L’enquête PISA penche du mauvais côté pour la France

Patatras. Pendant que nos ministres et leur président font les andouilles en Sibérie, Borloo tentant le patinage artistique pour s’envoyer une vodka qui a du lui changer de son habituel Johnny Walker, paraissait l’enquête PISA pour 2007. C’est maintenant la troisième fois que cette enquête menée dans les pays de l’OCDE montre une France de l’Education en bien mauvaise posture. Pire, la notation globale des élèves français s’enfonce encore un peu plus dans le bas-ventre mou du classement : comme les années précédentes, la France décroche une petite moyenne, sans tambour ni trompette.

Où est passée la France de Hugo, Baudelaire, Stendhal ou Mallarmé ? Ou trouvera-t-on les Boris Vian, Robert Merle, ou Sacha Guitry en ce XXIème siècle qui débute ? Pas de panique : nos joyeux adolescents, ceux-là même qui ont passé les tests PISA, vont, semble-t-il, assurer la relève avec leur faconde toute particulière d’auteur en herbe sur skyblog.

Si l’on en croit l’étude, cependant, on peut s’attendre à de profonds remaniements dans l’orthographe, la syntaxe et la grammaire des textes qui seront de plus en plus proposés par la génération montante à la lecture dans les quotidiens, les œuvres littéraires et autres poèmes, essais ou compositions romanesques de son cru.

L’enquête PISA mesurant aussi la compréhension de l’écrit par la lecture et les mathématiques, on peut aussi admettre en toute bonne logique que les textes seront d’une construction plus simple. Ainsi, sera probablement évitée l’utilisation de subordonnées un peu audacieuses. Finis les anacoluthes amusantes, les zeugmas enrichissant le discours de constructions osées : on va devoir se contenter d’un discours simple, basique. Avec plein de points. Qui coupent les phrases en plein milieu. Et des phrases qui n’en sont donc plus. C’est déroutant. Cette nouvelle mode. Si on ajoute les fautes d’ortografe; et, sèles de ponctuassion ; sa va donner grave. La lecture du mwindre journal sera biento un egzercisse divinatware fastidieu, ou chac mo sera nouvo, unik.

Pour la partie mathématique, la matière, déjà décriée comme très sélective, sera de plus en plus utilisée pour déterminer ceux qui auront simplement compris l’énoncé, qui sauront donc manier quelques concepts un peu abstraits, de ceux dont la vitesse de déchiffrage ne permet pas de terminer l’exercice dans le temps imparti. Le bac consistera bientôt, au rythme auquel semble se précipiter la France vers les profondeurs du classement, à un exercice de reformulation de quelques énoncés mathématiques, où souligner le mot « Pomme de Terre » sera considéré comme le must du test d’aptitude à l’entrée en faculté.

Ce qu’il y a de consternant, finalement, dans cette étude, c’est l’assourdissant mutisme de la presse qui a été fort discrète dans le relai de cette information pourtant primordiale en ce qu’elle permet d’évaluer précisément la valeur de l’Education Nationale, d’une part, et la bonne utilisation des deniers publics dans l’instruction des chères têtes blondes d’autre part. Il y a certes eu quelques réactions dans la plupart des quotidiens : ils se devaient de diluer la dépêche AFP avec quelques phrases de remplissage pour faire tenir l’article dans la mise en page, mais on ne peut pas dire que le sujet ait passionné les foules journalistiques. On peut même noter, à la faveur des titres de journaux, que le constat d’échec ne semble faire bondir personne :

Si l’on pousse le vice jusqu’à vérifier auprès des cancrelatssyndicats enseignants, on finit totalement de se rassurer : à l’UNSA, phalange endoctrinante pour l’Edulcoration Nationale de la CGT (Cocos, Gauchos, Trostkos), l’enquête PISA ne peut en aucun cas, je cite, servir à justifier les décisions politiques à venir qu’elles portent sur l’organisation, le fonctionnement ou les contenus et méthodes de l’enseignement ni à justifier une réduction de l’action de l’Ecole aux fondamentaux. , ce qui laisse une voie d’action vraiment marginale, on en conviendra. Autrement dit, les politiques sont urgemment conviés à mettre le mouchoir parlementaire ou gouvernemental sur PISA et à ne surtout pas agir en quelque sens que ce soit.

Côté SNES, ce syndicat qui donne un autre SENS à la compréhension des problèmes, la réaction est étrangement prévisible en ce qu’elle consiste à ne surtout pas analyser le résultat obtenu et tout de suite remettre en cause l’enquête elle-même, puisque PISA ne donne donc qu’une image partielle des systèmes éducatifs. Pensez donc, pour nos élèves, ce type d’évaluation est assez inhabituel, alors que ces salauds de Finlandais passent leur temps à préparer leurs résultats à cette enquête (tout comme, d’ailleurs, ces salauds de Coréens, de Néo-Zélandais, de Suisses, d’Australiens et j’en passe : le monde presqu’entier se ligue contre nous, je vous dis).

Oui, cela confine au ridicule. Un pays qui sombre, au travers d’une presse atone, de syndicats autruchesques, d’enseignants grégaires, d’hommes politiques intrépides comme des lombrics, dans l’absence coupable de remise en cause la plus parfaite, totale et compacte, un pays qui fait à la fois vœu de rayonner sa culture de par le monde et qui envoie des abrutis congénitaux en avion présidentiel faire les clowns dans des pays à la démocratie hésitante, un pays dont le président, calme comme un écureuil sous amphétamines, commence à faire le mariole avec des terroristes marxistes (!) pour faire libérer une insupportable pimbêche qui aura tout fait pour se jeter dans la gueule du loup[1], un pays comme celui-là, finalement, mérite son destin.

Certains des pays qui sont maintenant dans le haut du classement PISA eurent, en leur temps, un choc PISA, qui avait entraîné une véritable remise en question du système d’instruction. Quand on se rend compte que la méthode globale est toujours ARGH BORDEL DE MERDE en vigueur dans ce PAYS DE MERDE et qu’elle produit de fait encore et toujours plus de PETITS CRETINS INCULTES incapables d’écrire et de lire correctement, on se dit qu’on n’est vraiment pas sortis de l’auberge. Si, en plus, on sait que tout, dans ce système, favorise outrageusement les enfants des riches au détriment le plus cynique des familles pauvres, on trouve là la source du mal.

Mais bien sûr, c’est un affreux libéral mangeur d’enfants qui vous dit ça, hein.

Notes

[1] Appel aux FARC : svp, sauvez des contribuables français, butez Ingrid

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