Les 10 mesures qui sauveraient la France (mais qui ne seront jamais appliquées)

Aujourd’hui, soyons fous. N’ayons peur de rien, soufflons bien fort dans l’appeau à trolls et imaginons que nous ayons toutes latitudes pour tenter de résorber la crise actuelle, ou, au moins, d’en atténuer au maximum les effets. Quelles pourraient être les mesures les plus efficaces pour relancer l’activité économique du pays et y créer des emplois ?

On pourrait pour commencer imprimer plusieurs centaines de milliards de billets de 100 euros et les distribuer aux pauvres, directement. Cela n’enrichirait pas tellement les pauvres (il y en a beaucoup), alors on trouverait plus simple de distribuer ces billets d’abord à nos amis banquiers, politiciens, syndicalistes autres corporations subventionnées. À la fin, ça appauvrirait tout le monde, mais on s’en ficherait parce qu’on serait cynique.

Moui.

Bizarrement, cela a été tenté plusieurs fois dans le passé, avec un échec cuisant à chaque fois. C’est à nouveau en cours de test, actuellement, au niveau européen. On peut présager l’échec. Mais je suis mauvaise langue, passons donc.

Ou alors, on déciderait — soyons fous, vous dis-je — de lâcher complètement les bretelles et péter les élastiques et on mettrait en place les idées suivantes.

1. Dans un premier temps, on demanderait aux entreprises de donner leur salaire complet aux salariés, c’est-à-dire ce que ces salariés coûtent effectivement à l’entreprise, en totalité (charges salariales et patronales incluses). L’intégralité du salaire atterrirait alors sur le compte bancaire des intéressés. Charge alors à ces derniers de reverser aux différents organismes les sommes convenues pour les différentes couvertures. On passerait ensuite quelques mois à expliquer aux Français que oui, ils n’ont pas le choix, et oui, ils sont obligés de cotiser à ces organismes qui leur paieront une retraite de misère, indemniseront leur chômage avec un lance-pierre et ne leur rembourseront qu’une partie humoristique de leurs frais de santé. Enfin, on proposerait l’ouverture à la concurrence de l’ensemble de ces branches.

Ici, les trolls, arrivés en bande, commencent à baver en agitant leurs gros bras gourds : les malades vont tous mourir sur les trottoirs et c'est la mort des pauvres que vous voulez ! Salaud de libéral !

2. Parallèlement à ces mesures didactiques sur les salaires, on en profiterait pour faire sauter les monopoles de droits divers et variés (courrier, énergie, taxis, transports interurbains ou régionaux, tout jusqu’aux licences téléphoniques mobiles, par exemple) ainsi que les protections et privilèges minutieusement enkystés dans la vie sociale française depuis des décennies, à commencer par les numerus clausus (des pharmaciens, des notaires, des médecins, …).

Les trolls, dont la bave bulle à gros bouillons putrides, enragent à l'idée qu'un nombre suffisant de médecin, de taxis et de notaires envahirait le pays. Ce serait horrible, tout comme la concurrence qui réduit les prix et donc provoque le chômage, comme Free.

3. Évidemment, tout ceci ne peut s’entendre qu’avec un code des impôts légèrement éclairci. Pour cela, on peut le réduire à quelques articles simples : l’impôt serait dû par tous (entités physiques ou morales), sur tous les types de revenus possibles, et limité à 10% de ce revenu (flat tax), ni plus, ni moins. La TVA, de fait, serait unique, et limitée à 10%. Et 10%, c’est très simple puisqu’un gamin de 6ème est censé savoir faire une division par dix… Enfin, mettons un gamin de terminale (de nos jours). Par exemple, le litron d’essence sans plomb, actuellement autour de 1.5€, dégringolerait à 0.64€ (cela fait plus de 40€ d’économie sur un plein de 50 litres). En conséquence de quoi, le gouvernement serait dans l’obligation, rapidement constitutionnelle, de ne dépenser en année N+1 que l’argent récolté en année N, avec interdiction du moindre déficit, et sanctions personnelles et financières non symboliques aux membres du parlement pour tout dépassement de budget de l’État.

Les trolls, apoplectiques et les yeux hagards, se tortillent en criant à la misère de l'Etat qui ne pourra plus garantir à la France son rang international, faute de moyens. Et tout le monde sait que l'impôt proportionnel tue les pauvres et les chatons.

4. Puisque le droit fiscal a été toiletté, autant faire la même chose pour le droit du travail. Revenons aux sources, à savoir celle d’un contrat entre deux personnes, jugées adultes et responsables. Pour éviter que, dans un premier temps, des contrats trop fantaisistes apparaissent, on peut imaginer que des contrats types pourraient être proposés par des institutions reconnues ou toute firme d’avocats souhaitant se faire un nom. Les détails des contrats sont mis en concurrence directe. Évidemment, tous les « contrats » liant les fonctionnaires à l’État sont remis sur le tapis. Ce nettoyage au kärcher du droit fiscal et du droit du travail entraîne bien évidemment une simplification drastique de la création d’entreprise où la paperasserie devient réduite à sa plus simple expression.

Les trolls deviennent fous. Plusieurs cassent du matériel en hurlant : "des contrats libres, c'est l'assurance que les gens seront corvéables à merci. Ils sont trop cons, les gens, il faut les aider à savoir ce qui est vraiment bon pour eux !"

5. L’argent de l’État, c’est l’argent du peuple, qui a, surtout actuellement, autre chose à faire que financer les allers-retours en jet privé de Morano ou Sarkozy dans leurs déplacements de villégiature. En conséquence, on arrêterait toutes les subventions (aux associations, etc…), on mettrait fin à toutes les commissions, institutions diverses, hautotorités rigolotes mais parfaitement inutiles. La ponction correspondante disparaissant, les Français sont alors libres de reverser directement aux associations de leur choix le montant qu’ils veulent. En contrepartie, ce montant est déductible à 100% des impôts, sans plafond (les impôts peuvent ainsi être totalement annulés) tant que l’association est reconnue à but non lucratif et d’utilité publique. De la même façon, on peut espérer un gain substantiel de marges de manœuvre avec l’arrêt total de tous les ministères croupions, petites niches dorées pour sympathisants et amis des dirigeants en place, comme par exemple la Culture, l’Environnement, la Solidarité, la Jeunesse, les Sports, la Ville.

Trois trolls sont morts d'une crise cardiaque. Le troll artiste, sentant le statut d'intermittent disparaître, se met à composer des riffs vengeurs sur sa guitare. No pasaran !

6. En matière d’éducation, rien ne vaut la décision éclairée (ou pas) des parents. Le principe du Chèque Éducation, dans un premier temps tout au moins, permettra d’éclaircir pas mal la situation. En contrepartie, les écoles, collèges et lycées deviennent totalement autonomes dans leurs programmes, méthodes, horaires, recrutements et salaire des professeurs.

Ici, ce sont les trolls pédagogos qui se tortillent de rage. L'un d'eux sacrifie trois mille têtes blondes à Meirieu'Baal, leur dieu.

7. La France n’est plus une puissance coloniale, c’est un petit pays jadis riche enfoncé dans 40 ans de socialisme débridé. Rien de tel qu’une cure d’humilité pour reprendre pied avec la réalité, par exemple avec un arrêt de toutes les opérations militaires hors du sol. Les militaires sont mis à profit dans les endroits où ils peuvent servir, si le besoin s’en fait sentir. L’arrêt des opérations à droite et à gauche permet de dégager à nouveau des finances pour renouveler les matériels usés et rafraîchir les troupes. Mieux vaut 100.000 hommes correctement outillés et en bonne forme que les 240.000 actuels, fatigués et équipés majoritairement de vieux engins rouillés.

Les trolls, ici, cherchent leurs mots (enfin, leurs grognements). Ils hésitent. Ils sentent le piège.

8. Rappelons que nous sommes en situation économique tendue. Comme nous n’avons plus un rond, on a autre chose à faire de notre argent en période de crise que d’empêcher les gens de le claquer en futilités si ça les amuse. En conséquence, on applique une légalisation de la drogue, comme au Portugal où cela a très bien fonctionné.

Pendant qu'une partie des trolls reste cois, hébétés, une autre pète un klaxibule dans des petits cris stridents.

9. Il devient à présent indispensable de nettoyer aussi quelque peu la vie politique française, par exemple en imposant la transparence sur les comptes des syndicats, de toutes les entités publiques ou qui reçoivent de l’argent public (institutions, municipalités, régions, etc…). Cette transparence se traduirait aussi dans la publication sous forme électronique de l’ensemble de la comptabilité dans des formats directement exploitables par le citoyen. Et bien sûr, cela comprendrait la publication de toutes les feuilles de paie de tous les élus. Après tout, c’est notre argent, autant savoir où il part. Au sujet des syndicats, il semble évident que leur représentativité n’est plus liée à leur nom ou histoire mais, strictement, à leur nombre d’adhérent.

Un instant égarés par des mesures auxquelles ils ne s'attendaient pas, les trolls reprennent de plus belle : la transparence pour les syndicats, c'est, soyez-en sûr, affreux libéral capitaliste mangeur d'enfants communistes, l'assurance que le méchant patronat va faire pression sur eux et les empêcher d'organiser des parties (fines ?) à 500.000 euros dans de somptueux châteaux. Et ça, ce n'est pas tolérable dans une démocratie digne de ce nom !

10. Enfin, pour bien marquer le coup, on imposerait un non cumul strict des mandats, tous renouvelables une seule fois. Renouveler le corps politique n’est pas la garantie d’une démocratie parfaite mais permettra d’éviter les situations de rentes dont le pays a si longtemps souffert.

Comme vous le constatez, ces quelques mesures sont essentiellement économiques et visent, en définitive, à sabrer les bras multiples, tentaculaires et suceurs invétérés d’un État devenu omniprésent et omnigaffeur. En se concentrant sur l’essentiel et en évitant l’écueil des sujets parasites, on donne une chance réelle à l’économie de redécoller, et partant, à la France de sortir du trou.

Et maintenant, redescendons sur Terre. Le bruit des trolls nous y oblige.

Ces mesures ne marcheront évidemment pas.

Pas parce qu’elles seraient viciées (elles ont toutes, dans le monde et dans l’Histoire, prouvé leur efficacité), mais tout simplement parce que chacune de ces mesures vient heurter, directement, l’une ou l’autre corporation, l’un ou l’autre privilège, l’une ou l’autre habitude ancrée au plus profond de celui qui la pratique, qui s’y accroche et qui voit très bien ce qu’il y a à perdre et refusera, devant cette perte, de considérer ce qu’il y a à gagner. Chacune de ces mesures déclencherait une paralysie immédiate du pays qui préfèrera mourir qu’envisager le changement.

Ceci ne marchera pas parce que la majorité, qui décide, a déjà choisi son sort. Elle a déjà préféré le status quo, la rente, le confort de la position actuelle, connue et parfaitement bornée, et ne veut à aucun prix l’échanger contre autre chose, même si cela a été tenté avec succès ailleurs.

Et parce que ces choix ont déjà été fait, ont déjà été gravés dans le marbre, ça ira moins bien (vraiment, vraiment moins bien) avant de pouvoir aller mieux.

Ces mesures pourraient sauver la France. Elles ne seront ni prises, ni même envisagées.

Ce pays est donc foutu.

J'accepte les BCH !

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Commentaires259

  1. Stéphane

    Jolie liste.

    Je pense qu’il faudrait aussi mettre un terme à l’abomination légale connue sous le nom de « droit adminstratif » (une longue liste de privilèges réservés à l’Etat) et forcer celui-ci à adopter les mêmes normes comptables qu’il applique au privé, notamment sur la valorisation des actifs, le calcul des engagements et les provisions aux amortissements.

    Mais si on le faisait, tout d’un coup les Grecs se sentiraient moins seuls, alors on préfère cacher la merde au chat en attendant que ça pète.

    1. Stéphane

      J’oubliais aussi, pardonnez-moi: avoir une monnaie convertible en or.

      (plus de banque centrale, plus de déficit public, plus d’inflation, le rêve quoi!)

        1. Franck

          Monnaie ou monnaies?
          Tant qu’à faire, laissons toute banque émettre sa monnaie, en concurrence avec les autres.

          Mais honnêtement, envisager qu’un état abandonne une de ses plus vieilles prérogatives depuis des siècles, c’est encore plus surréaliste que les 10 points évoqués…

        2. eheime

          « j’aurais dit plutôt monnaie totalement libre, que la meilleure gagne »

          > le probleme est qu’il en faut une qui a cours légal car plusieurs problemes peuvent survenir :
          – je viens payer mes impots avec des smarties et que l’Etat me dit  » je n’accepte d’etre payé qu’en plutonium 235 dont je fixe moi meme la valeur ». Comment fait-on ?
          – l’Etat demande a etre payé en or. Tout le monde s’adapte assez vite. Puis sans prévenir, il décide que désormais ce sera de l’argent … qu’une personne bien avertie (ou pourquoi pas l’Etat lui-même) avait pris soin d’accumuler et stocker pour le raréfier et augmenter sa valeur. Ce serait une forme de spolialiation très proche de l’inflation à l’envers.

          > je pense que le mieux est une monnaie scripturale dont les regles d’emission sont définies à l’avance et intangibles (pourquoi pas sous controle du peuple, d’une société privée ou plusieurs, …)
          Avec ça on rempli completement le role de la monnaie : la confiance.

          Libre à chacun d’utiliser d’autres monnaies (et même à l’Etat d’en accepter d’autres). Mais à mon sens il en faut une de référence.

          1. L’Etat est comme tout le monde : certes, il peut choisir de se faire payer en or, mais comment imposerait-il (si ce n’est par la force, et donc au détriment de l’abandon du monopole de monnaie) d’acheter avec ce qu’il veut ? Autrement dit, il ne faut pas oublier que l’Etat se retrouvera dans la même position que le contribuable devant telle ou telle entreprise qui n’acceptera que le paiement en haribos.

            Quant au stockage (hoarding), c’est d’autant plus possible qu’on a la force et le monopole. Bien plus compliqué lorsqu’il s’agit d’un marché mondial relativement sain.

            Enfin, rien n’empêche d’imaginer l’émergence de monnaies réellement infalsifiable (bitcoin, anyone) ce qui enlève à l’Etat toute possibilité de bidouiller avec.

        3. eheime

          PS : j’aime beaucoup votre idée de responsabilité personnelle.

          On peut imaginer que le responsable de l’emission ou de son controle, soit responsable

        4. Patrick Aubin

          Là, c’est là bonne réponse, mais j’ajouterai qu’îl est nécessaire,de mettre en même temps la concurrence entre les gouvernements. Chaque citoyen aura donc la possibilité de contracter avec le gouvernement de son choix et donc d’utiliser la ou les monnaies que son gouvernement reconnaitra.

          C’est cela la liberté individuelle et le respect des autres : accepter qu’il puisse penser différemment et puisse vivre politiquement le système de son choix. La politique, c’est comme la religion, on peut croire a ce que l’on veut mais on n’a pas à entrainer ceux qui n’y croit pas!!!

      1. loi duflot

        sans aller jusqu’à revenir à une monnaie or, un retour au vrai rôle d’une banque centrale serait déjà suffisant pour assainir une partie des finances.
        Les autres mesures proposées par h16 sont juste du bon sens et seraient appliquées par nos dirigeants s’ils souhaitaient vraiment sortir de la crise.

    2. Agon

      Le droit administratif, dans certains domaines, est peut-être une dérogation anormale au droit civil ; mais dans d’autres, il s’est révélé très intéressant pour mettre l’État face à ses contradictions (notamment au niveau des financements, en lui rappelant que quand on lançait un grand projet à coup d’argent public, il fallait aussi faire un peu de suivi et pas espérer que les contribuables oublient) et ses erreurs (recours en abus de pouvoir et compagnie, meilleures protections du citoyen face à l’arbitraire).

      On peut critiquer le principe, mais l’ordre administratif et ses juges sont loin d’appliquer une justice de complaisance en règle générale.

    1. Pour « une partie » et les locutions du même genre (une majorité, …) on peut accorder sur « partie » ou sur les choses qui font la partie considérée.

  2. Alain

    Lettre à tous mes compatriotes

    Voici les 5 raisons qui vont me conduire à voter blanc :
    1/ la classe politique ne vit plus sur la même planète que nous, elle s’organise pour cumuler les mandats et place ses amis aux meilleurs postes qu’elle a « fabriqués » pour que la politique devienne une profession,
    2/ nos dirigeants font vivre notre République et l’Europe bien au-dessus de leurs moyens, notamment en comptant un grand nombre de ministères, de secrétariat d’Etat, d’assemblées, de conseils, de directions, de sous-directions, de bureaux, d’organismes, de comités, de commissions et d’institutions inutiles et empilées,
    3/ nous (les citoyens) connaissons les économies à faire, les solutions aux problèmes qui font notre quotidien, mais notre avis est dédaigné, nous n’avons pas droit à la parole ou même à la consultation. Nous sommes sollicités lors des meetings pré-électoraux sans pouvoir donner notre avis ou poser des questions,
    4/ le monde s’est construit (je suis bien conscient que nous en avons tous une part de responsabilité) en oubliant la notion de partage : les inégalités sont de plus en plus criantes, les écarts de salaire ont été multipliés par 10 ou par 20 dans les 30 dernières années, les efforts ne sont pas justement récompensés,
    5/ notre pays n’est pas moderne, il est enfermé dans des paradigmes (les idées préconçues) et dans des fonctionnements véhiculés de génération en génération pour garder le pouvoir : celui qui consiste à vouloir tout réguler et paralyser les initiatives tout en acceptant par ailleurs de nombreux déclins et sans mettre en place les indicateurs qui permettraient d’anticiper les dérives.

    Notre France possède des atouts considérables à condition de parvenir à nous rassembler tous autour d’un grand projet de remise à plat de notre gestion pour laisser à nos enfants et aux générations futures un niveau de vie enthousiasmant et des perspectives de progrès.
    Vous avez le droit de penser que je pourrais tout simplement choisir le bulletin d’un candidat. Peut-être, mais à y regarder de très près je n’ai trouvé chez aucun des candidats une orientation qui pourrait corriger les dérives évoquées dans les 5 points ci-dessus.
    Et je me dis que si chacun d’entre nous saisissait l’occasion de ce premier tour pour voter blanc, nos chers (très chers) candidats recevraient l’avertissement (si j’étais vulgaire je dirais coup de pied au …) qui ferait peut-être changer leur vision corporatiste et réduite à leurs seuls intérêts.
    Ou qui pourrait faire que par conséquence on puisse trouver un personnage politique en situation de chômage… En connaissez-vous ? Non ? Ah …? Ce dernier constat ne devrait-il pas nous faire réagir ?

    1. Nicolas

      « les écarts de salaire ont été multipliés par 10 ou par 20 dans les 30 dernières années, les efforts ne sont pas justement récompensés, »

      Si c’était vrai, alors, les efforts seraient justement récompensés..

      1. Before

        Je comprends dans ces propos que l’écart s’est accru sans mérite et sans efforts autres que ceux nécessaires à se placer au bon endroit et au bon moment et à profiter de chaque niche et particularité que notre usine à gaz politico-économique autorise.

        1. Jesrad

          Il n’y a pas que ça.

          Chaque fois que les ‘riches’ sont un peu plus taxés que les ‘pauvres’, ils reportent ce surplus de prélèvement sur ce qu’ils vendent (augmentant leurs revenus) et sur ce qu’ils paient aux ‘pauvres’ (diminuant les revenus de es derniers), d’autant.

          Ainsi, l’état-providence démultiplie artificiellement les écarts de revenus.

      2. ph11

        Cela dépend.
        Il y a des inégalités naturelles, qui sont désirables, encouragent l’excellence et des inégalités provoquées par les pratiques déloyales de l’état, comme par exemple l’expansion du crédit, les subventions, les exclusivités, les entraves à la concurrence…

        L’inflation profite aux premiers qui en bénéficient et sont capables de l’exploiter au détriment des derniers servis.

        Il suffit de voir l’évolution des salaires du XXème siècle avant et après 1971 pour s’en convaincre.

    2. YP

      Si disons plus de 50% votaient blanc, c’est à dire allaient voter et mettent un truc rigolo dans l’enveloppe, nos chers (très chers) candidats ne comprendraient pas le message.

      1. yoook

        Le vote blanc ne sert a rien. Ne votons plus du tout !
        A 100% d’abstention, nos politiciens n’auront plus aucune légitimité.
        Et là, on leur coupe leurs micros, on les regarde même plus. S’ils gesticulent, on les ignorent superbement, comme des enfants qui boudent dans leur coin.
        On leur coupe les vivre. Ils se trouvent un autre boulot (productif cette fois).
        Et pis on commence a se retrousser les manches, et on rebâtit tout sans eux.

        1. YP

          Ils s’en foutent de leur légitimité au yeux du peuple. Les règles électorales sont claires : blanc=abstention. Un politichien élu avec 1 voie est considéré comme légitimement élu.

        2. Calvin

          Ou alors, que dans chaque circonscription se présente un candidat de l’abstention. Il s’engage à se rendre le moins possible à l’assemblée. Ne vote aucune nouvelle loi, sauf s’il s’agit d’en supprimer, d’en abroger, d’en simplifier.
          Redistribue ses émoluments à des associations de son choix, ou à des projets novateurs.
          Vive le Parti Abstentionniste !!

        3. YP

          Cela revient à donner un poids politique au vote blanc. Si le blanc gagne, une loi doit dire – pas d’élu.

          Soit. Mais dans ce cas, que fait-on si seules trois circonscriptions ont voté pour des élus physiques ? On confie l’intégralité des décisions dans ces trois paires de mains ?

  3. Inso

    Petite liste intéressante. Pas hyper chaud vis à vis de la flat tax, parce quoi qu’on en dise, payer 10% quand on a 1000 euros ou 10000 euros, il reste pas la même chose à la fin. Faut au moins la coupler avec un impot négatif/revenu de base à mon sens. (Appliqué avec succès dans divers endroits)

    Le chèque éducation a aucune chance d’être accepté en France, puisque les principes républicains prévalent. Ce n’est même pas pour une histoire de rente a priori, c’est pour « tout le monde doit avoir la même école ! ».

        1. Nicolas

          « La diminution de l’armée, pourquoi pas ? »

          Oui, d’autant que nous avons sur ce document la signature de hitler qui prouve qu’il n’y aura plus jamais de guerre; Alors franchement, pourquoi se gêner ?

        2. YP

          Ce qu’Inso veut dire, c’est que l’armée est la variable d’ajustement la plus politiquement acceptable.

          Puisque les polytocards ont une vue courte et aucun sens stratégique (en dehors des magouilles), ce sera la variable d’ajustement retenue (les militaires ne se sont jamais plaints de a baisse de leur budgets.)

    1. TN

      Exemple Mauricien :

      – Petits revenues (> 500 Euros) : exonérés.
      – Au delà : 15 % sur toute la somme.
      – TVA : 15 %.
      – Impôts sociétés : 15 %.
      – Pas de charges sociales.

      Ca marche très bien.

        1. Galuel

          Je cite :

          « Oui, le principe de base (flat tax) peut être légèrement aménagé pour les plus bas revenus. »

          Mais non c’est idiot c’est un coût administratif SANS INTERET !

          En effet soit un revenu de base de 500 € et une flat tax de 15%. Si on veut toujours que le revenu de base soit à 500 € tout en évitant de créer des absurdité administratives exceptionneles pour les uns ou les autres selon leur niveau de renvenu ce qui est contradictoire avec l’idée de la flat tax de SIMPLIER et rendre clair ce qui n’est plus) IL SUFFIT :

          De remonter le revenu de base à 500 / (100 – 15) % = 588 €

          Ce qui fait que 588 € – 15% 588 € = 500 € CQFD

          Donc la Flat tax est bien pour TOUT LE MONDE. C’est le niveau du revenu de base qu’il faut discuter. Rien d’autre.

        2. TN

          Non, nous parlons d’un pays ou beaucoup de gens gagnent moins de 500 Euros. Une augmentation de leur salaire pour couvrir la flat taxe ferait rire n’importe quel employeur.

        3. Galuel

          Mais non ça n’a rien à voir avec ça du tout !

          Une augmentation de leur salaire pour couvrir la flat taxe ferait rire n’importe quel employeur.

          Le revenu de base n’a rien à voir avec quelque employeur particulier que ce soit.

          Augmenter le revenu de base ne joue en rien sur les salaires.

        4. Before

          Excusez-moi : qu’appelez-vous le « revenu de base » ?
          (je me place dans le cadre utopique de l’application de ces mesures libérales, où le salaire minimum légal aurait bien sûr disparu)

        5. Galuel

          (je me place dans le cadre utopique de l’application de ces mesures libérales, où le salaire minimum légal aurait bien sûr disparu)

          Le revenu de base est évidemment l’accès minimal aux ressources qui empêche l’établissement de l’esclavage par le développement de monopoles ou d’oligarchies, en relation directe avec la clause lockéenne.

          Quoi d’autre ?

        6. bibi33

          Je sais que j’arrive après la bataille mais la Flat Tax doit aussi être aménagé pour les hauts revenus.

          En effet les hauts revenus sont constitués majoritairement de revenus de l’épargne (pour faire dans le gauchisme on dirait de revenus du capital) et l’épargne a déjà été soumise à un prélèvement donc en théorie les revenus de cette épargne ne devraient en aucun être à nouveau taxés.

          Cependant si on commence à faire un système fiscal ou l’on commence à exonérer tel ou tel revenu en fonction de son origine gageons que grâce à l’intervention des hommes de l’état la complexité du système deviendra rapidement inextricable pour le contribuable lambda.

          Donc afin de limiter la taxation de l’épargne je suis favorable à l’instauration d’un forfait libérateur.
          Qui en plus aura l’avantage de faire que ceux qui veulent payer directement le montant libératoire n’auront pas de déclaration de revenus à faire.

          Cela présenterai un autre avantage c’est que tous ceux qui s’acquittent du montant du forfait libérateur n’auront pas de déclaration de revenus à fournir aux hommes de l’état, et ne pourrons donc être soumis à un contrôle fiscal, et moins les hommes de l’état savent et peuvent en savoir sur ce que vous gagnez mieux vous vous portez.

          1. « l’épargne a déjà été soumise à un prélèvement  »
            L’épargne oui, mais les intérêts de l’épargne non. Ce sont ces derniers qui sont soumis à la flat tax (c’est un revenu). Une définition simple et claire permet de faire une loi bien plus complexe à corrompre.

        7. bibi33

          Le rôle de l’épargne c’est de financer les entreprises pas l’état et de permettre l’accumulation de capital grâce à son rendement pour pouvoir faire face aux imprévus financiers.

          Taxer les revenus de l’épargne signifie que quand vous faites une plus-value, moi état j’envois mes hommes pour prendre ma part, mais quand vous faites une moins-value c’est bien fait pour votre gueule ou alors vous pouvez déduire de vos revenus les moins-value et là une fois de plus le système se complexifie. Et en cas de récession on peut se retrouver dans la situation ou l’état peut voir ses revenus fondre et se trouver dans l’incapacité d’assurer le financement des missions régaliennes.

          Je suis totalement opposé à toutes taxations des revenus de l’épargne mais pour des raisons de simplicité fiscale faisant tenir le code des impôts en un article, et assurer des rentrés fiscales stables pour l’état, je suis favorable à l’instauration d’un seul et unique impôt une flat tax avec un abattement pour tous les revenus et l’introduction d’un forfait libératoire.

    2. No_name

      Plutôt qu’une réduction de l’armée telle que proposée par H16, je serai plus, personnellement, pour l’adoption du système Suisse de l’armée de Milice. On réduit l’armée de métier au minimum (forces spéciales, surveillance du territoire, commandement…), et l’ensemble des citoyens hommes (auquel je rajouterai les femmes) effectue un service national de 4 mois au début (et pourquoi pas 2 fois 2 mois pour coïncider avec les vacances étudiantes), et jusqu’à l’âge de 35 ou 40 ans, ils effectuent une semaine de formation continue dans le domaine de la défense, des soins, et des services exceptionnels à la population.
      On laisse aux réfractaires la possibilité d’échapper au service en échange d’une compensation financière (certes, pas typiquement libéral).
      Le milicien conserve son équipement à la maison, ainsi que son arme et une boîte de munition scellée vérifiée annuellement lors des tirs de contrôle.

      Résultat: une population responsable, indépendante, qui a la confiance de l’État. Et j’ai pu constaté qu’en Suisse, « Citoyen » n’est pas un vain mot employé à tord ou à travers pour imposer de nouvelles taxes ou restrictions.

      L’économie réalisée au niveau des salaires de l’armée de métier, ainsi que les compensations financières des réfractaires, permet de payer l’équipement individuel supplémentaire pour chaque citoyen.
      Bien sûr, cette armée de Milice a un autre avantage: elle n’a pour but que la défense du territoire est exclue toute opération d’ingérence extérieure.

      Comme on dit en Suisse, ce qui fait la différence entre un citoyen et un contribuable, c’est un fusil !

      1. TN

        Non.
        C’est un système qui était valable quand un soldat se contentait de manipuler un fusil.
        Les technologies militaires actuelles imposent une formation telle qu’elle ne peut impliquer q’une professionnalisation des militaires.

        1. No_name

          Comme je le précisais dès le début, on garde un minimum d’armée professionnelle.
          Mais ne vous leurrez pas:
          1- En France, ne vous déplaise, une grande partie de l’armée n’est constituée que de « porteur de fusil » (et de gens formés au soins et l’assistance exceptionnelle à la population).
          2- La haute technologie militaire sert essentiellement aux opérations extérieures (et surtout pour limiter les pertes acceptables par l’opinion publique). Dans le cadre d’un défense limitée à la défense du territoire, sans ingérence à l’extérieur, celle-ci est largement plus limitée. L’échec des Américains en Irak et en Afghanistan n’a rien à voir avec la « haute technologie » des insurgés.
          3- Rien n’empêche d’employer les citoyens en fonctions de leur spécialité civile et d’en faire autre chose que de simple soldat.

      2. Deres

        Moi, je m’intéresse à l’histoire militaire et je ne suis donc pas très chaud pour votre amour de la milice. Les conflits de ce siècle ont montré que les armées non professionnelles étaient utilisées au niveau de leurs compétences avec la méthode des vagues humaines. Et donc avec des pertes monstrueuses et des résultats souvent décevants … Donc si vous voulez un fusil pour charger des mitrailleuses en criant Banzai ou en chantant la Marseillaise, libre à vous, mais cela se passera sans moi … A la guerre, il n’y a pas de place pour les amateurs … ni de pitié.

        1. Les milices, ici, sont un chouilla différentes puisqu’il s’agit surtout de faire du citoyen un type capable de se défendre lui et ses proches. L’histoire a prouvé, à maintes reprises (dont, récemment, le Vietnam, l’Irak, l’Afghanistan, etc…) que des citoyens armés pouvaient repousser des armées entraînées.

    3. Deres

      Je pense que l’armée, elle a bon dos concernant les dépenses publiques. C’est la seule composante de l’Etat qui a sut se moderniser (fin de la conscription, fermeture de base, matériels …) et diminuer son coût de fonctionnement (3% du PIB en 1990, 2.5% en 2002, 2% actuellement). C’est aussi la seule qui remplit des contrats d’objectif, c’est à dire que les moyens sont définis par les intéressés à partir des missions et du budget qu’on leur donne (livre blanc). Contrairement au autres services publics, elle sait se débarrasser de fonctions devenus inutiles ou trop coûteuse et diminuer ses effectifs : plateau d’Albion, Pluton et Hadès, 2ème porte-avion, nombre de frégates, nombre de chars, avions spécialisés, … Les opérations récentes ont montré que cet argent n’étaient pas dépensés en vain, nos militaires étant capable de répondre aux demandes du pouvoir. Je rappelle également que la guerre est une affaire d’expérience comme l’a montré la seconde guerre mondiale où lors des premiers affrontements les plus expérimentés ont systématiquement humiliés leurs adversaires. Limiter les militaires à faire des exercices à la maison est donc le plus sûre moyen de perdre le jour où on aura besoin d’eux.

      Je pense donc que même si les efforts sur la défense doivent être continués, c’est plutôt le reste des dépenses publiques qui devrait prendre exemple … Etant donné que l’Etat n’a cessé de grossir en % du PIB, cela veut dire que d’autre ministère ont capturé une part de plus importante de celui-ci en plus des économies de la défense …

      1. Rupert

        Les militaires constituent la seule catégorie d’employés de l’Etat qui n’a pas le droit de faire grève, ni de se syndiquer, ni même de s’exprimer. Ce qui explique que le budget de la Défense sert régulièrement de variable d’ajustement depuis les années 80 afin de compenser les déficits des autres ministères, et tout ça dans le silence radio le plus total.

        L’armée, c’est le truc qui est censé fonctionner encore lorsque tout le reste a cessé de le faire. Si un million d’arbres se cassent la gueule en une nuit, c’est pas la DDE (ou H16) qui vont dégager les routes: c’est le régiment du coin. Ne perdons pas de vue non plus que le pays possède toujours le second espace maritime français derrière les Etats-Unis, et des bouts de territoire un peu partout sur la planète… Ce n’est pas forcément une très bonne idée de réduire les effectifs des forces armées au niveau de la Reichswehr après le Traité de Versailles, d’autant qu’elles ont déjà beaucoup donné.

        1. YP

          Exact ; on en est au point qu’on peut sans doute optimiser plein de choses dans l’armée, ne plus faire d’opex etc, mais on ne peut plus espérer couper budget en dix, sauf à renoncer à sa souveraineté.

          Même dans un système minarchique, l’état reste garant de l’intégrité du territoire national.

    4. wpe

      « Le chèque éducation a aucune chance d’être accepté en France, puisque les principes républicains prévalent. »

      C’est quoi le rapport entre la république et l’éducation nationale socialiste ?

  4. kelevra

    paragraphe 5 « on mettrait fait à toutes les commissions » plutot « fin » au lieu de « fait » non?

    une mesure a prendre d urgence que sarko a esquisse comme d habitude sans aller plus loin, c est la disparition du millefeuille administratif, de 36 000 communes passons a 8000 grand maximum, suppressions des departements, de 22 regions passons a 5, suppression de tous les intercommunalite.
    mais aussi suppression du code de l urbanisme, du permis de construire (creer pour memoire sous le gouvernement de vichy, comme les ordres de medecins notaires etc).

    1. Nicolas

      Les 36000 communes, c’est du baratins de journalistes.

      Dans les fait, elles ont été fusionnés, et 95% de la population française vie maintenant dans une des 100 ou 200 « communes » (Syndicat, Aglo, Comm, et autre noms « pour faire ») qui les remplacent..

      1. Before

        Peut-être, mais les maires et leurs prérogatives, les bâtiments municipaux, les secrétaires, les employés municipaux des 36000 communes existent et doublonnent toujours

    2. YP

      Le problème des 36000 communes, c’est que ca facilite la tâche pour qu’un candidat rassemble ses parrainages ; ils ont adressé le problème avec des subventions régionnales qui sont (ou pas) accordé aux communes selon que son maire a parrainé tel ou tel candidat. L’idéal politique c’est 800 communes – 400 pour la fausse gauche et 400 pour la fausse droite.

  5. Olivier

    Vaste programme,

    Si on peut faire sa liste au père Noël, alors j’ajoute :
    – fin de la compétence globale des collectivités territoriales, avec une option pour les contribuables de ne pas financer tout ce qui est hors compétences (équipe de foot de 1ere division, subvention à la dernière industrie méritante, voyages d’études au boukistan…)
    – immigration libre sans distinction de nationalité

    On vote où?

  6. Galuel

    Toutes ces mesures sont bonnes à part évidemment le point fondamental non-cité qui détruit toute acceptation possible par non-cohérence fondamentale.

    En effet toutes ces mesures font appel à des coûts, des prix, des chèques et supposent implicitement une monnaie commune qui serait base de leur application.

    Or à moins d’inclure en mesure 0, mesure première, soit la définition d’une monnaie commune respectant les libertés, donc ne pouvant absolument pas être émise depuis quelque point centralisé que ce soit, soit la définition d’un Free Banking, qui rend toutes ces mesures consubstantielles à une problématique d’égalité dans la définition non-contradictoire d’un Etat appliquant des mesures communes non-discrimantes, nous sommes faces à une contradiction logique dans l’application potentielle de ces mesures.

    Ces mesures sont donc inapplicables car ne précisent pas le référentiel monétaire permettant de les décliner dans leur expression économique.

    Cela revient à préciser quelles règles géométriques on souhaite utiliser pour modéliser un espace-temps sans en avoir précisé la métrique.

    Or la métrique est très loin de faire consensus. Et celui qui prétend vouloir appliquer ces mesures en supposant que la monnaie comme définie actuellement en serait la base ne fait que se moquer du monde profondément et dans le cul !

    1. Pythéas

      1 point Boileau : ça a l’air pas con, mais c’est tellement délicat à traduire en français que j’en ai du mal à m’en faire une idée.

  7. YP

    H16, ton seul souhait est de faire exploser le chômage dans ce pays. Imagines-tu le nombre de fonctionnaires qui n’auraient même plus le pôle emploi pour trouver du boulot ?

    1. yoook

      Non, les fonctionnaires quoi qu’on en dise, ont des compétences. Avec la possibilité de créer facilement son activité et de jouir des revenus de son travail, la majorité trouveraient un boulot. Avec une grosse defiscalisation, le secteur privé aura plus de moyen, il va rechercher et recruter des gens compétents.
      Pour les glandeurs, ça risque d’être plus difficile en effet.

      1. YP

        Je n’ai pas dit qu’ils étaient incompétent. J’ai dit que ça va leur faire tout drôle de se retrouver hors du cocon.

    2. Mais toutes ces personnes vivent et ont donc des besoins. Ça fait plein d’emplois à créer. Si on mettait tous les chômeurs sur une île déserte, ils ne resteraient pas chômeurs longtemps.

      1. YP

        On est bien d’accord. Mais le choc sera rude.

        Pendant que j’y pense – interdiction aux fonctionnaires de se présenter aux élections, ils doivent être des moines de la politique. Sans quoi ils s’octroieront à nouveau le droit du congé machin (mise à disposition je crois) et reprendront à terme le contrôle du système.

        1. Stéphane

          Exact. Conflit d’intérêt. Je ne sais plus où mais je crois que dans certains pays (ou dans le passé) les fonctionnaires n’avaient tout simplement pas le droit de vote.

        2. Stéphane

          En revanche, je ne vois absolument pas pourquoi des fonctionnaires ne pourraient pas se présenter.

          Le choix du peuple souverain est… Souverain. Il devrait avoir la liberté de voter pour qui il veut (et je pense franchement, absolument qui il veut, quelle que soit sa race, classe, religion, nationalité, casier judiciaire, etc.) pour peu que ce soit un être humain.

          Les barrières à l’entrée d’une élection sont extrêmement antidémocratiques, quels que soient les raisons dont on les habille.

        3. YP

          Regarde la situation actuelle : un fonctionnaire peut se mettre en dispo (ou je ne sais plus comment ça s’appelle) pendant son mandat et retrouver son travail à son terme.

          Regarde les listes électorales. Fonctionnaires à 95%, 5% professions libérales. Tellement peu de monde du privé qu’on peut dire qu’il n’y en a pas – a part deux trois agriculteurs dans les communes rurales.

          Il n’ a pas de représentation de la catégorie qui produit de la richesse. Interdire de représentation la catégorie qui en consomme est absolument nécessaire, sans quoi, on aboutira à une inflation de l’état puis à la situation actuelle.

          Un seul principe : « Une procédure profite d’abord à ceux qui la mettent en place »

        4. Stéphane Montabert

          Ce qui est tout à fait anormal, c’est que la fonction publique garde une place au chaud pour la fin de mandat des fonctionnaires qui se sont fait élire. Ils devraient pointer à Paul Employ comme les autres.

          Mais même sans cela la société civile ne peut pas (et n’a pas à être) représentée comme un miroir dans une assemblée. En Suisse, ou il n’existe pas vraiment de classe politique professionnelle, les avocats et professions libérales tiennent le haut du pavé. Les salariés sont sous-représentés. Les dérives sont toutes autres – mais il y en a quand même.

  8. Le Gnome

    Je suis contre les quotas, mais restreindre le nombre d’élus qui sont fonctionnaires permettrait d’avoir une représentation plus juste du pays réel. Il est vrai que ceux du privé ont autre chose à faire et que le fonctionnaire ne risque rien si il est battu.

    Peut être l’obligation de démisionner de la fonction publique histoire de mettre tout le monde sur un pied d’égalité ?

    Mais il ne faut pas rêver.

  9. Swâmi Petaramesh

    L’auteur de cet article est un très grand malade… Effectivement, sa capacité de réflexion s’arrête à peu près à la capacité de faire des additions et des soustractions sommaires…

  10. Troll

    N’importe coït! Il suffit de faire la guerre à l’Allemagne, et après, c’est 30 ans de bonheurs assurés. L’histoire l’approuvé déjà pleins de foies.

  11. infraniouzes

    Mais mon cher H16 comme vous y allez ! Vous êtes en train de vouloir supprimer les avantages acquis de haute lutte. Acquis à qui ? (ici la voix se fait murmure) A un certain nombre d’individus qui ont fait main basse sur la France en 1946 et qui ne tiennent pas voir la fin de leurs privilèges. C’est du moins comme ça qu’on appelait ces choses jusqu’à la nuit du 4 août 1789…
    Redevenons sérieux. Votre chapitre 1 est déjà possible. Et oui, la réalité dépasse parfois la fiction. Une directive européenne (déjà ancienne), transposée en droit français, permet le choix du système d’assurances sociales pour tout salarié. Mais, on est en France, le paradis des syndicats. Essayez de mettre ça en pratique vous m’en direz des nouvelles….

    1. YP

      La directive européenne… Qui peut dire ou en sont les toubibs et le dentiste qui voulaient quitter la sécu ? il me semble (à confirmer) qu’ils sont encore au tribunal européen (depuis 2006…)

    2. breizh06

      Essayez de mettre ça en pratique vous m’en direz des nouvelles.. « y en a qui ont essayé, ils sont eu des problèmes » (c) Chevalier/Laspalès. Par exemple Buffalo Grill à la fin des années 90.

      En tout cas, même le Ministre de la sante ne veut répondre aux questions des journalistes quand on lui demande si l’Europe a libéralisé le régime obligatoire de l’assurance maladie:

      http://quitter_la_secu.blogspot.com/2009/02/monopole-de-la-securite-sociale-la.html
      http://t.co/Q8uxiUf5

      Extrait:
      ———-
      Eric Revel (Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro)
      « Je lis beaucoup de papiers expliquant qu’il n’y a plus de monopole de la sécurité sociale en France, mesure peu connue, que des Directives Européennes transposées permettraient à des assurés de se faire rembourser auprès de mutuelles privées, de sociétés d’assurances… Est-ce qu’à votre connaissance, c’est une possibilité ou ce sont des élucubrations ?

      Roselyne Bachelot
      Je réfute cette possibilité

  12. JeanP

    Ce listing de mesure est exactement ce qu’il faudrait pour le pays , genre un électrochoc à la Tatcher puissance 10 , il n’a évidement aucune chance de se voir appliquer.

    Et même si c’était le cas je ne vois pas ou l’Etat pourrait trouver de la fraiche pour gérer la transition entre une économie soviétoïde , et une véritable économie libre.

  13. Lib

    Excellent.

    Il y a un loophole dans ton 5. Il est selon moi inutile et nuisible d’offrir une déductibilité fiscale aux dons aux associations, surtout si on a instauré une flat tax.

    C’est une porte ouverte à la corruption. Tu donnes aux politiciens un pouvoir exorbitant, celui de définir quelle association est éligible ou pas et de drainer vers ces associations de l’argent public, même indirectement.

    1. J’y ai pensé. Effectivement, c’est possible. Mais bon, disons qu’avec l’obligation de transparence et de publication, ça calme un peu.

    2. YP

      Exact; le gars qui veut donner a une association, paye ses impôts, et il donne. Sans quoi les parti politiques seront les premiers exonérés, et seront financés par les grandes fortunes qui préfèreront cotiser dans une association qui pourra potentiellement leur renvoyer l’ascenseur, que payer ses impôts.

    3. YP

      A TN (commentaire mal placé plus bas) : Ce n’est pas pour cause de mentalité plus religieuse que le don est plus répandu dans les pays anglo-saxons, c’est parce que les gens n’attendent pas tout de l’état.

      Moi même, je ne donne que très rarement, parce que je ne dispose que d’un quart de mon salaire réel (brut+charges) et je considère (à tord ou à raison) que j’ai déjà plus que donné.

      Bien sûr, je passe pour un méchant aux repas dominicaux, mais je m’en fout et je l’assume.

      1. Lib

        Oui, je le pense aussi. Après des décennies d’Etat-nounou, les Français sont atteint du syndrome « not my job ».

      2. Before

        Moi itou, mais j’explique (enfin, j’essaie) ce que sont le « salaire réel » et les charges « patronales »…

    4. gnarf

      Moui ca sent le grille ce numero 5.
      Deductible oui, mais avec un plafond assez bas. Parce que le contribuable ne fait pas attention a l’usage qui est fait de cette somme (qu’il la donne aux impots ou a l’assoce c’est pareil, perdu de vue).
      Et c’est un nid ideal pour tous les parasites du systeme.

      1. Franchement, s’il faut lourder cet article, je n’en ferai pas une jaunisse (il est mineur à côté des autres, je pense). L’idée est que les Français devraient pouvoir choisir entre payer l’impôt et laisser l’Etat s’occuper de cet argent ou le donner directement aux personnes qu’elles jugent de valeur.

        1. Pythéas

          Pas d’accord : il est bien plus important que vous ne le croyez, cet article.
          Tous vos écrits abordent le sujet par l’angle ‘pourquoi’ : pourquoi ce pays est foutu, pourquoi les remèdes proposés empirent le mal, etc.
          Et une fois de temps en temps, vous proposez un ‘comment’ ; cet article en est justement un, plutôt bien équilibré et allant à l’essentiel !
          Comment faire pour sortir de la spirale : vous pointez 10 points dont on peut éventuellement débattre, classés dans un ordre plutôt pertinent, et où tous les libéraux se rejoignent.
          C’est déjà infiniment plus précis, pratique et opérationnel que l’ensemble des programmes des candidats.

      2. Pascale

        Non, qu’il donne aux assoces ou aux impôts ce n’est pas du tout pareil. S’il donne aux assoces, c’est le citoyen qui choisit à qui il donne et il peut demander des comptes aux assoces. Quand il donne aux impôts c’est la fusil sur la tempe et il n’a aucun contrôle sur ce que devient son argent qui est utilisé sans son accord.

        1. YP

          Le problème c’est le financement des partis politiques, qui sera déductible des impots – et un contribuable qui paie 1 million d’impot préfèrera les investir dans le financement de partis politiques, car de la sorte, ses vues seront entendues.

          Ce ne sera pas un impôt ou un don, mais un investissement. Or, un don doit rester un don, un investissment doit rester un investissment, et un impotprofiter à tout ceiux qui le paient. Sans exception.

        2. YP

          Récapitulatif dernier § ci dessus
          « Ce ne sera pas un impôt ou un don, mais un investissement. Or, un don doit rester un don, un investissment doit rester un investissment, et un impot doit profiter à tout ceux qui le paient, sans exception. »

      1. Before

        A propos, j’aime bien le mouvement « bastiat2012 » (http://bastiat2012.fr/« ), mais je ne peux m’empêcher de penser « à quoi bon ? ». CPEF, non ?
        Je me demande aussi qui est derrière ? L’équipe de Contrepoints ?

  14. TN

    Non, l’incitant fiscal est nécessaire.
    Le financement des associations par les dons fonctionne plus ou moins dans les pays anglo-saxons, mais c’est parce que leur morale est profondément religieuse.

    Chez nous, cette mentalité n’existe pas.

  15. gnarf

    Pour moi il faut que tout le monde paie un impot sur le revenu. C’est essentiel pour justement ne pas couper le peuple en deux, les personnes exonerees ayant interet a toujours s’opposer aux demandes des imposees, et a appuyer les politiques quand il s’agit de monter les impots.

    Ici (Pologne), l’impot sur le revenu commence avec une tranche a 19%, des le premier centime de salaire. Et du coup tout le monde rale pour avoir la flat tax (qui serait inferieure), pauvres y compris.

  16. Necties

    Je suis déçu : presque aucun Troll ! Cher H16, vous déclinez depuis que vous avez quitté la fachoshpère ^^ Un petit effort s’il vous plait !

  17. Pere Collateur

    Ce texte est vraiment bien foutu, avec les réactions possibles en France (ici personnifiés par les Trolls).

    Sinon, une petite remarque à propos de la TVA:

    « La TVA, de fait, serait unique, et limitée à 10% »

    Pas de bol, l’Europe impose un taux de TVA minimal à 15%…
    Et quelques taux réduits sur certains produits…

  18. YP

    Si un gars était élu sur un tel programme, ce serait l’équivalent d’un référendum. L’europe n’aurait qu’a se plier, ou c’est la fin des petits fours à Strasbourg/Bruxelles – le genre d’argument percutant les esprits de polytocards.

    1. Oui. Le coup du « ah mais non, c’est 15 mini », je maintiens qu’on fait ce qu’on veut. Ils feront quoi ? Des sanctions ? La guerre ?

      1. Stéphane

        Les politiciens ne seront plus invités aux galas!

        Ils ne feront plus les « photos de famille »!

        On dira du mal d’eux dans leur dos!

        Non mais vous imaginez??!

  19. Ernest Botafoin

    Là pour exposasser vous exposassez, merci! C’est aussi drôle qu’intéressant! Le paragraphe sur les corporatismes et la peur paralysante du changement est particulièrement bien senti, bravo!

    1. Ernest Botafoin

      Mais j’ai du mal avec l’impot à 10% généralisé…
      Ca ne vous semble pas logique que les riches contribuent davantage à l’effort collectif? Un mec qui a 100.000€ par mois si on lui prend la moitié il reste richissime. En revanche prendre 100 boules à un gars qui en gagne 1000/mois, ça lui aère sérieusement le fondement…

        1. Heimdal

          C’est au contraire parfaitement logique.

          En fait, le plus logique, c’est de supprimer totalement l’impôt sur le revenu et les charges pesant sur les salaires. En contrepartie, on met la TVA à 30% sur tous les produits sauf l’alimentaire, produits pour lesquels une TVA de 5% est appliquée.

          La TVA, c’est le seul impôt juste: le pauvre qui se paye une Logan contribuera à hauteur de 30% du prix de la Logan à l’Etat, soit 3 000 EUR. Le riche se paiera une Porsche Turbo S et contribuera à hauteur de 30% du prix de sa Porsche turbo S, soit 30 000 EUR. ELLE EST OU, L’INJUSTICE?

          En faisant cela, on redonne du pouvoir d’achat aux gens qui bossent, l’augmentation de TVA étant plus que compensée par l’abandon total des charges sur leurs salaires.

          JUSTICE & SIMPLICITE ADMINISTRATIVE.

        2. Pod

          Sachant que qulques mecs a 100 000 ont souvent pris quelques risques pour y arriver; je parle des entrepreneurs et créateurs acharnés de richesse, pas les arrivistes sponsorisés et empouponnés à la sauce Etat… mais bon, les Trolls resortiront alors Rousseau et Marx, mais certainement pas Bastiat

        1. Théo31

          Sauf que maintenant on est plus proche de 70 (45 de charges sociales + 20 de TVA en gros) que de 50. Y compris pour les revenus les plus modestes. Et je ne compte pas la taxation de l’épargne.

          Mais c’est conforme au but du socialisme : les pauvres ne doivent jamais s’enrichir, sauf ceux qui les sodomisent, les Hollande les Méchancon & Cie.

      1. Nord

        Il reste richissime, dites-vous? Mais qui êtes-vous donc pour décider, unilatéralement donc, qui est riche et qui ne l’est pas?

        Non, décidément ce n’est pas logique et surtout, ce n’est ni juste ni équitable.

  20. PiHi

    A moins d’un coup d’état, franchement, la probabilité d’une mise en pratique de ce genre de propositions dans la plupart des pays de l’UE est malhereusement infinitésimale…

  21. Macsime

    Bonjour, h16.

    Je profite de l’occasion pour vous demander ce que vous pensiez de la notion de « monopole naturel »?

    Si je suis d’accord pour dire que les restrictions imposées sur les taxis, docteurs, et tout autres acteurs économiques suffisamment micro-économiques sont idiots.

    J’ai quand même toujours un peu de mal à accepter par exemple qu’on puisse faire de la compétition sur des infrastructures : bien sur économiquement, cela peut toujours se justifier ; d’un point de vue ingénierie et pratique, ça me parait juste peu pertinent quant on voit la somme d’énergie et d’inconvenances nécessaires ne serait-ce qu’à la construction, l’entretien, et le maintien en sécurité de ces outils que sont les canalisations, les voies ferrées, les autoroutes, de toutes leurs servitudes (gares, couloirs de maintenances dans les propriétés privées, etc…) . =/

    Alors, je me dis que la gestion par zones, par des exploitants éventuellement remis en concurrence sur une base régulière pour des contrats décennaux ou autre, ça me parait un moindre mal acceptable, même pour un libéral.

    Qu’en pensez vous?

    1. « monopole naturel »
      S’il est naturel, il n’y a rien à en dire.

      Pour la concurrence sur les infras, c’est aux sociétés industrielles de s’organiser. Très rapidement, faire 2 autoroutes à la place d’une ne sert à rien et des solutions émergent naturellement. Ce n’est pas exactement comme si le problème n’avait pas été déjà posé sur les milliers d’années précédentes.

      1. Macsime

        Ben non, il me semble que durant les milliers d’années précédentes, l’Etat (ou son équivalent de l’époque) imposait ces solutions, non? Et puis faut reconnaitre que les infrastructures d' »avant » l’Etat, bon… c’était pas les mêmes pour faire court. ^^

        Ou alors je souffre d’un contemporain-centrisme.

        1. L’Etat est une construction fort récente. Et bien des « infra » étaient le fait de personnes ou entreprises privées. Les cathédrales, ce n’était pas QUE l’Église, par exemple (loin s’en faut). Les Pyramides n’étaient pas payées avec les deniers des pharaons (seulement en petite partie) et non, ce n’étaient pas des esclaves qui les construisaient…

        2. Macsime

          Je ne sais pas. Les cathédrales et les pyramides sont des types très particuliers d’infrastructures. Elles sont localisées.

          Or je redoute juste que, sans organisation, certaines solutions optimales à l’échelle d’un territoire (quelque fut sa taille) soit laissées de coté pour une rentabilité « locale ».

          Le doublon d’autoroutes/voie ferrées de part et d’autre de frontières alors qu’une autoroute/voie ferrée desservant l’ensemble des centres de populations de part et d’autre de la frontière aurait été beaucoup plus rentable peut être un exemple.

          Après, il est vrai que ces problèmes sont sans doute d’origine Étatique, en fait.

    2. Deres

      Ce qui est certain, c’est qu’en France, les système concurrentielles sont très mal organisés, et ce généralement au détriment des français. Tout les exemples le prouve.

      Les concessions des autoroutes sont très longues et ne contiennent aucun appel d’offre régulier.

      Le train, système anti-concurrentiel par excellence est honteusement favorisé et subventionné en permanence. L’indépendance du réseau ferré n’est qu’une illusion puisque la main d’oeuvre est resté à la SNCF. Il n’y a pas de concurrence réelle sur les travaux d’entretien car pas de concessions sur des partie du réseau différente. le transport de passager par car est presque interdit.

      Au niveau télécom, chaque opérateur possède son propre réseau et il n’y a pas de vrai concurrence de ce côté là. le réseau cuivre est resté monopole complet de France Télécom.

      Dans l’automobile, les pièces de carroserie sont dite de sécurité, une exception française ce qui oblige à utiliser des pièces du fabricant d’origine. Les bancs de tests automobile spécifiques à chaque marque sont une méthode pour obliger à retourner chez son concessionnaire.

      Les tarifs bancaires et des assurances sont maintenus dans l’indifférence des administrations complètement obscures, ce qui empêche de les comparer facilement. Une chance que els associations de consommateurs sont là, car il ne faut pas compter sur notre Etat nounou …

      1. YP

        Les concessions d’autoroute qui sont arrivées à terme ont surtout été reconduites dans la plus parfaite opacité !

      2. YP

        Il y a un gros point commun : tous les exemples cités (autoroutes, train, france télécom, renault, banques, assurances) sont anciens monopoles ou grande entreprises dont le lobbying est d’autant plus efficaces que leurs dirigeants sortent très souvent de la même école que nos élus…

    3. Macsime

      « La plupart des voies ferrées, avant 1940, étaient privées. »

      Elles ont subi une nationalisation idéologique en 1936.

      L’effet positif étant une uniformisation des techniques (électrification et signalisation), l’effet « négatif » étant que le chemin de fer n’est pas mort comme il aurait du à l’époque.

      Je sais que le chemin de fer est un adversaire idéologique facile pour la plupart des libéraux, mais objectivement, vouloir la privatisation totale, sans structure normative, sans gestion du bénéfice « non comptable » apporté par le transport de masse (C’est bien simple : sans le duo infernal SNCF/RATP, que vous le vouliez ou non, la métropole parisienne est paralysée), du chemin de fer est un non sens technique.
      C’est certes moins un non sens que ce qu’est le bordel actuel que la SNCF et le Gvnmt veulent faire passer pour « un système ferroviaire », mais ce n’est pas la meilleure façon de procéder rationnellement parlant.

      Certaines choses ne se privatisent pas aussi facilement que d’autres. Tout est une question de gestion des externalités, et de principe de réalité (technique) aussi parfois.

      Les infrastructures dont à mon sens partie de ces choses.

      (Ça va, je suis toujours pour une libéralisation du reste (90%) de l’économie, je me sens pas socialiste pour autant. XD)

  22. valuebreak

    bjr.

    moi je ne suis pas partisan des « chèques éducation ».

    je préférerai de loin un abaissement de la flat tax de, mettons, 10% à 8%.
    ce qui permettrait aux familles de choisir, non pas seulement un établissement scolaire, mais aussi une éducation à distance via l’internet, ou une association éducative à leur goût, ou un prof itinérant …
    cela permettrait aussi aux individus et familles sans enfant de consacrer les 2% économisés … à ce qu’ils souhaitent ..

    1. Macsime

      Je crois que la possibilité que les chèques éducation puissent aller vers des formes différentes d’éducation n’est pas difficile à mettre en place.

      En revanche, étant donné que la société dans son ensemble bénéficie d’une éducation bien financée, je ne vois vraiment pas au nom de quoi les célibataires devraient échapper à son financement.

      1. Before

        D’accord, mais les chèques éducation seraient financés par les impôts, donc aussi par les personnes sans enfants.

        1. DoM P

          Le cas de l’éducation est un peu particulier. S’il est vrai que certaines personnes – dont je fais partie – n’ont pas d’enfant, il n’en reste pas moins que la tendance naturelle des hommes, c’est d’en avoir. L’écrasante majorité des gens ont, ont eu, ou auront des enfants.
          Or, l’éducation est un poste de dépense très élevé qui survient, généralement, à une époque où les parents gagnent relativement peu d’argent. La collectivisation de ce poste de dépense – et donc son étalement dans le temps – au travers d’un chèque éducation, est, peut-être, un moindre mal.

        2. Before

          Oui, je suis favorable au chèque éducation : je pense d’une part qu’il faut rendre la liberté d’éducation aux parents, et d’autre part qu’un niveau d’éducation élevé profite à tous dans une société, et donc qu’il faut aider les parents selon leurs revenus.

        3. Pascale

          A ce moment là, on pourrait aussi se dire que, si on n’a pas de voiture, pourquoi financer la construction de routes avec ses impôts.

          De plus une population instruite sert à tout le monde, même à ceux qui n’ont pas d’enfants.

        4. Macsime

          Rigole pas Pascale, j’ai déjà entendu ça.

          C’est amusant parce que ces fils de conversation permettent aussi de mettre en lumière que, comme tout courant, les libéraux sont divisés en courants majoritairement définis par l’endroit où s’arrête le domaine « collectif ».

          Je pense sincèrement que ceux qui prétendent qu’il n’y a absolument pas de domaine « collectif » (plus haut, on m’a dénié le droit d’inclure la Justice dans ce domaine !) mettent en péril l’acceptabilité politique (et *accessoirement*, la viabilité lorsque confronté à la réalité humaine, technique et scientifique) des idées libérales.

          Bien sur, eux s’en foutent, puisque nous ne sommes que des collectivistes à leurs yeux. =)

        5. Mingus

          Lorsque vous travaillez, vous ètes également taxé pour l’éducation que vous avez reçu.
          Le chèque éducation est une mesure qui plaît à certains libéraux et qui est totalement vendable en France.

  23. Macsime

    Sinon, à part ça, je pense qu’une autre mesure à placer en tête de liste, c’est un audit général de la Justice, pour pouvoir réellement fixer de quelle somme elle à besoin, et lui attribuer sans attendre.

    Les objectifs sont les suivants :
    – Traitement des cas où la qualité de vie (emploi, propriété, mariage) ou la liberté d’un homme dépend du verdict : 60 jours. (Malheureusement, ce sont des affaires souvent complexes, un délai inférieur serait juste trop dangereux…)
    – Traitement des affaires « faciles » où un simple examen rapide de la situation, des preuves jointes par les parties, et du texte de loi correspondant permet la résolution : 7 jours.
    – Traitement des autres affaires : 90 jours.

    Objectifs identiques en appel.

    L’audit concernera tant les moyens des juridictions elle-mêmes, que les moyens nécessaires aux expertises dont elle ont besoin pour rendre leur verdict dans les délais, et ceux nécessaires à l’exécution de ces délais.
    Toutes ces professions seront en revanche étatisées i.e. leur cout sera mutualisé et inclut dans les dépenses de l’État (qui pourra néanmoins se retourner contre les justiciables manifestement de mauvaise foi dans leur usage de la Justice) : je ne vois pas pourquoi ce qui s’applique à la sécurité publique (police), ne s’appliquerait pas à la sécurité juridique.

    Voilà, comme ça, maintenant que les pratiques commerciales déloyales, et les manquements à la loi en général, sont effectivement corrigés dans des délais qu’on ne pourra plus comparer avec la durée de vie moyenne d’un homme, on va pouvoir travailler avec l’hypothèse d’un marché sain. [Evil Laughing Ensues]

    1. seb

      Sur la justice, même traitement que pour les autres monopôles: concurrence ouverte. Que des tribunaux privés se créent. Chacun pourra voir lequel rend une justice meilleure et rapide.

      1. Macsime

        Mais bien sur. ^^ Je mets au défi quiconque d’écrire un code de procédure civile respectant l’égalité des droits et la notion de « pays de droit » avec des acteurs privés et concurrentiels en jeu.

        Et ces concepts là, idéologie libérale ou pas, je ne transigerai pas dessus.

        1. Au hasard, vous savez comment les assurances (acteurs privés et concurrentiels) gèrent les sinistres entre automobilistes (ou autres, d’ailleurs) ?
          Oh, vous allez me répondre qu’il y a des cas où ces assurances doivent aller devant un tribunal. Certes. Mais pour 99% des sinistres, ce n’est pas le cas.

          Ne serait-ce pas là l’illustration de procédures respectant plutôt pas mal l’égalité des droits dans le cadre que vous proposiez ?

        2. Macsime

          H16, on parle là de décisions qui peuvent mettre en péril la vie d’un homme sur des périodes atteignant parfois son espérance de vie…

          Si on tombe sur la mauvaise « compagnie judiciaire », qu’est ce qu’on fait? « Oups, pas grave, je passerais chez le concurrent à ma sortie de prison? ».

          Après effectivement, la gestion des cas « faciles » que j’ai citées plus haut pourrait à la rigueur être avantageusement externalisée en première instance.

    2. Macsime

      Plus précisément, ce qui garantit l’égalité des droits devant les compagnies d’assurance, c’est justement la présence derrière de l’échelon indépendant « Justice » qui corrigera et dédommagera toute défaillance de ces acteurs.

      Donc, même avec une Justice privatisée, il faudrait une « super-justice » pour la contrôler derrière.

      Autant se passer d’un échelon, pour des raisons d’efficacité. (Encore une fois, on peut imaginer un service de justice rapide, qui traiterait 99% des cas, comme tu dis).

      1. Là encore, relis l’Histoire. Il y a de nombreux cas de justice indépendante de l’Etat. Et ça marchait.

        1. Macsime

          J’avoue que ca m’intrigue : Si tu as cinq minutes, tu pourrais juste me dire où et quand faut-il que je cherche?

          1. Irlande, moyen-âge, Angleterre (droit commun) etc… En fait, comme l’état en tant que tel n’existe que depuis peu et que la notion de « droit national » (i.e. codex de droit sur tout un territoire) n’existe que depuis quelques siècles, tout ce qui se situe avant n’est pas une justice de niveau étatique. Il y avait ainsi une justice royale distincte de la justice coutumière, par exemple.

        2. Macsime

          Je trouve ces exemples peu à propos : le point de la common law était justement qu’elle était uniformisée sur tout le territoire, puisque les premiers juges itinérants envoyés par le Roi (l’Etat, non?) l’étaient justement pour ca.

          De même le droit coutumier, c’est un ensemble des usages et coutumes qui a été retranscrit sous forme d’un « codex », justement.

          Après la différence entre droit civil (l’idée du codex) et droit jurisprudentiel, c’est un autre débat. La plupart des pays mélangent les deux, mais ce débat n’est pas corrélé au statut public/privé des tribunaux.

          Je trouve pour ma part que l’Histoire montre que l’Homme a toujours établis des lois tenus par l’autorité locale (seigneurs, rois, états), après tout était question d’échelle, mais le principe n’a pas tant changé que ça, je trouve.

    1. Before

      Un candidat présentant ces mesures aurait, je pense, bien plus de mal que d’autres (suivez mon regard) à obtenir ses 500 signatures…

      1. bbph

        Et même si il avait ses 500 signatures, il aurait pas trop d’électeurs. C’est pas un hasard qu’il y ait que des candidats socialistes, c’est ce que les français veulent.

        1. hervé

          je ne suis pas sur, énormément de personnes de mon entourage (qui ne sont pas libéraux), soit vont voter par dépit, soit ne vont pas aller voter car ils sont convaincus que les programmes proposés ne résoudront en rien les problèmes.

          Et s’attendent au pire quelque soit le futur président.

  24. Pod

    Cher h16, vous remettez au centre de votre sujet une idée désuète, un concept éculé, réactionnaire et totalement contre-révolutionnaire (au sens rouge du terme) : celui de la responsabilité individuelle voire du libre-arbitre.

    Si peu s’en souviennent ici-bas (les Trolls), que cela les tuera pour la plupart, esseulés et incapables de la moindre décision construite et surtout autonome, issue d’un jugement personnel.

    En oui, la rançon de l’Etat-providence se paie très cher et, sans sang ni larmes, cela ne se peut.

    Une fois de plus, quand la logique s’en mêle, c’est vraiment la Merde.

    1. Stéphane

      Pas forcément, Regardez avec quelle rapidité les Trolls acceptent et recherchent la liberté individuelle et comprennent les rouages du capitalisme le plus concurrentiel…

      …Quand ils choisissent leur opérateur de téléphonie mobile, par exemple. 🙂

      1. Flo

        Ou quand des syndicats pourtant demandeurs de plus de réglementation et de régulation pour à peu près tout démontrent que « c’est inutile et anti-démocratique de REGULER leur droit de grève » (sauvage dans le transport aérien).

  25. GM

    Un vrai scandale ce billet, 110 commentaires à 14h30 et à peine l’ombre d’un demi-troll famélique, mais où va le monde je vous le demande.

    Pour le reste votre analyse met le doigt sur l’effet le plus douloureux du socialisme : quand bien même les sophismes auraient été suffisamment bien démontés pour rendre toutes ces propositions socialement acceptables, il resterait encore à gérer l’aversion phobique du risque, patiemment gravée décennie après décennie jusque dans le code génétique de la population.

    On sait toujours ce qu’on perd… alors on va devoir attendre qu’il n’y ait plus rien à perdre.

    1. Higgins

      « Le socialisme favorise la survie des plus corrompus aux dépens des plus capables

      Fondé sur l’idéologie de la protection, il protège les faibles de la même manière que la mafia « protège » les faibles. Les socialistes créent un énorme bordel, particulièrement quand ils sont national-socialistes. Un peu comme ces gros types musclés, chauves, au cou épais et brutaux que l’on voit dans les films de gangsters. Ils vous mettent mal à l’aise, vous font ressentir un besoin de protection. Et ensuite – contre une « juste » contribution financière – ils vous offrent leur service de protection. Ils vous garantissent une bonne santé. Bien sûr, refuser n’est pas une option. Ils vous protègent de toutes façons, c’est obligatoire. Le socialisme crée un besoin de protection chez toujours plus de gens. C’est une spirale infernale. De plus en plus de gens ont besoin de plus en plus de protection et il faut donc lever de plus en plus de taxes, car sinon le socialisme ne peut pas remplir sa promesse de protection de tous ceux qui en ont besoin. »

      Cette magnifique et très belle démonstration est tirée du deuxième de ces deux excellents billets disponibles sur Contrepoints:
      http://www.contrepoints.org/2012/01/30/66717-pourquoi-je-ne-vous-embaucherai-pas et http://www.contrepoints.org/2012/02/01/67236-si-je-ne-donne-pas-de-boulot-suis-je-antisocial

      On peut discuter à la marge des propositions « révolutionnaires » de notre hôte mais elles s’imposent globalement d’elles-même. Maintenant, le fait est que le socialisme étatique a pris le pouvoir dans ce pays. Tout ira désormais comme l’a prédit Ayn Rand dans « Atlas Shrugged ». Un exemple de cette dégradation rampante mais réelle tiré de l’actualité du jour: l’administration (je n’ose pas employer le mot entreprise, ça dégraderait trop le sens de ce dernier) que le monde entier ne nous envie pas n’est, semble-t-il, pas capable d’anticiper les effets du froid sur le carburant de ses locomotives (http://www.dna.fr/actualite/2012/02/07/perturbation-sur-des-lignes-ter-mercredi-matin).

  26. Pascale

    Il faudrait supprimer cette notion « d’intérêt public » pour les associations. En effet, SOS racisme doit être considéré comme tel, et je ne vois pas trop leur intérêt public, qui serait plutôt de la nuisance publique. Pour attribuer ce « label » il y a trop de politique et de magouilles.

    Donc pas d’abattement fiscal en cas de dons. Sauf peut être à celles qui donne vraiment dan sla caritatif comme les Resto, ou le Secours Catholique, et qui le prouvent selon une liste bien établie à l’avance des obligations à remplir pour ces associations.

    1. YP

      non même pas les restos. Tôt ou tard, un dirigeant d’assoc humanitaire (genre le « french doctor » Kouchner) se lancera dans la politique et saura se souvenir de qui l’a bien nourri…

  27. Françoise

    Pour ce qui est du point N° 8, je vais être cynique en faisant remarquer que leur activité économique, car dans les faits il s’agit bien d’une activité économique, représente une part non négligeable du PIB de leur cité et leur assure une source de revenus suffisante pour qu’ils ne soient pas tentés de changer de métier…

    1. C’est exact. Mais c’est plus facile de trouver autre chose à faire quand il y a nettement moins de chômage.

  28. Il Sorpasso

    Sur la N°7
    Lorsque les forces armées protègent des « intérêts français » à l’étranger, (Areva, Total, Bolloré, Bouygue) on devrait plutôt négocier une forte participation financière de ces groupes à ces dépenses spécifiques.

    Sinon, quitte à être ludique, H16 devrait développer un bon gros jeu de gestion genre « Civilization : France » avec options (socialdem, despotisme, libéralisme, etc). Ce serait très amusant.

  29. Nord

    http://www.nationstates.net/

    Essayez, c’est assez amusant, de créer 2 pays et d’appliquer à l’un une politique libérale et à l’autre une politique collectiviste d’inspiration socialiste …

    Bien sur c’est un peu élémentaire comme gestion, mais dans les grandes lignes on termine toujours et plus ou moins rapidement à la faillite de … bah je vous laisse deviner quel pays 😉

  30. yoananda

    Bravo !
    Rien à redire, si ce n’est que ça aurait été bien de donner quelques exemples précis du succès de ces mesures « de bon sens » …
    Pour moi c’est le meilleur programme que j’ai lu depuis … depuis jamais en fait …
    « simplifier », « rendre transparent », « éliminer les privilèges » …
    mais comme vous dites, 99,9% de la population s’y opposera.

    Par contre, moi, je veux bien aller vivre dans un pays qui tends vers ça. Vous en connaissez un ?

    1. Actuellement, c’est dur à trouver. La Nouvelle-Zélande milieu 90s début 2000 avait fait pas mal d’efforts. Elle est restée assez libérale avec l’Australie. En matière économique, Singapour, Hong-Kong peuvent prétendre à certaines belles places. C’est rarement parfait. Mais à chaque fois, c’est le même constat : un peu de libéralisme, ça fait beaucoup de bien. Un peu de socialisme, ça fait beaucoup de dégâts.

  31. Franck Boizard

    Seulement partiellement d’accord avec la 7 : la France a bien des intérêts à défendre à l’étranger mais pas aussi vastes qu’on le dit habituellement.

    Pas d’accord avec la 8.

    Mais bon, 85 % d’approbation, c’est encore honorable.

  32. BA

    Mardi 7 février 2012 :

    Il y a vingt ans, le 7 février 1992, c’était la signature du traité de Maastricht.

    Vingt ans après, le jour de l’anniversaire du traité de Maastricht, la crise nous a montré l’échec total de l’Union Européenne.

    Toutes les belles promesses des partisans de l’Union Européenne reposaient sur ce postulat : « la solidarité européenne, ça existe. »

    Or, justement, ce que la crise nous a montré, c’est exactement le contraire : l’Union Européenne est construite sur une solidarité … qui n’existe pas.

    La solidarité européenne entre les pays européens riches et les pays européens pauvres, ça n’existe pas.

    Les pays européens riches ne veulent pas donner pour sauver de la faillite les pays européens pauvres.

    Un article du journal allemand « Der Spiegel » évoque les manifestations de mardi, en Grèce, lors de la grève générale : la photo qui illustre l’article est une photo extraordinaire.

    A droite de la photo, un manifestant brandit un drapeau grec.

    A gauche de la photo, un manifestant grec est en train de brûler un drapeau allemand.

    L’article de « Der Spiegel » :

    « Il est temps d’arrêter la farce du sauvetage de la Grèce. »

    http://www.spiegel.de/international/europe/0,1518,813919,00.html

  33. Théo31

    J’aurai changé le titre du billet en « Dix mesures qui ne seront jamais appliquées mais qui sauveraient la France ». Parce que pendant un quart de seconde, j’ai eu un début d’érection. 😀

    Un tel programme devrait commencer par une mesure symbolique : la suppression de ce privilège que l’aristocratie nationale (préférence nationale oblige) socialo-communiste s’est attribuée : le statut du fonctionnaire dans tous les ministères et la possibilité de révoquer les incompétents et ceux qui font des grosses conneries sans être inquiétés comme un certain juge d’instruction

  34. Franck Boizard

    Votre programme ressemble beaucoup à celui de Ron Paul.

    La différence entre les USA et la France est frappante : Ron Paul s’exprime dans les médias et a une toute petite chance. En France, même une opinion à 100 km de Ron Paul est encore trop proche pour être micro-diffusée, que dis-je, micro-exprimée, micro-pensée

    1. Ce que propose Ron Paul, c’est le retour, ni plus ni moins, à la mesure. Rendre l’état mesurable et restreint à ses fonctions de base. C’est un bon début.
      Et c’est aussi pour cela qu’il ne sera pas élu à la primaire (sauf gros miracle) : les néocons bavent de trouille à l’idée qu’il puisse réellement compter pour quelque chose. Nous avons les mêmes en France.

  35. Philippe Sandron

    Autant je suis partisan de la flat-tax, la dîme, apparue un peu après les pyramides évoquées, pour les impôts sur les revenus, autant j’approuverais la proportionnelle pour les contraventions. En outre leur rapport serait passablement augmenté. Qu’en pensez-vous, cher H16 ?

    CPF : c’est pas faux ?

    1. CPEF : ce pays est foutu.
      Pour les amendes, non. Egalité devant le droit. Sinon, cela revient à dire qu’un pauvre est moins responsable qu’un riche. Un enfant, quoi.

      1. Philippe Sandron

        100 € d’amende n’est pas ressenti de la même façon pour tous les revenus. Je vois là une inégalité dans l’efficacité de la correction.

        1. Et donc quand on est pauvre, on doit payer moins parce qu’on est moins responsable, c’est ça ?
          (parce que si le raisonnement marche dans le sens « les riches doivent payer plus », il doit fonctionner dans le sens « les pauvres doivent payer moins », avec le corollaire que la responsabilité devient alors proportionnelle à la richesse. C’est vraiment ça, que vous voulez ?)

        2. Philippe Sandron

          Soit. Je n’ai évidemment rien contre les riches !… Je ne suis pas convaincu cependant qu’en l’état la dissuasion de récidiver soit ressentie de manière aussi forte aux deux extrémités de l’échelle des revenus.
          Mais souhaitons d’abord la mise en place de vos dix propositions. On verra les détails après !…

        3. BN

          Pourquoi parler de responsabilité ?

          Une amende n’est pas un dommage et intérêt (=responsabilité), mais une punition (=ça doit faire mal).

          Enlever 100 € à une personne qui en gagne 10.000 par mois, elle ne verra pas la différence. Enlever la même somme à quelqu’un qui en gagne 1000 €, et il devra rogner sur ses dépenses de première nécessitée.

          L’égalité devant la loi est à mon avis mieux respectée, dans le cas d’une peine, en infligeant le même préjudice et non la même somme.

        4. gnarf

          « Et donc quand on est pauvre, on doit payer moins parce qu’on est moins responsable, c’est ça ?
          (parce que si le raisonnement marche dans le sens « les riches doivent payer plus », il doit fonctionner dans le sens « les pauvres doivent payer moins », avec le corollaire que la responsabilité devient alors proportionnelle à la richesse. C’est vraiment ça, que vous voulez ?) »

          Les flux d’argent, le loyer de l’argent, la psychologie humaine…tout cela ne fonctionne pas sur des valeurs fixes, mais sur des ratios, des pourcentages.
          C’est pour cela qu’on considere qu’une flat tax, qui demande le meme % des revenus a tous, est une taxe qui demande a chacun le meme effort.
          Donc, de la meme facon, une amende qui represente pour chacun la meme punition, une amende juste, est une amende calculee en % du revenu.

          Si on raisonne en valeurs fixes, alors une amende juste est a valeur fixe. Si on raisonne en % (ce qui me semble beaucoup mieux coller a la nature des choses) alors une amende en % est justement une amende qui demande a chacun la meme responsabilite exactement.

          1. Et en pratique, on fait comment ?
            Le fait qu’un nombre très restreint de pays ait choisi cette voie, que ce sont des pays notoirement collectivistes et que ça marche moyen devrait indiquer qu’il y a un petit problème à la base.

            Et sur le principe, je maintiens.

      2. gnarf

        Suisse et Suede? Je sais bien que la Suede a une reputation tres socialiste, mais dans les faits…depuis les annees 90 ils sont parmi les tout meilleurs au monde pour la taille de leur Etat et le niveau de liberte economique.

        1. On parle ici de mentalité, pas de l’état en lui-même. Et pour la suisse, je ne savais pas qu’ils avaient un tel système. Dans tous les cantons, au fait ?

    2. Deres

      Si le concept sonne bien, il est clair que comme toute réglementation à la française, cela pêcherait fortement dans les détails.

      Comment évaluer la richesse d’un individu ? Si vous utilisez le net fiscal, cela sera encore une inégalité flagrante de plus. Avoir des enfants permettra par exemple dans certain cas de diminuer vos amendes. Pendant leur première année de travail, les gens seront exemptés d’amendes ! Il sera très intéressant d’avoir des revenus au noir si vous roulez n’importe comment afin d’éviter des amendes trop lourde. Si vous êtes déclaré en faillite personnel ou sur-endetté, plus d’amende ?

    3. monoi

      L’egalite devant la loi, ce n’est pas une question de revenus, point barre. Etre pauvre, ca n’empeche pas de connaitre le risque encouru avant de faire quelque chose d’amendable (est ce du francais?!). Le montant de l’amende n’est pas une surprise, si vous faites quelque chose que vous ne devriez pas ce n’est pas la peine d’aller pleurer apres.

      Je croyais que la base du programme H16, c’etait la responsabilite individuelle!?

  36. Philippe Sandron

    Pardon :
    J’ai écrit : »autant j’approuverais la proportionnelle pour les contraventions », je veux dire : autant je l’approuverais (la flat-tax) pour les contraventions.
    Mais je pense qu’on m’avait compris.

  37. Emma

    Cher H16,

    Bravo et merci pour cette excellente compilation de ces excellentes idées qui traversent tous les courants libéraux depuis longtemps déjà et bravo aussi pour votre conclusion la plus lucide qui soit : ces idées n’ont aucune chance d’être jamais appliquées en France. L’étatisme a tellement gangrené les cerveaux et notamment depuis 1946 que rien de tout cela ne sera jamais possible ici.

    L’exercice est toutefois hygiénique et salutaire.

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