorie. Les « normes de sécurité drastiques » imposent désormais 2 personnes et la pose d’un échafaudage mobile pour changer une ampoule. Pour vous donner une idée.

              A force de pondre des règlements à la con pour tendre au risque zéro, que se passe-t-il ? Eh ben il se passe que Roger ne dit rien au patron, et doit se démerder pour que la chantier avance.

              Suis-je le seul ici à connaître le milieu du bâtiment ?

              1. albundy17

                « Suis-je le seul ici à connaître le milieu du bâtiment ? »

                Disons qu’il y a une expression de ce type, à prendre avec des pincettes, et beaucoup de vaseline. « Pheldge, au secours »

        4. Jacques Huse de Royaumont

          « un accident avec un chalumeau », ça parait difficile, vu l’heure où c’est arrivé : la journée de travail était finie depuis plus d’une heure, sur le chantier.

          de plus, on recense beaucoup d’incendie à Paris, depuis le début de l’année (au moins 4 sinistres majeurs).
          Cette tragédie se produit également à un moment où les profanations et des actes de vandalisme contre les églises se multiplient.
          Accident, peut-être, où peut-être pas.
          Vu que nos dirigeants ont du jus de navet dans les veines, ce sera la thèse officielle, celle qui évite de prendre des décisions énergiques.

          1. albundy17

            « la journée de travail était finie depuis plus d’une heure, sur le chantier. »

            Un acte de malveillance pourquoi pas, après tout, monter sous les toitures de la cathédrale n’est sans doute pas infaisable. Après il suffit d’utiliser les postes à souder que les ouvriers auront laissé pour allumer la charpente et déguerpir.

            Il est également envisageable que quelques travaux de soudures aient passé un morceau de charpente au rouge, en combustion, et que le vent se soit chargé de la suite.

            1. MadeInCH

              Je ne vois pas l’usage d’un chalumeau alors que là-haut il n’y a que bois et pierre.
              J’avais lu que pour éviter les risques d’incendie, il n’y avait justement aucun outil produisant de la chaleur sur le chantier. Ce qui me semble logique.
              .
              Et vu l’heure du départ du feu…

      2. Gosseyn

        Pas d’intention criminelle ? Et un laxisme criminel généralisé et institutionnalisé, qu’est-ce que c’est ?
        Le choix entre plug anal et luminaires à 600 000 euros ou bien systèmes de prévention des incendies, il y a longtemps qu’il a été fait !
        Ça a brûlé ? Et alors, comme à Rennes, Lunéville ou partout ailleurs, pas de rondes de pompiers vigilants, de sécurités diverses, de veille vidéo, pas de sanctions pour l’irresponsabilité manifeste, alors le patrimoine et les investissements qu’il a nécessité disparaissent !
        Là aussi, ce sont les traces et les résultantes de la corruption morale …

    4. Passim

      Incendie volontaire à Saint-Sulpice, non loin de Notre-Dame, peu de temps avant. L’inspecteur Rosaire trouverait la coïncidence troublante… Nos journalistes-sic feront-ils le rapprochement ?

      1. Vous pouvez être sûrs qu’ils le feront pour dire « Que nenni, c’est un accident ». C’est déjà répété. La flèche n’était même pas tombée que c’était déjà acté : c’est un accident, qu’on vous dit. Arrosez un peu pour calmer les flammes puis circulez, y’a rien à dire.

        1. pabizou

          Bonsoir . Pour une fois, je ne peux pas vous suivre . Dans le reportage qui a été diffusé recemment sur les travaux en cours il y avait des ouvriers qui utilisaient des chalumeaux au niveau des solins, un accident n’est absolument pas impossible et peut être très difficile à détecter, jusqu’au moment où une braise trouve un combustible, après… D’autant plus que je doute que les équipes de rénovateurs aient laissé se balader un quidam au milieu d’un chantier de cette envergure sans rien remarquer .

          1. durru

            A 18:50, heure à laquelle l’incendie s’est déclaré, le chantier était fermé depuis un moment. Mais vous pouvez toujours croire à la thèse de l’accident, qui même elle n’arrange personne…

            1. pabizou

              J’ai travaillé quelques mois dans la protection incendie, vous seriez surpris de la multitudes de manières dont un incendie peut se déclarer . Je ne crois pas plus à la thèse de l’accident qu’à n’importe quelle autre, je dis seulement qu’elle est compatible avec le déroulé de l’événement, le fait qu’il y ait eu un décalage de plus d’une heure n’est pas vraiment une impossibilité . Après, que certains aient intérêt à laisser croire à l’accident plutôt qu’un acte criminel ne fait pas de doute non plus un mois avant les européennes . Même si je ne suis pas sûr qu’une victoire de RN ne serait pas ce qui pourrait arriver de mieux pour Macron s’il vise la présidentielle, ça lui facilitera la tâche pour invoquer le front républicain contre la bête immonde et éviter les HLPSDNH

            2. Aristarkke

              A 18H50, l’incendie est apparu largement visible à tous. Vu l’ampleur qu’il avait déjà alors, il n’avait pas pu demarrer dans les cinq minutes précédentes.
              Avec du chêne, même très sec, des pièces de bois de forte section ne flambent pas violemment en moins de deux….

          2. « un accident n’est absolument pas impossible »
            Oh là ne nous emballons pas.
            Je n’ai pas dit que ce n’était pas un accident, j’ai clairement mis un bémol à l’idée générale que c’est une évidence, « c’est si vite arrivé » etc. On peut aussi raisonnablement partir du principe que les ouvriers qui y travaillent ne sont pas des branquignoles et que tout n’a pas été fait en dépit du bon sens non plus.

            Bref, s’il me paraît particulièrement hâtif de conclure à un attentat, il m’est tout aussi hâtif de conclure à un simple accident ballot zut alors.

            1. Passim

              Soyez certain, patron, que l’enquête sera menée avec la même rigueur et la même impartialité, en l’absence de tout a priori, sans que se manifeste une quelconque pression, à ‘instar de celle menée sur l’explosion d’AZF, en septembre 2001,
              « Il y a deux sortes d’enquêtes en France, des enquêtes pour qu’on sache quelque chose, et des enquêtes pour qu’on ne sache pas quelque chose. »
              (Bernard Blier, dans « Quand les femmes s’en mêlent » , film de Julien Duvivier)

                1. albundy17

                  « on voit que tu choisis les films qui te correspondent !  »

                  Toi ce serait plutôt « quand les femmes s’emmêlent » ^^

            2. Pheldge

              « les ouvriers qui y travaillent ne sont pas des branquignoles » histoire de rire un peu, imagine un instant P&C qui voulait faire l’arpète chez Al 😉

          3. Cerf d

            Il y a une vingtaine d’années, certains étudiants, non contents de visiter les catacombes par des entrées non officielles aimaient escalader les échafaudages sur le monuments historiques. Je ne crois pas qu’ils se soient jamais faits prendre.

            1. Dr Slump

              Ca se pratique toujours, il y a même une app ou un site internet (suis plus sûr), qui permet de partager les spots à visiter. Les jeunes se donnent ainsi rendez-vous pour visiter de vieilles carrières, de vieux bâtiments industriels abandonnés, des souterrains, des échafaudages, etc, et ils filment leurs petits exploits pour. Du neuf avec du vieux, rien ne change.

          4. Aristarkke

            Pour travailler plomb et zinc de couverture, sont utilisés des chalumeaux à mélange propane/air atmosphérique pour assouplir le métal et éviter qu’il fissure aux pliures.
            La capacité de chauffe reste nettement plus faible que celle des oxy-acétyleniques.

              1. Le Gnôme

                Comme tous les édifices religieux d’avant 1905 appartiennent soit aux communes, soit à l’Etat. Les cathédrales appartiennent à l’Etat qui est son propre assureur.

    5. plutarque

      Oui, heureusement pas de victimes, c’est le plus important.

      Avec quelques heures de recul, c’est rigolo de voir le déversement lacrymal de tout ce que la France compte de gens qui comptent, eux qui la veille encore refusaient d’évoquer l’explosion de vandalisme dont sont victimes les églises françaises…

  16. Nemrod

    En tous cas, rien de tel d’être devant un tel désastre pour savoir ce que « viscéralement » veux dire.
    Il y a ceux que ça prend aux tripes et les autres.
    Deux camps.
    Quoi qu’on en dise.

    1. albundy17

      « En tous cas, rien de tel d’être devant un tel désastre pour savoir ce que « viscéralement » veux dire. »

      C’est très joliment exprimé, je n’arrivais pas à mettre des mots, merci

    2. pabizou

      Merci Nemrod . Je suis parfois un handicapé des émotions et n’arrive pas toujours à trouver les mots pour les exprimer et tu viens de le faire mieux que je ne l’aurais jamais pu .

    3. Jacques Huse de Royaumont

      Notre Dame est un résumé de l’histoire de France à elle toute seule. Lieu de foi, en premier lieu, mais aussi d’histoire, de mémoire, d’art. C’est là qu’on célèbre la libération et la fin des épidémies. C’est là où se rejoignent Saint Louis et Napoléon, le peuple de Paris et les représentants de la France. C’est là où Claudel et Hugo rencontrent Bossuet. On y joue aussi bien le Te Deum que la Marseillaise.

      Notre Dame est en flamme, c’est la nation qui est blessée.
      Saurons nous la reconstruire comme ont été reconstruites les cathédrales de Reims ou de Rouen ? Serons nous dignes de ceux qui nous ont précédés ?

      1. MCA

        @Jacques Huse de Royaumont 16 avril 2019, 10 h 54 min

        « Saurons nous la reconstruire… »

        Aucun doute, la volonté et le savoir faire existent.

        Mon doute est situé ailleurs : j’espère que le magot des donations qui promet d’être hors norme sera ENTIÈREMENT utilisé pour ce chef d’œuvre…

        1. MadeInCH

          J’imagine les gauchistes se voient déjà préparer un « Comité Spécial Rénovation » avec un pote à sa présidence.
          Comité qui pourra faire des commissions, chacune avec son président et ses conseillers spéciaux, comités qui pourront faire des sous-comités, etc.
          .
          Chouette!
          Une usine à gaz avec pleins de tiroirs pour caser des amis!

    4. Pheldge

      Pour visser allemand, la perceuse visseuse Bosch sera préférable à du Makita ou bu Black& Decker … 😉
      images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/41QC-JCa2oL.jpg

  17. taisson

    @ plutarque 16 avril 2019, 8 h 14 min

    Tout à fait d’accord !!
    Entendre se désoler tous ceux qui font tout pour effacer des mémoires le fait que ce pays est fondamentalement de culture chrétienne, c’est vraiment le bal des faux culs!!
    A un moment ou la chrétienté vacille, cet évènement arrive ..
    .
    Accidentel, ou pas, l’avenir ne nous le dira surement pas !

    Mais , même le mécréant que je suis peut se dire qu’il s’agit au moins d’un dernier avertissement ( divin ?) pour réveiller les Français !

    Et si Dieu existe, il à visiblement lâché Macron !

    1. Jacques Huse de Royaumont

      Même si c’est accidentel, j’ai été surpris par la faiblesse des moyens dont disposaient les pompiers. Pourtant, l’incendie est une menace récurrente des ces grands édifices. Alors pourquoi les secours semblaient-ils si désarmés ?

      1. MadeInCH

        Visuellement faible, uniquement parce que une bonne partie des « combats » étaient probablement à l’intérieur du bâtiment.
        La structure en bois qui a brûlé est au-dessus de la voûte de pierre.
        Ce qui peut protéger ce qu’il y a dessous.
        Par contre, les feuilles de plomb entre les pierres de la voûte, elles ont fondu. Pour ceux qui étaient dessous, ben… tu n’y va pas.
        Tu luttes dans les parties latérale pour tenter de contenir comme tu peux.
        Tu ne cherches même pas vraiment à éteindre ce qui brûle.

      2. pabizou

        Le problème devait plus être la chaleur qui devait vraisemblablement les empêcher d’utiliser les échafaudages et les tenait à distance que la faiblesse des moyens . Sans compter les risques d’effondrement . Il me semble avoir entendu un des responsables dire qu’il y avait 400 pompiers sur place .

        1. albundy17

          De toute manière, c’est en amont qu’il aurait fallu prévenir, avec des pssit automatique.

          En 2013 nous avons eu l’hôtel de ville de LRO qui a cramé (il était vraiment beau, à visiter !) les travaux devraient être fini d’ici la fin de l’année.

          mais bon, il y avait passation de pouvoir, et les archives crament pas mal durant ces périodes 🙄

          1. Pheldge

            pourrais-tu avoir la bonté d’expliquer aux profanes dont je suis, la signification de LRO ? j’imagine un truc à base de la Rochelle, mais t’en cause comme si ça tombait sous le sens …

        2. pabizou

          Bombardiers d’eau? le remède aurait été pire que le mal, je doute fort que la structure ait pu supporter un largage . C’était un bâtiment, pas une forêt

            1. MCA

              Dégradation par noyade mais il y a pire, il s’agit du choc thermique entre l’incendie qui surchauffe les éléments et l’eau utilisée pour l’extinction qui les refroidit violemment.

              J’ai constaté le résultat en réel car la maison de mes parents y est passée lors d’un incendie et j’ai constaté le désastre le lendemain.

              Le cas de ND est différent car l’édifice en pierre ne comportant pas de ferrailles mais le choc thermique a probablement dû dégrader les pierres quand-même.

                  1. albundy17

                    La cathédrale de Royan, summum de la reconstruction béton après guerre, une verrue dans le paysage, les archis ont été bien payé.

                    Quand on voit l’édifice, une pensée émue pour cap carnaval et la navette spatiale.

                    Dedans, ben c’est moche, acoustique comme dans un bunker.

                    Une performance néanmoins, l’origine du précontraint

                    1. albundy17

                      Rhooo, bande de mécréants, oui une église, comme Notre Dame, mais pas avec le même statut administratif que vous adorez ^^

                      Mais bon, elle reste moche, et une église comme celle qui a cramé hier, avec même de plus forte hauteur

      1. albundy17

        Très peu probable, ce sont vraisemblablement des compagnons.

        Il m’est arrivé de bouter le feu dans une cloison sèche, c’est durant le repli matériel chantier qu’une odeur ma alerté.

  18. Louis

    “L’on ne me fera point croire qu’un gouvernement libéral, énergique et sage, puisse jamais sortir des suffrages d’un peuple de serviteurs” A Tocqueville

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.