Pourquoi la France a déjà perdu la bataille

Un aimable lecteur m’a transmis dernièrement un lien sur une information qui n’a été reprise nulle part ailleurs dans notre presse légendaire. C’est dommage parce qu’elle illustre pourtant de façon parfaite les raisons pour lesquelles la France a déjà perdu la bataille.

Par cette expression, je veux bien sûr dire que la France, dans la course à la mondialisation, à la création d’entreprises innovantes et aux emplois de demains, est déjà dépassée et s’est douillettement installée dans une routine de l’échec dont elle ne pourra pas se sortir, surtout si l’on en juge par la haute tenue de l’actuelle campagne présidentielle.

Tout commence, comme souvent, par une excellente idée, que l’esprit bureaucratique français, pervasif au point d’être présent dans toutes les sociétés, privées et publiques, s’ingéniera à saboter avec délice.

Et ici, l’idée consiste à récupérer l’énergie des passants ou des voitures à travers des dalles pour la restituer sous différentes formes, notamment en éclairage local. Evidemment, une telle idée est tout à fait dans l’air du temps : récupérer l’énergie, très renouvelable, des passants et des voitures, la restituer sous forme de lumière moyennant l’installation d’ampoules LED très efficaces, c’est à la fois éco-compatible et surtout un excellent moyen de diminuer les factures d’éclairage des communes.

dalle vihaPartant de ce constat, la société Viha Concept s’est lancée dans l’aventure en démarchant les principaux acteurs susceptibles d’être intéressés par une telle innovation : le ministère de l’écologie, des collectivités, des filiales de gros groupes français, et bien sûr, la presse. D’autant que, comme l’explique le concepteur et dirigeant de l’entreprise, on peut facilement installer le produit dans tous les endroits où il y a du passage (péages, gares, parkings, trottoirs en centre-ville, aéroports).

Au passage, la dalle conçue pour récupérer de l’énergie s’affaisse de quelques millimètres et convertit l’énergie cinétique en électricité à raison de 10 watt.seconde pour un passant ou 60 pour une voiture à 10 Km/h. Et dans un endroit passant, 50 dalles (à 100€ la dalle) et 3600 personnes qui marchent dessus donnent 500 Wh, soit 10 heures d’éclairage pour un réverbère à LED de 50 watts. Avec de tels prix, la dalle est rentable assez vite.

Plaques VihaEt c’est donc munie de cette invention, par ailleurs plusieurs fois primée, que la société à commencé à démarcher des administrations et grands groupes français. Mais après plusieurs mois de tractations et de ping-pong avec leurs bureaucraties tatillonnes et pas très concernées, lassé de devoir attendre une réaction qui ne venait pas, Laurent Villerouge, le PDG de Viha Concept, a pris ses cliques et ses claques et a présenté l’ensemble de ses brevets et technologies à l’université de New-York et au MIT de Boston.

En quelques heures, les Américains ont été convaincus et ont signé un accord de confidentialité, et la NYU s’est engagée sur la finalisation de la partie R&D, tout en mettant en contact la jeune entreprise française avec une société privée susceptible d’exploiter la licence. Pendant ce temps, côté français, on se triture toujours la nouille pour savoir si l’idée en vaut la chandelle ou pas et on se demande s’il faut remplir le cerfa 37B tiret 3 ou le 47C alinéa 4.

Toute cette affaire illustre, en quelques mots, les raisons essentielles qui font de la France cette antichambre feutrée de la rigueur cadavérique et ce mouroir confortable pour petites entreprises innovante. La prise de risque étant lourdement sanctionnée de tous les côtés en France, plus aucune innovation marquante ne voit le jour sans qu’elle ne soit le fait d’une grosse entreprise qui pourra, elle, s’assurer de la bienveillance de l’État et s’éviter les fuites vers des concurrents ou les contrôles fiscaux ou de l’inspection du travail (toujours tendres).

Parallèlement, ceux qui veulent, malgré tout, tenter l’aventure, sont au mieux confrontés à des aventures homériques qui les poussent à partir, ou, au pire, les ruinent et leur font abandonner tout espoir de créer un jour une activité professionnelle nouvelle sur le territoire.

Concrètement, cela se traduit donc par une fuite des entrepreneurs, des cerveaux et des volontés d’innover. Et les activités qui ne sont pas démarrées ou qui sont arrêtées à la suite de tracasseries et lenteurs administratives (cf ceci, p62), ce sont autant d’emplois qui ne seront pas disponibles plus tard.

Ceci n’est pas nouveau, mais prend une autre ampleur et d’autres conséquences avec la crise ; on se surprend à se demander pourquoi une analyse, juste, pour des pays comme l’Espagne, n’a pas été réalisée pour la France, pourquoi cette question, pourtant essentielle au destin français, n’a jamais été ne serait-ce qu’évoquée dans la campagne présidentielle…

Tout comme les fonds et les capitaux fuient maintenant la France, les cerveaux, les créateurs d’entreprises et les brevets quittent le pays, en masse : un rapport du Sénat de 2000 notait déjà une tendance alarmante à l’accélération. En deux ans, la situation ne s’est franchement pas améliorée.

Fuite des capitaux, fuite des cerveaux, engluement administratif létal, immobilisation progressive complète : même en inversant la tendance, il faudrait des années, une génération au moins pour commencer à en percevoir les effets positifs. Quelle que soit l’issue du prochain scrutin, on comprend que le nouvel élu n’aura à cœur que de conserver en la matière un status quo calcifié, et les fuites intellectuelles et financières continueront.

La France a donc, d’ores et déjà, perdu la bataille.

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Commentaires98

  1. infraniouzes

    Vous avez une réponse dans les récents événements de la nuit.

    Des CRS ont barré la route à des policiers en colère qui manifestaient contre une décision de justice plus que contestable, mais le pouvoir a eu peur….

    On attend, en vain, de voir une escouade de CRS aller barrer la route aux trafiquants et autres voyous de tout poil qui hantent la banlieue nord de Paris.

    Mais là, c’est loin, le pouvoir a moins peur.

    1. Calvin

      Triste constat.
      Mais la conclusion est trop hâtive : « fuite des cerveaux » ?
      Allons, il reste beaucoup de cerveaux en France. La preuve ? Nous innovons chaque année dans la taxation abufestive (abusive et festive), la réglementation aux petits oignons, l’élaboration d’usines à gaz administratives, la régulation rampante, etc…
      Eh oui, l’élite politique, que le monde nous envie (et que l’on n’exportera pas, na !), est toujours là.

      Vive la France, vive les cerveaux de la République !

  2. monoi

    Que les administrations soient nulles, ce n’est pas une surprise, mais le fait que les grandes entreprises soient a ce point sclerosees est inquietant.

    1. rocardo

      La plupart des grandes entreprises fraônçaises vivent en symbiose avec l’Etat,leurs dirigeants sont consanguins avec ceux de l’Etat(dir-cab qui deviennent pdg,mêmes origines gdes écoles-ENA…).

  3. Le Gnome

    Rappelez vous de l’affaire du Katalavox dans les années 80, où madame Cresson expliquait que les subventions demandées n’avaient pas été correctement formulées, en foi de quoi l’invention avait été produite par les Américains, moins pointilleux sur la bureaucratie.

    C’est dire que ça date de loin, cette propension bureaucratique à refuser l’innovation.

  4. gnarf

    Je suis d’accord avec le fond de l’article: la France tue l’innovation.

    Mais juste quelques questions concernant le trottoir recuperateur d’energie: Le terme « recuperation d’energie » est un terme marketing. En energie aussi there is nothing like a free lunch. Avec un trottoir « recuperateur d’energie » vous avez toujours exactement la meme energie depensee pour marcher, PLUS celle pour faire fonctionner le mecanisme. Pour recuperer l’energie de l’onde de choc il faudrait quelque-chose d’autrement perfectionne, dans la matiere meme d’un trottoir classique.

    Est-ce que le produit est vraiment interessant au niveau ecologique et economique?

    Reponse d’un industriel:

    « Contactée par Ouvertures, la filiale concernée de Bouygues explique : « Faire aboutir ce type de dossier prend du temps dans une grande boutique, relate la personne qui a reçu la requête de Laurent Villerouge… Il m´a semblé que la viabilité du système, à son stade de développement, restait problématique car l´énergie fournie n´est pas forcément à la hauteur de l´énergie demandée par un éclairage public. L´énergie générée est par ailleurs essentiellement fournie le jour, ce qui nécessite des batteries dont l´impact environnemental ne s´inscrit pas dans le développement durable. Il n´est toutefois pas exclu que ce produit puisse à terme résoudre ces contraintes ». « 

    1. Calvin

      J’adore la réponse du gus d’Ouverture !
      Effectivement, l’éclairage public de ce type ne fonctionnera que quand il y aura des voitures et/ou des gens.
      Lorsqu’il n’y aura personne, ce ne sera pas éclairé. C’est vraiment nul. On a le droit d’éclairer pour rien, non ?

    2. gnarf

      plus je lis au sujet de ce trottoir, plus j’ai des doutes. Couteux en batterie, maintenance, ne peut allumer une lampe qu’aux endroits tres frequentes.

      Voila le brevet pour ceux que ca interesse.
      http://www.wipo.int/patentscope/search/en/detail.jsf?docId=WO2011151402&recNum=1&maxRec=&office=&prevFilter=&sortOption=&queryString=&tab=PCT+Biblio
      Le mouvement vertical de la dalle qui s’enfonce fait tourner un moteur electrique, qui genere donc un peu de courant. Je suis epate que ce soit brevetable j’ai deja vu des brevets qui proposent exactement la meme chose (?). Ca fait des decennies qu’il y a des brevets sur de tels dispositifs utilisant des moteurs, des piezzo electriques, des fluides.

      Donc au lieu de produire et de commercialiser, ils ont depense tout leur argent pour breveter (30 000 euros au minimum le brevet europeen, plus le brevet WIPO) une invention dont le principe est assez rudimentaire et connu…dans le genre notre truc n’est pas viable, mais on le brevete quand-meme pour que ceux qui le rendent viable nous doivent des royalties. Sorry c’est l’inventeur qui parle.

      1. pi31416

        gnarf a répondu:
        avril 26th, 2012, 10 h 14 min

        plus je lis au sujet de ce trottoir, plus j’ai des doutes [moi aussi]. Couteux en batterie, maintenance, ne peut allumer une lampe qu’aux endroits tres frequentes….

        Donc au lieu de produire et de commercialiser, ils ont depense tout leur argent pour breveter (30 000 euros au minimum le brevet europeen, plus le brevet WIPO) une invention dont le principe est assez rudimentaire et connu…dans le genre notre truc n’est pas viable, mais on le brevete quand-meme pour que ceux qui le rendent viable nous doivent des royalties. Sorry c’est l’inventeur qui parle.

        C’est là qu’ils se trompent, et grossièrement. Le principe du brevet c’est « je révèle tous les secrets de fabrication de mon biglotron, en échange de quoi on me concède le monopole de son exploitation commerciale pour la durée de validité du brevet. »

        Conséquence immédiate: si personne n’arrive à faire marcher ton biglotron comme décrit dans ton brevet, tough titties, coco, ton brevet ne vaut rien, et ceux fichus de construire un biglotron semblable mais qui marche, lui, te doivent peau de balle.

        Voilà, en langue de vulgaire PQ (que les latinistes appellent « vulgum pecus ») tout le secret de Polichinelle (qu’ils appellent Pulcinella) de la propriété intellectuelle.

        La situation est telle que les inventeurs qui ont vraiment inventé quelque chose qui marche et qui n’est pas évident ont intérêt à NE PAS FAIRE BREVETER leur invention. (Réféchissez deux secondes).

        1. gnarf

          Oui je vois bien c’est nul. Mais si quelqu’un ailleurs dans le monde trouve un debouche aupres d’une administration complaisante parce que c’est bobo ecolo, il devra payer des royalties. Dans ce cas breveter un produit qu’on n’a pas reussi a ecouler, c’est une strategie (un peu faible). Je connais plusieurs entreprises qui dans le domaine des peripheriques console/ordinateur interface homme machine pondent des prototypes foireux juste pour avoir le droit de breveter l’idee meme du peripherique et faire ch… les inventeurs qui eux rendront l’idee viable.

          Sont quand-meme gonfles les mecs des instituts de brevets, de ne pas faire du tout la recherche d’anteriorite. Les sols de discotheque recuperateurs d’energie sur le meme principe c’est installe depuis 2006 un peu partout. C’est du trendy bobo ecologique, ca coute cher le rendement est nul et ca pollue enormement.

          http://www.youtube.com/watch?v=rzb3VFi3Sew&feature=player_embedded

          http://www.youtube.com/watch?v=xoewlHwI3U4&feature=player_embedded

      1. Guillaume

        C’est dans la même veine que les autres énergies renouvelables : subventions et compagnie. D’ailleurs, c’est pour cela que la boite s’est adressée en priorité aux états.

        1. Guillaume

          D’autant plus qu’une « dalle » qui bouge risque d’être désagréable et que les gens vont finir par la contourner instinctivement!

        2. gnarf

          Oui je plussoie. Fausse bonne idee qui cache une trappe a subventions. Je vois mal d’ailleurs pourquoi ca interesserait le MIT, il y a des technologies bien plus interessantes aujourd’hui basees sur de l’electronique.

          Meme technologie brevetee en 2008, donc leur brevet est caduque et n’aurait meme pas du passer le stade de la recherche d’anteriorite.

          http://worldwide.espacenet.com/publicationDetails/biblio?CC=GB&NR=2459260A&KC=A&FT=D&ND=&date=20091021&DB=&locale=en_EP

          Si vous regardez dans « cited documents » il y a des brevets semblables depuis les annees 70. Quel gachis de pognon.

      2. Paf

        Je me demande si le fait que les innovateurs soient exclusivement dans des domaines verts semi-pipeau n’est pas une conséquence du fait qu’il n’y a que dans ces secteurs qu’on a la moindre chance d’etre écouté/supporté…

        1. C’est une évidence. Et lorsqu’il y a vaguement une idée derrière, pouf, on les fait fuir avant de savoir si ça peut réellement valoir le coup.

    3. Deres

      Effectivement, pour de l’éclairage, cette technologie est peut être un peu ambitieuse. Mais pour de nombreux dispositifs électriques et électroniques moins gourmand, être autonome en énergie et se passer de fils d’approvisionnement est un plus. La même chose pour des lumière de bord de route en rase campagne serait intéressant. Les grands ponts sont par exemple surveillés par de nombreux capteurs de vibrations et de contrainte. En les rendant autonomes en énergie et en les dotant de radio pour communiquer les données, vous vous éviter de tirer des fils dans tous les sens.

    4. NEV

      Je vous rejoins sur tout ce que vous avez dit gnarf.

      Le bilan énergétique de ce type de produit est très mauvais, à la limite il serait viable pour freiner des voitures ou des piétons (comme au pied d’une porte de métro ou à un péage d’autoroute).

      ça sent encore le brevet débile comme on en voit tous les jours aux USA.

      1. eheime

        Moi aussi je rejoins Gnarf (qui fait souvent de tres bonnes remarques au passage).
        Premier truc que je me suis dit : la dalle s’enfonce (pour capter l’energie) donc ce sera desagreable.

        Mais au dela :

        C’est une piece mecanique –> casse –> maintenance

        Si y a pas de monde , ça ne marche plus –> que se passe t’il en cas d’évènement imprevu genre un clodo squate le coin et tout le monde l’évite :)

        Ca sent la trappe à subvention

        Quitte à utiliser une batterie et à etre autonome , pourquoi ne pas faire du solaire qui a fait ses preuves ?

        Perso, j’aurais probablement eu la réaction du mec de chez bouygues

        1. Paf

          mais scrogneugneu ca ne change rien au probleme souleve par h16, vous debattez sur l’invention alors que le sujet c’est la capacite industrielle de la fRance a donner un potentiel aux innovations.
          C’est quoi la derniere innovation qui tue en fRance, a part la poubelle a recyclage avec des poils sur les bords du trou pour mettre les bouteilles?

        2. gnarf

          Je suis d’accord avec le fond de l’article, je l’ai dit des le debut. Je suppose que tout le monde est d’accord c’est pour ca qu’il n’y a pas discussion.
          Alors on passe le temps sur des details au sujet de l’invention prise en exemple ;)

        3. NEV

          Pas nécessairement, le fond de l’article traite du fait qu’en France on n’accorde pas d’accord de confidentialité facilement alors qu’aux USA bien et que donc la France est un pays anti innovation etc.
          Alors je ne sais pas exactement ce qu’est un accord de confidentialité mais si ça affirme que c’est une idée qui est protégée, je suis totalement contre le fond de l’article car cette dalle n’a rien d’innovant et ne produit aucune énergie propre, au mieux ce serait un récupérateur d’énergie au freinage ce qui entre nous est déjà présent dans les camions et les voitures hybrides/électriques.
          ça traduirait au contraire qu’une fois encore, aux USA on protège n’importe quelle « idée » avec les conséquences qu’on connait.

          1. « le fond de l’article traite du fait qu’en France »
            … Pas vraiment : j’ai expliqué dans un autre commentaire ce que j’espérais faire passer comme message. L’invention en elle-même n’est pas importante. Ce qui est important, ce sont les freins, les barrières, le comportement général de l’administration, des grosses entreprises devant cet entrepreneur.

            L’idée est pourrie ? Pourquoi faire traîner le dossier et ne pas lui dire ? Ca coûte quoi ? Au moins, le type ne sera pas là à dépenser son énergie inutilement.
            L’idée n’est pas pourrie ? Elle a un truc intéressant ? Pourquoi le dossier se perd-il, pourquoi tout le monde traite ça par dessus la jambe ?
            Et surtout, si l’idée est totalement nulle (ce qui reste possible), pourquoi la NYU décide de jeter tout de même un oeil ?

            Ce qui est important ici n’est *pas* l’idée, qui est accessoire, mais le traitement : des mois côté français pour prendre une décision (peu importe laquelle), et 4h côté américain.
            Cette différence de traitement explique à elle seule une énorme quantité d’emplois non créés ou gâchés.

            Que la France compte 0 entreprise de moins de 20 ans au CAC40 en dit long.

      2. pi31416

        Paf a répondu:
        avril 26th, 2012, 22 h 13 min

        « la poubelle a recyclage avec des poils sur les bords du trou pour mettre les bouteilles? »

        Vous vous rendez compte des obscénités que vous nous sortez? Vous êtes aussi pire que le Grand St Eloi avant sa mort et le Père Dupanloup dans l’utérus.

  5. Nicolas

    La fuite des cerveau, j’en ai toujours entendu parler.

    La nouveauté c’est en fait que, en 2012, TOUT diplômé est incité à se casser de France..

    (Vous savez pourquoi : mentalité pourrie des français jaloux, taxes, chômages, bureaucratie, immigration, etc)

    1. eheime

      La vraie raison, c’est qu’aux USA par exemple, on vous donne les moyens de vos recherches, on vous paie bien et on vous traite avec respect.

      En france, faut chercher les budgets et on est un peu vu comme un cout pas forcément utile

  6. bbph

    Le côté lamentable dans cette affaire, c’est qu’elle expose le poids le la burocrassie en fRance, et l’allergie qu’on peut avoir à l’esprit d’entreprise. Je trouve l’idée en elle même pas très intéressante, et au moins aussi attrayante que d’installer des moulins à vent à tort et à travers, juste rentable parce que subventionnés. Question rentabilité, je demande à voir. Quid du prix de l’installation (par les champions de la voirie à 10 feignants pour une dalle), du coût de l’entretien, de l’upgrade nécessaire d’un éclairage conventionnel par un éclairage à LED, etc..? D’ailleurs, passer d’un éclairage conventionnel à un éclairage à LED doit permettre de réaliser plus d’économies que ces dalles, et pourtant, la diffusion est loin d’être généralisée. Et puis ce trip écolo d’économie d’énergie sur des broutilles, c’est pas le genre d’innovation qui me fait rêver. Dans le domaine de l’énergie y’a des trucs farfelus comme eestor, blacklight power, ou rossi qui, même si ce sont des entreprises décriées, ont le mérite de s’attaquer aux vrais problèmes dans le domaine.

    L’offre politique et les millions de mongoliens qui en redemandent suffisent à dresser le constat: la fRance est foutue.

  7. Grezillo

    Ce genre d’exemples, il y en a des centaines, et cela fait plus de 30ans … la France a perdu la bataille depuis très longtemps, mais on ne s’en rend compte aujourd’hui.
    Comme l’a dit Nicholas Doze, ce ne sera pas, ne pourra pas être un homme qui va réformer ce pays de fond en comble, mais un événement de très gdde ampleur, qui peut-être fera changer les mentalités de ce pays en voie de tiers-mondisation (et je pèse mes mots) si les choses ne changent pas drastiquement.
    Le choc va être violent …

    1. daredevil2007

      C’est aussi ce que je pense, malheureusement… et ce choc devrait se produire dans un avenir proche puisqu’il n’y a plus de sous dans les caisses!

      Petite correction, Hash : »et aux emplois de demains = et aux emplois de demain »

    2. eheime

      Je suis d’accord avec vous, sauf qu’à mon avis, ça a déjà commencé, ça va continuer, et comme vous avez pu le constater, il n’y a pas eu et il n’y aura pas de choc.
      Un déclin, c’est progressif

  8. bla

    dans l’UE les strategie et les budgets de recherche sont decide dans les programmes europeens. C’est de la que sortent les innovations, industrialisees ensuite par les partenariats public/prive. Tout ce ki sort de ce cadre manage au niveau EU est tres mal vu. Donc bloque. l’UE decide les autres executent. Peu importe les pertes possibles comme dans le cas decris. Cette invention ne cadre pas avec la politique/ideologie d’innovation UE ? Dehors !
    C comme cela ke cela se passe. Point final.

    Par contre ce serait bien de faire remonter toutes les innovations soutenues/payees/industrialisees par les mecanismes UE. Et cela vous ne le faites pas …. evidemment…..

    1. rocardo

      Chic,un troll souverainiste!
      C’est évident que ce site est rempli de déclarations d’amûûr pour la bureaucratie européenne.

  9. infraniouzes

    De toute façon l’affaire va être pliée en 2 temps 3 mouvement pour la bonne raison qu’il va manquer une chose essentielle pour que ce barnum bureaucratique puisse continuer: des CLIENTS… qui payent des impôts et taxes avec quoi on paye les fonctionnaires.

    Les acheteurs vont se faire de plus en plus rares, les rentrées fiscales vont diminuer, les capitalistes (ceux qui font tourner le bouzin) vont foutre le camp et donc le machin va s’arrêter.

    La France future Cuba de l’Europe ? Pourquoi pas…

  10. gem

    C’est triste le hiatus entre cette réalité française si minable et ce si beau texte.
    entre toi et la « Lettre à Monsieur le Président » de Geoges Kaplan c’est le retour de Beaudelaire : des fleurs de fumier

  11. jmdesp

    2 secondes de calcul montrent que le ROI est d’environ 250 ans => Si tu as l’habitude d’investir dans des projets sans commencer par faire cette estimation grosse maille, mon cher h16, je te prendrais pas comme partenaire d’investissement.

    Ce chiffre de 250 ans, c’est sans le coût des travaux d’installation et sans le coût des batteries, qui sont très bonnes raisons de considérer que le vrai coût est nettement supérieur, en considérant que la moitié de la consommation sera au tarif nuit : ( (50u * 100€ ) / (365j * (0,1312€+0,0895€)/2 * (500Wh/1KWh) ) = 250.

    Les partenaires contactés ont eu raison de faire les morts.

    1. jmdesp

      Le seul contexte dans lequel ça peut éventuellement avoir un intérêt, c’est pour les voitures aux endroits où elles freinent (car sinon l’énergie est prélevée sur leur vitesse de roulement), type péage et feux rouge.

      Mais pour ce cas, les KERS sont un axe nettement plus intéressant à développer, dont celui de Xtrac/Torotrack qui a un rendement de 90% :
      http://www.auto-innovations.com/actualite/899.html

  12. Pod

    A part la (contre) innovation socialo-fiscale, je ne vois pas.

    Je suis en cours de réalisation d’un projet (relativement) innovant; l’étude marché, la stratégie et le positionnement sont définis, la phase réalisation technique va débuter le mois prochain. Heureusement, il s’agit d’un service dématérialisé.
    Dans la perspective de ce projet, j’ai changé de cabinet comptable il y quelques mois afin de choisir un conseil proposant une expertise et une maîtrise des fiscalités 1. Hors France 2. Hors UE également. Le terme de ma première réunion avec eux s’est traduite par la remise d’un premier document de synthèse intitulé « VAT Rates and Tax comparison applied in the Member States of the EU ».
    C’est une simple première base pour définir le pays de cette prochaine entreprise qui, évidemment, ne sera JAMAIS installée en France.

    Dans les secteurs économiques dématérialisés (seuls secteurs de croissance réelle à n’heure actuelle), je pense que nous sommes légions à lorgner vers des pays où le collectivisme étatisé n’a pas encore fait les ravages que l’on constate ici. Faudrait-il être stupide pour ne pas le faire… et même les plus éco-patriotes d’entre nous ne pourront résister au départ tant la « calcification » dont vous parlez est avancée… Et, ni Nicolas Hollande, ni François Sarkozy ne pourront inverser la tendance…

    1. jmdesp

      Quand Google/Dell/Amazon/3M investissent en France, ils sont masochistes alors ? cf http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0201935765880-les-investisseurs-americains-jugent-la-france-attractive-299463.php
      Et ce n’est pas anecdotique, la France est depuis longtemps bien placée sur l’investissement international, et grimpe même depuis que celui en Irlande a pris un peu un coup dans les dents.

      Bien sûr qu’il y a pas mal de problèmes et de défauts pour l’investissement en France, et une administration qui semble toujours décidée à mettre constamment des bâtons dans les roues, mais les autres pays entre autres les US ne sont pas toujours les champs fleuris de rose qu’on imagine de loin.

      Le pourcentage de grève, l’implication des salariés du *privé* classent pas si mal que cela la France. Les ordures capitalistes ;-P savent que la France est un pays où l’employé s’accroche à son boulot et ne part pas sur un coup de tête parceque l’employeur est un con, vu qu’il sait bien que s’il part il sera dans une galère pas possible pour trouver quoi que ce soit d’autre.

      1. Josselin

        Vous parlez ici d’entreprises qui ont déjà fait leurs preuves et peuvent auto-financer leurs projets d’envergure, contrairement aux petites entreprises à taille humaine qui tentent d’émerger en proposant leurs innovations.

        1. Pod

          et qui bénéficient de montages fiscaux sur mesure et à la raille de leur stratégie.
          Mais, en effet, mieux vaut être étranger pour investir France que français souhaitant investit dans son propre pays… d’où peut être l’intérêt de monter le biz ailleurs et revenir en implantant une filiale de droit étranger en France…phase évidemment précédée par une cohorte d’avocats fiscalistes de bon niveau…

      2. Pascale

        C’est sûr que si vous prenez les investissements du Qatar dans les statistiques des investissements étrangers en France, ces statistiques sont sérieusement biaisées par les avantages considérables accordés par l’État français aux Qataris pour investi leurs capitaux ici.

  13. Stéphane

    Ces politiques de stérilisation sont évidemment dommageables pour le pays, mais elles ont un immense avantage: elles ne se voient pas.

    Pour un entrepreneur décidant de s’exiler, combien renoncent à s’exiler ET à entreprendre?

    Rien de plus facile que de se mêler dans la masse en France. Et à la fin, il n’y a plus que la masse, et quelques voix qui bêlent et se plaignent que les success-story se déroulent toujours à l’étranger.

    Qui est John Galt?

  14. Pascale

    Ne nous plaignons pas : nous caracolons en tête de tous les classements mondiaux pour le nombre de voitures brûlées par habitant le soir de la Saint Sylvestre. Ça en jette, ça, non ?

  15. twin

    C’est un oxymore techno-ide verdâtre le bazar fonctionne sur des trottoirs très passants : que l’ont me trouve des trottoirs très passants dépourvus d’électricité a proximité une ville a la campagne peut être ?

  16. twin

    voici l histoire d’une invention française :
    Thimonnier est un simple tailleur, certes à l’esprit assez vif pour inventer la première machine a coudre
    Mais, au matin du 20 janvier 1831 environ 200 ouvriers tailleurs saccagèrent l’atelier de la rue de Sèvres. Ils détruisirent quatre-vingt machines et en jetèrent les débris par les fenêtres. En effet, ces machines qu’ils surnommaient « casses-bras » leur apparaissaient comme de dangereuses concurrentes.

    Menacé, Thimonnier, réussi à s’échapper. En butte aux injures et aux menaces des ouvriers tailleurs l’inventeur se retire . Avant lui, un autre Lyonnais avait connu le même sort : les Canuts avaient menacé Joseph Jacquard (1752-1834) de le jeter au Rhône et avaient détruit son premier métier.

    1. Guillaume

      Il y a eu le même genre d’histoire avec l’inventeur de la transmission de radio en FM qui a fini ruiné.

      Les grands broadcasters américains (RCA entre autres) venaient d’investir dans un réseau AM énorme, et ça les embetaient qu’un concurrent puisse s’installer un réseau de diffusion de bonne qualité.

      Ils se sont tous ligué contre lui, et on fait pression sur l’état pour qu’il ne libère pas les bandes de fréquences requises, guerres de brevet…

  17. Lib

    Je suis toujours très dubitatif au moment d’investir dans des projets à tendance écolo.

    On retrouve presque toujours un brouillard tenace sur l’analyse de la valeur, avec des bénéfices aussi brumeux que théoriques.

    Résultat des courses, on ne sait plus très bien qui est le client et pourquoi il paierait tel ou tel prix.

    Très souvent, le business case repose en définitive sur le fait qu’une administration publique achètera/subventionnera le bidule pour des raisons politiques/électoralistes/copinistes.

    Et comme les start-up sont généralement mal connectées au distributeur d’argent gratuit, elles n’arrivent pas à se faire payer par la collectivité.

    Non, si tu veux monter un business écolo-compliant nourri à la bonne subvention publique, il faut le faire dans un grand groupe déjà branché sur la pompe.

    Amis entrepreneurs, focalisez-vous sur des projets qui ciblent les particuliers ou les entreprises privées. C’est dur, il faut vraiment créer de la vraie valeur pour vendre, mais comme votre concurrent principal, l’Etat, est notoirement incompétent, vous avez un boulevard.

    Une bonne illustration c’est le boom des secteurs qui pallient les carences de l’Etat : formation, éducation, sécurité, santé…

  18. pi31416

    Il y a bien longtemps, dix ans et plus, quelqu’un nous avait posé cette question sur news:sci.lang

    « Nous avons créé un logiciel de traduction automatique et nous venons de recevoir une mise en demeure d’un chicaneau de cesser de le commercialiser car il enfreint un brevet de son client. Que faire? »

    Le brevet consistait seulement à décrire un système général où, pour traduire d’une langue Y à une langue Z, au lieu de passer de Y à Z on passait par une langue intermédiaire, une « langue-pivot », toujours la même.

    Notre correspondant (je crois qu’il s’agissait d’un des fondateurs de SYSTRAN) précisait qu’en effet leur traducteur automatique passait par une « langue-pivot » en l’occurrence l’espéranto si j’ai bonne mémoire.

    Le brevet du client du maître chicaneau ne valait donc rien pour deux raisons:

    1. il ne contenait rien qui permette de produire un traducteur automatique de près ou de loin fonctionnel. Brevet, donc, nul.

    2. un traducteur automatique existait déjà, reposant sur le passage par une langue intermédiaire. Re-nul.

    Qu’un « patent attorney » (chépa comment sazdi en français) ait été assez ignorant pour menacer d’un tel procès, je n’y crois pas. Ce que je crois c’est qu’il a flairé le bon couillon suffisamment friqué qui s’imaginait avoir inventé quelque chose, lui a soutiré une jolie somme pour lui déposer un brevet qui ne valait rien, et a essayé de l’entraîner dans des procès sans fin pour lui soutirer encore plus de phynance.

    On a eu droit à plusieurs interventions du fils de l’inventeur, se bornant à nous traiter de noms d’oiseau.

  19. Deres

    Hors sujet.

    Je vois dans la presse arriver une mesure de Hollande que j’avais annoncé il y a des mois. Un état des lieux lors de son arrivée mettant tous les futurs problèmes sur le dos du président sortant et justifiant la chasse aux sorcière généralisée. Il n’a même pas attendu sa victoire pour lancer la machine infernale à se fabriquer des excuses … Ce ci dit, il n’a pas beaucoup d’imagination puisque c’est ce qu’ils ont fait en Grèce et en Espagne juste avant d’appeler à l’aide les autres pays européens … cela augure de la suite …

    http://www.20minutes.fr/ledirect/923429/presidentielle-francois-hollande-tiendrait-compte-situation-plus-degradee

  20. Flo

    Je peux me tromper mais je ne crois pas que H16 veuille ici montrer que cette invention est géniale / utile / intéressante / rentable ….
    Il semble qu’il ait plutôt voulu souligner un travers de la mentalité qui prévaut en France face aux gens qui tentent de créer une activité ou d’innover.
    Ce n’est sans doute pas lui qui se plaindra que que des administrations aient pu se montrer prudentes avant d’engagzer des fonds publics.
    De même, la grande multinationale a des services qui sont en charge de décider si tel ou tel projet mérite attention et financement et elle fait ce qu’elle veut de son argent.

    Le problème semble plutôt résider dans la typologie de celui qui présente le projet car en d’autres circonstances tout aussi disctubales (éolien terrestre et off-shore, solaire photovoltaïque, voiture électrique, pour rester dans la même thématique)les milliards ont coulé à flot entre les finances publiques et les grandes entreprises et gaspillés presque sans compter.

    1. Calvin

      Oui, c’est comme cela que j’ai compris l’article.

      Car, admettons que cette idée soit idiote, reconnaissez que les éoliens offshore bientôt en construction sont au moins aussi nuls, seront nettement plus coûteux que l’expérimentation de ces dalles, mais que (et c’est là que retentit le clairon) ce ne sont pas les mêmes types d' »entrepreneur ».
      Et, donc, on se rend compte que l’efficacité d’une idée ne vient pas d’une étude ou d’une expérience, mais découle juste d’un copinage certain.

      1. Oui voilà : le but de l’article n’était pas de dire que l’invention était géniale et méritait des subventions (!).
        Le but de l’article était de dénoncer l’attitude des gens en face de cette entreprise : si ce n’est pas rentable, et s’il n’y a aucun avenir, pourquoi ne pas, simplement, le leur dire ? Pourquoi faire trainasser le dossier ? Si l’invention ne tient pas debout, cela doit être assez facile à dire, à prouver ? Pourquoi n’y en a-t-il pas été fait mention ?

        Et surtout, pourquoi dégoûter un type et le pousser à aller aux US ? On a trop d’entrepreneurs en France ?

        1. channy

          Je comprenais aussi l article dans ce sens Flo
          En France c est toujours pareil investir d accord ,mais surtout en ne prenant AUCUN risques et en rapportant un maximum de profits..
          Peut être que cette invention est foireuse et sans avenir..mais les ricains EUX, ont pris le risque de croire que cette invention a de l avenir..s’ ils se trompent cela passera par des pertes et profits, sinon ils viendront nous vendre le truc dans quelques années..Mais con et arrogant comme est le français il se fera fort de dire que c est une invention française à l origine(faut bien se consoler un peu)
          « Pourquoi faire trainasser le dossier ?  »
          Déjà le dossier n a pas été adressé au bon bureau, il a atterri sur le bureau de Georgette qui était en arrêt maladie, puis quand elle est revenu après deux mois d absence elle a transmis le dossier au bureau concerné..mais la personne était en RTT, quand l intéressé est revenu, il a lu le dossier disposé en dessous d une pile de 50 autres en attente..;puis comme Raoul qui a 58 ans ne pigeait rien au projet il a transmis le dossier a l ingénieur conseil qui se trouve en province, mais Raoul n était pas au courant du changement d adresse..bon vous voyez la suite H
          16?

    2. gnarf

      Oui c’est bien comme ca que je l’ai compris. Je suis tout a fait d’accord avec l’article.
      Je voulais juste faire un aparte sur l’invention en exemple qui n’est pas bien fameuse, ca n’enleve rien a la validite de l’article. J’aurais probablement mieux fait de m’abstenir.

      1. Calvin

        Meuh non, ça fait avancer aussi le shmilbl.. le schmlibili… le blickschmul…, le schmilblick, bref, on aura appris aussi des trucs.
        H16 ne nous donne pas une pensée prédigérée (il y a la presse française pour cela) mais des infos qui elles-mêmes donnent à réfléchir.

      2. Flo

        Je voulais juste exprimer comment je comprenais l’exemple donné par H16 et nullement reprocher à qui que ce soit de donner son analyse de l’invention en elle même.
        Comme l’écrit Calvin ça a en plus permis d’apprendre des choses sur « ce qu’on ne voit pas » (on y revient toujours)même si ce n’était pas exactement raccord avec la pensée centrale de l’article.

      3. Calvin

        Ce qui me tue avec l’innovation à la française, c’est que la « qualité » de l’invention est donnée par le nom de l’inventeur ou par le groupe, et non par l’expérimentation.
        Un peu comme si en art :
        « Que pensez-vous de ce tableau ? Vous le trouvez beau ?
        – mmm… ça dépend… Qui est l’auteur ? »

    1. Moui. Enfin bon, le fait que l’Etat mette tout un beau numéro azur pour aider les PME, c’est tout de même parfaitement raccord avec le fait que non, non, créer et entretenir son entreprise en France n’est pas difficile.

      Et dans mon article, il y a un lien sur le rapport du sénat consacré à la question. A-t-il été lu ?

      1. Calvin

        Rho, tu nous demandes de lire ???
        Et, puis quoi encore, tu vas nous conseiller de faire des choix ? de ne pas voter ?
        Laisse-nous être ignares, irresponsables et citoyens !!!

        (oui, oui, me cherchez pas, je suis sorti !!)

  21. infraniouzes

    Dans ce pays les entrepreneurs ne sont plus les hommes audacieux qu’on a connu par le passé. C’est fini… Ce sont les Zélus de tout poil qui on pris le relais. Ne disent-ils pas à tout propos « INVESTIR » et non dépenser. Ils se gargarisent avec ce mot dont ils n’ont jamais compris le sens véritable mais ils ont compris une chose – surtout depuis que la Gauche à « régionalisé » la France – c’est que la fontaine miraculeuse du fric est pour eux inépuisable: normal, c’est l’argent du contribuable. Et leurs prétendus investissements n’ont qu’une seule visée; élargir leur clientèle électorale !
    Donc le redressement de la France passe par suppression des régions. C’est du brutal mais l’heure est trop grave pour s’apitoyer sur ces roitelets de province qui vident la France de sa substance pour leur seule gloire.

  22. Théo31

    Les fionctionnaires (comme la majorité des Français d’ailleurs) de ce pays sont vraiment plus que des pauvres merdes : comme ils sont pas fichus d’avoir une bonne idée, ils jalousent ceux qui se creusent la cervelle pour faire bouger les choses et innover.

    Comme ça ne vient pas d’eux, ils vont tout faire pour saboter le projet. Ca me rappelle cette anecdote dans le Gard : l’UMP local d’un village avait eu une bonne idée pour l’école du coin. Au PS, ils étaient d’accord mais comme l’idée n’était pas d’eux (bah oui, un méchant UMP qui a une bonne idée comme les gentils PS, c’est tropporrible), ils ont voté contre le budget.

    Et dire qu’il y a des types qui se battent pour diriger tous ces tas de cons.

    Ce pays est encore plus que foutu.

  23. axel

    ahhaha shared!
    Euh attends non en fait c’est pas drôle du tout!
    J’ai pour ma part essayé aussi de partir avec mes inventions et mon cerveau mais heu hum, bon, je vais rester ici…
    @fab ;-)))

  24. Agathe

    Pour le brevet, tout a été dit, bravo.
    Sur le patron,… redoublement au collège et au lycée, un tour en fac de droit (2ans), et aucune relation ingénieur. Or, si son langage était clair, il en aurait. Quant à ses emplois, mystère.

    J’espère qu’il n’a pas dilapidé un petit héritage en brevets inutiles.

    H16, une fois de plus vous pensez trop intelligemment. Heureusement que vos lecteurs ont les pieds sur terre.
    Les étrangers investissent en France facilement, c’est même très inquiétant : bulle immobilière, murs et fonds, ou plutôt occupation de commerce, service foireux hors taxe, avec des dégâts et une délinquance immenses, impossibles à chiffrer.
    Et tout ça sans ISF.

    A vous lire, on devine la pureté de vos moeurs : comme beaucoup de bourgeois, vous ne voyez pas les voleurs en col blanc quand vous les rencontrez.

    Soyez un peu plus critique. La corruption de notre époque actuelle est justement de chasser les bons, ou de les mettre à égalité avec des sous-doués, que la propagande vous impose de considérer comme les autres. Et les bons ingénieurs trouvent la vie en France difficile, car ils sont mis en compétition avec n’importe qui, titré par les administrations et encensés par la presse.

    C’est vrai, on a perdu la bataille, mais ne perdons pas les nombreuses occasions de nous moquer des aberrations florissantes.

  25. gnarf

    Au final, on a d’un cote l’administration qui tue l’innovation reelle, et de l’autre cote les jeunes pousses francaises naissent tordues: elles prennent des le depart le pli du systeme et sous couvert d’innovation, exploitent les memes vieilles techniques pour se faire subventionner.

    Elles sont souvent faites sur mesure pour l’administration. Elles visent des sujets a la mode, et passent tout leur argent a faire des partenariats avec divers etablissements publics genre universites meme si ca n’est pas necessaire, pour bien rentrer dans les cases. Elles font le bonheur des instituts de brevets et tous les rapaces qui tournent autour, car les subventions debloquees dovient etre utilisees pour breveter.
    Produire, vendre puis ameliorer la productivite n’est au final pas vraiment dans leur projet.

    Plus generalement, les patrons francais sont d’une certaine facon faconnes par le systeme. Seuls ceux qui s’y adaptent survivent. Deux techniques: profiter un max des subventions ou tricher.

    1. Calvin

      gnarf : « Deux techniques: profiter un max des subventions ou tricher. »
      Ou les deux en même temps.

      Rien à redire à la démonstration précédente.

      1. gnarf

        On a un bel exemple avec neo security, en difficulte qui vient faire son chantage en pleine campagne electorale avec 5000 emplois a la clef. C’est une boite reprise en 2009 un pied dans la tombe qui a demarre par un plan social, qui a toujours ete dans le rouge, qui ne payait pas ses cotisations, et dont les dirigeants se sont payes la part du lion en pompant un max d’aides, avec toujours ce chantage aux licenciements.

        1. Calvin

          C’est très très pénible ce chantage au licenciement…
          – d’une part, ça permet à des quasi escrocs de récupérer des subventions au lieu de tenter le risque (et gagner ou perdre),
          – d’autre part, cela rend les autres entrepreneurs soupçonneux (quand on ne parle pas de haine) au yeux des masses.
          Ce qui me tue aussi, c’est le nombre d’employeurs qui se sentent obligés de dire « ben, moi, je crée de l’emploi ».
          C’est pas ce qu’on devrait leur demander. Ce qu’il faut, c’est qu’ils créent de la richesse.
          Ensuite, de manière quasi-automatique, directement (embauche) ou indirectement (sous-traitants), cela créera de l’emploi.

  26. Rouget

    Encore un projet débile pour toucher les subventions du département de l’énergie américain.

    Vous touchez largement à côté h16 ici…

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