Cette inflation que le gouvernement va tout faire pour aggraver

Les petits chiffres de l’INSEE s’accumulent doucement et pointent tous dans la même direction : l’inflation n’est plus négligeable, elle continue à grossir et ceux qui expliquaient doctement il y a quelques mois que le grossissement observé en fin d’année 2021 était transitoire se sont très officiellement fourré le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate. Nous arrivons au milieu de 2022, l’inflation continue de grossir, et ceux qui étaient à l’omoplate continuent de s’enfoncer.

Ainsi, sur les douze derniers mois, les prix ont flambé sur les pâtes (+15%), les viandes surgelées (+11%), la farine (+10%), les huiles (+10%), la moutarde (+9%), le café et les fruits secs (+8%), la viande hachée (+8%) ou les plats cuisinés (7%). Plus gênant encore : les tendances observées lors des négociations en supermarché pour le prochain trimestre (l’été 2022), l’inflation pourrait atteindre et dépasser les 5% dans les prochains mois. Pour rappel, l’inflation observée en avril serait de 4.8%.

Bien sûr, cette hausse des prix pèse d’autant plus sur les consommateurs modestes qui n’ont pas de marge de manœuvre pour adapter leur consommation, déjà à l’étroit dans un pays où taxes, impôts et régulations pléthoriques garantissent un pouvoir d’achat particulièrement contraint. Concrètement, l’épargne des Français est donc mise à contribution et ce d’autant plus que les taux de rémunération de celle-ci sur les comptes traditionnels (livret A, plans d’épargnes divers, pour un total de plus de 480 milliards d’euros) sont microscopiques et bien inférieur à l’inflation constatée.

En début d’année, certains constataient plus ou moins gaillardement que l’encours d’épargne en France avait continué à grimper les derniers mois de 2021 avec 165,8 milliards d’euros épargnés sur divers supports selon les données publiées par la Banque de France, soit un surplus de plus de 55 milliards d’euros déposés par rapport à la situation qui prédominait avant la pandémie.

Cependant, si les classes moyennes et aisées profitent encore des économies que permettent de réaliser certaines situations (baisse de leurs dépenses de mobilité, du tourisme, des sorties au restaurant ou au cinéma par exemple), il en va nettement différemment pour les classes laborieuses qui, elles, commencent à accuser le coup et piochent dès à présent dans leur bas de laine.

Parallèlement, la croissance française, dont on nous avait rebattu les oreilles avant et pendant la campagne électorale présidentielle en trouvant au pays une santé pétulante, semble nettement marquer le pas : les prévisions à son sujet de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) la placent à présent autour de 2,7% pour l’année 2022, alors que les autorités fanfaronnaient du 4,2% à l’automne dernier. Et pouf, fini les chiffres mirifiques !

En outre et comme l’indique une étude de l’assureur Allianz, les choses ne vont pas s’arrêter là : les hausses constatées actuellement ne sont en réalité que le reflet des déstockages et des prix établis au courant et à la fin de l’année dernière essentiellement. La guerre et les nouvelles tensions sur les chaînes logistiques apparues depuis le début de l’année ne seront réellement reflétées dans les prix que dans les prochains mois ce qui pourrait bien se traduire par une hausse encore plus significative des prix alimentaires. Matières grasses, farines, huiles, les prix de ces matières premières doivent, selon Allianz, augmenter encore de 10 à 25% pour refléter les augmentations de coûts subies par les producteurs ; en pratique, si les coûts de production devaient se reporter à 75% (ou intégralement) sur les prix à la consommation, les Français devraient s’attendre à une inflation de l’ordre de 8.2% (ou 11%).

Pour un nombre maintenant croissant de Français « à l’euro près », une telle augmentation signifie très concrètement des sacrifices puis une chute considérable de leur niveau de vie. Pour certains, c’est la différence entre se nourrir et terminer le mois dans le rouge voire accumuler des dettes.

Difficile, dans ce contexte, d’oublier ce qui s’est passé à la fin de l’année 2018 qui a vu le développement d’un mouvement social spontané suite à une augmentation des prix des carburants, augmentation qui apparaît fort modeste de nos jours. Ce mouvement fut à l’époque largement étouffé par la répression policière et les gesticulations gouvernementales qui donnèrent à cette occasion une excellente idée de l’étoffe présidentielle ou, plus exactement, de son absence criante.

Avec un président qui n’a montré aucun mûrissement intellectuel et un gouvernement composé pour une bonne partie des mêmes bras cassés qu’en 2018, peut-on réellement espérer que cette inflation galopante et l’appauvrissement rapide des Français ne se traduira pas par des tensions sociales encore plus fortes ?

Cette question restera sans réponse encore quelques semaines, quelques mois tout au plus, alors que Bruno Le Maire, l’irremplaçable ministre de l’Économie (irremplaçable car personne ne veut hériter du foutoir qu’il a créé), commence à évoquer ses « solutions » pour cette situation économique désastreuse : il exhorte à présent les entreprises qui le peuvent à augmenter les salaires

Eh oui, c’est aussi ça la puissance intellectuelle au service de Bercy : pour lutter contre l’augmentation des prix, il préconise donc d’augmenter le prix de ce qui est généralement le plus coûteux dans les entreprises, c’est-à-dire la main d’œuvre. Cela va bien se passer. Au passage, on lui saura gré d’au moins laisser un semblant de choix aux entreprises, au contraire des inamovibles gauchistes comme François Ruffin qui, eux, préconisent l’indexation des salaires sur l’inflation, ce qui n’est pas du tout facteur d’inflation non plus.

À présent et indépendamment des mouvements sociaux qui auront lieu (ou pas) dans les prochains mois, on peut déjà dresser les grandes lignes économiques que nos clowns à roulettes vont suivre sans fléchir : devant le constat d’échec cuisant que notre frétillant Bruno ne manquera pas de ne surtout pas établir après quelques trimestres de cafouillages ministériels habituels, l’étape d’après consistera à bloquer ces prix qui ne font que grimper. Comme on peut déjà le garantir sur facture, les pénuries, sur le point de s’installer ou déjà présentes sur certains biens et services, deviendront alors endémiques et le problème, déjà grave, deviendra insoluble par la grâce du « toucher gouvernemental » qui distribue les écrouelles et transforme l’or en plomb.

Que voulez-vous : quand on n’a que le marteau de la distribution de pognon gratuit dans ses mains, tous les problèmes économiques ressemblent à des clous sur lesquels on va donc frapper consciencieusement de la seule façon qu’on sait faire.

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Commentaires454

  1. Le Gnôme

    De toutes façons, c’est lafôtapoutine. Une fois notre armée entrée à Moscou, tout ira mieux. Napoléon est un petit bras à côté de Macron.

      1. Pierre 82

        Et imaginons un scénario-catastrophe: une récession profonde en occident, et un boom économique asiatique, qui entrainerait ave eux l’Amérique du sud et l’Afrique.
        Un prix du pétrole au taquet, et l’Europe qui sombre.

        Non, je déconne.

      2. P&C

        C’est aussi la fotapoutine si on a réussi à foutre en l’air comme des grands l’agriculture et la base industrielle du pays…

          1. Aristarkke

            Fort heureusement.
            Nous aurions un déchaînement de l’État-providence et sûrement pas un boom économique, notamment en raison de la mentalité grançaise de la rente qui dispense des efforts pour la maintenir ou la remplacer quand elle diminuera…

          2. Deres

            Les hollandais et les allemands sont en train de relancer le gaz en mer du Nord sans parler de l’augmentation de l’extraction de charbon. On peut compter les écologistes français mondialistes et surtout les ONG étrangères de nous empêcher de faire pareil en France tout en continuant à fermer le maximum de centrale nucléaire si il y a un point de rouille sur un tuyau (certes il n’est pas sur la plan de certification …).

            1. Pierre 82

              « fermer le maximum de centrale nucléaire si il y a un point de rouille »
              C’est exactement ce qu’ils se passe à Golfech, non loin de chez moi.
              Par contre, je sui incapable de me prononcer si c’est justifié ou pas, ne connaissant pas le dossier.

      3. Deres

        Pour tout le monde sauf pour nous car on va augmenter tous nos frais de transport en achetant du pétrole plus loin qu’avant.

      1. Charles

        L’auteur est à la ramasse… Déjà ça fait près de deux ans que la filière « engrais » a des problèmes. Dès le premier confinement les ennuis se sont accumulés.
        Ensuite il ressort des poncifs éculés et stupides :
        « Ce n’est peut-être qu’une coïncidence si les deux plus grands actionnaires de CF Industries sont Vanguard et BlackRock. »
        Non, ça n’est pas une coïncidence… Blackrock et Vanguard sont les deux plus gros émetteurs d’ETF ce qui explique le fait qu’ils soient les deux plus gros actionnaires de la plus part des boîtes cotées au monde (on peut aussi souvent trouver JPMorgan et StateStreet), ignorer ça et parler de finance /économie c’est doit être idéologue (méchant BlackRock) soit être honteusement ignorant.
        Ignorer que Blackrock et Vanguard ne détiennent pas ces action pour compte propre mais pour compte d’autrui ça donne typiquement ce genre de commentaires stupide.
        L’article est un amoncellement de faits, donnés et statistiques réelles interprétées à la nimp. L’auteur semble ne pas comprendre que l’impact sera bien pire pour les pays du tiers-monde et qu’il sera probablement relativement limité en Occident.

        1. Pierre 82

          +1000 à propos de Blackrock et Vanguard. J’essaie de corriger le tir chaque fois que j’entends une ânerie sur le sujet, mais peine perdue.
          La nullité en économie de mes contemporains m’exaspère au plus haut point.

          1. Theo31

            Pas de temps à perdre en palabres avec tous ces incultes. J’ai pu encore le constater ce jour avec le foot.

            Les français ont le tachron Ier qu’ils méritent.

        2. durru

          Je vais mettre une petite pièce, ne m’en voulez pas 😉
          Autant les réflexions purement économiques à propos de BR ou VG sont du grand n’importe nawak, autant en parler en tant qu’acteurs majeurs du cirque ambient me semble tout à fait approprié.
          C’est un peu comme si on considérait que le réseau Open Society de Soros, que les myriades de structures (y compris OMS) financées par Gates, que les profits indécents de Pfizer ces dernières années n’auraient rien à faire avec la choucroute.
          Vous dites que les sous investis par les BR ou VG un peu partout ne sont pas les leurs. Techniquement, c’est on ne peut plus exact. Mais, dans les CA et autres structures de direction qui décident de la façon de faire affaires des boîtes en question, c’est l’avis (et les intérêts, hein, faut pas oublier) de qui qui est pris en compte ? Celui des petits porteurs, ou celui de la direction de ces investisseurs ? Et avec quelles conséquences ?
          Vous avez quatre heures.

          1. Pheldge

            je dirai a priori, l’intérêt de leurs clients avant tout, car c’est leu raison d’être. Que ces fonds aient une énorme puissance, oui, mais je ne pense pas qu’ils soient dirigés par des idéologues adeptes du wokisme, ou des délires écolos … ces dirigeants, je les vois moins dangereux ou manipulateurs que nos hommes d’état. Ils sont là pour faire du business, du résultat, ils en profitent, c’est normal. Mais je peux me tromper.

            1. durru

              Ils sont tout aussi responsables devant leurs actionnaires que tous ceux qui ont coulé leurs boîtes juste avant de s’en aller avec des parachutes dorées.
              Soros ou Gates, au moins, font joujou avec leurs propres sous. Eux, même pas. Skin in the game, hein… Tu le trouves, et on discute. Le modèle économique qui fait fureur de nos jours c’est tout le contraire, l’absence de toute responsabilité individuelle.
              Un peu comme un certain Jacques, dont la date de péremption (d’après ses propres critères) est largement dépassée, sans conséquences.
              Pour te donner un argument quand même : TBTF. Ce n’est pas le mien, je précise, c’est le leur.

              1. P&C

                +1
                Ce sont des néolibéraux pur jus : la liberté du pognon dans leurs poches pour eux, et des pertes et les coups de matraque pour tous les autres.

          2. Pierre 82

            Je me souviens d’une conversation que j’ai eue avec un collègue, dans les années 90, à propos de ces « fonds de pension ». Nous étions tous deux d’acharnés libéraux (j’étais d’ailleurs beaucoup plus dogmatique à l’époque que je ne le suis maintenant).
            Il me disait, grosso modo, qu’il voyait un gros risque avec les fonds de pension, dans le cas où ils deviendraient prépondérants (ce n’était pas le cas à l’époque), car la seule chose qu’ils doivent faire, c’est s’arranger pour avoir une trésorerie suffisante pour servir des intérêts à tout moment à leurs clients retraités, sous peine de se retrouver en faillite. Il me disait que structurellement, et contrairement aux autres gros investisseurs, seul le court terme les intéressait. La part des bénéfices réservés à servir un dividende pourrait devenir de plus en plus prépondérant, négligeant mécaniquement la part réservée aux investissements futurs.
            Les conneries que j’entends actuellement, ce sont des raisonnements tenus par des gens qui imaginent qu’il y a quelque part un Jean-Kevin Vanguard et un Serge-Henry Blackrock qui possèdent cet argent en propre, et qui ont tout noyauté pour accroitre leur incommensurable fortune.
            Ce que je tente d’expliquer à ceux qui pensent cela, c’est que le problème est structurel. Les dirigeants de ces entreprises ne peuvent en réalité pas faire autrement que de travailler sur le court terme, et tout tenter pour dégager du bénef à tout prix, en investissant un minimum.
            Ajoutez à cela que le système est tout pourri et corrompu par ce qu’on appelle le capitalisme de connivence, et que c’est précisément parce que les dirigeants de ces entreprises ne font que gérer l’argent des autres, et pas le leur, tout en étant assuré que dans tous les cas de figure, ils s’enrichiront personnellement par des bonus, mais il existe plusieurs ordres de grandeurs entre les sommes qu’ils gagnent sous forme de bonus, et les sommes qu’ils manipulent (de l’ordre de 1 à 10.000, à vue de pied)

            1. durru

              Comme tous les dirigeants clairvoyants des pays occidentaux qui ont largement privilégié le court terme, la direction inévitable sur le long terme est donc la faillite.
              C’est curieux, tout de même : une bonne partie des porteurs sont des actifs qui n’ont aucun intérêt à avoir un bon rendement court terme, mais plutôt de la stabilité et des bonnes perspectives pour le moyen terme, voire même pour le long terme.
              Ce qui me fait penser que les intérêts affirmés par les dirigeants ne sont pas vraiment ceux de leurs actionnaires, c’est plutôt un écran de fumée comme nous en avons maintenant l’habitude.

              1. Pierre 82

                Un fonds de pension est abondé par des gens qui cotisent tout au long de leur vie. La seule chose que le client demande, c’est de recevoir une rente après sa mise à la retraite. Le principe, c’est que le client a délégué la gestion de ce patrimoine, et ne se tracasse que d’une chose: recevoir son pognon à temps et à heure. Pas que les titres achetés avec leur argent soit encore rentables dans 20 ans.

                Ça favorise une gestion court terme, et pas du tout le contraire. Dès qu’un titre ne délivre plus de dividende, même pour un ou deux ans parce que le CA aura décidé d’investir tout le bénéfice pour renforcer sa position ou gagner des parts de marché, le fonds de pension s’en débarrasse.
                C’est un peu caricatural, mais c’est le principe.
                Tout le contraire d’une gestion à la Warren Buffet, qui ne s’intéresse qu’aux titres qu’il peut garder plusieurs décennies.

                1. durru

                  J’entends bien le discours, c’est bien celui habituel.
                  Sauf que le quarantenaire qui cotise depuis vingt ans n’a que faire des paiements que le fonds fera aux retraités, lui la seule chose qui l’intéresse c’est que le fonds soit toujours capable de lui payer SA retraite dans 20 ans et plus.
                  Et ça, ça colle pas, mais alors pas du tout avec le discours. C’est pourquoi je parle d’écran de fumée.

                2. Charles

                  Le fait que les fonds de pension soit court-termistes c’est une idée reçue. Les fond de pension suivent des méthodes plus ou moins immuables. On prend le flux d’entrant, le flux de sortant, l’espérance de vie des clients, l’âge de la retraite attendu, la durée de la retraite, etc. Après quoi on fait passer tout ça dans des logiciels qui vont répartir le cash frais entre les actifs financiers avec des considérations comme « si 20% de mes clients partent à la retraite dans 5 ans, il faut acheter des actifs peu volatils (obligations) en proportion », « si 10% de mes clients ont moins de 30 ans, il faut acheter des actifs volatils mais rentables sur le long terme (actions), plus de 15 ans souvent ».
                  Bon ici c’est juste des exemples mais il faut comprendre que les fonds de pensions travaillent avant tout à long terme justement car leur métiers c’est d’anticiper la retraite de leurs clients.
                  Ensuite, il y a les bons fonds et les mauvais fonds. Blackrock fait justement parti des fonds qui font (bien) leur travail. En 1999, Blackrock gérait pour 165 milliards d’actifs, aujourd’hui 10 000 milliards. Ce qui a le plus favorisé leur réussite c’est justement qu’ils font bien leur travail. La crise de 2008 a été le révélateur des bons et mauvais gestionnaires et Blackrock est ressorti comme étant l’un des meilleurs.
                  Ensuite, les fonds de pensions ne s’intéressent pas particulièrement aux dividendes. Les dividendes c’est compliqué à gérer, pas optimisé fiscalement, bref, en un mot les dividendes (à ne pas confondre avec les coupons) c’est chiant.

                  1. Pierre 82

                    Entièrement d’accord avec vous, Charles, tant qu’on est dans un mode de fonctionnement capitaliste normal.
                    Dès que l’économie commence à faiblir, selon les cycles normaux de la « respiration » macro-économique, et que de manière naturelle, le prix de certains actifs commencent à reculer, la tentation est grande pour ces fonds de demander aux banques centrales de tricher sur les taux réels, ou de remettre de l’argent dans la machine, afin d’éviter de grosses difficultés à ces fonds de pension.
                    Et cette tentation sera d’autant plus grande que la puissance financière de ces institutions est gigantesque.
                    C’est surtout cette puissance démesurée de certains groupes qui leur a donné un pouvoir sur les autorités civiles.
                    Quand on dit à un politicien: je vous donne le choix entre imprimer de la monnaie pour nous remettre à flot (temporairement, bien sûr), ou de devoir gérer des millions de retraités qui ne toucheront plus un kopeck quand on sera en faillite, le choix est souvent vite fait, surtout quand ils font partie du même milieu et qu’ils se connaissent (et qu’ils ont les mêmes intérêts).
                    Et à partir du moment où ils ont mis le pied dans un mécanisme pareil, la gestion des fonds n’est plus la même: la tentation est alors grande de continuer à profiter des politiciens pour mettre sur pieds des politiques d’entreprise qui deviennent des machines à cash pour alimenter le besoin permanent des fonds de pension.
                    Ex: le covid est devenue une excellente manière de faire de la vente forcée pour permettre de sortir du cash rapidement.
                    De manière générale, quand on triche en matière économique, avec la complicité de de l’état, on finit par se retrouver avec un système 100% mafieux, qui est devenu très fragile et très instable.

                    1. Charles

                      Là he plussoie totalement ! Ce que vous décrivez c’est exactement ce qu’il se passe. L’influence de Blackrock sur la FED est considérable !

  2. Aristarkke

    Comme il faut songer à rembourser de la dette monumentale pour continuer à pouvoir emprunter, c’est une solution possible pour en diminuer le poids apparent…

    1. Jacques Huse de Royaumont

      Le choix entre ruiner l’état ou ruiner les gueux et vite fait, dans leur tête. Le problème c’est qu’il faudra mater ces déplorables qui ne comprennent pas qu’un frigo vide est le signe d’une politique bien menée. Les cons.
      Il faudra les tenir dans l’obéissance à coups de matraque, ou à coups de canon si ça ne suffit pas.
      De toute façon, le poudré aurait tord de se gêner, plu il est nul, plus il a d’électeurs.

      1. Aristarkke

        Non, Flop Joene n’a pas plus d’électeurs mais ces derniers ont été encore assez nombreux pour lui donner un renouvellement de mandat. Gageons que d’ici quelques mois, plus personne ne reconnaîtra avoir voté pour lui, façon l’Arsouille au milieu des années 80 ou surtout, au début des années 90, tellement que cela allait bien…

        1. Cerf d

          Personne n’avoue que pour li il a voté
          Pourtant de Nice à Belleville des Français
          Se sont portés sur son nom et ses idées
          Comme la gégène ça me fait trembler
          Petit marquis au programme con comme ses pieds
          Entouré par des godillots députés
          Je ne veux pas ton inflation illimitée
          Souvenirs attention danger

        1. Jacques B.

          Ben oui parce que l’extrême-droite au pouvoir, ça aurait été pire. Comme les gens triple ou quadruple vax qui chopent le covid et dérouillent sévère et qui trouvent encore le moyen de vanter le vax : « sans le vax ça aurait été pire ! » CQFD… ça peut durer longtemps comme ça.

    2. Jean-Maurice

      On nous apprend à l’école qu’on peut gérer la dette par défaut, inflation ou guerre. Depuis ils ont inventé la chyprisation, loi Sappin2 et autres buy-in en cas de problèmes. J’espère qu’on échappera à la guerre. On va bien avoir de l’inflation mais pas assez pour résoudre la dette. Et on ne nous laissera pas faire défaut. On devrait donc se faire assez logiquement ponctionner très bientôt.

    1. MCA

      J’arrive… laisse moi déboucler mes valises ! 😉

      Bon sérieusement, Bruno nous avait promis de couler l’économie russe si je me souviens bien.

      En fait il fallait comprendre qu’il allait s’entraîner à couler l’économie française histoire de se faire la main.

      Et j’ai comme l’impression que pour une fois le bougre nous révèle un talent insoupçonné jusqu’alors. …

      1. P&C

        Comme le positron est le contraire de l’électron, Bruno le Con est le contraire de Midas : tout ce qu’il touche se transforme en merde.

      2. BJ

        Et ensuite il va tenter de s’exporter comme Valls?
        Il n’y a que les allemands qui aient jusque-là été assez fous pour nous reprendre un con bandit.

  3. Higgins

     » Bruno le Maire n’a-vait pas tort de dire que la France ne serait pas en récession en 2022. ….Sur des méthodes statistiques crétines qui permettent de dire que le ciel est rouge quand il est bleu ou encore que le feu mouille et que l’eau brûle. Après dans les faits et dans la réalité de la vraie vie, le feu brûle, l’eau mouille, le ciel est bleu et de la même manière la France est déjà en récession. »

    (https:/ /insolentiae.com/la-france-nevitera-pas-la-recession-quoi-quen-dise-bruno-le-maire-et-linsee-ledito-de-charles-sannat/)

  4. Aristarkke

    ceux qui expliquaient doctement il y a quelques mois que le grossissement observé en fin d’année 2021 était transitoire se sont très officiellement fourré le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate
    Comme ce cher, à tous les sens du terme, BLM dont l’intelligence continue à être un obstacle !!!
    Mais qui ici, en aurait été vraiment surpris ???

    1. Higgins

      Chez moi, les commerçants du centre-ville ont fait hier une réunion avec la mairie. Ils enregistrent pour 2022 une baisse moyenne de leurs CA comprise entre 15% 20%. A 100 km, il y a une ville plus grande et surtout plus riche, là, la baisse moyenne oscille entre 20% et 25%.

        1. Aristarkke

          La préoccupation actuelle des entreprises, probablement pour la très grande majorité, est d’assurer le maintien du CA…
          Depuis trois mois, je reçois un à deux SMS hebdomadaires indiquant une promotion sur ceci ou cela de la part d’une grande surface de matériaux et matériels de bâtiment dont je possède la carte de fidélité depuis son ouverture en 2007 (à 1500m de mon domicile). Auparavant, c’était au maximum, un par trimestre dont deux pour les soldes …
          Et là, elle a ouvert ses portes le jeudi de l’Ascension, vraiment une grande première pour elle…

      1. Mitch

        J’ai bien conscience que ce que je vais écrire peu paraître étrange (et que si un commerçant me lit il risque de me hair) mais cette baisse du CA de 20% est plutôt une bonne nouvelle d’un point de vu macroéconomique.

        Si la demande baisse, forcement l’inflation va se calmer. Maintenant ce n’est pas le gouvernail d’un Hors-bord mais plutôt la barre du Titanic (en espérant que cela ne finisse pas pareil). Autrement dit, il faudra du temps mais la recession est juste inévitable (et souhaitable si contrôlée)

        1. durru

          Ah ! Parce que vous pensez qu’ils seraient capables de contrôler quoi que ce soit ?
          Sérieux, Bill qui n’est pas capable de garder sa meuf, mais veut diriger des milliards de par le monde ? Et encore, lui il a quand même eu des réussites dans sa vie… Pensez aux autres. Pfff…

        2. Deres

          L’inflation actuelle ne vient pas d’une excès de la demande mais d’un manque d’offre donc cela ne va pas se calmer tout seul. Il faut traiter les causes et au contraire, nos dirigeants en ajoute ne permanence.

          1. durru

            La définition de l’inflation est un excès de monnaie par rapport aux biens disponibles. Le reste, c’est de la conjoncture. Tant qu’ils continuent avec leurs QE à la kon, ça va pas se calmer. On peut donc raisonnablement supposer qu’il faudra d’abord un changement de régime.

      2. ikook

        J’ai une boutique indépendante que j’arrête à la fin de ce mois. La baisse de la conso était plus ou moins récurrente pendant la crisecauvide (pour les nuls en manipulation mentale) et c’est fortement établie en novembre 2021 (quand le méchant Omicron est arrivé). Les produits chez les grossistes augmentent semaine après semaine, des fois beaucoup des fois pas. Et les clients ont disparus. Faut dire qu’entre les attaques à la machette, les gangs qui se tapent dessus dans les rues, qui a encore envie de venir dans les centre-ville des grandes métropoles? Donc, je me casse avant qu’il ne soit trop tard et je vais faire autre chose (sans grand espoir mais avec le minimum de charges).

      3. Deres

        La récession est déjà là. L’INSEE a juste truqué les chiffres et ne les a révélé qu’après les élections fin mai. Le 4e trimestre 2021 est passé de +0.7 à +0.4% et le premier trimestre 2022 est passé de 0% à -0.2%. Le deuxième trimestre va être catastrophique donc nous serons officiellement en récession à moins que le même truquage n’ait lieu avec à nouveau correction après els législatives.

        1. theo31

          Dès les prix augmentent plus vite que le PIB, il y a récession.

          J’attends avec délice les vieux ayant voté Tachron demander des comptes à l’homosexuel quand leurs pensions seront amputées d’un tiers parce que les taux d’intérêt ont remonté. Ce sera bien fait pour leur gueule. Je pars faire des réserves de pop corn.

          1. Mitch

            Dans ce pays ce seront les derniers à être impacté. Avant qu’ils le soient tu auras donné un rein et un poumon. Ils peuvent remonter les taux tant qu’ils veulent pour eux cela ne change rien vu que peu ont encore un crédit ou songe en à en contracter un. La seule chose qui les emmerdent c’est l’inflation mais en Juillet le Poudré leur à promis une revalorisation de près de 5% (qui sera sans doute encore générée sur de la dette pour leur petits enfants)

  5. Higgins

    « …Et je ne peux en tirer qu’une conclusion : les politiques imbéciles suivies aux USA et en Europe depuis vingt ans sont en train d’arriver à leurs limites et nous sommes peut-être beaucoup plus proches du feu d’artifice final que bien des gens ne le pensent. » (https:/ /institutdeslibertes.org/tous-aux-abris/)

    1. Pierre 82

      Comme disait un pote à moi: « Tu prévoyais déjà l’effondrement économique en 2012, on est 10 ans plus tard et on attend toujours ».
      J’ai l’impression qu’autour de moi, tout le monde est persuadé que tout va bien, que la reprise est là, malgré une gué-guerre (une guerrounette) à l’est qui sera bien vite réglée car nous sommes les plus forts et que Poutine est fou.
      Hier encore, une petite réunion de la direction qui nous présentait un avenir merveilleux, où le nombre de nouveau contrats est en hausse fulgurante, qu’on est en train d’embaucher à tour de bras.

      En plus, ils ont vraiment l’air d’y croire à fond (ils n’ont aucune possibilité de réflexion indépendante, et en plus ils sont mauvais acteurs)
      Donc il y en a au moins un de nous qui se gourre complètement.
      D’ailleurs je ne fais plus de commentaires du tout, et j’opine mollement du bonnet.

        1. dec

          euh plutôt un petit rhume…c’est ce genre d’évènement qui permet d’actionner la sulfateuse à pognon, la dette en fête, les gamelles tendues vers le maître, et le doux bêlement béat de satisfaction…
          un rhume, je vous dis! Bon la panoplie prévoit aussi par exemple, une guerre, une lutte contre l’estrèmdroitfachiiiiisante, une variole du politique, un réchauffement climatique létal, forcément létal…

        2. Pheldge

          un petit rhum, oui, mais un rhum Charette, ou Isautier, un rhum de la Réunion, pas ces infâmes tords boyaux des Antilles … 😉

          1. Aristarkke

            [entre nous : Tord-boyaux, STP (tord est un verbe conjugué, donc invariable au pluriel)].

            Cela dit, mes amis antillais prononcent la même sentence au sujet des productions de l’île Bourbon…
            Je reste donc neutre prudemment…
            Un coup de machette est si vite pris…

              1. Aristarkke

                Si le titre avait été Bons baisers de Russie, cela aurait eu du mal à le faire pour le rhum. Également depuis la fin février pour la Russie…

      1. P&C

        Chez les potes de centre Bretagne, l’ambiance est plutôt à compter les stocks alimentaires et les boites de munitions…

      2. Nemrod

        Ben c’est à dire tant qu’on me prête, j’ai de l’argent malgré mes dettes.
        Le problème survient brutalement quand on ne me prête plus.
        En général ceux à qui ça arrive reçoive un coup de fil un matin disant qu’ils ont 2 jours pour abonder leur découvert.
        Alors subitement, eux qui faisait les malins vendent labelle bagnole, la belle maison, les bijoux de famille…et tu les voient plus.
        C’est assez simple finalement.
        Je ne sais pas comment ça va se passer pour l’Etat Français.

          1. Pierre 82

            Il en faudra un fameux stock, de Joconde, pour rembourser la dette.
            De plus, qui achèterait, et à quel prix?
            Quand on en est à vendre son patrimoine pour rembourser ses dettes, la cessation de paiement est proche.
            Et ça se terminera comme ça: une faillite, qui se traduira probablement par une guerre, civile ou classique.
            L’histoire regorge de cas comme le nôtre, et ça se termine toujours comme ça.

              1. Pierre 82

                Que valent les universités.?
                Le prix des murs, c’est-à-dire pas grand-chose.
                Pour les profs et les enseignements dispensés, on sais déjà que ça ne vaut vraiment plus rien, si on accorde du crédit aux classements internationaux.

                1. durru

                  Non, techniquement elles sont seulement concessionnées.
                  Mais je doute que ceux qui s’engraissent là-dessus vont avoir envie de prendre un risque quelconque, vu que l’argent de la connivence coule à flot ininterrompus en l’état actuel des choses.

                1. durru

                  Il y a donc encore de la marge.
                  Et les stocks des particuliers, c’est quoi, t’as une idée ? J’en connais qui pourraient être intéressés…

      3. Taisson

        « Hier encore, une petite réunion de la direction qui nous présentait un avenir merveilleux, où le nombre de nouveau contrats est en hausse fulgurante, qu’on est en train d’embaucher à tour de bras. »
        J’ai entendu la même musique il y à bien longtemps.
        Comme sur le Titanic !
        Certains seulement y croient…les autres sont plutôt bons acteurs, ce qui était déjà une qualité fondamentale pour être cadre « important » il y à une vingtaine d’années !
        Ils jouent leur rôle, en s’assurant en douce une place dans un canot de sauvetage, mais pour ceux que l’on baratine pour les renvoyer écoper en soute,le plus souvent, il ne restera même pas de gilet de sauvetage.
        Il faudra nager !
        .

      4. Aristarkke

        Cassandre a longtemps prêché dans le vide et l’inattention des Troyens. Mais c’est bien elle qui avait raison…

      5. Jacques B.

        @ Pierre : dans une autre vie, j’ai été salarié d’une association gérée, à partir du début des années 2000, par des gens aussi compétents que notre BLM national. J’ai très rapidement averti mes collègues (et la direction) que si la situation n’était pas rapidement redressée, nous coulerions, à moyenne échéance. J’ai tenu ce discours pendant 4 ans, le temps que la boîte coule effectivement. Au début, la plupart de mes collègues ironisaient : « ça fait 30 ans que l’asso est dans une situation délicate, et nous sommes toujours là »… sur la fin, ça rigolait nettement moins. Le gars qui se jette du 100ème étage, tout ça…

        Cela dit, l’effondrement de la France ne va pas se faire forcément du jour au lendemain ; je vois plutôt un effondrement graduel, où on descend d’une marche à la fois, et qui s’étale sur des dizaines d’années. ce qui se produit d’ailleurs depuis un moment, quand on regarde certains indicateurs comme le taux de Français sous le seuil de pauvreté, le niveau de plus en plus lamentable des « services publics », les délais pour avoir un RDV chez son doc, le nombre de mal-logés, etc.
        À la fin, on sera quand même en URSS ou au Venezuela, mais beaucoup de gens ne s’en seront pas rendu compte, parce que jeunes ils n’auront pas connu la situation « avant », parce que comme la grenouille ils auront à peine senti la hausse de température dans la casserole… et c’est peut-être bien l’objectif du gouvernement, d’ailleurs : éviter que ça se voie trop, comme ça ils restent en place tout en se vantant d’apporter des solutions aux problèmes – qu’ils ont eux-mêmes créés…

          1. Jacques B.

            Il est vrai que nous cumulons tous ces atouts avec celui de « quartiers » de plus en plus hors de contrôle et d’un « sentiment d’insécurité » de plus en plus palpable… et que la crise économique ++ qui débute pourrait se conjuguer avec ce qu’ont annoncé des généraux soi-disant « en charentaises » l’an dernier… et que l’ensemble pourrait ressembler à ce qu’annonce Laurent Obertone depuis un moment… un mix entre le Venezuela, le Liban, Rio de Janeiro, et Mad Max. Joyeux !

          2. Aristarkke

            Perso, j’imagine plutôt une descente en escalier avec des petites chutes sèches suivies de petits plats temporaires en attendant la chute suivante.
            La dégradation générale devient de plus en plus palpable et visible mais elle est par à-coups plutôt qu’en pente continue…
            C’est une perception personnelle, pas une étude poussée…

            1. Pierre 82

              J’imagine quand même qu’à un moment, nous allons connaître une falaise de Sénèque.
              Historiquement, ça se passe plutôt par paliers très brutaux. L’image de la grenouille dans la casserole est plaisante, mais je ne pense pas qu’elle corresponde à la réalité.
              Par exemple, la question de la politique monétaire de la BCE devient de nature existentielle pour les différents pays, avec une divergence telle que ça finira inévitablement par péter. Ce jour-là, ça partira en vrille.
              On ne peut imaginer ni l’Italie ou la France accepter une récession de nature biblique, juste pour sauver les épargnants du nord, ni les pays du nord accepter de foutre en l’air leur économie pour sauver les gabegies des pays du club med.
              A man’ donné, comme on dit à Toulouse, il faudra qu’ils prennent une décision.
              C’est un exemple, une rupture brutale pourrait venir d’autre part. Ce ne sont pas les fissures telluriques qui manquent.

              Je sais que nos élites font tout pour que la chute soit lente. Mais ils n’ont pas encore compris qu’au niveau international, ils n’ont plus la main. Ou plus exactement, d’autres comme la Chine, ou même la Russie, mettent en place des moyens puissants de s’affranchir de l’occident.

              1. Higgins

                C’est en regardant un planisphère que j’ai compris. Celui-ci représente le monde sur un canevas de Mercantor ou de Lambert. On se croirait devant un terrain de foot avec à l’est, la Russie et à l’ouest l’Amérique du Nord. A la place du rond central, où quasi, un pays, la France. A force de voir le monde sous cet angle, on se convient rapidement que la monde tourne autour de notre pays. L’histoire n’arrête pas de nous le dire sauf que c’est un faux postulat. Je suis convaincu que ça influe négativement sur la perception du monde de nos clowns.

        1. Mitch

          L’histoire de ce pays, qui n’a quasi toujours fonctionné qu’à grands coups de ruptures, ne plaide pas en façon d’un naufrage lent et graduel.

          Ne pas oublier aussi les interdépendances avec les autres pays d’Europe.

          La dette Italienne (qui a mon avis est moins problématique que la dette grançaise, mais bon …) pose régulièrement question. il y a aussi un paquet de très grosse banque qui ne sont pas dans des situations enviables.

          Un ‘effet Domino’ est un scénario tout à fait envisageable.

          1. Jacques B.

            C’est vrai, il y a l’interdépendance. Quand nous coulerons, nous nous appuierons sur l’Italie, qui elle-même s’appuiera sur l’Allemagne, qui elle-même s’appuiera sur les Pays-Bas et l’Autriche, qui eux-mêmes s’appuieront sur… la France, et ainsi de suite. Pendant que l’un respirera, l’autre boira la tasse. C’est peut-être ce qui permettra à la France de ne couler que par étapes, une marche à la fois. On verra ; difficile de prédire, puisqu’il y a aussi les quartiers sensibles, l’Ukraine et tout le reste.

            – tout ça c’est évidemment du complotisme, puisque Bruno Superman a assuré que les trente glorieuses étaient devant nous ! –

          2. Higgins

            Tous les exemples depuis deux cents ans ont vu le pays mordre la poussière avant de se redresser. Il n’ y a strictement aucune raison que nous y échappons. Avant, on pouvait voir venir le précipice. Maintenant, c’est trop tard. On est comme le Coyote au-dessus d’un canyon dans les dessins animés, on tombe!!! .

  6. Aristarkke

    « Et pouf, fini les chiffres mirifiques ! »
    Ils rentreront au placard qu’ils n’auraient jamais dû quitter dès le 20 juin au petit matin puisque là, la campagne électorale bat son plein! (fleur de rhétorique non constatable dans la réalité de ces derniers jours)

  7. Theo31

    Je divise 102,7 par 104,8. J’obtiens 0,977 soit -2,3 % de cette fameuse croissance qui n’existe pas.

    Comme l’a dit l’arabe de service gouvernemental, « ça va bien se passer ».

        1. Pierre 82

          Les amendes routières feront comme le reste: diminuer avec le nombre de kilomètres parcourus, vu le prix du carburant.
          En plus, les gens commencent à se méfier.

  8. Minou

    Ça va bien ce passer, gouverne-maman arrive avec LE grand plan pouvoir d’achat. Chèque énergie, chèque logement, chèque nourriture et la voiture électrique à 100€ pour tous mais quand même pas pour tous tellement les conditions d’accès vont être drastiques.
    J’ai lu cette semaine que le blocage des prix sur l’électricité va s’accompagner d’un « rattrapage » en fin d’année.

    1. bob razovski

      Eh oui, cette catastrophe économique est finalement une aubaine pour ces tarés étatiques : Fabriquer encore plus de dépendants à la perfusion.
      Ce que tout fabricant de coke n’a jamais réussi à faire, l’état y arrive et va même réussir à le placer à un niveau impensable il y a encore 10 ans.

    2. Aristarkke

      Ne nous dites pas que vous doutiez d’une telle issue de cette augmentation « maîtrisée ».
      Le Conseil Syndical que je préside, (parking silo enterré) va probablement se faire allumer dans trois semaines d’avoir proposé une augmentation du budget de 10% pour 2022 et de 15% pour 2023 alors que notre jeanfoutre de syndic proposait 1% d’augmentation quand le budget électrique représente à lui tout seul 12% des dépenses courantes et que le fournisseur est EDF Entreprises, donc non concerné par le bouclier tarifaire…

      1. Minou

        Je doutais tellement peu qu’en suivant l’annonce de la « hausse maitrisée » je passais commande de miroirs magique comme les appelles C.Gaves. Résultat, en ce moment 0% de taxe payée pendant au moins 10h par jour…

    3. Aristarkke

      La voiture électrique à 100€ pour tous, ça ressemble furieusement à la KdF wagen (en 36, devenue Volkswagen) d’un certain Adolf H. imaginée pour que l’Etat Nazi soit perçu comme un bienfaiteur du peuple, dès les milieu des années 30 avec construction d’une ville usine et livraison d’un petit millier d’exemplaires à l’été 39, soit en moins de cinq ans…
      (nous sommes en Allemagne, pas de l’autre côté du Rhin. Ne rêvez pas de trop)
      Surtout que le constructeur potentiel de cette merveille est Renault dont la santé économique déjà pas bien vaillante a dû encaisser le coup magistral au but de la perte de ses avoirs russes : 2,5 Md€, tout de même…

      1. Mitch

        Concernant Rino, c’est quand même absolument énorme comme approche, puisque le message à la Russie est: « je quitte la Russie, et ce faisant je fais don à la Russie de €2.5 Milliards en échange d’un Rouble symbolique ».

        Perso, j’aimerais bien être sanctionné ça 🙂

        Et maintenant c’est qui qui dans moins de 6 mois va être appelé pour renflouer Rino ?

        Quel immense bande de crétins ! c’est remarquable.

        1. Pheldge

          le pg – à ce que j’ai compris – c’était que les usines étaient à l’arrêt, et qu’il fallait continuer à payer les salaires et les charges … Brmmm, disons un peu comme en France pendant une longue grève …

          1. Pheldge

            zut, le pb pas pg, désolé, la vieillesse etc … (je préfère faire mon auto critique avant que la horde des envieux et autres gros jalminces qui sévit par ici, ne se mette en chasse 😉

            1. Aristarkke

              Psitt : la horde (…) ET autres gros jalminces constituent par le couple ainsi formé, un pluriel obligeant à conjuguer le verbe sévir au pluriel, lui aussi…

      2. jljl454329

        Dans un de ses sketch Thierry Le Luron faisait dire à M. Glandu :  » H. a dit qu’on allez faire la guerre, la gagner et que tous les Allemands rouleraient en WV. Les Allemands ont perdu la guerre et maintenant ils roulent tous en Mercedes. « 

    4. durru

      Tout comme le plan pauvreté a réussi à produire qq millions de pauvres supplémentaires, le plan pouvoir d’achat va détruire le pouvoir d’achat de quelques millions de Français.
      Vu la force avec laquelle ils appuient sur le champignon, le mur approche vraiment, là il faut être aveugle pour ne pas le voir…

  9. HAYD

    Toucher gouvernorectal, si je puis me permettre une petite évolution sémantique dans ce tristement très exact billet.

  10. Aristarkke

    Ah, les tickets de rationnement qui ont continué d’exister bien longtemps après 1945, du moins dans certains pays davantage que d’autres, à l’instar de l’égalité…
    Dans le Nord, les commerces frontaliers belges se sont fait des CA mirifiques à cette époque comme jamais ils n’avaient pu en faire, parce que la Belgique, en se laissant envahir commercialement par les USA qui avaient remis le port d’Anvers (méthodiquement saboté par les Schleuhs avant d’en partir) en état de marche « gratuitement » en un temps record, était sortie très rapidement de ces affres de guerre et de guère…
    Ils pourraient bien revenir, effectivement, dans un pays qui débecte ceux qui veulent s’enrichir par leur travail à la notable exception des joueurs de foot et où l’administration ne manque aucun moyen d’interférer négativement dans la gestion des entreprises

    1. Higgins

      1947 pour la France. Faut dire que le potentiel industriel et les infrastructures avaient morflé entre les bombardements et les réquisitions allemandes.

      1. Aristarkke

        Je disconviens, Major. 1947 a juste été le début de la suppression de certaines catégories de tickets mais il en a subsisté jusque fin 1949, notamment pour le sucre et le café. Et nous sommes là dans la catégorie alimentaire. Il y avait d’autres rationnements comme les droits préférentiels d’acquisition de véhicules neufs réservés à certaines catégories professionnelles rendues prioritaires ce qui rendait possible de trouver des occasions récentes revendues plus chères que le neuf à cause de la disponibilité immédiate face à une livraison à date incertaine (grèves endémiques à l’époque, pour un oui ou pour un non).

        1. durru

          Le litre de pétrole en illustration de la fin de l’article est daté du deuxième trimestre 1949, à moins que ça soit un fake…

          1. Aristarkke

            Ce n’est pas un belge puisque les frontaliers français, heureux possesseurs d’une automobile (les Allemands avaient littéralement écumé tous les garages y compris ceux individuels des particuliers, pour les réquisitionner) allaient faire le plein outre-Quievrain où les carburants coulaient à flot si paiement ad hoc, sans aucune autre restriction. Idem pour le café et les tabacs…

            1. Aristarkke

              Aller faire le plein chez les Belges est resté une habitude très longtemps présente, compte tenu de la différence de prix, surtout avec l’apparition des stations automatiques où le(s) jerrycan (s) pouvai(en)t être rempli(s) en sus…
              Ce devait et doit encore être la même chose pour les riverains du Grand Duché…

              1. Pierre 82

                Le plein au Luxembourg, c’était avant.
                Le premier ministre local, un certain Bretelle, a décidé il y a quelques mois que le privilège de l’essence pas chère devait cesser, afin de sauver la planète.
                Ce garçon présente de troublantes similitudes avec des chefs d’état de niveau cosmique comme Macron ou Trudeau. Beaucoup de similitudes, même.

                https://actu.fr/economie/essence-et-diesel-au-luxembourg-les-prix-explosent-et-sont-plus-eleves-qu-en-lorraine_51395804.html

                1. Gerldam

                  Il s’agit en fait de Xavier BETTEL, et non bretelle, encore qu’il aurait bien besoin de bretelles pour lui remonter non le pantalon qui a tendance à baisser tout seul (Monsieur en est..), mais aussi le cerveau ou ce qu’il en reste.

                  1. Pierre 82

                    C’est comme ça que quelques amis luxos l’ont surnommé, en référence à ses mœurs, évidemment… j’ai pris l’habitude de l’appeler bretelle, ça lui va bien…

                    1. Pheldge

                      Décidément ça va mal: P&C a des amis bretons -par charité je n’insiste pas- Pierre 82 des amis luxembourgeois – là encore …- le Papet avoue honteusement des amis antillais … et moi un ami racisé, du Nord, on l’appelle l’ami, noir, de Dunkerque …;)

                2. Aristarkke

                  Vu les prix indiqués, ils sont au même niveau que ceux de France si on ré-incorpore la baisse exceptionnelle de taxe de 18 centimes. Mais le revenu moyen luxembourgeois est très nettement plus élevé que le nôtre…
                  Compte tenu qu’il y a encore quelques mois, ils étaient notoirement plus bas, cela doit néanmoins faire mal psychologiquement…

      2. Deres

        Les anglo-saxons ont toujours été prodigues de bombardement en tapis autant chez les pays occupés qu’en Allemagne en fait. La vie d’une de leurs soldats vaut bien celles de centaines de civils étrangers. La Normandie connait bien. La vie des partisans ne les gênait guère d’ailleurs. On voit actuellement comment ils espèrent et encouragent avec délectation une guérilla de civils fusillables derrière les lignes russes. Cela m’a toujours embêté que ce soit conformes au loi de la guerre d’armer des civils et de les inciter aux actions armés alors qu’ils ne sont pas protégés par les dites lois de la guerre.

        1. Higgins

          Les bombardements en tapis étaient avant tout le fait que les bombardements de précision étaient à l’époque quasi-impossible. C’est d’ailleurs pour cette raison que le bombardement en piqué avait été développé. Et puis, beaucoup de responsables de l’arme aérienne était des douhetistes acharnés (du nom des théories du général Douhet, un italien, qui avait théorisé sur la supériorité absolue d’une stratégie aérienne contre les stratégies terrestres et maritimes). Les américains ont utilisé un viseur, le Norden, dont ils prétendaient que bien utilisé, on pouvait mettre une bombe dans un fut de 200 litres à 8000 mètres d’altitude !!! Pour remédier à la dramatique imprécision des bombardements de jour comme de nuit (en 1941, un rapport de la RAF établit que seuls 25 % des équipages ont survolé effectivement leur objectif et que seuls 10 % des équipages avait réussi à placer leurs bombes à moins de 8 km de leur cible 17 site : https:/ /journals.openedition.org/rha/7092), des unités spéciales, les Pathfinders, sont chargées de marquer les objectifs avant le bombardement (fumigènes de jour, fusées la nuit. Que ce soit ches les ricains ou les bruits, les unités de bombardement ont payé un très lourd tribu et, pour avoir lu beaucoup de témoignages d’équipage, aucun n’est parti en mission la fleur au fusil.

  11. Chieur chiant

    Attendons la suite, ça va être marrant, accrochez vous bien, sans oublier d’attacher la ceinture de sécurité et se préparer à prendre l’airbag dans la figure…

  12. Raptout

    ‘l’étape d’après consistera à bloquer ces prix qui ne font que grimper’, c’est bien connu, cela a toujours fonctionné, l’Histoire en est témoin.
    Nono, c’est le plus fort (l’image en témoigne !).

  13. Mitch

    Ce Bruno LeCon est un débile d’une profondeur insondable. Déjà s’il pense que l’augmentation des salaires est la solution pourquoi n’applique t-il pas cette solution avec les 6 millions de Fonxs?

    Le ministre de l’économie veut lutter contre l’inflation … en augmentant les salaires. Il est énorme ! Ce qui va se passer c’est que ces débiles vont distribuer des chèques et des aides, comme d’habitude, mais cela ne pourra pas durer très longtemps.

    Les bons vieux reflexes grançais: A un problème une taxe et éventuellement une aide (mais pas pour les salauds de riches qui gagnent leur €2000/mois – faut pas déconner).

    D’après ce crétin l’inflation n’était que passagère ! Cela en serait risible. Mais quel clown!.

    Il n’y a pas 100 000 façons de lutter contre l’inflation. Ca passe nécessairement par une augmentation graduelle et contrôlée des taux afin de créer une recession contrôlée. Pas simple, d’autant plus que politiquement ce n’est pas vendeur mais c’est la seule solution. Donc quand ce con pretend qu’il n’y aura pas de recession il n’a encore rien compris, ou il ment, ou les deux.

    Mais voilà, avec la dette abyssale qu’ont contracté ces crétins ça pose un ‘léger’ problème. Et puis ca veut dire aussi qu’il va falloir se calmer avec le KoiKiLenKoute et le ‘c’est gratos c’est l’Etat qui paye’.

    Ce crétin ne se rend même pas compte que ce qui se passe à présent n’est qu’une des conséquence des décisions apocalyptiques prisent pendant le Covid. Officiellement ce sera Putin, ou les Chinois, ou le manque d’eau dans le desert du Negev, ou je ne sais quoi encore.

    When you sow thorns, you don’t reap roses …

      1. Mitch

        En arrêtant d’inonder le marché de pognon gratuit, et en augmentant les taux (la FED a décidé une augmentation de 0.5% la semaine dernière et en prévoit d’autres dans les mois à venir), forcement la demande va aller en diminuant, et les investissements aussi, d’ou la récession inévitable qui sera un mal nécessaire pour stopper l’inflation.

        Maintenant ça c’est la vision du camp du bien (le club aka ‘la communauté internationale’). Dans les pays pauvres non producteurs de matières premières essentielles et qui dependent donc de l’importation pour survivre c’est la double peine:

        1- ils ne peuvent faire tourner la planche à billet au risque de se retrouver avec une monnaie qui ne vaut plus rien et de devoir payer leur énergie et leur denrée alimentaire encore plus chers.

        2- Ils vont être les derniers à être servit pour les produits de premières nécessité. Les premières famines et révolutions post Covid sont en point de mire.

        L’exemple du Sri Lanka officiellement en défaut de paiement depuis la semaine dernière est criant. D’autres vont suivre : quasi toute l’Afrique de l’ouest (sauf le Nigeria), une bonne partie de l’Asie du Sud Est (Cambodge, Laos, …), etc etc.

        Bon après, on s’en fou hein, ce sont des enfants et des femmes dans des pays sous-dev qui vont mourir. Tant que le camp du bien n’est pas trop impacté, le reste …

          1. durru

            Leur président coco s’est senti pousser des ailes parce qu’il recevait des aides en veux-tu en voilà vu qu’il était du Kamdubien. Il a cru donc qu’il pouvait faire n’importe quoi et qu’il serait quand même soutenu. Raté.
            Je crois qu’il convient de ne pas confondre causes et conséquences. La destruction de la production agricole n’est qu’une conséquence… Visible, certes, mais seulement une conséquence. C’est la décision d’un seul individu, déconnecté de tout, mais qui a eu le pouvoir de l’imposer.

            1. MCA

              « C’est la décision d’un seul individu, déconnecté de tout, mais qui a eu le pouvoir de l’imposer. »

              Tiens, je ne sais pas pourquoi mais ça me rappelle qq1.

      2. durru

        Vu tout ce qui a été imprimé ces dernières années, cette cause ne peut pas être écartée.
        Le reste, c’est des conséquences de décisions politiques. Ça peut se détailler, mais ça risque d’être long.

    1. durru

      Il a été calculé qu’une personne seule est « riche » en France avec 3600€/mois et des poussières.
      Le revenu moyen vraiment net (après impôt et autres taxes) est légèrement en dessous de 2000€/mois.
      Salauds de riches !

      1. Patrick

        Perso, avec ce montant la par mois, et 3 gosses a charge, je n’ai pas l’impression de faire partie de cette catégorie…

    2. Jacques B.

      Charles Gave n’est pas optimiste ; en fait il ne voit pas de solution à la situation catastrophique de l’économie française (pas seulement française d’ailleurs, mais il est vrai que nous sommes en première ligne),
      voir par exemple https://institutdeslibertes.org/15321-2/
      ou https://institutdeslibertes.org/au-secours-je-ne-comprends-plus-rien/

      La hausse des taux par la BCE va mécaniquement entraîner une hausse du service de la dette, près de 30 milliards par 1% d’augmentation des taux.
      Et comme nous n’avons plus aucune marge de manœuvre…
      Une situation à la grecque nous pend au nez.
      Quand le gvt ne pourra plus payer les fonx, le système sautera ; et il semble qu’on s’approche de cette échéance, puisque (selon Ch. Gave) le gvt paie déjà les fonx avec environ une semaine de retard tous les mois.
      Sans parler bien sûr du fait que beaucoup de Français de base n’ont plus aucune marge de manœuvre non plus ; autrement dit qu’une baisse de leur pouvoir d’achat risque fort d’entraîner un mouvement de type gilets jaunes puissance 10.
      Augmenter les taux pour obtenir une récession contrôlée, pour faire baisser l’inflation, c’est sans doute possible dans un pays ayant des marges de manœuvre. Dans le cas de la France…

      1. Higgins

        « Quand le gvt ne pourra plus payer les fonx, le système sautera ; et il semble qu’on s’approche de cette échéance, puisque (selon Ch. Gave) le gvt paie déjà les fonx avec environ une semaine de retard tous les mois. » Je crois qu’il se trompe et je parle en connaissance de cause. Les débours se font plutôt sur des remboursement ou des primes (j’en ai touché une, importante, avec quatre ans de retard et j’ignorais même que j’y avais droit. Administration, mon amour, je te hais !!!). Déjà, il y a de cela quelques années, les militaires touchaient leur solde le 20 ou 21 de chaque mois. J’ignore l’origine de ce décalage mais ça m’a toujours surpris. L’Administration centrale a tenté de replacer ce paiement au 30 ou 31. Échec total surtout qu’avec la finesse et l’intelligence qui la caractérisent, cette dernière a émis le souhait de faire la chose brutalement !!! J’ignore où ça en est actuellement mais si ça c’est fait, ça n’a pu être fait que progressivement surtout que c’était à peu près à l’époque du bien-aimé Louvois…

        1. Jacques B.

          Il faudrait vérifier, mais Charles Gave disait l’autre jour, si je ne me trompe pas, que le traitement des fonx tombe vers le 28 depuis un moment (soit une semaine de « retard » sur la date normale).

          Et en plus, si les taux montent, le déficit de l’État explose – comme si nous en avions les moyens – et c’est là que ça devient dangereux, surtout si la BCE limite le recours à la planche à billets. Plus personne pour nous prêter = cessation de paiement.
          Sans parler des joyeusetés liées à la gestion de la guerre en Ukraine ou de la « transition énergétique » qui va faire exploser le prix de l’électricité donc nous enfoncer encore un bon coup.

          Parfois je me dis – complotisme pur – que si la situation devient explosive, ils trouveront un prétexte pour instaurer l’état de siège, une dictature en bonne et due forme, « pour un temps limité » bien entendu, cela pour éviter la Révolution et/ou la guerre civile. Et pour le coup, nous serons vraiment en URSS. Complotisme pur, bien entendu.

          1. Yanka

            À quoi bon payer les fonctionnaires, puisque c’est McKinsey qui fait le taf ? On demande des garçons de café et des saisonniers ! C’est moins reposant que la fonction assise et flatulente autour d’un café, mais ce n’est pas sans dignité.

      2. Mitch

        @Jacques B. 3 juin 2022, 13 h 25 min
        « Augmenter les taux pour obtenir une récession contrôlée, pour faire baisser l’inflation, c’est sans doute possible dans un pays ayant des marges de manœuvre. Dans le cas de la France… »

        J’ai effectivement peur que vous n’ayez raison

      3. Deres

        La baisse de la dette avant le COVID venait principalement de la baisse des taux. Si ils montent on va subir l’effet inverse sachant que la dette est maintenant au dessus de 100% et que nous sommes en train d’entrer en récession. On va encore se taper plus de 7% de dettes en plus cette année je pense sachant que notre gouvernement hyper-optimiste annonce de base 5% de déficit pourtant sans plan COVID exceptionnel !!!

        1. sdf

          La baisse des taux ne favorise que le coût de refinancement. Mais ne réduit pas la dette. Dans notre situation, déficit > 100% du PIB. Cela réduit au mieux la progression de ce ratio… Car les intérêts à refinancer sont moins important. Et oui, nous en sommes là. C’est de la cavalerie bancaire.

          Intrinsèquement nous sommes en faillite.

          Le Japon est dans cette situation depuis des années. Bien que leur dette soit principalement détenue par la population. Si je ne me trompe.

          La gloriole de nos gouvernements qui se réjouissent d’avoir tenu les 3% de déficit annuel autorisé par l’EU chaque année.

          Formulation sous entendant qu’il disparaisse après la fin de l’année.

          Ne les empêche aucunement d’accroître la dette d’autant. Elle empêche uniquement l’amende, sur la base de des règles Européenne.

          Aujourd’hui, c’est la taille du Mammouth qui tient la paix sociale ! Rappelez-vous les grèves de 95. En France, je crois que 20% de la population active relève du secteur Public (La dictature est déjà là) + les retraités en découlant à taux plein.

          Vous cumulez les 2.
          Et vous avez un programme politique et économique inaliénable.

          Quant au Secteur Privé, qui subit les récessions… Et donc peine ou peinera à avoir ses annuités et encore plus un taux plein, par des périodes de chômage inévitable dans une carrière…

          Bien réfléchi et objectivement parlant, le moyen-age, le servage… n’ont pas vraiment évolué. Versailles est toujours prisé !

          Plus globalement, en science sociale on sait, qu’un pays n’assure plus sa sécurité intérieur avec 10% de population contestataire…

          l’actualité sportive récente et le déni, en sont des exemples extrapolés…

    3. Pierre 82

      Là, c’est trop tard.
      Tout le monde se fout de la gueule de Delamarche qui gueule la même chose depuis plus d’une décennie. Mais il le répète depuis lors: l’erreur fondamentale, celle qui a conduit à tout le reste, c’est d’avoir voulu empêcher une bonne crise en 2008, d’avoir laissé couler tout ce qui devait couler, en lançant les fameux QE. Tout est venu de là. Empêcher la machine de respirer.
      La macro-économie, ce sont des cycles. Quand on est en récession, ce n’est pas agréable, mais ça permet de purger.
      On a feint de croire qu’on pouvait vivre dans un monde sans crises, et résultat: on finit par s’effondrer.
      Quelle que soit le chemin employé, ça se fera dans la douleur, en on cumulera inflation, récession, chômage et troubles sociaux. Monter ou non les taux ne changera plus rien au tableau.

    4. Deres

      La BCE suivra surement en augmentant les taux mais elle continuera probablement à acheter la dette des PIGS+F pour financer notre déficit donc on continuera à sombrer encore plus profond au son de l’orchestre.

  14. Jacques Huse de Royaumont

    « irremplaçable car personne ne veut hériter du foutoir qu’il a créé ».
    J’avais également constaté, non sans surprise, que ça ne se précipitait pas pour faire partie du gouvernement.
    D’habitude, il suffit d’imiter le cri du maroquin pour voir rappliquer tout un contingent de politiciens, l’oeil humide et la queue frétillante, enthousiasmés à l’idée de (se) servir.
    Là, curieusement, ça ne se bouscule pas. La situation serait-elle encore pire que ce que l’on imagine ?

  15. sdf

    L’inflation est aussi dû à la guerre économique Chine/US, accentuée par la politique Zéro COVID de la Chine…. Et la fermeture des principaux ports, dont 90% de la main d’oeuvre est pourtant automatisé. Un ressort qu’utilisait déjà les financiers en période de grève ou blocus, pour accroître les pénuries dans les raffineries… Elle est de plus, principalement importé depuis des années (20% d’augmentation des salaires en Chine, de mémoire). Résultat, d’une délocalisation choisie de l’industrie dans les années 80/90 vers l’Asie, accompagné du transfert technologique exigé par la Chine… Lui offrant le bénéfice d’une R&D historique. Et un plateau d’argent pour développer ses propres infrastructures. Donc, oui, la France va s’appauvrir et pas uniquement au niveau des individus. Nous sommes déjà à l’apogée, du Marketing en tous genres. Et le Marketing, c’est avant tout, vendre du vent ! Augmentation des salaires pour palier l’inflation, politiques keynésienne pour réduire le chômage… des recettes à la hauteur de l’intelligentsia politique. Une simple application d’un programme de Seconde économique. Quand à nos entreprises… Leur absences dans les secteurs de pointe… n’ont rien à y envier. La start-up nation avec 2 métro de retard… C’est le vendeur d’aspirateur des années 70 ! Mais il ne faut pas se leurrer. La distribution de dividende monumentale de 2020/2021, ne cache pas non plus, une inflation orchestré. Là dedans, seul le consommateur reste le dindon de la farce !

    1. Aristarkke

      *Quand à nos entreprises… Leur absences dans les secteurs de pointe… n’ont rien à y envier. La start-up nation avec 2 métro de retard*
      On ne compte plus les Français créatifs qui sont partis expérimenter leurs idées, ailleurs…
      Faut dire que conserver les pertes et mutualiser les profits, ça ne donne pas vraiment envie…

      1. sdf

        « conserver les pertes et mutualiser les profits »… Si, ce n’était que ça. Il y a longtemps qu’en France, la création d’entreprise relève plus du parcours du combattant administratif, que de la conquête commerciale et de la production de biens… entre autres camouflage de chômeur en créateur d’entreprise… et capitalisme de connivence… Le système est pourri de la tête au pied. L’herbe est plus verte ailleurs. Sur le simple principe, que le con-sommateur y est moins gavé de produit en tous genres et provenance… Le potentiel croissance/consommation n’est plus en France depuis longtemps. Il n’y reste que des oies à gaver, du clando à camoufler et des administrations à dorloter. L’Allemagne a fait des choix stratégique différent dès les années 80, en se positionnant sur le marché des machines outils en vue des besoins d’industrialisation des pays en voie de développement et la maintenance des parcs à terme. C’est une vision stratégique, dont nos politiciens ont toujours été incapable… Non, nous c’est du vendeur d’assurance et des banques… Il faut bien financer tout ça. Malheureusement, c’est à la porté de tout pays… D’autant plus, quand valeur ajoutée et masse salariale sont externe.

        1. Pierre 82

          Pour avoir un jour observé des Allemands lors d’une foire industrielle à Taipei à la fin des années 80, j’ai surtout constaté qu’ils « chassaient en meute ». Ils vendaient, bien sûr, des machine-outils en tout genre, et étaient super-organisés.
          Mais ce n’est pas « l’état allemand » qui fixait la stratégie, mais plutôt des chambres de commerces et d’industrie, dirigées exclusivement par des industriels, de boîtes de toute taille. On y avait trouvé une boîte qui fabriquait des machines d’inspection de pièces par rayons X, et les Chinois ont fini par acheter une solution clé-en-main, fruit du travail de 3 PME, chacune spécialisée dans un domaine bien précis (dans ce cas-ci, une en électricité haute tension, l’autre dans les X-Ray proprement dit, et une troisième pour la partie mécanique et automatisme, pour la mécanisation du process).
          J’ai d’ailleurs re-travaillé avec eux quelques années plus tard, en Europe cette fois.
          J’ai été vraiment impressionné par la facilité avec laquelle ils travaillaient ensemble, et la qualité du résultat.
          Le rôle de l’état allemand était clair: se contenter de les aider pour la participation (assez coûteuse) à des événements pareils et fournir des interprètes allemand – chinois. Pour le reste, foutre la paix aux professionnels en leur laissant faire ce qu’ils savent faire.
          Pendant ce temps-là, en France, l’état se contentait de caresser les géants de chaque secteur dans le sens du poil en torpillant tout forme de concurrence interne. Le résultat s’est vu.

          1. sdf

            @Pierre 82
            L’organisation allemande se fonde sur le bon sens et le pragmatisme. Loin du modèle politico-économico-technocratique Français…

            J’ai visité le centre d’essai Mercedes-Benz le plus évolué du monde en Allemagne à l’époque ou le mur de Berlin existait encore. Quand aux centre technique, la promotion ne s’y faisait pas à l’ancienneté ou au diplôme, mais sur une compétence technique à mettre en oeuvre ; directement sur un véhicule ! Et l’inspection validait la qualité du travail et la promotion hiérarchique. Du jamais vu en France.

            Quant aux machines outils, je connaissais quelques dirigeants du secteur dans les années 80, qui voyait le vent tourner pour l’industrie française. Les allemands rachetaient les boites à tour de bras…

            Nous, il y a toujours un politicien en mal de reconnaissance qui va nous pondre une loi du jour au lendemain, un haut fonctionnaire à placer dans un poste stratégique pour service rendu…

            On a instauré la Taxe Professionnelle sur l’outil de production, pour améliorer les statistique du chômage et favoriser la main d’oeuvre, pour les ambitions politique de Pierre, Paul, Jacques !

            Pour finalement délocaliser nos productions…

            Des décisions basé sur des visions typiquement court-termiste, aucune réflexion globale ou de long terme. Et ça, c’est politique !

            L’avènement de la téléphonie mobile… On s’est arrêté au BiBop !
            Les boites du secteur ? On retombe sur ce qui est dit plus haut !

            Il y a une quinzaine d’années, les ingénieurs de Grenoble avait conçut un micro-processeur 100x plus puissant que ceux du marché.

            Vous avez vu un Intel ou AMD Français ! C’est ça la France !

            1. Pierre 82

              Rien à ajouter, je fais le même constat, et c’est très triste, car à côté de ça, notre culture française produit des gens très inventifs, souvent en avance sur leur temps.

              Habitant en Belgique, puis au Luxembourg à cette époque, nous étions admiratifs devant le Minitel.
              Je sais, ça fait maintenant sourire, mais au milieu des années 80, c’était remarquablement innovant. Même les Allemands trouvaient l’idée géniale.
              Mais comme toute invention française, elle a fini par sombrer, car dès qu’ils tiennent une nouveauté, le secteur public s’en empare et interdit d’évoluer (ça dépendait du ministère des postes).
              Du coup, ça disparaît corps et âme dans le néant.

              1. Higgins

                Nos abrutis l’auraient mis gratuit ou avec un coût ridicule, on en parlerait encore. Mais 3 mn, c’est court. Je me souviens de l’interface SNCF, elle était au top !!!

                1. sdf

                  @Higgins

                  France Telecom gérait l’infrastructure… Fidèle à l’idéologie de l’État… On taxe à la source. On ne va pas laisser s’épanouir une poule aux oeufs d’or sans ponctionner à mort en amont ! Le principe ne change pas.

                  A la fin des années 90, la filiale France Télecom, dont le nom m’échappe, facturait une ligne spécialisé ITINERIS pour Internet, 10KF par mois, avec un débit symétrique de 1024k.

                  Soit moins qu’une ligne ADSL aujourd’hui.
                  Bon, les modems étaient entre 28.8 et 56k. :-))

                  Par contre, ils ont clairement entravé l’entrée de concurrence étrangère sur le réseau. Notamment, Télé2 (Suédois) qui faisait des tarifs hors norme pour l’époque sur l’ADSL.

                  Ils ont jeté l’éponge en dénonçant ouvertement qu’en France aucune concurrence n’était possible dans les Télécoms.
                  Ils ont été racheté par SFR.

                  1. Aristarkke

                    *France Telecom gérait l’infrastructure… *
                    Stéphane Richard, le PDG d’orange, ne peut jamais accorder un interview sans déplorer bruyamment qu’il y a *trop de concurrence* en Grance dans la téléphonie…

              2. Aristarkke

                A son avènement, la micro-informatique pour tous était encore de la science-fiction, vu les coûts d’acquisition qui faisaient que l’Etat avait immédiatement classé les ordinateurs parmi les biens taxables à la TP…

  16. Coup de pied occulte

    La demande en pop corn va exploser: la hausse du spread italien commence à se voir. Les europathes regardent ailleurs mais ça n’évitera pas une nouvelle crise de l’euro zone.

    1. Raptout

      Tout est sous contrôle, qu’on vous dit.
      En France, en tout cas, Super Nono reste en alerte, pas de panique !
      Ceci dit, je vais faire une réserve de pop corn, on ne sait jamais, SN est peut-être faillible…

  17. dec

    Nouvelles distractions pour Nouveau peuple du Nouveau président…

    Comment se lasser de la réalité ? Impossible !

    Donc les supporters de Liverpool FC ont découvert le sentiment d’insécurité

    Donc des dizaines de millions de français voient les ravages d’une population non éduquée, sans les bases de la civilisation et décérébrée.

    Et des dizaines de milliers de gens sans foi ni bonne foi, dont l’essentiel du corps journalistique et politique, imposent leur déni de réalité avec les ficelles les plus éculées

    Donc il n’y a pas eu de mort, preuve d’un certain succès. Dans notre conflit au Tchad, on ne peut que se louer du fait que Paris n’a pas été rasée de la carte du Monde…encore un autre succès

    Et au contraire, la Russie de défaite en défaite occupe les 20% du territoire Ukrainien, comme ils le planifiaient. D’ici qu’ils réclament la paix…

    Donc il est essentiel de refuser la paix, d’autant que la Russie nous coûte un bras grâce à « nos » sanctions.

    Donc un pays en guerre 242 années sur ses 246 années d’existence, qui a éradiqué les occupants antérieurs, maintenu l’esclavagisme des décennies après sa disparition totale du monde occidental, qui a gardé ses règles ségrégationnistes et racistes jusqu’à la seconde moitié du XXème siècle, devient le phare des valeurs de paix d’amour et de liberté.

    Donc Bruno Le Maire aux initiales déjà rappelant une escroquerie morale, inopérant totalement dans le redressement économique de notre pays, parle…

    Donc un tout nouveau venu en politique, renommé pour 5 ans, s’étonne de l’état désastreux de l’école, des hôpitaux, etc…

    Donc un nouveau peuple qui s’impose au peuple vient partout sauf essentiellement dans la vraie politique et les vrais emplois médiatiques, et nous rappelle qu’ils sont l’avenir.

    Donc un Etat de plus en plus incapable de gérer le pays, soustrait de plus en plus de ses forces vives pour s’octroyer le pouvoir de faire l’aumône, entretenir ses obligés, gaver ses serviteurs, punir ses serfs.

    Et ça durera toujours…plus d’un million d’années, Et toujours en été…

    FUYEZ PAUVRES FOUS !!!

    1. Nemrod

      C’est fait.
      Dans le désert français depuis 20 ans…à l’époque tout le monde se foutait de ma gueule y compris et surtout les urbains bobos qui maintenant viennent me faire chier et expliquer comment je dois vivre…bande de cloportes.

      Pour l’instant ça suffisait.
      Après je sais pas ou aller et j’ai pas envie…on verra.

    2. Chieur chiant

      Fuir, non, pour la France, je resterai, et je défendrai la terre de mes ancêtres ou ce qu’il en restera, comme l’on fait nos aïeuls, advienne que pourra…

  18. Jean-Albert le Cinquième Mousquetaire

    Bienvenue dans le BLMCA (Bruno LeMaire Cinematic Universe) 🙂

    Pour ceux qui le peuvent, il est grand temps de passer indépendant afin de défrayer un max :
    – la nourriture augmente ? Ouvrez une chaine YouTube de Cusine pour faire passer cette dernière en frais pro
    – le prix de vos vacances augmente ? ouvrez une chaine YouTube, un Instagram, un flickr, etc, pour justifier d’un activité intense de photographe des bahamas
    – le prix de vos vêtements augmente ? Faites les passer en frais de représentation.
    – le prix de votre logement augmente (énergie, loyer, …) ? Déclarez une partie de votre logement en local professionnel et ouvrez une chaine YouTube de rénovation / décoration pour justifier d’une activité permettant de défrayer ces dépenses…
    – les prix des legos de vos enfants augmente (lego vient d’annoncer des hausses allant jusqu’à 30% sur plus du tiers de son catalogue) ? Ouvrez un wordpress et une chaineYouTube de review / tests…
    – le prix des pièces informatique augmente fortement ? Ouvrez une chaine Twitch et devenez streamer à temps partiel
    -…

    Bonus, en tant qu’indépendant, il est plus simple de faire évoluer ses tarifs…

    Sinon, aux USA, le marché de l’immobilier étant à l’arrêt dans de nombreux états, le prix du bois de construction / rénovation commencer à se casser la figure…

        1. Laurent a LA

          Et puis du beau marbre sur le carton-pate. Authentique.
          Un peu surprenant au debut pour les meteques arrivant d’Europe.

        2. Yanka

          Bois et Gyproc, et en couverture extérieure, des bardeaux de plastoche. Avantage : vite construit, chaleur ; désavantage : au sol au premier cyclone, et maison considérée comme vieille, donc invendable, 20 ans plus tard.

    1. Aristarkke

      Ouvrir une activité d’indépendant pour juste et essentiellement couvrir des frais sans se soucier de faire du bénéfice pour niquer les URSS-Agence Française et autre TP…

      1. Jean-Albert le Cinquième Mousquetaire

        Je ne fais qu’appliquer les conseils du youtubeur Aypierre qui a eu un contrôle / redressement fiscal pour sa première année d’exercice pro car les impôts n’ont rien voulu savoir (ce type d’activité était très peu courante à l’époque). Après s’être pris un redressement de plusieurs dixaines de milliers d’euros il a appliqué la stratégie donnée ci-avant et bizarrement, personne n’y trouve rien à dire…

        Sinon, partir en Suisse est une bonne idée…on peut continuer à travailler avec ses clients sans soucis, on bénéficie de paysages magnifiques, les ingénieurs sont d’un niveau correct dans le domaine qui m’intéresse…même si les ingénieurs russes sont un énorme cran au dessus de tout ce que peut former l’occident (la Silicon Valley tant OG qu’israélienne raffolent des talents russes)…

  19. Basil Lourt

    La crise du pouvoir d’achat en particulier sur l’essence aggrave les inégalités. 950km de bouchons à l’Ascension causés par les queues aux banques alimentaires. Locations saisonnières en hausse sur 2019 car les riches, eux, partent en vacance.

    1. Aristarkke

      Ne vous leurrez pas. Les bouchons dont vous faîtes état se situent en IDF majoritairement où les revenus plus élevés permettent de supporter la hausse des carburants, au moins actuellement, d’autant que les résidences secondaires à moins de 200 km sont légion.
      Les loisirs et vacances ont des budgets dédiés chez beaucoup de gens qui en profitent encore. Mais il est vraisemblable qu’il y a de la rognures sur d’autres dépenses liées comme les restaurants ou loisirs comme le cinéma, clairement à la peine et d’autant plus que l’offre de films n’est pas terrible ni incitatrice, vu la répétition des scenarii et thèmes …

      1. Pierre 82

        Je me rappelle qu’à l’époque où je travaillais au Luxembourg (il y a près de 20 ans), les principales conversations à la machine à café tournaient autour des impôts et prélèvements que tout le monde jugeaient beaucoup trop élevés.
        Ils étaient beaucoup plus râleurs que leurs voisine belges et français, qui pourtant, à part les frontaliers, payaient déjà plus du double à leur état. Sans compter que les salaires étaient sensiblement plus élevés au GDL.
        Le plus rigolo, c’était les discussions sur la fin du système des « cinq-sixièmes », qui voulait que la pension de retraite n’aurait plus le montant brut qui prévalait jusqu’alors, et qui était fixée à 5/6 de la moyenne de vos derniers salaires.
        Les entendre râler sur ce sujet me faisait marrer.

        Les êtres humains sont quand même de curieuses bêtes…

  20. dec

    en tout cas, pour ceux qui ont lu Houellebecq dans son dernier opus…quelle dézinguage en règle du grand BLM. Si l’impétrant n’était pas si imbu de sa grandeur, il aurait perçu l’ironie vache de l’auteur…et aurait été lui péter la gueule.

    Un festival! « BLM est supérieurement intelligent, il peut tout, travaille comme un fou, pense à tout, réussit tout…etc. » et alors H fait la contre-liste de tout ce qu’il rate: éradication du chômage, réindustrialisation du pays, sauvetage de l’agriculture, fin des déficits et arrivée d’excédents records, dettes envolées…

    comment démontrer qu’un homme intelligent peut être totalement inopérant et nul.
    Seulement en France ©

  21. Mildred

    Il y a quand même un truc que je ne comprends pas : tout le monde dit que Macron a tout eu tout faux, que ses ministres ont eu tout faux, et pourtant, non seulement il a été réélu avec le méga-score que l’on sait, mais il y a toutes les chances pour qu’après un premier tour de législatives où chacun se sera fait plaisir en votant pour un tel ou tel autre, on nous explique qu’il y aura très peu de triangulaires et que les mêmes qu’on les appelle LREM ou je ne sais quoi, seront les grands gagnants de l’élection.
    Alors à quoi peuvent bien servir les jérémiades des uns et des autres puisqu’à la fin ils vont s’entendre comme larrons en foire ?

    1. Higgins

      A rien, c’est juste de la communication. C’est bine pour cette raison qu’il faut boycotter ces scrutins qui ne servent à rien, l’agenda est déjà écrit. Quelques naïfs, dont j’ai fait partie, ont cru à une époque que les candidats dits de droite allaient inverser la vapeur. Que nenni. Depuis 2007, j’ai compris. C’est bien Ayn Rand qui a raison.

      1. Deres

        La droite n’est plus de droite en fait. D’un point de vue économique, ils ont maintenant quasiment tous le même programme socialiste collectiviste centralisé y compris l’extrême droite.

    2. Jacques B.

      il a été réélu avec le méga-score

      C’est un méga-score en trompe-l’oeil, puisqu’il perd deux millions de voix au second tour par rapport à 2017, et que sur les inscrits, cela ne représente que 38% des voix.
      Pour les législatives, la même tendance sera sans doute à l’oeuvre : en 2017, le taux de participation avait été historiquement bas (à peine 50%) et cette année, il pourrait encore baisser.
      Sans compter que l’électorat de macron comporte une part historiquement élevée de seniors et plus largement d’inactifs.
      Bien sûr, la macronie se fout royalement de ce qui précède, l’important étant d’avoir tous les pouvoirs pendant cinq ans et de s’en mettre plein les fouilles en un minimum de temps.
      Les politiciens, surtout sur le long terme, sont le reflet de la population (en pire, certes). Tant que l’état d’esprit de la population ne changera pas, la situation perdurera. Jusqu’à ce que trop de gens souffrent, qu’une masse critique soit atteinte, et que les imposteurs soient virés. Mais entre-temps, il y aura eu beaucoup de souffrances, et la France ne sera pas loin d’être un champ de ruines. Après tout, on récolte ce que l’on sème.

    3. Jacques Huse de Royaumont

      Je fais le même constat désolant, sans vraiment comprendre. Les tentatives d’explication sont justes, mais insuffisante pour expliquer cette capitulation totale de la volonté en France.

      1. Un_meusien

        À mes amis Jacques  » nous sommes au début du lessivage de notre espèce « … Titre d’un livre, écrit ( ÔÔ ironie ) par un médecin dit le site soignez-vous.com , inutile de lire le livre m’étais je dit,le titre dit l’essentiel. Quand même,ce mot,ce mot qui me gifle, cinglant, inadmissible,de  » lessivage ». On comprend bien qu’il s’agit d’une lente usure, irrémédiable.

    1. Higgins

      Hidaldingue poursuit dans ses délires : https:/ /www.automobile-magazine.fr/motos-et-scooters/article/34219-stationnement-payant-dans-paris-des-scooters-et-motos-decouvrez-tous-les-prix-officiels

      1. Aristarkke

        Annihildalgo reste persuadée qu’elle pourra faire financer ses délires dépensiers par d’autres que les Parisiens quoiqu’eux aussi vont morfler mais à un niveau moindre.
        Mon dernier fils qui bosse en plein centre de Paris (société de service informatique) cherche du taff ailleurs car utilisant la moto six mois par an, il n’aura pas les moyens d’en payer le stationnement, évalué à 10€ la journée plus d’éventuels PV…

  22. breizh

    https:/ /lecourrierdesstrateges.fr/2022/06/03/lhyperinflation-cette-fourberie-orchestree-pour-faire-avaler-la-mise-en-place-de-leuro-numerique-en-2024/

    1. Pierre 82

      Depuis le début, je suis en désaccord avec EV sur ce sujet. Je pense plutôt qu’ils savent que leur politique idiote depuis 2008 mènera immanquablement dans le mur de l’hyperinflation, et du coup, ils pensent qu’ils pourront ainsi faire disparaître la dette qu’ils ont eux-même créée.
      Mais en aucun cas, je ne pense que c’est volontaire: ils tentent juste de s’auto-convaincre que ça va bien se passer. Mais c’est ridicule: une hyperinflation a toujours débouché sur le chaos.

  23. Deres

    Les outils du gouvernement, c’est le marteau du pognon gratuit ET la faucille des prix bloqués.

    Notez au passage que les français épargnent plus qu’avant non parce qu’ils ont pleins de pognons mais parce qu’ils savent très bien que malgré les beaux discours et promesses variées, ils vont se prendre assez rapidement un splendide retour de bâton de la gestion pourrie du pays par Macron et sa clique d’incompétents chroniques.

    1. Pierre 82

      Et le pire, c’est que la bonne manière d’utiliser son épargne, est devenu de se constituer des stocks en vidant ses comptes en banque. Ce n’est pas le signe dune santé économique florissante.
      Jusqu’il y a peu, on considérait que des stocks constituaient une immobilisation d’actif. Maintenant, ça devient une vraie réserve de valeur.

      1. Titinou

        Laisser sur ses comptes en banque que le strict minimum pour les prélèvements (impôts, edf, etc.). Le reste, payer uniquement en espèces et le solde, dans une boîte en fer dans un trou ou sous le toit en attendant des jours meilleurs. Attention d’ici un an à la confiscation façon Chypre. Nous n’en sommes pas loin.

        1. durru

          Avec l’inflation qui se profile, il serait préférable de ne pas mettre trop de billets à ponts et portes dans ladite boîte…

  24. BXL

    HS, je sais bien, quoique… Réflexion exprimée sur un mode anodin par un journaliste british : la police britannique protège le public, la police française protège l’état. CQFD ?

  25. Yanka

    C’est toujours triste de penser que de braves gens, une fois prélevés sur leur salaire le loyer, les charge fixes, le carburant, le tiercé, le loto, les bidules à gratter, le pastis, les clopes, les croquettes des trois chiens et celles de 6 chats, n’ont plus rien pour acheter même une boîte de maquereau au naturel !

    1. dkdan

      Il y a aussi (surtout?) les nouvelles « charges »; portable avec achat différé, internet, abonnements C+, Netflix, et les crédits habilement consentis pour la TV géante, la voiture, etc… et ça ne passe plus.

  26. Yanka

    Les Français ont tendance à penser que ce qui se passe ne se passe qu’en France et que c’est la faute à Le Maire, à Ruffin et au Venezuela. Or, c’est partout pareil en Europe, en U.E. spécialement, et plus spécialement encore dans la zone euro. Sans maîtrise de la monnaie, vous êtes pieds et poings liés, à la merci des vents. Crise à plusieurs niveaux, et crise aussi des ressources (sauf qu’ici, on pense que les matières premières coulent à flot et que si ce n’est pas le cas, c’est la faute à Caracas, à Le Maire qui insuffisamment se décarcasse, à Ruffin qui les gueux trop embrasse). Dans un monde fini, une croissance infinie et une population en exponentielle, ce n’est pas soutenable. Nos crisettes ne sont les secousses sismiques s’amplifiant d’une éruption à venir, qui règlera le problème sans négociations ni dossiers sous l’aileron.

    1. Jacques B.

      Les prévisions sérieuses en matière de population mondiale indiquent que cette dernière devrait plafonner autour de 10-12 milliards, le taux de natalité baissant partout (ce’st lié au développement économique) :

      https://www.planetoscope.com/natalite/5-.html

      Donc il n’y a pas d’exponentielle en la matière.

      Par ailleurs, les malthusiens se sont invariablement trompé dans leurs prédictions apocalyptiques depuis deux siècles.
      On ferait mieux de s’occuper des vrais problèmes : pollution (matières plastiques rejetées à la mer par ex.), accès à l’eau potable, etc. avec au passage arrêt de cette folie de la « transition énergétique » qui, au prétexte de sauver la planète va entraîner un recul sans précédent du niveau de vie donc de l’espérance de vie, les deux étant étroitement liés.

      1. Pierre 82

        +10
        D’ailleurs, même e,n admettant qu’il y ait un dérèglement climatique et en supposant même qu’on va manquer d’eau régulièrement, la manière la plus intelligente consisterait à faire en sorte d’en diminuer l’effet, par exemple en aménageant des réserves d’eau pour l’agriculture. C’est de cette manière que l’être humain a survécu: en s’adaptant aux aléas de la nature.
        La folie actuelle consiste précisément à vouloir faire des offrandes à Gaïa (qui adore les moulins à vent et les panneaux solaires), ou en baissant volontairement notre niveau de vie, en pénitence pour nos péchés, en espérant que la déesse Gaïa, émue de compassion, finisse par remettre la température de la planète comme elle était avant nos péchés.
        Bref, on a complètement perdu la tête.

        1. Jacques B.

          Je crains que ce ne soit pire (on va encore m’accuser de concourir pour le titre de champion du mode du pessimisme) : les adorateurs de Gaïa, les vrais, les idéologues, pensent et même commencent à dire que l’homme est une nuisance pour la nature-Gaïa en tant que tel : tout ce que nous faisons, tout ce que nous touchons conduirait immanquablement à détruire la planète. Et comme cette dernière est effectivement divinisée, la seule solution est que nous disparaissions, ou du moins que nous nous fassions très très discrets. D’où le chiffre annoncé ici et là de 500 millions d’habitants « soutenables » pour la planète – soit en passant une division par 15 de la population actuelle…
          Personnellement, je ne crois absolument pas aux fadaises du « dérèglement climatique » et autres « jour du dépassement » : tout se passe comme si ces histoires à dormir debout étaient utilisées par ceux dont je parlais ci-dessus pour parvenir, lentement mais sûrement, à leurs fins délirantes et destructrices.
          Bizarre, vraiment bizarre d’ailleurs que les promoteurs de ces thèses ne soient pas les premiers à donner l’exemple… en vivant eux-mêmes comme à l’âge de pierre voire en disparaissant purement et simplement…
          Un rapport de la FAO sur la période 1990-2015 indique que la malnutrition a reculé de 24% à 13% (à 1% près) sur la terre sur ces 25 ans ; alors que dans le même temps, la population totale augmentait de près de deux milliards (5,6 à 7,5 à peu près). Si vraiment nous étions les destructeurs de la planète qu’ils disent, c’est le contraire qui se produirait, non ? À un moment, ça nous reviendrait en pleine poire, non ? Bref, je suis partisan des l’application des lois de la nature qui leur sont si chères : elle fera elle-même le ménage ; pas besoin que les écolos viennent le faire à sa place.

        2. P&C

          – en aménageant des réserves d’eau pour l’agriculture.
          Faut voir la gueule des projets actuels. Genre les bassins pour les cultures de mais… avec de l’eau pompée dans les nappes phréatiques.

          – déesse Gaïa, émue de compassion, finisse par remettre la température de la planète comme elle était avant nos péchés.
          Faut pas y compter, le CO2 émis est là pour 10000 ans. Faut compter aussi avec le dérèglement du cycle de l’eau.

          – C’est de cette manière que l’être humain a survécu: en s’adaptant aux aléas de la nature.
          Le charbon est déjà une recherche d’adaptation. En effet, la révolution industrielle avait créé une énorme crise du bois… qui menaçait juste d’éradiquer les forets.
          Or, sans forets, vive l’érosion des sols, les glissements de terrain, la perte de pluies…
          Le charbon a été la manne qui a sauvé les forets.

          Notez que l’adaptation n’est pas forcement possible. Si vous n’arrivez pas à développer les techs et l’organisation sociale nécessaire pour pallier une réduction de ressources, la seule solution restante consiste à réduire votre civilisation.

          1. durru

            Le problème qu’on a actuellement ne tient pas aux capacités, mais aux choix. On ne *veut* plus s’adapter. Et c’est tellement nouveau dans l’histoire de l’humanité, que la plupart des gens restent sans réaction, car ils ont du mal à assimiler cette réalité.
            Peut-être aussi parce que le but caché est de réduire la civilisation.

            1. P&C

              Le refus d’adaptation est présent à tous les niveaux de la société.
              Et en général, les plus rétifs au changement sont les élites, car cela menace leur pouvoir… et sont aussi eux les moins affectés par les conséquences de la réduction des ressources.

              1. breizh

                « le privilège des grands est de regarder les catastrophes d’une terrasse » (Jean Giraudoux, la Guerre de Troie n’aura pas lieu).
                Il n’y a plus qu’à trouver une terrasse.

            2. Pierre 82

              durru
              « c’est tellement nouveau dans l’histoire de l’humanité, que la plupart des gens restent sans réaction »

              Détrompez-vous, les explorateurs ethnologues des siècles passés ont décrit de nombreux cas de clans ou même de tribus entières qui, pour des raisons mystérieuses, semblaient arrêter de se défendre, perdre toute volonté et se laisser mourir.
              René Girard s’est beaucoup servi de ces description pour élaborer ses théories (liées au désir mimétique).

              1. durru

                Ça tombe bien, je viens d’acheter un livre de René Girard (« Des choses cachées depuis la fondation du monde »), le seul que j’ai trouvé à la FNAC. La vendeuse n’avait d’ailleurs aucune idée de ce nom d’auteur…
                Après, je ne suis pas sûr que ça soit la même chose. Nous, c’est la caste dirigeante qui a des envies de suicide civilisationnel, je n’ai pas vraiment l’impression que ça soit l’attitude générale.
                D’ailleurs, HS, j’incite tout le monde à écouter Jordan Peterson, je crois de plus en plus que son énorme succès, au-delà de ses qualités humaines indéniables, vient de son discours qui attaque frontalement ce culte du désespoir, de la dépression.

                1. Pierre 82

                  Je sais que c’est caca, mais j’achète tous mes bouquins sur Amazon… et j’y trouve tout ce qu’on veut. Même Céline, c’est dire, alors qu’ils ont été éliminés à la FNAC la dernière fois que j’y ai mis les pieds. Même pas dans le catalogue, à pare Mort à crédit et le Voyage…

                  1. durru

                    C’est parce que j’y étais et je voulais mettre un peu de culture dans leurs têtes 🙂 Sinon, bien sûr, je ne m’embête pas (plus) à aller chercher des livres dans les librairies, déjà que c’est très rare de trouver ce que je cherche…
                    Sauf à des occasions comme ça, que je m’y retrouve un peu par hasard, ça peut donner des découvertes intéressantes (ce titre, par exemple, n’était pas en haut de ma liste des lectures de Girard, mais la table des matières a l’air vraiment bien).

                    1. Pierre 82

                      D’un point de vue stylistique, je trouve Girard assez difficile à lire: en tous cas, j’ai vraiment dû me concentrer, car il a hélas l’habitude de passer sans arrêt du coq à l’âne…
                      Un littéraire, quoi…

                2. Higgins

                  Il y a de cela une bonne dizaine d’années, l’idée m’est venue d’aller à la Fnac le CD des chansons du film « Les choristes » avec Gérard Jugnot. En interrogeant la vendeuse, j’ai pu me faire une idée de l’infiniment con. Malgré le succès du film et le battage qu’il avait connu, elle ne le connaissait pas… Un vieux vendeur m’a vendu la mèche, la Fnac s’est débarrassée de ces derniers, qui le plus souvent étaient des experts dans leur domaine, pour les remplacer par des ersatzs de vendeurs juste bon à sortir le produit demandé du rayon, et encore. J’y mets très, très rarement les pieds

                  1. Yanka

                    @ Pierre 82 4 juin 2022, 21 h 44 min

                    C’est quoi cette idée que le littéraire passe du coq à l’âne (en enjambant quelle autre bestiole) ? Il y a simplement des esprits logiques (trop, parfois) qui vont de A à F par B, C, D, E, et des esprits plus intuitifs qui font le saut de A à F et reviennent ensuite sur les étapes intermédiaires. C’est le seul truc qui soit un peu littéraire (j’imagine que dans votre esprit, littéraire = imaginatif), qui aille à l’encontre du fameux plan dialectique poussif. Je crois plutôt qu’il y a des gens qui écrivent mal, et qui écrivent mal parce qu’ils pensent n’importe comment, ou n’ont pas assez pensé leur sujet. Il y a des peine-à-jouir du style (Heidegger, les dialecticiens) et des stylistes racés, voire flamboyants (= Schopenhauer, Nietzsche). Girard est dense, pas pénible.

      2. Yanka

        « Les prévisions sérieuses… »

        Qui émanent de… ?

        Je ne vous parle pas de transition énergétique, ni même de décroissance. Je ne parle pas non plus du réchauffement climatique, auquel je ne crois pas, du moins sa version anthropique. Je ne dis pas non plus ce qu’il faut faire. Je fais un constat. Que chacun peut faire avec un peu de bon sens : planète finie = ressources limitées et de plus en plus difficiles à extraire, pour ne rien dire de la qualité (voir le pétrole de schiste ou extrait des sables bitumineux). Si vous ajoutez à cela des bouches à nourrir en plus, un niveau de vie qui augmente partout (et donc de ressources) et un besoin accru de surfaces habitables et cultivables (nourritures animales et humaines), vous comprenez qu’il va nous en falloir, des BLM à gros cerveau pour faire rentrer tout ça harmonieusement dans la boîte. Car le tout n’est pas d’y parvenir, mais d’y parvenir naturellement, dans l’ordre et la joie de vivre, ce que je résume en disant « harmonieusement.

        Si les prévisions de malthusiens valent que pouic (je vous crois sur parole), les vôtres ou celles de vos experts cravatés ne me semblent pas valoir beaucoup plus que le premier clou de votre cercueil. On a vu avec le covid ce que valent les modèles mathématiques. Mais je conçois que le « wishful thinking » et la pensée positive aident à vivre ou à ne pas désespérer.

        Mon pari, mon idée, c’est qu’il va se passer quelque chose où les décisions politiques n’entreront pas en compte, sinon dans leurs effets néfastes. Ce n’est pas nous qui allons organiser le bal à venir. Et quand je dis « nous », j’entends : pas les humains, surtout pas les Occidentaux. La suite sera moins douce que jadis, je le crains.

        1. Theo31

          planète finie = ressources limitées

          Explique moi comment on vit mieux avec 7 milliards d’habitants qu’il y’a deux mille ans avec 200 millions.

          1. Roanna

            Vous comparez ce qui n’est pas comparable.
            Que diront les gens demain de ce que nous avons, faisons, sommes aujoud’hui? Bien malin qui pourra y répondre.
            Le cro-magnon au fond de sa grotte et ses peintures rupestres était peut-être aussi satisfait de son état que vous du votre avec vos engins connectés.

            1. Aristarkke

              Ben dites-donc, heureusement qu’il s’est trouvé des hommes qui ne soient pas satisfaits de leurs conditions économiques du moment !
              Qui se sont mis à cogiter en conséquence pour améliorer tout cela, puis agir ou pousser à agir.
              Sinon, nous en serions restés là puisque c’était si bien que cela, vu l’époque. J’espère que vous ne tenez pas pour ces idées de décroissance prônées par l’ultra-gauche grançaise, envisageant de soumettre, dernier exemple en date, un million de malheureux à aller bosser dans l’agriculture, avec des méthodes éprouvées quoique très anciennes et dépassées.
              Surtout qu’ils parlent pour les Autres en bons pharisiens envisageant sans frémir de faire porter par le commun peuple, des préceptes religieux totalement inventés, qu’ils n’auraient pas voulu toucher du doigt…
              Bref, des bienfaiteurs de l’Humanité…

              1. Roanna

                Vous êtes hors sujet.
                Personne ne conteste l’évolution.
                Qui vous dit que vous ne serez pas considéré comme un cro-magnon dans 1000 ou 10000 ans si l’humanité existe encore alors que vous êtes parfaitement content de votre situation actuelle.

                1. durru

                  Qui vous dit qu’il l’est, content de sa situation actuelle ?
                  Conscient qu’il vit mieux que ses ancêtres, ça veut pas forcément dire content, hein…

                2. Aristarkke

                  Je ne suis pas content ni de ma situation actuelle, ni de celle de la Grance ni de celle du monde plus généralement.
                  Je vis effectivement mieux que mes ancêtres encore que ce soit relatif, eu égard à leur époque. Du côté de mon grand père maternel, c’était une riche famille de commerçants lillois qui vivait dans une vaste demeure, façade de l’esplanade à Lille avec domestiques, son père faisait de l’aéroplane juste avant la guerre de 14, c’est dire… en allant à l’aérodrome en voiture à moteur à explosion… et qui ont été totalement ruinés par la même guerre, suite à l’occupation allemande du moment.
                  Ses parents mourant d’ailleurs durant celle-ci, le laissant adolescent, l’aîné de trois enfants…
                  Sans le système social de notre époque…
                  Je pourrais développer mais à quoi bon?

            2. theo31

              Cro-magnon aurait probablement été heureux de pouvoir acheter un bout de viande à Lidl plutôt que passer sa journée à chasser les lapins ou attendre l’été pour ramasser des fruits.

              On me souffle qu’il ne connaissait pas l’agriculture, l’urbanisation et la division du travail.

              1. Yanka

                « Cro-magnon aurait probablement été heureux de… »

                Qu’en savez-vous ? Vous imaginez en 2022, avec tout le confort dont vous bénéficiez, et certainement le ventre arrondi, les rêves d’un type en peau de bête, voici des milliers d’années. Facile de dire en 2022, en regardant le passé : « Comment ces abrutis ont pu vivre sans ceci et cela, dont je me délecte, sans quoi je ne saurais vivre ? » Retournez dans le passé expliquer au type de l’an 1200 qu’il est un crétin fini et qu’un jour, Isaïe réjouis-toi ! il pourra aller s’acheter du steak haché à l’Intermarché et le payer avec une carte, représentant de l’argent qui n’existe pas, mais placé sur un compte bancaire ! Allez-lui dire qu’il est trop con de tailler sa plume d’oie afin d’écrire une pénible lettre d’amour à sa promise, alors qu’il pourrait lui envoyer un texto s’il vivait à une époque de civilisation et lui dire, sans périphrase, qu’il compte bien niquer ce soir, que « le gland me brûle, ma p’tite pupute ! »

                Cro-Magnon, je pense, organisait sa vie bon an mal an avec ce dont il disposait. Il s’en est sorti, puisque vous êtes là à le toiser, et de quelle hauteur !

                Un type qui s’éclaire aux bougies est organisé en conséquence. L’interrupteur et l’ampoule homologuée par l’UE ne lui manquent pas. Il n’en rêve même pas. Mozart ne rêve pas non plus de presser des CD, ni Picasso de monter sur Internet une galerie virtuelle de ses œuvres avec guide interactif.

                Ce débat est vain. Ce qui n’existe pas ne vous manque pas. Et si ça vous manque, vous l’inventez et les autres disent : « Ah mais c’est bien, ça ! Bravo ! Comment avons-nous pu nous passer de parapluies ?! »

          2. Yanka

            « Explique moi comment on vit mieux avec 7 milliards d’habitants qu’il y’a deux mille ans avec 200 millions. »

            Des réponses sont données ci-dessous, mais ce n’est pas le sujet. Le sujet c’est : une seule planète vivable et exploitable dont les ressources sont exploitées et surexploitées, avec une population en croissance vertigineuse (et donc en besoin de nourriture et de logement).

            On me répond : « Tracasse-toi pas, Man, on va s’en sortir ! »

            Mais c’est exactement ce que dit Bruno Le Maire, la tête de Turc préférée de ce blog ! Optimisme béat et gros mensonge baveux, wishful thinking !

            « On va trouver, mec, t’inquiète ! »

            Mais qui cherche, au juste ? Et qui trouve quoi ?

            L’homme s’en est sorti bon an mal an des siècles durant avec une énergie fournie par les animaux (tractions, mobilité), l’eau et le vent (les moulins), le bois (combustible renouvelable). Et de quoi nous parle-t-on comme solution à tous nos maux ? De l’éolien ! Des moulins à vent plus haut que des cathédrales et qui fournissent une énergie intermittente, non stockable ! Putain de bel avenir ! Et avec ça, c’est sûr, on va faire tourner le cirque à venir !

            L’énergie nucléaire (que je défends) ne produit jamais elle aussi que de l’électricité. On peut pas stocker ! L’énergie solaire ? Pour la capter et la transformer en électricité (encore !), il faut toutes sortes de putain de métaux plus ou moins rares, sinon en quantité, en localisation (donc nous n’avons aucune indépendance énergétique et nous prétendons régenter le monde à coup de mentons indignés et d’index brandis !). Le pétrole, le gaz, le charbon, on connaît, ça se stocke, y a des qualités diverses, pour tous les goûts, comme les pralines belges. Et ces ressources-là mettent des millénaires à se renouveler, et elles sont de plus en plus difficiles et coûteuses à extraire, en dehors du gaz que nous n’avons pas et dont nous prétendons nous passer, parce que les Russkoffs qui nous le « donnaient » sont trop méchants avec les gentils Ukrainiens !

            « Ça va aller, gamin… »

            Mon cul !

            Qui, sur ce blog, fait quelque chose pour que ça aille sinon mieux, du moins tout aussi bien, jusque l’hiver prochain au moins ? On critique l’État et les responsables qui sont vraiment trop cons, de vrais gugusses (ce qui est vrai), mais qui ici pour leur mettre mon pied au cul et mettre en place les belles solutions naturellement libérales avec leurs jolies collerettes et leur teint frais de pucelles ? Pas moi, je suis un littéraire, un botaniste, j’ai pas fait d’études et je m’en fous globalement, convaincu que le problème se règlera par la catastrophe et non par le brain-storming de la racaille politique ou financière aux manettes, dont on fait semblant de croire qu’ils pourraient s’ils voulaient, si on les remettait dans le bon ordre et sur la bonne route (libérale, lumineuse). .

            Moi, je veux bien croite que demain un cowboy plus velu que les nôtres va attraper au lasso une planète dix fois grosse comme la Terre et pleine de ressources juteuses, ou qu’on va tous monter dans une fusée équipée par un mec obsédé par le rachat de Twitter (une fosse à purin) pour nous installer ailleurs, où le miel coulera à flot, ainsi que les petites femmes si faciles et préférablement pas trop fluettes. Où est le plan quinquennal du bidule, que je jette un œil sur la faisabilité ? Dans mon cul qu’il l’est !

            1. Dr Slump

              Vous rejoignez en cela le camp des progressistes, des matérialistes, des obsédés du contrôle contre « la catastrophe » qui ne va pas manquer de venir, c’est évident : négatif, défaitiste, et donc in fine destructeur parce que vous ne croyez pas en la vie, vous ne croyez pas en l’homme.

              C’est sans doute plus facile comme ça: rejoindre le camp du désespoir qui ne croit qu’en la destruction de notre monde, qui l’espère même ! Parce que dans votre vision étroite, sombre, et caricaturale, vous voyez le monde comme une chose « finie », neutre, inerte, comme un caillou: quand on finit d’extraire le moindre atome du caillou il ne reste plus de caillou, voilà à quoi se résume les stupides vaticinations de tous ces prophètes de malheur.
              Le monde n’est pas « fini » : il tourne toujours et pour un paquet de temps, quelles que soient les drames que les hommes pourront causer sur sa surface.

              1. Pierre 82

                Effectivement, je comprends ce que Yanka veut dire: notre monde n’est pas infini, on est parti sur un mode de fonctionnement basé sur une surconsommation (la fameuse « croissance par la consommation), et je reconnait qu’à long terme, ce n’est pas tenable.
                Ce n’est pas la première fois, d’ailleurs, qu’un empire s’écroule parce que son modèle économique n’était plus tenable. L’empire romain, basé sur l’esclavage, et donc obligé de conquérir de plus en plus, jusqu’au moment où il n’y avait plus rien à conquérir, l’empire mongol basé sur le pillage, jusqu’au moment où il n’y avait plus rien à piller.
                Par contre, là où je vous rejoins, c’est que ce modèle est soutenu à bout de bras par un état (ou était profond ou « Système », appelons-le comme on veut), et cet état empêche les hommes qui le constituent de chercher des solutions.

                Comme si, au XVIIIème siècle, pour régler le problème énergétique, on avait juste autorisé l’amélioration des diligences en interdisant à James Watt de travailler.

                C’est bien de liberté dont on manque, et si on en avait, une solution pourrait se trouver. Cet état tentaculaire qui nous force à gaspiller des ressources et du temps à des conneries comme les moulins à vent et à des miroirs magiques au lieu de lâcher la bride à la créativité de certains.

                Commençons par faire confiance à notre inventivité, au lieu de se contenter d’être pessimiste.
                Quant à moi, je suis désespéré, ce n’est pas la même chose.

              2. Yanka

                « Le monde n’est pas « fini » : il tourne toujours et pour un paquet de temps, quelles que soient les drames que les hommes pourront causer sur sa surface. »

                J’essaie de me faire comprendre avec un langage clair et musqué, et vous faites semblant de croire que je parle d’autre chose et que j’appartiens à un camp, à une faction politique, et que j’en répands ici les dogmes plus ou moins moisis. Ce n’est pas du tout le cas !

                Je ne parle pas de l’avenir de la planète en tant que grosse boule perdue dans l’univers, mais de nous, en 2022, avec nos trains de vie, notre insouciance et petits couinements de minuscules inconforts quand il faut recharger le smartphone et que le chargeur est à l’étage, pff ! Vous avec votre bel optimisme et moi avec mon noir pessimisme, nous finirons de la même manière, c-à-d allongés, dans une boîte rectangulaire. Et la Terre tournera encore qu’il n’y aura plus rien dessus de vivant, par notre faute ou non (nous sommes des accidents de la vie et non une création désirée, tombée des cieux pour répandre le miel des mille vertus !). L’avantage du pessimiste, c’est qu’il est sûr d’avoir raison. Votre optimisme vous aide sans doute à vivre (je suis optimiste pour plein de choses, pas sur l’avenir de notre société de consommation), mais il ne vous mènera pas loin, vous ne survivrez pas à votre destin, qui est de mourir (finitude là encore !). Vous n’avez pas même l’assurance de vivre plus vieux que moi, surtout si vous vous repaissez de trucs en sauce et de liqueurs !

                Je ne prophétise rien pour le monde. Je dis ce qui est mon ressenti, et j’espère me tromper. Appeler à la sobriété n’est pas appeler à tout arrêter, mais à se contenter du bon, du bien, de ce qui marche, sans vouloir toujours du neuf, sous le prétexte que c’est mieux et que ça fait rager Totor, le voisin, qui n’a pas les moyens de se payer une nouvelle brouette !

                Vous aurez beau essayer de me convaincre que les Pyrénées ne sont pas finies (ce qui est vrai, puisque leur destin est d’être un jour pareilles aux montagnes aplaties nord-américaines), elles ne bougeront pas visiblement du temps du passage humain sur Terre. Je parle de nos vies, pas du temps géologique, qui est long, très long, bien plus long que ça, puisqu’il est infini et sans doute inépuisable.

                Notre problème est un problème de consommation et d’organisation autour de ce modèle non soutenable. Vous ne pouvez ni grandir ni grossir sans cesse, ni rire de plus en plus fort, à moins d’accepter d’en crever. À un moment donné, il faut réfléchir : que faisons-nous, pourquoi ? À un moment donné, il faut que les choses aient un sens et qu’elles soient désirées pour ce qu’elles sont et non subies, comme nous subissons les nuisances du bruit, de la pollution, des éoliennes, du laid, des politiques migratoires, etc., etc. Or, nous passons notre temps à subir des politiques absurdes, non pensées pour l’homme, mais pour des intérêts financiers, des individus à qui il manque je ne sais quoi et qui ont un besoin effréné de puissance ou d’illusion de puissance. Si je suis pessimiste sur notre mode de vie, c’est parce que je regarde comment que ça biche dans le pays qui a inventé ou accéléré ce système absurde : les États-Unis. Vous trouvez que ce pays est en forme, entre toxicos, cinglés et obèses morbides à chaque tournant ? Voilà le résultat de la non-sobriété, du toujours-plus, de l’avidité, de la croissance jusqu’aux étoiles. Ça ne fait pas envie. On a beau se bourrer la gueule, y a un moment où il faut vomir et dessaouler.

                1. durru

                  Pfff, mais qui ici s’est montré optimiste sur l’avenir de « la société de consommation » ?
                  Ce n’est pas le sujet, cette connerie prendra fin comme des milliers d’autres avant. Ce n’est pas cet accident de l’histoire qui va nous renvoyer dans la préhistoire, c’est tout…

                2. Dr Slump

                  « vous faites semblant de croire que je parle d’autre chose… »
                  Non, je joue sciemment sur les mots, parce que pour moi, parler de monde fini au sens de matériellement limité, ça revient au même qu’au sens de terminé, foutu.

                  Je comprends bien ton propos et je le partage en partie, mais non, je ne suis pas optimiste, et je ne suis pas pessimiste non plus, parce que dans ce contexte ça revient à nourrir le désespoir, et toutes les conséquences néfastes que cela entraîne.
                  Le pessimisme mène au désespoir, qui mène au négativisme et au ressentiment, qui pousse à l’intolérance, à l’agressivité, la perte d’empathie, à l’arbitraire et l’inhumanité.
                  Les élites qui nous gouvernent sont mus par ces sentiments, ils pensent que les gens sont des imbéciles, que le monde est foutu si on laisse faire, et pour eux cela justifie de remettre en cause la liberté, la démocratie et tout ce qui a permis à nos sociétés de s’élever au-dessus du stade du bestial.
                  Voilà pourquoi je réagis vivement contre ce discours de pessimisme, c’est exactement ce que cette caste attend de nous : qu’on désespère, qu’on abandonne, et donc qu’on se soumette. Ca leur permet de justifier toutes leurs scélératesses.

                  Le monde n’est pas fini, ni matériellement, ni temporellement: c’est un système complexe, évolutif et changeant, on ne peut pas prédire le futur, on ne sait pas tout, et quand bien même les perspectives paraissent fortement négatives, mieux vaut l’envisager dans des intentions positives.

        2. durru

          Vous raisonnez en bon malthusien, ne vous en déplaise… Les ressources sont finies, vous dites. Surtout parce qu’on a décidé de ne plus chercher. Ça fait plus d’une dizaine d’années que le financement des explorations en énergies fossiles n’est plus financée par les banques occidentales.
          Après, je ne veux pas vous froisser, mais Malthus a fait ses prévisions à son époque. Et lorsque l’huile de coude a été remplacé par le charbon et le pétrole, ses prévisions se sont avérées complètement fausses.
          Vous croyez vraiment que nous sommes arrivés à la fin de l’histoire, que plus rien ne va changer à l’avenir, que tout ce qui va suivre ne sera qu’une évolution linéaire du présent ? Pour ma part, j’ai l’intime conviction que c’est tout le contraire qui va se passer. Car l’homme n’est pas Dieu et il ne le sera pas. Il lui reste donc plein de choses à apprendre.
          Et même si on reste sur les connaissances actuelles, le potentiel de l’énergie nucléaire n’est exploité qu’à la marge, pire encore, on essaie de s’en débarrasser.
          Et pour ce qui est de l’évolution démographique, à part des catastrophes impossibles à prédire, style grosse pandémie (une vraie) ou guerre, les prédictions sont tout à fait possibles et plutôt fiables, rien à voir avec les escroqueries du covid…

        3. Jacques B.

          « Les prévisions sérieuses… »

          Qui émanent de… ?

          Eh bien, si vous avez lu le lien que j’ai mis, vous voyez qu’elles se basent sur l’évolution de la fécondité par continent, depuis 1950. Cette dernière est orientée nettement à la baisse, sur tous les continents, avec un principe à l’oeuvre partout : « chute brutale de la mortalité suivie avec retard d’une baisse également forte de la natalité » dès lors qu’un pays se développe.
          Ce n’est pas la première fois (ni le premier site) que je vois ce genre d’analyse, et sauf à ce que vous m’expliquiez en quoi elle est foireuse, je la crois raisonnable.

          Comme le dit un autre intervenant, dès lors que vous raisonnez en « monde fini », vous adoptez un raisonnement malthusien, parce que vous sous-entendez que l’humanité ne pourra pas faire face, alors que :
          – l’histoire des deux siècles passés montre exactement l’inverse
          – au pire, comme je l’ai dit plus bas, « la nature » ou « le monde fini » se chargeront d’opérer une réduction darwinienne de la population mondiale, et alors il sera toujours temps de crier, parce que tout ce que nous voyons, pour le moment, c’est que les tenants de ce genre de discours (le vôtre) « crient avant d’avoir mal »

          Comme déjà dit, ce qui m’inquiète (s’il faut s’inquiéter) n’est pas le caractère « fini » de la planète, mais des problématiques bien plus tangibles comme des pollutions – par endroits – , des guerres ou risques croissants de guerres, le grand n’importe quoi auquel on assiste en France et en Europe et même en Occident en ce moment à pas mal d’égards et qui nous conduit dans le mur, etc.

          1. Roanna

            Il n’y a pas de risque croissants de guerres. Les guerres ont toujours existé sauf que le nombre de victimes augmente avec l’augmentation de la population.
            Les pollutions c’est pas -par endroits- mais bien partout et sous toutes les formes -air, eau, pesticides, déchets industriels et ménagers etc.

            Je suis toujours curieux de savoir quelle serait la solution pour ne pas entrer en collision avec le mur. Des idées? pas, à la Hulot, de ceux de réduire la température de 1 ou 2 degrés dans les habitations ou de se priver de chocolat un jour par semaine.
            Quel est donc votre catalogue de mesures capables de renverser la tendance?

            1. durru

              Arrêter de voler les gens.
              Arrêter donc de financer à fonds perdus toutes, je dis bien toutes les activités de l’État en dehors des fonctions purement régaliennes (défense, diplomatie, justice, police).
              Et ce n’est pas parce que ça ne sera pas fait que ça serait impossible.

            2. Jacques B.

              Je ne comprends pas la question.
              Je ne suis pas en charge des affaires du monde au point que je doive présenter un « catalogue de mesures » pour résoudre des problèmes qui, soit sont causés par l’irresponsabilité de certains individus et/ou gouvernements (pollutions diverses, encore que les pesticides, faudra nous expliquer comment faire pour nourrir le monde si on les supprime tous – vision simpliste typique).
              Vous êtes personnellement menacé de disparition par « les pollutions » ? À part un vague sentiment que « nous allons dans le mur » – aussi précis que celui de Thomas Malthus – qu’avez-vous comme arguments sérieux ?
              C’est bien plutôt à vous de répondre aux questions que vous vous posez, car comme indiqué plus haut les prédictions malthusiennes apocalyptiques ont toutes été débunkées/ se sont toutes avérées fausses depuis deux siècles.

              1. Yanka

                « les prédictions malthusiennes apocalyptiques ont toutes été débunkées/ se sont toutes avérées fausses depuis deux siècles. »

                Le bonhomme avait fait des prédictions pour 2022 ? Et si quelques inventions avaient tout bêtement retardé un peu le processus, comme la rustine sur la crevaison postpose le remplacement de la chambre à air ? Je dis ça, je ne sais de quoi il est question au juste chez Malthus, sinon formellement. Je ne l’ai pas étudié. Mais comme on me renvoie à lui sans cesse…

                1. Grosminet

                  « Le bonhomme avait fait des prédictions pour 2022 ? »
                  Il était arrivé à une conclusion foireuse en partant d’un postulat merdique, exactement comme vous.

                2. Jacques B.

                  Ben voilà, on y est : vous parlez de choses que vous ne maîtrisez ni même ne connaissez, CQFD. Fin de la discussion, me concernant.

                  1. Yanka

                    « vous parlez de choses que vous ne maîtrisez ni même ne connaissez »

                    Je n’ai jamais parlé de Malthus et ne me suis jamais référé à la moindre théorie, contrairement à vous qui me ramenez sans cesse à ce que je n’ai aucunement écrit ! Vous êtes un malfaiteur !

                    1. durru

                      Yanka, on vous parle de Malthus parce que ce que vous avancez comporte beaucoup de similitudes avec ses théories. Par conséquent, si vous vous penchez sur la réfutation du malthusianisme vous avez des grandes chances de comprendre pourquoi nous ne sommes pas d’accord avec vous.

                    2. Jacques B.

                      Vous le faites au moins implicitement, que vous le vouliez ou non, quand vous sous-entendez qu’il n’avait pas fait de prédictions pour 2022. Il n’est pourtant pas compliqué de se renseigner un minimum pour comprendre le principe du raisonnement malthusien, lequel consiste non pas à faire des prédictions pour une année précise, mais à partir du postulat que le monde serait « fini », que l’humanité n’en a plus pour longtemps au rythme où elle va au moment où on en parle. Et en passant, si selon le raisonnement malthusien, le vôtre aussi puisqu’il s’agit d’un principe de raisonnement, l’humanité avait dû s’auto-détruire au 18ème siècle, par définition elle n’aurait pas été là en 2022.
                      Bref, vous tournez autour du pot pour ne pas reconnaître que ce raisonnement a été battu en brèche sans cesse depuis deux siècles et que plus aujourd’hui qu’hier nous n’avons de raisons de paniquer parce que le monde serait « fini ». Le monde sera « fini » quand les gens mourront par centaines de millions, non pas à cause de guerres ou de pollutions, d’ailleurs, mais à cause de pénuries liées au caractère « fini » de la terre. De ce point de vue, je ne vois rien venir.
                      l’imposture est de continuer à défendre la thèse malthusienne dont tout a toujours démontré qu’elle était fausse.

          2. Yanka

            « Comme le dit un autre intervenant, dès lors que vous raisonnez en « monde fini », vous adoptez un raisonnement malthusien, parce que vous sous-entendez que l’humanité ne pourra pas faire face, »

            Mais je me fiche de Malthus et des savants et des théories ! Je vous parle d’autre chose. Si vous avez une route limitée à deux bandes de circulation, vous ne pouvez pas rouler à quatre de front en voiture. Vous pouvez alors doubler, tripler, quadrupler les bandes de circulation, mais là encore vous vous heurterez aux limites (géologiques, géographiques, administratives, financières, etc.). Vous ne pouvez ni grandir jusqu’au ciel ni grossir jusqu’à ridiculiser une baleine. Vous ne pouvez pas planter dans votre jardin plus que sa surface ne le permet, ni demander à votre femme de vous faire 48 enfants. À un moment donné, en toutes choses, on se heurte aux limites. C’est démiurgique de penser qu’on pourra toujours repousser les limites. Je ne fais aucunement le constat que c’est fini-fichu-terminé, ni qu’il faut tout arrêter d’urgence. Prudence, modestie et sobriété, dis-je. Il n’y a pas de cri là-derrière et je ne me tords aucunement de douleur. Je suis un observateur, pas un militant. Et je suis pessimiste. Pas désespéré, mais pessimiste. Je n’ai pas le début d’une seule preuve que notre affaire est en bonne voie d’aller mieux. L’humanité s’est emballée depuis la révolution industrielle et ça nous a déjà valu deux guerres mondiales et nous possédons de quoi faire disparaître toute vie sur Terre. Mon ami de Cro-Magnon, qui grognait satisfait dans sa caverne, n’avait pas ce pouvoir et n’y pensait pas. Quant aux bidules et aux machins… Vous voulez quoi de plus pour être enfin heureux ? Vous ne vous êtes jamais assis lors d’une longue marche sur un rocher pour manger un simple bout de pain avec du fromage, et éprouvé alors que c’était ça, le bonheur, et pas dans la possession jamais repue ? C’est ça, le problème de fond : l’insatisfaction, le dédain ou le refus des limites, ce genre de choses qui dont que chaque week-end des dizaines de jeunes se tuent sur les routes pour n’avoir pas été sobres, pour s’être moqués des limites, pour avoir voulu péter plus haut que leurs culs. Vous trouvez sans doute cucul la praline mon histoire de bonheur par quignon de pain interposé, mais ce n’est qu’une image dont le sens profond est que le bonheur ou ce qui ressemble à ça sur Terre pour notre espèce à la fois très limitée et très consciente, il se trouve dans l’harmonie, le contentement. L’humanité est toujours entraînée vers le pire par la faute des ambitieux qui promettent des lendemains glorieux, des médailles et des femmes à foison. Napoléon est l’incarnation moderne de ce type d’hommes. Les inventeurs sont plus modestes, mais hélas ! leurs inventions sont la plupart du temps détournée à des fins moins poétiques (si l’on pense à l’aviation qui, dès la Première guerre, sert à bombarder, assez loin du rêve initial des « faucheurs de marguerites » [série remarquable des années 70 sur l’histoire de l’aviation]). Vous semblez lire des publications scientifiques. C’est très bien. Vous devriez aussi lire ou relire les grands mythes humains. Ils donnent à penser.

            1. durru

              Parce que vous prenez l’exemple de la route…
              Ce qu’on essaie, maladroitement, de vous dire, ce sont deux choses.
              D’une, on peut désormais s’affranchir de l’asphalte en passant par les airs, bientôt même avec des moyens individuels. Croire que cela sort du cadre du débat EST malthusien.
              De deux, si le nombre de voies est limité, on peut toujours augmenter la vitesse et améliorer la sécurité, de façon à faire profiter plus de personnes de cette même route. Ou, si pas assez de combustible, avoir moins de voyageurs sur cette même route.
              Croire que la seule solution réside en l’augmentation sans fin du nombre de voies, c’est une voie de garage (ok, je sors -> [])

              1. Yanka

                « D’une, on peut désormais s’affranchir de l’asphalte en passant par les airs »

                Pour faire une course de voiture à huit de front ?

                Vous allez voler avec quoi ? En battant des bras ? L’aviation a plus de 100 ans. Elle n’a globalement pas progressé, et à peine en vitesse de déplacement (limites physiques là encore). Et ça fait des dizaines d’années que la S.F. nous parle d’engins volants individuels, très maniables… On ne prend pas ce chemin-là. Une question d’énergie, peut-être ? Hm ? Nous sommes toujours dans nos voitures, inventées voici aussi plus d’un siècle et qui roulent toujours avec des énergies fossiles. On a maintenant des voitures électriques ! allez-vous bondir. Attendons voir. J’ai le sentiment que le jour où je me déciderai pour un véhicule électrique, ce ne sera plus à la mode : trop cher, trop chiant, trop… limité ! Aaarghhhh, encore des limites ! Ben oui, limites d’autonomie, donc moins useful que la bonne vieille Peugeot 404 à papa !

                Je peux me tromper, mais j’ai le sentiment que nous sommes entrés dans un goulet d’étrangement et que ça va klaxonner furieusement derrière. D’ailleurs, si vous tendez un peu l’oreille…

                1. Grosminet

                  « L’aviation a plus de 100 ans. Elle n’a globalement pas progressé, et à peine en vitesse de déplacement »
                  Là c’est carrément consternifiant. SVP, allez un petit moins vite en sortage de grosses conneritudes, j’arrive plus à suivre.

                  1. Yanka

                    Entre la diligence et la voiture de 1930, je vois la différence et le progrès : on change de dimension, les distances sont quasi abolies, vous pouvez traverser la France en une journée, alors que le temps napoléonien était de pouvoir se rendre au chef-lieu à cheval en une journée. Entre l’avion de ligne de 1950 et celui d’aujourd’hui, je ne vois pas vraiment le progrès. Je parle de progrès manifeste, sur le mode révolutionnaire, et pas de design ou de bidules électroniques. De même, la voiture n’a guère progressé, elle semble avoir atteint ses limites. Une bagnole de 2022 ne marche pas mieux que la Peugeot 404 de mon père, mais elle a plus d’options et de bidules, ça oui. Elle ne peut pas rouler plus vite. Or, la vitesse, c’était ça le vrai progrès. Mon père montait dans sa voiture, démarrait et partait. Vous faites la même chose 50 ans plus tard, exactement, dans une voiture qui ressemble à un crapaud qui se serait accouplé avec une mouche ! Si c’est le design que vous appelez progrès, je conçois que vous trouviez bien con !

                    Je vois des progrès ailleurs. Internet est un progrès. Dans la médecine, spécialement la chirurgie, je vois du progrès. La navigation par GPS est un progrès. Dans les armes aussi, il y a un manifeste progrès. Tout ce qui tourne autour des quanta est riche de vraies promesses

                    Mais le gel douche n’est pas un progrès par rapport au savon. Il n’y a que les marchands de parapluies et de colifichets dans votre genre pour croire ça.

                2. Higgins

                  Yanka, pour l’aviation, permettez-moi de disconvenir très respectueusement mais également très fermement. Navré pour vous mais vous dites là une stupidité.

            2. durru

              Et je suis pessimiste. Pas désespéré, mais pessimiste.
              Lisez ou écoutez Jordan Peterson. Le meilleur antidote de notre époque contre ce pessimisme qui envahit tout (pas qu’il soit le seul, il ne l’est pas).
              C’est, d’ailleurs, à mon avis, ça la vraie maladie qui ronge notre civilisation (européenne, occidentale, judéo-chrétienne… appelez la comme vous voulez) : le pessimisme, le manque de confiance, le désespoir.

              Vous évoquez les deux guerres mondiales. Malgré le nombre hallucinant de victimes (qui est d’ailleurs presque du pipi de chat à côté des victimes des temps de paix, toujours au siècle dernier), nous nous trouvons aujourd’hui avec une population mondiale plusieurs fois plus nombreuse que celle du temps des dites guerres. Pas vraiment un signe de fin du monde…
              Nous sommes des pauvres graines de sable, rien de plus. Se prendre pour plus que ça, c’est possible grâce à l’assassinat de Dieu et c’est le seul et unique danger pour l’humanité.

              1. Yanka

                « Lisez ou écoutez Jordan Peterson. Le meilleur antidote de notre époque contre ce pessimisme qui envahit tout »

                Mon pessimisme est structurel, non conjoncturel. Il ne m’empêche pas de vivre, je l’exploite. C’est aussi un pessimisme de nature (trop grande conscience des limites, de la finitude). Et j’apprécie par ailleurs Jordan Peterson.

              2. P&C

                « nous nous trouvons aujourd’hui avec une population mondiale plusieurs fois plus nombreuse que celle du temps des dites guerres. Pas vraiment un signe de fin du monde… »

                Dixit la colo,nie bactérienne dans sa boite de pétri, un peu avant de se rendre compte qu’il n’y a plus de place ni de glucoce à bouffer ?

                1. durru

                  Dans quel pays on se marche dessus, au sens propre ?
                  Comment se fait-il que depuis plusieurs dizaines d’années le nombre de personnes qui souffrent de faim dans le monde ne cesse de se réduire ?
                  Moi je comprends que certains puissent être pessimistes « structurellement », mais de là à interpréter la réalité d’une façon aussi déconnectée du réel, il y a de la marge. Beaucoup de marge.

                  C’est notre prospérité jamais atteinte auparavant qui nous permet de nous préoccuper à ce point de l’avenir, car le présent nous semble bien trop fade… Et au lieu de regarder les choses vraiment importantes – changements de société, pertes de libertés, explosion des dettes publiques… (trop compliqué à combattre) – on se rabat sur des faux problèmes, qui ne reposent sur aucune réalité identifiable, des problèmes montés de toute pièce par des idéologues malveillants (pléonasme).
                  Si on peut m’épargner les arguments de type « jour du dépassement »…

            3. Grosminet

              « C’est ça, le problème de fond : l’insatisfaction, le dédain ou le refus des limites »
              Bien sûr que non, ce n’est pas ça le problème, mais au contraire, la solution.
              « Vous ne vous êtes jamais assis lors d’une longue marche sur un rocher pour manger un simple bout de pain avec du fromage, et éprouvé alors que c’était ça, le bonheur, et pas dans la possession jamais repue ? »
              Longue marche d’accord, mais avec quelles godasses ? Celle de l’homme de cro-magnon, celle de l’homme du 15eme siècle qui coûtaient au moins 6 mois du revenu moyen, ou celles modernes qui reviennent beaucoup moins cher et qui au passage sont beaucoup plus confortables ? Et on peut aussi causer du fromage et du pain si vous voulez…
              Heureusement qu’il n’y a pas que des gens comme vous sur terre, sinon effectivement l’homme ne serait jamais sorti de sa grotte…
              Méditez ceci : le bonheur d’aujourd’hui est la normalité de demain.

              1. Yanka

                « Heureusement qu’il n’y a pas que des gens comme vous sur terre, sinon effectivement l’homme ne serait jamais sorti de sa grotte… »

                Vous auriez dû dire ça à Pascal, qui a pourtant inventé bien des choses avant de se rendre compte de la vanité de possessions.

                Le contentement ne signifie pas se contenter de rien et demeurer là comme un gland à attendre que ça pousse. C’est mesurer sa joie avec une échelle humaine et non se prendre pour l’égal de Dieu. L’harmonie, c’est l’accord subtil entre l’être, le lieu et le moment, avec une petite note spirituelle. Si vous avez de bonnes chaussures pour marcher, vous avez de bonnes chaussures pour marcher. Il importe qu’elles vous aillent, qu’elles soient confortables et pratiques, et cela n’a rien à voir avec la marque ou le prix. Vous avez un 4 x 4 superbe pour faire enrager vos voisins, ainsi qu’une blonde très équipée en nibards ? Dans trois ans il vous faudra un nouveau 4 x 4 et une nouvelle vache à melons, parce que vos voisins ne seront plus impressionnés. C’est de cette insatisfaction-là que je parle. Je n’ai jamais laissé entendre qu’il fallait abandonner le progrès au nom du grognement et de la peau de bête. Mes chaussures de marche, je les remplace quand elles sont usées. J’ai bien parlé de sobriété, de mesure (mesurer le risque ou le danger est déjà une mesure). Qu’un type veuille escalader l’Himalaya de ses rêves, je trouve ça chouette. Quand des centaines le font chaque jour, puis le refont, parce que le voisin Jojo, lui, n’est capable que de plonger le nez dans son nième pastis, parce que ça impressionne quand même encore, je ne vois plus bien la grandeur du truc, le rêve du pionnier. Quand tout le monde va au même endroit ou fait la même chose, qui pis est par snobisme, où est le merveilleux ?

                Mon pain et mon fromage de randonnée, ce sont des symboles de sobriété heureuse. Peu importe l’origine (pain rare, fromage précieux, snobisme encore). L’important est dans la conscience du moment, la présence à soi et au monde : le repos, la fatigue qui n’est pas une fatigue de tête, retirer ses chaussures le temps de manger, déballer les simples gourmandises, qui goûtent le paradis, dans ces circonstances, tandis qu’un oiseau inconnu chante et qu’on entend au loin les cloches des vaches sur l’autre versant de la montagne. Ça ne veut pas dire ne manger que du pain et du fromage, comme un bagnard autoproclamé, tout comme marcher ne veut pas dire y aller à pieds nus par dédain du confort. Ce n’est pas mon propos. Je ne suis pas pour qu’on nous retournions vivre dans les cavernes, mais pour que nous n’oublions pas que nous en venons, que nous ne sommes si grands que ça, ni surtout aussi puissants que prétendu.

                1. Grosminet

                  « Je n’ai jamais laissé entendre qu’il fallait abandonner le progrès au nom du grognement et de la peau de bête. Mes chaussures de marche, je les remplace quand elles sont usées. J’ai bien parlé de sobriété, de mesure »
                  Non, vous ne voulez pas abandonner le progrès pour retourner dans une grotte, j’entends bien, mais vous voudriez, en bon malthusien moderne, le stopper à votre époque, en soutenant, je cite : « une seule planète vivable et exploitable dont les ressources sont exploitées et surexploitées ». Ça ressemble fort à de l’égoïsme, n’est ce pas ?

                2. Roanna

                  Vous avez trop de hauteur pour être compris.
                  Revenons-en à cro-magnon, on a la télé, une belle totoche et pas besoin de courrir après le lapin pour se nourrir.

                  1. durru

                    C’est marrant quand même, les réponses construites ne reçoivent que rarement de retour, par contre pour revenir sur des poncifs et faire semblant que ce sont les seules réponses fournies, là, ça se bouscule au portillon !

            4. baretous

              «  »Vous trouvez sans doute cucul la praline mon histoire de bonheur par quignon de pain interposé, » »

              moi pas du tout :). il m’arrive d’être assis devant le portail de la ferme sur la pierre usée par les fonds de culotte des anciens propriétaires, mon café à la main….et de voir de fringants jeunes hommes et femmes en combinaison spatiale moulante aux couleurs piquant les yeux trottiner les écouteurs dans l’oreille passer devant moi sans même un petit signe de la main ou un sourire à l’ancêtre que je deviens. Alors qu’à contrario, étant sur un chemin de Compostelle je vois des pélerins, d’illustres inconnus parfois du bout du monde et lourdement chargés, me faire de larges sourires auxquels je réponds par un « Buen Camino ! ».

              Mort aux cons(triplement vaccinés pour pouvoir faire du « sport »)

            5. Jacques B.

              Quel charabia. Vous détournez le sujet. Ma vie est bien plus frugale que ce que vous me prêtez, entre parenthèses. Bref, vous mélangez tout… ou vous faites semblant de ne pas comprendre.

        4. Dr Slump

          Pour en finir avec les « ressources finies » :

          – les ressources naturelles sont en partie renouvelables, donc non finies: c’est le propre de la vie de se reproduire et se renouveler.
          – il n’y a pas que les ressources matérielles, il y a aussi les ressources de l’esprit, qui peuvent trouver de nouvelles façons d’employer les ressources existantes de façon plus économe, trouver un emploi à de nouvelles ressources, voire créer de nouvelles ressources.
          Ergo, les ressources sont infinies, du moment qu’on n’en interdit pas l’étude et l’emploi. Point final.

          1. Roanna

            Désolé, les ressources sont finies dès l’instant que vous vous projetez assez loin dans le temps parce que tout n’est pas recyclable à l’infini.
            Ex: Les tuiles sur le toit, vous en faites quoi une fois cassées, elles partent dans des remblais et terminus.
            Toute la lingerie, une fois usée et c’est fini. Etc.
            Point final.

            1. Et puis, on a trop exploité les mines de lingeries et les puits de lingerie ne donnent plus assez que voulez-vous. Les gisements les plus faciles à atteindre sont quasi-vides !

            2. Aristarkke

              *Toute la lingerie, une fois usée et c’est fini. Etc.*
              Même pas! Les récupérateurs de vêtements après tri pour remettre dans le circuit d’utilisation, les vêtements réutilisables directement, recyclent aussi les vieux tissus pour faire par exemple : des billets de banque ou de l’isolant phonique pour les voitures (doublages intérieurs des capots, panneaux de porte…)

                  1. Aristarkke

                    Et quand j’en ai un bon stock souillé, je fais une machine bien dopée en lessive + Javel et ça repart pour un tour jusqu’à l’approche de la charpie…

          2. Yanka

            Il ne peut pas y avoir de ressources infinies dans un monde fini. Et la planète Terre est finie. Mais l’imagination est infinie, comme le rêve. En attendant qu’on puisse aller extraire des minerais sur Pluton ou ramener sur Terre des bouts de soleil, il convient d’être prudent. Nous ne sommes toujours pas fichus de mettre en boîte ou en citerne ou en cuve l’électricité, et je ne vois pas qu’on investisse des masses sur l’énergie nucléaire du futur. Je vois des régressions, par contre, et des trucs impossibles, absurdes, comme les éoliennes. Les investisseurs (privés) éventuels veulent du gros rendement « right now » et jouir fissa. L’énergie du futur, ils s’en battent les couilles. Quant aux états, ils préfèrent investir dans les médocs, les canons et les fonx inutiles, mais bien et dûment cravatés. Diese Welt ist kaputt.

            1. durru

              Parce qu’une bonne moitié de la richesse de ce monde est gérée par des politiques/ fonctionnaires/ technocrates/ bureaucrates (rayez la mention inutile) – bon, en France on est beaucoup mieux, vers 62%.
              Il ne reste plus grand chose pour s’occuper de ses lubies, comme d’autres ont pu le faire en leur temps.
              Du coup, on s’occupe, sur décision des sachants, de miroirs magiques et autres hachoirs à oiseaux. Mais pas d’énergie nucléaire (trop dangereux !) et encore moins d’énergies fossiles (beurk !). Quant à mettre l’énergie en boîte, pareil. Ça rapporte pas dpdv politique, donc on finance pas.
              Les « investisseurs », on peut retourner sur les échanges à propos de BlackRock, je ne retire un seul mot de ce que j’en ai écrit.
              On a voulu tuer les entrepreneurs, on est presque arrivés, et on s’étonne des conséquences. Bizarre.

          3. P&C

            « Les ressources naturelles sont en partie renouvelables, donc non finies. »
            ça dépend de la quantité de prélèvements… c’est renouvelable tant que les prélèvements sont inférieurs à la reconstitution des stocks. Sinon, ça ne l’est pas, sauf arrêt pour un certain temps des prélèvements.

            Quant au reste…la physique est ce qu’elle est. Si un noyau est trop stable, tu ne pourras pas le fissionner, malgré tout le jus de cerveau que tu y mettras.

      3. Higgins

        Il est des régions où ces connards d’escrologistes teintés d’un marxisme mal digéré enchaînent manif (violente) sur manif pour interdire la construction de réserve d’eau pour les agriculteurs.

            1. P&C

              Qu’il faille faire des réserves de flotte, c’est évident…

              Mais de là à monter des projets foireux de lacs de surface (surface d’évaporation maximale !), avec pompage d’eau phréatique pour compenser le débit insuffisant du cours d’eau censé alimenter le dit barrage… le tout pour alimenter en flotte la culture du mais… (par unité de biomasse, le mais consomme autant, sinon un peu moins, d’eau que le blé… simplement, le mais a une biomasse beaucoup plus importante).

              Je serai plus favorable à ces projets s’ils prenaient la forme de puits et d’une caverne couverte sur le dessus plutôt que de lacs, avec un abondant couvert végétal pour limiter encore plus l’évaporation.
              Sans parler du problème aval : l’élevage… car c’est à ça que sert le mais.

              1. Aristarkke

                Des lacs de surface
                Creuser plus profond coûte à l’avenant de la profondeur avec également le débarras des volumes fouillés…

                1. P&C

                  Mais la surface au contact de l’air et des vents est considérablement réduite.
                  Or je croyais que le but était de stocker l’eau…

                  1. Pierre 82

                    Stocker de l’eau en tentant de la maintenir à un endroit le plus longtemps possible, alors que son destin est de finir à la mer quelques jours (ou semaines) plus tard, ou même s’évaporer (car une partie de l’eau des rivières s’évapore) me semble être un principe sain pour se procurer de l’eau douce en abondance…

        1. P&C

          Faut dire que ces projets sont particulièrement débiles.

          Des réserves de flotte… à faible profondeur, donc grande surface au contact de l’air. Pas de couvert.
          Donc évaporation maximale.

          Le tout en alimentant le bassin… en pompant les nappes phréatique,s qui ont besoin avant tout d’être reconstituées.

          Putain, des bassins pour stocker l’eau de pluie en quantités, on sait faire ça depuis la civilisation maya.

          1. baretous

            non non l’eau n’est pas puisée dans les nappes mais recueillent l’eau du ruisseau, le trop plein reprenant son cours naturel…

              1. Pierre 82

                Faux, P&C.
                Aucune des retenues d’eau que je connais (j’en vois des dizaines dans un rayon de 10 kms autour de chez moi) fonctionnent sur un ruisseau débordant.
                Vous faites peut-être allusion à des nouveaux projets d’imbéciles cravatés qui sévissent nos ministères, et qui sont assez débiles pour inventer une connerie pareille, mais là, je ne suis pas au courant.
                Un crâne d’œuf parisien bourré de diplôme et d’idéologie étant capable de tout, rien ne m’étonne.

                Expliquez-moi comment un paysan irait construire un truc aussi grotesquement coûteux, avec une pompe pour aller puiser dans la nappe, sur un principe aussi farfelu, alors qu’avec son tracteur, en levant de la terre à des endroits judicieusement choisis, il peut obtenir un joli réservoir qui pour la plupart, se trouvent d’ailleurs dans des endroits ombragés, des bosquets au fond des trous escarpés qui ne sont d’ailleurs que peu exploitable pour l’agriculture.

                Si vous voulez sauver l’agriculture française, il n’y a qu’une solution: dissoudre le ministère de l’agriculture.
                Ça devient une urgence si on veut continuer à pouvoir se nourrir…

              1. Pierre 82

                Il se fait que le Tarn se jette dans la Garonne, qui finit lui-même à l’océan. D’ici à vider l’Atlantique, on a encore de la marge.

                1. Roanna

                  Assécher l’Atlantique ça va être difficile mais assécher le Tarn ne me semble pas impossible en faisant de très gros barrages.

                    1. Roanna

                      L’inverse de votre part m’aurait étonné.
                      En Egypte et au Soudan on s’inquiète du barrage de la renaissance sur les eaux du Nil mais pour vous le Tarn est tellement gros que vous émettez des doutes!!!!
                      Le rapport avec l’Aral c’est qu’en asséchant le Tarn partiellement dans l’année eh ben comme qui dirait l’autre, en aval il serait à sec.
                      Et après on s’inquiète de ne pas avoir de commentaire sur une réponse construite.

                    2. durru

                      Vous le faites exprès, ou vous ne comprenez vraiment pas le français ?
                      Le Nil, dans la région où on s’inquiète (et surtout en aval), traverse une région désertique, où la pluviométrie est proche de zéro. Et il n’a pas d’affluents (logique, mais je préfère préciser).
                      Dites-moi où exactement sur son parcours le Tarn rencontre ce genre de problème. Sur son bassin en entier, pour être plus précis. Même s’il est à sec après le barrage (ce qui n’arrive pas), il ne le restera pas longtemps.
                      La Mer d’Aral se trouve dans une situation comparable avec le Nil. Mais pas avec le Tarn.

                      Si vous prenez un peu de temps de réfléchir avant de vous lancer, vous risquez de raconter un peu moins d’âneries…

          1. Hagdik

            Ah oui !
            Vous avez vu à quoi ressemble Sivens depuis le départ des vainqueurs escrologistes ? Un dépotoir à ciel ouvert.
            C’est curieux, il n’y a pas un seul caméraman de TV qui vient y traîner…

        2. Pierre 82

          Dont la fameuse ZAD du « barrage de Sirvens », non loin de chez ma fille, où il s’agissait de faire une simple levée de terre pour faire un réservoir comme il en existe des milliers dans le grand sud-ouest.
          De la fenêtre du bureau où je suis, j’ai une vue sur deux de ces réservoirs. Rien de plus naturel dans la région. une levée de terre sur un tout petit ruisseau, et le tour est joué. Ces ruisseaux vont directement dans le Tarn, et donc, ces aménagement ne nuisent pas du tout aux nappes phréatiques.

          On le fait dans la région depuis des siècles, car les étés trop secs n’ont pas attendu qu’on utilise du charbon.
          Mon voisin agriculteur, m’a expliqué que maintenant, il ne pourrait plus en faire des nouveaux, et à la place, depuis une vingtaine d’années, il doit se brancher sur un réseau d’eau puisée directement dans le Tarn et pompée jusqu’aux coteaux. Ces réservoirs ne sont utilisés qu’une fois tous les dix ans à peine (il doit demander une autorisation), dans le cas où les restrictions sur les puisages sont trop importants, et menacent ses vergers.
          On marche sur la tête.

          1. baretous

            «  » On marche sur la tête. »

            ici ils en sont à vouloir interdire au bétail d’aller boire dans les ruisseaux traversant les pâturages. »Ils » preferent sans doute la citerne métallique d’eau chlorée..

            j’ai un ruisseau traversant mes champs. »ils » viennent de temps en temps inspecter. Car il faut bien sûr pas désherber avec de la chimie mais en plus il faut qu’il reste végétalisé……mais pas trop… because diversité.Si il y a une souche qui gene il faut l’enlever discretement sans se faire repérer mais si vous ne le faites pas et que le ruisseau déborde ils vous diront qu’il n’est pas entretenu.

            face tu perds, pile « ils » gagnent..

            vu mon âge pour le faire ils m’ont répondu qu’il y avait des « aides ».Ben pardi! qui dit aides dit encore plus de contrôles…donc refus de ma part car sinon on va entendre la petite musique: « cons de paysans en train de chouiner alors qu’ils ont des « primes »..

            1. Pierre 82

              Non loin de chez moi, il y avait un moulin hydraulique qui avait été racheté et restauré par un couple. Il y a une dizaine d’années, le ministère a brutalement décidé qu’ils ne pouvaient plus détourner de l’eau par le bief (quelques centaines de mètres) pour faire tourner la roue, sauf autorisation spéciale, afin, semble-t-il, de ne pas « assécher le cours », ce qui n’était jamais arrivé. Ils ont eu beau expliquer que l’eau retournait à la rivière, ils ont finalement été obligé d’arrêter, et ils se sont barrés.
              Encore une grande réussite.

              Ce n’est pas récent, qu’ils sont en roue libre. Pas étonnant que maintenant leur folie de réglementation soit partie en vrille et détruit tout sur son passage.
              Sans aucune raison, en plus, à part le plaisir de détruire.
              Le suicide français, version administrative.

              1. Nemrod

                A partir d’un certain stade de totalitarisme tout est stupide et sans le moindre sens.
                Quand ce stade arrive on sait que le processus est bien engagé.
                C’est consubstantiel aux régimes totalitaires.
                Et a ce titre ce n’est absolument pas bon signe.
                A ce titre le covidisme a été le formidable révélateur de ce que notre société est devenue.
                Ce n’est que la continuation ou plutôt la révélation pour celui qui est encore capable de voir.

            2. Nemrod

              Le mécanisme de la subvention est une spoliation directe et plus perverse indirecte …celle de la Liberté.
              Mais vos syndicaliste et vos élites paysannes sont soit cons comme des enclumes soit corrompues et certainement les deux…comme les autres.
              Vous n’êtes ainsi plus libre…comme les autres aussi.

              1. Higgins

                Le principal syndicat agricole n’est pas pour rien dans la situation actuelle. Corruption et connerie marchent souvent de pair.

                1. theo31

                  Le syndicaliste agricole n’a aucun intérêt à ce que la situation s’améliore de la même manière que les féministes n’ont aucun intérêt à ce que les viols baissent de 90 %.

                  1. baretous

                    bien évidemment, pour la fédé les prix devaient être mondiaux compensés par Bruxelles..
                    le syndicat auquel j’appartenais , la coordination rurale avait comme slogan: « des prix pas des primes » car on savait qu’avec le systeme de la pac c’était la morphine pour calmer la douleur de notre disparition. On voit le résultat d’autant plus maintenant avec la crise ukrainienne..

            3. Yanka

              « j’ai un ruisseau traversant mes champs. »ils » viennent de temps en temps inspecter. Car il faut bien sûr pas désherber avec de la chimie mais en plus il faut qu’il reste végétalisé »

              Donc vous avez un champ et vous voulez le… désherber ???

              Pour en faire un parking ? Une aire de barbecue géante ?

              Soit vous avez du bestiau qui paît, et alors ce sont eux qui désherbent, soit c’est une prairie que vous fauchez.

              Chez moi, j’entends des « paysans’ gueuler contre les pissenlits, les rumex, mais ces plantes proviennent d’un excès d’azote, dont ils sont eux-mêmes responsables ! Que ne bouffent-ils leur fumier pour croître en intelligence, ces zébus ? Et on a toujours des handicapés mentaux sur tracteurs pétaradant qui pratiquent le labour profond, contre tout bon sens biologique, comme si le sol était passif !

              « … les paysans qui nous nourrissent… » entend-on. Qui nous empoisonnent et empoisonnent la terre, ça oui. Je dis pas que c’st volontaire. C’est juste la connerie en marche, qui ne se repose jamais.

              Vous avez déjà vu une prairie naturelle (« pelouse sèche » en termes écologiques) ? La richesse, la diversité, elle sont là. Et ces pelouses sont le fait de l’activité pastorale. Ce ne sont pas des ingénieurs qui ont inventé le concept, mis des moutons brouteurs, des chèvres. Une pelouse abandonnée et c’est la forêt qui reprend ses droits.

                1. Jacques B.

                  Ah oui, sacré alignement de poncifs… la vache. Ces gars-là n’ont jamais mis les mains dans le cambouis, mais ils savent tout.

                1. Pierre 82

                  Et très répandu. j’ai tenté d’en parler avec ma belle-sœur, il y a peu. J’ai renoncé. Pour elle, les paysans sont des empoisonneurs bas de plafond, et il faudra que des « rurbains » envahissent la campagne pour produire enfin de la qualité, certifié bio et tout et tout.

                  Je tente d’expliquer que depuis un siècle, on ne voit plus de carences alimentaire, que l’espérance de vie a considérablement augmentée, qu’on vit en meilleure santé, et plus longtemps, que la population a augmenté, mais rien à faire: pour elle, la terre est morte en ne peut plus rien produire, alors que chaque année, elle continue à sortir tranquillou une bonne production.

                  Je ne dis pas que tout est parfait, loin de là, mais ce discours finit par me casser les burnes.

                  1. Grosminet

                    « Je ne dis pas que tout est parfait, loin de là, mais ce discours finit par me casser les burnes. »
                    Pareil, ça me fatigue… et pourtant vous pourrez remarquer que je fais preuve de patience avec le camarade Yanka.

                    1. Pierre 82

                      C’est ce que j’apprécie le plus sur ce blog: qu’on arrive à exposer nos différends sans s’envoyer des noms d’oiseau à la figure…
                      Et parfois les différends sont profonds, comme dans ce cas.

                      Bon, parfois, je me dis qu’on ne peut réconcilier l’eau et le feu, et je n’insiste que rarement plus de 2 ou 3 fois si je sens qu’une idée est bloquée…

                    2. sam player

                      Pierre 5 juin 23h25
                      « Je ne dis pas que tout est parfait, loin de là, mais ce discours finit par me casser les burnes.« 

                      Pierre 6 juin 9h17
                      « C’est ce que j’apprécie le plus sur ce blog: qu’on arrive à exposer nos différends sans s’envoyer des noms d’oiseau à la figure… »

                      :mrgreen:

                    3. Pierre 82

                      @Sam 6 juin 2022, 16 h 00 min

                      Ben quoi, ça vole pas, des burnes !! Enfin pas les miennes.
                      Rien à voir avec des noms d’oiseau…

                  2. P&C

                    Engrais + pesticides.

                    Désolé, mais Yanka n’a pas tord. En élevage intensif, on ne fait pas d’élevage, mais de la gestion de pathologie végétale : on maintient en vie des animaux qui ne demandent qu’à crever tellement ils sont malades.

                    Dans le cas des céréales (et du maraichage !), le manque de diversité génétique dans le champ est un terrain favorable pour les ravageurs.

                    Le tout reposant sur une débauche d’énergie, sous forme de pétrole et de gaz.

                    Ce système a néanmoins un avantage : entre 1940 et aujourd’hui, les rendements ont été multipliés par un facteur 100.

                    1. Roanna

                      Attendez donc que la Russie coupe le sifflet du gaz et des engrais, on verra la démultiplication inverse.

                    2. P&C

                      @Roanna
                      +10
                      C’est ce que toute personne un peu sérieuse craint.

                      Cette démultiplication des rendements agri a eu une autre conséquence, cruciale pour nos sociétés : le % d’agris dans la population est passé de 70% à 2%.

                      Or des actifs qui bossent pour produire la bouffe ne sont pas disponibles pour faire autre chose…

  27. Reddef

    Marxisme et libéralisme ne sont que les deux faces symptomatiques de la même maladie congénitale de la modernité : l’Homme à la place de Dieu, le Marché à la place de la Providence.MG Dantec

    1. durru

      J’aimerais bien savoir qui, quand, où aurait émis cette projection à propos du libéralisme : « l’Homme à la place de Dieu ». J’ai beau chercher, je ne vois pas… Hormis M. Dantec, bien sûr.

      1. Yanka

        « l’Homme à la place de Dieu »

        C’est une connerie de prétendre que ce soit un crédo libéral, mais si on réfléchit un peu, on ne voit pas bien où ni quand le libéralisme intègre Dieu dans son système. Le système juridique libéral intègre la raison, la loi des hommes, contre celle de Dieu. La fin des ordalies (le jugement de Dieu) est une idée raisonnable, donc très humaine. Il me semble tout de même que le libéralisme ait plus à voir avec l’humanisme qu’avec le déisme. S’il n’exalte pas l’homme au sens de l’espèce, il ne néglige pas vraiment l’individu et sa quantité de petits désirs égoïstes. Dans le meilleur cas, il ignore Dieu. Je me souviens encore de l’époque où, dans mon patelin, il y avait le « cercle catholique » et le « cercle libéral ». Pas de mélange possible. Le libéral était assez arrogant dans son genre, car il portait ses propres lumières, celles de la raison, contre l’obscurantisme moyenâgeux de ceux qui allaient à la messe le dimanche et étaient plein de superstitions liées à la crainte de Dieu ou d’un loustic barbu dans son genre. Quand je parle de « cercles » (libéraux ou catholiques) avec des guillemets, c’était les dénominations des entités ; bistrot, salle de réunion, etc. Il n’y avait pas de « cercle radical-socialiste ». C’était une petite ville bourgeoise, avec énormément de professions libérales liées notamment au droit, la ville étant le siège d’un arrondissement judiciaire. Les cols bleu avaient leur kermesse, mais pas de cercle officiel. Le catholique, c’était un calotin. On riait de lui sous cape. À cette époque, il dominait encore, rien ne se faisait sans lui et les bourgmestres étaient des PSC (Parti social chrétien), bénis par l’évêché de Namur.

    2. Jusnaturaliste

      @ Reddef

      Le libéralisme est le système choisi par Dieu: Dieu laisse faire, il se cache, on peut même affirmer qu’il n’existe pas, et l’ordre naturel que Dieu a établi nous montre suffisamment de pistes pour savoir comment appliquer une justice objective.

      1. P&C

        « Le libéralisme est le système choisi par Dieu »

        Ben non. Dans l’immense majorité de l’histoire de l’humanité, c’est le communisme primitif qui a dominé… car le plus adapté à la situation de cette époque : des petites tribus autonomes, en situation de survie permanente.

        Le capitalisme primitif n’est apparu qu’avec les premières villes, avec la monnaie, l’écriture (pour la compta), etc…

        Le libéralisme nait avec les philosophes protestants suite aux progrès techs permis par la renaissance (dans la fameuse courbe du pib reconstituée depuis l’an 0, on voit une hausse du taux de croissance à la renaissance), et se déploie avec la révolution industrielle.

        1. Jusnaturaliste

          @ P&C

          L’immense majorité de l’histoire de ce monde et de l’humanité est purement hypothétique. Et ces hypothèses sont empêtrées de contradictions et de mystères de toutes sortes qui ne laissent qu’une seule certitude, celle que nous ne savons pas.

          Pour ces raisons, argumenter à partir d’un passé inconnu n’est pas pertinent, je préfère donc m’en tenir à ce qui est connu.

          Aujourd’hui, Dieu vous laisse la liberté de croire à son inexistence, de vivre selon vos règles, et même d’aller jusqu’à l’insulter copieusement si le cœur vous en dit. Si donc je dois qualifier cette politique selon la science politique actuelle, je la qualifie de libérale.

          1. P&C

            « Aujourd’hui, Dieu vous laisse la liberté de croire à son inexistence, de vivre selon vos règles, et même d’aller jusqu’à l’insulter copieusement si le cœur vous en dit. »

            C’est purement occidental ça… et ça daterait du polythéisme grec. Ne vous essayez pas à cela avec Jehova, Allah, ou encore les dieux aztèques assoiffés de sang.

            1. durru

              les dieux aztèques assoiffés de sang
              C’est pas vraiment les dieux qui étaient assoiffés de sang…
              Comme c’est pas la religion chrétienne qui prônait les indulgences. Par exemple.

              1. P&C

                Les religions étaient (et sont toujours !) des systèmes explicatifs du monde et un ensemble de règles pour organiser la société, voire modeler la façon de penser de la population.
                Qu’il y ait des arrières pensées de dirigeants n’est pas du tout exclu.

                « La principale fonction des sacrifices humains aztèques avancée par une majorité des sources était d’ordre religieux car les Aztèques croyaient qu’ils alimentaient les dieux et maintenaient ainsi l’équilibre du cosmos. »

                ça prenait par exemple la forme de la guerre fleurie… qui était également un bon moyen de réguler la démographie.

                1. Dr Slump

                  Non. La religion ne prétend pas expliquer le monde, elle en reconnaît au contraire le mystère, et notre petitesse, notre vanité devant l’insondable. Même l’islam, dans sa manière très impérieuse d’appeler à se soumettre à Allah, peut être interprété comme une exhortation à l’humilité.
                  Ce qui permet sans aucun doute à des individus malcomprenant de s’en servir comme moyen de pouvoir sur les autres.

                  1. P&C

                    Ah… je me souviens d’une partie de la bible nommée « la genèse » qui a la prétention d’expliquer la fondation du monde.

                    Sans parler du mythe de la genèse égyptien, à coup de branlette divine.

                    Si ce ne sont pas des récits explicatifs du monde….

                    « Ce qui permet sans aucun doute à des individus malcomprenant de s’en servir comme moyen de pouvoir sur les autres. »
                    Déjà du temps des tribus primitives… si je me souviens d’une étude citée par un écolo dont j’ai oublié le nom, la capacité à tenir un récit rassembleur était comme une compétence recherchée par les femmes chez un homme, au même titre que la chasse et la pèche.

                    1. Dr Slump

                      Ah ce n’est plus la religion, maintenant ce sont les mythes qui prétendent expliquer le monde ?
                      La genèse et tous les mythes ne sont pas des explications rationnelles, scientifiques du monde, mais symboliques. Si tu ne sais pas faire la différence alors ce n’est même pas la peine de s’engager dans cette discussion.
                      Comme tu le dis toi-même s’en avoir l’air de t’en rendre compte, ce sont des récits . Eh oui, les humains ont besoin de récits rassembleurs, qui mettent en avant des valeurs, des nécessités, des interdits, des lois et des rites. Il y a une part d’explication, mais même dans l’antiquité ces explications faisaient l’objet de critiques, de débats, de dénonciation.

                      Asséner « la religion prétend expliquer le monde », c’est une bêtise. On en dit tous, moi le premier, mais non, la religion et les mythes ne se réduisent pas à un instrument de contrôle des esprits par une explication dogmatique du monde. Il y a de ça, ça existe, mais ça n’en fait pas son essence, pas plus que l’essence du libéralisme ne serait la domination capitaliste du profit égoïste.

                    2. Aristarkke

                      La genèse donne l’ordre correct de l’apparition de la vie sur terre, ce qui est remarquable, vu son ancienneté. N’étant cependant pas un rapport scientifique, elle reste dans les détails généraux fixant les grandes étapes.

                    3. P&C

                      @dr slump

                      « La genèse et tous les mythes ne sont pas des explications rationnelles, scientifiques du monde, mais symboliques »

                      Ben oui. Un récit.

                      Un récit n’a pas besoin d’être forcement scientifique. Il a juste besoin d’être explicatif pour le public qui le reçoit.
                      Comme la fée des dents et le père Noël pour les enfants.

                    4. Jusnaturaliste

                      @ Aristarkke

                      On n’a aucune idée de l’ordre correct, puisqu’au niveau scientifique, tout cela est purement hypothétique. D’ailleurs, il est même assez probable que l’ordre de la Genèse, qui a été pendant des siècles la théorie explicative, ait été maintenu pour des raisons culturelles et politiques.

            2. Jusnaturaliste

              Mais non, c’est bien avant, le Dieu d’Abraham et d’Isaac n’a pas tellement été casse-pied non plus, et là on remonte dans les plus anciens écrits qui nous reste de l’humanité.

        2. durru

          Même si d’un point de vue purement théologique c’est plutôt faible comme argumentaire, je conseille la lecture du livre de C. Gave, « Un libéral nommé Jésus ». S’il n’y avait qu’une seule idée à retenir : « Dieu ne sait compter que jusqu’à un ». Il n’y a pas de collectivisme dans le christianisme, et ça fait bien deux mille ans que ça dure…
          Ou, dans le même esprit, « Rome du libéralisme au socialisme » de P. Fabry.
          Il ne faut pas confondre les résultats économiques et les concepts philosophiques. Le libéralisme c’est une philosophie, pas une idéologie…

          1. Pierre 82

            De plus, les informations qu’on a sur des fonctionnement de sociétés dites « primitives » montrent qu’il en existe de grandes diversités, mais l’idée qu’elle serait communistes dans l’âme est simplement fausses.

            Il y en a eu quelques-unes sans doute qui pouvaient donner l’impression de s’en approcher, mais penser que celui qui, par exemple, ramène zéro gibier de la chasse ou zéro fruits de sa cueillette sera traité de la même manière que les meilleurs dans ces disciplines me semble un peu douteux. Une tribu qui fonctionnerait suivant ce principe ne tiendrait pas très longtemps.
            Pareil pour des semi-nomades, ou des plus sédentarisés.
            Et dès que l’agriculture apparait, même dans le cas où la notion de propriété est inconnue, penser que les meilleures terres pourraient être attribuées à des branleurs me semble également sujet à caution.

            1. P&C

              +1
              Je n’ai jamais dit que le communisme primitif est la même chose que le communisme cool rêve par les écolos.

              La vie de ces tribus était dure, et donc les gens étaient durs. Les faibles ne survivaient pas. Je ne parle même pas de la transmission des gènes : si ces tribus pouvaient partager les ressources (et encore, avec des disparités : le chef, le chamane, etc…), la possession des femmes était l’objet d’une lutte féroce. Fallait mieux être celui qui ramenait les steaks de mammouth que celui qui n’arrivait pas à choper un écureuil.

              1. durru

                Bah, alors ce n’est pas du communisme. Primitif ou pas.
                Pour rappel, le principe fondateur du communisme est : « de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins ».

                1. P&C

                  +1
                  Je suis d’accord pour dire que le point commun entre le communisme d’un homme des cavernes, et celui d’un déconstruit sauce LFI, c’est juste le mot, et surtout pas sa définition.

                  Peut être que le terme « communisme » a été gardé car Marx et Engels ont aussi bossé sur la vie des tribus primitives, dans la ligne de Rousseau.

                  Allez, une source coco.
                  https://wikirouge.net/Communisme_primitif

    1. durru

      Ah, OK, Rousseau quoi… Effectivement, plus libéral que lui, tu meurs.
      C’est un peu comme faire référence à Origène pour connaître la pensée profonde de Celse.
      Soit.

        1. Yanka

          Un imposteur par rapport à quoi, au juste ?

          Un imbécile, si on veut, mais un imposteur ?! Comme Raoult ? L’imposteur est celui qui ne pense pas comme vous ?

          Je considère tout système pensé en tant que système (global, universel) comme caduc, par définition. Pas forcément faux ni mauvais dans l’intention, mais partiel, perfectible, et néfaste dès lors qu’il devient un dogme, ce qui arrive la plupart du temps (des écrits de Marx à la mise en place du système communiste). Rousseau n’est pas vicieux au sens de la volonté de nuire : il est idéaliste — et Suisse !

          1. durru

            L’imposteur est celui qui conseille à autrui de faire ce qu’il se refuse de faire. Ça suffit comme argument ?
            Quant aux dogmes… On en est à plein dedans, vous ne l’avez pas remarqué ?

            1. Yanka

              Imposteur, sens premier : « Celui qui trompe, qui abuse autrui par des mensonges, de fausses promesses, dans le but d’en tirer un profit matériel ou moral. »

              Rousseau ne répond pas à cette définition. Je ne suis pas fana des lumières, mais j’aime le Rousseau méditatif et mélancolique des « Rêveries », c-à-d le dernier Rousseau. On tape toujours sur Rousseau à cause de son idéalisme et de pas mal de sottises qu’il a proférées, et on glorifie Voltaire le grand démocrate et celui qui se serait tué pour laisser la parole à son pire ennemi, mais Voltaire était une crapule, un sale type, un arriviste du genre Macron. Évidemment, celui-là, on le cache. Ce qu’il y a de mieux chez Voltaire, c’est Mme du Deffand

              1. durru

                Selon ce sens premier, qu’est-ce que c’est « Émile » ? Je croyais avoir été suffisamment clair.
                Je ne crois pas que ça soit son idéalisme qui lui est reproché, en tout cas c’est pas mon avis. Ce qui m’insupporte, c’est le constructivisme qu’il a mis à la mode. Et ne me dites pas, ni qu’il ne s’en est pas rendu compte, ni que son apport ne serait pas significatif…

                Encore une fois, quelqu’un qui fait une profession de foi, aussi aberrante soit elle, tant qu’il n’entraîne personne d’autre là dedans, on peut pas le lui reprocher. C’est la volonté de changer la face du monde selon ses idées qui est à combattre.
                Et c’est justement là où la duplicité du personnage renverse la table, parce que non seulement il ne garde pas ses préceptes pour lui, mais il est le premier à ne pas les suivre.
                Pas étonnant qu’il soit depuis toujours une icône pour tout socialiste qui se respecte.

              2. Jusnaturaliste

                @ Yanka

                Je me suis basé sur une définition plus généraliste d’imposteur:

                « Personne qui se fait passer pour quelqu’un d’autre, pour ce qu’elle n’est pas »

                En l’occurence, Rousseau s’est fait passer pour un pédagogue et pour une lumière, alors qu’il ne l’a jamais été. Je ne suis d’ailleurs pas plus adepte de Voltaire.

                Après, rien n’est jamais tout noir, chaque être humain a également des qualités.

                1. Aristarkke

                  Voltaire était particulièrement âpre au gain et réclamait sans cesse des bourses auprès de ses mécènes du moment…

                  1. Higgins

                    J’ai également lu qu’il avait investi une partie de sa fortune dans des compagnies negrières !!!
                    Au-delà de leurs personnalités, on est soit rousseauiste, soit voltairien. Perso, dès mes premières lectures, j’ai pris en horreur Rousseau. Sans lui, pas de socialisme sirupeux et liberticide. Je n’ai jamais changé et lui préfère Voltaire.

                2. Yanka

                  « Je me suis basé sur une définition plus généraliste d’imposteur »

                  Ma définition est la première donnée du CNRTL. La vôtre est spécifique, au contraire.

                  J’ignore si Rousseau s’est fait passer pour ceci ou cela. Ce pour quoi on le répute n’est pas forcément ce qu’il disait être lui-même. Personne en ce temps-là ne parlait de « Lumières » majusculaires. On parlait des lumières de la raison, en opposition à l’obscurantisme religieux. Aucun encyclopédiste ne se levait le matin en se prenant pour une Lumière, et Rousseau moins que Voltaire, pour ce que j’en sais. Le mythe du bon sauvage est une connerie. Ce n’est pas le Rousseau que je défendrais ! D’ailleurs je n’ai pas envie de le défendre comme philosophe. J’aime les « Rêveries », point barre. Qui sont des méditations de promeneur.

                  Pour la question du type qui abandonne ses gosses et écrit des traités sur l’éducation des enfants… Je vous rappellerai que Vidocq a été un délinquant, un bagnard, avant de devenir un excellent policier. Un mauvais élève peut être un très bon pédagogue plus tard (au moins, il connaît les difficultés du mauvais élève et peut avoir réfléchi à une parade). Un type sans diplôme peut être intelligent, comme un type bardé de diplômes peut n’être qu’un sombre crétin tout bouffi d’orgueil (BLM, stupide à force d’intelligence). Ce ne sont pas des règles, mais il y a pas mal d’exceptions. Possible qu’un type qui batte sa femme soit finalement le mieux placé pour expliquer pourquoi il ne faut pas battre sa femme, ou l’ancien alcoolique pour promouvoir la sobriété, vu qu’il connaît, pour les avoir vécues, les affres de l’alcool.

                  1. durru

                    Je trouve le parallèle avec l’alcoolo pour le moins osée.
                    Celui qui a l’expérience d’une situation peut, effectivement, en parler. Mais quel crédit accorder à celui qui a refusé d’acquérir l’expérience, tout en partageant ses opinions sur un sujet qu’il ne connaît pas (du tout) ? C’est quand même contradictoire votre défense du pauvre Rousseau. C’est un imposteur au sens premier, je répète et j’insiste.

                    1. Yanka

                       » … quel crédit accorder à celui qui a refusé d’acquérir l’expérience, tout en partageant ses opinions sur un sujet qu’il ne connaît pas ? »

                      Qu’on fait les prêtres des siècles durant ? Qu’on fait les médecins qui fumaient comme des Turcs et vous sortaient un règlement hygiénique long comme le bras et pesant comme un fer à repasser ? Les flics ripoux ? Les magistrats à passe-droit ? L’honnête époux et père à la réputation sans tache qui allait aux putes (parce que, hein, la vertu ostentatoire, ça va un temps, étant donné les exigences de la nature et le peu de goût de madame pour les galipettes…) ?

                      Vous avez déjà vu un philosophe qui vivait comme il pensait, en dehors de Diogène (qui n’a rien écrit) ? Combien de répuganats personnages écrivent de sincères poésies pastorales et fleuries, genre Verlaine, qui enculait Rimbaud dans son caca le soir, au fond du bois, tout en écoutant le cor ? Qui aime plus les femmes qu’un réel misogyne ? Les prêcheurs de vertus sont souvent les plus malodorants personnages.

                      Le parallèle avec l’alcoolo n’est pas si osé que ça. Quelqu’un qui s’est sorti de l’alcool possède une expérience de première main… tout comme Rousseau, paradoxalement. Savoir ce qu’il ne faut pas faire, parce qu’on l’a fait, est une expérience, pour moi plus probante que les belles théories émises par des prêcheurs qui ne sont jamais sortis des livres pour entrer dans la vie.

                    2. durru

                      Vous lisez, mais vous refusez de comprendre ce qui est écrit.
                      Celui qui *fait* quelque chose peut en parler, même si on peut ne pas être d’accord avec ce qu’il fait ou ce qu’il dit.
                      Mais celui qui *ne fait pas* (qui refuse, plus exactement), lorsqu’il en parle, n’est rien d’autre qu’un imposteur et il n’y a pas d’autre mot pour le définir.

          2. Aristarkke

            Pour suivre Durru, Rousseau a consacré de très longs passages quant à l’éducation des mômes…en ayant abandonné les siens aux bons (on l’espère) soins d’autrui, sans plus leur accorder d’attentions.

            1. breizh

              et qui recueillait les gosses abandonnés à l’époque ???
              Il existait des « tours d’abandon » devant la porte des couvents.

              1. Aristarkke

                Il n’allait quand même pas reconnaître qu’une oeuvre religieuse, suppôt de la religion par nature, religion qu’il contestait par ailleurs, lui était venue en aide en lui évitant l’infanticide…

          3. Jusnaturaliste

            @ Yanka

            Rousseau est un imposteur par rapport au titre de « lumière » qu’on lui a attribué. Ni son discours, ni son exemple de vie n’ont été « lumineux ». Ce n’est pas un dogme, c’est un fait.

            C’est aussi un fait que Raoult est un médecin compétent, on peut ne pas être d’accord avec ses propos, mais ceux qui le traitent de charlatan sont clairement dans une falsification des faits.

            On peut avoir toutes les pensées que l’on veut, mais on n’a qu’un seul vécu. Que Rousseau était idéaliste et genevois ne change d’ailleurs rien à son vécu.

          4. durru

            Le problème d’un système de pensée, global notamment, n’arrive que lorsqu’il est constructiviste, qu’il essaie de faire en sorte que tout le monde suive ses préceptes.
            Que vous soyez d’accord ou pas avec le système mis en place par les Amish, ça ne va rien changer à votre vie, car personne ne viendra vous l’imposer. Ce qui n’est pas vrai si on évoque le socialisme, le fascisme, le communisme, voire l’islam(isme).
            Maintenant, est-ce que vous avez un exemple de système libéral qu’on aurait tenté d’imposer à autrui par la force ? C’est plus le choix de ne pas se faire imposer un mode de vie décidé de l’extérieur qui est la marque du libéralisme…
            Bref, à tout mettre dans le même sac, on arrive à ne plus comprendre grand chose… Car on fait fi des différences 🙁

            1. Pierre 82

              @durru 4 juin 2022, 17 h 57 min
              Il n’y a personne qui a répondu:
              « Si, Pinochet, qui a imposé à son peuple un régime libéral, alors qu’ils rêvaient tous d’un système communiste de stricte observance ».

              Je le fais, mais c’est juste pour rigoler.

              1. Aristarkke

                Après cet entredeux libéral qui a permis au Chili de devenir le pays d’Amérique du Sud le plus riche, le tout en ne bénéficiant aucunement de la manne pétrolière du Vénézuela, les Chiliens ont décidé de revenir sous l’imperium marxiste qui les fera replonger dans la mouise, comme d’hab’ avec ce type de société…
                Quand ça veut pas, ça veut pas!

                1. P&C

                  Je pense qu’ils l’ont fait par rejet de l’ingérence de l’oncle sam…
                  Le pire régime possible pour un peuple, c’est la xénocratie. Pinochet a toujours été vu comme le pion des américains, tout ce qu’il a pu faire, même de bien, a été frappé d’illégitimité.

    1. Yanka

      Dantec ? Vous êtes sérieux ? Vous savez à quoi carburait le zozo à jet continu, qui lui permettait de phosphorer dru ? Un des écrivains les plus faciles à démonter.

      1. Reddef

        Oui et 24/24 , mais pour l’ époque c’était marrant, un melting-pot littéraire assez invraisemblable et rock’n’roll, ça a mal vieilli.

        1. GLUCKAUF

          Dantec : à boire et à manger … les Racines du Mal sont très prenantes, il y a des choses intéressantes dans Cosmos Incorporated ou Villa Vortex (l’avenir revu par un Houellebecq sous amphet), mais il est vrai que ces délires mystiques prenaient de plus en plus de place au fil du temps (mais avec sa machine-monde, il n’était pas loin de notre réalité). Il reste malgré tout, pour moi, un auteur qui émerge de la masse.

  28. Higgins

    « Quand je pense que les idiots de gauche continuent de croire et de nous seriner en disant que c’est la faute au libéralisme, la faute à l’économie libérale, je pouffe, je m’étrangle. C’est précisément le contraire; c’est parce que l’on a détruit tous les avantages du libéralisme, la découverte des prix, l’efficacité des allocations, le respect des limites et l’attention aux signaux et qu’on les a remplacé par l’arbitraire des pseudo élites que l’on en est arrivé là! » (https://brunobertez.com/2022/06/04/editorial-tout-absolument-tout-se-deglingue-en-meme-temps-on-passe-du-meilleur-au-pire-2/).

  29. durru

    Quand je pense que les idiots de gauche continuent de croire et de nous seriner en disant que c’est la faute au libéralisme, la faute à l’économie libérale, je pouffe, je m’étrangle. C’est précisément le contraire; c’est parce que l’on a détruit tous les avantages du libéralisme, la découverte des prix, l’efficacité des allocations, le respect des limites et l’attention aux signaux et qu’on les a remplacé par l’arbitraire des pseudo élites que l’on en est arrivé là!
    Et la suite est du même acabit. Bonne lecture :
    https: //brunobertez.com/2022/06/04/editorial-tout-absolument-tout-se-deglingue-en-meme-temps-on-passe-du-meilleur-au-pire-2/

  30. Higgins

    Durru, j’ai mis à 16h53 exactement le même extrait en oubliant de faire une césure dans le lien. Du coup, il est toujours en attente de validation. J’avais hésité à mettre le paragraphe qui suivait tant il est juste. Le voici : « La vérité c’est que ces usurpateurs, ces démiurges assoiffés de pognon et d ‘honneurs, sont nuls et qu’ils ont pris les pleins pouvoirs. Ayant pris les pleins pouvoirs il n’y a pas de forces correctrices, pas de contre pouvoirs pour les empêcher de nous conduire à l’abime. C’est le dirigisme monopolitique et la connivence des classes sociales supérieures qui nous ont conduit là ou nous en sommmes. Rien ne les arrêtés. C’est le dirigisme qui nous a conduit ou nous en sommes, c’est la negation des valeurs, c’est le dopage, et la neutralisation des marches qui nous a conduit ou nous en somme:, on a voulu forcer, violer, dépasser voila le fond du fond. »

    1. Trois mois après ceux qui ont les yeux en face des trous. C’est toujours mieux que tous les autres, qui continuent de croire que la Russie est sur le bord d’une défaite cuisante.

      1. Spirou

        C’est pas gagné. Le clan Zelinsky met en scène de fausses contre attaques à Kiev. Et partant du principe que la fiction l’emporte sur le réel, ils sont peut être en train de gagner

        1. Nemrod

          Vous avez raison.
          La fiction l’emporte sur le réel au niveau global parce que le monde entier regarde un spectacle.
          Par contre le réel l’emporte a son échelon local… évidemment.
          Globalement le Monde pourra croire que la Russie a perdue au Dombass alors que le Dombass sera Russe .
          C’est le génie de nos camelots de nous imposer un narratif crédible pour la masse même s’il est faut individuellement.

          1. breizh

            l’armée ukrainienne subit la réalité de la puissance de feu russe… A la longue, les résultats vont être difficiles à camoufler.

      1. Citoyen

        B.Bertez est presque amusant à lire (quand ce n’est pas soûlant), Major, à travers les auteurs (souvent clairement pro-soviétiques) auxquels il prête les pages de son blog …, quand lui-même n’oublie d’en remettre pas une couche …
        Il suffit de prendre la distance suffisante pour jauger.
        Il faut dire qu’à une époque, il fricotait pas mal avec Chevènement … Ceci pouvant expliquer cela …

        1. Pierre 82

          Bien sûr qu’il faut tout lire avec des pincettes. Quel que soit le côté où se trouve le rédacteur d’un article, il faut prendre une distance énorme avant de gober n’importe quoi.
          Bertez, Moreau, Verhaeghe ne sont pas paroles d’évangile, mais je les lis avec beaucoup d’attention, avec d’autres, comme la « chonique du grand jeu », qui donne des points de vue très intéressants.
          Evidemment, un type comme Xavier Moreau, qui nous annonçait dès mi-mars, que la victoire russe était imminente et écrasante, et que les méchants nazis allaient être traduits devant des tribunaux russes avant l’été, et presque que en voyant cela, les populations de l’UE allaient se révolter contre leurs dirigeants. Je caricature, évidemment, mais son « optimisme » à cette époque lui a fait perdre beaucoup de points de crédibilité. Ce qui ne m’empêche pas de continuer à le lire.

          Bref, je garde la même approche que celle qui a été la mienne pendant l’épisode covid: un « epochê » de principe, et de temps en temps, trouver des analyses mieux étoffées que d’autres. C’est amha une méthode de survie dans un terrain miné et cerné par des propagandistes de tous bords. Autrement dit, je postule qu’il existe une vérité, mais qu’elle est inconnaissable dans la situation actuelle.

          Je dois dire également que les seules infos que je ne lis pas sont celles de la presse mainstream. Je n’en ai connaissance que par ce que j’en vois sur des blogs comme celui-ci, et rarement pour en dire du bien.
          C’est sans doute un défaut, parce que ça me coupe de l’état d’esprit ambiant qui règne en France. D’un autre côté, ça vaut mieux pour ma tension artérielle.

  31. Elie

    https://m.epochtimes.fr/lincroyable-transition-de-biden-les-prix-eleves-de-lessence-et-les-penuries-font-partie-du-programme-pour-entrer-dans-une-economie-verte-2039692.html

    Extrait de l’article :
    « Le 19 mai, Sara Menker, PDG de la société d’analyse agricole Gro Intelligence, basée à New York, a déclaré devant le Conseil de sécurité des Nations unies que le monde ne disposait plus que de dix semaines de blé en stock.

    « Je veux commencer par dire explicitement que la guerre Russie‑Ukraine n’a pas déclenché la crise de la sécurité alimentaire. Elle a simplement ajouté de l’huile sur un feu qui brûlait depuis longtemps », a‑t‑elle déclaré. « Il est important de noter que nous avons en ce moment même les niveaux de stocks de céréales les plus bas que le monde ait jamais connus alors que l’accès aux engrais est fortement limité. »

    1. P&C

      Il est excellent cet article… et consternant. Les mamamouchis US sont aussi décalqués du bulbe que leurs équivalents français.

    2. Pierre 82

      C’est un point de désaccord que j’ai sur ce sujet avec ma chère et tendre épouse. Elle est persuadée que cette situation abracadabrante est le fruit d’une longue réflexion, et que le prétexte de « transition écologique » leur sert à dérouler un plan mûri depuis bien longtemps par une caste de fous furieux, qui ont comme but de diminuer le nombre de personnes vivant sur terre pour continuer à bien vivre.

      Je suis persuadé, par contre, qu’ils sont juste dépassés par leur hubris, car ce sont avant tout des incultes, habitués de se goinfrer par le pillage du patrimoine que nous ont laissé nos ancêtres. Ils n’ont rien créé, rien construit, rien inventé, et ce sont foutu des idées à la con dans la tête en pensant que leur prospérité était éternelle.
      « On n’utilisera plus d’énergies fossiles, mais uniquement de l’électricité » est une version moderne de « On n’aura plus de pain, mais ce n’est pas grave, on mangera juste des brioches ».
      On arrive au bout de leur modèle, car il y a de moins en moins à piller, et au lieu de s’en rendre compte, ils se contentent d’incantations à la déesse Gaïa. Ils sont vraiment devenus fous.
      Ce n’est pas la première fois, loin de là, dans l’histoire de l’humanité, que des dirigeants perdent le bon sens et mène leur pays à la ruine.
      La grosse nouveauté, c’est que là, ce n’est plus un pays, mais toute la civilisation occidentale qui court à sa ruine.

      1. Jacques B.

        C’est à mon sens beaucoup plus guidé par l’idéologie – écolo – que par la croyance qu’en réduisant – ou du moins en limitant – la population ils pourront plus facilement la gouverner, dans le sens : qu’ils pourront accroître leurs pouvoirs et vivre très grassement sur la bête, en bons potentats.

        C’est à mon sens beaucoup plus l’idéologie écolo – qui s’est infiltrée partout – qui les guide. Soit ils croient vraiment aux lubies malthusiennes, soit ils ont peur des écolos.
        L’imbécillité peut jouer un rôle – notamment pour ceux qui croient vraiment aux lubies du RCA et autres « jour du dépassement » – mais c’est parce que l’idéologie elle-même est stupide.

  32. Higgins

    Après le stade de France, les anglais s’attaquent aux concerts : https:/ /www.nicematin.com/faits-de-societe/jul-en-concert-a-guichets-fermes-a-marseille-ce-samedi-la-prefecture-previent-sur-les-risques-de-faux-billets-771896
    Que fait Dart Machin ?

    1. MCA

      La seule réponse efficace qui s’impose est de pucer les gens pour être certain qu’ils ne truanderont pas.

      On y vient doucement par une voie elliptique et ça tomberait presque bien car c’est raccord avec l’identité numérique.

      On dira ce qu’on voudra mais c’est terrible d’être e̶n̶ ̶a̶v̶a̶n̶c̶e̶ ̶d̶e̶ ̶d̶e̶u̶x̶ ̶a̶n̶s̶ complotiste.

  33. Rick Enbacker

    https:/ /nitter.net/BFMTV/status/1533327569013071872?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1533364481639829505%7Ctwgr%5E%7Ctwcon%5Es3_&ref_url=https%3A%2F%2Ffr.news.yahoo.com%2Fretards-trains-pagaille-C3A0-gare-094258891.html

    Le gazage affectueux des dangereux terroristes pour leur bien. Ca devient une habitude chez la milice macronarde. Encore des Anglais, sans doute

    1. Higgins

      Une panne de train à la gare de l’est parce qu’il y a un orage à Toulouse !!! C’est pas possible avec notre super service public.

  34. Spirou

    HS Mais tout de même. Il me semble que l’événement du SDF ai ouvert la boite de Pandore quand on observe les derniers faits divers. En Italie, des milliers de jeunes marocains ont envahis une station balnéaire avec le même procédé terrorisant des familles de petits blancs. 8 ados italiennes ont subit l’enfer toujours en Italie dans un train bondé de marocains rentrant d’un parc. Attouchements en série alors qu’elles avaient été prévenue que les blanches n’étaient pas acceptés dans le train.
    En parallèle, un article du figaro décrit une situation assez surréaliste dans le 7ème arrondissement où des mineurs isolés marocains font la loi avec plus de 100 agressions quotidiennes et des commerçants à bout de nerfs.
    Bref, on reconnaît un profil similaire mais surtout je vois
    1. Une masse qui se compte maintenant en groupe de 100 ou de 1000
    2. Une décomplexion totale qui laisse présager un été rock n roll mais c’est surtout le point 1 inquiétant

    1. Ned Kelly

      Silence media sur le père de famille à Marseille égorgé devant l’école catholique ou il était venu chercher ses enfants.
      Le mensonge par omission comme méthode de gouvernement.

  35. theo31

    « Vous ne posséderez plus rien. Cet hiver, vous allez mourir de faim et de froid mais vous serez heureux comme vous ne l’avez jamais été. En 2024, avec l’euro numérique, nous contrôlerons toute votre vie. Comme aux jeux du cirque, le pouce tendu ou baissé sur le clavier suffira pour vous laisser vivre ou non. Les camps d’extermination ne seront plus nécessaires pour vous éliminer du projet ».

  36. MissKat

    Mais si on part sur l euro numérique en 2024 à quoi nous serviront les billets?.
    vraie question !
    On prend quoi comme devise? Des dollars? Des roubles?!

    1. Pierre 82

      A trop vouloir contrôler les dépenses de chacun, en espérant ainsi contrôler les pénuries, les états se sont toujours heurté au même problème: l’évènement inévitable du marché noir.
      Alors, suivant le cas, ce sera l’or, ou le dollar, le mark allemand s’il revient, ou le rouble, ou le yuan, ou plus simplement l’or seront les bienvenus auprès de ceux qui auront subtilisé des marchandises au tout puissant contrôle de l’état.
      L’homme est beaucoup plus résilient qu’on ne l’imagine.
      On ne le remarque pas en France pour l’instant, parce qu’en réalité, jusqu’à présent tout va bien.

      1. Roanna

        Je vois poindre le futur problème d’une monnaie numérique.
        Ce serait pourtant aux gouvenants de le prévoir mais nuls comme ils sont l’éclaircie ne viendra pas de ce côté là.
        Imaginons une autre guerre un peu plus méchante que celle en Ukraine bien qu’elle ne soit pas encore finie.
        Ce qui viendra et c’est quasi certain c’est qu’il y aura des satellites tueurs de satellites pour couper toute surveillance et transit de communications.
        Et pour mettre un pays à genoux rien de tel que de viser au porte-feuille c’est à dire tous les satellites permettants le transfert de $, £, €…numériques.
        La machine se grippe dans la seconde.
        Le pays qui aura gardé un mode de paiement traditionnel s’en sortira bien mieux.

        1. P&C

          Du coup, pourquoi créer un truc aussi vulnérable ?

          Les morceaux en métal ont fait la preuve de leur efficacité depuis qu’on échange du bétail au marché d’Uruk…

          1. Roanna

            Pour cacher la misère probablement.
            Une fois la monnaie numérique crée il se passera bien qq années avant que ça ne flanche.
            Tout bénef pour nos illuminés qui se congratuleront des bienfaits de la nouvelle monnaie.

          2. Pierre 82

            Pourquoi créer un truc aussi vulnérable ?
            C’est amha le résultat d’un hubris démesuré couplé à un wishfull thinking de proportion biblique.
            Ils savent qu’ils vont bientôt devoir régler un énorme problème de pénuries d’un peu tout, sans doute pas tout à la fois, mais des pénuries temporaires, d’une durée plus ou moins longue, un peu semblable à l’URSS. Parfois, impossible de trouver de l’huile, et un mois après le fioul domestique, et le temps que ça se remette, plus de vêtements en attendant que ce soit la farine, etc…
            Du coup, ils se sont mis dans la tête, en bons technocrates qu’ils sont, de pouvoir décider qui peut acheter quoi, et quand, pour « gérer » les pénuries, à peu près aussi brillamment que tout ce qu’ils essaient de gérer.
            Leur idée: des tickets de rationnement électroniques, avec identification infalsifiable. Pur raisonnement de technocrate sous cocaïne, incapables de comprendre la fragilité intrinsèque de ce système, et surtout, ils sont persuadés qu’avec ça, personne ne pourra plus jamais tricher. Leur rêve.

            Dans leur esprit embrumé par les substances, il n’y aura jamais de bug, et si par malchance il y en avait, ils suffira que les gens patientent sans manger pendant deux ou trois semaines pour que le système soit rétabli.
            Ils sont complètement dingues. Tout va bien se passer.

            1. Ned Kelly

              C’est surprenant, personnellement je ne suis pas trop inquiet sur l’inflation, je pense que dans quelques mois le marché aura rééquilibré cette situation un peu ridicule ou on manque de beaucoup de produits; même si il est vrai que certaine pénurie (pluie lol ) ne dépendent pas du marché.
              Là où je trouve les années actuelles flippantes c’est dans le fait que la violence importée du tiers monde est passée en mode razzia et que les gvts ne cherchent plus d’explications mais dissimulent/mentent etc et n’ont qu’une seule fixette : augmenter les impots, les taxes.
              Cela me rappelle une lecture recente qui racontait ce qui se passait en Gaule lors des grandes invasions, avec les romains qui devaient employer de plus en plus de soldats et mercenaires pour défendre l’intérieur du territoire mais aussi payer pléthore de fonctionnaires et d’improductifs, ce qui augmenta exponentiellement les impôts au point que beaucoup finirent par se déclarer sans terre et donc sans base imposable pour éviter d’être harcelé par le le fisc.

              1. Pierre 82

                En fait, assez bizarrement, je m’attends à un coup foireux des Chinois, voire des Indiens. Il y a sur cette planète des gouvernements qui rêvent de mettre fin à la toute puissance de l’occident.
                En fait, c’est le cas de tous les pays non-occidentaux (Japon et Corée exceptés, quoique….)
                Ils ont devant eux une fenêtre de tir assez étroite pour mettre un coup de pied dans la fourmilière dont ils sortiraient gagnants à coup sûr.

                L’attitude des Chinois est assez particulière depuis le covid (qui vient de chez eux, ne l’oublions pas), et ils ont quand même réussi à foutre un très joli merdier dans notre camp sans que ça ne leur coûte rien.
                Quand je regarde ça avec un peu de recul, je trouve ça terrifiant…

                Je ne pense pas qu’ils pourraient nous donner le coup de grâce, mais leur potentiel de nuisance est gigantesque, vu les sources d’approvisionnement qu’ils contrôlent plus ou moins.
                Les USA ont certes encore de bonnes possibilités de réagir, l’empire agonise peut-être, mais est loin d’être mort.
                L’Europe, par contre, ne pourra compter que sur ses dirigeants, et vu les branquignols que c’est, on n’a guère de raisons de se réjouir.
                L’euro a commencé à se péter la gueule, mais à moins que von der Layette ne file à Canossa la tête couverte de cendres demander pardon à Poutine, je crains que l’hiver ne soit assez chaud. Enfin froid, plus exactement. D’où mon sentiment qu’on se dirige vers une belle inflation, et des pénuries temporaires, mais assez gênantes.
                Et évidemment, la sociologie assez particulière de certaines régions du pays pourraient transformer ces périodes de pénurie en sérieux problèmes de banditisme pur et simple, mâtinée d’un joli côté ethnique.
                On n’est pas sorti du sable. On n’y est d’ailleurs même pas encore vraiment rentré.

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